Corne Éthiopie Économie Business
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Made in Abyssinia - Accueil #Éthiopie #MadeinAbyssinia

Made in Abyssinia - Accueil #Éthiopie #MadeinAbyssinia | Corne Éthiopie Économie Business | Scoop.it
www.madeinabyssinia.com - Craft Ethiopia - Artisanat d'Éthiopie - Mathias Lacroix - 30 rue Gambetta - 33460 Macau - FRANCE - +33666910649
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EN 20 millions $ de l'OPEP pour une route de 76,8 km Hamusit-Este en #Éthiopie #Ethiopia2025 CRo 17/11/16

EN 20 millions $ de l'OPEP pour une route de 76,8 km Hamusit-Este en #Éthiopie #Ethiopia2025 CRo 17/11/16 | Corne Éthiopie Économie Business | Scoop.it

[EN] $ 20 million from OPEC for road construction 76.8km Hamusit-Este in #Ethiopia #Ethiopia2025 CRo 17/11/16


Opec also entered into a similar agreement with Benin and Mali. In Ethiopia Opec aims to boost road construction to enhance movement of agricultural produce in the country

Road construction in Ethiopia has received the much needed impetus to upgrade its 76.8km Hamusit-Este gravel road in South Gondar zone, Amhara region to asphalt.

This follows an agreement with Petroleum Exporting Countries (OPEC) that allowed the country to receive a loan of US $ 20 Million Dollar towards the project.

Ethiopia says the road will help in smooth transportation of key farm produce in the region thus boosting agriculture sector. Similar agreement was sign with Mali and Benin.

The loan to Benin will help small scale vegetable farmers adopt more efficient techniques in processing and storing their produce. This includes access roads, small processing plants and storage facilities.

The loan to Mali will go to upgrading a 188 km stretch of road that serves 24 villages where key activities such as animal husbandry and agriculture take place.

The Director-General of the OPEC Fund for International Development (OFID), Suleiman J Al-Herbish pointed out the institution’s longstanding work with all three countries, dating back to the institutions inception in 1976.

OPID has approved over 6.3 billion dollars worth of public sector enhancement funding.

“Africa remains our focus and we want to ensure we work with the countries that are looking into improving the infrastructure sector that is key in Africa” he added.

This is one of the projects the government of Ethiopia is carrying out to ensure that they improve and streamline the transport sector of Ethiopia.

The transport industry in the country has been key and has been improving day by day by majorly implementing Key projects such the recently completed the railway project.

Ethiopia is currently one the fast developing country in Africa and their economy has been rising steadily hence giving hopes in the future in terms of many projects being implemented as the government is also partnering with many investors to achieve that .

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[FR] La liberté sur Internet n'existe presque plus en #Éthiopie selon Freedom House #Ethiopie2025 Ecofin 29/11/16

[FR] La liberté sur Internet n'existe presque plus en #Éthiopie selon Freedom House #Ethiopie2025 Ecofin 29/11/16 | Corne Éthiopie Économie Business | Scoop.it
Le Kenya et l’Afrique du Sud sont les seuls pays africains où la liberté sur Internet est totale, selon le rapport 2016 sur la liberté d’Internet dans le monde, publié par l’Ong américaine Freedom House. L’étude a été menée entre le 1er juin 2015 et le 31 mai 2016.

Le Kenya et l’Afrique du Sud sont les mieux classés parmi les 16 pays africains pris en compte dans le classement mondial de 65 pays. En Afrique du Sud, qui est 25ème, le taux de pénétration de l’Internet atteint 52%. Le pays a connu une campagne retentissante menée en 2015 sur les réseaux sociaux par les étudiants qui protestaient en même temps dans la rue contre l’augmentation des frais de scolarité.

Le Kenya est classé 29ème même si l’année dernière, la Commission de classification des films (Kenya Film Classification Board-KFCB) a tenté de supprimer sur Internet des contenus vidéos jugés répréhensibles. Mais le rapport de Freedom House constate qu’aucun site, aucune plateforme de réseau social et aucune application de communication n’est bloqué dans ce pays d’Afrique de l’Est. Le gouvernement kényan a investi dans l’infrastructure des Tic, au point où la vitesse du haut débit est de 7,2 mégabits par seconde (mbps), bien au dessus de la moyenne mondiale qui est de 6,3 mbps.

Les autres pays africains étudiés dans le rapport sont l’Angola, l’Egypte, l’Éthiopie, la Gambie, la Libye, le Malawi, le Maroc, le Nigeria, le Rwanda, l’Ouganda, la Zambie, le Zimbabwe, le Soudan et la Tunisie. La Maroc et le Nigéria par exemple sont classés dans la catégorie « liberté partielle ». Il est reproché au Nigéria l’arrestation des internautes qui ont critiqué l’administration de l’ex-président Jonathan Goodluck. Mais le pays est apprécié pour la montée de l’activisme sur Internet.

Parmi les pays mal classés, il y a l’Ouganda où la liberté sur Internet a reculé, mais surtout l’Ethiopie où cette liberté n’existe presque plus à la suite des affrontements entre la police et la communauté oromo en septembre et en octobre derniers.

Assongmo Necdem
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[FR] Présentation de #Djibouti #Corne2025 FranceDiplomatie 01/07/16

[FR] Présentation de #Djibouti #Corne2025 FranceDiplomatie 01/07/16 | Corne Éthiopie Économie Business | Scoop.it
Présentation

Données générales

Données politiques

Nom officiel : République de Djibouti
Chef de l’Etat : Ismail Omar GUELLEH (1999, 2005, 2011)
Premier ministre : M. Abdoulkader Kamil MOHAMED
Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale : M. Mahamoud Ali YOUSSOUF

Données géographiques et démographiques

Superficie : 23 200 km²
Capitale : Djibouti
Population (2014) : 876 174 (Banque mondiale)
Agglomérations principales (estimation) : Djibouti 570 000, Ali Sabieh 25 000, Dikhil 21 000, Arta 12 000,Tadjoura 13 000)
Croissance démographique (estimation 2014) : 2%
Taux urbanisation : 70,6%
Espérance de vie (2014) : 62
Taux d’alphabétisation des adultes : 54,5 %

Religion : Islam (96%)
Langues officielles : français, arabe
Langues nationales : somali, afar
Fête nationale : 27 juin (indépendance)

Données économiques

PIB 2014 : 1,58 Mds USD
PIB/habitant : 1 400 $
Taux de personnes vivant sous le seuil de pauvreté relative : 79,4%
Taux de personnes vivant sous le seuil de pauvreté absolue : 41,9%
Croissance du PIB (2015) 6,5% (Coface)
Répartition PNB PIB par secteur : Services (80 %), Industrie (16,9 %) Agriculture (3,1 %)
Inflation (estimation) : 2,5 % (2013) Chômage, total (% de la population) : 48 %
Exportations : 118 Millions USD (2012)
Importations : 538 Millions USD (2012)
Principaux clients (%) : Somalie (78,4 %), EAU (4,3%), Yémen 4 %), Egypte (5,3 %) (2012)
Principaux fournisseurs : Chine (24,6%), Arabie saoudite (16,6%), Inde (10,7%), Indonésie (7,4%), Pakistan (3,7%) (2012).
Dette extérieure : 832,83 millions USD
Investissements étrangers directs : 286 millions USD (2013)

Communauté française

Ambassadeur de France : M. Christophe Guilhou
Ressortissants : 4 729 inscrits (1060 binationaux) (Section consulaire de Djibouti, 2014).

Représentation djiboutienne en France

Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de Djibouti en France : S. E. M. Ayeid MOUSSEID YAHYA
Politique intérieure

En avril 1999, M. Ismail Omar Guelleh remporte l’élection présidentielle. La coalition gouvernementale est formée autour de l’Union pour la Majorité Présidentielle. En raison du mode de scrutin (majoritaire à un tour), l’opposition, avec 37% des voix, n’obtient aucun siège lors des élections législatives de janvier 2003 et dénonce des fraudes.

Seul candidat à sa propre succession après le refus de l’opposition de participer au scrutin, le président Guelleh est réélu le 8 avril 2005, avec un taux de participation annoncé de 72 %. Les missions d’observation électorale de l’OIF et de la Ligue arabe jugent l’élection satisfaisante, tout en recommandant une refonte des listes électorales, achevée en octobre 2007.

La Constitution djiboutienne est révisée en avril 2010, notamment afin de permettre au Président sortant de briguer un troisième mandat successif. Le 8 avril 2011, le Président Ismael Omar Guelleh est réélu au terme d’élections boycottées par l’opposition.

Le gouvernement et l’opposition ont signé le 30 décembre 2014 un « accord-cadre sur le dialogue politique ». Il vise à mettre fin à la crise politique née de la contestation par l’opposition des résultats des élections législatives de 2013 et aux troubles qui s’en sont suivis.


Situation économique

Djibouti se caractérise par une forte concentration de sa population dans la capitale (2/3 des habitants) Djibouti ville, et par une croissance démographique forte, accentuée par l’immigration en provenance d’Ethiopie et de Somalie. Plus de 120 000 personnes au total, soit 50% de la population rurale sur 54% du territoire, sont affectées par l’insécurité alimentaire en zone rurale. Les nomades et membres des communautés pastorales sont frappés par la réduction des réserves d’eau. La disparition progressive du cheptel et le renchérissement des denrées importées épuisent peu à peu les stratégies de survie de ces populations.

Près de 42% de la population vit sous le seuil de pauvreté absolue (80% sous le seuil de pauvreté relative). Djibouti occupe le 164ème rang de l’indicateur de développement humain (IDH) en 2013. Les ressources naturelles de Djibouti sont rares (le manque d’eau est un frein au développement du pays) ou peu exploitées (ressources halieutiques et agricoles).

Djibouti dispose d’une économie traditionnellement dépendante des activités portuaires, de la présence militaire étrangère et des financements internationaux. L’agriculture est presque inexistante et l’industrie très limitée. Pilier essentiel de l’économie locale, les activités portuaires sont principalement constituées par le transit vers l’Ethiopie, qui représente une part majoritaire de l’activité import/export du port de Djibouti, et par les activités de transbordement.

Les priorités actuelles du gouvernement se concentrent sur le développement des infrastructures du pays, l’amélioration de la compétitivité de l’économie et l’émergence d’un secteur privé.

Le pays a bénéficié d’importants flux d’IDE jusqu’en 2009. Après une baisse sensible en 2010-11, ils ont repris de la vigueur en 2012.

http://www.tresor.economie.gouv.fr/pays/djibouti


Politique extérieure

Djibouti est un acteur important du dossier somalien. Apres avoir été à l’origine des accords d’Arta (août 2000), Djibouti a été en 2008 le cadre de la négociation entre le gouvernement fédéral de transition et l’Union des tribunaux islamiques. Les discussions ont abouti aux accords de Djibouti qui ont permis la mise en place d’un nouveau gouvernement transitoire à Mogadiscio.

Djibouti a accueilli la formation par la France d’un bataillon des forces de sécurité somaliennes en 2009 ; des policiers somaliens y ont été formés. Un bataillon djiboutien (900 hommes) et un état-major (150 hommes) ont été déployés au sein de la mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM) en 2012. Ces unités sont renforcées au 4e trimestre 2014 par un 2e bataillon de 900 hommes.

Les relations avec l’Ethiopie, qui n’a plus de façade maritime depuis l’indépendance de l’Erythrée en 1993, se sont renforcées en raison du conflit éthio-érythréen (1998 - 2000). Les deux pays sont extrêmement dépendants l’un de l’autre : plus de 75 % de l’activité portuaire de Djibouti est à destination de l’Ethiopie. En matière énergétique, Djibouti est en partie approvisionnée par une interconnexion électrique avec les lignes éthiopiennes, inaugurée en octobre 2011.

Après des conflits frontaliers mineurs dans les années 1990, les relations entre l’Erythrée et Djibouti se sont dégradées en 2008, lorsque l’Erythrée a déployé ses troupes dans la zone contestée du Doumeira – le promontoire, Ras Doumeira, et l’île, Jazira Doumeira, situés en territoire dijboutien. Ce déploiement a conduit à trois jours d’affrontements armés du 10 au 13 juin 2008 et à la mort d’une cinquantaine de soldats djiboutiens et d’une centaine de soldats érythréens.

Ce différend a été porté, à la demande djiboutienne, devant le Conseil de sécurité des Nations Unies.La résolution 1862condamne l’action militaire conduite par l’Erythrée contre Djibouti exige le retrait érythréen ainsi que la coopération d’Asmara avec Djibouti, le Secrétaire général des Nations Unies et l’Union africaine en vue du règlement du conflit frontalier entre les deux pays.

Face aux réticences érythréennes, le Qatar a entrepris des efforts de médiation entre les deux pays depuis le 11 avril 2010. La médiation a connu une première avancée le 28 mai 2010 lorsque les Erythréens ont accepté de retirer leurs troupes du Ras Doumeira et permis l’envoi d’observateurs militaires qatariens à la frontière.

Néanmoins, la médiation a très peu progressé depuis. L’obtention d’un accord sur le fond – la démarcation de la frontière entre les deux pays – se heurte principalement à la question des prisonniers de guerre que Djibouti voudrait voir évoquée en amont de toute discussion (lors des combats de juin 2008, 19 militaires djiboutiens et 21 soldats érythréens ont en effet été faits prisonniers). Alors que Djibouti est longtemps resté sans nouvelle de ses soldats, deux d’entre eux se sont échappés d’une prison érythréenne en septembre 2011. Il n’y a eu depuis aucune avancée.

Djibouti est membre de la Ligue arabe, de l’Organisation de la Conférence Islamique, de l’Union Africaine et de l’Autorité Intergouvernementale pour le Développement (IGAD), dont le siège est à Djibouti. Les relations sont confiantes avec les pays arabes, dont la présence à Djibouti est importante (port de Doraleh, investissements dans les établissements scolaires).

La crise au Yémen a conduit 10.000 Yéménites à se réfugier à Djibouti.

Les relations avec les pays occidentaux se renforcent depuis le 11 septembre 2001. Djibouti accueille, depuis 2002, une base militaire américaine (environ 4000 hommes).. Enfin, la lutte contre la piraterie a placé Djibouti au cœur du dispositif naval qui voit collaborer trois coalitions (Atalante de l’UE, OTAN, Combined Maritime Force 151) ainsi que de nombreuses marines nationales. Djibouti est aussi le siège depuis 2012 de la mission européenne Eucap Nestor chargé de renforcer l’appareil judiciaire et maritime de l’Etat somalien et des pays de la région.

