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Créée en 1963 par l’historien Fernand Braudel et une équipe de décideurs visionnaires, la FMSH est une Fondation de droit privé reconnue d’utilité publique dirigée aujourd’hui par le sociologue Michel Wieviorka. Sa vocation est de contribuer à la promotion des sciences humaines et sociales en veillant à leur pluridisciplinarité et à leur internationalisation. Elle s'attache à mettre en relation et en réseau les chercheurs de haut niveau, étrangers et français, forte d’une conviction : la pertinence des sciences sociales d’aujourd’hui ne peut être assurée que par le dialogue constant entre les communautés scientifiques inscrites dans l’héritage intellectuel européen et les communautés scientifiques qui prennent un poids croissant dans le reste du monde. Un monde en profonde recomposition, dans lequel la Fondation inscrit ses réseaux construits au fil des décennies en Europe, dans les grands pays émergents aussi bien que dans les champs où se jouent les grandes transitions de demain, Moyen Orient et Afrique par exemple. Sur ce site, on trouvera les actualités liées à la Fondation : activités des principales personnalités qui y travaillent, des grands programmes de recherche, publications, articles de presse... Les opinions exprimées dans les articles signalés sur ce site sont celles de leurs auteurs et n'engagent pas la Fondation Maison des sciences de l'homme. Vous pouvez aussi suivre la Fondation Maison des sciences de l'homme sur facebook (http://on.fb.me/FondationMSH) et sur Twitter (http://twitter.com/FondationMSH)
À la veille des élections au Pakistan, le chercheur, géographe et directeur de recherches au CNRS souligne les défis auxquels sera confronté le nouveau pouvoir à Islamabad, alors que le pays est secoué par une insécurité récurrente et doit faire face à des crises économique et politique de grande ampleur. On évoque souvent un test démocratique à l’endroit des élections générales pakistanaises. Cette assertion vous semble-t-elle pertinente ? Jean-Luc Racine. Pour la première fois, un gouvernement achève son mandat sans coup d’État, sans aléas qui abrégerait l’exercice du pouvoir, comme ce fut le cas dans les années 1990. Quelle que soit leur opinion, les Pakistanais mesurent ce que représente cette innovation.
In 2001, Jim O’Neill, then chair of Goldman Sachs Assets Management, wrote an article for their subscribers entitled “The World Needs Better Economic BRICs.” O’Neill invented the acronym to describe the so-called emerging economies of Brazil, Russia, India, and China, and to recommend them to investors as the economic “future” of the world-economy.
Article paru dans la Nouvelle Revue du Travail, n°2, mars 2013, en accès ouvert sur revues.org. Jusque dans les années 1970, le travail était au cœur de la réflexion sociologique, et du débat public. Aujourd’hui, après les espoirs et les déconvenues des années 1980 et 1990, après la « révolution managériale », et ses dégâts, et qu’il s’agisse du sens qu’il revêt pour l’individu, pour l’entreprise ou pour la société toute entière, il implique d’être repensé à nouveaux frais. Ne sommes-nous pas entrés dans l’ère de la reconnaissance – un concept qui peut nous aider à redonner sens au travail ?
Le propos : La création d'une revue, en français, est toujours un pari, a fortiori à l'époque de la révolution numérique et de l'hégémonie académique de l'anglais. Avec « Socio », qui sortira en ligne et en papier trois fois par an, l'idée est de soutenir la vitalité et la visibilité des sciences sociales. Celles-ci, malgré le titre choisi, ne se résument pas à la sociologie. Surtout, partout dans le monde, elles s'étendent et dialoguent entre elles.
Rencontre avec un auteur autour de l’expression et de la défense de la diversité culturelle. Une émission préparée et présentée par Fulvio CACCIA, produite par l’Observatoire de la Diversité Culturelle et Cinéplume www. combats-magazine.org Durée 30′
INTERVIEW - Le sociologue Michel Wieviorka revient pour le JDD sur l'affaire Cahuzac. Il dirige la FMSH (Fondation Maison des sciences de l'homme) qui fête les 15, 16 et 17 mai son 50e anniversaire et lance une nouvelle revue. Socio s'ouvre sur un Manifeste pour les sciences sociales coécrit avec Craig Calhoun, directeur de la London School of Economics and Political Science.
