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Films restaurés : un nouveau marché

Films restaurés :  un nouveau marché | Film adhésif | Scoop.it

Avec le basculement du cinéma dans le numérique, les films sont de plus en plus nombreux à être restaurés. Ils ont désormais leurs festivals, comme "Toute la mémoire du monde", organisé par la Cinémathèque à Paris du 3 au 7 février. Et ouvrent un nouveau marché dans le monde du cinéma.


 Depuis quatre ou cinq ans, la restauration des films s'est développée, améliorée. Elle a aussi été facilitée. C'est le numérique qui a provoqué cette rapide évolution. De plus en plus de films redeviennent disponibles des années après leur sortie, avec une très bonne qualité d'image et de son. La sortie d'une "version restaurée" devient même un argument commercial.

 Cela redonne une nouvelle vie à des oeuvres. "Il n'y a pas de définition en tant que telle du film de patrimoine, de catalogue, de répertoire ou du films classique. Toutes ces appellations désignent un films qui n'est plus dans son premier cyle d’exploitation. On considère en général que c'est au bout de dix ans", précise Laurent Cormier, directeur du patrimoine au CNC, le Centre national de la cinématographie. En 2014, près de 60% des films en salles avaient plus de dix ans.

 "Toute la mémoire du monde", festival international du film restauré

"Toute la mémoire du monde", festival international du film restauré • Crédits : Catherine Petillon - Radio France

Désormais, les restaurations de films concernent un spectre très large d'oeuvres."Dans les années 80, quand il y a eu un effort de fait sur le patrimoine cinématographique et la restauration, on avait tendance à considérer que la restauration concernait le côté "films muets en concert", 30 ans plus tard le cinéma de patrimoine est à nos portes. Les films qu'il faut remontrer sont aussi ceux des années 80 ou 90," souligne Frédéric Bonnaud, tout nouveau patron de La Cinémathèque. "Il y a eu un élargissement dans le temps : un film comme Robocop, qui est un film de ma jeunesse, a déjà été restauré ." Paul Verhoeven, (qui a réalisé ce film en 1987) est d'ailleurs l'invité d'honneur de la 4è édition de "Toute la mémoire du monde", le festival du film restauré, organisé par La Cinémathèque.

Que ce soit lors de cette manifestation ou à l'occasion du festival Lumière (qui se tient à l'automne à Lyon et alentours), les films restaurés sont célébrés et mis à l'honneur. Il faut dire qu'ils connaissent depuis quatre ou cinq un élan inédit. "La nouvelle aventure du patrimoine commence avec le numérique", résume Jean-Fabrice Janaudy. Il est à la tête des Acacias, un distributeur spécialisé dans le patrimoine. Et avec la numérisation des salles - et donc des films, il a vu tout changer en peu de temps.


Si à Paris les salles qui vont vivre les classiques sont depuis longtemps nombreuses, notamment dans le Quartier latin, en région, de nouveaux cinémas s'engagent dans cette démarches de promotion des films. Les salles d'Art et Essais labellisées "Patrimoine et Répertoire" sont désormais 288, un chiffre en hausse.

Les circuit à l'assaut du patrimoine


A leur côté, les salles de circuit proposent désormais elles aussi des séances dédiées aux classiques - à l'image des séances UGC Culte. Les cinémas Gaumont-Pathé ont même décidé de dédier un multiplexe entièrement au patrimoine, une première. En novembre, ils ont ouvert dans le quartier des Gobelins, (Paris 13è), les Fauvettes, un cinéma de cinq salles où ne sont diffusés que des films restaurés.

Le pari de son patron, Jérôme Seydoux, c'est qu'il existe des spectateurs pour aller voir en salle de films cultes, même régulièrement diffusés à la télévision. Après avoir ouvert avec Le Corniaud de Gérard Oury avec Bourvil et Louis de Funès, ce cinéma propose en février une intégrale James Bond.  

 "_L'objectif c'est de toucher une nouvelle génération de cinéphiles, des trentenaires", explique le journaliste cinéma Jean- Pierre Lavoignat en charge depuis quelques jours de la programmation des Fauvettes."_On n'est pas la Cinémathèque nous n'avons pas vocation a faire découvrir des cinéastes oubliés, mais à proposer des nouvelles émotions autour de films cultes. On ira sûrement davantage vers les films des années 60, 70, 80, 90 que vers ceux des années 30."

En trois mois, le cinéma n'a pas encore attiré foule, mais il illustre l'intérêt commercial que représentent désormais les films restaurés.


Des spectateurs plus nombreux ou éparpillés?

 Les films restaurés sont désormais si nombreux que leur renouvellement en salle tend à suivre un rythme comparable à celui des nouveautés. "On arrive à un certain embouteillage, il y a parfois trop de films de patrimoine qui sortent pour le nombre de spectateurs", constate François Causse, programmateur de La Filmothèque, une salle Arts et essai emblématique du Quartier latin à Paris. Derrière le terme de restauration, il y a des réalités très disparates. Ressortir les oeuvres des Frères Lumière, ou les films avec Belmondo, faire une simple adaptation techniques aux nouveaux supports, ou élaborer un travail de réédition pour des films sinon oubliés : le spectre des restaurations de films est désormais très large.

Reste que l'ensemble des professionnels espèrent, avec l'arrivée d'une nouvelle offre, toucher un plus grand nombre de spectateurs.

Un nouveau marché


  Un marché du film de patrimoine est en train d'émerger. Mais il reste économiquement très déséquilibré.

Pour Laurent Cormier, du CNC, on assiste bien à une modification du paysage d'exploitation. "On voit émerger un marché du film de patrimoine, au sens où il y a une offre et une demande. Mais c'est un marché qui est économiquement très déséquilibré : pour quelques films qui vont très bien marcher en salle, avoir une belle édition DVD et une vente télé - et où l'ayant-droit va retomber sur ses pieds financièrement- beaucoup d'autres ont du mal à financer les restauration car la réponse du marché pas suffisante."

En 2012, le CNC a instauré une aide aux ayants droit à la restauration et à la numérisation des films. Depuis la création, de ce dispositif, le CNC a concourru à hauteur de 38 millions d'euros à la restauration de films.

Catherine Petillon 

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La fréquentation des cinémas a légèrement baissé en 2015

La fréquentation des cinémas a légèrement baissé en 2015 | Film adhésif | Scoop.it

Les spectateurs sont moins satisfaits que l’an dernier de l'offre cinématographique : 10 films obtiennent une note de plus de 8 sur 10, contre 22 films en 2014.

 

En 2015, chaque mois, 26% des Français de plus de 6 ans, soit 15,5 millions, sont allés au cinéma, moins qu’en 2014 (28%) mais plus qu’en 2013 (24%), selon l’étude annuelle publiée mercredi par Médiamétrie. En tout 39 millions de Français sont allés au cinéma l’an dernier au moins une fois. Depuis 2010, le taux de fréquentation mensuel oscille entre 24 et 28%.

 

Encore plus que l’an dernier, les spectateurs ont été des occasionnels, qui vont au cinéma moins d’une fois par mois : ils ont représenté 41% du public contre 40% en 2014 et 38% en 2013. Parmi eux, le public familial, particulièrement friand de films d’animation. 

 

Des films locomotives

 

Les films moteurs de l’année affichaient des genres éclectiques : des films d’action, comme « Kingsman : Services secrets », « Fast & Furious 7 », « Avengers », ou « l’ère d’Ultron », des films de science-fiction dont « Star Wars : Episode VII », des biopics (« American Sniper », « Imitation Game », « Une merveilleuse histoire du temps »), des drames (« Mustang ») et des films d’animation (« Vice-Versa »).

Les parents ont représenté 39,2% des spectateurs contre 36,9% en 2014. Ces spectateurs occasionnels, qui viennent souvent en famille, ont plébiscité des films pour enfants ou grand public (« Clochette », « Maya l’abeille », « Les Minions », « Les nouveaux héros », « Le Voyage d’Arlo », « Hôtel Transylvanie 2 », « Bob l’éponge », « Belle et Sébastien », « Star Wars »).

 

« 50 nuances de Grey » détonne avec un public largement féminin (66,8% de femmes contre 49,3% en moyenne en 2015) et particulièrement des femmes de 15 à 34 ans (40,1% contre 15,5% en moyenne).

 Des spectateurs moins satisfaits

 

Les spectateurs sont moins satisfaits que l’an dernier : 10 films obtiennent une note de plus de 8 sur 10, contre 22 films en 2014. 

Les amateurs des films nommés aux César forment un public particulier : il s’agit majoritairement des femmes de plus de 50 ans, de CSP+ et de retraités. Il s’agit aussi de cinéphiles assidus, puisque plus d’un tiers va au cinéma au moins une fois par semaine, contre 26,4% des spectateurs en moyenne. 

 

Plus de 31% de ces passionnés sont allés au cinéma seuls (contre 21,4% en moyenne). Ils sont davantage motivés par le réalisateur, les critiques et les prix. Ainsi la Palme d’or gagnée à Cannes a permis à « Dheepan » d’attirer 38,5% de ses spectateurs.

L’étude se base sur 27.564 interviews réalisées tout au long de 2015

 

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Star Wars : le film de tous les records

Star Wars : le film de tous les records | Film adhésif | Scoop.it

"Le Réveil de la Force", est le troisième film de tous les temps en terme de recettes mondiales, annonce Disney. Il bat des records aux Etats-Unis et en Chine.

 

N'en déplaise à George Lucas, l'inventeur de la saga Star Wars, le dernier opus fait un carton au cinéma. "Le réveil de la force" est devenu le troisième meilleur film de l'histoire du cinéma en termes de recettes mondiales avec 1,73 milliard de dollars, détrônant "Jurassic World", a annoncé ce dimanche, Disney.

 

Records en Chine et aux Etats-Unis

 

Le film a aussi enregistré le meilleur week-end de lancement jamais vu en Chine, où la sortie était décalée. Les recettes s'y montaient à 53 millions de dollars pour samedi et dimanche, selon Disney. Le septième épisode est désormais sorti sur tous les marchés internationaux, après sa sortie initiale aux Etats-Unis et en Europe en décembre.

 

Il a récolté 812.011 millions de dollars rien qu'en Amérique, où il est déjà devenu le plus grand succès du cinéma. Jamais un film n'avait dépassé le cap des 800 millions de dollars de recettes aux Etats-Unis. Dans le reste du monde, il a récolté 921,4 millions, selon les studios, pour un total de 1,733 milliard de dollars. "Jurassic World", sorti en juin 2015, avait récolté 1,669 milliard dans le monde.

 

"Avatar" en ligne de mire

 

Les films à battre sont maintenant "Avatar" (2,8 milliards) et "Titanic" (2,2 milliards), tous deux réalisés par James Cameron. Disney souligne que "Le Réveil de la Force" est le troisième film de tous les temps en termes de recettes en Europe. Ce week-end, c'était encore le premier film dans les salles en France, au Royaume-Uni et en Allemagne.

