Et si on baissait la température ?!
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Et si on baissait la température ?!
A-t-on dépassé les limites ? Le réchauffement climatique, tout comme le développement durable, sont au coeur des enjeux géo-politiques. La planète dit "STOP !"
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À qui profite le développement durable? Interview de Sylvie Brunel

À qui profite le développement durable? Interview de Sylvie Brunel | Et si on baissait la température ?! | Scoop.it
Lucien Naegelen rencontre Sylvie Brunel (Géographe, écrivain, spécialiste du développement)autour du thème : à qui profite le développement durable.
Clémence Piégay's insight:

Interview très intéressante de Sylvie Brunel qui nous donne sa vision sur le concept du développement durable.La géographe dénonce le phénomène qui consiste à accuser l'homme de tous les problèmes subis par la planète. Cette dernière aurait justement tendance à "remplacer l'humanité" et le concept de développement durable n'est envisagé par la plupart seulement dans la sphère environnementale alors que le véritable enjeu de ce concept serait de trouver le parfait équilibre entre la lutte contre la pauvreté et la préservation de l'environnement, et non d'accorder plus d'importance à l'un ou l'autre de ces sujets.
Sylvie Brunel affirme également qu'il serait "égoiste" de mettre en avant la planète uniquement dans un but commercial, c'est-à-dire que le développement durable doit représenter un véritable intérêt pour les sociétés afin de réduire les inégalités entre les hommes et ne doit pas 'utiliser la nature au profit des échanges commerciaux, ce qui ne servirait en réalité qu'à maintenir ces inégalités.
Si ce concept demeure uniquement ancré dans la sphère environnementale, cela pourrait causer des nombreux conflits comme la géographe l'illustre à travers l'exemple d'un parc naturel africain qui est devenu une priorité au dépend de l'éducation, de la santé du village situé juste à côté : cela ne représente pas la bonne image du développement durable.

La géographe termine son explication en se focalisant sur l'Afrique, un continent qui possède de riches ressources convoitées par les grandes puissances et qui reçoit donc des aides financières importantes qu'elle doit utiliser à bon escient dans cette logique de développement durable afin de limiter au maximum la pauvreté et améliorer le niveau de vie des habitants.

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François Arnal's comment, May 1, 2013 2:04 PM
Très intéressant, bravo.
François Arnal's curator insight, May 1, 2013 2:04 PM

Le point de vue de Sylvie Brunel sur le DD un bon résumé de Clémence.

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Les géographes - climatologues français et le changement climatique aux échelles régionales

Les géographes - climatologues français et le changement climatique aux échelles régionales | Et si on baissait la température ?! | Scoop.it

En France, sur le sujet du changement climatique et quel que soit son origine, les géographes - climatologues se sont majoritairement intéressés à la description et l’explication de la variabilité du climat à diverses échelles de temps et d’espace

 

 

Ils se sont moins investis sur les formes d’adaptations tenant compte des résultats des simulations du climat futur.

Cette frilosité s’explique en partie par le manque de précision et de fiabilité accordé aux résultats produits par ces modèles, aux échelles des territoires occupés par les sociétés humaines, mais aussi parce que les travaux de géographes montrent depuis longtemps que les sociétés humaines - indépendamment du changement climatique sous l’effet des gaz à effet de serre additionnels - ont une part directe dans bien des catastrophes qui les affectent (construction dans des zones inondables, production agricole dans des régions où la pluviométrie peut être insuffisante certaines années…).

 

Le changement climatique, déjà perceptible sur de nombreux indicateurs des milieux physiques, coïncide avec une augmentation importante des GES et des aérosols que l’Homme injecte dans l’atmosphère. Ces GES additionnels s’ajoutent à ceux qui sont naturellement présents et permettent un « effet de serre naturel », sans lequel la vie sur terre ne serait pas possible sous la forme que nous connaissons. C’est l’addition de ces GES d’origine anthropique qui constitue ce que l’on appelle « l’effet de serre additionnel », phénomène qui pour la grande majorité des scientifiques explique l’essentiel de la tendance pluriannuelle positive au réchauffement observée depuis quelques décennies.

Clémence Piégay's insight:

Compte rendu de l'ouvrage de Gérard Beltrando, climatologue, Professeur de Géographie à l’Université de Paris-Diderot et membre de l’UMR PRODIG. Il est actuellement détaché au CNRS à l’UMR LETG (Equipe COSTEL) pour travailler sur les impacts du changement climatique aux échelles régionales.

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Le massif du Mont-Blanc | CREA

Le massif du Mont-Blanc | CREA | Et si on baissait la température ?! | Scoop.it

 Au Mont-Blanc, le climat dicte tout. Les interactions subtiles entre l'orientation, la pente, l'altitude, la latitude, la répartition de l'énergie solaire...

 

Le massif du Mont-Blanc est fascinant pour les biologistes, les climatologues et les glaciologues. Les recherches dans le Mont-Blanc nous permettent par exemple de mieux anticiper l’impact des changements climatiques, ici et ailleurs. En effet, on y retrouve à une échelle extrêmement concentrée, du fait du fort gradient d’altitude, une multitude de situations que l’on peut ensuite extrapoler à de plus grandes échelles.


