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Réseaux sociaux : les entreprises s'y mettent aussi

Réseaux sociaux : les entreprises s'y mettent aussi | French Digital News | Scoop.it
Danone, LVMH, BNP Paribas, Orange ou Alcatel se sont lancés. Mais en général ces plates-formes restent encore avant tout des outils de recrutement.


La question n'est plus pourquoi, mais comment? Comment faire pour installer un réseau social d'entreprise, cet annuaire interne enrichi qui permet aux salariés de créer leur communauté et d'échanger savoirs et savoir-faire? Les sociétés ont longtemps hésité. «Elles se demandent maintenant comment procéder?», ­affirme Pierre Milcent, consultant en RSE chez IBM.

Le top départ date de 2008 et le véritable tournant de fin 2010. Depuis Danone,LVMHOrangeAlcatel… déploient leur plate-forme. MMA, La Poste… le prévoient. Des SSII l'ont intégrée.

 

Pour autant l'évolution se fait lentement. «Les entreprises ont bien intégré ces nouvelles plates-formes dans leur ­démarche de recrutement, mais elles en font un usage moins abouti en interne, ­explique Franck Perrier, directeur général d'Idaos, une agence conseil spécialisée dans les stratégies digitales et l'influence. Ainsi 44 % des entreprises recrutent aujourd'hui via les réseaux sociaux professionnels, mais 21 % ont concrètement mis en place un réseau social d'entreprise.» 

Si les directions ne le font pas, les collaborateurs passent à l'acte. Chez BNP Paribas, l'initiative est venue de la banque de financement et d'investissement. «Le réseau s'est ensuite étendu de manière virale, essentiellement par le buzz», explique Sophie Delmas, responsable des projets Web à la DRH du groupe. Quelque 11 000 personnes l'utilisent à ce jour.

Nicolas Rolland, directeur de la prospective sociale du groupe Danone, n'est pas convaincu. «Il est fondamental que la direction s'implique et que la DGRH soit leader, affirme-t-il, car il s'agit d'une nouvelle façon de travailler, de collaborer et d'un nouveau mode d'organisation et de management.»

Présent dans plus de 90 pays, Danone avait un besoin professionnel de développer les relations entre collaborateurs. Il a procédé en deux temps. Le groupe a tout d'abord encouragé les échanges en dehors de tout outil informatique puis, en 2009, il a lancé son réseau social orienté business. «Nous l'avons créé au départ pour accélérer le partage de bonnes pratiques et la prise de décision», explique Nicolas Rolland. Outre une majorité de communautés fonctionnelles, des groupes sur la diversité, le digital, l'environnement… se sont mis en place.

Sur les 40 000 personnes connectées, 30 000 ont enrichi leur profil et 10 000 l'utilisent régulièrement. Prochaine étape pour Danone: faciliter l'accessibilité aux 60 000 personnes des usines et de la distribution via des bornes, des tablettes, les mobiles.

Deux enjeux majeurs

Chez Orange aussi le RSE est porté par le comité exécutif et sponsorisé par le DRH groupe. Deux objectifs ont initié sa ­plate-forme Plazza: permettre la co-construction d'une communauté en libre-service et renouer le lien social. Avec deux enjeux majeurs: le transfert de savoir-faire dans une entreprise où la pyramide des âges vieillit et tenir compte des réseaux internes en dehors de ­l'organigramme. Résultat: 70 % des 1 500 communautés sont professionnelles et 30 % concernent les loisirs. «Let it bee», par exemple, installe des ruches sur les toits des entreprises Orange, ce qui lui a valu le soutien du groupe au titre de la responsabilité sociale de l'entreprise. «Ce sont des démarches individuelles, reconnues ensuite par l'entreprise et non l'inverse, insiste Ziryeb Marouf, responsable RH 2.0 chez Orange. Le principe est le même pour les innovations qui peuvent être reprises par le groupe.»

Reste un enjeu de taille à réussir pour les entreprises. «Elles reconnaissent un déficit dans l'accompagnement de leurs équipes, souligne Franck Perrier. Ainsi 31 % des salariés sont équipés d'une carte d'utilisation des médias sociaux qui permettrait d'accompagner, à défaut, d'encadrer leur prise de parole sur les réseaux sociaux.»

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Quand la liberté de surfer au bureau devient primordiale ...

Quand la liberté de surfer au bureau devient primordiale ... | French Digital News | Scoop.it

40% des jeunes de 25-30 ans réfléchiraient à deux fois avant de travailler pour une entreprise qui leur refuserait l’accès aux réseaux sociaux sur leurs propres outils, selon une étude Kaspersky Lab / Opinion Way 

Les résultats de l'étude Kaspersky Lab / Opinion Way révèlent que ces profils issus de la génération Y sont de plus en plus exigeants en terme de matériel et d'usages informatiques. Ils souhaitent en effet disposer d'outils performants, et pouvoir s'en servir notamment pour accéder aux réseaux sociaux. Il s’agit pour eux de conditions importantes pour intégrer une entreprise. En effet, près d'un jeune sur deux considère ces derniers comme des outils de travail à part entière. Parmi les cadres et professions intellectuelles supérieures, ce chiffre est encore plus important que pour les autres catégories socioprofessionnelles d'actifs : ils sont plus de 50% à leur accorder ce statut. Ce faisant, ils compliquent la tâche des entreprises qui souhaitent rester attractives pour les jeunes actifs tout en protégeant leurs données et s’assurer d’une bonne hygiène en matière de sécurité informatique, précise le communiqué.

23% seraient tentés de refuser de travailler avec des outils informatiques moins performants que ceux qu'ils possèdent à leur domicile, 5% refuseraient tout simplement.

12% des interrogés (soit 1 sur 5) refuseraient de travailler pour un employeur qui les empêcherait d’accéder aux réseaux sociaux depuis leur propre matériel dans le cadre de l'entreprise, 28% seraient très tentés de refuser.

4% refuseraient de travailler pour une entreprise qui ne leur permettrait pas d'accéder aux réseaux sociaux depuis le bureau avec le matériel de l'entreprise, et 16% y penserait à 2 fois avant d’accepter.

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Le hashtag, coup de génie de Twitter, paradigme du réseau social

Le hashtag, coup de génie de Twitter, paradigme du réseau social | French Digital News | Scoop.it

Le hashtag, coup de génie de Twitter, tire sa force de sa capacité à produire un réel échange social entre les membres de la communauté. Bien plus, il permettrait à un contenu de 140 signes de se se faire valoir comme l’expression d’une parole personnelle.


Sur Twitter, le signe «#» suivi d’un mot-clef se nomme hashtag et a pour fonction d’origine d’indexer les tweets . Mais, depuis le début des années 2010, le hashtag se faufile bien au-delà de Twitter, son nid d’origine. Sur le bandeau des écrans de TV, où les émissions sont désormais calibrées pour être « prêtes-à-tweeter » (Stratégies, février 2013). Sur les affiches de pub, où il permet de renvoyer rapidement au message que l’annonceur cherche à faire passer. Et même dans les discussions des Académiciens, lesquels viennent d’approuver une translation française du terme « hashtag » : « mot-dièse »Même Facebook et Instagram étudieraient de près la possibilité d’intégrer à leur tour le hashtag, en conservant la valeur d’usage que Twitter lui confère. Marc Zuckerberg reconnait-il par là même à Jack Dorsey, l’inventeur de Twitter, d’avoir eu le coup de génie de créer le paradigme incontournable de tout réseau social efficace ? Le hashtag aurait-il une fonction plus forte que celle d’indexer ?


Achever un tweet par un hashtag permet de pointer vers un référent commun, ce qui inscrit ainsi le message dans une démarche d’ouverture, en ce sens où c’est par la mention de ce mot que l’utilisateur soumet à la communauté une opinion individuelle. Un tweet ponctué d’un « # » suivi d’un intitulé d’émission de télévision manifeste un désir de partager ses avis, coups de cœur, ou désaccords avec l’ensemble des téléspectateurs qui regardent l’émission en même temps que soi. Par ce geste, l’utilisateur accepte que tout autre téléspectateur possible, sans distinction d’origine socio-professionnelle, géographique, ni générationnelle, lise son tweet et y réagisse. Par cet acte, le destinateur du tweet porte à universalité un contenu particulier.

Utilisé comme outil de recherche sur Twitter, le hashtag permet de rassembler sur une même page des tweets formulés par des individus qui ne se font pas nécessairement partie de la même liste de « followers », voire qui n’entretiennent aucun lien affectif ni professionnel entre-eux. Le hashtag affirme ainsi Twitter comme plate-forme universelle d’échange, et se distingue de tout réseau social dont la logique communicationnelle obéit à celle  d’un groupe fermé. Un échange dialogique ne se résume pas à un transfert de contenu entre protagonistes qui se connaissent et s’entendent préalablement (le groupe social, club privé, exclusif et excluant). Le principe d’universalité est une condition sine qua non de tout échange véritable entre individus. Grâce à son hashtag, Twitter passe d’un réseau clos à un média offrant une infinité d’échanges possibles.




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Comment utiliser le newsjacking sur les réseaux sociaux ?

Comment utiliser le newsjacking sur les réseaux sociaux ? | French Digital News | Scoop.it
Découvrez des exemples de Newsjacking et les étapes pour l'utiliser sur vos réseaux sociaux.


Le newsjacking est de plus en plus utilisé dans les stratégies de contenus sur les réseaux sociaux et plus largement sur Internet. Même si le terme vous est étranger, vous avez surement dû voir, relayés par vos amis, des détournements d’actualités par des marques afin de profiter des news ou des buzz du moment.

Une définition commune du Newsjacking est :  capitaliser sur la popularité d’une histoire récente pour amplifier vos ventes et votre visibilité en venant intégrer votre marque à l’actualité.

1-. Exemples de NewsJackinga. Hallo ?