 

Sa capacité à détrôner "Avatar" dépendra en partie de son succès en Chine. La saga qui a débuté en 1977 n'a pas été là-bas un phénomène culturel, comme dans d'autres pays, puisqu'il a fallu attendre juin dernier pour que les différents épisodes soient projetés dans les salles obscures chinoises. Disney a cependant lancé une vaste campagne de promotion pour séduire les Chinois, allant jusqu'à installer 500 "Stormtroopers" sur la Grande Muraille au mois d'octobre.

 

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Quand l'audace paie pour trouver un job dans le cinéma

Quand l'audace paie pour trouver un job dans le cinéma | Film adhésif | Scoop.it
Un scénariste fan de Die Hard s'est acheté une pleine page de pub dans le Hollywood Reporter pour se vendre à l'équipe qui travaille sur le sixième volet. Dans le cinéma, d'autres tentatives audacieuses ont permis d'attirer l'attention des bonnes personnes et de lancer des carrières.

 

Pour intégrer un univers professionnel aussi endogame que celui du cinéma, il faut parfois un peu de culot. Eric D. Wilkinson, scénariste free-lance en mal de projet, l'a compris. Fan absolu de la franchise Die Hard, la saga du flic incarné par Bruce Willis depuis 1988, il s'est offert une pleine page du Hollywood Reporter, la bible de l'industrie américaine du cinéma. Une tribune estimée à plusieurs milliers de dollars, payée de sa poche avec, dit-il, "de l'argent qu'il n'a pas vraiment". Il y interpelle l'équipe qui travaille actuellement sur le sixième opus des aventures de l'increvable John McClane.

 

Laissez-moi répéter… J'AIME DIE HARD"! Et de dérouler le pitch d'un scénario pour le nouveau film. Interviewé par le site Gawker, Wilkinson déclare qu'il adorerait rencontrer l'équipe pour détailler davantage son projet. Mais il estime que ses chances sont "très minces, voire inexistantes". Peut-être devrait-il être plus optimiste. Certaines histoires montrent qu'un brin d'audace couplée à un peu de chance donne parfois des résultats dans ce monde de paillettes.  

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> Soutirer les bons contacts

L'actrice Carey Mulligan compte aujourd'hui parmi les coqueluches d'Hollywood. Mais à ses débuts, l'interprète de Daisy, le premier rôle féminin du blockbuster Gatsby le Magnifique ne connaît personne qui pourrait l'introduire dans ce milieu. Elle profite d'une conférence donnée à son université par l'acteur Julian Fellowes pour lui demander les coordonnées de la directrice de casting Jina Jay, qui participe à préparer le film Orgueil et préjugés. Elle lui envoie alors un courrier directement, alors qu'elle n'a à l'époque aucune référence. C'est ainsi qu'elle décroche son premier petit rôle dans la fresque de Joe Wright à 18 ans.

 

> Court-circuiter les intermédiaires

Andy Weir est l'auteur du roman qui a inspiré le scénario de Seul sur Mars. Son tout premier roman. Il parvient à être publié, mais son contrat avec l'éditeur ne lui rapporte aucun profit. L'écrivain décide en 2011 de mettre son livre à disposition sur internet. Le succès est fulgurant, si bien qu'il attire l'attention d'autres éditeurs, comme la Crown Publishing Group. En mars 2013, la maison vend les droits pour adapter son oeuvre au cinéma à la 20th Century Fox.

 


> Se rendre utile

L'horticulteur britannique Roger Holden venait de monter son entreprise de paysagiste, et travaillait dans un superbe domaine du Dorchester en 1996, au moment où la demeure a été louée par l'équipe du film Emma, de Diarmuid Lawrence. Pendant le tournage, le jardinier se rend disponible pour aider un membre de l'équipe à habiller de plantes certains décors. Il reste en contact avec le décorateur, qui l'invite à travailler sur son film suivant. Une carrière est lancée: le paysagiste enchaîne avec Gladiator, Retour à Cold Moutain, Kingdom of Heaven, Exodus, etc. Roger Holden s'est fait un nom dans l'industrie du cinéma en réalisant les plus ambitieux décors végétaux jamais créés pour des films. Il dirige aujourd'hui une équipe de sept "jardiniers du cinéma". 

 


> Frapper à la bonne porte

Julien Jaouen est compositeur de musique. À 35 ans, alors qu'il n'avait participé jusque-là qu'à des projets d'échelle locale, des courts-métrages et des documentaires télé, il frappe directement à la porte d'Europacorp, la société de production de Luc Besson. Alexandre Maout, le directeur musique du groupe, accepte de le rencontrer. L'entretien se déroule bien, mais se termine par le "classique 'si on a un projet on vous rappelle'", raconte le musicien au Télégramme. Il ne s'attend à rien. Moins de trois mois plus tard, la société le rappelle, et pas avec un petit projet. Il va réaliser la musique de "Bis", une grosse production réalisée par Dominique Farrugia, avec Kad Merad et Frank Dubosc en têtes d'affiche.

 



> Envoyer des CV par centaines

Avant de décrocher le premier rôle de Cheval de Guerrede Steven Spielberg, le jeune acteur britannique Jeremy Irvine était sur le point d'abandonner. Il venait de passer deux ans à poster ses CV et photos directement dans les boîtes aux lettres de réalisateurs et producteurs, sans succès. En parallèle, il travaille dans un supermarché et suit une formation en webdesign. Ses parents le pressent de trouver un travail. Finalement, il obtient une audition pour le rôle d'Albert, le dresseur du cheval Joey, héros du film. Le casting dure deux mois. Spielberg voit des centaines d'acteurs, principalement novices. Jeremy passera plusieurs fois devant le réalisateur de légende. Il obtiendra le job. Depuis la sortie du film en 2012, il a notamment joué dans Hors de portée avec Michael Douglas.

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Voici les lieux de tournage à Bruxelles (carte interactive)

Voici les lieux de tournage à Bruxelles (carte interactive) | Film adhésif | Scoop.it
Jaco Van Dormael avec « Le Tout nouveau testament » et Tom Hooper avec « The Danish Girl » ont choisi la capitale belge pour leurs films.

 

n concourant pour l’Oscar du meilleur film étranger, Le « Tout nouveau testament » renforce la possibilité d’un circuit touristique « spécial cinéma » à Bruxelles. « Si vous demandez aux gens dans la rue quel film a été tourné dans la capitale belge, personne ne sait. On attend un film à plus de 10 millions d’entrées et une réputation internationale pour organiser une visite sur ce thème », constate Pierrette Baillot, du Brussels Film Office.

 

Pourtant, nombreux sont les films français à utiliser Bruxelles comme décor dans l’anonymat : « Potiche », « Supercondriaque », « La vie d’Adèle », « L’Ecume des jours », « La vérité si je mens 2 », « Les Visiteurs 3 », « Möbius »…

 

 

 

La vidéo sur votre mobile

 

Surprenant : Jean Dujardin est venu incarner le juge du grand banditisme marseillais sur le Parvis de Saint-Gilles. Les deux jeunes amantes dans La vie d’Adèle paradent fièrement lors de la Gay Pride sur le Boulevard Anspach.

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Baahubali, le film indien le plus cher de l'histoire qui séduit la planète

Baahubali, le film indien le plus cher de l'histoire qui séduit la planète | Film adhésif | Scoop.it
Ce blockbuster indien n'a rien à voir avec les standards de Bollywood. C'est sans doute pour cette raison qu'il est en train de connaître un succès impressionnant hors des frontières du pays.

 

"Baahubali", le film indien le plus cher de l'histoire. Cette superproduction fait un carton au box-office en Inde. Les producteurs avaient mis les moyens: l'opus est sorti dans 1.500 salles, et ils ont fait réaliser la plus grande affiche jamais imprimée, de 51.000 pieds carré (16 kilomètres carré), décrochant ainsi une entrée au Guinness Book des records. Mais surtout, le long-métrage, qui sortira prochainement dans quelques salles françaises, commence à bien fonctionner à l'étranger.

 

Le cinéma indien est une affaire sérieuse et prolifique. Chaque année, quelque 1.600 films sont produits dans le pays-continent, et plus de 2,5 milliards de tickets s'y vendent chaque année. Ce qui fait de l'Inde le premier marché mondial en termes de nombre d'entrées et en nombre de films produits, le troisième marché en nombre d'écrans. Mais jusque-là, les productions indiennes franchissaient rarement les frontières du sous-continent. "Baahubali" est en train de changer la donne.

 

 

Le film n'a pas été réalisé à Bollywood, dans les fameux studios de Bombay, mais dans le Sud du pays, dans la région d'Andrha Pradesh, appelée "Tollywood" en référence au mythique studio américain et à la langue parlée dans cette zone, le Telegu. L'industrie du cinéma y est en plein bouillonnement. Tourné dans le studio d'Hyderabad, le film a été doublé dans plusieurs autres langues indiennes.

 

Son budget atteint un montant colossal pour un film indien: 40 millions de dollars. Quant à la réalisation, elle rivalise avec les standards internationaux.

 

Côté scénario, pas de danse, ni de chant traditionnels, mais une grande fresque historique, en deux volets, une guerre entre deux frères pour la conquête d'un royaume dans l'Inde médiévale. Salué par la critique, "Baahubali", a réalisé le plus gros démarrage pour un film indien lors de sa sortie le week-end dernier aux Etats-Unis.

 

L'objectif des cinéastes consistait justement à montrer que l'Inde sait produire d'autres histoires que des comédies romantiques avec musique et chorégraphie.

 

La superproduction a déjà généré 23 millions de dollars de recette pour son premier week-end d'exploitation outre-Atlantique, en ne sortant que dans quelques salles dans des quartiers indiens et quelques cinémas indépendants ici ou là.

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Quand le cinéma booste le tourisme

Quand le cinéma booste le tourisme | Film adhésif | Scoop.it
Alors que le 68e Festival de Cannes s’est achevé dimanche soir, le cinéma est un enjeu important pour les instituts mondiaux du tourisme. Si le ciné-tourisme, à l’instar du tourisme de littérature, n’est pas né d’hier, producteurs et gouvernements s’associent de plus en plus pour faire du 7e art une vitrine promotionnelle visant à dynamiser les visites.


James Bond : Bons Baisers du Mexique !


La plus grande publicité de l'année louant les mérites du Mexique sera en salles le 11 novembre 2015. Son titre ? "Spectre", le nouveau James Bond. Et l'information vient d'un scénario digne d'un film hollywoodien. En novembre dernier, des hackers ont révélé de nombreuses données secrètes de la société Sony Pictures Enternainment.