Via François Arnal
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François Arnal's curator insight, May 30, 2013 10:45 AM

Un excellent atlas interactif qui permet de saisir les enjeux du réchauffement climatique. Lire par exemple l'évolution du glacier des Bossons qui descend le plus bas et qui ne cesse de reculer.

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Sylvie Brunel, à qui profite le développement durable ? Nouvelle interview de Sylvie Brunel

« Il n’existe pas de planète de rechange ». Ceci est l’argument choc des propagandistes du développement durable. Tel est le constat de Sylvie Brunel qui dans son dernier ouvrage « A qui profite le développement durable ? » (Larousse) assène une volée de bois (vert) non pas contre le développement durable, mais contre ses adorateurs, ceux qui transforment cette belle idée en dogme ou, peut-être pis encore, en espèces sonnantes et trébuchantes, au risque d’exclure une part conséquente de l’humanité, à savoir les plus pauvres, les plus fragiles.

Clémence Piégay's insight:

Une fois encore, Sylvie Brunel insiste sur le fait de mettre en avant le terme "développement", trop souvent resté dans l'ombre du terme qui lui est associé, "durable". En effet, pour beaucoup d'entre nous, qui dit "durable" dit "ne pas toucher à la nature". Or, pour pouvoir atteindre un niveau de développement décent, une population doit bel et bien agir sur la nature, car si cette dernière était laissée dans son "état naturel", comme le dit la géographe, il n'y aurait que la loi du plus fort qui régnerait ("c'est le sacrifice du faible, au profil du fort"), ce qui serait totalement incohérent avec la logique de ce courant.

 

De plus, nous assistons à une espèce de "dramatisation environnementale" : l'industrie de la peur y joue d'ailleurs un rôle important car nombreux sont ceux qui prédisent des catastrophes naturelles incoryables ainsi qu'un avenir désastreux pour l'environnement. Les soucis de l'humanité sont pourtant plus importants car comment faire en sorte de rendre l'environnement durable si les hommes ne sont même pas capables de vivre dans des conditions saines ? Il reste donc encore de nombreux défis à affronter mais ils ne sont pas "infranchissables". Parmi eux, le principal est celui de la répartition des ressources, indispensable pour nourrir la population mondiale.

 

Enfin, pour conclure, Sylvie Brunel nous explique que "le développement durable a quand même un atout : c'est qu'il utilise des systèmes de production propres". Mais le point capital de cette interview est l'idée de travailler tous ensemble, en une seule et même communauté d'hommes qui s'entraident dans cette logique de développement durable. Car, utiliser des systèmes propres afin de répondre à nos besoins et ceux de l'environnement, c'est une chose, mais cela ne doit pas impliquer le rejet de certaines populations (comme en Afrique) dont le niveau de vie reste encore très bas. Le développement durable est alors une notion d'humanité avant tout.

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Lors d'un forum en Asie, Ban rappelle la place des transports dans le développement durable

Lors d'un forum en Asie, Ban rappelle la place des transports dans le développement durable | Et si on baissait la température ?! | Scoop.it
Le Secrétaire général Ban Ki-moon a salué mardi les efforts de pays asiatiques pour trouver des solutions pour que le secteur du transport contribue aux objectifs de développement durable et aux efforts de lutte contre les changements climatiques.

Via Hubert MESSMER @Zehub on Twitter
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L'Indonésie face au défi de l'adaptation - Changement climatique

L'Indonésie face au défi de l'adaptation - Changement climatique | Et si on baissait la température ?! | Scoop.it
Dépenses à la hausse pour protéger la population - Abdul-Majid, commerçant de 50 ans, a tout perdu quand la rivière Ciliwung est sortie de son lit en 2007.
Clémence Piégay's insight:

Gros plan sur la capitale de l'Indonésie, Djakarta, victime de plusieurs catastrophes naturelles qui participent à l'angoisse et au stress quotidien de ses habitants.

Pour protéger leurs marchandises, certains commerçants ont décidé de toutes les déplacer sur leur toit, comme témoigne l'un d'entre eux.

 

Heureusement, le nombre de morts a connu une tendance à la baisse au cours de cette dernière décennie, mais les coûts occasionnés, notamment pour les systèmes de prévention de ces catastrophes et la réparation des dégâts causés, ne font au contraire, qu'augmenter. "La hausse du budget national dédié à la réduction des risques, et les efforts pour atténuer les risques de destruction dus aux catastrophes naturelles sont un pas en avant" a affirmé Aris Marfai, du département de Géographie de l’Université Gadjah Mada, située à Yogyakarta, à quelque 550 km à l’Est de Jakarta.

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Stunning Satellite Images of Earth | TIME.com

Stunning Satellite Images of Earth | TIME.com | Et si on baissait la température ?! | Scoop.it
Exclusive timelapse: See climate change, deforestation and urban sprawl unfold as Earth evolves over 30 years.
Clémence Piégay's insight:

Un site très intéressant et grâce auquel nous pouvons observer les évolutions climatiques de notre planète !