Qui d’entre vous n’a pas vu la vidéo de Nabila et le désormais très connu « Allo ! T’es une fille et t’as pas de shampoing ! »

La plupart de ceux qui sont actifs sur Internet et les réseaux sociaux ont du la voir passer.

De façon très opportune, Ikéa est venu se greffer sur cette actualité grâce à son coussin qui s’appelle Hallo. Les internautes avaient tendance à partager et rire de la vidéo de Nabila, ils ont trouvé amusant qu’Ikéa se serve de cette actualité pour faire sa promotion et ont donc volontiers partagé la pub d’Ikéa. Ce faisant, Ikéa a augmenté le capital sympathie de la marque et bénéficié d’Earned Media via les nombreux partages et citations.

b. Chupa Chups

Chupa Chups a utilisé la même actualité et aparodié un screen shot de Nabila et y a intégré la célèbre sucette pour créer un visuel destiné à être partagé sur la page Facebook de la marque. (n’allez pas dire qu’il y a une certaine logique à associer la demoiselle avec une sucette)

Opération sympathique qui a engendré 173 commentaires unanimement positifs 3.021 likes et 357 partages… le rendement par rapport à l’effort fourni est imbattable. Tout bon pour l’Edge Rank !!!

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L'industrie automobile ouvre le dialogue avec les influenceurs

L'industrie automobile ouvre le dialogue avec les influenceurs | French Digital News | Scoop.it
Si se faire reconnaître sur les réseaux sociaux n'est plus à démontrer, les acteurs de l'automobile doivent raffermir leur position sur ceux-ci en ciblant les influenceurs.


Si les constructeurs automobiles ont bien compris l'importance du numérique et notamment des réseaux sociaux dans leurs stratégies de communication, le Livre blanc de Synthesio note les cinq points qui permettraient aux acteurs du marché de l'automobile d'assurer leur réussite sur ce paysage. Entre autres, Synthesio rapporte la modification de l'attitude des consommateurs vis à vis de l'achat de véhicules. En effet, les méthodes de prescription se font maintenant par les réseaux sociaux et, notamment, par les relations proches des consommateurs. Il serait donc nécessaire pour les constructeurs de raffermir leur attention sur ces médias numériques.

Etre à l'écoute du consommateur

Mener des campagnes d'audimat auprès des consommateurs serait l'une des stratégies payantes. En effet, s'il était plus difficile d'obtenir un retour d'informations de la part des consommateurs avant l'ère informatique, les réseaux sociaux développés depuis plusieurs années ont permis aux entreprises de mesurer davantage l'opinion des personnes et de repérer les influenceurs. Mener des campagnes avec pour objectif de repérer des mentions des marques sur les réseaux sociaux, ou liés à des événements, est l'un de ces facteurs. Afin de comprendre les intentions d'achats ou les messages postés sur les réseaux sociaux, Synthesio a part exemple créé à la demande de Toyota un indicateur d'intention d'achat, basé sur les réactions d'utilisateurs de réseaux sociaux. Des cabinets d'audit, comme Consumer Reports, publient eux des synthèses de l'opinion des consommateurs sur une marque par rapport à plusieurs critères : perception générale de la marque, performances, design des véhicules, sécurité, valeur, impact écologique...

Et générer un dialogue

Maintenant qu'il existe plusieurs solutions pour repérer les influenceurs sur Internet, Synthesio appuie sur la nécessité d'ouvrir le dialogue avec ces utilisateurs de réseaux sociaux, et de créer des communautés en ligne. C'est par exemple le cas de Citroën qui a rassemblé plusieurs blogueurs influents dans le cadre de l'évènement « 19 Allée des Marronniers », afin de détecter les influenceurs parmi eux. Dans d'autres cas, renouer le dialogue avec les concessionnaires semble être une priorité pour le Livre blanc. Puisqu'on retrouve sur Internet une masse de données trop importantes, les figures de la distribution pourraient être des points de focalisations pour les clients, à condition que les distributeurs parviennent à se frayer une place sur le paysage numérique des médias sociaux.

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 Le succès d’une entreprise ne se résume pas à des promesses dans un rapport annuel 

 Le succès d’une entreprise ne se résume pas à des promesses dans un rapport annuel  | French Digital News | Scoop.it

La vision d’une autre approche du business basée sur les valeurs et la générosité par le patron d’un des grands groupes de design.


A deux pas de la Seine du côté de Suresnes, l’agence de design et d’innovation globale Dragon Rouge n’en finit plus de surprendre. A bientôt 30 ans, elle exporte sa volonté créatrice à travers le monde. Après la Chine, la première agence indépendante française de design vient d’ouvrir des bureaux au Brésil. Déterminé, Jean-Baptiste Danet, directeur général depuis 2 ans, mène l’offensive. “Comment voulez-vous être de bon conseil si vous ne connaissez pas les marchés de vos clients ?” CQFD.

Pour être sûr d’être bien compris, l’ancien n°1 d’Interbrand prend la plume. Diffusé à l’occasion du Salon du Livre, son opus Business is Beautiful* rend hommage, sous forme de profession de foi, aux entreprises dont le succès repose avant tout sur des valeurs morales et non financières. “Business et plaisir ne sont pas deux principes irréconciliables.” Un propos singulier. D’autant plus attrayant.

Quand je suis arrivé chez Dragon Rouge il y a deux ans, j’ai senti une nécessité de retrouver l’origine de l’agence. Comme toutes les entreprises trentenaires, il y a des hauts et des bas. Des moments où il faut se réinventer. Nous avons donc défini un nouveau positionnement, “Create generously”. L’idée ? Les marques du monde doivent mettre leur générosité au centre de leurs valeurs pour être écoutées et rester différentes. Pour exprimer notre savoir-faire, nous avons aussi décidé d’écrire un livre racontant des belles histoires d’entreprise, Business is Beautiful.

Une profession de foi. Le succès d’une entreprise ne se résume pas à des promesses dans un rapport annuel. Nous sommes allés rencontrer des dirigeants pour qu’ils nous parlent de leur entreprise et des valeurs selon 5 critères : intégrité, curiosité, élégance, savoir-faire et prospérité. Nous avons sélectionné les entreprises correspondant à ces 5 valeurs. Il y en a 20 dont 3 en France, telles Vente-privée.com, Condé Nast, et Autolib. L’éditeur Condé Nast pour l’élégance, le site Vente-privée pour l’intégrité et enfin Autolib pour la curiosité. Il y en a d’autres : l’industriel 3M, la banque verte Rabobank ou encore le Centre de chirurgie cardiaque pour tous du docteur Shetty en Inde. Nous avons voulu rendre hommage aux entrepreneurs et à la force de l’idée. Nous sommes 300 collaborateurs vendant notre créativité que nous imaginons en parcourant le monde. Ce livre doit servir de guide à nos équipes.

Les marques et la crise
Ce n’est pas la crise économique qui a déclenché la crise morale, c’est la crise morale qui a donné naissance à la crise économique. Nous avons besoin de retrouver des valeurs car la crise de confiance est profonde. Ce contexte difficile est un défi pour les marques. Comment être respectée, désirable, consommée ? La consommation dépend de plus en plus de la préférence de marque. Cette dernière s’incarne dans le merchandising, le marketing, la publicité, l’expérience mais aussi – et de plus en plus -, dans le comportement de la marque. La façon dont elle se conduit compte de plus en plus aux yeux du consommateur. Pour les marques il est dès lors essentiel de s’appuyer sur des valeurs permettant de recréer le supplément d’âme qui les feront préférer. Avant d’être achetée, une marque doit être préférée.

Aujourd’hui, les produits sont de plus en plus substituables, donc son rôle est fondamental. Dans le monde de l’informatique par exemple, il y a les Mac d’un côté et les PC de l’autre. Les premiers représentent 6 % de part de marché mondial mais on voit bien que sur les 94 % restants, le consommateur peut passer d’un Dell à un HP puis à un Acer. Dans d’autres secteurs comme l’énergie, c’est encore plus compliqué. Si vous avez besoin d’essence, vous irez n’importe où. Vous avez juste besoin de carburant. Dans ce cas, l’enjeu pour la marque est d’incarner autre chose qu’un plein d’essence comme par exemple les valeurs de son pays. Les enjeux sont très différents en fonction des secteurs mais quelle que soit leur activité, les marques ont tout intérêt à incarner des valeurs morales.

Le design, créativité et innovation
Dragon Rouge est une société de design. Le design est donc très important à nos yeux. C’est ce qui différencie objectivement les produits. C’est aussi un critère de différenciation entre les entreprises entre elles. La tendance est à l’uniformisation. C’est un mouvement lourd. Les produits se ressemblent tous un peu. Les voitures, les tablettes, les téléphones, beaucoup d’objets de la vie courante. Conséquence à la fois d’un phénomène industriel et d’un phénomène de mode. Certaines marques parviennent à s’affranchir de ces contraintes. Apple est un exemple connu. A mon avis, c’est une entreprise de design.

Sa différenciation a de l’impact, elle crée de la préférence. C’est intelligent. La créativité est un état d’esprit. Quel que soit le secteur ou le métier, une marque ou un collaborateur peut être créatif en trouvant de meilleures solutions à ses problématiques. L’innovation n’est pas tout à fait la même chose. L’innovation au sens propre du terme, c’est imaginer ce qui va rendre la vie meilleure. Il y a deux types d’innovations : les petites et les grandes. Les petites innovations sont les améliorations. Les grandes, des inventions, forcément plus rares.

Le digital
Les marques ont largement profité du digital. Les réseaux sociaux et l’apparition de communautés constituent le bouleversement le plus important. Le digital permet à la marque de réunir ses différentes communautés qui se retrouvent et échangent entre elles. Aujourd’hui, l’enjeu des marques sur le numérique est d’apprendre à parler à leurs communautés. C’est la clé de l’accès au monde. Un fois passée la barrière de la complexité technique, les entreprises maîtrisent plutôt bien ces nouveaux canaux marketing.