 

Dans le lot d'informations dévoilées, le site Tax Analysts a déniché des échanges entre les producteurs du prochain 007 et les autorités mexicaines. En échange d'une enveloppe de 13 millions de dollars, le film devra renvoyer une image positive du Mexique. Pour ce faire, les autorités ont demandé à ce que le traditionnel méchant de la saga ne soit pas mexicain, qu'une actrice du pays fasse partie des James Bond girls et qu'une scène soit tournée pendant la Fête des Morts.

La stratégie du Mexique est d'utiliser un blockbuster, le précédent Bond ayant battu tous les records d'entrées de la saga, pour se redorer un blason terni par la guerre des gangs.

 

Le procédé est d'ailleurs monnaie courante entre l'industrie du cinéma et les offices de tourisme. Ces derniers proposent régulièrement aux producteurs de nombreux avantages fiscaux et patrimoniaux. Mais jamais, dans l'histoire du cinéma, un pays avait alloué une telle somme dans le financement d'un long-métrage.

 

Les Ch'tis au service du Nord

 

En France, les régions subventionnent également le cinéma. Elles espèrent ainsi générer des retombées économiques liées au tournage (restauration, hôtellerie, commerces) et développer l'industrie cinématographique locale.

 

Dans certains cas, comme Bienvenue chez les Ch'tis, pour lequel la région Nord Pas de Calais a investi 900.000 euros, soit environ 8% du budget, l'idée est aussi de se servir des images et des stars pour vanter les mérites de la région dans des campagnes publicitaires et des avant-premières très médiatisées.

 

Quand les cinéphiles partent en pèlerinage...

 

Mais cette notion de ciné-tourisme ne dépend évidemment pas tout le temps du bon vouloir des offices de tourisme. Les fans de cinéma se déplacent très bien tous seuls, pour le plus grand bénéfice du patrimoine. Une étude menée par le site d'information touristique Skift montre que près de 10% des touristes choisissent leurs destinations aussi en fonction du cinéma.

 

Ainsi, des lieux comme Matmata en Tunisie où George Lucas a tourné des scènes de ses Star Wars, La Fontaine de Trévi à Rome pour les nostalgiques de la Dolce Vita de Fellini ou le site archéologique de Pétra dans lequel Indiana Jones trouvait le graal, sont devenus d'authentiques lieux de pèlerinages. Plus étonnant, le Kazakhstan a enregistré un boom de + 300% de réservations, toujours selon Skift, suite au succès de... Borat !

 

Enfin, aux Etats-Unis, les blockbusters pour ados que sont Twilight ou Hunger Games ont transformé leurs principaux lieux de tournage, la ville de Forks et le Dupont State Forest, en véritables points de rassemblements pour les fans du monde entier.

L'avenir nous dira si le Mexique a eu raison d'investir dans James Bond plutôt que dans ses services de sécurité nationale...

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Cannes 2015 : une belle soirée pour le cinéma français

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Jacques Audiard remporte la Palme d’or alors que Vincent Lindon et Emmanuelle Bercot, remportent les deux prix d’interprétation.

Présent en force sur la Croisette avec pas moins de cinq films en compétition, le cinéma français est aussi bien représenté au palmarès de ce 68ème Festival de Cannes. D’abord avec deux prix d’interprétation. L’un pour Emmanuelle Bercot ( qui le partage avec Rooney Mara ). Dans « Mon Roi » de Maïwen , la réalisatrice de « La Tête haute », présenté en ouverture hors compétition, tient tête avec beaucoup d’énergie à la tornade Cassel, lequel aurait pu aussi prétendre à un prix d’interprétation.

 

Mais c’est un autre Vincent, Lindon, qui l’a reçu pour sa formidable interprétation d’un chômeur de longue durée dans « La loi du marché » de Stéphane Brizé. C’est la troisième fois que Lindon tourne avec Brizé, après « Mademoiselle Chambon » et « Quelques heures de printemps ». Film remarquable, « La loi du marché » avait tout à fait sa place au palmarès. Mais c’est Jacques Audiard qui remporte la Palme d’Or pour « Deephan » , un film tourné avec des acteurs inconnus, dont les dialogues sont pour l’essentiel en tamoul. On attendait Audiard au palmarès mais peut-être pas sur la plus haute marche. Après les succès publics et critiques de « De Rouille et d’Os » ou d’ « Un prophète », Audiard s’installe un peu plus comme le « patron » d’un cinéma français plein d’allant et d’invention.

 

Pour le reste, le jury des frères Coen, a fait des choix radicaux. Laissant de côté les films italiens de Nanni Moretti et de Paolo Sorrentino, ou « Carol » de Todd Haynes qui avaient pourtant les faveurs des pronostiqueurs et d’une partie de la presse, ils ont réservé leurs récompenses à des films difficiles d’accès. « Chronic » de Michel Franco (prix du scénario), film sur un aide-soignant ( Tim Roth) qui s’occupe de patients en fin de vie ( et parfois les aide à mourir). « The lobster » de Yorgos Lanthimos ( prix du Jury), une dystopie grinçante et surréaliste où les célibataires ont 45 jours pour trouver l’âme sœur faute de quoi ils sont transformés en un animal de leur choix ( ici, Colin Farell choisit le homard). « The Assassin » de Hou Hsiao-Hsien ( prix de la mise en scène) , fresque contemplative et assez obscure sur des luttes de clan dans la Chine du IXème siècle. « Le fils de Saul », enfin, de Lazlo Nemes ( Grand prix) sur les Sonderkommando à Auschwitz, génialement filmé mais à la limite du soutenable. Quatre films, âpres, exigeants, et sans concession.

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L’ intégralité du palmarès  :La Palme d’or

> « Dheepan » de Jacques Audiard.

 

Palme d’or du court-métrage

> « Waves’98 » d’Ely Dagher

Ce film d’animation en arabe de 15 minutes raconte les errances d’Omar dans une banlieue isolée de Beyrouth. « Immergé dans un monde familier mais étranger à sa réalité, il se retrouve en lutte pour sauvegarder ses attaches », indique le synopsis du film. Neuf courts métrages étaient en lice dans cette compétition arbitré par un jury dédié.

 

La caméra d’or (1er film)

> « La tierra y la sombra » de Cesar Augusto Acevedo

Histoire d’un vieil homme colombien qui, au soir de sa vie, revient dans sa maison familiale pour tenter de renouer les fils rompus avec ses proches.

 

Prix du scénario

> « Chronic », de Michel Franco

 

Prix d’interprétation féminine

> Emmanuelle Bercot dans « Mon roi » de Maïwen.

> Rooney Mara dans « Carol » de Todd Haynes.

 

Prix du Jury

> « The Lobster » de Yorgos Lanthimos

Fable grinçante et dérangeante sur l’amour, avec les stars internationales Colin Farrell, Rachel Weisz et Léa Seydoux.

 

Prix d’interprétation masculine

> Vincent Lindon dans « La loi du marché » de Stéphane Brize.

 

Prix de la mise en scène

> Hou Hsiao-Hsien pour « The Assassin »

 

Le Grand Prix

> « Son of Saul » de Lazslo Nemez

 

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Pourquoi le cinéma s’inspire tant de la bande dessinée

Pourquoi le cinéma s’inspire tant de la bande dessinée | Film adhésif | Scoop.it

Le 7 e et le 9 e arts se sont rapprochés parce que la BD aide le cinéma à vendre plus de tickets.

 

Pourquoi le cinéma se passionne-t-il de plus en plus pour la bande dessinée ? Longtemps, les cousins du 7e et du 9e arts semblaient éloignés, mais désormais, plus une année ne passe sans qu’en France, comme à l’échelle mondiale, de nombreux blockbusters tirent leur source d’une BD franco-belge, d’un manga japonais ou d’un comics américain.

 

Si le cinéma puise de façon croissante dans l’univers BD, c’est avant tout parce que sur grand écran comme dans un album, tout commence par une bonne histoire. On peut faire un film à succès avec des acteurs peu connus ou une bonne BD avec un jeune dessinateur, quand l’histoire est bonne. A l’inverse, même des stars de cinéma ou du dessin ne feront pas un succès s’ils s’appuient sur un mauvais scénario ! Or, quand on manque d’idées, la bande dessinée (plus de 4.000 nouveautés par an rien qu’en France) se révèle être une source d’inspiration facile par procuration. S’appuyer sur des héros de papier ayant fait leurs preuves permet de ne pas partir de zéro, en s’appuyant sur la notoriété de personnages déjà connus du public. Une simple histoire de Gaulois attirera moins l’attention qu’une version sur grand écran des aventures d’Astérix !

 

Un pari souvent gagnant

 

Hollywood cherche d’ailleurs autant à limiter les risques en s’appuyant sur des super-héros connus de tous. Ce n’est pas un hasard si Disney a racheté Marvel (Spiderman, Avengers, Captain America...) et si Warner a mis la main sur DC Comics (Batman, Superman...).

 

Si la bande dessinée inspire le cinéma, c’est aussi que, sur la durée, le pari s’est plus souvent révélé gagnant que perdant. Certes, les adaptations de Blueberry ou de Lucky Luke n’ont guère séduit et certains films tirés de BD ont fait des flops retentissants, mais la liste des succès adaptés de la BD est particulièrement longue. En 2013 par exemple, le film français qui a réalisé le plus d’entrées fut « Les Profs » (une série d’albums publiés par Bamboo Edition) qui attira près de 4 millions de spectateurs. Cette même année fut également marquée par le succès critique et commercial de « La vie d’Adèle » : une palme d’or à Cannes basée sur « Le bleu est une couleur chaude », une BD publiée par Glénat. Deux succès symboliques qui expliquent pourquoi le cinéma prend au sérieux la BD. « Les Profs », qui donnera lieu à un « Prof 2 » dès juillet prochain, répond parfaitement aux attentes d’un cinéma qui adore s’appuyer sur des films capables de connaître des suites. Et « Adèle » a prouvé que la BD, qui fut longtemps considérée comme un art mineur, un divertissement pour gamins ou ados attardés, avait conquis ses lettres de noblesse. Elle peut inspirer des films commerciaux comme des œuvres d’auteur. 

 

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"Absolutely Fabulous" porté sur grand écran

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(Relaxnews) - L'actrice star de la série, Jennifer Saunders, a confirmé l'adaptation au cinéma de la sitcom britannique. 

 

La série culte de la BBC va une nouvelle fois faire son retour. Jennifer Saunders a confié lors du talk-show britannique "Loose Women" l'adaptation sur grand écran de la série. 

 

Diffusée de 1992 à 1995 sur la chaîne anglaise, "Absolutely Fabulous" a déjà connu de multiples come-back sur le petit écran. Une première fois en 1996 avec "Leur dernier délire", un épisode inédit en deux parties, puis de 2001 à 2004 avec de nouvelles saisons et enfin en 2011 et 2012 avec un spécial Noël et un pour les Jeux olympiques de Londres.

 

Jennifer Saundersall qui incarne le personnage d'Edina Monsoon, a également confié que le film se déroulerait à Londres, mais aussi très certainement dans le sud de la France. Le tournage devrait avoir lieu à l'automne 2015.