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Céline's comment, May 11, 2013 3:44 AM
et l'article du monde en français : "Voir la Terre vieillir en 30 ans" http://ecologie.blog.lemonde.fr/2013/05/10/explorez-comment-la-terre-a-evolue-ces-30-dernieres-annees/ ;)
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Jean-Robert Pitte : "le ciel ne va pas nous tomber sur la tête"

Jean-Robert Pitte : "le ciel ne va pas nous tomber sur la tête" | Et si on baissait la température ?! | Scoop.it
Julien Arnaud reçoit Jean-Robert Pitte, membre de l'Académie des Sciences Morales et Politiques. Selon le scientifique, il faut arrêter le catastrophisme en matière d'écologie, et avoir une gestion responsable de la planète.
Clémence Piégay's insight:

Jean-Robert Pitte dénonce les excès faits envers le réchauffement climatique qui, selon lui, ne serait pas à l'origine de toutes les catastrophes puisque celles-ci existaient déjà il y a 15 000 ans !
Le "commerce de la peur", notamment dans le domaine du cinéma (cf le film Denver), ne fait qu'accentuer ces excès et provoque chaque fois un peu plus de panique chez les spectateurs qui vont alors dénoncer davantage le phénomène de "réchauffement climatique".
De plus, la géographie est une discipline qui nécessite une dirigeance politique apte à prendre les bonnes décisions.
Jean-Robert Pitte fait également allusion à l'éducation, à l'apprentissage des autres pour améliorer les relations humaines, comprendre les autres et le monde ... "Le savoir, c'est l'essentiel".

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L'Amazonie supportera-t-elle quelques degrés de plus ? - La science infuse

L'Amazonie supportera-t-elle quelques degrés de plus ? - La science infuse | Et si on baissait la température ?! | Scoop.it

Plongée dans la préhistoire de l'Amazonie : les belles fleurs de Symphonia globulifera ont survécu aux réchauffements de l'ère pré-Quaternaire.
 

Au rayon des catastrophes annoncées en raison du réchauffement climatique, on peut citer un probable rapetissement des poissons, causé par la montée des températures océaniques, ou encore le bouleversement de certains phénomènes climatiques. Ainsi, une longue bande de précipitations, répondant au doux nom de zone de convergence intertropicale, devrait migrer durablement vers le nord et priver ainsi les caféières d'Amérique du Sud des pluies indispensables à cette agriculture. Qu'adviendra-t-il de la forêt amazonienne, poumon vert de la planète, déjà meurtrie par la surexploitation humaine ? Sa grande diversité végétale pourra-t-elle survivre à une forte hausse des températures ? Pour le savoir, Christopher Dick, de l'université du Michigan (États-Unis) et ses collègues ont décidé de se tourner vers le passé...

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Le réchauffement révolutionne l'agriculture

Le réchauffement révolutionne l'agriculture | Et si on baissait la température ?! | Scoop.it
Des rendements en chute, des cultures qui migrent, le grand chamboule-tout agroalimentaire a commencé.
Les événements climatiques extrêmes de ces dernières années, en Russie, dans la Corne de l'Afrique ou aux Etats-Unis, sonnent comme des avertissements à répétition : le changement climatique est en marche et ses effets commencent à se faire sérieusement sentir sur la production agricole. La sécheresse qu'ont connue les Etats-Unis en 2012 - la pire depuis plus d'un demi-siècle - s'est directement répercutée sur leur production de maïs et de soja. En France, la canicule de 2003 avait provoqué des baisses de la production agricole comprises entre 20 % et 30 %.

Le phénomène - mondial - se confirmera-t-il ou s'accélérera-t-il en 2013 ? Il n'est évidemment pas possible de le prédire. Mais les tendances sont là. "Les impacts globaux du changement climatique sur l'agriculture devraient être négatifs, menaçant la sécurité alimentaire mondiale", alertait l'Institut international de recherche sur les politiques alimentaires (Ifpri) en 2009."

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Carte d'un monde "réchauffé" : le réchauffement climatique dans le monde, projection 2050-2100

Carte d'un monde "réchauffé" : le réchauffement climatique dans le monde, projection 2050-2100 | Et si on baissait la température ?! | Scoop.it

Source : http://www.ladocumentationfrancaise.fr/dossiers/d000122-le-changement-climatique/carte-d-un-monde-rechauffe-le-rechauffement-climatique-dans-le-monde-projection-2050-2100

Clémence Piégay's insight:

Hypothèse des scientifiques sur la situation de notre planète d'ici une quarantaine d'années.
Une fois de plus, nous remarquons que les pays en voie de développement (en jaune) sont ceux qui ont le plus de mal à s'adapter au réchauffement climatique. La mauvaise gestion de leurs ressources, le surcroit de population pour certains d'entre eux, les situations politiques conflictuelles ne permettent pas aux populations de prévenir les risques face au phénomène climatique.
Les pays du "Nord" (la Triade) connaitront eux aussi des bouleversements climatiques mais seront a priori plus adeptes à faire face aux conséquences.

 

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Sylvie Brunel, une amoureuse du maïs

Sylvie Brunel, une amoureuse du maïs | Et si on baissait la température ?! | Scoop.it
Sylvie Brunel, géographe : "Pour moi, continuer à soutenir massivement notre agriculture, c'est la clé de la préservation de notre indépendance économique, de nos emplois et de nos paysages". (Jean Delmarty)

 

Géographe et ancienne présidente d'Action contre la faim, Sylvie Brunel, auteur de la "Géographie amoureuse du maïs" a été mercredi 6 février l'invitée du groupe coopératif Euralis, en assemblée générale au Palais Beaumont à Pau.