L’organisation
Notre activité est organisée comme celle des cabinets d’avocats. Nous accompagnons nos clients là où le business se trouve. C’est le résultat de la mondialisation. Ensuite notre métier ne repose par sur des éléments rationnels et tangibles. Notre savoir-faire se fonde sur les idées et la créativité. Non seulement nous devons y croire mais nous devons aussi avoir les meilleurs talents à nos côtés. Enfin, pour apprendre et trouver des idées, nous devons nous déplacer et nous installer un peu partout sur la planète. Ce n’est pas simple. Par exemple, il nous a fallu trois mois pour ouvrir un bureau à Shanghaï. Ça nous a bien énervés mais nous avons appris plein de choses. Si demain un client s’implante en Chine, je lui parle différemment.

L’international
Dragon Rouge est présent sur tous les continents à l’exception de l’Océanie et de l’Afrique. Si nous devons aller en Océanie, nos équipes en Chine travailleront sur ce développement. Le conseil et la création dans les pays d’Afrique est plus compliqué. Les consommateurs y cherchent surtout des marques étrangères et de la culture anglo-saxonne et européenne. L’approche est différente. Par ailleurs, nous définissons aussi nos priorités. Nous avons réorganisé notre présence en Asie et investi l’Amérique du Sud. Nous réfléchirons peut-être un jour à aller en Inde. Notre implantation géographique actuelle est satisfaisante.

Les enjeux
Nous n’avons qu’un seul enjeu : le talent. Nous sommes 300 collaborateurs à des postes très différents. Créatifs, consultants, production, support … Et cela, dans huit pays dans le monde. Depuis Paris, il, n’est pas possible de contrôler les gens du bureau de Shanghaï ou de Sao Paulo. Pour que cela fonctionne, nous devons nous appuyer sur les meilleurs. Personnellement mon travail consiste à d’abord mettre en place une stratégie claire et à partager. Et ensuite à m’entourer de gens qui sont toujours meilleurs que moi.

L’entrepreneuriat en France
Pourquoi les Français n’aiment-ils par leurs entrepreneurs ? Quel est le problème ? Les chefs d’entreprise travaillent, créent de l’emploi, permettent au pays de s’enrichir. Il n’est pas criminel de gagner de l’argent. Pourquoi au lieu de critiquer sans cesse les patrons, ne pas les entendre et les accompagner ? J’observe une agressivité sur la réussite, en particulier en France. Chez Croissance Plus, nous commençons à trouver que la coupe est pleine. Dragon Rouge a rejoint l’association il y a deux ans. Nous participons aux actions et aux débats. Les membres ? 350 entreprises de toutes tailles. Les problématiques sont très différentes mais il y a un fil rouge : l’entrepreneur est au centre de la vie car il crée de l’emploi, de la croissance et redistribue les profits.





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YouTube devient le réseau social préféré des ados

YouTube devient le réseau social préféré des ados | French Digital News | Scoop.it
Outre-Atlantique, les ados sont hyperconnectés et se rendent régulièrement sur les réseaux sociaux. Leur préférence va à YouTube.


YouTube était déjà le site préféré de 64 % adolescents américains pour... écouter de la musique, devant les CD et la radio. On apprend grâce à une étude d’Ipsos et de Wikia, publiée le 19 mars 2013, que le site de partage de vidéos est devenu leur réseau social préféré.
YouTube est en effet consulté au moins une fois par semaine par 93 % des 13-18 ans et plusieurs fois par jour par 54 %. Les taux de visite de Facebook sont respectivement de 65 % et 38 %. Twitter et Google+ ne rassemblent que 26 % des ados américains une fois par semaine et Instagram ferme la marche avec 17 % de visites hebdomadaires. La désaffection du réseau de Mark Zuckerberg qui touchait déjà les 18-29 ans semble donc avoir contaminé les plus jeunes.
Connectés dès le réveil... mais pas en cours
Mais ce n’est pas le seul enseignement de cette étude. On y apprend que tous les adolescents américains passent au moins une heure par jour sur la Toile. Un quart d’entre eux admet même être connecté activement dans les cinq minutes qui suivent le réveil. Et 73 % le sont dans l’heure qui suit. Que font-ils si tôt ? Ils lisent leurs e-mails, les messages qui leurs ont été envoyés sur les réseaux sociaux... Cela dit, il y a quand même des moments« sacrés » pendant lesquels ils ne se connectent pas : durant les cours (63 %), lorsqu’ils font du sport (45 %) et... pour 44 % d’entre eux pendant la messe, à égalité avec le moment des devoirs.
On apprend également que ces jeunes ont une vision très positive des nouvelles technologies, avec lesquelles ils sont nés. Pour 76 % d’entre eux, « elles peuvent les aider à atteindre leurs objectifs » et « elles donnent le sentiment que tout est possible » à 66 % des sondés. Enfin, seulement 43 % des jeunes interrogés apprécient le temps passé loin du Net. Accros on vous dit...



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Des réseaux sociaux « made in France » pallient les manques de Facebook

Des réseaux sociaux « made in France » pallient les manques de Facebook | French Digital News | Scoop.it
FRANCE. Maresidence.fr, mesbonnescopines.com et carenity.com illustrent une nouvelle génération de réseaux sociaux ancrés dans la vie réelle.


FRANCE. Pendant longtemps, Charles Berdugo a du convaincre : « Non, Facebook ne pourra pas tout faire ». Aujourd’hui, les limites du modèle américain sont clairement posées, et l’entrepreneur, qui a fondé et dirige ma-residence.fr, un réseau social de proximité, séduit les donneurs d’ordres publics. 

« Ce sont les mêmes technologies, mais au service du lien social dans la vie réelle », explique-t-il. Réseau convivial de solidarité entre voisins, ma-residence.fr se positionne aussi comme une plate-forme d’information de proximité. « Tout le monde y participe, les voisins, la ville, les commerçants, les associations, que l’on recherche une information sur son quartier, un échange de service, ou que l’on souhaite simplement partager un projet pour son immeuble », détaille le site. 

Testé d’abord à Evry puis à Longjumeau (région parisienne), le réseau a été déployé à Marseille en février 2013 et le sera prochainement à Bordeaux. Les communes, et bientôt les Conseils généraux, payent des abonnements pour pouvoir y diffuser une information très ciblée auprès de leurs administrés. « Pour les Départements, la question n’est plus de savoir si ils vont communiquer sur un réseau social, mais quelles sont les applications –développement durable, maintien des personnes âgées à domicile, qu’il faut commencer par mettre en place », reprend le président de ma-residence.fr. Charles Berdugo souffle avoir également « des contacts très avancés » avec des opérateurs télécom et de la logistique, intéressés pour « adresser à l’échelle d’un immeuble de l’information concernant les habitants. » 

Son projet, qui remonte à 2007, a été financé par un tour de table, réalisé dès les débuts auprès de quinze entrepreneurs français, pour un montant non communiqué mais qui « dépasse de beaucoup les 10 M€ ». Si la société reste très discrète sur ses prévisions en terme de chiffre d’affaires, elle annonce dix millions de foyers français utilisateurs dans moins de trois ans. Ses trente salariés se trouvent en région parisienne, où il poursuit les recrutements (consultants seniors actuellement). Ma-résidence.fr va ensuite s’exporter, à la faveur d’une nouvelle levée de fonds, vers la Grande Bretagne et l’Allemagne, l’Europe du Sud faisant partie des cibles à moyen terme.

Un réseau pour les superwomen du quotidien
Florence Haxel et Thierry Rousseau, fondateurs de mescopines.com (photo DR)
La solidarité, pivot du projet de Charles Berdugo, imprime également le sens du projet mesbonnescopines.com de Florence Haxel et Thierry Rousseau. Leur réseau social, bâti en SAS, s'adresse aux femmes, et plus spécialement à toutes les « superwomen qui jonglent avec le quotidien ». 

« Nous avons toutes un ou plusieurs talents, que nous en ayons fait notre job ou pas. Ici, toutes les bonnes copines proposent gratuitement : coaching, expériences, conseils, services…. Pour avoir les conseils d'une déco ou d'une super maman, se faire coacher pour sa boîte, jogger avec une athlète, découvrir la compo florale avec une pro…», expose Florence Haxel. Un service rendu donne droit à une bise, qui pourra être utilisée pour un autre service et ainsi de suite. « C’est une solidarité de plaisir plutôt qu’une solidarité morale », souligne Florence Haxel, puisque les offres de services sont nettement plus nombreuses que les demandes. 

Sur son réseau social, pas de bandeau publicitaire, mais des partenariats qui sollicitent les membres, avec par exemple, la participation à des sondages sur la base du volontariat…. Et ça marche ! Partis avec de la love money, mesbonnescopines.com a lancé une levée de fonds sur www.anaxago.com , une plateforme de crowdfunding pour un montant de 200 K€. En 2013, le but est le développement de la base avec 50 000 bonnes copines à la fin de l'année et la mise en place d'une force commerciale et de nouvelles options sur le site. En 2014, les bonnes copines parleront anglais grâce au lancement d’une version dans cette langue. 2 M€ de chiffre d’affaires sont attendus en 2015.

Une clientèle d'abord francophone
Michaël Chekroun, le fondateur de Carenity.com, suit un parcours parallèle. Comme Florence Haxel, il s’agit de sa première création d’entreprise. Parti seul, avec un appui « friends & family » au capital, il a accueilli un business angel de référence connaissant bien le marché de la e-santé, qui a investi « un ticket significatif fin 2012. » 
« Une autre levée de fonds aura lieu fin 2014 pour accélérer le développement en France et s'ouvrir aux principaux marchés européens : Grande-Bretagne, Allemagne, Espagne et Italie », explique-t-il. 

Son métier, pourtant, demeure bien loin de mesbonnescopines.com. Carenity s’adresse aux personnes concernées par une pathologie chronique. Ce site fédère à la fois les patients et leurs proches : famille, conjoint, amis, aidants, etc... « Carenity met gratuitement à la disposition de ses membres une information médicale de qualité, des espaces communautaires sécurisés et des applications personnalisées de suivi de sa maladie », précise-t-il. 