 

La série avait également été déclinée en film en France sous le titre d'"Absolument fabuleux", en 2001, avec Gabriel Aghion ("Pédale Douce") à la réalisation et Josiane Balasko et Nathalie Baye au casting.

 

 

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Le regain de santé du cinéma italien reste précaire

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Malgré la hausse de 20 % du nombre des films produits en 2014, le bilan reste fragile.

 

Avec trois films dans la sélection officielle de Cannes (Moretti, Garrone et Sorrentino), du jamais vu depuis 1994, le cinéma italien est à la fête cette année. Mais la tentative de renaissance reste fragile, à en juger par le bilan annuel 2014 présenté mardi, à Rome, par l’ANICA (l’Association des industries cinématographiques, audiovisuelles et multimédia).

 

Si la production italienne garde le vent en poupe, en volume, avec 201 films produits (contre 167 en 2013) et un nombre de tournages étrangers qui a doublé grâce à la récente réévaluation des incitations fiscales (crédits d’impôts), les recettes en salles sont en recul de 7 %, à 575 millions d’euros. Une situation contrastée à laquelle le gouvernement de Matteo Renzi souhaite remédier par une redéfinition de la notion de « film d’intérêt national » (éligible aux aides). Le ministre de la Culture Dario Franceschini l’a promise pour favoriser les jeunes talents.

 

Réseau de salles obsolètes

 

« Le paradoxe est que nous produisons plus de films avec moins de ressources et moins de coproductions internationales », a résumé le directeur du cinéma au ministère de la Culture, Nicola Borrelli, en soulignant la fragilité du système. De fait, avec un total d’investissements de 323 millions d’euros en 2014 (contre 335 millions en 2013), le budget moyen du « film d’initiative italienne » est tombé à 1,4 million d’euros (contre 3,9 millions d’euros en France).

Quant au recul du nombre des entrées, tombé à 91,4 millions en 2014 (contre 97,4 millions en 2013), le président de l’ANICA, Riccardo Tozzi, estime qu’après avoir investi massivement dans les multiplexes, la filière italienne souffre d’un « réseau de salles en grande partie obsolète dans les centres urbains ». Pis : la part de marché des films italiens (27 % en 2014) est tombée à 25 % au premier trimestre.

 

4 films italiens en prime time sur 5 ans

 

« Il faut améliorer les rapports entre le cinéma et les chaînes de télévision dans notre pays, surtout avec le service audiovisuel public qui doit mieux mettre en valeur la production nationale aux heures de grande écoute », n’a pas caché le ministre Dario Franceschini, à Rome. De fait, selon les données de l’ANICA, la RAI 1 (première chaîne publique) a diffusé seulement 4 films italiens en cinq ans en début de soirée, contre 45 pour Canale 5 (groupe Mediaset de Silvio Berlusconi).

 

« Le service public italien ne diffuse pas assez le cinéma italien récent, qui est en train de disparaître de la formation culturelle du pays », déplore Francesca Cima, la productrice de la « Grande Bellezza » de Paolo Sorrentino.

 

Malgré ces résultats plus que contrastés, le cinéma italien mise sur son trio gagnant pour décrocher une palme à Cannes. Le spectaculaire et baroque « Conte des Contes » du napolitain Matteo Garrone, tourné en anglais avec Salma Hayek et Vincent Cassel, pourrait partir favori.

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Jean Seberg, une passion française

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Le bel hommage de la réalisatrice Anne Andreu à l’actrice américaine, icône de la Nouvelle Vague (dimanche 19 avril à 22 h 25 sur Arte).

 

Dresser le portrait d’une personnalité aussi complexe que Jean Seberg n’est pas si facile. Il faut s’approcher des zones d’ombre, aller au-delà des images qui ont fait de la ravissante actrice américaine une icône de la Nouvelle Vague.

A travers la vie mouvementée de Seberg, c’est aussi un portrait de l’Amérique des années 1960 et 1970 qui se dessine. Et ceux d’une partie des hommes qui ont compté dans sa vie, d’Otto Preminger à Jean-Luc Godard, en passant par François Truffaut, Romain Gary, Carlos Fuentes et Jean-Paul Belmondo…

Comment l’espiègle country girl, fille de pharmacien élevée dans une petite ville de l’Iowa et ayant reçu une stricte éducation luthérienne, est-elle devenue une immense actrice ? Comment a-t-elle mené sa carrière et affronté des réalisateurs au caractère parfois très difficile ? Comment est née la conscience politique qui fit d’elle une militante aux côtés des Black Panthers et, de fait, une cible privilégiée d’Edgar Hoover et du FBI ?

 

Une expérience compliquée

 

Tous ces aspects sont analysés à travers des images d’archives et de multiples témoignages. On y entend sa sœur, Mary Ann, son fils, Diego Gary, son amie Elaine Brown, militante de la première heure du Black Panther Party.

« A 12 ans, j’ai décidé de devenir actrice en regardant Marlon Brando ! », révèle Jean Seberg face caméra. Elle n’a pas encore 18 ans lorsque Otto Preminger la choisit parmi près de 18 000 candidates pour jouer le rôle de Jeanne d’Arc. Jean Seberg s’envole pour Londres en novembre 1956, où son premier tournage se révélera une expérience compliquée, avec un Preminger agressif. C’est pourtant sous sa direction que Seberg enchaîne un deuxième film : dans Bonjour tristesse, adapté du roman de François Sagan, elle suscite l’admiration de François Truffaut.

La suite, c’est une vie hors du commun, ponctuée de passions amoureuses, de crises, d’expériences plus ou moins réussies, d’engagements politiques et d’une existence partagée entre la France et les Etats-Unis. Le rôle de sa vie ? Peut-être celui de la schizophrène tenu dans Lilith, film de Robert Rossen, avec Warren Beatty.

A 40 ans, Jean Seberg est retrouvée morte à l’arrière de sa voiture, victime d’une overdose. Ce documentaire, signé Anne Andreu, lui rend un bel hommage.

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Les Visiteurs 3 : le tournage prévu à Namur

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Dès juin prochain, Jacquouille la Fripouille et Godefroy de Montmirail devraient poser leurs valises dans la ville belge pour la réalisation du troisième volet de la comédie culte de Jean-Marie Poiré.

 

Jacquouille la Fripouille ( Christian Clavier) et Godefroy de Montmirail (Jean Reno) fouleront le pavé de Namur, cet été. La ville belge accueillera le tournage du film LesVisiteurs 3.L'endroit particulièrement convoité par la production est son musée des Arts décoratifs, malheureusement actuellement en travaux, nous apprend L'Avenir.

 

«On attend une réponse de l'entrepreneur pour interrompre les travaux. Le retard engrangé ne coûtera rien à la Ville, la production payera le surplus» a rasuré Tanguy Auspert, échevin du Patrimoine.

L'équipe de joyeux drilles composée de Jean Reno, Christian Clavier, Franck Dubosc, Karin Viard et Sylvie Testud, débarqueront dès le mois de juin prochain.: «On va devoir bloquer une bonne moitié de la place St-Aubain», a ajouté Tanguy Auspert.

 

Le campement de Jacquouille et Godefroy devrait être installé au pied de la cathédrale, toujours selon L'Avenir. D'autres scènes devraient également se jouer dans le palais provincial ainsi qu'ailleurs sur le territoire namurois, notamment à Franc-Waret et à Ronchinne.

Pour mémoire, une partie de l'intrigue du troisième épisode de la saga culte créée par Jean-Marie Poiré, se déroulera à l'époque de la Révolution française, 13 ans après le dernier volet, Les Visiteurs en Amérique. «Les deux amis tombent sur un descendant de Jacquouille, Jacquouillet, qui est un grand inquisiteur assez virulent», annonçait, en 2013, Christian Clavier au micro de RTL.

 

«Ces deux personnages sont bloqués à l'intérieur d'une époque très troublée, dangereuse et dans laquelle les rapports des familles de Godefroy et Jacquouille s'entrecroisent. Les épisodes 1 (1993) et 2 (Les couloirs du temps, 1998), avaient produit la Révolution française. Désormais, on va voir ses conséquences en direct, c'est-à-dire le moment où la descendance de Jacquouille vient frapper au château de la descendance de Godefroy pour le réclamer», précisait l'acteur.

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Le buzz des Etats-Unis : New York, le nouvel Hollywood

Le buzz des Etats-Unis : New York, le nouvel Hollywood | Film adhésif | Scoop.it

Le business du cinéma a quasiment doublé en dix ans à New York.

 

Difficile d’habiter New York sans croiser, chaque semaine, un tournage de films. L’industrie du cinéma y a dépensé 8,7 milliards de dollars en 2014, un chiffre qui a quasi-doublé depuis dix ans. « Inside Amy Schumer », « The Americans » et « The Girl on the Train » figurent ainsi parmi les quelques 90 séries et films tournés actuellement dans Manhattan. « A New York, c’est le vrai décor. On y trouve de vrais ponts, de vrais tunnels, de vraies rues », a fait valoir la semaine dernière le réalisateur Scott White, qui tourne la série « Gotham » pour la chaîne Fox.

 

La ville, qui veut réduire sa dépendance par rapport à l’industrie financière, met les bouchées doubles pour attirer les productions. Elle n’hésite pas à inonder les producteurs de fortes subventions : elle prend désormais en charge 30 % des coûts de production, via un crédit d’impôt.

 

Les producteurs y semblent particulièrement sensibles : quand la ville institue un premier crédit d’impôt à 15% en 2005, les dépenses de tournage de films bondissent immédiatement de 900 à 1,4 milliard de dollars. Deux ans après, plusieurs Etats voisins - le Massachusetts, le Connecticut et la Pennsylvanie - instaurent des avantages encore plus généreux : la production à New York chute. En 2009, la ville décide alors de relever de 15% à 30% son crédit d’impôt : les dépenses de tournage augmentent immédiatement de 50 %, analysait le BCG dans une récente étude.

 

Rapport très attendu sur la fermeture de Guantanamo

 

Le rapport du Pentagone sur la fermeture de la prison militaire de Guantanamo devrait être remis au Congrès d’ici à ce mardi soir, la date-limite, a indiqué lundi un porte-parole du ministère américain de la Défense. Le centre a été ouvert en janvier 2002 par le président George W. Bush dans la foulée des attentats du 11 septembre 2001. La prison a accueilli jusqu’à 680 prisonniers à son pic d’activité en 2003.

 

L’administration Obama cherche depuis 2009 à fermer cette prison controversée. Des détenus sont transférés au compte-gouttes vers des pays tiers. Ils sont actuellement encore 91, dont 34 ont vu leur transfèrement approuvé par les autorités. Les autres resteront incarcérés pour une durée indéfinie car considérés comme trop dangereux ou en attente de procès.