Mise à jour : 01.07.16


Informations complémentaires

Instantanés diplomatiques
Images France/Djibouti
Documents de référence
Traités bilatéraux

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[FR] La 1ère usine textile africaine fût Italienne en 1939 en #Éthiopie #Ethiopie2025 InsideAfricanCloset 26/11/16

[FR] La 1ère usine textile africaine fût Italienne en 1939 en #Éthiopie #Ethiopie2025 InsideAfricanCloset 26/11/16 | Corne Éthiopie Économie Business | Scoop.it


Nous voyons depuis quelques années émerger des marques en Occident qui prônent une mode africaine moderne, principalement à base de wax. Rien que depuis la création de mon blog (juin 2016), une demi-douzaine de nouvelles marques a vu le jour. Comme décrit dans mon premier article, la période estivale est le champ préféré de l’imprimé africain ou « ethnique », comme maladroitement décrit dans la plupart des magazines féminins. La curiosité mainstream grandissante, attirée par cette mode différente, couplée à une attitude générationnelle de retour vers les origines chez les diasporas afro-descentes, présagent une consommation allant crescendo et non démentie par les marques qui se multiplient à un rythme étourdissant. Sans aucun doute, il y a un nouveau filon à exploiter. Cela mis à part, cet engouement favorise également une promotion positive de ce que l’Afrique a à offrir au reste du monde. Cependant, on peut s’interroger sur le réel profit du continent. Comme un nombre grandissant de consommateurs, j’essaye de m’interroger à chaque achat sur l’origine des vêtements. Est-ce que la mode africaine promue en ce moment est souvent fabriquée en Afrique ? Et si c’est le cas, qu’en est-il des moyens actuels de production du continent, de la matière première jusqu’à sa transformation in situ ? Quels sont les pays qui forment le noyau historique de son industrie textile, quels sont ceux qui tentent de se créer un avenir dans ce secteur ? Enfin, quelles sont difficultés mais aussi les opportunités à venir pour ce continent dans sa conquête textile ?


L’industrie textile africaine

Un peu d’histoire

Pour paraphraser Marcus Boni Teiga, journaliste béninois, dater les origines de la production des vêtements en Afrique n’est pas une mince affaire. La production la plus ancienne vérifiée à ce jour se situe en Egypte ancienne, près de 2000 ans avant Jésus-Christ avec l’utilisation principale de lin mais aussi de laine de mouton, de poils de chèvre et de fibre de palmier, herbe ou encore de roseaux.

Si au cours des siècles et millénaires qui ont suivi, les différentes civilisations du continent ont développé des métiers de tissage, filage à base de coton, de soie en Afrique de l’Ouest, de laine de mouton/chameau en Afrique du Nord ou de raphia en Afrique centrale, on constate que l’industrie textile africaine a longtemps eu la dimension d’artisanat à petite échelle, mis à l’honneur par les maîtres tisserands et encourageant les productions locales et traditionnelles.

De même, si la culture du coton devient un enjeu économique de la colonisation au 19ème siècle dans la plupart des pays africains fréquemment à base de travail forcé et de surproduction (qui diminueront drastiquement les populations colonisées), la révolution industrielle et les usines de transformation textile ne font leur apparition qu’au début du siècle suivant dans les années 20. La mécanisation de l’industrie textile gagnera donc l’Afrique après avoir révolutionné l’Europe à la fin du 19ème siècle. La première usine textile à voir le jour se trouve en Ethiopie, sous l’occupation italienne en 1939. Suivront des unités de filature, tissage et teinture dès 1950 dans l’actuelle zone de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA : Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal, Togo) qui quitteront la seule production locale pour une production mondiale à partir de 1985 sous l’impulsion d’investissements souvent français.

De nos jours

Production du coton

Le coton demeure la matière première textile majoritaire sur le continent. L’Afrique représente en moyenne 11% (entre 8% et 15% selon les années) de la production mondiale de coton pour 13% des superficies arables mondiales. En comparaison, la Chine produit en 2014 27%, l’Inde 25% et les Etats-Unis 11%.

Autre point important : la transformation du coton (filage, tissage) est encore trop faible : généralement, de 2% à 5% du coton produit sur place est transformé dans des usines encore trop peu nombreuses et à la rentabilité limitée.

La confection des vêtements

Concernant la confection, l’échelle industrielle demeure encore très timide en Afrique subsaharienne (notamment de l’ouest et centrale) avec une tradition ancrée du petit tailleur de quartier sollicité pour les grands événements et par la diaspora. Des usines nationales permettent cependant d’assurer les besoins locaux avec un rendement néanmoins limité. Le continent compte cependant des pôles d’usine en Afrique du nord (Maroc, Tunisie) et en Afrique de l’Est qui jouissent d’exportation internationales et de centres de façon pour les marques venues d’Europe.

Qui sont les acteurs majeurs ?

Concernant la production de coton

La région UEMOA représente 8% des exportations de coton mondiale et occupe 70% de la population active des pays de la zone économique. Hors, seule 2% de la production est transformée sur place (ensuite 90% de la production envoyée en Asie, 8% en Europe). Les états se positionnent sur un objectif de 25% de coton transformé sur place d’ici 2020. Le Burkina Faso est lui le leader africain en production de coton et 9ème mondial avec 272 000 tonnes produites en 2015/2016.
Boules de coton au Bénin

Concernant la production des tissus traditionnels

Prenons l’exemple de deux types de tissu très répandus :

Le wax : bien que majoritairement produit en Hollande, des pays africains se sont engagés sur le créneau pour une production locale : le Bénin (avec notamment l’usine SOBETEX et ses trois qualités de tissu : wax, védomè et chivi), le Ghana (ABC wax), le Niger (Sonitextile) ou encore la Côte d’Ivoire (Uniwax) sont les principaux producteurs locaux.

Le bazin : le coton damassé (ou soie damassée) est importé d’Angleterre, d’Hollande ou de Chine avant d’être teint localement, notamment au Mali qui plébiscite le plus ce tissu brillant des grands évènements.

Concernant la confection

Comme précisé plus haut, les ateliers de confection à échelle industrielle demeurent encore timides sur le continent.

Des pays cependant ont su tirer leur épingle du jeu et ont développé leurs usines pour devenir des ateliers de confection ouverts aux échanges internationaux. On citera le Maroc et la Tunisie qui ont réussi à se nicher une place dans l’univers du façonnage destiné aux marques européennes, favorisés par leur proximité géographique.

Au-delà du Sahara, l’Afrique de l’Est s’impose comme un acteur d’avenir avec l’Ethiopie (que l’on retrouvera dans un dossier plus complet), le Kenya (qui a bénéficié d’une annulation des taxes douanières vis-à-vis des Etats-Unis suite à l’accord de libre-échange américain (AGOA)(*), gonflant ainsi ses exportations de 27,3 %).

Madagascar conserve également une place majeure sur le marché de la maille et vient de voir son économie textile relancée suite à sa réintégration en 2014 dans l’AGOA.

(*) La loi African Growth and Opportunity Act (AGOA) est une loi adoptée en mai 2000 par le congrès américain. Le but de cette loi est de soutenir l’économie des pays africains en leur facilitant l’accès au marché américain s’ils suivent les principes de l’économie libérale.
Source : Wikipédia
Analyse des forces, faiblesses, opportunités et menaces de l’industrie textile africaine

Chasser le naturel, il revient au galop… Pour approfondir cette présentation sommaire de l’industrie textile sur le continent Africain, petit clin d’œil à mes acquis d’école : une analyse FFOM (Force, Faiblesses, Opportunité et Menaces) qui met en perspective les différents paramètres d’évolution du secteur.

Force

Une production locale de coton de qualité

La présence de cette matière première très consommée dans l’industrie textile mondiale est un atout majeur. Ajoutons à cela sa grande qualité en comparaison avec le coton cultivé en Inde ou en Amérique. Cependant, la mise à profit de cette force dépend de l’industrialisation qui apportera une réelle valeur ajoutée avec une transformation faite localement (entre 2 et 5% à ce jour).

Proximité avec l’Europe

La proximité avec le marché européen demeure une réelle force pour convaincre les donneurs d’ordre au-delà de la Méditerranée. Les délais d’acheminement s’en voient réduits, la compatibilité linguistique améliore également la compréhension entre les parties prenantes.

Prix de la main d’œuvre

Une autre motivation pour les investisseurs. L’exemple de l’Ethiopie est assez percutant : un employé chinois dans l’industrie textile coûte 450 dollars mensuels contre 50 dollars pour un ouvrier éthiopien…

Faiblesses

Les infrastructures et le matériel industriel

Energie, transport, communication, etc. L’indice de développement bien que différent selon les 54 pays qui composent le continent, une significative partie d’entre eux pâtit encore d’une présence d’infrastructures insuffisante à un développement effectif et résilient. Les usines en fonctionnement datent souvent de l’ère coloniale, notamment dans la zone franc CFA. A titre d’exemple, « chez Mwanza Ltd en Tanzanie, des centaines de métiers à tisser produisent du tissu à 150 coups la minute. Les standards, aujourd’hui, c’est entre 800 et 1200 coups la minute. En comparaison, au Pakistan, au Brésil, en Inde, en Chine ou en Turquie, une usine avec le même nombre de machines, mais modernes, produit, dans le même temps, 10 fois plus de surface de tissus qu’en Afrique » d’après l’interview de Nicolas Konda sur lesafriques.com. Actuellement des groupes de réflexion s’orientent vers des programmes de développement « sur mesure » et des objectifs à horizon 2030 sous l’impulsion des 17 objectifs de développement durable pour changer le monde. De plus, le 20 novembre, sous l’initiative des Nations Unies, est célébrée comme étant la journée de l’industrialisation de l’Afrique. Elle réunit entre autres l’Union Africaine (UA) autour des partenaires clefs du développement.

Contexte politico-économique et législatif

Selon la Banque mondiale, « il coûte de 20 à 40 % plus cher de faire des affaires en Afrique que dans les autres régions en développement, en raison d’une réglementation trop contraignante, d’une législation foncière floue, de l’inefficacité des systèmes judiciaires, de l’incertitude politique et d’une concurrence déloyale des entreprises bien introduites dans les milieux politiques. Les marchés sont alors entre les mains de quelques sociétés puissantes. ».

Si là encore la situation diffère en intensité selon les pays et les régimes politiques, la stabilité des institutions est un critère incontournable à la réalisation des affaires et la présence d’investisseurs.

Le Franc CFA

Héritage de l’ère colonial dans les zones UEMOA et CEMAC, cette monnaie liée à l’euro pénalise les pays producteurs dans le cadre des exportations.

Opportunités

Le plébiscite de la mode éthique et durable par les donneurs d’ordre occidentaux

Une mode africaine locale en pleine expansion localement et à l’étranger

Les investissements de géants de l’industrie de la mode (H&M et Zara notamment), attirés par des coûts plus bas qu’en Asie

Une population africaine qui ne cesse de croître (entre 2 et 3 milliards en 2050) et qu’il faudra habiller.


Menaces

Concurrence chinoise

La concurrence asiatique a fait beaucoup de mal à une industrie textile africaine prenant doucement ses marques après les indépendances. Comme au reste du monde d’ailleurs avec la fin de l’accord multifibres (AMF) en 2005 qui imposa pendant 32 ans des quotas d’importation de la production asiatiques en Europe et en Amérique. Suite à la fin de ces limitations, l’industrie textile endure le déferlement chinois que l’on connaît. Cette situation de libre-échange a fragilisé de nombreux pays comme l’Afrique du Sud avec 150 000 emplois perdus en 15 ans ou le Maroc et le Lesotho qui ont vu certaines usines délocalisées vers le continent asiatique. Au Burkina Faso, sur les 46 usines de filature fonctionnelles en 2003, seules une dizaine d’usines sont aujourd’hui en état de marche.

L’autre face de la concurrence chinoise consiste en la production de tissu wax pas cher mais souvent de mauvaise qualité, contrefaite, introduite parfois de façon illégale dans les marchés locaux.

Les fripes d’Europe

« Tombola » à Kinshasa, « la fripe » au Cameroun. Depuis les années 1980, les fripes de seconde main des pays Occidentaux sont envoyées dans les pays du Sud, notamment en Afrique, inondant le marché local. Ce système, en contribuant à diffuser la mode occidentale et à habiller les plus pauvres, a influé la production locale et son expansion.

L’impact écologique et socio-économique

Cela est pour le moment peu mentionné dans la plupart des articles qui prônent l’intensification de la production textile en Afrique avec l’arrivée de H&M ou Zara. Pourtant, compte-tenu des exemples occidentaux et asiatiques, il est important de garder en mémoire une volonté de développement maîtrisé du point de vue écologique, socio-économique pour éviter les écueils de surprofits et de pollution que l’on connaît déjà.

Comme présenté, l’industrie textile africaine demeure dans une phase de conquête et de développement avec un but ultime : enfin profiter aux populations locales. Des opportunités naissent et attirent les investisseurs face à des conditions favorables (production du coton, coût bas de la main d’œuvre, proximité avec l’Europe). Il appartient aux différents acteurs du continent de trouver des solutions face à une concurrence asiatique forte tout en préservant l’intégrité de ses terres et de sa population. Le cas de l’Ethiopie, décrite comme la concurrente africaine de la Chine, sera abordé dans la suite de ce dossier (un peu) spécial.

Des commentaires, des informations complémentaires ?
Image en couverture : Usine au Ghana
Pour les sources (nombreuses…) voici les principales, contactez-moi pour la liste exhaustive��
http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/02/12/les-nouvelles-routes-d-approvisionnement-de-l-industrie-textile_4575424_3234.html
http://www.uneca.org/fr/pages/l%E2%80%99industrialisation-et-des-infrastructures
http://www.un.org/africarenewal/fr/magazine/april-2006/textiles-la-perte-de-d%C3%A9bouch%C3%A9s-co%C3%BBte-des-emplois-%C3%A0-l%E2%80%99afrique
http://www.jeuneafrique.com/mag/373176/economie/madagascar-sante-de-lindustrie-textile-nette-amelioration/
http://www.rfi.fr/afrique/20140703-madagascar-secteur-textile-rejouit-reintegration-agoa-etats-unis-exportation
http://www.lesafriques.com/actualite/textile-le-plus-grand-atout-de-l-afrique-c-est-son-coton.html?Itemid=90
http://www.un.org/africarenewal/fr/magazine/april-2006/textiles-la-perte-de-d%C3%A9bouch%C3%A9s-co%C3%BBte-des-emplois-%C3%A0-l%E2%80%99afrique
http://www.industriall-union.org/fr/dossier-le-redressement-pour-lindustrie-textile-dafrique-du-sud
https://www.researchgate.net/publication/44788873_Les_consequences_pour_les_pays_en_developpement_de_la_suppression_des_quotas_dans_le_textile-habillement_le_cas_de_la_Tunisie
http://www.lesafriques.com/actualite/textile-le-plus-grand-atout-de-l-afrique-c-est-son-coton.html?Itemid=90
http://www.black-feelings.com/accueil/detail-actualite/article/wax-et-bazin-quand-les-africains-sapproprient-une-production-venue-dailleurs/

Sin

Lien pour l'usine de Diré Dawa : http://www.bloomberg.com/research/stocks/private/snapshot.asp?privcapid=112265735

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[FR] #Djibouti 22e africain pour la pression fiscale sur les PME avec 37,8% d'impôts #Corne2025 Ecofin 24/11/16

[FR] #Djibouti 22e africain pour la pression fiscale sur les PME avec 37,8% d'impôts #Corne2025 Ecofin 24/11/16 | Corne Éthiopie Économie Business | Scoop.it
Le Lesotho reste le pays africain où la pression fiscale sur les entreprises de taille moyenne est la plus faible, selon l’étude «Paying Taxes 2017» publiée le 17 novembre par le cabinet d'audit et de conseil PricewaterhouseCoopers (PwC) et la Banque mondiale.

Au Lesotho, le taux d’imposition s’élève à 13,6% seulement du résultat commercial de l’entreprise selon ce classement qui évalue les impôts annuels et cotisations obligatoires des moyennes entreprises (l’imposition des bénéfices, les cotisations et les charges sociales supportées par l'employeur, la taxe foncière, l'impôt sur la transmission du patrimoine, l'imposition des dividendes etc), sur la base d’une « société type » selon les règles fiscales en vigueur.

