Faut-il avoir peur de la littérature destinés aux adolescents?
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"Littérature jeunesse, littérature subversive?", article d'Annie Rolland, psychologue clinicienne, paru en juin 2007.

Julie Dandrieux's insight:

Le numéro 9 de cette revue de littérature pour la jeunesse traite des romans pour adolescents. Aux pages 10 et 11, Annie Rolland, auteure de "Qui a peur de la littérature ado?", aborde la question d'une littérature jeunesse subversive.

Partons de l'une des phrases-clés de son analyse : "Lire c'est penser, penser, c'est dire et dire protège du passage à l'acte." Par celle-ci, l'auteure tend à prouver que la crainte et la volonté de censurer certains textes de la littérature adolescente, par peur de voir évoqués et peut-être reproduis des sujets ou actes "fondateurs de la condition humaine", est une crainte infondée. Elle démontre en effet que c'est justement dans une lecture "de maturité" non édulcorée que le jeune va trouver une porte de sortie, une réponse à ses questionnements les plus sombres et un épanouissement.

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Littérature jeunesse : où va-t’on avec la censure ? Article paru dans Discordance suite à la polémique provoquée par le roman d'Antoine Dole, "Je reviens de mourir"en juillet 2008.

Littérature jeunesse : où va-t’on avec la censure ? Article paru dans Discordance suite à la polémique provoquée par le roman d'Antoine Dole, "Je reviens de mourir"en juillet 2008. | Faut-il avoir peur de la littérature destinés aux adolescents? | Scoop.it
Depuis près de deux ans la collection eXprim’ des Editions Sarbacane mène un pari courageux et audacieux pour la littérature jeunesse. Tenant à tout prix à se démarquer de la notion d’enfance tout en refusant les carcans étriqués de la littérature strictement adolescente, la collection eXprim’ aspire à tendre une passerelle à ce que les anglo-saxons dénominent dans leurs librairies les « jeunes adultes ».
Julie Dandrieux's insight:

Le magazine Discordance accueil ici le droit de réponse (refusé par Citrouille) demandé par Tibo Bérard, directeur de la collection eXprim', suite à la critique d'Ariane Tapinos du livre "Je reviens de mourir". 

TB revient sur les caractéristiques voulues de la collection eXprim' et sur la signification du mot "jeunesse" dans le milieu littéraire. Il défend un choix de romans n'ayant pas forcément été écrits pour des ados mais ressemblant à la jeunesse actuelle; des textes ne s'inscrivant plus dans une tranche d'âge bien cadrée mais correspondant plutôt à des attentes plus excitantes, tant au niveau du contenu que du style littéraire.

Concernant "Je reviens de mourir", TB insiste sur la distance que doit avoir le lecteur lors de son immersion dans un récit. Pour lui, les jeunes lecteurs sont capables de distinguer fiction et réel. Un "roman jeunesse" n'est, selon lui, pas un mode d'emploi pour jeunes.

 

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Article de l'auteur jeunesse Thierry Lenain paru dans un Citrouille de 2003 portant sur le thème "La littérature pour adolescents : ces romans qui dérangent".

Article de l'auteur jeunesse Thierry Lenain paru dans un Citrouille de 2003 portant sur le thème "La littérature pour adolescents : ces romans qui dérangent". | Faut-il avoir peur de la littérature destinés aux adolescents? | Scoop.it

"Certains moments fondateurs de la vie
ne prêtent pas à rire. Ils nous construisent
pourtant de manière unique."