 

Le rapport attendu mardi devrait notamment détailler le coût estimé de leur détention pour chaque site. Parmi les sites envisagés figurent le Consolidated Naval Brig de Charleston (Caroline du Sud, sud-est), Fort Leavenworth (Kansas, centre) et la prison fédérale de haute sécurité de Florence (Colorado, ouest)

 

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A Londres, les cinémas éphémères tissent leur toile

A Londres, les cinémas éphémères tissent leur toile | Film adhésif | Scoop.it
On va au cinéma ? Of course, my dear, mais dans un hangar désaffecté, un pub ou... un cimetière. Face à la pénurie de salles, la projection de films dans des lieux insolites s'enracine au Royaume-Uni.
 

« Les films, on ne les découvre plus au cinéma ! » Parole de Londonien. Celui qui s'exprime ici se nomme Phoenix Fry et vit dans le quartier de Deptford, dans le sud-est de la capitale. Reste-t-il rivé à sa télé ou à son ordinateur ? Se contente-t-il de l'offre Netflix ou du player VOD lancé par le British Film Institute ? Pas le moins du monde. Il préférera toujours l'expérience collective de la salle. Mais à Londres, un billet coûte en moyenne 20 euros. Et les salles ne sont pas si nombreuses. Cet hiver, pour voir le dernier James Bond, qui occupait la majorité des écrans (et même ceux d'un centre culturel comme le Barbican), il fallait parfois attendre quinze jours.

Les cinéphiles anglais ont donc tissé leur réseau de résistance. Et sortent les films des cinémas pour leur donner un nouveau souffle. Phoenix Fry organise des séances dans l'arrière-salle d'un pub de son quartier. Et il a eu l'idée d'une projection deDeep End et de L'Inconnu du lac dans une piscine à vagues. Il n'est pas seul à s'agiter ainsi. Partout, les pubs rivalisent de créativité. Les clubs se forment autour de « cultes » plus ou moins extravagants. Demoiselles de Rochefort ou gangsters jamaïcains, Nollywood ou Bollywood, séries B, séries Z, séries pires que Z, films en VHS... Les séances Hot Tub où les spectateurs sirotent des cocktails dans des piscines gonflables se taillent un joli succès. D'autres sont organisées sur les toits des immeubles, dans des sous-sols, des stations-service, des gares abandonnées, des hangars désaffectés, des cimetières...

 

Au rythme des lieux éphémères

 

Il faut suivre. C'est l'idée. Les organisateurs des soirées Nomad déménagent à chaque saison. Pour Noël, ils ont organisé des séances de La vie est belle, de Frank Capra, et deL'Etrange Noël de monsieur Jack, de Tim Burton, dans une cour d'immeubles à la Dickens, près de Victoria. La culture du pop-up, les lieux éphémères qui rythment la vie londonienne, s'adapte au cinéma grâce à la démocratisation des projecteurs numériques. Elle prend sa source dans les festives années 1990 où les jeunes fans de musique électronique se livraient à un fantastique jeu de piste pour rejoindre les raves clandestines, dans des lieux tenus secrets jusqu'à la dernière minute. « Il faut inventer sans cesse, raconte Phoenix Fry.Trouver des endroits étranges et excitants, communiquer vite, tisser des réseaux en marge, créer une communauté qui se soude autour d'un désir de découverte et qui veut s'éloigner des sentiers battus. »

 

 

 

 

 

Les cinéastes Julian Temple et Nicolas Roeg ont ainsi présenté leurs films dans un hôpital psychiatrique désaffecté au look victorien. Les projections étaient accompagnées de lectures de poèmes et de rencontres musicales (avec Jarvis Cocker de Pulp notamment). Leur hôte était leur collègue Danny Boyle, réalisateur deSlumdog Millionaire, qui a lancé là le Shuffle Festival, militant pour « l'invention des villes où nous voulons vivre », et dont le mot d'ordre est : « Des lieux intelligents à l'usage du public. »

 

Communauté clandestine et jeu de piste

 

Le pionnier de ces séances alternatives qui se multiplient aujourd'hui sous toutes les latitudes, de Brighton à Glasgow, est un (ex-)apprenti cinéaste qui ne se montre ni ne s'exprime guère. Dépité de ne pouvoir projeter de courts métrages à Londres (notamment ceux qu'il réalisait), Fabien Riggall a créé, en 2007, sa propre séance dans les sous-sols d'une ancienne brasserie industrielle, sur les terres de l'East End en plein retour de flamme. Les films étaient suivis ou accompagnés par des DJ dans une ambiance euphorique. Que la salle ne soit pas conçue pour le cinéma ne le contrariait pas. Au contraire. Les conditions de projection n'étaient pas optimales mais l'excitation du rassemblement primait sur tout. Son expérience des raves où il lui fallait rouler à l'aveugle dans la nuit, chercher des indices sur un parking pour aller danser, l'a poussé à créer sa propre communauté clandestine. Et à lancer son propre jeu de piste sous la bannière de Secret Cinema. Après les courts métrages, il a étoffé son désir de programmation avec ses films fétiches, auxquels il offrait un écrin sur mesure tenu secret jusqu'à la dernière seconde. Pour lancer l'affaire, Paranoid Park a été projeté dans un dédale de tunnels vers London Bridge, recréant l'ambiance de zone onirique filmée par Gus Van Sant. La communauté des skaters et les réseaux sociaux ont assuré, dans l'instant, un succès qui ne s'est jamais démenti. Fabien Riggall affirme pouvoir compter sur un million d'adresses e-mail pour lancer ses séances.

En tablant sur le goût du mystère et de la découverte, il a organisé des sessions assez uniques de Brazil (dans des immeubles futuristes), de La Haine (dans une cité de Lewisham) ou de La Bataille d'Alger (dans les catacombes), mais il semble au moins aussi intéressé par la mise en scène de la soirée que par les films eux-mêmes, et on le critique aujourd'hui pour des séances qui s'alignent sur les parcs d'attractions à l'américaine. La dernière manifestation de Secret Cinema s'est tenue, cet été, dans une vaste friche industrielle au sud de la capitale, où une armée de figurants en costumes de l'espace célébrait Star Wars. En quelques semaines, quatre-vingt mille spectateurs se sont déplacés, malgré le prix exorbitant du billet (100 euros). Fabien Riggall parle de garder l'esprit « punk » pour ouvrir à Londres un vaste terrain d'aventures consacré au cinéma, mais il est passé du côté obscur de la Force.

 

Murmure d'excitation

 

« L'Angleterre est dominée par le rouleau compresseur du cinéma américain, dit Adam Roberts. Aujourd'hui plus que jamais. Les salles où nous découvrions le cinéma d'auteur étranger ont presque toutes disparu, et c'est pour ça que nous mobilisons nos énergies. Pour trouver les copies et les diffuser où c'est possible. »Cet inconditionnel de Pialat a commencé dans une galerie commerciale et se promène entre vieux théâtres et galeries d'art. Seul critère incontournable : ne projeter que des copies 35 mm. « Les gens apprécient, dit-il. Je me souviens d'une séance de Guerre et paix, de Bondarchuk, pour laquelle j'avais trouvé les dernières bobines, hors d'âge, qui se décomposaient dans une odeur de vinaigre. J'ai dit :"Profitez-en, c'est peut-être la dernière fois qu'on les voit ainsi", et j'ai senti passer un murmure d'excitation dans les rangs. Le public est ému à l'idée que cette culture pourrait disparaître. »

Joseph Adesunloye, un jeune cinéaste d'origine nigérianne, défend lui le cinéma africain dans une galerie d'art du sud de Londres. Il s'est forgé un public fidèle et table sur l'appétit des communautés et des quartiers londoniens pour des oeuvres et des soirées dans lesquelles ils se retrouvent. Les festivals gratuits sont de plus en plus nombreux, et les séances qu'il organise ne sont pas si éloignées de celles de son enfance, dans le delta du Niger, où l'on attendait que la nuit soit noire pour tendre un drap et brancher un projecteur au magnétoscope. Le cinéma était avant tout un bazar informel, prétexte pour les échanges et les palabres, le foyer d'une contre-culture vivace : « Londres est une ville qui s'embourgeoise et se standardise à vitesse grand V, dit-il. Tout y semble de plus en plus impersonnel et des multitudes de groupes se constituent pour déjouer la culture commerciale hyper formatée. Si inoffensive qu'elle en devient agressive. »

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Le cinéma en Chine, un eldorado très disputé

Le cinéma en Chine, un eldorado très disputé | Film adhésif | Scoop.it

Les entrées en salle explosent, portées par l’engouement du public pour les grosses productions.

 

Jour J pour « Star Wars VII » en Chine. La dernière saga des aventures de Luke Skywalker débarque ce samedi sur les écrans – dès minuit, même, dans les multiplex Xing Mei ou Megabox de Pékin –,  forte d’un succès mondial qui ne se dément pas . En trois semaines, le film a récolté 1,5 milliard de dollars. Que le public chinois réponde présent et « Le Réveil de la Force » détrônera « Avatar », et ses 2,8 milliards de dollars de recettes en salle, du titre de plus gros succès de tous les temps. 

 

Disney, qui a déboursé 4 milliards de dollars pour racheter la franchise de « La Guerre des Etoiles » à George Lucas en 2012, peut compter sur le dynamisme du grand écran en Chine pour y parvenir. Fort de l’engouement du public –entre 18 et 30 ans majoritairement – pour les grosses productions, le box-office chinois est bien parti pour dépasser son alter ego américain, dès 2017 selon les analystes de Nomura (voir ci-contre). Au vu des tendances, il y a peu de risques qu’ils se trompent. 

 

Un essor qui ravit le pouvoir

 

L’an dernier, il s’est vendu 1,26 milliards de ticket, deux fois plus qu’en 2014. Avec un peu moins de 6,3 milliards d’euros, les recettes ont suivi la même pente. Un peu plus de 8.000 écrans ont vu le jour. On en compte désormais 31.267. Et le pays est loin d’être saturé… 

Bref, le cinéma en Chine c’est de l’or en barre, qui suscite toutes les convoitises : financiers, géants de l’Internet ou promoteurs immobiliers, à l’image de Wanda, en passe de prendre le contrôle de Legendary Entertainment, le studio de « Jurassic World », chacun veut sa part du gâteau ! Le pouvoir à Pékin applaudit des deux mains : lui qui veut faire du divertissement l’un des piliers de sa stratégie de croissance voit d’un bon œil ses champions partir à l’assaut de Hollywood. 

 

Des quotas drastiques

 

Cela fait quelque temps déjà que des ponts se construisent entre la Chine et la Mecque du cinéma, selon un intérêt bien compris : des yuans contre l’accès à un marché de centaines de millions de spectateurs. Quelques exemples parmi d’autres, Bona, l’un des principaux distributeurs, va financer en partenariat six films de la 20th Century Fox. Et le géant de l’e-commerce Alibaba a pris un ticket dans le dernier « Mission Impossible ».