 

 

Clémence Piégay's insight:

Dans cet ouvrage, Sylvie Brunel fait l'éloge de cette céréale, trop négligée de la part des Français. "Contrairement à son image, cette plante est une alliée du développement durable" déclare la géographe. En effet, ses effets sont multiples puisqu'ils jouent à la fois sur l'alimentation, sur l'activité économique et sur le respect de l'environnement.

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Environnement et développement durable par Yvette Veyret

Environnement et développement durable par Yvette Veyret | Et si on baissait la température ?! | Scoop.it

 

La conception du développement durable associée à celle du risque trouve son origine dans l'idée, très tôt présente dans de nombreux discours, que l'homme et la société dégradent, détruisent les composantes de la planète.

 

L'économiste écossais Malthus, au XVIIIe siècle, dénonçait déjà la croissance de la population bien plus importante que celle des ressources. L'auteur soulignait la contradiction entre les forts taux de croissance de la population et ceux bien plus faibles des productions. Il était inutile selon lui d'accroître les productions par défrichement ou amélioration des terres, car l'augmentation de la population et la demande demeureraient toujours plus rapides.
Au XIXe siècle les interrogations sur les usages des ressources se multiplient, elles émanent de naturalistes, de géographes, de philosophes, d'économistes, tous sensibilisés à la fragilité de la planète et au caractère fini des ressources.

 

Ainsi, l'inventeur de la biocœnose, Mobius en 1877, présente l'homme comme destructeur. Le géographe américain Marsh (1864) soulignait quelques années auparavant que le gaspillage des ressources naturelles par les sociétés est contraire à la volonté de Dieu et aux intérêts économiques de la nation. Il dénonçait aussi la civilisation industrielle comme détruisant les conditions matérielles d'existence et s'inquiétait tout spécialement pour la déforestation.

 

En Allemagne, la notion d'économie de pillage ou "Raubwirtschaft" est présente dans les travaux du géographe Ratzel avant d'être reprise par E. Friedrich selon lequel il faut utiliser "les ressources naturelles de manière durable, essayer de les améliorer et même de les augmenter".

 

Au cours du XIXe siècle les discours sur les dangers liés à la déforestation des montagnes, à l'importance de la torrentialité relèvent des mêmes approches. Les solutions préconisées mobilisent de nombreux acteurs : des forestiers, les politiques, les citadins aisés déjà sensibles à la protection de certains secteurs montagnards (rôle du Touring club de France et du Club alpin français dans les Alpes) (Y.Veyret, 2001).

 

 

 

 

 

Clémence Piégay's insight:

La définition de l' "environnement" a évolué au cours des époques et n'est pas la même selon l'angle d'approche adopté. Par exemple, les hommes comprennent ce terme en tant que l'espace qui les entoure et avec lequel il cohabite. Au coeur de cet environnement-là se trouve la société, qui impose ses lois. Tandis que pour les géographes,l'environnement est "un objet social qui intègre données sociales et éléments "naturels" dans un construit en quelque sorte "hybridé" ". Quoi qu'il en soit, un milieu naturel vierge n'existe donc pas : son anthropisation est claire et évidente.


Cet article nous propose une approche intéressante de la notion de "dégradation de la nature" à travers les siècles, ainsi que l'émergence de cette prise de conscience environnement qui a donné ensuite naissance au développement durable. Entre nature et société, l'environnement se retrouve balloté entre deux fronts. Le développement durable représente un projet extrêmement ambitieux et complexe : il fait intervenir de nombreux acteurs ayant chacun des objectifs différents mais qui conduiront au final au même résultat : celui de la préservation de l'environnement, compatible avec l'activité humaine.

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"L'Europe centrale fait face à des inondations d'une ampleur historique"

"L'Europe centrale fait face à des inondations d'une ampleur historique" | Et si on baissait la température ?! | Scoop.it
A Passau, en Bavière, la crue dépasse le record de 1501. En Hongrie, Budapest est menacée.

 

Les inondations qui frappent l'Europe centrale depuis le 1er juin ont déjà fait seize morts et plusieurs dizaines de personnes déplacées. Après Vienne, Prague et de nombreuses villes allemandes, Bratislava et Budapest sont menacées par la montée des eaux. Le pic de la crue était attendu jeudi 6 juin dans la capitale slovaque, où l'eau pourrait culminer à 10 m. Les experts estiment que l'inondation atteindra son niveau maximal dans la capitale hongroise, lundi 10 juin. La ville se prépare donc. Des sacs de sable ont été amoncelés ; des voies et des ponts, fermés. Mercredi, l'Agence européenne de l'environnement a rappelé que l'Europe devait se préparer à vivre des inondations plus nombreuses du fait, notamment, du changement climatique.

Christian Rohr, professeur à l'université de Berne, spécialiste de l'histoire des inondations, explique en quoi l'ampleur du phénomène actuel est exceptionnelle.

Clémence Piégay's insight:

Les inondations sont-elles aggravées par le changement climatique ?

