Pourquoi c’est gagnant de parler de son chien ou de ses enfants sur les médias sociaux | Fresh from Edge Communication | Scoop.it

Les gens aiment interagir avec le futile. Ce contenu « dit » futile est comptabilisé comme une visite (pour un billet de blogue) ou comme une interaction sur Facebook. Plus vous avez de visites ou d’interactions, plus l’ensemble de votre site, de votre page, de vos comptes médias sociaux en bénéficie. Si je fais un statut ou un billet sur mon chien, les autres contenus (plus cérébraux comme mes articles à propos du Web) de mon profil Facebook seront plus visibles dans l’accueil des mes fans puisque le EdgeRank de Facebook compte l’ensemble des visites d’une page, d’un profil, en se foutant de la nature du sujet. Pareillement, le moteur de recherche Google évalue l’ensemble de l’activité sur un site pour décider de sa pertinence et de son positionnement dans les moteurs de recherches. Ainsi donc, parce que des gens interagissent avec une photo de chien, mon contenu hyperpertinent et niché à propos du web, sera plus visible dans le moteur de recherche.

Je crois fondamentalement que les médias sociaux sont des médias « conversationnels » et que l’art de la conversation inclut aussi du « très sérieux inutiles ». Une organisation qui a compris ça et dont la compréhension du « très sérieux inutiles » lui a valu une couverture médiatique mondiale est la police d’Oslo en Norvège. Tel que rapporté par Fabien Deglise dans l’article Un corps de police numériquement plein d’humour de Le Devoir :

(…)cette semaine, les policiers ont été honorés pour avoir produit le « meilleur tweet de l’année », et ce, pour un message informatif alliant humour, malentendus et insinuations. Marrant.

« Avons été informés d’un tapage nocturne avec cris de femmes, a écrit dans les dernières semaines la police d’Oslo sur le compte Twitter officiel (@oslopolitiops) lié à son centre opérationnel. Sur place, constatons fête d’infirmières. Quittons bientôt les lieux.»