La Zambie arrive en deuxième position avec un taux d’imposition total moyen de 18,6%. Elle est talonnée par la Namibie (20,7%), l’Ile Maurice (21,8%), le Botswana (25,1%), l’Afrique du Sud (28,8%), le Soudan du Sud (29,1%), les Seychelles (30,1%), la Sierra Leone (31%).

Jusqu’au 9ème rang, le classement des pays africains est resté identique à celui de l’année dernière.

La Libye a cependant ravi cette année le 10è rang à l’échelle africaine à l’Ethiopie. Ce pays pétrolier d’Afrique du Nord affiche un taux d’imposition global de 32,6%.

L’Ethiopie a enregistré la régression la plus forte pour se placer au 24è rang cette année après avoir vu son taux d’imposition moyen des entreprises culminer à 38,6% contre 32,1% dans la précédente édition du classement.

(Voir ci-dessous le classement complet des 53 pays africains étudiés).

A l’échelle continentale, le taux d’imposition total moyen des entreprises s’établi à 47,1% de leur résultat commercial.

Au plan mondial, les pays qui disposent des fiscalités les plus avantageuses pour les entreprises de taille moyenne sont le Qatar, les Emirats arabes unis, la Chine, le Bahreïn, l’Irlande et le Koweït. En bas du tableau, on retrouve le Venezuela, la Bolivie, la République centrafricaine, la Mauritanie ou encore la Guinée Equatoriale.

Classement de 53 pays africains selon le taux d’imposition total moyen des entreprises:

1-Lesotho / taux d’imposition total moyen (13,6%)

2-Zambie (18, 6%)

3-Namibie (20,7%)

4-Ile Maurice (21,8%)

5-Botswana (25,1%)

6-Afrique du Sud (28,8%)

7-Soudan du Sud (29,1%)

8-Seychelles (30,1%)

9-Sierra Leone (31%)

10-Libye (32,6%)

11-Ghana (32, 7%)

12-Zimbabwe (32,8%)

13-Rwanda (33%)

14-Ouganda (33,5%)

15-Nigeria (34,3%)

16-Malawi (34,5%)

17-Swaziland (35,1%)

18-Mozambique (36,1%)

19-Cap Vert (36,6%)

20-Kenya (37,4%)

21-Sao Tome & Principe (37,4%)

22-Djibouti (37,6%)

23-Madagascar (38,1%)

24-Ethiopie (38,6%)

25-Burundi (40,3%)

26-Burkina Faso (41,3%)

27-Egypte (43,5%)

28-Tanzanie (43,9%)

29-Sénégal (45,1%)

30-Gabon (45,2%)

31-Soudan (45,4%)

32-Guinée-Bissau (45,5%)

33-Liberia (45,9%)

34-Angola (48%)

35-Niger (48,2%)

36-Mali (48,3%)

37-Togo (48,5%)

38-Maroc (49,3%)

39-Côte d’Ivoire (51,3%)

40-Gambie (51,3%)

41-République du Congo (54,3%)

42-RD Congo (54,6%)

43-Bénin (57,4%)

44-Cameroun (57,7%)

45-Tunisie (60,2%)

46-Tchad (63,5%)

47-Algérie (65,6%)

48-Guinée (68,3%)

49-Mauritanie (71,3%)

50-Centrafrique (73,3%)

51-Guinée Equatoriale (79,4%)

52-Erythrée (83,7%)

53-Comores (216,7%)
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[FR] #Érythrée 52e africain pour la pression fiscale sur les PME avec 83,7% d'impôts #Corne2025 Ecofin 24/11/16

[FR] #Érythrée 52e africain pour la pression fiscale sur les PME avec 83,7% d'impôts #Corne2025 Ecofin 24/11/16 | Corne Éthiopie Économie Business | Scoop.it
Le Lesotho reste le pays africain où la pression fiscale sur les entreprises de taille moyenne est la plus faible, selon l’étude «Paying Taxes 2017» publiée le 17 novembre par le cabinet d'audit et de conseil PricewaterhouseCoopers (PwC) et la Banque mondiale.

Au Lesotho, le taux d’imposition s’élève à 13,6% seulement du résultat commercial de l’entreprise selon ce classement qui évalue les impôts annuels et cotisations obligatoires des moyennes entreprises (l’imposition des bénéfices, les cotisations et les charges sociales supportées par l'employeur, la taxe foncière, l'impôt sur la transmission du patrimoine, l'imposition des dividendes etc), sur la base d’une « société type » selon les règles fiscales en vigueur.

La Zambie arrive en deuxième position avec un taux d’imposition total moyen de 18,6%. Elle est talonnée par la Namibie (20,7%), l’Ile Maurice (21,8%), le Botswana (25,1%), l’Afrique du Sud (28,8%), le Soudan du Sud (29,1%), les Seychelles (30,1%), la Sierra Leone (31%).

Jusqu’au 9ème rang, le classement des pays africains est resté identique à celui de l’année dernière.

La Libye a cependant ravi cette année le 10è rang à l’échelle africaine à l’Ethiopie. Ce pays pétrolier d’Afrique du Nord affiche un taux d’imposition global de 32,6%.

L’Ethiopie a enregistré la régression la plus forte pour se placer au 24è rang cette année après avoir vu son taux d’imposition moyen des entreprises culminer à 38,6% contre 32,1% dans la précédente édition du classement.

(Voir ci-dessous le classement complet des 53 pays africains étudiés).

A l’échelle continentale, le taux d’imposition total moyen des entreprises s’établi à 47,1% de leur résultat commercial.

Au plan mondial, les pays qui disposent des fiscalités les plus avantageuses pour les entreprises de taille moyenne sont le Qatar, les Emirats arabes unis, la Chine, le Bahreïn, l’Irlande et le Koweït. En bas du tableau, on retrouve le Venezuela, la Bolivie, la République centrafricaine, la Mauritanie ou encore la Guinée Equatoriale.

Classement de 53 pays africains selon le taux d’imposition total moyen des entreprises:

1-Lesotho / taux d’imposition total moyen (13,6%)

2-Zambie (18, 6%)

3-Namibie (20,7%)

4-Ile Maurice (21,8%)

5-Botswana (25,1%)

6-Afrique du Sud (28,8%)

7-Soudan du Sud (29,1%)

8-Seychelles (30,1%)

9-Sierra Leone (31%)

10-Libye (32,6%)

11-Ghana (32, 7%)

12-Zimbabwe (32,8%)

13-Rwanda (33%)

14-Ouganda (33,5%)

15-Nigeria (34,3%)

16-Malawi (34,5%)

17-Swaziland (35,1%)

18-Mozambique (36,1%)

19-Cap Vert (36,6%)

20-Kenya (37,4%)

21-Sao Tome & Principe (37,4%)

22-Djibouti (37,6%)

23-Madagascar (38,1%)

24-Ethiopie (38,6%)

25-Burundi (40,3%)

26-Burkina Faso (41,3%)

27-Egypte (43,5%)

28-Tanzanie (43,9%)

29-Sénégal (45,1%)

30-Gabon (45,2%)

31-Soudan (45,4%)

32-Guinée-Bissau (45,5%)

33-Liberia (45,9%)

34-Angola (48%)

35-Niger (48,2%)

36-Mali (48,3%)

37-Togo (48,5%)

38-Maroc (49,3%)

39-Côte d’Ivoire (51,3%)

40-Gambie (51,3%)

41-République du Congo (54,3%)

42-RD Congo (54,6%)

43-Bénin (57,4%)

44-Cameroun (57,7%)

45-Tunisie (60,2%)

46-Tchad (63,5%)

47-Algérie (65,6%)

48-Guinée (68,3%)

49-Mauritanie (71,3%)

50-Centrafrique (73,3%)

51-Guinée Equatoriale (79,4%)

52-Erythrée (83,7%)

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[FR] 430000 coureurs à la Great Ethiopian Run, 1ère course d'Afrique en #Éthiopie #Ethiopie2025 Anadolu 20/11/16

[FR] 430000 coureurs à la Great Ethiopian Run, 1ère course d'Afrique en #Éthiopie #Ethiopie2025 Anadolu 20/11/16 | Corne Éthiopie Économie Business | Scoop.it

Ethiopia’s capital was decked in green, red and yellow Sunday as 43,000 people took part in Africa’s largest running event.

The Great Ethiopian Run -- a 10 kilometer (6 mile) route through Addis Ababa -- saw elite athletes as well as ordinary Ethiopians of all ages and abilities take part.

Legendary distance runner Haile Gebrselassie helped launch the first run in 2001 and it has gone on to become the fifth largest public running event in the world.

“The most important thing is to see people coming out and celebrate,” he told Anadolu Agency.

This year, Ethiopian runner Abe Gashahun won the elite men’s race while Foten Tesfaye, also of Ethiopia, won the women’s event. “Thank God I made it and I know I have to work hard to make it to the top internationally,” she said.

A heavy police presence lined to route amid concerns about anti-government protesters staging a demonstration.


Addis Getachew

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FR La #Somalie soutient le Maroc face au RASD du front Polisario #Corne2025 TV5 23/11/16

FR La #Somalie soutient le Maroc face au RASD du front Polisario #Corne2025 TV5 23/11/16 | Corne Éthiopie Économie Business | Scoop.it
Le Maroc et plusieurs pays arabes ont quitté le sommet Afrique/Monde arabe qui se tenait mercredi à Malabo en Guinée équatoriale pour protester contre la présence d'une délégation du Front Polisario, ont indiqué plusieurs médias.

Gros investisseur en Afrique, le Maroc a quitté le quatrième sommet Afrique/Monde arabe sur le thème de la coopération économique avec sept autre pays arabes (Arabie Saoudite, Emirats Arabes unis, Bahrein, Qatar, Sultanat d’Oman, Jordanie, Yémen) ainsi que la Somalie.

La délégation marocaine a pris cette décision pour protester contre "la présence de l'emblème d’une entité fantoche dans les salles de réunions", a indiqué le ministère marocain des Affaires étrangères et de la Coopération (MAEC) cité par l'agence de presse marocaine MAP.

Le Maroc considère le Sahara occidental, qu’il contrôle, comme partie intégrante du royaume, alors que le Front Polisario, qui milite pour l’indépendance de cette ancienne colonie espagnole, réclame un référendum d’autodétermination.

La délégation marocaine a quitté Malabo alors que le Maroc tente de réintégrer l'Union africaine (UA) que Rabat avait quittée en 1984 pour protester contre l'admission de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) du Front Polisario.

Le "coup d'éclat" du Maroc a été sévèrement jugé sur le plateau de la télévision Africa 24, proche du gouvernement de la Guinée-Equatoriale qui couvre le sommet en direct, avec des duplex et des commentaires plateau.

"Le Maroc a des partenariats avec l'Afrique centrale, l'Afrique de l'Ouest et même l'Afrique australe. On ne peut pas se permettre un tel coup d'éclat", a déploré un commentateur.
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[FR] ᐅ L'ONU exhorte la #Somalie à garantir des élections libres et justes #Corne2025 CCTV 21/11/16

La communauté internationale exhorte la Somalie d'assurer la tenue d'élections libres et justes.
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[FR] 14000 emplois directs et indirects avec la future usine d'engrais en #Éthiopie #Ethiopie2025 HuffPost 22/11/16

[FR] 14000 emplois directs et indirects avec la future usine d'engrais en #Éthiopie #Ethiopie2025 HuffPost 22/11/16 | Corne Éthiopie Économie Business | Scoop.it

En Ethiopie, le Maroc traduit en actes concrets sa vision de la coopération Sud-Sud

La visite du roi Mohammed VI en Ethiopie marquera, au-delà du discours, une étape majeure de la traduction concrète de la vision marocaine du développement Sud-Sud.

Co-émergence en s'inscrivant dans les plans de développement économique des pays, production de valeur ajoutée locale en transformant sur place les richesses naturelles, transfert de technologie en partageant les savoir-faire disponibles, création d'emplois locaux, sont les vecteurs d'une coopération déclinée dans le discours d'Abidjan de février 2014 et confirmée dans les différents discours royaux qui s'en sont suivis.

Les projets annoncés en Ethiopie, non seulement viennent confirmer par des actes cette vision, mais encore viennent battre en brèche les théories des détracteurs qui pensaient que le Maroc ne pouvait s'exprimer économiquement en dehors de sa zone considérée de "confort" de l'Afrique de l'Ouest.

Près de 3 milliards de dollars d'investissements industriels annoncés lors d'une première visite d'Etat en Ethiopie, pays d'Afrique de l'Ouest, champion de la croissance: qui dit mieux?

Des investissements dans des secteurs majeurs de l'économie éthiopienne, prioritaires dans le plan de développement: industrie, agriculture, agro-industrie en particulier. Une unité de production d'huiles essentielles à partir de la rose locale, une biscuiterie et surtout, une plateforme industrielle de production de phosphate à 2,5 milliards de dollars et qui sera le premier investissement de l'OCP en volume après Jorf Lasfar.

Cette dernière unité peut à elle seule résumer le modèle de coopération Sud-sud que nous souhaitons mettre en œuvre avec les autres pays africains.

D'abord elle part de la mise en commun de ressources naturelles marocaines et éthiopiennes: le Maroc met à disposition son phosphate, l'Ethiopie apporte son gaz et sa potasse. Le projet va naturellement constituer un modèle de valorisation des ressources naturelles des deux pays.

Ensuite, l'investissement va permettre de doter l'Ethiopie d'une unité industrielle de production d'engrais de premier plan au niveau mondial. Ainsi, au lieu de vendre du gaz naturel liquéfié (GNL) avec très peu de transformation locale, le pays bénéficie non seulement d'une industrie locale mais surtout va créer de la valeur ajoutée à partir de ses ressources.

Troisième point très important, l'Ethiopie qui en 2016 importe 100% de ses engrais sera en 2025, avec ce projet, non seulement autosuffisant mais exportateur. Economie de devises, disponibilité d'engrais à bas prix pour l'agriculture et production pour le marché régional sont donc quelques autres éléments bénéfiques du projet.

Que serait ce type de projet sans création d'emploi? 500 emplois directs d'encadrement, 1.500 emplois pendant la période de construction et au moins 12.000 emplois indirects vont être générés par le complexe industriel.

Ces projets de l'étape éthiopienne traduisent à eux seuls, le modèle de coopération Sud-Sud que le Maroc prône sur le continent et que son premier ambassadeur, le roi Mohammed VI promeut en sillonnant les pays africains et surtout inculque aux entreprises qui l'accompagnent.

Le Maroc démontre encore une fois l'importance stratégique qu'il donne à ses relations avec les autres pays africains et la manière avec laquelle il veut jouer un rôle moteur dans le développement du continent. Dès lors que "les Africains font confiance à leurs frères africains", l'expression coopération gagnant-gagnant peut avoir tout son sens.


Abdou Souleye Diop

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FR Le fonds allemand Quaestra Capital a opéré en #Éthiopie #Ethiopie2025 LeRelais 21/11/16

FR Le fonds allemand Quaestra Capital a opéré en #Éthiopie #Ethiopie2025 LeRelais 21/11/16 | Corne Éthiopie Économie Business | Scoop.it
Le fameux capital investissement allemand, Quaestra Capital, a décidé de faire son entrée au Maroc, et ce en assurant la promotion du fonds Maroc Croissance, dont la taille est estimée à plus de 100 millions d’euros.

