GUERRE AU MALI - FRENCH MILITARY OPERATIONS IN MALI
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VIDEO - Serval : ravitaillement des Rafale au-dessus du Mali

  Dans cette vidéo filmée au-dessus du Mali pendant l'opération Serval, un Rafale du groupe Dassault est ravitaillé par un Boeing C135F, modèle utilisé par l'armée de l'air française. Vieux de plus d'un demi-siècle, ces avions vont être remplacés par douze A330 MRTT, moins gourmands en fuel, d'ici 2019. Le Qatar vient de passer commande au groupe Airbus de deux de ces avions ravitailleurs, ainsi que de 22 hélicoptères NH90.



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MMali - Militaires français, maliens et tchadiens face à une guérilla...

MMali - Militaires français, maliens et tchadiens face à une guérilla... | GUERRE AU MALI - FRENCH MILITARY OPERATIONS IN MALI | Scoop.it
Rien de très confidentiel comme contenu, mais des points intéressants...

Tout en appuyant la montée en puissance des forces armées maliennes (FAMA) et de la mission onusienne (MINUSMA), les militaires français de l'opération Serval poursuivent au Mali leur lutte contre les groupes armés terroristes - GAT (car des groupes non-armés terroristes existent ?).
Comme noté dans un récent article, les militaires français des unités conventionnelles font face aujourd'hui surtout à un adversaire mobile, léger et fuyant. Ainsi, les militaires du 7ème BCA (Varces) n'ont eu aucun contact avec ces GAT depuis leur arrivée au Mali (fin janvier).

Évitant généralement les contacts directs, les GAT privilégient les modes d'actions indirects : pose de mines sur les voies les plus employées, utilisation d'IEDs (Improvised Explosive Devices), tirs de roquettes (type CHICOMs), etc. 
Michael Yon, ancien membre des forces spéciales américaines, aujourd'hui journaliste free-lance (souvent intégré au sein d'unités militaires en Irak et en Afghanistan), a récemment publié 3 intéressants documents (avant d'autres ?) permettant d'illustrer ces modes d'actions ennemis.
Peut-être retravaillés par Michael Yon, n'ayant (étrangement) aucune mention de niveau de confidentialité, ces documents donnent des informations sur des événements s'étant déroulés dans le Nord du Mali fin 2013, notamment à Tessalit et à Gao. 
Ces compte-rendus d'événements (SITREP) sont, sans doute, de niveau GTIA - Groupement Tactique InterArmes (peut-être du S2 - le bureau renseignement) et distribués aux différents partenaires de ces unités (GTIA malien, unités de la MINUSMA, etc.).
A noter :
  • L'action des équipes de déminage (EOD) des bataillons maliens qui agissent quasiment chaque fois aux côtés des équipes EOD de l'opération Serval.
  • Si ces équipes existent au sein des unités maliennes, les DAO (détachements d'assistance opérationnels) se révèlent encore indispensables pour conseiller ces équipes maliennes.
  • Les IEDs sont réalisés avec des munitions extrêmement variées (des stocks pillés des FAMA ou d'ailleurs) : roquettes de 57mm bulgares, roquette de 122mm, obus de mortier chinois, etc. 
  • Des munitions pouvant être utilisés dans des montages improvisés (peu complexes) sont encore disponibles malgré donc les tonnes d'explosifs déjà découvertes depuis janvier 2013.
  • L'importance du renseignement de la population pour de telles découvertes, les unités maliennes interagissant avec la population étant une importante plus-value.
  • A la différence des compétences maîtrisées par des insurgés en Afghanistan, les dispositifs, bien que potentiellement dévastateurs, sont souvent assez sommaires (en moyenne).
  • Le 1er événement montre une attaque complexe (avec un véhicule suicide et des combattants équipés de gilets d'explosifs), mode d'action plus directe que les 2 autres événements.
  • Les informations sont transmises à l'équipe WIT - Weapon Intelligence Team (une innovation issue de l'expérience afghane) pour les exploiter (numéros de série, contenu des téléphones, etc.).
  • Lors du 2nd événement, le rédacteur note que le téléphone comportait des SMS avec des numéros issus du Mali, du Niger et de l'Algérie...
Sur l'Afghanistan, Michael Yon avait publié en 2009 un intéressant PPT sur les tactiques adverses : The eagle went over the moutain.
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Les unités de la brigade franco-allemande en route pour le Mali

Les unités de la brigade franco-allemande en route pour le Mali | GUERRE AU MALI - FRENCH MILITARY OPERATIONS IN MALI | Scoop.it

Lundi 24 mars, une cérémonie de départ pour la mission de formation EUTM Mali des soldats de la brigade franco-allemande, environ 160 hommes du 110e RI et du 292 Jägerbataillon, s'est déroulée sur la place d'armes Fürstenberg de Donaueschingen (photo 110e RI).

Ils prendront les rênes de la mission de formation de l'armée malienne à partir du 1er avril. Des éléments précurseurs sont au travail au quartier général de Bamako et au camp d'entraînement de Koulikoro. Pour ce qui sont les premiers pas de la BFA sur le sol africain.


Ce deuxième mandat de la mission EUTM Mali sera dirigé par le commandant de la brigade franco-allemande, le général Marc Rudkiewicz. Environ 75 personnels du 110e RI partent pour le Mali et une petite centaine du 292 JB allemand (les deux régiments partagent le même quartier à Donaueschingen). L'habitude de travailler ensemble peut être un atout pour une mission qui réunit 22 nations (la Pologne ne renouvelle pas l'expérience) et un peu plus de 550 soldats.

Techniquement, la France reste nation-cadre d'EUTM Mali. Il faut donc parler d'unités de la BFA au Mali et non de la BFA elle-même. Mais ne pinaillons pas.

En revanche, des mauvaises langues persiflent en constatant que le 110e RI est bien " gâté " avant sa dissolution de l'été. Il est actuellement en mission en Martinique (1re compagnie), en Guyane (3e compagnie) et donc au Mali. Le bouquet final en quelque sorte alors que la cellule d'accompagnement (celle des conjoints aussi), le plan de reconnaissance des futures garnisons de réaffectation (de début avril à fin juin) et les différentes formalités pour les déménagements sont bien avancés.

Le lien de la cérémonie sur la page Facebook du 110e RI.



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Au Mali, les négociations avec les Touaregs piétinent

Au Mali, les négociations avec les Touaregs piétinent | GUERRE AU MALI - FRENCH MILITARY OPERATIONS IN MALI | Scoop.it

«Je n'ai pas le droit de douter de la bonne volonté de Bamako.» Les mots d'Ambeiry Ag Rhissa, cadre du MNLA (Mouvement national de libération de l'Azawad), impliqué dans les discussions en cours avec l'État malien, sont aussi pesés que suggestifs. Le dialogue a repris il y a tout juste un mois, après une longue période de creux: aucune avancée n'avait plus été enregistrée depuis la signature de l'accord d'Ouagadougou signé en juin dernier.