Il est difficile d'attribuer de manière définitive la survenue d'événements climatiques extrêmes au changement climatique dans la mesure où nous manquons de recul. Néanmoins, il est certain que les inondations ont été plus importantes et plus fréquentes en Europe ces vingt dernières années, avec notamment une hausse de l'intensité des précipitations. Le réchauffement de la planète augmente le taux d'humidité dans l'air. Les dépressions transportent donc plus d'eau, ce qui entraîne davantage de dommages. Un phénomène appelé à s'amplifier.

 

Quel rôle joue l'aménagement urbain ?

La déforestation, notamment le long des rivières, l'agriculture, la construction de barrages et l'urbanisation limitent les zones d'expansion des crues, qui retiennent naturellement une partie de l'eau, comme le font par exemple les plaines. Les précipitations provoquent alors davantage de dégâts.

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François Arnal's curator insight, June 11, 2013 9:32 AM

Clémence tente de nous montrer le lien entre réchauffement et inondation avec le cas de l'Europe centrale.

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Élites et développement aux Philippines : un pari perdu ?, Stéphane Auvray, Roberto N. Galang Jr. & Cristina T. Jimenez-Hallare

Élites et développement aux Philippines : un pari perdu ?, Stéphane Auvray, Roberto N. Galang Jr. & Cristina T. Jimenez-Hallare | Et si on baissait la température ?! | Scoop.it
Cet ouvrage est une utile synthèse sur les Philippines contemporaines.

Via Marie-Astrid & Lisiane
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Marie-Astrid & Lisiane's curator insight, May 31, 2013 3:50 PM

Les auteurs, un Français et deux Philippins, se sont emparés d’un thème qui n’est pas vraiment neuf, mais qui, malheureusement, reste pleinement d’actualité : pourquoi les Philippines ne sont-elles pas parvenues et ne parviennent-elles pas à connaître un développement économique et social à la mesure d’atouts humains et géographiques que les « experts» soulignent depuis des décennies ?

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Le réchauffement climatique à l'assaut du Mont-Blanc

Le réchauffement climatique à l'assaut du Mont-Blanc | Et si on baissait la température ?! | Scoop.it
Recul des glaciers, risques d'éboulements, disparition d'espèces végétales et animales... Un atlas en ligne montre les métamorphoses du "toit de l'Europe" d'ici à la fin du siècle.

 

Un mont moins blanc, des glaciers érodés, des pentes instables, un écosystème appauvri, des paysages bouleversés... Le toit de l'Europe va se métamorphoser sous l'effet du réchauffement.

C'est ce que fait apparaître l'atlas scientifique du Mont-Blanc, mis en ligne lundi 27 mai (Atlasmontblanc.org). Destiné à la communauté scientifique comme au grand public, il est le fruit de trois années de travail d'une équipe pluridisciplinaire impliquant des chercheurs français, italiens et suisses. A l'initiative du Centre de recherche sur les écosystèmes d'altitude (CRÉA) de Chamonix (Haute-Savoie), ceux-ci ont mis en commun 152 études pour modéliser l'impact du changement climatique sur ce massif emblématique.

Clémence Piégay's insight:

Une des principales inquiétudes vient de la possible dégradation du permafrost, la glace présente en profondeur dans le sol qui agit comme un ciment entre les roches. Sous l'effet de la hausse des températures, leur cohésion ne sera plus assurée et les éboulements vont se multiplier. Ce phénomène est à l'œuvre dans les Drues, où d'énormes blocs ont commencé à se détacher. Mais aussi sur les pentes de la voie normale d'accès au sommet du Mont-Blanc. Les alpinistes doivent y franchir le "couloir de la mort".

 

Des données qui font "froid dans le dos", pourtant, ces domaines alpins vont connaître un réchauffement climatique dont les conséquences pourront être très graves, notamment pour son écosystème.

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Rescooped by Clémence Piégay from Le Mexique, ou si les "périphéries" d'hier devenaient le "centre" d'aujourd'hui.
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Au Mexique, la jacinthe d’eau aide à la dépollution

Au Mexique, la jacinthe d’eau aide à la dépollution | Et si on baissait la température ?! | Scoop.it
Tema, une start-up mexicaine, vient de mettre au point une nouvelle technologie pour éliminer les jacinthes d’eau qui couvrent les rivières,  les lacs et les barrages des régions tropicales et menacent les zones tempérées.

Via Damien et Jean-Baptiste - Hypokhâgne Fauriel
Clémence Piégay's insight:

Grande démarche environnementale de la part du Mexique, un pays qui lutte contre la pollution grâce à un processus 100% naturel ! Cette plante, à l'origine envahissante, est ainsi devenu une véritable solution vis-à-vis de la pollution ; ce qui prouve que la nature fait bien les choses et que l'homme doit justement s'adapter à celle-ci en essayant de trouver la meilleure manière d'utiliser ses éléments (tel que le préconise le développement durable).