Ayant déjà opéré au Kenya et en Ethiopie, la société allemande estime que le pays dégage un potentiel prometteur en matière de croissance économique, et qu’il prévoit de réaliser une rentabilité moyenne annuelle de l’ordre de 10% à 12% par le biais du fonds Maroc Croissance.
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[FR] Roi saoudien et 1er Ministre d'#Éthiopie discutent des relations bilatérales #Ethiopie2025 Anadolu 21/11/16

[FR] Roi saoudien et 1er Ministre d'#Éthiopie discutent des relations bilatérales #Ethiopie2025 Anadolu 21/11/16 | Corne Éthiopie Économie Business | Scoop.it

Le roi Salman d’Arabie Saoudite a reçu, lundi, à Riyad, le Premier ministre éthiopien Haile Mariam Dessalegn, avec qui il a discuté des relations bilatérales et des développements survenus sur les scènes régionale et internationale.

L’agence de presse saoudienne (SPA) a rapporté que le roi saoudien a examiné avec le Chef du gouvernement éthiopien des moyens susceptibles de développer les relations bilatérales dans tous les domaines.

Ont assisté à l’audience, selon la même source, le prince-héritier saoudien Mohamed Ibn Nayef ainsi que plusieurs ministres et hauts responsables.

Du côté éthiopien, ont assisté à l’entrevue le ministre de la Défense Siraj Fegessa, le ministre des Finances et du Développement économique Abraham Tekeste et l’émissaire spécial du Premier ministre.

Haile Mariam Dessalegn était arrivé dimanche en Ethiopie à la tête d’une délégation de haut niveau qui a été accueillie par le prince-héritier saoudien.

Le Chef du gouvernement éthiopien avait effectué, au courant de l'année 2015, une visite similaire au royaume d'Arabie Saoudite, au cours de laquelle il a été reçu également par le souverain saoudien.


Ahmed al-Masry

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[EN] Plus de productivité et moins d'appâts du gain pour la CCAE en #Éthiopie #Ethiopie2025 CRo 21/11/16

[EN] Plus de productivité et moins d'appâts du gain pour la CCAE en #Éthiopie #Ethiopie2025 CRo 21/11/16 | Corne Éthiopie Économie Business | Scoop.it
Construction Contractors Association of Ethiopia (CCAE) has amended its bylaws which had served the association for the last 24 years.

The Association amended its bylaws during its annual general assembly meeting held at the Sheraton Addis over last week in the presence of the Minister of the Construction and members of the association.

The meeting focused not only on the amendment of the bylaws but also on the performance report of the association in the past year and the external auditors report.

Abera Bekele (Eng.), President of the Association, stated that amending the bylaws of the association is timely and the amendment was in line with the current development of the sector in the country.

Ambachew Mekonnen (PhD), Minister of Construction, welcomed the amendment and hoped that it would solve the major problems in the sector.

He outlined the two problems that the sector had faced; the first one was mainly associated with the lack of capacity of the contractors.

The second was associated with ethics of the contractors. The sector is highly prone to rent-seeking attitudes

The association was established in 1991 to alleviate obstacles facing contractors and help them play their appropriate role in the development of the construction industry.

It organizes capacity building workshops, conferences and discussion forums that are aimed at seeking solutions for problems that members face while they undertake their activities.

It enhances the awareness of its members through the dissemination of government proclamations, regulations and directions and other information’s related to the construction industry.
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[FR] #Érythrée 2e et #Éthiopie 3e pires pays africains pour les journalistes #Corne2025 LeMonde 29/11/19

[FR] #Érythrée 2e et #Éthiopie 3e pires pays africains pour les journalistes #Corne2025 LeMonde 29/11/19 | Corne Éthiopie Économie Business | Scoop.it

Plus de 11 600 personnes ont été arrêtés depuis l’instauration de l’état d’urgence en octobre. Parmi elles, des journalistes et des blogueurs.


« Etre militant en Ethiopie, c’est comme dormir sur une branche d’arbre : tu ne peux pas fermer l’œil parce que tu sais que tu peux tomber à tout moment. » C’est ce que Befeqadu Hailu confiait au Monde Afrique deux jours avant son arrestation, le 11 novembre.

Sur Twitter, le blogueur éthiopien se décrivait comme écrivain, « enthousiaste de la démocratie » et survivant de la prison de Maekelawi, à Addis-Abeba. Depuis l’instauration de l’état d’urgence en Ethiopie, le 9 octobre, après une année de troubles politiques et de manifestations anti-gouvernementales, il dénonçait sur son profil la multiplication des arrestations, plus de 11 600 selon les autorités. Son compte est désormais désactivé.

L’Ethiopie est l’un des pires pays pour la liberté de la presse : elle est le troisième pays d’Afrique à incarcérer le plus de journalistes après l’Egypte et l’Erythrée. Elle talonne la Chine, la Syrie et l’Iran dans le classement des pires censeurs d’Internet au monde, selon le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), qui a dénoncé jeudi 17 novembre l’intensification de la répression des médias depuis la mise en vigueur de l’état d’urgence. Plusieurs journalistes et blogueurs ont été arrêtés ces dernières semaines.
« Incitation à la violence à travers l’écriture »

Befeqadu Hailu était peut-être trop confiant : le trentenaire contournait le blocage d’accès aux réseaux sociaux, il donnait des interviews depuis Addis-Abeba en anglais et en amharique. Surtout, il poursuivait son activité de blogueur. Celle-là même qui l’avait déjà envoyé en prison pour dix-huit mois en avril 2014 en compagnie d’autres membres fondateurs de Zone9, un collectif de blogueurs éthiopiens qui critiquait les méthodes du gouvernement, les injustices et le manque de démocratie en Ethiopie.

Ils avaient été inculpés de « terrorisme » en vertu de la Proclamation antiterroriste de 2009, un outil juridique controversé qui sert à dissuader et à réprimer toute dissidence politique selon les organisations de défense des droits humains. Depuis octobre 2015, Befeqadu Hailu, libéré sous caution, attendait son jugement en appel pour « incitation à la violence à travers l’écriture ».

« Les individus qui se prétendent journalistes ne le sont pas tous, justifie le ministre éthiopien de l’information Negeri Lencho. Certains servent d’autres intérêts et expriment un discours de haine à l’encontre du gouvernement et du peuple. » D’après lui, une personne qui enfreint la loi relative à l’incitation à la violence mise en application par le « poste de commande » instauré par l’état d’urgence doit rendre des comptes : « Le gouvernement ne devrait pas être sans cesse accusé de violer la liberté de la presse quand il tente de faire respecter la loi. »

En Ethiopie, la plupart des journaux, stations de radio et chaînes de télévision sont contrôlés par l’Etat. « Notre pays est gigantesque mais je peux compter les médias privés sur les doigts de ma main »
, déplore Tesfu Altaseb, auteur d’un livre en amharique sur les médias en Ethiopie. D’après lui, la liberté de la presse a décliné depuis les élections de 2005 dont les résultats contestés avaient entraîné des violences. « La plupart des journalistes éthiopiens ont choisi l’exil »
, poursuit-il. Et ceux qui sont restés ? « Ils ont peur… »

C’est le cas de Bethelehem* qui a récemment quitté « à contrecœur » son poste d’animatrice à la radio gouvernementale. Elle avait reçu l’ordre de lire des « nouvelles saugrenues », notamment sur le bilan des manifestations qui auraient fait plusieurs centaines de morts d’après les organisations de défense des droits humains. « J’étais frustrée de mentir à mon peuple et de me mentir à moi-même, lâche-t-elle. Ici, soit tu travailles pour l’Etat et tu n’es pas journaliste, tu es un simple rapporteur. Soit tu veux être libre mais c’est à tes risques et périls. » Depuis sa démission, elle change régulièrement de numéro de téléphone. « Une certaine paranoïa grandit en toi à force d’entendre les histoires de tes confrères », poursuit-elle en évoquant les manœuvres d’intimidation et de surveillance.

Tewolde* est un habitué des pressions qui pèsent sur les journalistes depuis des années, de « l’autocensure » et de la frustration de ne pas pouvoir dire toute la vérité sur les sujets politiquement sensibles. Depuis l’instauration de l’état d’urgence, « c’est pire », explique ce directeur de la rédaction d’un média privé. « Tu ne sais pas ce que tu peux dire ou non, tu pèses tes mots pour que le gouvernement ne considère pas tes écrits comme une trahison. Cela ne veut pas dire que je cache les faits aux lecteurs », explique-t-il. Mais il doit éviter de tenir un discours trop accusateur. « Tu dois faire très attention si tu ne veux pas que ton journal ferme et que tes journalistes se retrouvent dans une situation délicate », ajoute-t-il, rappelant l’exemple de l’Addis Standard : ce mensuel indépendant a dû suspendre sa parution papier en octobre faute d’imprimeur et de distributeur.

Pour l’auteur Tesfu Altaseb, la détérioration de la liberté de la presse représente un risque. « Si les citoyens ne peuvent pas lancer leurs idées, ils lanceront des pierres », prédit-il.
 


« Il est de notoriété publique que c’est à travers des médias libres et responsables que l’Ethiopie peut construire sa démocratie, conclut le ministre Negeri Lencho. Mais la démocratisation prend du temps. Vous ne pouvez pas comparer notre pays avec d’autres démocraties bien bâties. »

* Le prénom a été modifié.

Emeline Wuilbercq

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[FR] Des liens toujours plus étroits de #Djibouti avec la Chine et l’#Éthiopie #Corne2025 JeuneAfrique 30/11/16

[FR] Des liens toujours plus étroits de #Djibouti avec la Chine et l’#Éthiopie #Corne2025 JeuneAfrique 30/11/16 | Corne Éthiopie Économie Business | Scoop.it

La Chine et l’Éthiopie sont désormais des partenaires de premier plan pour le pays. Qui a lui-même très bien compris ce qu’il peut tirer de cette entente politique, économique et militaire.

Lorsqu’on demande au président Ismaïl Omar Guelleh si l’intégration économique entre son pays et l’Éthiopie, présentée aujourd’hui par nombre d’observateurs comme « le modèle à suivre en Afrique », aurait été possible sans l’apport des capitaux chinois, la réponse du chef de l’État est aussi franche que spontanée : « Non ! » Mahamoud Ali Youssouf, le ministre djiboutien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, peut bien affirmer que son pays n’a pas attendu l’arrivée de la Chine pour se rapprocher de son puissant voisin éthiopien, les milliards de dollars que Pékin a injectés ces dernières années dans la construction de nombreuses infrastructures de la région ont certainement contribué à renforcer les liens entre Djibouti et Addis-Abeba, qui ne disposaient ni l’un ni l’autre des moyens financiers nécessaires pour concrétiser cette union en marche.

« Destin commun »

Seule certitude, les deux pays de la Corne de l’Afrique n’ont pas eu besoin des Chinois pour identifier leur destin commun, encore moins depuis que l’Éthiopie a perdu l’Érythrée et son accès à la mer Rouge, en 1991. Depuis, pour sortir de son enclavement et alimenter son vaste marché de 90 millions d’habitants, Addis-Abeba n’a pas d’autre choix que de s’entendre avec Djibouti pour utiliser ses installations portuaires.

D’autant que la présence d’importants contingents militaires américains et français sur le territoire de la petite république interdit toute velléité éthiopienne de tenter une invasion pourtant « possible en moins de quatre heures », selon un expert étranger des questions de sécurité.


Mieux, les deux voisins ont tout à gagner à s’entendre. L’Éthiopie utilise à sa guise les quais de Djibouti, où elle réceptionne chaque année 98 % de ses importations, dopant les résultats du port. Les échanges avec l’Éthiopie représentent en effet 90 % des trafics enregistrés, à l’import comme à l’export. En échange, depuis 2011, Addis-Abeba fournit à son voisin près de 50 % de sa consommation en électricité, pour à peine quelques millions de dollars par an, en attendant l’arrivée d’une deuxième ligne à haute tension, en 2017.

Ce sera la même chose pour l’eau potable, qui sera bientôt livrée gratuitement à Djibouti depuis la région de Dire Dawa, dans l’est de l’Éthiopie. Un projet qui n’est devenu réalité que grâce à la Chine : ses entreprises sont en train d’achever la construction des 358 km de l’aqueduc, et ses banques ont financé l’investissement à hauteur de 300 millions de dollars (276 millions d’euros).

Et ce n’est pas le seul chantier d’envergure que la manne chinoise a permis de concrétiser ces dernières années. Si, sur ce projet, l’empire du Milieu n’a rien d’autre à gagner qu’une image positive dans la région, c’est évidemment pour satisfaire son immense appétit de matières premières qu’il finance les ports djiboutiens, ainsi que les oléoducs et trains éthiopiens. Ainsi, les Chinois ont investi 80 millions de dollars dans le port de Tadjourah, qui exportera dès l’année prochaine la potasse éthiopienne, et 70 millions de dollars dans celui du Goubet, par lequel transitera le sel djiboutien du lac Assal.

Dans le sud de Djibouti, le terminal de Damerjog, attendu pour fin 2017, expédiera en Chine du gaz éthiopien liquéfié dans une usine en cours de construction pour un coût de 2,6 milliards de dollars. Avec ses 700 km de pipeline tirés depuis l’­Ogaden, le projet pèse plus de 4 milliards de dollars.

« Le plus gros investissement direct étranger jamais réalisé à Djibouti », précise Aboubaker Omar Hadi, le président de l’Autorité des ports et zones franches de Djibouti. Ce dernier peut d’ailleurs se frotter les mains, car depuis l’arrivée en 2013 de China Merchants Holding International (CMHI), à hauteur de 23,5 %, dans le capital de l’organisme public qu’il dirige, les dollars venus de Chine pleuvent sur le port de Djibouti. À Doraleh, un nouveau terminal à conteneurs est programmé, proche du futur quai polyvalent attendu pour mars 2017.

Juste derrière ces nouvelles installations portuaires, destination finale du train en provenance d’Addis-Abeba , une vaste zone franche de 4 800 ha est en cours de réalisation. Elle devrait recevoir quelques-unes des milliers d’entreprises chinoises que Pékin prévoit de délocaliser dans les années à venir en Afrique, pour permettre aux produits chinois de rester compétitifs sur le marché mondial en profitant des faibles coûts de la main-d’œuvre sur le continent. Avec à la clé la création de plusieurs dizaines de milliers d’emplois rien qu’à Djibouti.

Présence militaire

Tous ces investissements représentent quelques centaines de millions de dollars supplémentaires et pourraient bien, à terme, bouleverser l’économie de l’ensemble de la sous-région, alors que Djibouti et Addis-Abeba commencent à parler de plus en plus ouvertement de la mise en place d’une « zone yuan », susceptible de remplacer le dollar et d’unifier le birr et le franc djiboutien pour fluidifier leurs échanges commerciaux.

Pourtant, la grosse affaire du moment n’est pas économique mais militaire, avec la mise en place, dès l’an prochain, d’une base navale chinoise et de son quai, également dans la baie de Doraleh. Officiellement dimensionnée pour accueillir 300 à 500 marins, elle est la première installation du genre à voir le jour en dehors de la Chine et la première perle du collier que Pékin veut mettre en place pour sécuriser la ligne maritime qui traverse l’océan Indien.

L’autorisation délivrée par les autorités djiboutiennes – un bail de dix ans moyennant une redevance annuelle de 20 millions de dollars – a passablement agacé les alliés américains et japonais, également présents dans la petite république.

Ceux-ci n’auraient pas hésité à faire courir les bruits les plus inquiétants, comme l’affectation par Pékin de plus de 10 000 soldats… « Il n’en a jamais été question et cela n’arrivera jamais », insiste Mahamoud Ali Youssouf, qui comprend l’insistance chinoise à affirmer sa présence militaire, « pour protéger ses intérêts commerciaux et ses milliers de ressortissants présents dans la région ».

