Twitter, un bon complément à la diplomatie? | French Digital News | Scoop.it
Pour s'adresser au plus grand nombre, les diplomates américains ont fait des réseaux sociaux un nouvel outil de leur mission, au risque parfois de susciter la polémique.


Comme un symbole de cette tendance lourde, dès son entrée en fonctions, début février, le secrétaire d'Etat John Kerry s'était illustré en publiant sur le compte Twitter du département d'Etat un message personnel: «Très exaltant d'entrer aujourd'hui au @StateDept et de se mettre à travailler avec cette équipe formidable. Je pense à papa!», avait écrit le fils de diplomate.


Si sa prédécesseur Hillary Clinton ne tweetait pas elle-même, elle avait en revanche largement contribué à faire des réseaux sociaux un axe de développement fort de la diplomatie américaine. Et aujourd'hui, le département d'Etat, les ambassades et les diplomates américains gèrent --le plus souvent en anglais et dans la langue locale-- au total quelque 300 comptes Twitter suivis par 3 millions d'abonnés, plus de 400 pages Facebook,185 chaînes sur le site de vidéos YouTube, sans compter des pages sur Flickr, Google+ ou Instagram.


«Nous voulons participer aux conversations qui se déroulent partout dans le monde tous les jours», résume Victoria Esser, chargée de la stratégie numérique au sein du département des Affaires publiques du département d'Etat. Les diplomates travaillent aujourd'hui «à une époque qui n'est plus dictée par une lettre allant d'un cardinal au roi; tout est instantané», résumait lors d'un récent voyage à Rome John Kerry.