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Damien et Jean-Baptiste - Hypokhâgne Fauriel's curator insight, May 27, 2013 4:58 PM

La lutte contre la pollution à travers des inventions écologiques et décidemment florissante au Mexique. Après le ProSolve370e dont nous avions relayé la création dans un scoop, voici que la jacinthe d'eau va être utilisée comme remède contre la pollution. En effet, cette plante flottante a longtemps posé problème à la Conagua (l'agence mexicaine des bassins) en raison de son caractère envahissant ; elle recouvre en effet 70% des eaux. Face aux effets néfastes engendrés par ce phénomène, notamment la perturbation du transport fluvial et la diminution de la biodiversité aquatique, une équipe de chercheurs de Mexique semble avoir trouvé une solution. Ainsi, les jacinthes d'eau sont coupées et transformées en filtre naturel, comme l'explique le directeur Tema, la société qui a commercialisé en premier ce système :

 

"Nous avons conçu un bateau pour ramasser les jacinthes. La plante est séchée sur place puis broyée, avant d’être envoyée dans notre usine de San Luis Potos,.Par trituration, nous en faisons une matière absorbante capable d’éponger quatre fois son poids de substances organiques ou industrielles".

 

Cette vertu filtrante de la jacinthe s'est vite popularisée et permet aujourd'hui de nettoyer, par exemple, des plate-formes pétrolières ou encore les stations services, de telle sorte que les solvants ne polluent pas les eaux. La jacinthe est aussi très efficace dans la lutte contre le pétrole et peut donc grandement minimiser les marées noires.

 

L'exploitation des jacinthes d'eau à des fins environnementales est donc de plus en plus fréquente au Mexique, et s'inscrit dans la démarche d'amélioration de la question environnementale entreprise par le pays.

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Sylvie Brunel / Géographie amoureuse du monde

Sylvie Brunel / Géographie amoureuse du monde | Et si on baissait la température ?! | Scoop.it

"Quel plaisir de parcourir cette Géographie amoureuse du monde , le dernier opus de la géographe et économiste Sylvie Brunel ! Dans cet ouvrage, qui se lit comme un roman, l'auteur rappelle quelques vérités que l'air du temps s'évertue à occulter.

À commencer par celles-ci : l’homme n’est pas un parasite, la nature n’est pas intrinsèquement bienveillante et la planète n’est pas une idole. « C’est la façon dont l’homme habite la terre qui l’a rendue agréable à vivre », affirme Sylvie Brunel.

En effet, « toute l’histoire de la présence de l’homme sur la terre est celle d’un combat permanent pour survivre, en dépit du déchaînement de forces aveugles et soudaines ». Et si d’indéniables problèmes persistent, « mieux vaut mobiliser l’intelligence, la mémoire et le vivre-ensemble » que de pratiquer le catastrophisme et son pendant, la culpabilisation – ce que l’auteur nomme avec justesse la « culture du pire ».

Or, pour mieux habiter le monde, nous avons les solutions, affirme Sylvie Brunel, qui nous invite à « puiser dans la géographie des éléments de comparaison et d’analyse » et à la suivre dans un petit tour du monde qui s’attarde sur quelques régions du globe dont le développement illustre admirablement comment l’homme peut, quand il le veut, métamorphoser un milieu hostile en terre accueillante.

Clémence Piégay's insight:

Après avoir consacré les premiers chapitres de son ouvrage à la découverte de plusieurs régions du monde (en commençant par la Camargue, puis la Polynésie, le Nordeste du Brésil et enfin l'Afrique) en mettant en avant les projets et les aménagements des politiques et des habitants afin de conserver les richesses de leurs territoires, Sylvie Brunel consacre son dernier chapitres aux agriculteurs, qu'elle considère être les seuls "vrais écologistes", connaisseurs des moindres détails de la terre.

"Et ils savent qu’elle [la nature] envahit tout, colonise tout, reprenant ses droits dès que s’affaiblit la main de l’homme"

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Expiration du protocole de Kyoto. Les incertitudes sur la lutte contre le réchauffement de la planète - Information - France Culture

Expiration du protocole de Kyoto. Les incertitudes sur la lutte contre le réchauffement de la planète - Information - France Culture | Et si on baissait la température ?! | Scoop.it

Le protocole de Kyoto était supposé vertueux. Ce qu’il a été, dès son entrée en vigueur en 2005, mais pour les seuls pays européens. Avec arrogance, les États-Unis ne voulaient pas « négocier leur niveau de vie » (ils étaient le premier pollueur de la planète avec moins de 5 % de la population mondiale), tandis que les Chinois ne pouvaient pas renoncer à leur dévastatrice industrialisation au charbon (les Européens avaient fait bien pire dès 1830).  

 

Depuis, tant d’échecs : Copenhague (2009), Cancun (2010), Durban (2011). On prévoit un Fonds vert sans priorité ni calendrier ni financement :  autant tirer des plans sur la comète.

De toute façon, la tragédie de Fukushima a conduit dans de nombreux pays à l’abandon du nucléaire, donc au surcroît de pollution avec le charbon (comme l’Allemagne) et avec le pétrole et le gaz de schiste (comme le Canada et les États-Unis).

 

Gabriel Wackermann est professeur émérite à Paris I et géographe

Clémence Piégay's insight:

Emission diffusée le 26.12.2012

 

Depuis les catastrophes survenues au cours de ces dernières années, l'abandon pratiquement généralisé du nucléaire a laissé place en autre, à l'utilisation de charbon et du gaz schiste qui ont augmenté le degré de pollution, bien qu'ils soient moins dangereux que le nucléaire pour l'homme.