Un tiers du trafic maritime transitant aujourd’hui par le détroit de Bab-el-Mandeb est d’origine chinoise, alors que les investissements de Pékin dans la région viennent de dépasser les 10 milliards de dollars. De plus en plus confortablement assise sur ses deux piliers éthiopien et djiboutien, l’influence chinoise grandit pour se faire de plus en plus sentir dans la Corne de l’Afrique, voire au-delà.

Au point d’attiser les jalousies et de faire enfler les pires rumeurs. Comme celle qui verrait la main des États-Unis derrière les troubles qui secouent depuis un an le pouvoir central d’Addis-Abeba, afin de contrecarrer l’avancée chinoise dans la sous-région. Partant du principe que « quand l’Éthiopie éternue, c’est toute la région qui s’enrhume », selon l’expression employée par notre expert militaire.


Olivier Caslin 

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[FR] ᐅ Conférence sur les ports de #Djibouti, Tadjourah, Goubet et Damerjog #Corne2025 UnivNantes 21/11/16

[FR] ᐅ Conférence sur les ports de #Djibouti, Tadjourah, Goubet et Damerjog #Corne2025 UnivNantes 21/11/16 | Corne Éthiopie Économie Business | Scoop.it

Colloque Human Sea-Marisk - Organisations à Haute Fiabilité en mer - Notions et conditions

Résumé de la vidéo

Présidence : Francis BERTOLOTTI, Président du Conseil de surveillance du Grand Port Maritime de Nantes Saint-Nazaire (France).

INTERVENTIONS

Expliquer le concept d’Organisations à Haute Fiabilité du point de vue de la mise en œuvre en utilisant un cas d’un conglomérat industriel (comprenant une division maritime) // Annette GEBAUER, Dr, Expert senior pour Interventions for Corporate Learning (ICL) organisation à haute fiabilité et changement de culture, (Berlin, Allemagne)

Le concept d'organisations à Haute Fidelité , approche globale de la sécurité // Benoît JOURNÉ, Professeur en Sciences de gestion, Institut d’Économie et de Management de Nantes – Institut d’Administration des Entreprises (IEMN-IAE), Université de Nantes, (France).

Essor du Port de Djibouti et "haute fiabilité // Joël NERVO, Chef de Division, Santé, Sécurité, Sûreté, Environnement, Port de Djibouti, (République de Djibouti).

Le colloque international Human sea - Marisk 2016

Le colloque international Human Sea - Marisk s’est tenu les 3 et 4 octobre 2016 à Nantes. Il s'inscrivait dans la 3e thématique du programme ERC-2013-AdG 340770 : Activités offshore - Problématiques technologiques, sociales & environnementales. Le colloque était jumelé avec la 5e édition de la conférence internationale MARISK, organisée par l'Ecole Nationale Supérieure Maritime, l'Ecole Nationale de la Sécurité et de l'Administration en Mer, le Grand Port Maritime de Nantes / Saint-Nazaire, et le média Mer & Marine.

Le programme Human Sea

Programmé sur 5 ans, le programme Human Sea entend répondre aux problématiques liées au développement des activités humaines en mer qui ont progressivement conduit à une transformation du droit de la mer et du droit maritime et qui restent aujourd'hui juridiquement peu encadrées. L'objectif de ce programme, coordonné par Patrick Chaumette, directeur du Centre de Droit Maritime et Océanique (CDMO), est de repenser les concepts nés de l'histoire des activités maritimes et de la navigation et de s'interroger sur l'intervention des Etats en mer, de leurs eaux territoriales vers la haute mer. Les compromis trouvés en 1982, vis-à-vis du droit de la mer.

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FR ᐅ L'#Éthiopie invitée d'honneur du salon FIDAK à Dakar au Sénégal #Ethiopie2025 Africa24

Économie, Un invité spécial pour la 25ème édition de la foire internationale de Dakar qui se veut historique. La FIDAK qui a démarré ce 24 novembre 2016 enregistre comme invité d'honneur la République fédérale démocratique d'Ethiopie.
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[FR] #Éthiopie 24e africain pour la pression fiscale sur les PME avec 38,6% d'impôts #Ethiopie2025 Ecofin 24/11/16

[FR] #Éthiopie 24e africain pour la pression fiscale sur les PME avec 38,6% d'impôts #Ethiopie2025 Ecofin 24/11/16 | Corne Éthiopie Économie Business | Scoop.it
Le Lesotho reste le pays africain où la pression fiscale sur les entreprises de taille moyenne est la plus faible, selon l’étude «Paying Taxes 2017» publiée le 17 novembre par le cabinet d'audit et de conseil PricewaterhouseCoopers (PwC) et la Banque mondiale.

Au Lesotho, le taux d’imposition s’élève à 13,6% seulement du résultat commercial de l’entreprise selon ce classement qui évalue les impôts annuels et cotisations obligatoires des moyennes entreprises (l’imposition des bénéfices, les cotisations et les charges sociales supportées par l'employeur, la taxe foncière, l'impôt sur la transmission du patrimoine, l'imposition des dividendes etc), sur la base d’une « société type » selon les règles fiscales en vigueur.

La Zambie arrive en deuxième position avec un taux d’imposition total moyen de 18,6%. Elle est talonnée par la Namibie (20,7%), l’Ile Maurice (21,8%), le Botswana (25,1%), l’Afrique du Sud (28,8%), le Soudan du Sud (29,1%), les Seychelles (30,1%), la Sierra Leone (31%).

Jusqu’au 9ème rang, le classement des pays africains est resté identique à celui de l’année dernière.

La Libye a cependant ravi cette année le 10è rang à l’échelle africaine à l’Ethiopie. Ce pays pétrolier d’Afrique du Nord affiche un taux d’imposition global de 32,6%.

L’Ethiopie a enregistré la régression la plus forte pour se placer au 24è rang cette année après avoir vu son taux d’imposition moyen des entreprises culminer à 38,6% contre 32,1% dans la précédente édition du classement.

(Voir ci-dessous le classement complet des 53 pays africains étudiés).

A l’échelle continentale, le taux d’imposition total moyen des entreprises s’établi à 47,1% de leur résultat commercial.

Au plan mondial, les pays qui disposent des fiscalités les plus avantageuses pour les entreprises de taille moyenne sont le Qatar, les Emirats arabes unis, la Chine, le Bahreïn, l’Irlande et le Koweït. En bas du tableau, on retrouve le Venezuela, la Bolivie, la République centrafricaine, la Mauritanie ou encore la Guinée Equatoriale.

Classement de 53 pays africains selon le taux d’imposition total moyen des entreprises:

1-Lesotho / taux d’imposition total moyen (13,6%)

2-Zambie (18, 6%)

3-Namibie (20,7%)

4-Ile Maurice (21,8%)

5-Botswana (25,1%)

6-Afrique du Sud (28,8%)

7-Soudan du Sud (29,1%)

8-Seychelles (30,1%)

9-Sierra Leone (31%)

10-Libye (32,6%)

11-Ghana (32, 7%)

12-Zimbabwe (32,8%)

13-Rwanda (33%)

14-Ouganda (33,5%)

15-Nigeria (34,3%)

16-Malawi (34,5%)

17-Swaziland (35,1%)

18-Mozambique (36,1%)

19-Cap Vert (36,6%)

20-Kenya (37,4%)

21-Sao Tome & Principe (37,4%)

22-Djibouti (37,6%)

23-Madagascar (38,1%)

24-Ethiopie (38,6%)

25-Burundi (40,3%)

26-Burkina Faso (41,3%)

27-Egypte (43,5%)

28-Tanzanie (43,9%)

29-Sénégal (45,1%)

30-Gabon (45,2%)

31-Soudan (45,4%)

32-Guinée-Bissau (45,5%)

33-Liberia (45,9%)

34-Angola (48%)

35-Niger (48,2%)

36-Mali (48,3%)

37-Togo (48,5%)

38-Maroc (49,3%)

39-Côte d’Ivoire (51,3%)

40-Gambie (51,3%)

41-République du Congo (54,3%)

42-RD Congo (54,6%)

43-Bénin (57,4%)

44-Cameroun (57,7%)

45-Tunisie (60,2%)

46-Tchad (63,5%)

47-Algérie (65,6%)

48-Guinée (68,3%)

49-Mauritanie (71,3%)

50-Centrafrique (73,3%)

51-Guinée Equatoriale (79,4%)

52-Erythrée (83,7%)

53-Comores (216,7%)

Via Mathias Lacroix
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[FR] L'#Éthiopie participe au projet IISF pour renforcer le recouvrement des impôts #Ethiopie2025 OCDE 22/11/16

[FR] L'#Éthiopie participe au projet IISF pour renforcer le recouvrement des impôts #Ethiopie2025 OCDE 22/11/16 | Corne Éthiopie Économie Business | Scoop.it

Des avancées significatives ont été réalisées grâce à un programme international qui a vocation à améliorer l'aptitude des pays en développement à renforcer le recouvrement de leurs recettes intérieures grâce au durcissement de leurs capacités en matière de vérification fiscale.

L'Initiative Inspecteurs des impôts sans frontières (IISF) a été lancée en juillet 2015 par l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) : il s'agit d'un projet novateur pour répondre à l'évasion fiscale pratiquée par les entreprises multinationales dans les pays en développement, et à apporter une contribution au financement de la réalisation des Objectifs de développement durable définis par l'ONU.

L'IISF se traduit concrètement par l'envoi d’experts en fiscalité hautement qualifiés dans des pays ayant sollicité une assistance pour la conduite de vérifications d’ entreprises multinationales. Les projets sont principalement axés sur le recouvrement des recettes fiscales et sur l'amélioration des capacités des services locaux en matière de vérification, tout en envoyant un signal fort sur la nécessité de la discipline fiscale.

Huit projets pilotes – menés dans des pays de toutes les régions du globe (Afrique, Asie et Amérique latine) – ont permis de percevoir à ce jour un surcroît de recettes fiscales se chiffrant à plus de 260 millions USD, dont plus de 100 million USD de recettes supplémentaires collectées grâce à des vérifications fiscales réalisées au Zimbabwe dans le cadre d'un projet IISF, ce qui donne une idée de l'énorme potentiel que recèlent les projets futurs.

Treize projets sont actuellement en cours d'exécution au Botswana, au Costa Rica, en Éthiopie, en Géorgie, au Ghana, à la Jamaïque, au Lesotho, au Libéria, au Malawi, au Nigéria, en Ouganda, en Zambie et au Zimbabwe.

Toute une série de programmes nouveaux – prévoyant notamment d'autres déploiements de spécialistes de la vérification en République du Congo, en Égypte, en Ouganda, au Cameroun et au Vietnam - vont être engagés dès l'année prochaine, l'objectif étant de porter à plus de 100 le nombre d'experts déployés d'ici à 2020. Un premier projet de coopération sud-sud sera également lancé dans le cadre de l'IISF : il se concrétisera par l'envoi, en 2017, de vérificateurs kenyans au Botswana.

Selon James Karanja, qui dirige le Secrétariat de l'IISF, les pays en développement éprouvent de grandes difficultés à mobiliser les ressources intérieures dont ils ont besoin pour financer des services publics de base, et l'évasion fiscale pratiquée par les entreprises multinationales leur complique encore la tâche. Pour lui, l'Initiative Inspecteurs des impôts sans frontières montre en quoi l'efficacité du renforcement des capacités peut faire la différence lorsqu'on s'efforce de faire en sorte que toutes les entreprises paient leur juste part de l'impôt.

Les projets conduits au titre de l'IISF bénéficient actuellement du soutien de multiples organisations, notamment des administrations fiscales des Pays-Bas, de l'Espagne et du Royaume-Uni, du Forum africain sur l'administration fiscale et du Secrétariat de l'IISF, basé à Paris, ce qui facilite le déploiement d'experts dans le cadre de missions à temps plein ou échelonnées.

Soucieux de mieux s'acquitter de sa fonction de « bourse aux compétences » – consistant à répondre aux demandes d'assistance en matière de vérification en recherchant des experts ayant le profil requis – et de satisfaire une demande croissante, le Secrétariat de l'IISF élargit son vivier d'experts mobilisables dans le cadre de projets IISF. Vous trouverez en cliquant ici toutes les informations utiles pour faire acte de candidature.

D'autres informations sur l'Initiative Inspecteurs des impôts sans frontières sont disponibles sur le nouveau site Web ouvert ce jour à l'adresse suivante : www.tiwb.org/fr. Pour plus de renseignements, les journalistes sont invités à prendre contact avec James Karanja (+33 1 45 24 64 16) ou avec le Bureau des relations avec les médias (+33 1 45 24 97 00).

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[FR] #Djibouti prend un sérieux risque selon son ministre des Affaires Étrangères #Corne2025 LObs 24/11/16

[FR] #Djibouti prend un sérieux risque selon son ministre des Affaires Étrangères #Corne2025 LObs 24/11/16 | Corne Éthiopie Économie Business | Scoop.it
Djibouti pensait assurer son développement et son indépendance en accueillant des contingents miliaires étrangers sur son territoire, contre d’importantes redevances. Cependant, la coopération stratégique sino-djiboutienne se renforçant, nombreux sont les partenaires historiques ou les prospects à se détourner du pays d’Ismaïl Omar Guelleh, remettant en question la pertinence d’y posséder une base armée. Explications.

Djibouti recherche investisseurs. C’est le message que veut aujourd’hui envoyer la petite République de la Corne de l'Afrique, qui malgré sa croissance élevée (environ 7,4 % en 2016), peine à transformer l’essai. Largement tributaire des rentes touchées en louant des parcelles de son territoire pour accueillir des garnisons étrangères (plus de 120 millions de dollars par an) et de la fonction publique, Djibouti n’arrive pas à construire un tissu économique viable : 79,4% des Djiboutiens vivent sous le seuil de pauvreté relative, et le chômage touche près de 50% de la population. Djibouti occupe le 164ème rang sur le plan du développement humain (IDH). En outre, l’endettement de Djibouti s’empire : il se situait à 65.8 % du PIB en 2015 et devrait atteindre 75.8 % en 2016, puis 79 % en 2017.

S’il doit largement son attrait stratégique à sa position géographique, Djibouti n’est pas aidé par les troubles que traverse la région – en particulier l’Ethiopie, son principal partenaire commercial, vers lequel sont dirigées 78,4 % de ses exportations. Aussi, l’instabilité de son voisin a toute l’attention de Djibouti, « qui s’appuie clairement sur la dynamique de développement mise en place ces dix dernières années en Éthiopie ». D’après le ministre des Affaires étrangères djiboutien Mahmoud Ali Youssouf, « toutes les infrastructures que nous construisons ont pour but de servir le marché éthiopien et le perdre serait une catastrophe pour notre économie. » Une vulnérabilité qui n’est pas vue du meilleur œil par nombre d’investisseurs.

Afin de sortir de cette impasse, le pays cherche donc à attirer plus de capitaux étrangers. Seulement, ses choix politiques et stratégiques des dernières années sont loin d’avoir fait l’unanimité. Historiquement très proche de l’ancienne métropole française, le pays l’est aussi devenu des Etats-Unis et du Japon, qui y ont respectivement installé des bases en 2002 et 2010. Cependant, en acceptant l’implantation d’une importante base militaire chinoise (plus de 3000 soldats) sur son territoire, le président djiboutien, Ismaël Omar Guelleh (IOG), a déséquilibré ces rapports. Le choix de commencer cette construction, en février dernier, à quelques kilomètres de la plus grande base américaine d'Afrique, y est certainement pour beaucoup.