Accord dans lequel les rebelles touaregs du MNLA et les autres groupes armés présents dans le nord du Mali s'engageaient à permettre la tenue de la présidentielle malienne, à la suite desquelles des négociations devaient s'ouvrir. Dans ce texte, durement négocié, l'État malien faisait lui aussi certaines concessions. «Les autres clauses ont été foulées du pied, dénonce Ambeiry Ag Rhissa. La libération des prisonniers, le cessez-le-feu ne sont pas respectés. Les arrestations arbitraires et les assassinats par l'armée malienne continuent. Et la commission d'enquête sur les crimes commis? On n'en a plus entendu parler!» De nouveaux «ateliers», c'est le terme officiel, ont été organisés la semaine dernière dans la capitale malienne. Mais ils n'ont débouché sur rien. Les rebelles touaregs du MNLA, fâchés, avaient choisi de ne pas y assister.

Cantonnement des miliciens

De fait, l'accord d'Ouagadougou a longtemps été maltraité par l'équipe du président malien, Ibrahim Boubacar Keïta, dit «IBK». Qui a mis sur la touche le médiateur burkinabé mandaté par ses voisins ouest-africains de la Cédéao, au profit de l'Algérie, et qui a même déclaré qu'il refuserait de discuter avec les rebelles tant qu'ils n'auraient pas déposé les armes. Jusqu'à ce que la communauté internationale, Nations unies en tête, ne lui rappelle que le désarmement des groupes est justement un objectif des négociations politiques qui restent à ouvrir. Et que le Mali s'y est engagé.

Aujourd'hui, c'est donc sur le cantonnement des combattants que se concentrent toutes les discussions. Un cantonnement présenté comme une étape devant permettre l'ouverture de véritables négociations sur le statut territorial des régions du Nord. Le mois dernier, après une visite éclair du Conseil de sécurité des Nations unies à Bamako pour mettre la pression sur les autorités maliennes, les discussions ont donc été relancées.

Des premiers «ateliers» ont rassemblé, à Bamako et sous l'égide des Nations unies, toutes les parties. Un «projet de mode opératoire du cantonnement» a même été signé, que Le Figaros'est procuré, et tous les participants ont salué des avancées concrètes sur divers points techniques. Si le nombre de sites souhaités par les groupes armés est pléthorique et donc intenable - trente-neuf - et que la durée du cantonnement reste indéfinie -  «la plus courte possible»-, les avancées sont donc réelles. La Minusma (Mission des Nations unies au Mali) est même sur le point de lancer la construction des huit premiers sites de cantonnement dans la région de Kidal.

Mais si le processus est si lent et laborieux, c'est que les désaccords de fond et les accusations mutuelles demeurent nombreux. Ainsi, une frange du Mouvement arabe de l'Azawad (MAA) a claqué la porte des discussions: en cause, la présence de fonctionnaires de l'État malien se présentant sous la même étiquette qu'eux. «Les négociations, c'est pour les belligérants, clame Mohammed el-Maouloud Ramadan, leur porte-parole. Eux, ils sont du côté du gouvernement!» Et de citer les noms de fonctionnaires maliens en poste, mais impliqués dans les discussions en tant que rebelles… «Ce sont des manigances de Bamako», juge carrément Ambeiry Ag Rhissa, du MNLA. En début de semaine dernière, un ancien cadre du MNLA évincé du mouvement «pour sa proximité grandissante avec Bamako» créait sa propre coalition afin de «tendre la main à IBK». «Les négociations ne doivent pas inclure des mouvements qui se comportent comme des partis politiques, s'agace encore Ambeiry Ag Rhissa, ils préparent leurs propres intérêts!».

Manque de bonne volonté

Du côté de Bamako, on préfère pointer la responsabilité de la désorganisation des groupes armés dans le blocage des discussions: «Ils ont beaucoup de contradictions internes, note un cadre du ministère de la Défense, ils sont incapables de parler d'une même voix. C'est ça le gros problème.» Les exigences des groupes armés sur le cantonnement? «Elles sont disproportionnées, elles ne correspondent pas à la réalité. Ils veulent profiter du processus.» Quant à l'absence du MNLA pour les discussions organisées à Bamako, elle refléterait surtout «une situation de vulnérabilité». «Ils ont un problème de représentativité. Ils vont en ordre dispersé et n'ont donc pas intérêt à être présents», analyse encore cette source.

Un jeu qui pourrait mettre en péril les discussions en cours: les contestataires du MAA menacent de rompre le cessez-le-feu officiellement en vigueur, et des accords obtenus sans l'ensemble des belligérants pourraient ne servir à rien. «Le problème se posera si certains acceptent d'être cantonnés et d'autres non, avec un risque d'attaque des sites», redoute un membre de la Minusma en poste à Bamako, impliqué de près dans les discussions en cours.

Selon lui, l'État malien manquerait également d'engagement et de bonne volonté. «Leur implication n'est pas claire. Est-ce qu'ils vont participer financièrement au cantonnement? Il faut que Bamako s'implique davantage.» L'objectif actuel est de construire les premiers sites avant l'été, puis de commencer l'enregistrement des combattants à cantonner. Une phase qui devrait permettre l'ouverture, enfin, de véritables négociations politiques avec les groupes armés. Et encore. «IBK ne veut pas négocier parce qu'il a été élu en tant qu'homme fort. Les populations du sud du Mali ne veulent pas de compromis», juge enfin un responsable onusien. Une analyse que partage le cadre malien du ministère de la Défense: «IBK joue le pourrissement parce qu'il ne veut pas prendre position. Ce n'est pas le moment, vis-à-vis de son électorat, de prendre des décisions durables.»



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Mali: l’islamiste Abou Dardar aux mains des forces maliennes

Mali: l’islamiste Abou Dardar aux mains des forces maliennes | GUERRE AU MALI - FRENCH MILITARY OPERATIONS IN MALI | Scoop.it

Abou Dardar, un islamiste connu du nord du Mali à l'époque de l'occupation, s'est rendu aux troupes françaises, qui l'ont remis, hier samedi 15 mars, aux forces de sécurités maliennes. Itinéraire de l'homme qui régnait entre les localités maliennes de Douenza et de Tombouctou.


Il est tantôt présenté comme un Malien, tantôt comme un Mauritanien. A l’époque de l’occupation du nord du Mali, il ne se déplaçait jamais sans deux choses : une ceinture d’explosifs autour de la taille et des roquettes dans son véhicule.