Directeur d'études à l'Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS), l'économiste Jacques Sapir est un partisan déclaré d'une « dissolution concertée » de la zone euro. Quel est le risque majeur qui pèse sur l'économie italienne ? On voit très bien qu'on assiste désormais à une contraction du crédit (un « credit crunch ») qui menace pratiquement un tiers des PME italiennes de cessation d'activité. La Confindustria (NDLR : l'organisation patronale italienne) le dit depuis plusieurs semaines et ce n'est pas une exagération. L'Italie se retrouve coincée par l'effet conjugué de l'effondrement de sa compétitivité, la chute de sa demande intérieure et l'absence de ressources pour faire de l'investissement.
HAL-SHS :: [hal-00130295, version 1] Peter Stockinger | OPALE Collaboration(s) 15/05/2003 | Presentation du programme des Archives Audiovisuelles de la Recherche en SHS visant la constitution et le traitement de corpus audiovisuels enligne composés d'entretiens et de conférences avec des chercheurs.
L’ouvrage, augmenté des contributions d’anthropologues comme Maurice Godelier, Nathan Wachtel ou l’historien de l’économie proche de l’Ecole des Annales Ruggiero Romano, rassemble l’essentiel des écrits publiés de l’américaniste John Victor Murra, qu’on va découvrir pour la première fois en traduction française grâce à Sophie Fisher, qui a longtemps travaillé avec l’auteur, elle en témoigne dans le livre. Murra est une figure singulière, profondément attachante et prémonitoire de l’anthropologie américaine, prémonitoire en ce sens qu’il s’est toujours employé à réintégrer la dimension historique dans ses enquêtes ethnographiques et politiques sur les peuples andins, même si les documents font souvent défaut, raison pour laquelle on a pu considérer et dire ces peuples, comme d’autres, « sans histoire ».
Deux livres remarquables se complètent pour comprendre, de l'intérieur, les mécanismes de prise du pouvoir de la finance sur l'économie. Scientifique et rigoureuse - mais pas moins effrayante quand on lit les témoignages anonymisés qu'elle reproduit -, l'enquête de terrain de l'anthropologue Alexandra Ouroussoff sur les grandes agences de notation fait la synthèse de plus de six ans de travail.Elle montre la façon dont Moody's, Fitch ou Standard & Poor's évaluent la solvabilité des entreprises, et influencent ainsi leur gestion. Les notes qu'elles leur attribuent sont déterminantes pour leur accès aux marchés financiers et donc pour leur développement.
Après la progression fulgurante des armées française et malienne, les groupes islamistes contre-attaquent dans la ville de Gao depuis vendredi 8 février. Un début de guérilla qui soulève le risque d'un enlisement de la France au Mali. André Bourgeot, chercheur au CNRS (Centre national de la recherche scientifique) et spécialiste du pays, répond aux questions de francetv info.
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Sociologue et directeur de la Fondation Maison des sciences de l’homme, Michel Wieviorka retrace les moments forts de l’institution, ses figures déclinantes ou montantes, de l’intellectuel sartrien à l’expert des plateaux télé, et prône une approche globale de la recherche enrichie par les nouvelles technologies. Par VÉRONIQUE SOULÉ Le sociologue Michel Wieviorka, directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (l’EHESS), est à la tête de la Fondation Maison des sciences de l’homme depuis 2009. A la veille d’un colloque international «Penser global» marquant les 50 ans de l’institution, et le lancement de la revue Socio,Libération l’a interrogé sur l’état des sciences sociales et sur la figure de l’intellectuel aujourd’hui. A l’occasion des 50 ans de la fondation, vous signez un manifeste pour les sciences sociales. C’est leur grand retour ? Nous entrons dans une nouvelle époque.
Les élections générales auront lieu au Pakistan, le 11 mai 2013. Les législatives qui permettront de renouveler les élus de l’Assemblée nationale et des quatre assemblées provinciales, sont considérées comme historiques. C’est, en effet, la première fois qu’un gouvernement civil achève son mandat de cinq ans, sans être prématurément délogé par un coup de force. Que faut-il attendre de ces élections, et comment va se positionner le Pakistan dans la région et dans le monde après ces votes ? Invités : - Jean-Luc Racine, géopolitologue, directeur de Recherche émérite au CNRS et vice-président d’Asia Centre à Paris. - Pierre Lafrance et Michel Boivin.
Ever since there has been a capitalist world-economy, one essential mechanism of its successful functioning has been the runaway factory. After a period of significant accumulation of capital by so-called leading industries (usually about twenty-five years), the level of profit has gone down, both because of the undermining of the quasi-monopoly of the leading industry and because of the rise in labor costs due to syndical action of some sort.