Se félicitant du sain succès de Harry Potter , un magazine grand public en remettait récemment une couche à propos d’une autre littérature qu'il lui opposait : celle qui aurait viré du rose au noir. L'analyse était un peu réchauffée. Voilà dix sept ans que j’écris “ en jeunesse ”, voilà dix sept ans que de manière récurrente, des esprits bien pensants tirent la sonnette d’alarme, dénoncent ou regrettent la supposée dérive. Et à chaque fois j’y ai droit : Un pacte avec le diable et La fille du canal sont dans la liste (remarquez, ça finit par me flatter cette constance…). Heureusement, face à cette critique me désignant, en compagnie d’autres, comme un écrivain désespéré et désespérant, je sais être soutenu par le point de vue plus ouvert et averti d’une bonne partie des libraires et bibliothécaires jeunesse – notamment pour ces deux romans, qu’ils ont récompensés par un Prix sorcière affirmant leur “souhait de proposer aux jeunes lecteurs des livres qui ne laissent pas indifférents, faits de larmes et de rires, de violence et de douceur, des livres pour se construire en toute liberté, en toute curiosité. ”. Il est important de le redire ici. Sans le travail obstiné de libraires, de bibliothécaires et de documentalistes convaincus, la littérature de jeunesse se serait pas, aujourd’hui, riche de ces ouvrages sur lesquels d'autres jettent régulièrement l’anathème.

Une réflexion, au passage. A la parution de Un Pacte avec le diable (1988), je rencontrais des élèves de 4e et de 3e . Depuis, pour ce livre, je suis invité dans des classes de CM2 ou de 6e. En 1992, j’ai vu des CDI où La Fille du canal, rangé dans une armoire fermée à clé, n’était proposé qu’à des filles de 3e dont on pensait qu’elles avaient peut-être subi l’inceste. Aujourd’hui je rencontre des classes de 5e mixtes et complètes. Dans la pratique, ces romans ne sont donc plus à proprement parler “ pour adolescents ”. D’ailleurs, de quels lecteurs parle-t-on aujourd’hui quand on évoque la littérature adressée à ce public ? Depuis quelques années a émergé, dans notre société, une nouvelle tranche d’âge très “marquée” : les pré-adolescents de 11-13 ans. Ces nouveaux "mutants" se sont peu à peu constitué une culture mêlant ce qui leur reste de l’enfance à ce qu'ils anticipent de leur proche adolescence. Ils ont vite été repérés et visés par les sphères de la télé, de la musique, de la mode et de la pub qui ont contribué à les "sexualiser". Parallèlement, la véritable adolescence prenait ses aises et empiétait sur l’âge adulte… En réaction, les éditeurs ont créé des collections “ plus de quinze ans ”, et la littérature de jeunesse qui s’arrêtait autrefois au brevet frappe aujourd’hui à la porte du lycée. Pourtant on continue souvent de parler de "littérature pour ados" comme si rien n’avait changé, à appliquer les mêmes grilles d’analyse pour des livres proposés à ces lecteurs de 12-13 ans sociologiquement "redéfinis", ou à ce nouveau public plus âgé. On continue de s’effaroucher ou de se désoler pareillement pour les uns comme pour les autres. A ce propos, je me demande si les collections destinées au "grands ados" n'auraient pas tout à gagner, comme certains semblent en avoir déjà fait le choix, à larguer les amarres, à quitter la littérature de jeunesse et sa loi de 1949 pour des terres qui leur conviendraient mieux. Les livres à proposer à ces jeunes me paraissent relever davantage d’une médiation particulière (pourquoi pas éditoriale) que du cadre de l’édition jeunesse. Sauf que la littérature pour grands ados située à cet endroit fait aussi parfois office de refuge pour ceux dont on ne veut pas de l'autre côté de la barrière…

Mais revenons à nos moutons râleurs. Que reprochent-ils à mes deux romans suscités (et dont ils ne parviennent pas à empêcher le lectorat de rajeunir malgré leur mise en garde !) ? De faire partie des récits dépeignant de manière soit disant désespérée la noirceur de notre société. Et par là même d’offrir une image d’un monde sans issue que les lecteurs ne seraient plus alors en mesure d’envisager autrement. Mettons donc les choses au point : en l’état actuel de la littérature de jeunesse, il est faux d'affirmer qu'elle comporte un genre romanesque qu’on pourrait qualifier de "désespéré". Il y a tout au plus, dans la production jeunesse, des bouquins désespérants de bêtise, de lieux communs, d’humour lamentable, d’imaginaire mité, de rêves guimauve, de mensonges éhontés… Si l'on ressent par la suite, et après écrémage, le besoin de classer les bons romans en “récits de voyage” “récits de sport” “récits humoristiques” “récits de société", que ce ne soit pas, par pitié, pour les opposer ! Tous ces livres constituent une offre diversifiée pour des adolescents différents, ou pour un même lecteur aux envies bigarrées, et c’est tant mieux. Il n’y a pas besoin d’opposer les livres pour faire vivre chacun d’entre eux, pas plus que les médiations pour reconnaître la valeur de chacune d’elle.