Abou Dardar, qui portait un moment l’étiquette du Mujao, le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest, a régné d’abord sur la localité malienne de Douenza. A l’époque, pour les jihadistes, Douenza était une ville stratégique.

Cadre islamiste

Lorsqu’il quittait Tombouctou pour Gao et vice versa, il passait généralement par cette localité. De Douenza, Abou Dardar ravitaillait Tomboctou en armes et en munitions, une ville où il a également vécu lorsque les jihadistes contrôlaient le nord du Mali.

Sur place là-bas on se souvient d’un homme qui faisait partie de la crème des dirigeants islamistes locaux. Après l’intervention militaire française de janvier 2013, Abou Dardar s’était réfugié dans la région de Gao.



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Maïga, un héros très discret

Maïga, un héros très discret | GUERRE AU MALI - FRENCH MILITARY OPERATIONS IN MALI | Scoop.it

Il s'appelle Mohammed al-Kadi Souleimane Maïga, mais tout le monde le surnomme Maïga. Jusqu'en juillet 2012, il était chercheur à l'Institut des hautes études islamiques de Tombouctou, au Centre Ahmed Baba. Un homme discret, affable, la petite quarantaine, né à Gao dans une famille arabophone et qui a fondé la sienne à Bamako. Pas le genre à se faire remarquer. Et pourtant, Maïga est un héros. Il a sauvé des griffes des islamistes 35.000 manuscrits de la mythique cité subsaharienne, classée au patrimoine mondial de l'Unesco.



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Mali: mort d'un important jihadiste

Mali: mort d'un important jihadiste | GUERRE AU MALI - FRENCH MILITARY OPERATIONS IN MALI | Scoop.it

Au Mali, un important jihadiste aurait été tué début mars 2014 par les troupes françaises de l'opération Serval. La tête d'Omar Ould Hamaha, surnommé « le Barbu rouge », avait été mise à prix par les Etats-Unis pour trois millions de dollars.

Une source sécuritaire malienne et une autre régionale confirment toutes deux la mort de Omar Ould Hamaha, mort survenue lors de frappes aériennes de l’aviation française dans le nord du Mali, la semaine dernière. Depuis quelques temps, Sa tête était mise à prix par les États-Unis pour trois millions de dollars.

Sa barbe teintée, lui a valu d’être surnommé « le Barbu rouge ». Omar Ould Hamaha, l’enfant terrible du jihad au nord du Mali, est de nationalité malienne. Il parle couramment français, arabe. Originaire de la région de Tombouctou, son visage fut l’un des plus connu lors de l’occupation des régions nord du Mali, par les groupes islamistes, dont il est une figure importante.

Homme connu pour son extrémisme

Proche de Moctar Ben Moctar, un chef jihadiste, Omar Ould Hamaha fut, tour à tour, membre du groupe Ansar Dine, du Mujao, dont il devient le porte-parole avant de créer sa propre katiba, baptisée Ansar al-Charia. L’homme était connu pour son extrémisme, ses coups de gueule, il était pour l’application de la charia sur tout le territoire malien.

Peu avant l'intervention française dans le nord du Mali, en janvier 2013, Omar Ould Hamaha menaçait de s’en prendre aux intérêts occidentaux. Enfin c’est un as du volant : c’est lui qui conduisait - en 2009 - le véhicule dans lequel ont été transférés deux diplomates canadiens enlevés au Niger.

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Nord-Mali : Dissidence au sein du MNLA | Sahel Intelligence

Nord-Mali : Dissidence au sein du MNLA | Sahel Intelligence | GUERRE AU MALI - FRENCH MILITARY OPERATIONS IN MALI | Scoop.it

Ibrahim Ag Mohamed Assaleh, ancien haut responsable du MNLA (Mouvement National de Libération de l’Azawad), vient de confirmer sa rupture avec la rébellion touarègue. Il doit annoncer d’ici la mi-mars la création de son propre mouvement politico-militaire pour peser davantage dans les négociations pour un accord de paix au Nord-Mali.
Les responsables maliens ainsi que ceux de la Minusma seraient déjà informés de la démarche. L’ancien chargé des relations extérieures du MNLA explique sa démarche par l’ambiguïté de la position de l’actuel leader de la rébellion touarègue Bilal Ag Achérif qui se maintient dans une situation floue de « ni paix ni guerre ». Il lui reproche ouvertement d’être trop proche du Maroc, (où pourtant les touaregs ne sont pas représentés) dont il aurait sollicité une médiation dans les négociations actuellement en cours sur le sort du Nord-Mali. Le mouvement qu’il a l’intention de mettre sur pied est soutenu par les autorités algériennes.
Cela n’empêche pas Ibrahim Ag Mohamed Assaleh de se défendre d’une quelconque influence algérienne et de soutenir l’autonomie de son mouvement et de sa lutte. Ce mouvement serait également, d’après le nouveau dissident, soutenu par une majorité des cadres du MNLA, compterait près de 8 000 combattants armés ainsi que l’adhésion de 60% de la population de l’Azawad. L’objectif de ce mouvement ne sera pas une indépendance de l’Azawad conformément à l’accord de Ouagadougou, mais plutôt l’établissement d’un contrat social entre l’Azawad et Bamako sur les aspects politico-institutionnels, sécuritaires, économiques ou encore socio-économiques pour aboutir à une paix durable.
Ibrahim Ag Mohamed Assaleh avait été évincé de la rébellion touarègue du MNLA à la fin du mois dernier suite à de profondes tensions avec son leader Bilal Ag Acherif.

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Un VAB touché entre Tessalit et Aguelhoc: un militaire français blessé au Mali

Un VAB français a sauté sur un engin explosif dans l'extrême nord-est du Mali, faisant un blessé léger parmi les soldats. Le véhicule circulait en compagnie d'éléments de l'armée maliennes.

"Un militaire français dont le véhicule a été victime d'une explosion a été légèrement blessé mardi sur l'axe Tessalit-Aguelhoc", selon un porte-parole de l'opération Serval à Bamako. Selon lui, l'explosion a été causée par "un engin explosif dont la nature n'est pas encore connue".

Le militaire français blessé était dans un convoi "en déplacement de contrôle de zone", a ajouté la même source, sans plus de détails.

Insécurité. On se souviendra que, la semaine dernière, dans les Ifoghas, a eu lieu un raid aérien français contre des combattants ennemis en train de charger des roquettes dans des véhicules (cliquer ici pour lire mon post). Le 20 février, l'EMA avait confirmé des tirs contre une patrouille d'hélicoptères, tirs qui avaient fait un blessé (le pilote d'une Gazelle). Cliquer ici pour lire mon post d'alors.



