I think my title says it all: Can we finally just say that acupuncture is nothing more than an elaborate placebo? Can we?
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Scooped by ArianeBeldi onto Epistemology | Epistémologie 2.1. |
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La mécanique quantique à la mode chez les charlatans | Sham and Science |
Le mythe du nombre d'or - Afis - Association française pour l'information scientifique |
Le rôle des lobbies anti-vaccin et les conséquences d’une fraude médicale - Afis - Association française pour l'information scientifique |
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ArianeBeldi's insight:
J'ai décidé de relayer cette page regroupant quelques lettres de lecteurs à cette revue entre juillet et septembre 2012 parce qu'elle contient deux réactions assez emblématiques aux démarches sceptiques, oscillant entre rejet intégral de la méthode scientifique et scepticisme sélectif.
Ce qui est notable dans deux des lettres publiées ici, c'est qu'elles émanent de personnes se disant scientifiques. L'une serait médecin et l'autre ingénieur et physicien. On peut donc être étonnée que ces deux lecteurs aient un problème avec la démarche rationnelle adoptée par l'AFIS pour évaluer les diverses disciplines revendiquant un statut de science et sa reconnaissance en tant que tel. En lisant leurs arguments, on se rend alors compte de la puissance du phénomène de dissonance cognitive, même sur les esprits se considérant comme bien éduqués et donc avertis. En effet, confrontés à des faits qui contredisent fortement leurs convictions personnelles, même des personnes s'affichant comme détentrices d'une connaissance validée scientifiquement, peuvent alors se montrer aussi butées que n'importe quel fanatique.
Le physicien, lui, fait encore plus fort. Il refuse purement et simplement le doute quant à des pratiques largement répandues, comme la croyance religieuse. Pour lui, tant de gens ne sauraient se tromper. Ce sont donc les sceptiques, ou plutôt les "hyper-"sceptiques qui se trouvent à côté de la plaque. De fait, plus le nombre de gens ayant adopté une croyance (OVNI, homéopathie, spiritualisme) est importante, moins il y a de raisons de la mettre en doute. Pire, ceux qui le font sont des salauds qui "font du mal à l'humanité". On retrouve ici le reproche larvé de "scientisme", soit d'une foi aveugle dans la science et pas n'importe quelle science, mais une science insensible et imperméable aux besoins fondamentaux de l'être humain, voir nuisible à celui-ci. Il ne s'agit alors ni plus ni moins que d'un retournement d'argument. Ce ne sont pas les croyants qui sont irrationnels, mais les adhérants au "dogme" scientifique. Delete the scoop?
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À en croire les nombreux livres et sites Internet qui lui sont dédiés, le nombre d’or, à la fois canon de l’esthétisme et marque divine, serait présent à ce titre depuis la nuit des temps dans beaucoup de constructions humaines ou naturelles1.
ArianeBeldi's insight:
Hier soir, je suis tombée sur un documentaire diffusé par Planète+ intitulé "La révélation des pyramides" (par Patrice Pooyard, 2010) qui faisait la part belle à ce mythe du nombre d'or, allant jusqu'à affirmer qu'il règnerait un consensus parmi les égyptologues du monde entier pour ne pas le prendre en compte, afin d'éviter que leurs belles théories, fondées uniquement sur les travaux d'Hérodote, ne s'effondrent! Bref, on était en pleine théorie du complot, l'auteur du document poussant le culot jusqu'à interroger des détracteurs de ce mythe pour immédiatement les balayer d'un revers de sa propre intuition!
Or, lorsqu'on essaie de me faire gober une théorie "scientifique" en traitant tous ses opposants de mandarins jaloux de quelques géniaux individus qui se seraient écartés des clous et de l'orthodoxie, j'ai tendance à penser immédiatement que l'on nage en pleine pseudo-science. En effet, cet argument de la victimisation est le favori des adeptes de ce genre de dérives intellectuelles. J'ai donc décidé de voir ce si l'AFIS avait quelque-chose à dire sur ce fameux nombre d'or et la pyramide de Khéops et Bingo! Delete the scoop?
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Suzy Collin-Zahn, astronome, voit un certain nombre de points communs entre les polémiques générées par des ouvrages d'histoire révisionniste peut sérieux et des publications pseudo-scientifiques dans des domaines comme le sien. D'une certaine manière, ce n'est pas si étonnant, dans la mesure où les postures intellectuelles dénoncées ici sont effectivement les mêmes, qui consistent à poser comme un outsider ou, du moins, un rebelle, vis-à-vis d'un aéropage de mandarins jaloux de leurs prérogatives, et ayant totalement dévoyé la "science", dans son sens étymologique latin premier, soit le savoir.