Quant aux romans dit “de société”… Certes, ils invitent rarement à la franche rigolade. Mais certains moments fondateurs de la vie ne prêtent pas à rire non plus. Ils nous construisent pourtant de manière unique. S'il est des des écrivains qui optent pour le nez rouge ou les rêves en technicolor, d’autres préfèrent s’emparer à bras le corps de cette éternelle part de souffrance humaine (qui, parce qu'elle va être placée dans un contexte actuel, va devenir pour certains simple "fait de société"). Cela signifie-t-il pour autant que leurs récits sont “noirs” ? Cette vision réduit la tonalité des textes à celle de leur thème (roman sur la mort = roman douloureux comme la mort; roman sur l’inceste = roman enfermant comme l’inceste) en voulant ignorer qu’en abordant ces questions, ces textes les transcendent; en voulant ignorer qu’ils tentent de redonner du sens à ce qui semble incompréhensible, du fait du silence et des racontars de trop d’adultes; en voulant ignorer que si des écrivains “témoignent de leur part de vie” (M. Kundera) à cet endroit de la littérature jeunesse, c’est qu’ils sont persuadés que de jeunes lecteurs, au-delà de ceux qui souffriraient à l'égal de leurs personnages, trouveront dans leur récit et leur écriture un souffle précieux. Que des adolescents et des adultes restent imperméables à ces récits, rien de plus normal. Que d’autres les trouvent désespérants, je le conçois aussi. Mais dix-sept ans de rencontre avec ceux qui mettent si facilement mes livres “désespérés” à l’index m’ont appris une chose : le désespoir est en réalité bien plus souvent tapi dans leur coeur grimé d’adulte que dans les livres pour adolescents qu'ils dénoncent.

Thierry lenain

Julie Dandrieux's insight:

Thierry Lenain, a vu certains de ses textes dénoncés comme étant trop sombres ou trop violents.

Il note cependant un soutient majoritaire de la part des professionnels du livre et une évolution positive quant à la lecture de ses livres en milieu scolaire par exemple. Il remarque même que le lectorat tend à se rajeunir.

C'est en partant de ce postulat qu'il évoque la nécessité d'une remédiation concernant les collections pour adolescents, quitte à ne plus être soustraites à la loi de 1949.

Il termine en insistant sur le fait que l'offre littéraire destinée aux adolescents, se doit, comme les moments qui jalonnent une vie, d'être diversifiée et multiple. Et que, la part sombre de cette offre est constructive et libératrice.

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Extrait de l'article"Le polar est-il un "mauvais genre" pour les adolescents?", de Natacha Levet, maître de conférence en littérature française.

Extrait de l'article"Le polar est-il un "mauvais genre" pour les adolescents?", de Natacha Levet, maître de conférence en littérature française. | Faut-il avoir peur de la littérature destinés aux adolescents? | Scoop.it

Le polar est-il un "mauvais genre" pour les adolescents? par Natacha Levet, maître de conférence en littérature française
Longtemps, la production de polars pour les adolescents a été dominée par des récits d’énigme : les romanciers, soucieux de capter l’attention d’un jeune public, insufflaient une forte dose de suspense et d’aventure. Depuis la fin des années 1980, cette branche de l’édition s’est diversifiée, s’ouvrant au thriller et au roman noir. On sait le rôle qu’a joué dans ce processus la collection « Souris noire », chez Syros, qui a recruté, en large part, chez les auteurs de polar pour adultes. Cette présence du thriller et du noir interroge sur le positionnement de ces genres pour la jeunesse. D’une manière générale, tous ces récits policiers mettent en scène une transgression de la loi, le plus souvent criminelle, donc des actes violents ou pour le moins délictueux. Le polar ne peut être proposé à un public adolescent qu’au prix de certaines concessions. Les adaptations du propos pour le public visé varient selon que l’auteur tend plutôt au récit d’énigme, au thriller ou au roman noir. Et force est de constater qu’éditeurs et auteurs soumettent à des degrés divers leur production aux attentes présumées d’un jeune public, car à trop adapter le genre, ils prennent le risque de contrevenir aux exigences même du polar. Il n’en faut pas plus pour qu’il reste un mauvais genre, suspect aux yeux de bien des adultes médiateurs et prescripteurs.