La Chine avait grand intérêt à ce rapprochement. En effet, du fait de la piraterie dans le détroit du Bab el-Mandeb, depuis 2008, Pékin a déjà envoyé 60 navires dans le Golfe d’Aden afin d’escorter ses navires commerciaux. N’ayant pas de base logistique à proximité, l’armée chinoise rencontrait des difficultés pour les réapprovisionner. Avoir un pied-à-terre sur le continent, à proximité de l’un des principaux lieux de passages du commerce maritime mondial, représente une aubaine pour Pékin. Et ce d’autant que le déploiement de bases à l'étranger constitue une priorité de la nouvelle politique étrangère chinoise, instituée par la président Xi Jinping. Une collaboration qu’il compte solidifier par des engagements économiques de nature à faire de Djibouti l’« antichambre de la Chine ».

Pour Djibouti, les avantages sont plus discutables. Certes, il y a les retombées économiques de ce nouveau bail de dix ans : Pékin paie annuellement 20 millions de dollars. A cela il faut ajouter les retombées indirectes de cet accord. On sait notamment que la base militaire sera doublée d’une zone franche de 48 km² et d’une plate-forme géante de transbordement de conteneurs. Elle garantit donc une quantité significative d’investissements réalisés par les entreprises chinoises, mais aussi djiboutiennes, grâce à des prêteurs chinois pas toujours très regardants en matière de conduite morale du régime djiboutien et de viabilité des projets. En contrepartie, leurs conditions sont souvent beaucoup moins arrangeantes que celles de la Banque Mondiale ou la Banque Africaine pour le Développement, qui mettait en garde contre « des projets d’infrastructures et leur entretien [qui] vont alourdir les charges fixes dans le budget de l’État ».

Sans autre richesse à monnayer que sa situation, pour Djibouti, le risque de surendettement est bien réel. La cité-Etat pourrait finir par se brader à ses créanciers, prise à la gorge par ses dettes. De cette façon, China Merchants Holdings International est déjà entrée dans le capital du port de Djibouti en acquérant 23,5 % de ses parts. Plus globalement, le rapprochement sino-djiboutien, fusionnel, ébranle l’équilibre fragile établi entre le pays de Guelleh et ses autres partenaires, de plus en plus nombreux à envisager un désengagement du pays.

La Chine promet bien sûr de compenser ces pertes. Elle se fait rassurante, et explique qu’il s’agit du début d’un partenariat durable, car Djibouti est une étape obligée de la Chine dans sa fameuse « nouvelle route de la soie ». Face à la défiance de ses anciens alliés, Djibouti choisit opte pour une certaine forme de provoque, assurant que, de toute façon, seules les banques chinoises lui prêtent assez de fonds pour ses projets. « Nous n’avons pas tendu la main au diable mais saisi une opportunité. Nous n’avions pas d’autres alternatives. Qui peut aujourd’hui dépenser des centaines de millions de dollars pour construire un train, des ports, si ce n’est la Chine ? Qui ne risque rien n’a rien », a récemment confié Mahmoud Ali Youssouf à Jeune Afrique. Reconnaissant, en creux, qu’un risque réel existait.
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FR 40 milliards $ de projets d'infrastructures à #Djibouti #Corne2025 HumanSea 21/11/16

FR 40 milliards $ de projets d'infrastructures à #Djibouti #Corne2025 HumanSea 21/11/16 | Corne Éthiopie Économie Business | Scoop.it

« Sûreté maritime et portuaire : intérêt public ou affaires privées ? »

Quelle est la place des entreprises dans la gestion de la sûreté ? Les Etats doivent-ils être souverains sur ces aspects ?

Table ronde présidée par le PC1EM Laurent GALY

Intervenants :

Chris TRELAWNY, Special Adviser to the Secretary-General, Subdivision for Maritime Security and Facilitation, Maritime Safety Division, IMO
Christophe CLARAMUNT, Professor, Director of Naval Academy Research Institute (IRENav), Technopole Brest
Hussein Mowlid ADEN, Director, Djibouti Ports and Free Zone Authority. General Manager, Port Secure Djibouti FZCO
Kathy DUA, Consultant Port Security & Safety, Port of Antwerp – Harbour Master’s Office

Quatre intervenants internationaux issus des mondes public et privé ont développé leur point de vue sur le sujet, M. Chris TRELAWANY conseiller spécial du secrétaire général de l’OMI, M. Christophe CLARAMUNT professeur et directeur de l’IRENav (institut de recherche de l’Ecole Navale), M. Hussein Mowlid ADEN, directeur du port de Djibouti et Mme. Kathy DUA, consultante en sûreté pour le port d’Anvers. « Quelle est la place des entreprises dans la gestion de la sûreté ? Les Etats doivent-ils être souverains sur ces aspects ? ». Après une synthèse des interventions sous le prisme de la problématique de la conférence (I), la note présente des synthèses par intervenant (II).

Sûreté maritime et portuaire : intérêt public ou affaires privées ?

La sûreté, qui consiste à prévenir les actes malveillants, est mise en place à plusieurs niveaux dans les domaines maritime et portuaire : le navire, le port et ses infrastructures. Aux menaces de terrorisme, piraterie et trafics divers s’ajoute la cybercriminalité : environ 1 attaque cyber d’envergure est révélée par semaine. Au lendemain du 11 septembre 2001, les industries maritime et portuaire se sont mobilisées autour des enjeux de sûreté. Aussi, l’OMI, qui assure notamment la sûreté des transports maritimes, détermine, dès 2003, via son code ISPS, les responsabilités des acteurs publics et privés en terme de navigation et de sûreté portuaire.

Les domaines maritimes et portuaires recouvrent des enjeux particuliers en matière de sûreté. Leurs dimensions géopolitique et économique les rendent particulièrement sensibles aux menaces de sûreté : au vu de la dépendance des économies actuelles au commerce maritime, une entrave a celui-ci pourrait avoir des conséquences graves pour les Etats et leurs économies. Par ailleurs, l’isolement partiel des navires à la mer les rend également plus sensibles à ces problématiques.

La sûreté maritime et portuaire est avant tout de la responsabilité des Etats du fait de leur mission régalienne de maintien de l’ordre public. La mise en œuvre de la sûreté permet plus généralement de lutter contre la criminalité et nécessite la collaboration de différents services étatiques tels que les inspections de l’Etat du port ou la police judiciaire. La sûreté est également un intérêt public du fait du rôle vital qu’a généralement le commerce maritime dans l’économie d’un pays. 78% du PIB de Djibouti est, par exemple, issu des activités portuaires.

Les Etats s’organisent entre eux pour mettre en place la sûreté maritime et portuaire au niveau international. L’OMI est l’instance privilégiée de coopération interétatique dans ce domaine. Au-delà du code ISPS, qui prévoit la mise en œuvre de la sûreté au niveau des navires et des installations portuaires (plans de sûreté, inspections), l’OMI développe également la sûreté par des codes de conduite propres aux régions sensibles en termes de piraterie. Un exemple est le Code de conduite de Djibouti qui participe à contrer les actions des pirates somaliens.

La sûreté est également mise en œuvre par la coopération d’acteurs publics à l’échelle régionale, nationale et locale. Au sein de l’Union européenne (UE), les Etats sont inspectés par la commission européenne qui vérifie notamment que le code ISPS est bien mis en œuvre : elle édite des rapports avec des recommandations et éventuellement des amendes. Elle a, par exemple, audité le port d’Anvers en 2007 : ses dispositifs de sécurité pour les terminaux océaniques ont été salués mais elle a souligné qu’il fallait un plan de sûreté pour l’ensemble de la zone. Les Etats ont un rôle clé notamment du fait de leurs moyens (souveraineté, financiers, légaux), de leur rôle d’inspection et d’audit des dispositifs locaux et des collaborations qu’ils peuvent créer. En 2012, Djibouti a, par exemple, créé les garde-côtes nationaux avec la coopération des garde-côtes étasuniens. Au niveau local, les ports ont aussi une responsabilité importante dans la mise en œuvre de la sûreté.

Les problématiques de sûreté menacent directement les activités maritimes et portuaires. Aussi est elle également une affaire privée du fait de son enjeu économique : les acteurs privés ont un rôle clé à jouer dans la mise en œuvre de la sûreté. Les activités du port de Djibouti sont, par exemple, menacées actuellement par le terrorisme maritime mais également par les trafics en tout genre (drogue, armes, êtres humains) et l’immigration clandestine. Le code ISPS prévoit, par exemple, des plans de sûreté que des compagnies maritimes doivent élaborer, mettre en œuvre et tester. Des initiatives privées peuvent également s’avérer importantes dans la mise en œuvre de la sûreté. A Anvers, par exemple, des forums public-privé se tiennent tous les ans à l’initiative d’acteurs privés (think-tank et membres de la société civile).

Les procédures et les mesures de sûreté ne doivent pas ralentir l’activité économique. Ainsi, par exemple, il serait inenvisageable de clôturer le port d’Anvers en invoquant la sûreté car 409 km de voies publiques sillonnent les 130 km2 de l’infrastructure.

Les acteurs privés doivent collaborer avec les acteurs publics pour la mise en œuvre de la sûreté. Dans le domaine de la lutte contre les menaces cyber, par exemple, les initiatives de formation mis en œuvre par la chaire de cyber-défense des systèmes navals sont développées en partenariat entre des industriels (DCNS, Thales) et des structures de l’Etat (Ecole Navale, CO Cyber, DGA…). Autre exemple dans le domaine portuaire : à la suite d’un audit de la commission européenne de 2007, les autorités du port d’Anvers ont engagé une étroite collaboration avec les services de sécurité. Les comités locaux de sûreté maritime belges réunissent les autorités portuaires, la police maritime, la police locale, les équipes de sécurité et les utilisateurs. Les acteurs publics et privés sont également associés au sein d’un réseau d’information et de centralisation des observations d’événements inhabituels et associés dans des formations et exercices.

Ainsi, la sûreté maritime et portuaire est l’affaire et l’intérêt de tous, acteurs publics et privés : c’est du partenariat entre ces acteurs que dépend l’efficacité de sa mise en œuvre. Face aux menaces, le défi international actuel pour la sûreté est l’application du code ISPS et l’harmonisation des standards de sécurité et de normes de sûreté (Convention FAL de l’OMI). La formation des acteurs publics et privés demeure un enjeu clé.

II) Synthèses par intervenant

L’approche de la sûreté maritime – Chris TRELAWNY

L’OMI (Organisation Maritime Internationale) est une agence spécialisée de l’ONU dans les questions maritimes créée en 1948. L’OMI assure la sûreté, la sécurité et l’efficacité des transports maritimes sur des océans propres. En effet, ses activités peuvent se regrouper en deux catégories : permettre une navigation sûre ainsi que maintenir la propreté des mers. Pour ce faire, notamment dans le volet de la sûreté et sécurité, l’OMI dispose de conventions juridiques portant sur des points particuliers. Les plus connues sont la Load Lines (sur le chargement des navires de commerce), la MARPOL (sur la pollution maritime) mais surtout la SOLAS (sur la sauvegarde de la vie humaine en mer), qui contient un volet sur la sûreté maritime. Elle détermine en effet les responsabilités des acteurs publics et des acteurs privés, en ce qui concerne la navigation, mais aussi la sûreté des installations portuaires, détaillée dans le Code ISPS, datant de 2003 (créé suite aux attentats du 11 septembre). L’OMI aussi, loin de travailler seule sur ces thématiques de sûreté portuaire, coopère avec d’autres organisations internationales, comme l’OIT, ou encore l’OMC, toutes deux concernées par ce secteur d’activité. L’OMI est financée par les États du pavillon ; ainsi, le Panama est le plus gros contributeur de l’organisation internationale, en participant à hauteur de 17 % du budget global.

L’OMI a entre autres permis grâce à ses convention de participer à la diminution des attaques de pirates dans trois régions du monde : en Somalie avec le Code de conduite de Djibouti, dans le Golfe de Guinée avec un autre Code de conduite et en Asie du Sud-Est avec le ReCAAP (Accord régional sur la lutte contre la piraterie et le vol à main armée contre les navires en Asie). L’OMI a également eu un rôle actif dans la lutte contre le trafic de migrants.

Les enjeux maritimes ont beaucoup changé entre 2004 et 2016. D’une part les menaces sont différentes : si les actes de piraterie et de vol à main armée ont chuté, les cyber-attaques, le terrorisme, la pêche illégale et les trafics en tout genre ne font qu’augmenter. D’autre part, le développement durable maritime s’est fortement développé ainsi que la prévention contre le terrorisme. Les ports créent de la richesse et leur sûreté et leur sécurité ne cesse de s’améliorer.

Cependant, en matière de sécurité et de sûreté, un défi de taille reste à relever : assurer une coopération entre les divers acteurs du secteur – acteurs publics et privés, mais également nationaux, régionaux et internationaux, pour arriver à une harmonisation des standards de sécurité et les normes de sûreté, en les améliorant par la même occasion. La Convention FAL (Convention sur la facilitation du trafic maritime international) de 1965 (entrée en vigueur en 1967 et prochainement amendée lors de la FAL 40 en 2017 ; amendements qui rentreront en vigueur en 2018) est le meilleur outil de l’OMI dans ce domaine. Son but est d’harmoniser et de simplifier les procédures et documentations nécessaires aux voyages internationaux. Mais pour parvenir à cela, il faut améliorer les pratiques, notamment en faisant comprendre qu’il faut faire des concessions pour que tous soient gagnants, promouvoir le code ISPS, son application et la sécurité des ports.

Ainsi, il est important pour tous les acteurs ayant à faire au secteur portuaire d’aider à son développement, en coopérant et en améliorant leur sécurité, sûreté, ce qui passe notamment par la lutte contre tout trafic ou corruption. Il faut aller vers la standardisation et vers plus de formation, en prenant notamment exemple sur le secteur aérien, en avance de plusieurs années sur ce terrain.

La Cybersécurité appliquée au domaine maritime – Christophe CLARAMUNT

L’extension progressive de l’usage de l’informatique et de l’automatique dans nos sociétés modernes en général et dans l’industrie en particulier s’est également accompagnée d’une montée des logiciels malveillants, formant une menace qui a explosé ces dernières années. En 2007, les attaques simultanées en Estonie des sites officiels, des médias et du système bancaire marque la bascule dans l’ère de la cyberguerre. Puis en 2010, la destruction des centrifugeuses iraniennes du programme d’enrichissement d’uranium en 2010 par le virus Stuxnet montre l’extension du domaine d’attaque cyber aux SCADA (systèmes de commande et de contrôle d’automates industriels), et la conception d’Advanced Persistent Threats (APT), architectures d’attaques complexes, spécifiques, s’inscrivant dans une stratégie planifiée et conduite dans la durée. Aujourd’hui, il ne se passe plus de semaine sans qu’une attaque cyber d’envergure ne soit dévoilée dans les médias.

