Les journalistes spécialisés ont-ils toujours la cote? | Fresh from Edge Communication | Scoop.it

Le journalisme scientifique est promis à un bel avenir si l’on en croit les invités à la table ronde «Le journalisme tel que pratiqué aujourd’hui», organisée récemment par la Chaire de journalisme scientifique Bell Globemedia de l’Université Laval (Québec).

 

Avec l’avènement du web 2.0, le public est appelé à intervenir de plus en plus dans l’actualité. Il a la possibilité de commenter et de réagir presque instantanément à la nouvelle. Cette situation force les journalistes à pratiquer leur métier différemment, constate André Picard, responsable de la rubrique Santé publique pour le Globe and Mail. «On se sent surveillé d’une certaine façon, mais c’est positif. L’échange d’information est désormais possible entre le journaliste et le lecteur. Grâce aux commentaires de lecteurs, j’ai même amélioré certains de mes textes.»

 

La rapidité avec laquelle circule l’information oblige aussi les journalistes à être présents sur plusieurs plateformes. «Il y a de l’énergie à mettre sur le web! Il faut être sur Twitter!», dit Amélie Daoust-Boisvert, responsable de la santé au Devoir. L’actualité évolue tellement vite que plusieurs versions d’un même papier sont nécessaires dans une journée. «L’important, c’est de ne pas se perdre et de trouver un équilibre, prévient la journaliste. Il faut continuer à fouiller des sujets, à faire des enquêtes tout en alimentant les médias sociaux pour partager l’information au plus grand nombre.»