A ce jour 41 communautés de patients, -diabètes de type 1 et 2, sclérose en plaques, maladie de Crohn, dépression, troubles bipolaires, fibromyalgie, polyarthrite rhumatoïde, pondylarthrite ankylosante... – existent et l’objectif est de couvrir les 80 maladies chroniques recensées par l’OMS (Organisation mondiale de la santé). Carenity fonctionne pour le moment avec un public francophone : « 10% de nos 15 000 membres proviennent du Québec, de Suisse de Belgique mais aussi du Maroc, Tunisie, Algérie, Liban ou Israël». Au niveau des ressources, il travaille avec des laboratoires pharmaceutiques pour la réalisation d'études de marché à partir d'enquêtes en vie réelle anonymes. « Nous proposons également nos services à des instituts d'étude et des sociétés spécialisées dans les études cliniques (CROs)», indique Michaël Chekroun. Le sponsoring de rubriques à des acteurs de la santé fait partie du modèle, « notamment aux mutuelles et assurances santé qui souhaitent véhiculer un message de prévention et d'éducation à une cible hautement qualifiée de personnes concernées par des maladies chroniques. » D'autres services se trouvent en cours de développement, notamment des applications mobiles « très innovantes ». L'objectif est de dépasser le million d'euros de CA fin 2014, seuil qui devrait permettre d’atteindre la rentabilité.
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Dirigeants et médias sociaux: comprendre n’est pas agir

Dirigeants et médias sociaux: comprendre n’est pas agir | French Digital News | Scoop.it

En deux phrases : les dirigeants sont conscients de l’impact des médias sociaux sur l’entreprise, des enjeux à terme et utilisent ces mêmes outils à titre privé sans que cela ne débouche par un usage en entreprise. Une étude de Stanford analyse cet écart et met en avant le caractère systèmique que l’adoption des médias sociaux en entreprise doit revêtir.


l y a des livres qui marquent. Ils sont d’une logique tellement implacable que peu importe le sujet ou leur âge leurs enseignements restent invariablement valables peu importe le temps et le domaine d’application. Parmi ceux-ci un de mes favoris est The Knowing-Doing Gap: How Smart Companies Turn Knowledge into Action de Robert Sutton. En effet il parle d’un double problème auquel la plupart des entreprises sont confrontées aujourd’hui. A savoir : lorsqu’on a conscience d’une situation, qu’est ce qui permet de mettre en œuvre la réaction adéquate et comment mobiliser le savoir afin de l’incorporer dans l’opérationnel et en tirer le meilleur (application dérivée du sujet principal à l’entreprise 2.0 ou social business.

A l’époque de son écriture personne ne parlait de social business ou d’entreprise 2.0 mais les leviers et freins identifiés par Sutton sont exactement les mêmes que ceux qui empêchent une entreprise de tirer profit d’un programme social/2.0 interne. Ce qui prouve bien que ça n’est pas pas une histoire de technologie mais de structure, système et modèle managérial et comportemental.)?

Mais revenons à ce qui a suscité ce billet : une étude de Stanford sur les dirigeants et les médias sociaux. On y apprend que :

  • 90% des entreprises disent comprendre l’impact des médias sociaux sur leur activité mais…seulement 32% les suivent et 14% ont défini des métriques.
  • 8% des top managers disposent de rapports liés à ces métriques.
  • La plupart des cadres dirigeants ont un profil linkedin ce qui montre qu’ils sont familiers avec ces outils. (Point sur lequel je mets un énorme bémol : le lien entre la création d’un compte et l’utilisation me semblant très osé).

Mais derrière ce tableau prometteur (sauf en ce qui concerne les métriques), une autre réalité : les outils ont beau être connus et familiers, les enjeux et le potentiel connu, les entreprises n’arrivent pas à en faire un usage systémique (et j’ai bien dit systémique, pas systématique).

Pour la suite ma lecture des choses va un peu diverger de celle de Stanford pour la bonne raison qu’ils limitent leur analyse à un usage externe alors que l’usage interne est au moins aussi problématique.

On a très souvent fait de l’usage des médias sociaux une problématique individuelle : chacun de son coté doit faire un effort pour les utiliser dans le contexte de l’entreprise. Mais pourquoi ? C’est la réponse à cette question (ou son absence) qui fait le succès de la démarche. Le pourquoi doit être cohérent avec les objectifs de chacun, avec la manière de travailler collectivement, avec les normes et règles de l’entreprise.

En un mot : la somme des adoptions individuelles ne signifie pas une adoption collective et l’émergence de synergies collaboratives suffisantes pour maintenir et renforcer la dynamique.

C’est donc une question de système et de structure plus que d’adoption. C’est ce qui fait que dans un contexte donné une personne va adopter une manière de faire et un comportement qui lui semble logique et naturel et adopter de manière tout aussi évidente un comportement radicalement inverse dans un autre contexte.

Pourquoi mentionner Sutton en introduction : parce que ce qu’il écrivait en 1997 s’applique totalement à cette situation. Pourquoi ne fait on pas alors qu’on sait qu’on doit faire…. Indicateurs inadaptés, mesure de la performance inadéquate, management par la peur, persister à toujours répliquer ce qu’on a fait avant sans oser envisager d’autres voies, favoriser la compétition voire la lutte interne au détriment de la coopération…

La solution à la problématique d’une bonne compréhension et adoption des médias sociaux est reliée à tout sauf aux médias sociaux. Ça concerne justement tout ce qui est autour…


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Facebook : comment l'automobile prend le virage social

Facebook : comment l'automobile prend le virage social | French Digital News | Scoop.it
Nombre de fans gagnés ou d'interactions avec les internautes...


Avec plus de 10% de croissance en volume de fans, Facebook continue de grandir, tout en préservant son taux d'engagement moyen qui reste au-dessus de la barre des 2%, explique Vincent Thijssens. Même constat pour le taux de répétition, c'est-à-dire le nombre de fois ou les fans interagissent de façon unique avec les contenus des marques. "En estimant à 31 millions, le nombre de visiteurs uniques du réseau social, selon Médiamétrie/Netratings pour le mois de janvier, on peut donc juger que chaque membre du réseau social est en moyenne fan de 11 pages de marques. Ce qui illustre le dynamisme de Facebook.


En tête du classement, on retrouve les deux allemands, BMW et Audi, qui sont au coude à coude aussi bien en termes d'engagement qu'en volumes", note Vincent Thijssens. S'il n'est pas encore à un niveau aussi impressionnant en termes de fans, le trio Mercedes, Peugeot et Renaut peut se targuer d'avoir un taux d'engagement bien au-dessus de la moyenne du secteur. Peugeot peut se féliciter d'un taux d'engagement unique de 20,1% alors que pas un de ses posts ne dépasse un taux d'engagement de 4% sur le mois. Sans doute la conséquence directe d'investissements massifs en publicité qui leur permettent de toucher beaucoup de personnes différentes. 

Ces fanpages génèrent d'ailleurs le plus de commentaires et de publications de la part des fans, sur des questions concrètes, caractéristiques des attentes en termes de SAV. "Les fans de constructeurs automobiles sont aussi engagés qu'ils sont exigeants, analyse Vincent Thijssens. D'où l'importance de mettre en œuvre une stratégie de Social CRM appropriée pour faire de Facebook ce formidable outil de communication et de marketing direct qu'il peut être.


Le secteur de l'agro-alimentaire est, avec celui de l'automobile, le secteur qui affiche la plus forte croissance en volume. "Fiat et Ben&Jerry's bénéficient notamment de la fusion de leurs fanpages locales en une unique et même page, globale, leur permettant d'afficher une communauté plus importante et d'adresser aux fans des messages localisés en fonction de leur langue, pour un community management et une expérience utilisateur plus efficaces", décrypte Vincent Thijssens.

Si le taux d'engagement du secteur du tourisme retombe de 7 à 3,1% d'un mois sur l'autre, on note que plus de la moitié des secteurs tirent l'engagement vers le haut. "Cela témoigne de la volonté affichée des marques d'interagir toujours plus avec leurs communautés, avec toutes les implications que cela entend en termes de business : viralité positive, essor du drive to store, génération de trafic vers les sites ou encore  recommandation des produits et services."

Tous ne sont évidemment pas aussi dynamiques. Le parent pauvre des réseaux sociaux reste le secteur du Luxe toujours aussi avare en discussions avec sa communauté. Bien qu'ayant énormément recruté, le secteur agro-alimentaire reste également à la traîne, avec à peine 1,4% de taux d'engagement unique.


Avec plus de 10% de croissance en volume de fans, Facebook continue de grandir, tout en préservant son taux d'engagement moyen qui reste au-dessus de la barre des 2%, explique Vincent Thijssens. Même constat pour le taux de répétition, c'est-à-dire le nombre de fois ou les fans interagissent de façon unique avec les contenus des marques. "En estimant à 31 millions, le nombre de visiteurs uniques du réseau social, selon Médiamétrie/Netratings pour le mois de janvier, on peut donc juger que chaque membre du réseau social est en moyenne fan de 11 pages de marques. Ce qui illustre le dynamisme de Facebook.



Cette tendance est d'autant plus intéressante qu'au fil des années, être fan d'une marque est devenu un acte de plus en plus engageant. Une étude réalisée par Exact Target (lire l'article, E-mails, Facebook et Twitter : qu'attendent les consommateurs ?, du 11 février 2013) révélait que les mentions "j'aime" étaient devenues un véritable signe d'engagement là où par le passé, elles satisfaisaient surtout une curiosité. 39 % des Français interrogés admettent être devenus plus sélectifs sur le choix des sociétés auxquelles ils accordent une mention "j'aime".