« C’est à la radio nationale congolaise que j’ai appris que je devais aller retirer mon passeport pour l’Union soviétique… et que je partais la semaine suivante pour Karkov (Ukraine). Mon père a failli tomber de sa chaise ! » se souvient Patrice Yengo, aujourd’hui anthropologue et professeur à l’Université de Brazzaville, également chercheur associé au Centre d’études africaines de l’EHESS à Paris. Interventions de Patrice Yengo et Jean-Pierre Dozon, dans le cadre d'une journée commune Réseau des acteurs émergents/ Elitaf, deux programmes de la FMSH.
Un regard sur les grands enjeux de nos sociétés, en décryptant, avec des intellectuels, des artistes, des témoins, les événements qui se sont passés. 2/ « Les rapports difficiles des Français avec l’argent » Michel WIEVIORKA Sociologue, directeur d’études à l’EHESS Direction de l’ouvrage « L’argent », éd. Sciences Humaines (2010) Publication de la revue Socio « Penser global », éd. Maison des sciences de l’homme (...)
À l'occasion des 50 ans de la FMSH (Fondation Maison des sciences de l'homme), une nouvelle revue paraît, Socio. Mediapart, en guise de bonnes feuilles, offre à lire l'article lumineux qu'y publie Nancy Fraser : « Sur la justice globale ». La crise se pense et s'affronte, grâce à ce genre d'outils intellectuels donc politiques...
The World Social Forum (WSF) has just ended its now biennial meeting, held this time in Tunis. It was very largely ignored by the world’s mainstream press. It was attended by many skeptics who pronounced its irrelevance, something that has occurred at every meeting since the second WSF in 2002. It was torn by debates about the very structure of the WSF. It was filled with debates about the correct political strategy for the world left. And despite this, it was an enormous success.
La crise en Europe est économique et sociale, elle est aussi, et peut-être d’abord, politique. Dans un premier temps, les difficultés politiques ont pris, dans plusieurs pays, la forme d’un rejet des gouvernements et des partis en place, au profit de l’opposition. Ainsi, en Espagne, la gauche, avec Jose Luis Rodriguez Zapatero et le PSOE, a laissé la place à Mariano Rajai et au PP. Symétriquement, en France, Nicolas Sarkozy, et la droite, ont perdu les élections de 2012, présidentielle puis législatives, au profit des socialistes et de leurs alliés. L’alternance a été la première figure de la décomposition des systèmes politiques.
Le sociologue Alain Touraine, directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS), et fondateur du Centre d’analyse et d’intervention sociologiques (CADIS, UMR 8039, CNRS/EHESS) - en partenariat avec le Collège d’études mondiales de la Fondation maison des sciences de l'homme (FMSH), à Paris -, a animé à l'EHESS un séminaire de cinq séances entre le 5 octobre et le 16 novembre, sur ses recherches en cours sur « l’après-social ». Ce séminaire est désormais en ligne sur le site des Archives Audiovisuelles de la recherche (AAR).
Pour un centre d’archives ou une bibliothèque, chaque don d’archives est susceptible d’enrichir le fonds existant, c’est pourquoi ces institutions mènent bien souvent des politiques de sensibilisation autour du don afin de toucher des donateurs potentiels. Si l’’intérêt du don d’archives privées pour l’enrichissement des fonds se comprend aisément, on peut assiste depuis plusieurs années à une multiplication des initiatives prises dans le but d’améliorer la compréhension du processus du don d’archives.
Aveugles, incapables, intolérantes. Alexandra Ouroussoff n’épargne rien aux agences de notation dans Wall Street at War, son livre dont la traduction française, Triple A sort demain. L’anthropologue franco-américaine a longuement enquêté (six ans) pour comprendre la montée en puissance de ces agences, recueillant des témoignages forts sur le système vu de l’intérieur.
In Tunisia in December 2010, a single individual ignited a popular revolution against a venal autocrat, an uprising that was followed promptly by a similar eruption in Egypt against a similar venal autocrat. The Arab world was astonished and world public opinion immediately was very sympathetic to these “model” expressions of the struggles around the world for autonomy, dignity, and a better world. Now, three years later, both countries are mired in fierce political struggles, internal violence that is escalating, and great uncertainty about where this is leading, and to whose benefit. There are some aspects particular to each country, some that are reflected in uprisings throughout the Arab or Arab-Islamic world, and some aspects that bear comparison to what is happening in Europe and to some extent everywhere in the world.
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