La France a pris conscience de ces menaces, que ce soit aux niveaux politique (Rapport Bockel 2012), stratégique (livres blancs de 2008 et 2013), interarmées (CIA/DIA, PIA…). L’état-major des armées (EMA) considère le cyberespace comme le 5e domaine de lutte après la terre, l’air, la mer et l’espace, et la lutte sont coordonnée par l’officier général Cyber (Amiral Coustillière) du Centre de planification et de conduite des opérations (CPCO, à Balard). C’est également dans ce cadre qu’a été créée la chaire de cyberdéfense des systèmes navals du Pr Claramunt et que sont menées des initiatives de formation Cyber, particulièrement en Bretagne (Pôle d’excellence Cyber et partenariats avec des écoles : École navale, Telecom-Bretagne…), partenariats avec des industriels (DCNS, Thalès). Les structures de l’État sont aussi engagées et fortement renforcées : CO Cyber, EMx/SIC, DGA, ANSSI, CALID…

Les acteurs du domaine maritime sont particulièrement sensibles à cette menace cyber, à cause de l’enjeu géopolitique et économique que ce domaine représente, mais également parce qu’il se révèle très vulnérable : les navires à la mer sont en isolement partiel, armés par des équipages de plus en plus réduits mais recelant une complexité technologique croissante qui intéresse toutes les fonctions du navire et notamment les plus vitales (navigation, moteurs, systèmes d’armes pour les navires de guerre…), et rapidement dépassés (la durée de vie moyenne d’un bâtiment est de 30 ans, ce qui rend les systèmes plus vulnérables à la progression constante de la menace). Mais c’est également tout un écosystème d’infrastructures portuaires, pétrolières, d’énergies marines renouvelables qui peut être ciblé. Les situations habituellement issues d’actions humaines, de fautes ou de pannes peuvent être aussi causées par des cyberattaques (départ missile, instabilité due à un arrimage faussé, abordages, échouages, marées noires…), avec des conséquences humaines (navire à passager par exemple), matérielles (explosion d’une cargaison dangereuse par exemple), économiques (cargaison perdue), ou encore géopolitiques.

Le cyberespace est à la fois physique (les ordinateurs et les composants réseau), logique (architecture réseau et logicielle, informations stockées) et social (communications, interactions sociales, domaine sémantique). La menace existe, c’est-à-dire que l’intention malveillante est bien réelle et peut provenir d’acteurs étatiques, d’entreprises, d’organismes mafieux ou terroristes, de hackers, etc. La cyberguerre s’inscrit dans une guerre de l’information généralisée qui recouvre également une guerre du renseignement (militaire et surtout industriel), une guerre électronique, une guerre psychologique… et les mobiles sont variés : renseignement (cyber-espionnage et cyber-guerre), argent (cybercriminalité), idéologie, vengeance, jeu (cyber-activisme). Les organisations sont de plus en plus visées et les attaques ciblées se développent (APT).

La sécurité d’un système cherche à garantir la disponibilité du service, l’intégrité (non-altération des informations) et la confidentialité (non-compromission des secrets). Les politiques de sécurité sont tout d’abord techniques (sécurité par conception, confinement, chiffrement, systèmes de détection…), mais aussi non-technique (accès physique, organisationnelle et humaine).

La cybersécurité se partage entre cyberprotection (dispositifs et organisation de la protection en amont), cyberdéfense (détection de la menace, adaptation du système, réponse à l’attaque) et cyberrésilience (poursuite de la mission malgré l’attaque).

Dans ce cadre très complexe, la chaire de Cyberdéfense des systèmes navals traite de nombreux sujets, en axant notamment ses recherches sur les problématiques des SCADA, des systèmes temps-réel, de la sécurité des capteurs, de la défalsification des signaux AIS.

Le cyber, alors même qu’il peut sembler éthéré aux marins, fait désormais pleinement partie de leur environnement de travail. La cybersécurité est bien devenue une des bases de leur sécurité comme de leur sûreté.

A partir de l’enclave française aux stratégiques crossway: L’importance de Djibouti dans la Corne de l’Afrique – Hussein Mowlid ADEN

Depuis 2008, les infrastructures de Djibouti ont accueilli et fourni des services à plus de 300 navires militaires chaque année. Avec l’expansion de la seule base permanente des militaires américains sur le continent, la reconfiguration de la présence militaire de la France et de l’établissement d’installations militaires italiennes, japonaises et autres, Djibouti est devenu un hub international maritime et naval où de nouvelles méthodes de coopération et de relations sont en cours de développement.

Pourquoi Djibouti est important en tant que port de commerce ? Ancienne colonie française, une grande partie des infrastructures existantes sont issues de cet héritage de la France. Djibouti est situé à la croisée de plusieurs grandes routes maritimes vers l’Europe, l’Asie, le Moyen-Orient ou encore l’Afrique de l’Est. 78 % de son PIB est issu des activités portuaires. Les infrastructures existantes sont : le port, la zone franche, le terminal pétrolier et le terminal à conteneurs.

Depuis 2009 Djibouti constitue un hub international et ne cesse d’augmenter son trafic de marchandises sur ses installations portuaires. Entre 2009 et 2015 on remarque une augmentation visible des échanges notamment avec les navires porte-conteneur. Entre 2008 et 2015 plus de 40 marines nationales ont utilisés les infrastructures portuaires de Djibouti dans le cadre de la sécurisation des échanges dans cette partie stratégique du commerce international.

La République de Djibouti est en train d’élargir ses ports et infrastructures maritimes. Les ports de Djibouti et l’Autorité de la Zone Franche surveillent ces développements et assureront leur conformité aux normes internationales.

A moyen et long terme Djibouti possède plusieurs projets d’infrastructures nouvelles d’un montant total de près de 40 milliards de dollars US : un projet gigantesque assez ambitieux et avec plusieurs chantiers s’étalant sur toute la baie et une grande partie du territoire littoral mais aussi intérieur. Par exemple, ce projet comprend la construction de nouveaux terminaux, d’ateliers de réparation navale, de dispositifs de transport par rail ou encore de nouvelles zones franches.

Le port de Djibouti et ses activités sont actuellement menacés par plusieurs problèmes : terrorisme maritime lié aux Etats faillis voisins et leurs réseaux organisés de piraterie (Somalie, Yémen) mais aussi trafic de drogue et trafic d’armes en provenance des mêmes Etats et utilisant Djibouti comme plateforme d’échange et d’envoi vers l’Europe et l’Asie.

La position littorale stratégique et la situation géographique de Djibouti placent aussi l’Etat dans une situation centrale dans le trafic d’êtres humains. L’arrière-pays de Djibouti expose cette dernière à un flux de migrations internationales important en provenance d’Afrique et à destination de la péninsule arabique et de l’Europe.

Le partenariat public-privé dans la sécurité portuaire – Kathy DUA

Mme Kathy DUA, consultante sécurité et sûreté du grand port d’Anvers a présenté à l’auditoire l’organisation originale de la sûreté dans cette énorme infrastructure de 130km2 pour 163km de quais. Pour des raisons d’efficience économique, il est impossible et non souhaitable de faire d’un port un espace clos (pas moins de 409km de voies publiques sillonnent le site). Les autorités du port d’Anvers ont orienté sa sûreté autour d’un partenariat étroit avec ses utilisateurs ainsi qu’avec les pouvoirs publics. Si les armements se doivent de respecter les obligations du code ISPS depuis 2004, une stratégie de sûreté était attendue de la part des autorités portuaires et de l’Etat du port. Le port security plan (PSP) a constitué en la matière une étape importante en Belgique afin de lutter contre des menaces polymorphes, de nature aussi bien criminelles que terroristes. Il a été rappelé à cette occasion la responsabilité de l’Etat pour prévenir en amont les phénomènes de radicalisation. Cette coopération public-privé est encouragée par l’autorité nationale pour la sûreté maritime, chargée de conduire les politiques de sûreté maritime et empruntant ses compétences à différentes administrations (défense, environnement, affaires étrangères…), et mise en œuvre par les des comités locaux de sûreté maritime réunissant autorités portuaires, police maritime, police locale, équipes de sécurité et utilisateurs.

Il convient de souligner également l’importance des forums public-privé qui se tiennent tous les ans à Anvers à l’initiative de think-thank et de membres de la société civile, réussissant à réunir police judiciaire fédérale, forces d’intervention et autorités portuaires. De telles initiatives illustrent l’importance pour les acteurs du monde maritime d’une réelle complémentarité entre trois niveaux de sûreté : la sûreté des navires, la sûreté des infrastructures portuaires et la sûreté du port. Le code ISPS s’intègre pleinement dans cette démarche, et des procédures et des mesures de la part de l’Etat du port doivent permettre d’assurer la sécurité dans les zones portuaires. C’est le chemin choisi par le port d’Anvers.

Des systèmes innovants ont été mis en place sur le port comme un port information network, permettant de relier autorité du port, usagers, pouvoirs publics et de centraliser les observations d’évènements inhabituels qui pourraient être faites par tous dans l’enceinte du port.

La formation conjointe des acteurs publics et privés est tout à fait capitale pour parvenir à un haut niveau de sûreté. Ainsi, des exercices sont réalisés sur une base annuelle et un retour d’expérience est réalisé et envoyé aux autorités nationales belges. Parmi les exercices pluri-acteurs de grande ampleur réalisés chaque année dans le port d’Anvers, on peut ainsi citer Flash Fire (2010), Winterwatch (2011) ou encore Black Wolves (2014). En complément de ces exercices variés, des outils créatifs accompagnent les guidelines officielles, notamment le European handbook of maritime security exercises and drills (Exercitium) de la Commission européenne. C’est notamment le cas dans le port d’Anvers où a été développé un moyen ludique d’appréhender l’environnement complexe et technique de ses infrastructures par l’intermédiaire de la réalité virtuelle et d’un serious game : le Port of Antwerp security game.

La sûreté portuaire est un enjeu de chaque instant, réclamant des moyens variés, capables de prévenir en amont et d’appréhender en aval la survenance du risque terroriste et criminel. Dans un contexte tendu et dans un environnement stratégique comme celui que constitue le port d’Anvers, la sûreté maritime ne peut être que l’affaire de tous et ne saurait être gérée qu’en réelle intelligence entre le secteur privé et la force publique.

Compte-rendu réalisé par les élèves de l’ENSAM, le mercredi 12 octobre 2016, Nantes.

A3AM Marine JASPERS (École nationale de la sécurité et de l’administration maritime)
A1AM du CHAZAUD – synthèse de l’intervenant Christophe CLARAMUNT
A3AM JASPERS – synthèse globale
ASP JEZEQUEL – synthèse de l’intervenant Chris TRELAWNY
ASP LEPERLIER – synthèse de l’intervenant Kathy DUA.
ASP THOLO – synthèse de l’intervenant Hussein Mowlid ADEN

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FR Les groupements de femmes essentiels au tourisme solidaire #Éthiopie #Ethiopie2025 VoyagesSolidaires 21/11/16

FR Les groupements de femmes essentiels au tourisme solidaire #Éthiopie #Ethiopie2025 VoyagesSolidaires 21/11/16 | Corne Éthiopie Économie Business | Scoop.it

Outre l’aspect économique, l’activité de tourisme solidaire est à l’origine de nombreux apprentissages pour nos partenaires. En Éthiopie, le groupe de femmes qui participe à l’accueil de nos voyageurs s’organise et gère collectivement les bénéfices de l’activité. Elles participent aux réunions préparatoires avec les élus de la commune, les autorités. Nous espérons ainsi que leur place, de plus en plus affirmée dans ce projet de tourisme solidaire, entraîne une valorisation de leur statut et renforce leur position sociale et participation à la vie citoyenne.


Lisez cet échange entre Ehetnesh, Muluye et Yeshiwork, toutes trois fortement impliquées dans le projet :


–> Parlez-nous de votre travail sur le projet tourisme solidaire à Debre Tabor


Ehetnesh : je suis l’une des trois femmes responsables du projet avec Muluye et Kassa. Nous coordonnons le groupe lors de la venue du tour et assurons le bon déroulement des différentes activités au sein de la communauté. Adane, le guide local, me confie l’argent pour les déjeuners.


Yeshiwork : je participe à la préparation des repas, en roulement avec les autres femmes. C’est l’occasion pour moi de cuisiner des plats de fête !


Muluye : je m’occupe de l’agencement de la maison des voyageurs et coordonne également les activités d’artisanat.



–> Comment voyez-vous l’arrivée des voyageurs au sein de la communauté ?

Muluye : c’est toujours un plaisir de les recevoir. En région Amhara et dans toute l’Éthiopie, le respect et l’accueil des invités fait partie intégrante de la culture. La porte est toujours ouverte et le fermielo (four traditionnel en argile où est préparé le café) jamais éteint !

Ehetnesh : Ces gens viennent de loin pour comprendre et découvrir l’Éthiopie, je vois comme une chance la possibilité de les rencontrer et échanger.



–> Quel contact avez-vous créé avec les voyageurs ? Parlez-nous d’un souvenir en particulier


Ehetnesh : le contact a lieu pendant les déjeuners et la cérémonie du café. Difficile cependant d’échanger directement, la présence du guide francophone ou guide local est indispensable pour que français et amharique soient compris des deux côtés.


Yeshiwork : je me souviens du premier tour de janvier. Nous avions parlé de nos familles respectives avec un couple de voyageurs. J’avais emporté quelques photos de ma fille et ses enfants, et nous arrivions à nous comprendre.


Muluye : le contact est aussi important avec les enfants de la communauté.



–> Quels bénéfices pour la communauté ?


Yeshiwork : le plaisir d’échanger. Bien sûr, il y a la barrière de la langue mais petit à petit, au fur et à mesure des repas, nous connaissons mieux les voyageurs et sommes plus à l’aise. Ils sont très ouverts : curieux de goûter la cuisine locale, apprendre l’artisanat ou danser l’eskesta (la danse des épaules).


Ehetnesh : Chacune des femmes qui participe au projet est rémunérée. Un fonds collectif est placé sur un compte commun après chaque tour TDS depuis novembre. Nous trois sommes responsables de cet argent. Jusqu’à présent, il n’a pas été utilisé à des fins collectives. Nous avions pensé à améliorer les maisons, murs, toitures, ou les repeindre, mais le projet devra avant tout être validé par l’ensemble des femmes engagées dans le projet.

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FR Le président turc Erdogan fait ses emplettes en #Somalie #Corne2025 13/02/15

FR Le président turc Erdogan fait ses emplettes en #Somalie #Corne2025 13/02/15 | Corne Éthiopie Économie Business | Scoop.it

Le président turc a inauguré un nouvel aéroport à Mogadiscio fin janvier. Avec ses nombreux investissements, la Turquie pose une stratégie de long terme.

Sur le sable, la foule agglutinée ouvre ses bagages pour la fouille, au soleil brûlant. Plus bas, sous le préau de l’entrée, hommes et femmes attendent dans deux files séparées, triés par des gardes armés de bâton. Après le passage de la sécurité dans un couloir, l’enregistrement se fait sous des ventilateurs immobiles dont les fils pendouillent, tout comme les pancartes indiquant les noms des compagnies aériennes. Les bagages sont poussés dans un trou dans le mur.Le préhistorique aéroport de Mogadiscio, capitale de la Somalie, ne devrait bientôt plus être qu’un mauvais souvenir. En mars, un terminal flambant neuf entrera en fonction. «L’aéroport des Turcs.» Le 25 janvier, Recep Tayyip Erdogan l’inaugurait, dans une ville figée, où tous les déplacements étaient interdits. Dans la base militaire de l’Amisom (African Union Mission in Somalia), ils n’étaient autorisés qu’en véhicules blindés. Quant à l’aéroport, son accès était surveillé par des services de sécurité turcs surarmés et particulièrement nerveux. Difficile de leur en vouloir : deux jours plus tôt, un véhicule piégé par les terroristes islamistes d’Al-Shebab avait tué cinq personnes (des Somaliens) devant l’hôtel abritant la délégation turque. Quand, après trois heures d’attente, Erdogan est enfin descendu de l’avion avec sa femme, il était accueilli en héros. «Grâce à vous et à votre peuple, c’est une nouvelle ère qui s’ouvre pour la Somalie. Vous êtes les bienvenus ici, dans votre seconde patrie», affirmait Hassan Sheikh Mohamoud, le président somalien, avant de laisser son homologue turc couper le ruban «au nom d’Allah».