Alors que de plus en plus de marques s'établissent sur Facebook, elles ont clairement intérêt à mettre l'accent sur le fait d'aimer leur page. "Cela implique de développer une véritable stratégie sociale, en prenant en compte les attentes des fans, en utilisant les offres media Facebook les plus efficaces pour y répondre voire même en les devançant au travers d'un community management proactif", analyse Vincent Thijssens.


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Facebook: quelles publications de vos amis vous agacent le plus?

Facebook: quelles publications de vos amis vous agacent le plus? | French Digital News | Scoop.it
Plus de la moitié des Britanniques ont limité leur utilisation du réseau social, selon une étude publiée ce jeudi. La faute reviendrait à des amis virtuels qui irritent par leurs publications quotidiennes.
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Pourquoi Twitter est partout à la télé

Pourquoi Twitter est partout à la télé | French Digital News | Scoop.it

 “Commentez l’émission sur les réseaux sociaux”, “n’hésitez pas à partager vos réactions sur Twitter”, “posez vos questions à notre invité sur le hashtag de l’émission...” Entre les rappels permanents des présentateurs et les tweets qui apparaissent sur les écrans, les téléspectateurs sont sur Twitter... sans avoir vraiment besoin de s’y inscrire.


En 2012, la présidentielle et quelques émissions de divertissement comme Danse avec les Stars sur TF1 ont ouvert la voie à l’intégration de ce réseau social (pas encore vraiment grand public) dans le paysage audiovisuel français. On se demandait alors si les chaînes n’allaient pas un peu trop vite pour les téléspectateurs. Après tout, Twitter en France, c’est un peu plus de 5 millions d'utilisateurs actifs et cela semble plutôt confidentiel quand on rapporte ce chiffre aux 27 millions de téléspectateurs* qui sont devant leur télé tous les soirs à 21 heures.

Cela n’empêche pas le PAF de passer à la vitesse supérieure en 2013, sur les chaînes historiques comme sur celles de la TNT. Désormais, les chaînes n’ont plus qu’un mot, ou presque, à la bouche: “la télévision sociale”. Qu’est ce que cela signifie? Tout simplement l’intégration des réseaux sociaux à l’antenne ou, de façon plus large, toute expérience télévisuelle interactive.


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L’économie positive s’invite au cœur des réseaux sociaux

L’économie positive s’invite au cœur des réseaux sociaux | French Digital News | Scoop.it

Ici le but n’est pas d’avoir le plus d’amis possible, encore moins d’afficher une photo de son déjeuner avec un filtre vintage. Pas question non plus de micro messages pour faire le buzz. Ces nouveaux réseaux sociaux se fondent sur l’entraide, le partage, l’environnement, l’éco-consommation… Plus que jamais, les nouveaux réseaux sociaux éthiques et solidaires renouent avec le concept de sites communautaires.

Détachés des intérêts personnels où des objectifs professionnels, ces plateformes sociales ne sont finalement que des reflets de miroirs entre les internautes, là où les réseaux sociaux éthiques et solidaires répondent à de vraies problématiques sociétales.


Le Facebook éthique et solidaire se nomme Causes .Pas moins de 140 millions d’utilisateurs regroupés en communautés qui suivent des ONG, des associations et investissent sous forme de dons. Une réussite humaine et commerciale puisque 30 millions de dollars ont été rassemblés jusqu'à présent.

ReWorld, lancé en France au mois d’avril, est une plateforme originale qui permet à tout un chacun de se réapproprier son pouvoir d’entraide. Son credo est « aider et être aidé ». Don, troc, développement de projets, échange d’informations ou de services… Particuliers, associations et entreprises, réunis autour de communautés solidaires, ont la possibilité d’agir concrètement au travers d’actions individuelles ou de causes communes.

Le dernier en date, newmanity se propose même de « construire une société plus humaine, plus écologique et plus responsable. » Au programme, tests de connaissance de soi, programmes de coaching, stages et formations, conseils pratiques, offres d’emplois ciblés, annuaire des professionnels en mieux-être personnel et en développement durable… Il fait bon surfer sur la vague des réseaux sociaux éthiques.


Des réseaux de niches

L’économie positive se retrouve donc plus que jamais associée au Web et à ses possibilités.  De nombreux autres réseaux sociaux éthiques ont vu le jour, mais ils visent un secteur ou un public plus restreint. Parmi eux, Les Végétaliseurs, « pour voir la vie en vert », s’intéresse spécifiquement aux thématiques environnementales, consommation responsable est l'un des sujets phares de ce site. Chaque mois s’accompagne de sa création d’un nouveau réseau social éthique et solidaire. Ils permettent de véhiculer les valeurs de l’économie positive tout en dégageant la plupart du temps une belle marge de bénéfice.

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«Perpétweeté», «twittérature»... : les réseaux sociaux inventent un nouveau langage

«Perpétweeté», «twittérature»... : les réseaux sociaux inventent un nouveau langage | French Digital News | Scoop.it

Avec Internet, le langage a considérablement évolué. « Machines à user les mots », totalement détournés de leur sens premier comme « social » ou « ami », les réseaux sociaux sont aussi de puissants outils collectifs où s'invente et s'expérimente le langage, estiment des linguistes et spécialistes des médias, interrogés par l'AFP. Le rapport semble en effet assez lointain entre la vie de la société et une expression comme « social TV », qui désigne la manière dont les internautes commentent en direct, sur ces réseaux, le déroulement des émissions télévisées. Et l'affection qui relie deux êtres dans l'amitié n'a sans doute pas grand chose à voir avec les « amis »facebook, inconnus pour la plupart, rivés à leurs activités sur la Toile. « Je n'ai pas d'ami sur facebook », ironise le journaliste et blogueur Guy Birenbaum, dont le compte,« liké » 5.375 fois, affiche sur sa page d'accueil une photo : « Vous êtes en zone dangereuse ».


Avec internet, le langage « n'a jamais autant évolué », se réjouit-il. « C'est un formidable espace de circulation et de partage mais il n'y a pas que du bon. Je n'aime pas le langage SMS mais les nouveaux mots inventés sur les réseaux sociaux sont souvent les plus jolis », ajoute-t-il, intarissable sur son chouchou du moment: « la perpétweeté ». « Un bon mot qui reste, dit-il, c'est comme pour la musique, quand quelque chose s'impose à tous, universellement. C'est ça internet et la culture populaire ».

Jean Véronis, professeur des universités spécialiste du langage, adore le mot « blog »et la façon dont il est né. Il raconte : « ça vient de 'log', la bûche, qui attachée à une ficelle servait à mesurer les noeuds marins, reportés ensuite sur le carnet de bord du capitaine, devenu carnet de bord de la toile, du web, duquel on a gardé le B, pour +B-log+ ».

Darwinisme lexical

Cet universitaire rejette l'idée selon laquelle les réseaux sociaux appauvriraient la langue : « social, ami, changent de sens mais c'est une évolution naturelle et une richesse. Ca marche ainsi depuis que l'homme existe, c'est du 'darwinisme lexical' ». Les mots sont souvent adoptés « pour leur utilité », ajoute-t-il. « Il nous manque des verbes en français, donc nous francisons l'anglais, on dit 'liker' ou 'unliker', on ne 'love pas' les gens. L'anglais a l'avantage d'utiliser deux fois moins de mots », n'en déplaise aux puristes de la langue de Molière. Les réseaux sociaux, conclut M. Véronis, « ne font pas plus changer notre langue que les Médicis au XVIe siècle ou les légions romaines ».

Salman Rushdie, Haruki Murakami, Patricia Cornwell, Alexandre Jardin... Nombre d'écrivains ont cédé aux « gazouillis » de twitter. D'autres ont même créé un « institut de twittérature comparée » basé à Québec et Bordeaux.

Le linguiste Alain Rey reste circonspect : « à partir du moment où on parle de réseau social pour désigner quelque chose qui met en rapport des gens quelconques facilement, le mot 'social' ne désigne plus la société toute entière. C'est un peu comme le mot 'populaire', devenu péjoratif ».

« On dit aussi follower pour ami mais la personne qui vous suit a parfois de très mauvaises intentions. On est loin de 'mon doux ami' qui signifiait mon amour au Moyen Age. On valorise une pratique qui est loin de l'amitié », explique M. Rey. S'il reconnaît le bien fondé des réseaux sociaux comme outil, il les voit aussi comme « des machines à user les mots par la rapidité et l'ampleur des relations » qu'ils génèrent.

« Internet accélère les échanges et favorise la dissémination des mots. Cela n'interdit pas de prêter une grande attention à leur sens et à leur bon usage », prévient quant à lui Arnaud Mercier, directeur de l'Observatoire du webjournalisme et de la licence professionnelle de journalisme numérique à l'université de Lorraine.




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Et si la consommation collaborative sauvait le marketing ?

LE CERCLE. Le consommateur de 2013 est fortement blasé et désenchanté face aux dispositifs marketing "classiques". Par contre, quand il pratique la consommation collaborative et l'économie du partage, ce même consommateur retrouve une fraîcheur et un enthousiasme qu'on ne lui avait pas vus depuis longtemps.

Aujourd’hui, 64 % des Français disent ne plus avoir les moyens de consommer (Source Observatoire Cetelem 2013), mais surtout, sur les 36 % restant qui déclarent donc pouvoir consommer, 21 % disent ne pas en avoir particulièrement envie…

L’individu face à la consommation apparaît de plus en plus désenchanté, blasé, voire carrément éteint… Rencontrant ledit consommateur toutes les semaines lors de focus groupes ou d’entretiens, je mesure la difficulté de susciter enthousiasme et adhésion.

Saturé par l’hyperchoix, ayant réalisé que le hard discount n’était pas non plus la réponse simplifiée à son envie de consommer autrement, le consommateur cherche d’autres réponses.

La consommation collaborative (qui est un modèle qui privilégie l’usage à la possession) en apporte une : aujourd’hui, 83 % des Français d’après l’Obsoco (Observatoire société et consommation =http://www.lobsoco.com/) approuvent l’idée qu’"aujourd’hui, l’important c’est de pouvoir utiliser un produit plus que de le posséder".