Julie Dandrieux's insight:

L'article est à lire dans sa totalité dans le Lecture Jeune de mars 2013.

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"Un âge vraiment pas tendre", article paru sur le Monde des livres en novembre 2007.

"Un âge vraiment pas tendre", article paru sur le Monde des livres en novembre 2007. | Faut-il avoir peur de la littérature destinés aux adolescents? | Scoop.it
Mal-être, suicide, maladie, viol... Pourquoi les livres destinés aux adolescents sont-ils si noirs ?
Julie Dandrieux's insight:

Contrairement à l'essai d'Annie Rolland, la journaliste du Monde condamne le fait que certains textes de la littérature jeunesse soient si noirs. Ces ouvrages représenterait des clichés malsains vécus par un nombre  infime d''adolescents. La sémiologue interrogée analyse cette noirceur comme une volonté des adultes, et donc des auteurs, à  ce que l'adolescent incarne le mal-être de la société. Et déplore le fait que les récits ne témoignent pas plus du bien-être adolescent.

Elle préconiserait plus d'optimisme et de rêve dans les ouvrages pour ados, sans pour autant tomber dans la niaiserie et le bon sentiment, la réflexion, sans identification systématique.

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Critique d'Ariane Tapinos, libraire,parue dans Citrouille, dénonçant le livre d'Antoine Dole "Je reviens de mourir"en juin 2008.

Julie Dandrieux's insight:

Dans sa chronique, Ariane Tapinos pose la problématique suivante : jusqu'où un texte destiné à des adolescents peut-il aller dans sa description d'un quotidien violent, humiliant, dramatique, pervers, sans que ce même texte soit considéré comme un exemple à suivre plutôt qu'une dénonciation?

Cette libraire accuse clairement l'auteur et l'éditeur du roman d'incitation, de complaisance et de perversion. Pour elle, certains jeunes n'auraient pas le recul nécessaire à une telle lecture et qu'il en va des adultes à établir un signal d'alarme à l'encontre de ce genre de texte.

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Séquence pédagogique autour du livre "Je mourrai pas gibier" de Guillaume Guéraud, pour une classe de CAP.

Julie Dandrieux's insight:

Cette séquence est proposée par une professeur de lettre mais pourrait tout à fait être menée en partenariat avec la/le documentaliste du LP.

- 3 problématique sont d'abord proposées aux élèves pour accompagner leur lecture. Les deux premières soulignent une violence bien présente dans le récit. Récit qui, lors de sa sortie a fait parler de lui par son côté, pour certains, immoral et subversif.

La première problématique proposée met l'accent sur le fait qu'un acte de violence n'est justement pas forcément amoral, alors qu'une situation de violence ordinaire et quotidienne peut apparaître comme normale et donc acceptable.

La deuxième problématique traite de la violence perçue comme seule issue et seule réponse à une révolte.

Des pistes de travail en ECJS sont proposées.

La troisième problématique est moins en rapport avec ce topic.

L'enseignante, par ces questionnements, veut amener les élèves à prendre du recul et à adopter un regard critique quant à la finale du récit et éviter ainsi tout discours trop caricatural qui pourrait vite condamner le livre de Guéraud à ne pas être conseillé.

Les compétences sociales et civiques du socle commun sont bien représentées.

- Ensuite, le déroulement de la séquence aborde 13 finalités/objectifs qui s'intègrent dans la maîtrise de la langue française et à nouveau dans les compétences sociales et civiques.

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