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Un nouveau groupe terroriste détruit par l'armée française dans le nord du Mali

Repéré mardi 5 mars dans l'après-midi, un «groupe armé terroriste» (GAT), qui manipulait des roquettes de 122 mm, a été détruit par l'armée française dans la nuit de mardi à mercredi, dans la vallée de l'Amatetaï (massif des Ifoghas), l'ancien fief d'Aqmi, reconquis au printemps dernier par les Français et les Tchadiens. L'information avait été révelée par Le Figaro avant d'être confirmée par Jean-Yves Le Drian. Selon les armées, il s'agit de «groupes résiduels» qui cherchent à se réinstaller dans les rares zones cpouvant servir d'abri au milieu du désert, grâce à la présence de sources, de rochers et de végétation) 

Le GAT a été repéré par un drone Reaper de l'armée de l'air, mis en oeuvre à partir de Niamey, au Niger.  Contrairement aux drones américains, les appareils français ne sont pas armés et il a donc fallu faire appel à des moyens air-sol, en l'occurence des avions de chasse Mirage 2000D et des hélicoptères de combat Tigre pour "traiter" la cible dans les heures qui ont suivies. Une dizaine de djihadistes, qui étaient à pied, ont été tués dans cette frappe.  Les drones Reaper sont opérationnels depuis quelques semaines et c'est la première fois qu'ils semblent avoir été utilisés, en boucle courte, pour une action offensive. 

Dans le nord du Mali, la guerre contre les GAT se poursuit très activement, dans le cadre des opérations Serval et Sabre (forces spéciales). Ces opérations reposent sur une intégration, jusqu'à présent jamais réalisée à ce point, des sources de renseigments militaires, de la DGSE et des Américains. 

Outre d'importantes capacités d'écoutes et de surveillance aérienne, des moyens plus traditionnels, mais de haute technicité, sont utilisées par les forces spéciales. Ainsi huit largages de chuteurs opérationnels ont eu lieu dans le cadre de la traque des terroristes.



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Mali : l’Unité de distribution en produits de santé

Mali : l’Unité de distribution en produits de santé | GUERRE AU MALI - FRENCH MILITARY OPERATIONS IN MALI | Scoop.it

L’UDPS travaille en partenariat avec la Direction des approvisionnements en produits de santé des Armées (DAPSA), qui est basée au nord d’Orléans. Elle assure la livraison des médicaments en France et à l’étranger.

Au Mali, la pharmacie gère les stocks, réalise les commandes et approvisionne les différentes entités militaires basées sur le théâtre (Gao, Ansongo, Kidal, Tessalit…). La pharmacie du camp Damien Boiteux possède un stock qui lui permet de fonctionner au minimum deux mois de façon autonome. Certains produits, tels que les poches de sang, sont en revanche rapidement périssables et doivent être changés toutes les trois semaines.

Les militaires français déployés sur le sol malien poursuivent une mission de lutte contre les groupes armés terroristes, tout en appuyant la montée en puissance des forces de la MINUSMA et des FAMA.



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Les agences de l'ONU manquent de fonds pour les réfugiés maliens

Les agences de l'ONU manquent de fonds pour les réfugiés maliens | GUERRE AU MALI - FRENCH MILITARY OPERATIONS IN MALI | Scoop.it

La multiplication de crises dans le monde ne doit pas faire oublier les Maliens qui ont fui le conflit dans leur pays, et dont plus de 150 000 vivent dans trois Etats voisins. Il y a « un besoin urgent de fonds pour poursuivre l'assistance vitale aux réfugiés maliens », ont déclaré, mardi 4 mars, le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) et le Programme alimentaire mondial (PAM).

« Les réfugiés maliens sont en train d'être oubliés avec la prolifération des crises humanitaires ailleurs dans le monde », estime Valentin Tapsoba, coordinateur du HCR pour la crise au Mali.

ENTRE 2 ET 11% DES FONDS DEMANDÉS REÇUS

Une rébellion touareg déclenchée en janvier 2012 au Mali a plongé ce pays dans une crise politico-militaire de dix-huit mois, marquée notamment par un coup d'Etat militaire et l'occupation des régions du Nord par des groupes islamistes armés liés à Al-Qaida. Les islamistes en ont été chassés à partir de janvier 2013 par une intervention militaire internationale, toujours en cours.

Depuis 2012, les contributions ont permis d'assister les réfugiés maliens, installés notamment dans des camps en Mauritanie, au Burkina Faso et au Niger. En 2013, « les rations alimentaires ont été distribuées de façon régulière » à près de 152 000 personnes dans ces trois pays (33 800 au Burkina Faso, 68 000 réfugiés en Mauritanie et 50 000 réfugiés au Niger). Le HCR avait alors reçu 70 % des fonds demandés (plus de 73,3 millions d'euros) et le PAM, 46 % (près de 18,9 millions d'euros).

Pour 2014, les besoins pour assister les réfugiés et déplacés internes maliens sont estimés à près de 94,4 millions d'euros pour le HCR et à plus de 26 millions d'euros pour le PAM. Mais jusqu'à mardi, le HCR n'avait reçu que 1,74 million d'euros, soit environ 2 % du total, et le PAM, 2,9 millions d'euros, soit un peu plus de 11 % du total.

Dans un bulletin sur la situation humanitaire au Mali diffusé à la fin de février, le Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA, Office for the Coordination of Humanitarian Affairs) fait état de 170 000 Maliens toujours réfugiés à l'étranger et de 199 000 déplacés internes dans le pays. Il évoque aussi 196 000 personnes retournées à Gao et à Tombouctou, deux des trois régions du nord du Mali ayant été occupées par les groupes armés en 2012.



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Serval : Actions civilo-militaires à Tessalit

Serval : Actions civilo-militaires à Tessalit | GUERRE AU MALI - FRENCH MILITARY OPERATIONS IN MALI | Scoop.it

Le 9 février 2014, les soldats du détachement de liaison et d’appui opérationnel (DLAO) de Tessalit ont appuyé une action de coopération civilo-militaire (CIMIC) dans la ville.

Ce genre d’action s’inscrit dans le cadre d’une normalisation et d’une relance du développement dans la région du nord du Mali. Les équipes CIMIC de Serval et le DLAO agissent en soutien de la MINUSMA pour la mise en œuvre de ce volet développement.