Au secours me direz-vous : sauve-qui-peut pour les marques. Ça voudrait dire que ce "consommateur collaboratif" ne va plus rien acheter et vivre de troc, d’emprunt et de recyclage ?
Sauf que rien n’est moins vrai, et ce pour quatre raisons :

- Les individus qui recourent à la consommation collaborative, que ce soit dans le domaine automobile (covoiturage), le tourisme (sites type AirBnB ou Sejourning) ou d’autres services (Ma petite cuisine pour louer des ustensiles de cuisine ou encore l’échange de vêtements…) ne sont pas atypiques et sont peu ou prou le reflet du consommateur français (diversité des âges, des CSP, des habitats…)

- Ces individus, lors qu’on les interroge, déclarent que le recours à la consommation collaborative n’est pas motivé par le rejet de la consommation, mais par le désir de consommer malgré le manque de moyens.

- Le recours à l’usage n’est pas forcément exclusif de l’achat (ainsi sur le site de "Ma petite cuisine", on trouve l’argument "Testez un ustensile avant d'en faire l'achat") et l’on sait que les sites de prêt de voiture peer to peer permettent de tester des modèles dans une perspective d’acquisition.

- La consommation collaborative permet de générer d’autres sources de business pour les marques notamment autour de nouveaux services ; ainsi, Citroën avec Multicity (http://www.multicity.citroen.fr/) propose de l’assurance, de l’entretien et toute une gamme de services payants.

Mais surtout, avant tout et plus que tout parce qu’il se dégage de l’économie du partage un enthousiasme, une fraîcheur, une positivité qui peuvent permettent de ré enchanter la consommation.
J’ai eu l’occasion de mener une étude qualitative auprès d’utilisateurs de sites collaboratifs et la première caractéristique qui saute aux yeux, c’est l’enthousiasme et l’envie qui se dégagent de leur témoignage.
Pourquoi ? Parce que consommer collaboratif, c’est vivre des expériences humainement très enrichissantes en terme de lien social (il suffit d’écouter les récits de rencontres des personnes qui utilisent le covoiturage), parce que cela permet de se réaliser et de se réhumaniser en mettant à jour des compétences ou des envies nouvelles.

Et cet enthousiasme rejaillit fortement sur la marque qui permet ce vécu expérientiel ; ainsi la meilleure communication pour AirBnB, ce sont ses membres ; comme le dit Joe Gebbia, un de ses co-fondateurs, "100 people that love you are more powerful than 1 000 who like you" (100 personnes qui vous aiment sont beaucoup plus efficaces que 1 000 qui vous apprécient).

Rachel Botsman, une des "papesses" du collaboratif appelle d’ailleurs les membres les plus convaincus de ces communautés des Brand Evangelists. En effet, ces personnes vont porter la bonne parole auprès d’autres membres qui vont le faire à leur tour...

Ces Brand Evangelists peuvent également devenir de précieux partenaires dans des processus de co-création.

Ainsi, la consommation collaborative permet de générer une communauté de membres fortement impliqués, enthousiastes, et dopés par la force de l’expérientiel qui s’inscrivent dans une consommation ré-enchantée et ré-impliquée. Alors, comme dirait la sagesse populaire, "que demande le peuple ?"

Pour des marques qui s’inscrivent aujourd’hui dans un marketing de masse, se poser la question de s’intéresser à la consommation collaborative et de développer des modalités pour y participer est à envisager comme une perspective d'avenir.

Mais cela ne peut se faire que sous certaines conditions. En effet, la marque doit accepter de sortir d’un système de communication top down, elle doit accepter de s’exposer aux critiques et de prendre ces dernières en compte pour s’améliorer. Le lâcher-prise pourrait-il alors devenir un composant de l'ADN de marque ?




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Communication digitale des dirigeants : je gazouille donc je suis ?

Les experts le répètent à l’envi, les patrons doivent s’exprimer sur les réseaux sociaux. Unanimes dans cette pensée désormais dominante, ils démontrent, études à l’appui, que la discrétion digitale des dirigeants est un anachronisme auquel il faut mettre fin, le plus rapidement possible. Est-il encore permis de s’inscrire en faux ?

Alors que la plupart des dirigeants pensent manquer à leur devoir s’ils ne sont pas présents et actifs sur tous les fronts, on les pousse avec insistance à se mettre une pression supplémentaire : alimenter assidûment leur compte Twitter. Et de s’étonner que, submergés par la quantité de tâches qu’ils doivent effectuer et piloter, ils résistent au diktat digital, considérant comme plus important de consacrer leur temps à la conduite des affaires, avec ce que cela implique de management des parties prenantes, internes et externes, et de prise de recul nécessaire à la réflexion.

Si certains grands patrons se sont laissés convaincre, comme Frédéric Oudéa (Société Générale), Henri Proglio (EDF), Carlos Ghosn (Renault-Nissan) ou encore Jean-Paul Chifflet (Crédit Agricole), le nombre limité de tweets qu’ils affichent au compteur n’en fait pas des hyperactifs digitaux ! Malgré les bonnes raisons (modernité, proximité, réactivité) et quelques grands exemples – américains comme Mark Zuckerberg ou Marissa Mayer (Yahoo), mais aussi français comme Alexandre Bompard (FNAC) ou Serge Papin (Système U) – les dirigeants sont rarement de grands navigateurs de l’infosphère.

Selon une étude réalisée en mai 2012 par CEO.com et Domo, les patrons avancent trois raisons en réponse au procès en frilosité qui leur est intenté : leur âge, le manque de temps et la peur de commettre une faute qui aurait de fâcheuses conséquences. La première excuse renvoie explicitement au fossé générationnel : la plupart des dirigeants en activité ne sont pas des digital natives, c’est évident. Les deux autres arguments sont plus intéressants, car ils relèvent du management de la réputation et posent la question de la contribution du dirigeant à la communication.




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Les réseaux sociaux, l’empathie et les adolescents

Les réseaux sociaux, l’empathie et les adolescents | French Digital News | Scoop.it

Selon un sondage effectué pour l’ONG 30 Hour Famine, 55% des adolescents questionnés affirment que des réseaux sociaux comme Facebook ou Twitter les a rendu plus conscients des besoins des autres. La même question avait été posée en 2011, et seulement 44 pourcent des adolescents s’étaient lors sentis concernés.  Pour Regina Corson, la Vice Présidente de l’association, cette augmentation est un signe des temps. Mais cela signe-t-il une augmentation de l’empathie ? Fréquenter les réseaux sociaux peut-il rendre plus empathique ? 

Les trois étages de l’empathie

L’empathie est un phénomène complexe qui plonge ses racines dans jusque dans le secret de nos cellules. En effet, elle est pour une part innée. Mais comme pour tout ce qui concerne l’homme, cette part innée est largement modifiée par nos expériences et par notre capacité à refuser consciemment et inconsciemment de prendre en charge des émotions et des pensée.

Dans le travail qu’il a consacré à l’empathie, Serge Tisseron distingue trois niveaux différents. Le premier est constitué par l’identification. La personne comprend le point de vue de l’autre et ce qu’elle ressent. Deux points sont ici important. Le premier est que l’identification ne nécessite pas de reconnaitre à l’autre le statut d’être humain. Il est possible d’éprouve de l’empathie pour un animal, un végétal, et même pour un objet. Le second est que cette empathie est émotionnelle et cognitive. Vers 4 ans et demi, l’enfant commence à pouvoir se faire des représentions de ce que pense l’autre. Il construit une “théorie de l’esprit”

Le second étage de l’empathie est constitué par la reconnaissance mutuelle. Non seulement la personne s’identifie à un autre, mais elle accorde à l’autre la possibilité de s’identifier à elle, de la comprendre et de ressentir ce qu’elle ressent.

Enfin, le dernier étage correspond à ce que Serge Tisseron appelle l’empathie extimisante. Elle consiste à accepter la possibilité de reconnaitre des parties ignorées de soi même à l’intérieur d’une relation d’empathie réciproque.

L’empathie et les mondes en ligne.

Au vu de ce qui précède, les mondes en ligne posent pour l’empathie un double défi. L’empathie ne commence véritablement qu’avec le face à face; elle suppose le contact avec de l’épiphanie du visage (Lévinas). Elle est fille de la co-présence. Le régime différent de l’absence et de la présence qui existe en ligne rend donc difficile l’établissement d’un lien empathique réciproque. L’autre n’est pas tout à fait là. Il est là dans une image, ou dans des message, bref, par des traces. La relation à l’autre est donc médiatisée.

Cela n’empêche pas totalement l’empathie puisque nous avons vus que celle ci pouvait être unilatérale. Le problème qui se pose alors  n’est plus l’établissement du lien, mais la qualité de celui-ci. Il est en effet possible de comprendre l’autre pour le mieux manipuler – c’est ce que font les pervers – ou pour le réduire à un objet – c’est ce qui se passe dans la pitié.

 

Ainsi, c’est une erreur que de considérer que les réseaux sociaux rendent les adolescents plus empathiques comme on a pu le lire ici ou là. Les réseaux sociaux mettent plus facilement les adolescents au contact avec d’autres personnes, ou avec d’autres réalités, dont certaines peuvent appeler l’empathie. Mais ce que chaque adolescent va faire de cette situation reste variable. Certains vont se sentir concernés (empathie unilatérale) tandis que d’autres vont se fermer.

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Toutes ces innovations qui sont en train de révolutionner les médias

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Le changement profond du mode de fonctionnement des médias n'est plus un secret pour personne. Reste à se poser la question des possibles conséquences de ces mutations sur la façon dont l'information circulera dans 15 ans...


Atlantico : Une récente étude de Pew, centre de recherches basé aux Etats-Unis, démontre une mutation continue du monde médiatique, tant dans le contenu de l'information que dans sa façon d'opérer. Peut-on parler d'une révolution ou d'une simple évolution ?