Gabriel Wackermann pose ici un problème : "Doit-on confier la recherche des remèdes aux cataclysmes actuels à ceux qui en sont le support (c'est-à-dire les politiques) ?" Nous voyons que les Etats-Unis ont préféré privilégier leur confort au dépend de l'environnement en refusant de respecter les normes soumises par le protocole de Kyoto. En effet, il tire des avantages de leur pollution et ne voient pas l'intérêt de suivre une politique en accord avec la lutte contre le réchauffement climatique. Il serait totalement illogique de laisser l'Etat envisager des solutions pour cette lutte environnementale.

 

Enfin, des disparités géographies s'observent à la surface du globe, notamment entre les pays du Nord et ceux du Sud. Ces derniers sont les plus polluants (néolibéralisme destructeur) car ils n'ont pas encore atteint un niveau de développement décent. Cependant, ce sont eux qui possèdent les principales ressources énergétiques et qui en fournissent aux pays du Nord : il semblerait alors difficile de leur imposer des normes environnementales dans la mesure où celles-ci freineraient davantage leur développement et pourraient gêner leurs échanges avec les pays du Nord.

 

Les incertitudes face à la lutte contre le réchauffement climatiques restent donc nombreuses et complexes.

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Le développement durable : entre réalité et utopie

Le développement durable : entre réalité et utopie | Et si on baissait la température ?! | Scoop.it
Géographie en débat, géographie du débat.

 Débat "Le développement durable : entre réalité et utopie" animé par Yvette Veyret (Professeure à Paris X-Nanterre, présidente du Comité national français de géographie) le mercredi 6 avril à 18 h 15 au bar Le Damier (métro Sainte-Anne).


Le développement durable est un terme à la fois discuté et discutable. Sylvie Brunel parle d’ailleurs à son propos de « mot valise ». Mais pour les géographes, ce mot a une tonalité particulière. Son but est d’aider les gens à vivre et/ou à mieux vivre. Le développement durable doit également contribuer à plus d’équité.

Clémence Piégay's insight:

 Dans ce café géographique, il est question de mettre en évidence le lien entre le "développement" et le "développement durable" : la deuxième notion ne peut être possible et réalisable qu'à condition que la première ait rempli entièrement sa fonction.

  En effet, tout ce procesus a été freiné par plusieurs problèmes : les inégalités entre les pays du Nord et les pays du Sud (4 milliards d'habitants ne bénéficieraient pas encore d'un développement suffisant), les ressources des sols s'épuisent, et le colonialisme empêche les inégalités de se réduire. Compte tenu de ces réalités inquiétantes, le "développement durable" peine à atteindre ses objectifs.

 

  Une fois de plus, après la lecture de cet article, nous constatons que l'approche de cette notion reste très complexe : elle s'élargit aux domaines politiques, économiques, scientifiques mais la majorité des populations ne l'entend qu'à travers un raisonnement écologique. L'enjeu est en fait bien plus profond.

 

 Ce café géographique aborde également les différentes origines du développement durable ainsi que l'idée d'une "utopie" qui reste cependant "positive" puisque personne n'a encore répondu à toutes les questions posées par cette thématique, il subsiste encore de nombreuses interrogations, ce qui nous laisse des marges importantes afin d'apporter des solutions efficaces aux problèmes liés à l'environnement et à la société.

 

 Cependant, "le développement durable apparait bien comme une utopie puisqu’il doit mettre en relation trois approches, écologiste, social et économique, contradictoires". Etant donné les fossés de développement visibles entre les différentes sociétés qui composent la planète, il est évident que le procesus du développement durable ne peut pas s'appliquer partout de la même manière ; il faut l'adapter au cas par cas, ce qui rend donc sa réalisation très compliquée mais pas impossible pour autant !

 

 

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La géographie française est-elle en marge de l'écologie ? - Sciences - France Culture

La géographie française est-elle en marge de l'écologie ? - Sciences - France Culture | Et si on baissait la température ?! | Scoop.it

Planète terre donne écho au colloque international « Géographie, écologie et politique ». Pour ses organisateurs, il convient d'opposer « développement durable » et écologie.  Selon eux, le développement durable serait peu opératoire pour analyser et comprendre les très grandes transformations humaines et sociales ainsi que les problèmes provoqués par la question environnementale. Ce faisant, les géographes du colloque d'Orléans plaident pour une géographie engagée et critique.

Invité(s) :
Christian Kull, professeur à l'université Monach de Melbourne et à l’université des Fidji
Xavier Arnauld de Sartre, géographe, maître de conférence à l'université de Pau et chercheur au CNRS

Clémence Piégay's insight:

Pour Christian Kull, les géographes français regardent le concept du "développement durable" sous un angle politique trop "neutre" : en effet, toute action humaine semble toujours orientée et structurée. Le développement durable est peut-être trop souvent perçu comme une idéologie alors qu'il reste fondalement une action politique. Christian Kull prend également l'exemple des parc naturels nationaux qui pourraient en réalité cacher plusieurs intérêts géo-politiques derrière leur aspect essentiellement protecteur et environnemental.

 

La géographie joue un rôle important : elle a la capacité de spatialiser des phénomènes pour en retirer des conséquences sur l'environnement et apporter des réponses aux questions d'organisation spatiale (par exemple, expliquer pourquoi un lieu particulier sera chargé de produire un certain type d'aliment en fonction de la population qui se trouve à ses alentours). La géographie est capable de traîter les questions des domaines concernant l'environnement car elle est fidèle à une tradition : celle d'intégrer le facteur social dans l'étude de l'environnement.