Qu’allait faire Erdogan dans cette galère ?

Il l’a bien expliqué, il voulait «aider les Somaliens». De même que pour l’hôpital et la mosquée inaugurés ensuite. Mais pas seulement. Si l’histoire d’amour entre la Somalie et la Turquie ne date pas d’hier (le pays de la Corne a fait appel à l’Empire ottoman contre le Portugal au XVIe siècle, puis contre le Royaume-Uni au XIXe), elle connaît un nouveau souffle depuis 2011. Cette année-là, la Somalie plonge dans une crise humanitaire qui tuera 260 000 personnes, résultat de la famine et de la guerre civile. En août, l’Amisom repousse les terroristes hors de Mogadiscio. Deux semaines plus tard, Erdogan y atterrit avec sa femme. C’est le premier chef d’État non africain à visiter le pays depuis 1991 et la chute du président Siad Barré qui marqua le début de plus deux décennies d’affrontements. Le Croissant Rouge est présent, la Turquie multiplie les aides : elle construit des camps pour les déplacés, des réseaux d’eau potable. Elle organise le ramassage des ordures, ouvre des écoles, des cliniques. Lors de sa visite, Erdogan annonce des bourses dans les universités turques, qui accueillent 1 200 étudiants somaliens en 2012. Il rouvre l’ambassade de Turquie à Mogadiscio, quand la plupart des pays, encore aujourd’hui, opèrent depuis Nairobi, au Kenya. Surtout, il remet la Somalie sous le feu des projecteurs. «Pour les Turcs, cette visite était l’équivalent du concert Live Aid de Bob Geldof, sur le sida. Ils ont massivement envoyé de l’aide», raconte Nicholas Kay, représentant spécial de l'ONU en Somalie. En un an, les particuliers donnent 365 millions de dollars, l’État turc lui-même, 49 millions.


Pour les Somaliens, ce sont des bienfaiteurs tombés du ciel

«Regardez ça, nous n’aurions jamais osé rêver d’un tel aéroport !» s’enthousiasme Ifrah Ahmed, militante des droits de l’homme, émerveillée. Turkish Airlines opérait cinq vols directs par semaine depuis Istanbul, elle va désormais monter à sept. Ce n’est pas tout : ce sont évidemment des Turcs, qui dirigent l’aéroport, mais aussi le port, qu’ils ont modernisé. «Ils ont refait des routes, les marquages au sol, l’éclairage public», énumère Les Lunceford, à la tête de la filiale locale de SKA Group, entreprise de services dans les pays en guerre. Pourtant, Les est loin d’être un fan : « Nous avions signé un contrat de 10 ans avec l’État somalien en 2010, pour opérer l’aéroport. Au bout de 3 ans, ils l’ont dénoncé pour mettre les Turcs à notre place. On leur a dit qu’ils n’avaient pas le droit de faire ça, mais ils s’en fichaient.» Il faut dire que SKA est un groupe anglais, basé à Dubaï. Or, les Turcs échappent à la désastreuse image des anciens colons, des États-Unis et même des Chinois, connus pour faire venir leur main-d’œuvre quand ils investissent sur le continent. La Turquie, dont les relations avec ses voisins deviennent de plus en plus difficiles, voit en l’Afrique un nouveau relais de croissance et d’influence. Elle qui comptait 5 ambassades sur le continent en 2009, fait désormais flotter le drapeau rouge sur… 39 pays.Les Turcs, à Mogadiscio, sont pourtant vus comme des héros désintéressés, volant au secours de leurs frères musulmans, ignorant les menaces des Shebab qui les accusent de vouloir séculariser le pays. «Les Somaliens sont extrêmement reconnaissants parce qu’ils ont été attaqués et ont subi des pertes, mais ça ne les a pas découragés d’investir. Aucun pays européen n’est assez courageux pour faire ça», reconnaît Nicholas Kay, représentant spécial de l'ONU. Parmi les attaques les plus spectaculaires, celle du consulat, en juillet 2013 (2 morts) et surtout, en octobre 2011, celle du ministère de l’Éducation, où étaient remises les bourses d’études turques, qui avait fait plus de 100 morts parmi les étudiants.


La Turquie sur le front de la formation des imams


L’influence culturelle de la Turquie n’a rien d’anodin. En formant des imams, elle s’oppose à la montée du wahhabisme en Somalie. Et en accueillant de jeunes Somaliens dans ses universités, elle s’y assure un avenir économique et politique. La plupart acceptent de rentrer reconstruire leur pays, une fois leur diplôme obtenu, et deviendront les chefs d’entreprise, intellectuels, ingénieurs ou ministres de demain. Qui privilégieront des partenaires, clients, homologues turcs. Or, la Somalie, si elle se stabilise enfin, représente un joli marché potentiel, «avec une population de 12 millions d’habitants dont 70 % sont âgés de moins de 30 ans», souligne Nicholas Kay. Toutes les infrastructures sont à reconstruire, le marché des télécoms est en plein essor. Et surtout, celui qui exploitera les ressources de la Somalie aura sous la main sur un beau pactole : charbon, uranium, gaz naturel… et surtout, pétrole dans la région autonomiste du Puntland, dont on ne connaît pas encore la quantité. «Vous avez été les premiers ici, aujourd’hui encore, vous êtes en avance sur les autres pays», a dit Sheikh Hassan Mohamoud, le président de la Somalie, à Erdogan. Nul doute que celui-ci est fermement décidé à conserver sa place.


Claire Meynial

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[FR] 7 conventions public-public et 5 privé-privé signées entre Maroc et #Éthiopie #Ethiopie2025 LesEco 21/11/16

[FR] 7 conventions public-public et 5 privé-privé signées entre Maroc et #Éthiopie #Ethiopie2025 LesEco 21/11/16 | Corne Éthiopie Économie Business | Scoop.it

Grâce au mégaprojet de production d'engrais d'un montant de 3,7 milliards de dollars, le royaume réalise un vieux rêve africain d'une agriculture autosuffisante. Plusieurs conventions de facilitation des échanges commerciaux entre les deux pays ont été signées.

Au lendemain du premier Sommet africain de l'action en marge de la COP 22 qui, faut-il le signaler, est à l'initiative du Maroc, le souverain, joignant la parole à l'action, a repris son périple en Afrique de l'Est qu'il avait commencé au Rwanda et en Tanzanie. Le timing de la visite royale en Éthiopie puis à Madagascar, tout comme la symbolique d'un engagement fort pour une région de l'Afrique jusqu'ici absente des radars de la diplomatie économique marocaine, sont la preuve d'une inflexion majeure en faveur du rayonnement du royaume dans son environnement africain.

L'Éthiopie abrite le siège de l'Union africaine que le Maroc compte réintégrer lors de son prochain sommet de janvier 2017 à Addis-Abeba après 32 ans de séparation, en guise de protestation à l'admission de la RASD au sein de cette institution. «En décidant de réintégrer l’Union africaine, le Maroc ne fait que revenir chez lui et parmi les siens», avait souligné le ministre d’État éthiopien aux Affaires étrangères, Taye Atske-Selassie. La pertinence de la visite royale en Éthiopie a aussi eu une forte dimension économique. En atteste la signature d'une convention de 3,7 milliards de dollars d’ici 2025 (2,4 milliards lors de la première phase et 1,3 milliard lors de la seconde) pour la construction d'une plateforme intégrée de production d’engrais en Éthiopie.

Dans sa première phase, ce mégaprojet produira 2,5 millions de tonnes/an d'engrais d'ici 2022 pour atteindre une capacité totale de 3,8 millions de tonnes/an d'engrais en 2025. La plateforme se compose de 2 unités d'ammoniac, 1 unité de production d’engrais, 2 unités de production d'urée et 1 unité de blending et d'emballage. Le projet s’étend jusqu’à Djibouti, où une plateforme de stockage dédiée sera aménagée. Considéré comme le grenier de l'Afrique pour ses multiples ressources naturelles, l'Éthiopie a pourtant du mal à développer une agriculture autosuffisante, encore moins tournée vers l'exportation.

Ce projet est stratégique dans la mesure où il donnera à l'Éthiopie, pays où le secteur agricole représente 42% du PIB, les moyens d'y parvenir en réduisant sa dépendance envers l'importation d'engrais. Il est plus important encore que celui signé en 2014 avec le Gabon pour 2,3 milliards de dollars. À l'image de sa politique volontariste dans le domaine des énergies renouvelables, le royaume est en train d'installer, grâce à la diplomatie économique royale, son leadership africain dans un domaine non moins important: celui de l'agriculture.

Pour Mostafa Terrab, PDG du groupe OCP, ce projet vise à exploiter pleinement la complémentarité entre les ressources naturelles respectives des deux pays, en tirant pleinement parti de la potasse et du gaz éthiopiens, tandis que le groupe OCP livrera les besoins en acide phosphorique. Fructueuse fut donc cette étape éthiopienne qui a connu la signature de sept conventions et accords bilatéraux public/public, couvrant des domaines aussi divers que les services aériens, la coopération en matière fiscale, la protection des investissements, l’agriculture et les énergies renouvelables. L'arrivée, samedi soir, du souverain à l'île emblématique de Madagascar, suscite chez les Marocains et les Malgaches autant d'émotions que de rappels d'histoire. L’exil forcé en 1954 par le protectorat français dans cette grande île de l’océan indien de roi Mohammed V et de la famille royale a ancré à jamais Madagascar dans l'histoire marocaine. Depuis, les relations avec ce pays sont restées au même niveau d'excellence. Toutefois, l'éloignement n'a pas permis d'y joindre une composante économique forte. La visite royale dans la cinquième plus grande île au monde, qui couvre une superficie de 587.000 km², prend appui sur l'histoire qui lie les deux pays et cette volonté désormais concrète de hisser le niveau des relations bilatérales.

Conventions privé-privé


Outre les sept conventions public-public signées entre le Maroc et l'Éthiopie, plusieurs autres conventions liant les secteurs privés des deux pays ont pris le relais. Il s'agit notamment d'un accord pour l’établissement d’un conseil bilatéral d’affaires entre la CGEM et la Chambre éthiopienne du commerce et des associations sectorielles (ECCSA) ainsi qu'un mémorandum d’entente entre Anouar Invest Group, BMCE Bank of Africa et la Commission éthiopienne pour l’investissement. Un autre important mémorandum d’entente a été scellé entre la Commission éthiopienne pour l’investissement, Holmarcom et BMCE Bank of Africa. La BCP a signé, pour sa part, un accord de partenariat avec la Commercial Bank of Ethiopia, première banque d'Éthiopie. Ce n'est pas tout. Une autre convention a porté sur un mémorandum d’entente entre la Commission éthiopienne pour l’investissement et Tanger Med SA (TMSA).


Mostafa Bentak

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[FR]Le Marcocain Holmarcom s'engage dans la transformation de fleurs en #Éthiopie #Ethiopie2025 BourseNews 21/11/16

[FR]Le Marcocain Holmarcom s'engage dans la transformation de fleurs en #Éthiopie #Ethiopie2025 BourseNews 21/11/16 | Corne Éthiopie Économie Business | Scoop.it
En marge de la visite officielle du Souverain en Ethiopie, les opérateurs économiques marocains ont signé plusieurs conventions et partenariats.


Holmarcom se positionne dans la transformation de fleurs

Le Groupe Holmarcom a signé un mémorandum d’entente avec la Commission éthiopienne pour l’investissement et BMCE Bank Of Africa, en vue d’accompagner le déploiement de son projet de transformation industrielle de fleurs. Cet accord tripartite porte sur la création en Ethiopie d’une unité industrielle pour la valorisation des fleurs locales, via la production d’huiles essentielles et d’eaux florales destinées à l’export. L’Ethiopie est en effet un important producteur d’horticulture et le 4ème exportateur de roses dans le monde. Ces dernières sont exportées en l’état, principalement vers l’Europe. Par ailleurs, dans le cadre de ses activités agro-industrielles, Holmarcom opère dans la valorisation de plantes et de fleurs, via sa filiale marocaine Dénia Holding, et compte capitaliser sur son expérience pour investir, en Ethiopie, dans la transformation des fleurs.
Ce nouveau projet, à forte valeur ajoutée, s’inscrit dans le cadre de la stratégie de développement régional du Groupe Holmarcom, qui opère déjà sur le Sénégal, le Bénin et la Côte d’Ivoire.■

La BCP conclut un deal avec Commercial Bank of Ethiopia

Dans le cadre de la visite royale en Ethiopie, la BCP et la Commercial Bank of Ethiopia (CBE), première banque d'Ethiopie, ont signé un accord de partenariat visant à accompagner le développement des échanges extérieurs entre les deux pays. Cet accord est également élargi aux pays de présence des deux banques.
En juin 2015, la CBE avait environ 303,6 milliards de Birr en actifs et détenait environ 67% des dépôts et 53% de tous les prêts bancaires dans le pays. La banque compte environ 22.908 employés, pour plus de 1.000 succursales.
Pour rappel, le Groupe Banque Centrale Populaire est présent dans 12 pays africains, avec la couverture de l'ensemble des pays de l'UEOMA.OCP : 3,7 milliards de dollars pour le développement d'une plateforme de production d’engrais de classe mondiale en Ethiopie


Doté d’une enveloppe budgétaire globale de près de 3,7 milliards de dollars, Ce partenariat maroco-éthiopien vise à tirer pleinement avantage de la complémentarité entre les ressources naturelles respectives des deux pays, en tirant pleinement parti de la potasse et du gaz éthiopiens, tandis que le Groupe OCP satisfera les besoins en acide phosphorique. La future plateforme industrielle, qui sera située à Dire Dawa (dans l'est de l'Éthiopie), nécessitera un investissement de 2,4 milliards de dollars dans sa première phase, afin de produire 2,5 millions de tonnes/an d'engrais d'ici 2022. Ce qui rendra l'Ethiopie autosuffisante en engrais, avec un potentiel à l’export.

Un investissement additionnel de 1,3 milliard de dollars est prévu d'ici à 2025, pour atteindre une capacité totale de 3,8 millions de tonnes/an d'engrais, pour soutenir la croissance de la demande locale. Ainsi, la plateforme comportera deux unités d’une capacité de 1 million de tonnes/an d’ammoniac, utilisées comme produit intermédiaire, et quatre unités de production d’engrais, destinés à répondre à la demande locale, de 1,5 million de tonnes/an de NPS et de 1 million de tonnes/an d'urée d'ici 2022. Au terme de la seconde phase, la plateforme industrielle devra comprendre 9 unités, augmentant ainsi la production annuelle de 50% (2,2 MT/an NPS et 1,6 MT/an urée).

Pas moins de 50 % du produit final sera transporté vers l'ensacheuse à emballer (dans des sacs de 50 kg) et 50 % des produits en vrac seront distribués aux marchés locaux et régionaux.

Enfin, ce projet générera 2.475.000 ouvriers/jour lors de la phase de construction et 500 emplois à temps plein durant les opérations.
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