 

Pour autant, rien n’est simple. Les 3 films américains (contre 7 chinois) figurant dans le Top 10 chinois de 2015, ou le succès rencontré par le « Lucy » de Luc Besson (7 millions d’entrées et 36e position en 2014), laissent croire que la Chine est accueillante. Or, l’accueil y est plutôt… réservé. 

 

Fourches caudines

 

Pour se frayer une place, un film doit d’abord passer les fourches caudines de la toute puissante SAPPRFT, entité publique à l’acronyme imprononçable sous la tutelle du bureau de la propagande du parti communiste. Censure, date de sortie, durée d’exploitation… Tout est de son ressort. 

« La SAPPRFT peut décider de lancer un film à un mauvais moment ou de le retirer s’il marche un peu trop bien », explique un spécialiste sous couvert d’anonymat. Le but ? Faire en sorte que les productions chinoises ne descendent jamais en dessous de 50% de parts de marché.

Fermer le robinet des co-productions

On touche là au deuxième écueil du cinéma en Chine : les quotas qui limitent les diffusions étrangères à un tiers des films distribués en salle, ce qui fait une moyenne de 70 par an, dont la plus grosse partie revient aux productions américaines. Les quotas fixent aussi la part des films au forfait, ou en partage de recettes.

 

Le passage par des coproductions permet bien d’éviter ces contraintes, mais il semble que le gouvernement cherche à fermer ce robinet. Si l’on ajoute la piraterie, qui reste une plaie, et les exploitants de salles qui font la pluie et le beau temps dans leurs cinémas pour privilégier la rentabilité immédiate, les films restent rarement plus d’un mois à l’affiche…

 
 
Le deuxième marché pour la France en nombre d’entrées

Avec 17,4 millions de billets vendus en 2014 pour 8 films sortis, la Chine a représenté cette année-là le deuxième marché d’exportation pour le cinéma français en nombre d’entrées, derrière les Etats-Unis mais devant l’Allemagne. Ce record est largement dû au succès de « Lucy » de Luc Besson (7,1 millions d’entrées) qui a réussi à se hisser en 36e position du box-office. Bien que l’appétit des spectateurs pour les grosses productions en 3D favorise les majors hollywoodiennes, la France « peut revendiquer son rang de première alternative étrangère au cinéma américain », estime un spécialiste. Avec 6 films sortis seulement, le bilan 2015 n’est pas encore connu. Il ne pourra pas profiter du succès du « Dernier Loup », qui a récolté près de 100 millions d’euros de recettes. Le film de Jean-Jacques Annaud est le fruit d’une des coproductions dont le nombre augmente d’année en année. Mais, majoritairement chinoises, elles ne sont pas comptabilisées dans les entrées de films français en Chine.

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Après Lego, Playmobil va faire l’objet d’un film

Après Lego, Playmobil va faire l’objet d’un film | Film adhésif | Scoop.it

Le long métrage, attendu pour 2018, sera produit par le français On Entertainment (Le Petit Prince).

 

Lego a ouvert la voie. Playmobil s’y engouffre allégrement. Un an et demi après la sortie en France du film « La grande aventure Lego », qui aura rapporté l’an dernier 468,8 millions de dollars à travers le monde et dopé les ventes du fabricant danois de briques en plastique (+11 % au premier semestre 2014), un projet de film est lancé sur les petites figurines produites en Allemagne.

 

Et c’est le studio d’animation français ON Animation qui est à la manoeuvre, avec la société de production On Entertainment (Le Petit Prince) . Pathé distribuera le film en France, et le français Wild Bunch en assure la vente à l’international. Le projet a déjà été pré-vendu en Allemagne, en Amérique latine, au Benelux, en Suisse et au Moyen Orient.

 

L’auteur du Chat Potté et de Shrek 2

 

Le projet est énorme pour un film d’animation européen. Selon le site de « Variety », le budget de la production atteint 75 millions de dollars. Le film, intitulé « Playmobil : Robbers, Thieves & Rebels » (« bandits, voleurs et rebelles »), devrait être le premier opus d’une trilogie.

L’écriture et la réalisation sera confiée à Bob Persichetti (déjà à l’origine du scénario du Chat Potté, de Shrek 2 et du Petit Prince). Comme pour le Petit Prince, la production aura lieu au Canada. Le film devrait être prêt pour la mi-2018, en vue d’une sortie à la fin de l’année.

 

2,8 milliards de figurines vendues en 41 ans

 

Le film Playmobil est le dernier projet maison d’On Entertainment, la société de production créée il y a presque deux ans par Dimitri Rassam (« Le Prénom », « Papa ou Maman ») et Aton Soumache (un spécialiste de l’animation, avec les séries « Le Petit Prince » ou « Iron Man »). Avec à l’époque déjà, de grandes ambitions à l’international, où les jeunes français rêvent de rejoindre les majors mondiales comme Pixar, Disney, Dreamworks ou Sony, en misant sur le merchandising et les partenariats avec les grands acteurs du jouet.

Pour Playmobil, qui a vendu plus de 2,8 milliards de ses célèbres figurines en 41 ans, ce film marque une nouvelle étape. L’an dernier, les ventes mondiales de la société ont atteint le montant record de 595 millions d’euros, ce qui lui a permis de ravir la place de premier fabricant de jouets allemand au groupe de puzzles et de jeux de société Ravensburger.

 

Le précédent Lego

 

Reste à savoir si le film rencontrera le même succès que « La grande aventure Lego » , qui avait contre toute attente reçu un accueil favorable de la critique avant de crever l'écran en salles. Lego avait participé au budget de 60 millions de dollars de ce long métrage principalement produit par Warner Bros, qui a aussi assuré sa distribution à l’international. Le numéro deux mondial du jouet (derrière l’américain Mattel) avait coproduit le film par l'intermédiaire de sa filiale spécialisée dans les contenus pour séries TV.

Le groupe danois, dont les ventes ont quadruplé en 10 ans, vient de franchir un nouveau pas dans sa stratégie digitale en se lançant, mardi, dans la bataille des jouets vidéo, ces figurines que la technologie sans contact NFC permet de mettre en contact avec un jeu vidéo - en l’occurrence Lego Dimensions, conçu par Warner Bros.

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Sony planche sur un film d'animation sur les émoticônes

Sony planche sur un film d'animation sur les émoticônes | Film adhésif | Scoop.it

Sony Pictures a arraché les droits à Warner et Paramount.

 

Sony Pictures veut surfer sur la vague des emojis, annonce le « Times » . Le studio de cinéma prépare un film d’animation sur les émoticônes, mot-valise composé d’« émotion » et « icône », ces symboles dont sont notamment saupoudrés les sms et les posts des réseaux sociaux.

Sony Pictures a remporté la bataille qui l’opposait à Warner Bros et Paramount Pictures, qui voulaient également exploiter ce projet. Anthony Leondis (« Kung Fu Panda : Les Secrets des maîtres », « Le Prince d’Egypte ») réalisera le film, épaulé à l’écriture par Eric Siegel (« Men At Work »).

 

Ce n’est pas le premier projet original des studios de cinéma, un film d’animation sur un célèbre jeu de briques était déjà sorti au cinéma, avec un certain succès : « La grande aventure Lego. » Et l’usage des émoticônes n’est plus limité aux échanges de messages. En mai, « The Guardian » a traduit entièrement le discours sur l’état de l’Union de Barack Obama avec ces symboles . Pour l’occasion, le président américain a été transformé en émoticône. Le clip « Drunk In Love » de Beyoncé a également connu une version retravaillée. De son côté, le programmateur Matthew Haughey s’est lancé dans la réinterprétation du film « The Big Lebowski » dans un projet intitulé « The Big Lebowskemoji » .

 

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Cinéma : « Les Minions » détrône « Vice-Versa » aux Etats-Unis

Cinéma : « Les Minions » détrône « Vice-Versa » aux Etats-Unis | Film adhésif | Scoop.it

Le dessin animé a remporté 115 millions de dollars dès son week-end de sortie au box-office nord-américain, selon les chiffres provisoires de la société Exhibitor Relations.

 

Le succès phénoménal d’un dessin animé peut en cacher un autre. « Les Minions » et ses petits bonhommes jaunes ont remporté 115 millions de dollars dès leur week-end de sortie au box-office nord-américain, selon les chiffres provisoires de la société Exhibitor Relations.

 

Le dessin animé, dont l’un des deux réalisateurs est le Français Pierre Coffin, met en vedette les petits personnages apparus dans « Moi, moche et méchant ». Jon Hamm, Sandra Bullock et Michael Keaton sont parmi les vedettes qui leur prêtent leurs voix américaines.

 

« Les Minions » détrônent le dessin animé signé Disney « Vice Versa » , ou l’histoire d’une petite fille dans le tumulte de ses émotions qui a récolté 17 millions et passe de la première à la troisième place (283 millions en quatre semaines) du classement.

 

68,7 millions de dollars pour Terminator en deux semaines

 

Intercalés, on retrouve les dinosaures de Jurassic Park  avec 18 millions de dollars mais néanmoins plus de 590 millions empochés en cinq semaines. De son côté, « Terminator Genisys », cinquième film de la série avec le retour d’Arnold Schwarzenegger dans le rôle titre, boudé par la critique, récolte 13,7 millions et 68,7 millions en deux semaines.

 

Une nouveauté, le film d’horreur à petit budget « The Gallows », avec fantômes, adolescents et potences comme l’indique son titre, prend la cinquième place et 10 millions. Le film rappelle « Le projet Blair Witch » de 1999, filmé lui aussi caméra à l’épaule. En sixième position, « Magic Mike XXL » récolte 9,6 millions de dollars pour sa deuxième semaine. Le film, suite du « Magic Mike » de Steven Soderbergh (2012), réunit à nouveau les strip-teaseurs Kings of Tampa.

 

« Ted 2 », second volet de la comédie de Seth MacFarlane sur un ours en peluche ordurier et fumeur de joints qui prend vie, se place au septième rang avec 5,5 millions de dollars pour sa troisième semaine. « Renaissances », un film de science-fiction avec Ryan Reynolds et Ben Kinsley, se place en huitième position pour sa sortie avec 5,3 millions.

 

« Max », sur un chien apprivoisé par un adolescent à son retour d’Afghanistan où il aidait les Marines, tombe à la neuvième place en engrangeant 3,4 millions de recettes. La comédie « Spy », avec Melissa McCarthy, clôt le Top Ten avec 3 millions (103 millions en six semaines)

 

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Le cinéma francophone à la conquête de l'Afrique

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La filière française prend ses marques en Côte d'Ivoire et au Sénégal. Les projets se multiplient.