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Les Pays-Bas envoient trois CH-47 Chinook au Mali

Les Pays-Bas envoient trois CH-47 Chinook au Mali | GUERRE AU MALI - FRENCH MILITARY OPERATIONS IN MALI | Scoop.it

La ministre néerlandaise de la Défense Jeanine Hennis-Plasschaert a annoncé ce 28 mars l’envoi de trois hélicoptères CH-47 Chinook au Mali. Ils opèreront au profit de la MINUSMA (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali) pour des missions de transport tactique, et plus particulièrement pour effectuer des évacuations sanitaires. Un contingent de 70 militaires supplémentaires devrait être déployé, l’unité devrait être opérationnelle d’ici octobre 2014.

 

Cette décision est justifiée par le fait que la MINUSMA ne dispose actuellement que de trois hélicoptères civils loués, qui ne peuvent intervenir en situation de combat. Le rapport publié par les Pays-Bas fait également état de bombardements « indirects » à Gao et dans les environs, dont deux tirs de roquettes en direction de l’aéroport au début du mois de mars. « Il n’y a pour l’instant eu ni victime ni dommages sérieux, mais la fréquence de ces bombardements pourrait augmenter », précise le document, justifiant ainsi en partie l’envoi de moyens supplémentaires.

 

C’est le second renfort héliporté fourni par les Pays-Bas en peu de temps. Le gouvernement avait décidé en novembre 2013 d’envoyer quatre hélicoptères AH-64D Apache, des drones de surveillances ainsi que 380 militaires au Mali, pour des missions de renseignement et de protection des troupes au sol.



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Entraînement au franchissement pour les militaires maliens

Entraînement au franchissement pour les militaires maliens | GUERRE AU MALI - FRENCH MILITARY OPERATIONS IN MALI | Scoop.it

Depuis le 3 mars a débuté, à Bapho (village à 300 km au nord-est de Koulikoro), une formation au franchissement pour les militaires maliens du 26erégiment du Génie. Il s’agit d’une formation complexe et spécialisée dont l’objectif est de donner aux militaires maliens de la section du Génie la capacité de faciliter l’engagement des troupes par  le franchissement sur brèches humides, avec  la mise en œuvre, dans un environnement tactique, de pont flottant.

Un pont flottant est composé de différents modules assemblables, les pontons, qui soutiennent le tablier de pont et supportent des charges mobiles. Ces éléments ne sont pas autonomes en propulsion, ils sont mis en place à l’aide de bateaux et acheminés par un ensemble de transport composé d’un tracteur et d’une remorque spéciale. La mise à l’eau et la sortie d’un module peut  se faire  à l’aide des ensembles de transport ou d’une grue. La formation des soldats maliens comporte donc, entre autre, une formation à la navigation, au maniement de grues et à la conduite de poids lourds.

Cette première formation au franchissement, dispensée par EUTM, à l’extérieur Koulikoro et Bamako est un succès. Elle permettra, à terme, aux unités du génie des FAMA d’accomplir cette mission essentielle, autorisant ainsi une grande mobilité par la capacité donnée aux unités de s’affranchir de ces obstacles naturels et atteindre leurs objectifs tactiques.

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Mali : la chasse aux terroristes, " une réalité permanente de Serval "

Mali : la chasse aux terroristes, " une réalité permanente de Serval " | GUERRE AU MALI - FRENCH MILITARY OPERATIONS IN MALI | Scoop.it

" Depuis quelques semaines, nos forces ont mené des opérations qui ont permis de neutraliser une quarantaine de terroristes qui tentaient de se regrouper. " Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a fait ce bilan flatteur pour l'opération Serval ce matin sur BFM-TV. A l'état-major des armées, on n'en rajoute pas : " C'est une réalité permanente de Serval."

Ci-contre (photo La Voix du Nord), un Transall et deux Tigre sur l'aéroport de Gao.


On n'aura pas plus de détails sur le nombre exact de jihadistes neutralisés et les circonstances (actions massives préparées ou d'opportunités). Mais le porte-parole de l'EMA, le colonel Gilles Jaron, préfère mettre l'accent sur l'impact de Serval au nord du Mali : " C'est une réalité permanente de Serval aujourd'hui et depuis l'automne. Les actions des forces françaises portent. Et à tout instant, elles peuvent se reproduire. "

L'action de la nuit du 4 à 5 mars qui a permis de neutraliser dix terroristes, dont "Barbe rouge", Oumar Oul Hamaha, a été un bombardement ciblé pour illustrer " la caisse à outils " de Serval comme force de contre-terrorisme.

Cela préfigure la réorganisation au Mali (1 000 hommes cet été) et celle en cours pour toute l'Afrique de l'ouest et centrale. Celle-ci est en train de se mettre en œuvre et le nouveau dispositif sera bouclé dans les semaines à venir, dit-on à l'état-major.

Ce sera à l'image du Commandement des moyens aériens, situé à N'Djamena, qui centralise et coordonne les besoins en transports, observations ou frappes, vers Serval ou Sangaris, vers le Mali ou la Centrafrique. Ou ailleurs, de Djibouti à Dakar en passant par le Niger et le Burkina-Faso. " C'est une préparation à l'esprit des 3 000 pax en place pour cette mission fin avril mi-mai. "



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Exercice final pour le GTIA Balanzan

Exercice final pour le GTIA Balanzan | GUERRE AU MALI - FRENCH MILITARY OPERATIONS IN MALI | Scoop.it

Du 10 au 13 mars, s’est déroulé l’exercice final de « Balanzan ». Plus de 700 soldats maliens et 200 instructeurs européens ont participé à cet exercice de niveau du groupement tactique inter armes.

Au cours de cet exercice, le commandant du GTIA, et son état-major a dû planifier et conduire une opération complexe, divisée dans quatre phases différentes. La première phase a consisté en une mission de contrôle de zone, incluant des patrouilles, des points de contrôle et des escortes de convois. Dans la deuxième phase, le bataillon a dû effectuer des opérations défensives, pour éviter qu’un ennemi  n’attaque le village de Koulikoro. Dans la troisième phase, le bataillon a utilisé ses unités pour exécuter des reconnaissances offensives. Enfin lors de la quatrième phase, le bataillon a effectué une attaque aux alentours Doumba, petit village situé à 25 kilomètres au nord de Koulikoro, où était localisé l’ennemi. Les compagnies d’infanterie ont ainsi convergé sur l’objectif pour neutraliser l’ennemi regroupé dans la commune, soutenues par l’escadron blindé tandis que la section commando, qui s’était infiltrée derrière les lignes ennemies pendant la nuit précédente, avait pour mission de détruire les éventuels renforts ennemis.

L’exercice a été un succès total, démontrant que le GTIA « Balanzan » est en mesure d’accomplir les missions qui lui seront assignées lors de son déploiement au nord du Mali.