Patrick Eveno : On peut bien parler de révolution, et ce déjà depuis quelques années avec l'apparition du numérique. Les nouveaux modèles médiatiques sont déjà là pour le prouver et vont en s'amplifiant. L'arrivée des réseaux sociaux en tant que plateformes d'informations a notamment changé la donne puisque c'est désormais la communauté, celle à laquelle on appartient, qui fait circuler le flux médiatique. Même si à l'heure actuelle on a souvent tendance à moins s'informer, on continue d'y être incité par Facebook ou Twitter, ce qui force en parallèle les médias à s'adapter au modèle du "community management". Autrement dit, le circuit de l'information est aujourd'hui détourné, dérivé.

Les réseaux sociaux deviennent-ils par conséquent les partenaires ou les concurrents des médias ?

Pour l'instant ils sont à la fois l'un et l'autre, dans le sens ou Twitter, Facebook ou encore Google dans un autre registre, apportent de l'audience aux médias tout en dé-fidélisant leurs clientèles. Le principe du numérique est l'hyper-mobilité de ses consommateurs, contrairement à la télévision ou au journal papier. Nous sommes en quelque en sorte entrés dans le paradoxe du lien hyper-texte qui offre l'accès à des informations qui nous échappaient auparavant tout en nous poussant à constamment à aller voir ailleurs.

Des compagnies comme Narrative Science proposent désormais des algorithmes capables de produire de courtes dépêches. En quoi cela peut-il bouleverser la profession journalistique ?

Le journalisme est déjà depuis plusieurs années face à l'obligation de se réformer. Le fait que de plus en plus de fonctions puissent être accomplies automatiquement oblige logiquement les acteurs du milieu a évoluer dans leur recherche d'informations ainsi que dans la manière de les mettre en perspective. Ceux qui sont chargés de simplement mettre en forme les évènements de manière brute voient effectivement leur fonction "condamnée" : des professions comme secrétaire de rédaction par exemple, n'apportent objectivement plus la même valeur ajouté qu'auparavant. L'analyse et l'éditorialisme sont à l'opposée des disciplines qui ne peuvent être accomplies par un automate et qui continueront logiquement d'exister. Il s'agit la d'une évolution profonde du concept de journalisme dans le sens ou l'on va voir la profession se recentrer sur les tâches qui échappent encore aux possibilités d'un robot (mise en page, rédaction de brèves...). 

Le reportage occupe aujourd'hui une place de moins en moins importante. Cette méthode historique a-t-elle toujours sa place dans les médias de demain ?

Le reportage existe toujours, mais il a pris d'autres formes que celles que l'on connaissait jusque-là. Il est vrai que son existence, persistante, est rendue difficile par l'évolution liée au numérique et la multiplication des écrans, qui laisse peu de place à la longueur. En conséquence le principe du reportage long, qu'il soit radiophonique, écrit ou télévisuel, est forcément remis en cause. Néanmoins le besoin d'un récit de l'information reste fort, et cela se témoigne par l'arrivée de nouveaux formats longs (magazines pour la télévision, revues pour la presse écrite...) qui tentent de s'acclimater à la nouvelle structure que leur impose le numérique. 

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A quand le tweet post-mortem ?

A quand le tweet post-mortem ? | French Digital News | Scoop.it
Freud a inventé le Surmoi et le Ça, les réseaux sociaux créent le Moi réel et le Moi digital.


Et avec le progrès des nouvelles technologies, notre deuxième vie sur la Toile peut se prolonger après la mort... Grâce (ou à cause de) l’intelligence artificielle, un programme expérimental permet donc à un mort de continuer à hanter Twitter... Vous avez dit glauque ?

 

 

« Quand votre cœur s’arrêtera de battre, vous continuerez  à tweeter. Bienvenue dans votre "après-vie sociale" ». En une simple tagline, LivesOn résume franchement l’esprit d’une ambition moralement dérangeante : poursuivre sa vie digitale depuis l’au-delà. Ce projet polémique est testé depuis le début du mois par quelques volontaires, curieux de voir comment les imiteraient leurs fantômes après leur décès...

 

 

 

 

Utilisant de l’intelligence artificielle et des algorithmes, LivesOn se nourrit sur Twitter de vos choix de posts, de votre syntaxe et de vos appréciations pour ensuite être capable de tweeter à votre place après votre trépas. Aussi morbide qu’intéressant et intriguant, ce projet expérimental soulève des questions morales et philosophiques. Pour Dave Bedwood, directeur créatif associé de Lean Mean Fighting Machine, LivesOn « interpelle avant même que les premiers arguments éthiques ne soient discutés. Il offense certains et en réjouit d’autres. Imaginez ce que ce projet peut devenir si les gens commencent à le considérer comme un moyen modeste mais légitime de rester en vie ».

 

Après tout, peut-être certains citoyens ultra connectés souhaitent-ils sincèrement continuer d’exister sur le flux Twitter de leurs proches, quitte à ce que leur avatar remplace leur propre personne dans les mémoires des parents et amis. En 2010, dans une brillante intervention lors de la Conférence TEDAmber Case - directrice de l’Esri R&D Center et co-fondatrice de Geoloqi - assurait que la vie en ligne de notre second Moi social faisait de nous des cyborgs.

 

 

 

 

DeadSocial et la publication post mortem


Selon elle , l’être humain online devient un nouveau genre d'homo sapiens, fixé devant son écran et cliquant sur des boutons en tous genres. Nous dépendons désormais de « cerveaux externes » (téléphones mobiles et ordinateurs) pour communiquer, garder en mémoire, et même vivre des vies secondaires... Ces appareils finiront-ils par nous connecter ou nous conquérir ? LivesOn apporte sa part de réponse.

 

Présentée dans quelques jours au grand public lors du festival South By Southwest, la plate-forme britannique DeadSocial propose déjà à ses utilisateurs de tenir un calendrier de publications sur les réseaux sociaux (Facebook, Google+ et Twitter), sur lesquels elles seront envoyées après leur décès. Selon son fondateur James Norris, Facebook regroupe pour l’instant près de 3,24% de comptes de personnes décédées, comme le démontre concrètement l’application Ifidie.

 

 

Comment Facebook permet-il de vivre après la mort ?


Début 2012, la revue américaine The Atlantic publiait un entretien avec le philosophe australien Patrick Stokes, auteur d’un travail de recherche sur la mort dans les réseaux, titrant : « Comment Facebook permet de vivre après la mort, enfin en partie ». Le point de départ de cette étude ? « Facebook propose sur la droite de notre profil des gens que nous sommes supposés connaître, et dans la liste des suggestions qui me sont faites, il y a au moins deux personnes qui nous ont quittés. Facebook sait que ces gens sont morts et inscrit donc une petite mention qui indique “en mémoire de” », explique Stokes.

 

« Je me suis dit qu’il était un peu étrange que des personnes figurant dans ma liste de suggestions de contacts soient déjà mortes. Qu’est-ce que cela signifie ? Qu’est-ce que cela dit de la présence des gens après la mort ? J’ai commencé à réfléchir au fait qu’il y une scission entre le "moi" tel que nous l’expérimentons dans le présent et cette sorte d’être physique et social augmenté que nous sommes par ailleurs », poursuit le philosophe australien. LivesOn le confortera dans sa réflexion !

 

Benjamin Adler /@BenjaminAdlerLA

Rubrique réalisée en partenariat avec ETO

 


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La plateforme Twitter est désormais brevetée

La plateforme Twitter est désormais brevetée | French Digital News | Scoop.it
Les co-fondateurs de Twitter ont déposé un brevet… sur Twitter. Pour autant, la société ne devrait pas l’utiliser à des fins judiciaires, pour attaquer ses concurrents.


Jack Dorsey et Christopher Isaac Stone, les co-fondateurs de Twitter, ont fait très fort : ils ont déposés un brevet sur le fonctionnement même de Twitter. La demande avait été faite en 2007 auprès de l’office américain des brevets. Elle vient d’être acceptée hier, soit presque six ans plus tard.
Le brevet en question porte le numéro 8401009. Il définit« un système de communication point-multipoint indépendant du matériel ». On retrouve toutes les spécificités de Twitter : le fait de pouvoir envoyer un message sans qu’un destinataire ne soit explicité, de pouvoir s’abonner aux flux des autres en tant que« follower », etc.  Christopher « Biz » Stone est visiblement ravi et le fait savoir par un tweet, évidemment : « Regarde M’man, je suis officiellement un inventeur (mon rêve d’enfant) ! »

Ceux qui ne doivent pas être contents sont les concurrents de Twitter tels que Facebook et Google, qui ont repris, d’une manière ou d’une autre, le concept de Twitter pour leurs propres réseaux sociaux. C’est même devenu une fonction de base.

Faut-il pour autant craindre une nouvelle vague de méga-procès ? Pas forcément, car Twitter a publiquement expliqué qu’il n’utilisera les brevets que de manière « défensive ». En avril 2012, la société avait publié un « accord sur les brevets » dans lequel la société s’engage à ne pas utiliser les inventions de ses ingénieurs de manière agressive, comme une arme juridique.
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Les réseaux sociaux dévoilent aussi la structure organisationnelle d'une entreprise

Les réseaux sociaux dévoilent aussi la structure organisationnelle d'une entreprise | French Digital News | Scoop.it

Les réseaux sociaux tels Facebook et LinkedIn sont certes créateurs de connexions entre les individus, mais ils sont également les porteurs d'informations « confidentielles » livrées sans réserve par des employés peu discrets.


Si les entreprises souhaitent garder confidentielle la structure organisationnelle qui les compose, les informations issues des réseaux sociaux pourraient cependant la dévoiler. Grâce à un logiciel capable d'extraire les informations publiques de certains réseaux sociaux, des chercheurs de l'université de Ben Gurion (Israël) sont en effet parvenus à regrouper des individus en fonction de l'entreprise pour laquelle ils travaillent. A partir de ces données, ils ont ensuite réussi à reconstituer la structure de réseaux informels qui tissent les relations entre ces personnes et donc à détecter les personnes capables d'occuper des postes hauts placés au sein de la société.