 

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Le Traité de Coopération de l’Amazonie, un modèle pour la conservation des forêts

Le Traité de Coopération de l’Amazonie, un modèle pour la conservation des forêts | Et si on baissait la température ?! | Scoop.it

Un groupement de huit pays membres travaillant pour garantir le développement durable et l’amélioration de la vie des communautés locales en Amazonie en Amérique du Sud – qui abrite la plus grande forêt tropicale au monde- a été reconnu comme un modèle de coopération régionale lors de dixième session du Forum des Nations Unies sur les Forêts (UNFF10).

L’Organisation du Traité de Coopération de l’Amazonie (ACTO) est un corps intergouvernemental qui vise à promouvoir le développement durable d’une région couvrant plus de 7,5 millions de km⊃2; -soit approximativement 40% du continent Sud Américain. Cela comprend la Bolivie, le Brésil, la Colombie, l’Equateur, la Guyane, le Pérou, le Suriname et le Venezuela.

 

Je veux inviter d’autres agences de coopération internationale et d’autres gouvernements à rejoindre cet effort national qui montre que les pays d’Amazonie peuvent gérer les défis naissant"

Le Secrétariat Permanent a ensuite été établi à Brasilia au Brésil en 2002. Son agenda se concentre sur deux zones principales : la conservation et l’utilisation durable des ressources naturelles renouvelables ; et le développement durable (l’amélioration de la qualité de vie des habitants de la région de l’Amazonie).

 

Clémence Piégay's insight:

Un article très intéressant, qui met en valeur ce groupe de préservation de l'environnement dans la région amazonienne. L'une des plus belles et riches régions du monde au coeur des préoccupations puisqu'elle représente des enjeux importants tant sur le plan touristique que sur la protection de sa faune et de sa flore. Huit pays se sont regroupés dans cette collaboration ce qui prouve l'intérêt du sud de continent américain pour la question de la préservation de son milieu naturel.

 

« La richesse biologique et culturelle est un avantage comparatif pour le développement de la région » a-t-il déclaré. « Mais il souligne aussi le besoin de réconcilier les intérêts de conservation et de développement durable avec les bénéfices des peuples indigènes et des communautés locales ».

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Le changement climatique va redessiner la carte mondiale des vins | Changement climatique, environnement & santé, risques

Le changement climatique va redessiner la carte mondiale des vins | Changement climatique, environnement & santé, risques | Et si on baissait la température ?! | Scoop.it
BORDEAUX - (AFP) - Nous sommes en 2050. Les amateurs de vin ne dédaignent pas s'offrir quelques caisses d'un cru de Suède. Un rêve scandinave?

Via regarderleciel, François Arnal
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Décembre en mars : la faute au... réchauffement climatique !

Décembre en mars : la faute au... réchauffement climatique ! | Et si on baissait la température ?! | Scoop.it

Les climatologues s'interrogent sur les températures anormalement basses de ce printemps. Mais le débat demeure, et leurs conclusions restent prudentes.

Le printemps est là, et pourtant une partie de l'Europe et des États-Unis brave un froid digne du coeur de l'hiver. Preuve que le changement climatique n'existe pas ? Au contraire, selon certains climatologues, il est à l'origine du phénomène.

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Les géographes, l'environnement et la politique

Les géographes, l'environnement et la politique | Et si on baissait la température ?! | Scoop.it
Géographie en débat, géographie du débat.

 

Que font les géographes ? L’environnement - entendu comme les réalités, notamment biophysiques, qui interagissent avec les sociétés - émerge comme objet de recherche aussi dans les années 1970 alors que la discipline connaît une crise qui conduit à la remise en cause de l’héritage vidalien qui avait perdu toute raison d’être intellectuelle et sociale. De cette période de craquement surgissent de nouveaux paradigmes scientifiques qui ont donné naissance aux grands courants constitutifs de la géographie française contemporaine. Dans cette perspective, la géographie de l’environnement peut apparaître comme un aggiornamento de la géographie physique d’alors dont elle est le prolongement, centrée sur l’étude des milieux. Grâce à des rénovateurs (comme Georges Bertrand), cette géographie de l’environnement se dote de nouveaux outils conceptuels (comme le géosystème) et de nouvelles méthodes d’analyse. C’est donc cette branche de la discipline qui est la mieux placée pour répondre aux attentes de la société dès lors qu’il s’agit de penser les relations de l’homme à la nature. Et cette demande sociale est forte, comme l’a rappelé Gilles Fumey.

 

Pour autant, cette géographie n’est pas en phase avec les attentes de la société : la géographie, du moins cette géographie de l’environnement, ne s’est pas posé la question du politique, qui est justement au cœur du développement durable et de l’écologie (entendue comme écologie politique). Les géographes ont raté le train de l’environnement en ne se dotant pas des outils qui permettraient de répondre aux attentes de la société. Pour elle, le défi est grand de ne pas rater celui du développement durable

 

 

Clémence Piégay's insight:

Article qui pose la question de l'influence des cafés géographiques ainsi que de la place de la discipline au sein de la lutte du développement durable. Comment faire en sorte d'allier la politique et la géographie pour que cette dernière puisse être réellement utile à la société ?

 

 

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