La formation de cette unité malienne a débutée le 6 janvier 2014, les militaires malien ont ainsi, tout au long des dix semaines d’entrainement,  revu les fondamentaux du soldat, acquis, développé et mis en œuvre des compétences spécifiques leur permettant d’accomplir leurs futures missions.

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Mali: escroquerie aux faux visas en Afrique de l’Ouest

Mali: escroquerie aux faux visas en Afrique de l’Ouest | GUERRE AU MALI - FRENCH MILITARY OPERATIONS IN MALI | Scoop.it

Le rêve d’aller à tout prix en France peut souvent se terminer en désillusion. C’est ce qui vient d’arriver à des ressortissants de plusieurs pays de l’Afrique de l’Ouest. Ils ont été escroqués par un réseau de faussaires qui leur promettait – contre argent – un visa pour la France.

Le présumé chef du réseau n’a que 18 ans. Il serait à la tête d’une bande de faussaires installée au Mali et dans trois pays voisins : le Niger, le Burkina Faso et le Sénégal. Spécialité de la bande : la fabrication de faux visas vers la France.

Dix millions de francs CFA

Des indicateurs, membres du réseau, trouvent des clients. Un visa vers Paris est promis contre au moins 10 millions de francs CFA (15 200 euros environ) et, à part la carte d’identité fournie par les clients, les faussaires s’engagent à apporter tous les autres documents, notamment passeports, billets d’avion, certificats d’hébergement et bien sûr, le visa.

Ainsi plus d’une trentaine de ressortissants de l’Afrique de l’Ouest ont mordu à l’hameçon. Ils ne savaient pas qu’ils avaient un faux visa sur leur passeport le jour d’embarquer de Bamako, de Ouagadougou, de Niamey ou de Dakar, pour Paris.

Un escroc arrêté

Entre temps, les organisateurs du voyage ont disparu dans la nature les poches pleines. De leur côté, refoulés à l’embarquement, les candidats au départ sont furieux.

Un membre de l’aile malienne du réseau vient d’être arrêté ici. Sur lui, de faux tampons, de faux passeports, de faux papiers ont été notamment retrouvés.



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Mali : Fin de formation pour le bataillon Balanzan

Mali : Fin de formation pour le bataillon Balanzan | GUERRE AU MALI - FRENCH MILITARY OPERATIONS IN MALI | Scoop.it

Nos reporters, Jean-Paul Ney et Quentin Michaud, se sont rendus au cœur de la mission européenne EUTM basée au nord de Bamako.

Koulikoro, mardi 11 mars. Il est 10h du matin et il fait déjà plus de 30 degrés. Le colonel Uhrich, commandant la caserne à Koulikoro utilisée pour former l’armée malienne, s’avance devant les journalistes présents pour leur présenter la mission européenne dédiée à l’amélioration du niveau des Forces Armes Maliennes (FAMA). Déclenchée le 20 avril 2013, la mission est initiée quelques mois à peine après le début de l’opération Serval. La tâche est immense, c’est toute une armée qui est à reconstruire.

« Koulikoro est souvent comparé à une petite entreprise multinationale parce qu’il y a ici 22 nations présentes pour l’entraînement des soldats maliens » explique d’emblée le colonel Uhrich. « Il y a sur ce camp un vrai esprit de frères d’armes pour faire progresser nos amis maliens ». Mais attention, EUTM n’est pas vouée à s’éterniser au Mali. Un premier mandat de 15 mois arrive à sa fin alors que ce bataillon malien achève son cycle de formation avec ses 430 instructeurs européens dont une partie – certains militaires européens appartenant aux Forces Spéciales – est affecté à la sécurisation du camp et à la protection des déplacements à l’extérieur du camp lors des entraînements. A chaque fois, 700 militaires maliens ont été formés.

En 10 semaines, les soldats maliens sont formés au combat en zone urbaine, aux déplacements en convoi, au montage et au démontage des armes, au tir ou encore à la topographie. Difficile de maîtriser autant de connaissances en à peine deux mois de formation. Deux semaines sont spécifiquement dédiées à une formation commune infanterie, cinq semaines de formation sensibilisent ensuite à la spécialité (artillerie, tir longue distance, déminage) de chacun au sein de ce GTIA malien.

Nous avons suivi durant plusieurs jours la dernière semaine de formation à Koulikoro. Elle consiste en un exercice de synthèse de l’ensemble du bataillon pour reconstituer les connaissances acquises à travers différents scénarios d’attaque djihadistes. Ces missions grandeur nature simulent aussi bien une explosion d’un IED, une embuscade ou une attaque coordonnée en plusieurs points. Elles se déroulent en plein jour sous une chaleur écrasante de plus de 40 degrés. Dorénavant, les militaires maliens sont prêts à être déployés dans le nord du pays pour rejoindre ceux déjà engagés aux côtés des soldats français dans la lutte contre les groupes djihadistes.

La rédaction Infosdefense vous proposera bientôt d’autres dossiers relatifs à la situation au Mali et aux missions de l’EUTM.

Crédits photos / EUTM Mali

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Mali : l'ONU attribue des contrats aux français Thales et Razel-Bec

Mali : l'ONU attribue des contrats aux français Thales et Razel-Bec | GUERRE AU MALI - FRENCH MILITARY OPERATIONS IN MALI | Scoop.it

Le secrétariat général de lONU a attribué de gré à gré plusieurs contrats dune valeur totale de 34,7 millions d'euros aux groupes français Thales et Razel-Bec pour la réalisation de travaux d'infrastructures au Nord-Mali.

Le secrétariat des Nations unies vient d'octroyer plusieurs contrats de gré à gré aux entreprises françaises Thales et Razel-Bec pour la réalisation d'infrastructures au Mali, dans le cadre de la Minusma (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali), rapporte le quotidien économique français Les Échos.

Gré à gré

Ces contrats, dune valeur totale de 34,7 millions d'euros, portent notamment "sur l'extension et la consolidation des pistes d'atterrissage" dans les villes de Kidal et Gao, dans le Nord du pays, occupé pendant près d'un an par la rébellion Touareg et les islamistes d'Ansar Eddine, rapporte le journal économique. Ce dernier indique également que France expertise internationale, un organe lié au ministère français des Affaires étrangères, a défendu l'offre des entreprises françaises auprès des responsables onusiens.

La France s'est engagée militairement au côté des troupes africaines dès janvier 2012 pour la libération du grand nord malien. Cette opération militaire, dénommée "Serval", a coûté en 2013 plus de 400 millions d'euros, selon les estimations du général Édouard Guillaud, ex-chef d'état major des armées françaises.

Le pays contribue également à hauteur de 48 millions de dollars au budget annuel de 260 millions de dollars dégagé par la Minusma pour la fourniture de biens et de services, rappelle Les Échos.