Des informations qui en disent long

Pour mener à bien leur étude, les chercheurs ont donc analysé les données issues des profils Facebook de 17,096 employés issus de six entreprises travaillant dans le secteur technologique. Ils ont pu dans un premier temps constater que les salariés sont généralement peu discrets concernant la divulgation de leurs informations professionnelles sur les réseaux sociaux, puisqu'ils sont parvenus à déterminer le niveau de qualification d'une majorité d'entre eux. En appliquant ensuite le principe d'homophilie qui pousse un individu à aller vers un autre en fonction des points communs qu'il peut avoir avec lui, les chercheurs sont parvenus à localiser les différentes branches d'une entreprise. A partir du niveau de compétences ainsi que les branches dans lesquelles travaillent ces employés, les chercheurs ont pu déduire les managers potentiels des entreprises, cachés parmi les utilisateurs.

Des résultats utiles à plusieurs niveaux

Les chercheurs ont simplement souhaité démontrer qu'acquérir de précieuses connaissances sur la structure organisationnelle d'une entreprise, en regroupant les informations récoltées sur le net, n'est pas quelque chose de difficile. Et cela, ne serait pas négligeable, car selon ceux-ci, ce serait un bon moyen d'améliorer les différents problèmes qui pourraient exister au sein de la structure sociale. Toutefois, ils rappellent l'importance pour les organisations qui souhaitent cacher leur structure, l'emplacement et la spécialisation de leurs branches d'activités, l'identité des dirigeants, etc. d'appliquer des politiques plus strictes concernant l'utilisation des médias sociaux par leurs employés.



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Delphine Remy-Boutang sur France Info pour parler des entrepreneuses et du numérique

Delphine Remy-Boutang sur France Info pour parler des entrepreneuses et du numérique | French Digital News | Scoop.it
Les femmes chefs d'entreprises sont finalement peu nombreuses, même dans le secteur des nouvelles technologies. Une situation que combat Delphine Remy-Boutang, la quarantaine souriante.


Après avoir travaillé onze ans chez IBM, elle décide de se lancer dans le grand bain de l'entrepreneuriat et monte son agence de conseil spécialisée sur la stratégie des médias sociaux pour les entreprises, autrement appelée le "social business". C'était sa crise de quarantaine à elle.


La première entreprise de Delphine Remy-Boutang sera d'abord "The social bureau" puis une autre avec "The bureau". Avec une idée finalement toute simple en tête : intégrer les réseaux sociaux, ces nouveaux outils de communication, dans le contexte bien particulier d'une entreprise. 


Comment expliquer que les femmes soient encore si peu nombreuses dans cette nouvelle économie ? On a souvent l'impression qu'elle reproduit les mauvaises habitudes de l'ancienne. Dans 28% seulement des TPE-PME, les dirigeants sont des femmes. Delphine Remy-Boutang a ainsi lancé le 8 mars dernier la journée de la femme digitale. Son mot d'ordre : il y a de la place pour elle dans ce nouveau monde numérique. 


Et si elles sont encore peu nombreuses à la tête d'entreprise du numérique, les femmes sont déjà beaucoup plus présentes. Et pour changer la situation, il y a besoin de modèles. Et ces modèles de femmes entrepreneuses sont plutôt de l'autre côté de l'Atlantiquecomme Meg Whitman, directrice générale de Hewlett-Packard.


Chaque année, ce sont quelques 100.000 femmes qui créent ou reprennent une entreprise en France, soit environ un tiers de l'ensemble des créations ou reprises d'activités. Mais l'envie d'entreprendre progresse et comme pour les hommes, l'indépendance est la première raison évoquée par les femmes créatrices d'entreprise.


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Le luxe se pique de réseaux sociaux

Le luxe se pique de réseaux sociaux | French Digital News | Scoop.it
Prises de fièvre digitale, les griffes se sont installées sur Facebook, Twitter ou Instagram. Au risque de dissoudre leur caractère exclusif dans ce grand flux virtuel.
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La stratégie de l’armée pour recruter sur les réseaux sociaux

La stratégie de l’armée pour recruter sur les réseaux sociaux | French Digital News | Scoop.it
Chaque année, l’armée de terre enrôle plus de 10 000 jeunes. Pour les débusquer, la Grande Muette a pris langue avec eux sur Facebook, Twitter ou Viadeo. Un succès.


Fin décembre, 17 h 45, Fort Neuf de Vincen­nes. Alors que la nuit tombe, l’adjudant-chef Deburgrave se prépare. Dans quelques minutes, la mission de ce grand costaud au regard perçant va démarrer. «Une fois que ça sera parti, je ne serai plus très disponible, prévient le militaire. Nous devons rester extrêmement concentrés.» Après un rapide coup d’œil à l’horloge, son visage se ferme, il se met en position et à 18 heures pétantes… ouvre une page Facebook puis se met à pianoter furieusement pour répondre aux dizaines de questions qui s’affichent à l’écran : «Combien de temps durent les formations pour devenir maître-chien ?», «Quel grade peut-on obtenir avec un bac +1 ?», «Je veux m’engager dans les paras, comment bien m’entraîner ?».

Plus de fans que Johnny. Si vous en êtes resté à l’époque où l’armée de terre recrutait en collant des affiches et en installant des stands sur les places des villages, vous allez être surpris. Non seulement cela fait belle lurette qu’elle a débarqué sur Internet, mais elle est même passée maître dans l’art d’enrôler ses futures recrues via les réseaux sociaux. Il n’y a qu’à consulter sa page Facebook carrière pour s’en persuader. Avec près de 280 000 fans, elle bat à plate couture des entreprises commeDanone (7 000 fans sur la page carrière) ou Canal + (2 600), pourtant réputées pour attirer les jeunes diplômés comme des aimants. Même Johnny Hallyday et ses 44 400 fans peuvent aller se rhabil­ler. Mieux : près de 5% des candidatures se font désormais via les réseaux sociaux, soit 6 000 jeu­nes. Trois pour cent déposent directement leur CV sur les réseaux et les 2% restants s’y renseignent avant d’aller postuler sur le site de l’armée de terre.

Qu’est-ce qui a bien pu convertir la Grande Muette aux bavardages 2.0 ? «Pour nous, c’était une évidence, explique le général Royal, sous-directeur du recrutement de l’armée de terre. Chaque année, nous embauchons environ 10 000 jeunes. Cela fait donc des années qu’on s’intéresse à tout ce qui concerne cette fameuse génération Y.» Pour tâter le terrain, les militaires ont commencé par une page Facebook classique en 2008. La vraie offensive a démarré en avril 2011 avec la création d’une page uniquement consacrée au recrutement. «Une très bonne idée car les infos emploi ne sont pas tou­jours très visibles sur les pages “corporate” et les candidats sont rarement prêts à les chercher pendant des heures», commente Jean-Christophe Anna, directeur associé de la société de conseil en recrutement innovant Link Humans.

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Les Carmélites et Steve Jobs, tous innovateurs !

"Les Carmélites et Steve Jobs" ne concerne en rien un épisode caché de la vie de Steve Jobs. C’est l’impact inattendu qu’il a eu sur des Carmélites, qui non contentes de méditer, prier, travailler, se sont lancées dans un processus d’innovation.

Imaginez une communauté de Carmélites quelque part en France ; elle regroupe à la fois des soeurs très âgées et des novices, qui vivent la plupart du temps dans le monastère. La vie quotidienne de ces soeurs est partagée entre oraison et travail. Elles ont peu de ressources et l’artisanat leur offre un complément de revenu.

Une des carmélites reçoit un cadeau très profane : le livre "Les secrets de l’innovation" selon Steve Jobs, de Carmine Gallo. Enthousiasmée par ces bonnes pratiques, elle souhaite les mettre en œuvre au sein du Carmel et lancer un processus d’innovation !

Elle suit ces étapes :

1) Trouver des sponsors de la démarche : elle prête le livre à quelques autres soeurs, qui adhèrent aussitôt à cette bonne idée et achèvent de convaincre le reste de la communauté.

2) Organiser une session de brainstorming : réunies en atelier, les soeurs produisent une abondance d’idées visant à améliorer la vie au sein de la communauté. Les idées fusent dans tous les sens, chacune contribue, les propositions touchent tous les domaines de la vie quotidienne. C'est la phase de divergence.

3) Trier les idées et développer les plus prometteuses : parmi les différentes propositions, un axe fort se dessine autour de la mise en valeur des produits de l’artisanat. Les soeurs confectionnent des confitures appréciées, mais peu connues. Elles ont conscience que ce potentiel n’est pas suffisamment exploité.

4) Organiser un atelier spécifique : un second atelier est organisé, mais cette fois-ci, la réflexion est centrée sur un sujet précis, la mise en valeur de la production de confitures. C'est la phase de convergence. Steve Jobs sert d’exemple. Les Carmélites sont inspirées par le design minimaliste et le haut niveau d’exigence, elles y retrouvent leurs valeurs.

5) Innover c’est trouver un marché : les idées ne servent à rien si elles ne sont pas transformées en actions. Le site web de la communauté est complètement retravaillé : il est allégé, la navigation est simplifiée, les confitures y sont mises en valeur. La production est humanisée : le site montre les soeurs en train de confectionner les confitures. Ces photos viennent à l’appui d’un story telling efficace. Enfin, le design des étiquettes des pots de confiture est lui aussi revu.

Un an après, ces pots de confiture sont distribués dans les quartiers bobo...

Cette communauté de Carmélites, attachée aux traditions et peu ouverte sur l’extérieur, a mis en place avec succès un processus d’innovation. Voilà qui devrait servir d’aiguillon pour ceux qui persistent à penser que tout le monde ne peut pas être créatif et que l’innovation devrait rester au sein d’une Direction de l’innovation.

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