 

La filière française du cinéma en pince pour l'Afrique. Sur les bords de la lagune Ebrié à Abidjan, des représentants de Lagardère, Orange, Pathé-Gaumont ou Canal + se pressaient cette semaine au marché panafricain de l'audiovisuel (Discop) ainsi qu'aux premières Rencontres du cinéma francophone. La preuve que les professionnels français du cinéma mesurent aujourd'hui pleinement le potentiel du marché africain.

 

«On a l'impression qu'il y a d'un côté une Afrique anglophone très dynamique, et de l'autre une Afrique francophone un peu plus à la traîne, observe Isabelle Giordano, directrice générale d'Unifrance. Que des professionnels de haut niveau comme David Kessler (Orange), Takis Candilis (Lagardère) ou Dominique Besnehard aient fait le déplacement jusqu'à Abidjan est un signal fort envoyé à la profession.»

 

Le constat est simple: aujourd'hui, la moitié des 220 millions de francophones dans le monde sont africains, ils en représenteront 85 % en 2050 quand la population francophone atteindra 700 à 800 millions de personnes. Avec l'essor de la classe moyenne, la consommation de produits culturels, et surtout le cinéma, devrait exploser. Il ne s'agit plus seulement de vendre des films. «Il y a tout un écosystème à créer», s'enthousiasme Éric Névé, président du groupe de travail sur la francophonie chez Unifrance et auteur l'an dernier d'un rapport sur les opportunités qu'offre l'Afrique francophone au cinéma français.

 Intérêts économiques

 

À l'Hôtel Ivoire d'Abidjan, tout à la fois symbole du miracle ivoirien, de la crise et de la reconstruction qui a rouvert ses portes en 2009, le producteur souligne que les pouvoirs publics locaux ont pris conscience de l'intérêt du cinéma pour reconstruire le pays. «Dans les pays développés du Nord, en France, au Canada, en Belgique et en Suisse, la filière est très structurée mais souffre d'une panne de croissance, explique Éric Névé. Au Sud, elle est encore très fragile mais recèle un potentiel de croissance colossal.»

 

Portés par le boom économique, les deux principaux pays moteurs de cette croissance sont le Sénégal et la Côte d'Ivoire. Les politiques en faveur du cinéma y sont volontaristes. À la tête de la direction de la Cinématographie sénégalaise, Hugues Diaz mène depuis 2011 une campagne très active, encouragée par le gouvernement, pour faire décoller le secteur. Des outils de financement se mettent en place et des projets voient le jour. Même si les productions locales sont encore peu nombreuses - deux à trois longs-métrages par an au Sénégal par exemple -, les opérateurs français se positionnent. Un film malien tourné au Sénégal et au Mali vient d'être coproduit par la Cinématographie sénégalaise, Orange, Canal + et le fonds Europe ACP avec le soutien de TV5 Monde, seule chaîne panafricaine, pour un budget de 2 millions d'euros.

 

Pendant que les liens se tissent entre producteurs et distributeurs, l'exploitation de salles en aval se développe enfin. «En dehors des quelques salles dans les grandes capitales, il y a une douzaine de projets de multiplexes, notamment au Maroc, en Côte d'Ivoire, au Sénégal et au Gabon», indique Isabelle Giordano. Mais la diffusion du cinéma devrait surtout passer par les plateformes de VOD, dont le nombre a doublé en deux ans, passant de 45 à 95 sur tout le continent. Un chiffre à mettre en parallèle avec les 3000 plateformes qui existent déjà en Europe…

 

Sur le marché de l'audiovisuel, le boom est déjà là. En valeur, il a carrément doublé entre 2012 et 2015 pour atteindre un milliard d'euros. À Abidjan cette semaine, Lagardère a par exemple annoncé le lancement d'une déclinaison de sa chaîne jeunesse Gulli dans 22 pays d'Afrique francophone.

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Cannes. Le film social, nouvelle tendance

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Une sélection sombre, étayée de films dramatiques et aux résonances sociales fortes, marque le 68e Festival de Cannes. La production française n'y fait pas exception.

 

Une sélection sombre, étayée de films dramatiques et aux résonances sociales fortes, marque le 68e Festival de Cannes. La production française n'y fait pas exception. De notre envoyée spéciale. « Entre Dheepan, La Loi du Marché et La Tête Haute, c'est 60 % de la sélection française qui est constituée de films engagés », constate Vincent Lindon à la conférence de presse de l'équipe de « La Loi du Marché », lundi dernier. Il campe avec talent Thierry, quinquagénaire au chômage depuis presque deux ans. Ce père de famille est obligé d'accepter un job de « vigile-délateur » dans un supermarché. Réalisé par Stéphane Brizé (« Mademoiselle Chambon »), le film dénonce une société gangrenée par le chômage et la crise économique. Audiard aussi Un film engagé, c'est aussi ce qu'a réalisé Emmanuelle Bercot, avec « La Tête Haute » (hors compétition), qui suit le quotidien d'un enfant placé et d'une juge pour mineurs, incarnée par Catherine Deneuve. Dans « Dheepan », son long-métrage présenté, hier, sur la Croisette, Jacques Audiard, l'un des chouchous des festivaliers - il avait raté de peu la Palme avec « Un Prophète » - s'immerge aussi dans un quotidien difficile. Celui d'un réfugié du Sri Lanka qui devient concierge dans un immeuble d'une cité, et cohabite avec Yalini et Ilayal, deux autres réfugiées qui ne sont ni sa femme, ni sa fille, mais qu'il fait passer pour telles, et constituent son improbable foyer. Une chronique sociale, comme celles que peuvent montrer Robert Guédiguian, les Frères Dardenne ou, dans un autre registre, les Britanniques Mike Leigh ou Ken Loach, autres habitués du Festival de Cannes. « C'était un genre qui avait un peu disparu. C'est le film "Ressources Humaines" qui a servi de déclencheur de toute une série de films sur le monde du travail. Un genre qui s'est réinvité dans la fiction française, et qui est redevenu un registre à part entière dans le cinéma », explique Olivier Gorce, le scénariste de « La Loi du Marché ». Une façon éloignée de faire de la politique « C'est une façon éloignée de faire de la politique. Il se passe trop de choses dans le monde pour que le cinéma ne s'en saisisse pas », affirme, de son côté, Vincent Lindon. Un écho qui plaît à Emmanuelle Bercot : « Je revendique une résonance entre le choix de mon film en ouverture et les évènements de début janvier », souligne la réalisatrice. Une résonance qui dépasse, grâce à Cannes, les frontières françaises. « Notre film a été très bien accueilli par les médias et les acheteurs internationaux. Ça prouve que les problèmes de boulot, les gens le vivent partout », analyse Olivier Gorce. « Le monde a changé, il est temps d'en faire état », avait déclaré Lambert Wilson lors de son discours d'ouverture. Un message bien compris par les réalisateurs.

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Luc Besson Teams With Dane DeHaan and Cara Delevingne for Sci-Fi Epic 'Valerian'

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The graphic-novel adaptation will start filming later this year.

 

With his action-thriller Lucy having smashed all expectations, earning in excess of $450 million last year,Luc Besson is oiling the wheels on his next directorial project.

 

Dane DeHaan and Cara Delevingne have now been lined up to take the leads in his big screen adaptation of the science fiction novel Valerian.

 

Announced Tuesday, Valerian will see the French filmmaker write and direct the film, with his wife Virginie Besson Silla producing for Besson’s EuropaCorp banner, which will finance, produce and distribute.

 

DeHaan is set to play the titular character, a space and time-traveling agent, with Delevingne starring as his companion Laureline. Production is set to begin at the end of this year with a global release slated for summer 2017.

 

Created in 1967 by Pierre Christin and Jean-Claude Mezieres, Valerian has since sold over 10 million copies in 21 languages.

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La justice sur un plateau pour le cinéma

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Le ministère loue de plus en plus ses palais pour des tournages, une manne bienvenue en temps de crise. La Tête haute, tourné au TGI de Dunkerque avec Catherine Deneuve, fera l'ouverture du Festival de Cannes.

 

Le ministère de la Justice tient désormais des stands dans les grands salons où se croisent professionnels du cinéma et de la télévision. Qu'a-t-il à proposer? Ses vénérables palais, leurs lambris, leurs plafonds ornés de peintures où la Vertu aux seins nus terrasse le Vice au teint cireux, leurs bancs de bois lustrés par des générations d'avocats et d'assassins. Ou ses jeunes palais de béton, avec leurs plantes vertes anémiques, leurs pendules électriques en panne et leurs prétoires glaciaux. Et même - avec des contraintes importantes - ses prisons.

 

La demande est en expansion, tant l'écran se prend de passion pour le spectacle de la justice. Jean-François Beynel, le directeur des services judiciaires (DSJ) à la Chancellerie, fait ses comptes: «Entre 2009 et 2014, il y a eu 200 tournages payants, dont 108 en Île-de-France et 29 en région Paca. Rien qu'en 2014 on comptabilise 64 tournages (+ 64 % par rapport à 2013), soit 132 jours, dont 32 en Île-de-France et 22 au palais de justice de Paris.»

En 2014, les tournages ont rapporté 482.000 euros à la Chancellerie. La moitié remonte à la DSJ, l'autre est allouée aux juridictions concernées.

Celui-ci, ancienne demeure royale, reste le plus demandé, bien que d'autres édifices - le Parlement de Bretagne à Rennes, notamment - soutiennent la comparaison. C'est ici qu'André Téchiné a tourné la scène du procès de L'Homme que l'on aimait trop, consacré à l'affaire Agnelet. Guillaume Canet y campait l'accusé, face à Catherine Deneuve en partie civile - la mère d'Agnès Le Roux, disparue corps et âme en octobre 1977. Poussant le réalisme à l'extrême, le cinéaste avait même confié le rôle du président à un grand magistrat à peine retraité, Jean-Pierre Getti, plus de 400 procès d'assises au compteur.

Dernièrement, les immenses couloirs de l'île de la Cité ont accueilli l'équipe d'Un coup à prendre, long-métrage de Cyril Gelblat, avec Audrey Lamy en magistrate. Auparavant, Albert Dupontel avait pris possession des lieux pendant plusieurs semaines («une de nos plus belles factures», apprécie M. Beynel), pour son hilarant Neuf mois ferme, avec Sandrine Kiberlain en juge névrosée et, accessoirement, enceinte d'un globophage présumé.

 

Sans parler des séries télévisées habituées de l'ombre de la Sainte-Chapelle, comme Alice Nevers, Boulevard du palais et Engrenages. La province n'est pas en reste: La Loi de Barbara, avec Josiane Balasko, a été tournée à Saintes. Josée Dayan vient de filmer un Capitaine Marleau (titre provisoire) avec Gérard Depardieu dans la région montpelliéraine. Pour le cinéma, Catherine Deneuve et Benoît Magimel ont fait escale au TGI de Dunkerque pour La Tête haute ,d'Emmanuelle Bercot, qui fera l'ouverture du Festival de Cannes. Fabrice Luchini présidait les assises à Saint-Omer pour L'Hermine, de Christian Vincent.