BTP

Acquise en 2009, par le groupe de BTP français Fayat, la société Razel-Bec est présente en Afrique depuis 1948 et dispose de filiales au Niger, en Algérie, au Cameroun, en Mauritanie et au Mali. L'entreprise, qui a réalisé un chiffre d'affaires de 815 millions d'euros en 2013, a notamment réalisé le projet d'extension et de renforcement de la piste de l'aéroport international de Bamako, en 2012.

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Mali : IBK se rapproche du Nord

Mali : IBK se rapproche du Nord | GUERRE AU MALI - FRENCH MILITARY OPERATIONS IN MALI | Scoop.it

Le président malien, Ibrahim Boubacar Keïta, effectuera du 17 au 19 mars une visite hautement symbolique dans la région de Mopti. Le chef de l'État se déplacera à Sévaré puis à Konna pour rendre hommage aux soldats tués lors des combats contre les groupes jihadistes en janvier 2013.

Plus de six mois après son investiture, Ibrahim Boubacar Keïta ne s'est toujours pas rendu dans le Nord-Mali, mais il s'en rapproche doucement. Le président malien effectuera, du 17 au 19 mars, une visite hautement symbolique dans la région de Mopti, "verrou" entre le Nord et le Sud durant "l'occupation" islamiste. Le chef de l'État se déplacera à Sévaré, qui abrite une importante garnison militaire, puis à Konna pour rendre hommage aux soldats tués lors des combats contre les groupes jihadistes en janvier 2013.

Tombouctou, Gao et les localités situées au nord du 15e parallèle devront encore attendre. De quoi alimenter les critiques formulées à Paris, où l'on reproche à IBK de tarder à poser des gestes forts en direction des Touaregs et de s'appuyer exclusivement sur une famille de cette communauté, celle du notable Mohamed Ag Intalla.



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Le Mali remet son armée à niveau

Le Mali remet son armée à niveau | GUERRE AU MALI - FRENCH MILITARY OPERATIONS IN MALI | Scoop.it

Outre la formation des hommes de troupe actuellement assurée par les instructeurs de pays de l'Union européenne, le ministère malien de la Défense vient de lancer une formation en interne de quelques milliers de militaires.

La formation professionnelle en interne fait partie des fondamentaux d’une armée régulière. Or depuis 2008, les militaires maliens n’ont pas subi ces cycles de formation. Celles-ci se déroulent actuellement dans au moins six localités du Mali et dans plusieurs domaines : les transmissions, l’infanterie, les blindés. À cause de la situation dans le nord du pays, un des cycles de formation est intitulé : « face au risque terroriste ».

Jusqu’au mois de janvier 2015, 8 000 militaires, tous corps confondus, sont donc concernés par cette véritable remise à niveau qui doit déboucher sur l’élaboration d’un plan de carrière dans l’armée malienne. On ne devrait donc plus voir des capitaines mystérieusement bombardés généraux sans avoir mis les pieds dans une école de guerre, ou des sous-officiers porter du jour au lendemain des galons d’officiers. Malgré la crise économique, c’est le budget national qui prend en charge le coût financier de l’opération : environ 2 milliards de FCFA.



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Mali: nouvelle opération antiterroriste de l'armée française

Mali: nouvelle opération antiterroriste de l'armée française | GUERRE AU MALI - FRENCH MILITARY OPERATIONS IN MALI | Scoop.it

INFO LE FIGARO - Dix terroristes d'al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) ont été tués dans la nuit de mardi à mercredi au nord-est du Mali lors d'une importante opération de l'armée française menée avec un drone Reaper, des Mirage 2000 et des hélicoptères Tigre.

Mardi soir, Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense, a du s'éclipser du dîner annuel du CRIF pour une raison bien particulière: le déclenchement par l'armée française d'une importante opération anti-terroriste dans la vallée d'Amettetaï, au cœur de la région de l'Adrar des Ifoghas, ce massif montagneux au nord-est du Mali, sanctuaire des djihadistes, et qui fut le théâtre des plus violents combats de la guerre de 2013. «Nous avions repéré une dizaine de djihadistes qui manipulaient des lance-roquettes autour d'une cache d'armes dans l'Adrar», explique le ministre de la Défense au Figaro. La mise en œuvre de moyens coordonnés a permis la «neutralisation» de dix terroristes d'AQMI, précise-t-il.

Cette opération a pu être menée grâce à l'utilisation de l'un des deux drones américains Reaper, récemment acquis par la France et qui a effectué son premier vol opérationnel en janvier dernier depuis sa base de Nyamey, au Niger. D'une résolution optique supérieure à celle du drone Harfang, possédé depuis plusieurs années par l'armée française, le Reaper permet la détection des individus, souligne une bonne source. Des Mirage 2000 du dispositif Épervier en place à N'djamena, au Tchad, et des hélicoptères Tigre ayant décollé du Nord-Mali ont également été engagés.

Selon l'entourage du ministre de la Défense, cette opération témoigne de la réactivité que permet le redéploiement en cours des forces militaires françaises dans la bande saharo-sahélienne autour d'un centre de commandement situé à N'djamena. Il n'est pas exclu que les terroristes neutralisés dans la nuit de mardi à mercredi aient pu appartenir au groupe qui a ouvert le feu sur des hélicoptères français près de Tessalit, le 20 février dernier, selon un bonne source.



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Mali : brouilles et réconciliations, qui sont les amis du président IBK ?

Mali : brouilles et réconciliations, qui sont les amis du président IBK ? | GUERRE AU MALI - FRENCH MILITARY OPERATIONS IN MALI | Scoop.it

Garder de bons rapports avec ses prédécesseurs peut s'avérer utile pour le chef de l'État malien, Ibrahim Boubacar Keïta (IBK). Mais certaines inimitiés ont la vie dure...

Un geste de courtoisie, une élégance protocolaire de chef d'État adressée à son prédécesseur... C'est en ces termes que fut présentée la présence de l'ancien président malien Moussa Traoré à l'investiture d'Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), le 4 septembre 2013 à Bamako. Ce jour-là, même la déclaration du président qualifiant le général Traoré de "bon démocrate" a été dédramatisée par ses proches comme "une simple maladresse". Néanmoins, IBK n'a pas manqué une seule occasion pour évoquer l'homme qu'il a combattu au nom même de la démocratie. Devenu une des références du président, Traoré lui prodiguerait "de sages conseils", selon un ancien ministre.

Que s'est-il donc passé pour que "le démocrate" et le militaire à poigne, qui a dirigé d'une main de fer le Mali pendant vingt-trois années, nouent une telle complicité ? Pour IBK, l'expérience de son prédécesseur pourrait être d'une grande utilité, notamment sur deux plans : la question du Nord et son expertise sur la chose militaire. De son côté, Traoré vit ce retour sur le devant de la scène comme une réhabilitation, lui qui a connu la prison et un procès très médiatisé.

Entre IBK et Dioncounda Traoré, les relations sont moins intenses et se réduisent au strict minimum. Les fortes rivalités qui avaient opposé les deux hommes à l'époque de l'Alliance pour la démocratie au Mali (Adema) ont laissé des plaies ouvertes. À Bamako, un ancien ministre d'Amadou Toumani Touré (ATT) soutient qu'à ce contentieux historique s'est ajoutée la volonté de l'actuel président d'auditer la transition assurée par son prédécesseur. Les liens entre les deux hommes ne sont cependant pas complètement rompus, et ils n'hésitent pas à se parler dès qu'une occasion se présente.

Rien ne va plus

En revanche, entre IBK et Alpha Oumar Konaré (AOK), rien ne va plus. Le premier président malien démocratiquement élu n'est pas venu à l'investiture de son successeur et ne lui a guère adressé de message pour le féliciter. IBK a longtemps été le bras droit d'AOK : directeur de campagne, porte-parole, conseiller diplomatique, ministre des Affaires étrangères, et Premier ministre pendant six ans. En 2000, ce fut la rupture. Alors qu'il se considérait comme le dauphin naturel, IBK découvre que son mentor le place au même niveau que ses futurs rivaux à la présidentielle de 2002, Soumaïla Cissé et ATT. IBK claque alors la porte de l'Adema et crée le Rassemblement pour le Mali (RPM), résolu à devenir président. Près d'une quinzaine d'années plus tard, les nombreuses tentatives de rapprocher les deux hommes ont toutes échoué. À ce différend se serait greffée l'inimitié qui sépare leurs épouses, Aminata Maïga Keïta et l'historienne Adame Ba Konaré.

Difficile également d'entrevoir une réconciliation entre le président et ATT. IBK continue de considérer qu'ATT lui a "volé" sa victoire lors de la présidentielle de 2002. Il n'a pas non plus digéré sa cuisante défaite face au même adversaire en 2007, qui avait recueilli 71,2 % des voix, contre seulement 19 % pour lui. Autre motif de contentieux : les investigations menées en 2011 au sujet des véhicules de l'Assemblée nationale, présidée par IBK. Ce dernier y a vu une opération commanditée par le Palais de Koulouba pour lui nuire et l'éliminer politiquement. Et ce ne sont certainement pas les poursuites engagées pour "trahison" contre ATT, réfugié au Sénégal, qui viendront apaiser les choses...



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Montauban. Un Pilatus au cœur de l'opération «Serval» au Mali

Montauban. Un Pilatus au cœur de l'opération «Serval» au Mali | GUERRE AU MALI - FRENCH MILITARY OPERATIONS IN MALI | Scoop.it

La place militaire de Montauban reste au cœur des grandes manœuvres de l’armée de terre...

Les sodlats du 17e RGP tout d’abord, actuellement projetés sur divers théâtres sont toujours présents au Mali dans le cadre de l’opération Serval qu’ils ont intégrée dès les premiers mouvements de l’armée française. Un détachement a encore quitté le quartier Doumerc ce week end pour rejoindre l’Afrique subsaharienne. Mais au Mail, les paras du «17» peuvent aussi cotoyer le Peloton Pilatus de Montauban, basé au 9e Bsam (bataillon de soutien aéromobile) également au cœur de l’opération «Serval» au Mali. Même si sa composante «avions» est aujourd’hui largement minoritaire, l’Aviation Légère de l’Armée de Terre (ALAT) a une longue expérience de l’engagement de voilures fixes en opérations, (1) . L’envoi d’un Pilatus PC6 et d’un équipage (2) au Mali en janvier 2013, dès les premiers jours de «Serval» a permis de renouer avec cette tradition.

Dès les premiers jours de l’opération «Serval», en janvier 2013, le 9e BSAM de Montauban envoyait un de ses PC-6 en renfort du Groupement Aéromobile (GAM) projeté au Mali. Il a alors accompagné le GAM dans sa progression vers l’est du Mali, posant ses roues successivement à Bamako, Mopti puis Gao.

A Montauban, le peloton Pilatus est d’abord dédié au convoyage de pièces de rechanges vers les régiments d’hélicoptères. L’engagement en permanence, depuis plus d’un an, d’un équipage, de mécaniciens et d’un Pilatus au Mali constitue un élargissement majeur des missions du peloton. C’est aussi l’occasion de faire valoir les nombreuses qualités de cet avion qui apporte une réelle plus-value sur le terrain : coûts d’exploitation peu élevés, rusticité, autonomie.

Ses missions au Mali consistent principalement en des liaisons au profit des unités de la Brigade «Serval» dans toute la zone d’action du GAM, au départ de Gao. Il peut emporter, par exemple, trois passagers avec armement et paquetage (soit une charge offerte d’environ 500kg) sur une distance de 800km pour un coût d’exploitation environ 7 fois inférieur à celui des hélicoptères de manœuvre (Puma, Cougar), permettant à ceux-ci de se consacrer en priorité aux missions tactiques pour lesquelles ils sont irremplaçables. Des évacuations sanitaires ont par exemple déjà été réalisées, évitant de déplacer un coûteux Casa 235 lorsque l’état du blessé n’impose pas l’envoi d’un avion médicalisé. Des missions de largages de petits colis font désormais également partie des savoir-faire développés pour l’occasion. Sur le terrain, les membres du détachement PC-6 partagent le quotidien opérationnel de leurs collègues pilotes d’hélicoptères. Le rythme des vols est dense (une centaine d’heures par mois en moyenne), imposé par les longues distances qui caractérisent le théâtre d’opérations malien. Du fait des effectifs réduits, le peloton fonctionne en «auto relève» et certains de ses membres ont déjà réalisé deux voire trois séjours sur place. Ainsi, des destinations comme Tessalit ou Kidal sont devenues assez familières aux équipages.

C’est donc dans la continuité de leurs prédécesseurs que les équipages du Peloton Pilatus ont vu une nouvelle mission élargir leur cadre d’emploi. Après plus d’une année de projection au Mali, il apparaît que le PC-6 est devenu un élément logistique clé du dispositif aéromobile...

(1) Depuis les premiers Piper-Cub de l’Aviation d’Artillerie en 1943 pendant la campagne d’Italie, jusqu’à «Manta» au Tchad où quelques L-19 assuraient des missions d’observation et de relais radio.

(2) 2 pilotes, 1 chef de piste, 1 mécanicien CM et 1 mécanicien avionique



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