À l'avenir, des défilés de mode - les maisons de couture trépignent d'impatience - pourraient avoir lieu dans les palais de justice.

La tradition voulait qu'autrefois les bâtiments publics fussent prêtés aux cinéastes. À partir de 2009, un écot symbolique leur a été demandé. Mais aujourd'hui, à l'heure où la Chancellerie compte les crayons à papier, la DSJ a décidé de mettre fin à cette folle générosité - non sans susciter l'ire de certains magistrats allergiques à l'idée de voir monnayer l'espace public: un arrêté de juin 2014 fixe les tarifs, en fonction de la beauté, de la rareté et de la localisation des salles.

Les professionnels de l'image y trouvent également leur compte: «Pour L'Homme que l'on aimait trop,nous avons tourné cinq jours dans les grandes assises de Paris, explique ainsi Bruno Bertrand, producteur exécutif. Cela nous a coûté un peu moins de 40.000 euros. S'il nous avait fallu les reconstituer en studio, nous en aurions eu pour 120.000 ou 150 .000 euros.»

 

En 2014, les tournages ont rapporté 482.000 euros à la Chancellerie. La moitié remonte à la DSJ, l'autre est allouée aux juridictions concernées. À l'avenir, des défilés de mode - les maisons de couture trépignent d'impatience - pourraient avoir lieu dans les palais de justice: «Nous ne nous interdisons que ce qui est contraire aux bonnes mœurs», sourit Jean-François Beynel.

 

Le prix du prétoire

Un arrêté de juin 2014  fixe le prix des lieux disponibles  pour les tournages.

• 7800 €: une journée (film de cinéma) dans une des salles d'Île-de-France inscrites aux Monuments historiques.

• 5000 €: une journée (cinéma) dans une salle d'audience ou une salle des pas perdus richement décorée, en Île-de-France.

• 6240 €: une journée (télévision) dans une salle classée d'Île-de-France.

• 6000 €: une journée (cinéma) dans un salle classé de province.

• 1600 €: une journée (cinéma)  dans une salle lambda  (hall, cour intérieure…) en province.

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Nouvelle-Zélande. La Terre du Milieu

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Des centaines de milliers de fans et de curieux, à la poursuite des lieux de tournage du Seigneur des Anneaux. En Nouvelle-Zélande, depuis une dizaine d'années, il est tout à fait permis - voire même encouragé - de se prendre pour un Hobbit et de pister les nombreux sites de tournage répartis dans tout le pays...

 

C'est une histoire aux dimensions peut-être uniques dans les annales du cinéma... et du tourisme : en portant à l'écran les milliers de pages de l'oeuvre fleuve de J.R.R Tolkien, le réalisateur Peter Jackson a offert à son pays un drôle de cadeau. Peut-être pas une seconde identité, mais au moins (le tour de force n'est pas mince) une géographie et un imaginaire touristique aussi nouveaux qu'inattendus. En transposant dans l'hémisphère sud les cartes fantastiques de la Terre du Milieu, soigneusement dessinées par Tolkien lui-même, Jackson et ses équipes ont littéralement extirpé du paysage de la Nouvelle-Zélande, quasiment tous les univers d'une oeuvre profondément ancrée dans les mythologies de l'est et du nord de l'Europe, créée... à 18.000 kilomètres de distance. Campagnes bucoliques, marais fétides, pics et montagnes étincelants, rivières sauvages : de Mordor à la Comté, des plaines du Rohan aux sous-bois de Lothlorien, ne cherchez plus. Tous ces mondes existent bel et bien désormais sur terre, traçant un véritable chemin de pèlerinage réparti sur les cartes parmi les plus courtisées du tourisme en Nouvelle-Zélande... Le village des Hobbits Nous sommes à quelques minutes du village de Matamata, région de Waikato, île du nord.

 

Collines douces et champs ondoyants. Troupeaux de moutons et chevaux. Et plusieurs fois par jour, un parking bondé de voiture et de camping-car, un vieux bus brinquebalant sur une piste de terre dépose fans et curieux devant la porte d'entrée de la Comté. Le village des Hobbits, pardon, le Hobbiton movie set TM, est depuis 2002 le plus couru des must-do pour les fans (800 par jour en période de pointe) : nichées entre les collines, sur les terres de la ferme de la famille Alexander, les photos de ce décor plutôt enchanteur ont fait le tour de la toile. On se presse sur le petit sentier de terre, entre jardins et haies soigneusement entretenus, vers la Colline de Cul-de-sac, la maison de Bilbon Saquet, admirer le spectaculaire « party tree », un extraordinaire pin centenaire qui domine le petit lac de plus de 50 m. Les fans repèrent quasiment au centimètre le lieu de telle ou telle réplique. « Ha, c'est Ici que Gandalf est arrivé... » ; « Et là, tu te souviens de Bilbo, quand il dit... » Des anecdotes de tournage Le guide, entre deux « suivez-moi », délivre des anecdotes de tournages : « Vous voyez ce chêne magnifique sur l'horizon de la colline de Cul-de-sac ? Il est entièrement faux. Il a été réalisé sur une structure acier, et recouvert de résine. Ses feuilles - 200.000 - ont été ajoutées à la main, collées et peintes une par une. Il a coûté pratiquement un million de dollars néo-zélandais ». Seule vraie déception peut-être, devant les portes rondes : ne pas pouvoir enfin rentrer dans ces mignonnes maisons rondes. « Il n'y a que la façade. Les scènes d'intérieur dans les maisons ont été tournées dans les studios Weta, à Wellington.

 

Mais vous pouvez les visiter également... » Au bout de la balade, passé le pont et le moulin, une bière de la Conté est offerte sous les charpentes rondes de la Taverne du dragon vert. Décors montés, démontés et remontés Repéré en 1999 lors d'intenses repérages hélico dans toute la Nouvelle-Zélande, le destin de ce haut lieu de la trilogie du « Seigneur des Anneaux » n'était, à l'origine, absolument pas destiné à devenir un site visitable. Une fois l'épopée de la construction du set et des trois mois de tournage terminés (70 charpentiers, jusqu'à 400 acteurs et techniciens sur place) en 2000, tout fut démonté, comme le contrat l'exigeait. Puis remonté à nouveau à l'identique en 2011, pour le tournage de la trilogie du Hobbit (« Un voyage inattendu », « La désolation de Smaug », « La bataille des cinq armées »), la nouvelle et dernière adaptation de la saga Tolkien par Sir Peter Jackson. Ce n'est, dit-on, que lors d'une conversation entre Peter Jackson et le propriétaire du site - alors que le démontage du second décor traînait à cause du mauvais temps - que l'idée de conserver les décors et de les ouvrir au public naquit... 

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Festival de Cannes 2015 : la sélection officielle dévoilée

Festival de Cannes 2015 : la sélection officielle dévoilée | Film adhésif | Scoop.it

Gus Van Sant, Maïwenn, Nanni Moretti ou encore Paolo Sorrentino, figurent parmi les réalisateurs sélectionnés.

 

Pierre Lescure, président du Festival de Cannes, et Thierry Frémaux, délégué général, ont levé le voile sur la sélection officielle du Festival de Cannes. La France, l'Italie et l'Asie sont particulièrement bien représentées, à l'inverse de l'Amérique Latine absente de la compétition, dans cette sélection qui doit néanmoins être complétée pour aller jusqu'à 20 films.

 

 

Films en compétition  :

« Sicario » de Denis Villeneuve

« The Sea of Trees » de Gus Van Sant

« Louder Than Bombs » de Joachim Trier

« Youth » de Paolo Sorrentino

« Saul Fia (Son of Saul) » de László Nemes

« Mia Madre » de Nanni Moretti

« Mon Roi » de Maïwen

« The Lobster » de Yorgos Lanthimos

« Macbeth » de Justin Kurzel

« Umimachi Diary (Our Little Sister) » de Hirokazu Kore-eda

« Shan He Gu Ren (Mountains May Depart) » de Jia Zhang-Ke

« Nie Yin Niang (The Assassin) » de Hou Hsiao-hsien

« Carol » de Todd Haynes

« Dheepan » de Jacques Audiard

« La Loi du Marché » de Stéphane Brizé

« Marguerite et Julien » de Valérie Donzelli

« Il Racconto Dei Racconti (The Tale of Tales) » de Matteo Garrone

 

Films hors compétition :

« The Little Prince » de Mark Osborne

« Inside Out (Vice Versa) » de Peter Docter et Ronaldo Del Carmen

« Irrational Man » de Woody Allen

« Mad Max : Fury Road » de George Miller

« La Tête haute » d'Emmanuelle Bercot

 

Un Certain regard  :

« Maryland » d'Alice Winocour

« Madonna » de Shin Suwon

« Chauthi Koot (The Fourth Direction) » de Gurvinder Singh

« Comoara (The Treasure) » de Corneliu Porumboiu

« Nahid » d'Ida Panahandeh

« Las Elegidas (The Chosen Ones) » de David Pablos

« Mu-Roe-Han (The Shameless) » de Oh Seung-Uk

« Un Etaj Mai Jos (One Floor Below) » de Radu Muntean

« The Other Side » de Roberto Minervini

« Zvizdan (The High Sun) » de Dalibor Matanic

« Kishibe No Tabi (Journey To The Shore) » de Kurosawa Kiyoshi

« Je suis un soldat » de Laurent Larivière

« Hrutar (Rams) » de Grímur Hákonarson

« Masaan (Fly Away Solo) » de Neeraj Ghaywan

 

Séances spéciales  :

« OKA » de Souleymane Cissé

« Amnesia » de Barbet Schroeder

« A Tale of Love and Darkness » de Natalie Portman

« Asphalte » de Samuel Benchetrit

 

Séances de minuit :

« Office » par Hong Won-Chan

« Amy » d’Asif Kapadia

 Les frères Coen en présidents du Jury

 

Le Jury des longs métrages sera présidé par les réalisateurs américains Joel et Ethan Coen, celui du Certain Regard par l’actrice et réalisatrice italo-américaine Isabella Rossellini et celui de la Cinéfondation et des courts métrages par le réalisateur mauritanien Abderrahmane Sissako.

C’est le film de la française Emmanuelle Bercot, « La Tête haute », qui ouvrira le Festival. Le long-métrage raconte le parcours éducatif de Malony, jeune délinquant, qu’une juge des enfants et un éducateur tentent de sauver. Tourné dans le Nord Pas de Calais, en Rhône-Alpes et en Ile de France, il compte dans sa distribution Catherine Deneuve, Benoît Magimel, Sara Forestier et Rod Paradot, qui interprète le personnage principal.

Du côté de la Quinzaine des réalisateurs, c’est le dernier film du réalisateur français Philippe Garrel, « L’Ombre des femmes », avec Clotilde Courau et Stanislas Merhar, qui sera présenté en ouverture de l’événement.

 

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