Néanmoins, il n'est pas inutile que les acteurs des sciences dites "dures" et des sciences "sociales" et "humaines" unissent leurs efforts pour dénoncer le charlatanisme, plus ou moins volontaire, qui usurpe les outils et les jargon des savoirs universitaires pour faire passer des idées fantaisistes, voir dangereuses, dans le grand public. Delete the scoop?
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ArianeBeldi's insight:
Voilà une question particulièrement d'actualité, à l'heure où les gens débattent en s'envoyant des statistiques à la figure, en embrigadant, parfois à leurs corps défendants, des figures d'autorité pour caler leurs assertions, et en s'attaquant directement au niveau personnel, pour essayer de se déstabiliser mutuellement!
Cependant, il me semble que la formulation de la question est un peu problématique, dans le sens où on peut avoir tort de manière parfaitement rationnelle, simplement avec les mauvaises informations de base. Avoir raison (se fonder sur un argument rationnel) ne signifie donc pas forcément être dans le vrai. D'ailleurs, ce billet couvre moins la question de savoir comment distinguer entre celui qui est dans le "vrai" ("a raison") et celui qui est dans le faux ("a tort") dans une polémique que de savoir comment distinguer entre ceux qui manipulent et ceux qui débattent à la loyal. Le premier sous-titre le signale rapidement: "Mentez, mentez, il en restera toujours quelque chose".
A part cela, ce billet fait oeuvre de salubrité publique en rappelant un certain nombre de fondamentaux de la méthode scientifique et du fonctionnement de la science sur le plan institutionnel. Il montre ainsi comment certains militants "singent" une présentation scientifique de leurs propos pour leur donner ce vernis, tout en dénonçant régulièrement une science qui serait en même temps trop réductionniste.
Un bon point de départ pour réfléchir à la problématique plus large de l'apprentissage de l'esprit critique et de la distanciation intellectuelle.
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This is a guest post from vet, Simon Baker. It is timely for me as last week I turned down the offer of being interviewed by the BBC on a subject concerning quackery. I knew who I was 'up against' ...
ArianeBeldi's insight:
Here is a detailed analysis of a regional BBC TV debate opposing homoeopaths and sceptics, highlighting the rhetorical strategies of the formers and their faulty logic. It is a bit long but very much worth the reading! Delete the scoop?
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Le CNRS vient d’annoncer la création d’une mission « sciences citoyennes » en son sein, et en a confié la responsabilité à Marc Lipinski. Celui-ci est biologiste, mais c’est son expérience militante qui lui a valu sa nomination, comme il l’indique lui-même dans un entretien publié sur le site de l’organisme de recherche1. Marc Lipinski est en effet conseiller régional Europe-Ecologie-Les-Verts, et ancien vice-président de la région Ile-de-France. Dans le même entretien, le responsable de la nouvelle mission du CNRS explicite l’objectif de celle-ci : « favoriser le dialogue et le rapprochement entre la recherche et les citoyens, essentiellement représentés et organisés dans des associations ».
ArianeBeldi's insight:
Si l'on peut comprendre que l'on exige des scientifiques qu'ils rendent des compte de leurs travaux, surtout quand ils sont financés par l'argent public, il est simplement inadmissible que l'on utilise ce prétexte pour leur imposer de servir des objectifs militants afin d'instrumentaliser la science dans la promotion d'agenda idéologique et politique. Cela équivaut à une sorte de hold-up sur la science aussi nocif que les collaborations avec les industriels! Il s'agit donc bien là d'une forme d'entrisme de la part d'intérêts idéologiques particuliers, parfois aussi soutenus par des intérêts économiques (on pense notamment aux business du bio ou aux entreprises ayant fait du label "sans OGM" un argument commercial et marketing), dans une institution étatique chargée de financer la recherche scientifique nationale. A ce moment-là, autant permettre aux créationnistes ou aux partisans du "dessein intelligent" d'ouvrir un laboratoire au CNRS!
ArianeBeldi's curator insight,
March 14, 4:11 AM
Si l'on peut comprendre que l'on exige des scientifiques qu'ils rendent des compte de leurs travaux, surtout quand ils sont financés par l'argent public, il est simplement inadmissible que l'on utilise ce prétexte pour leur imposer de servir des objectifs militants afin d'instrumentaliser la science dans la promotion d'agenda idéologique et politique. Cela équivaut à une sorte de hold-up sur la science aussi nocif que les collaborations avec les industriels! Il s'agit donc bien là d'une forme d'entrisme de la part d'intérêts idéologiques particuliers, parfois aussi soutenus par des intérêts économiques (on pense notamment aux business du bio ou aux entreprises ayant fait du label "sans OGM" un argument commercial et marketing), dans une institution étatique chargée de financer la recherche scientifique nationale. A ce moment-là, autant permettre aux créationnistes ou aux partisans du "dessein intelligent" d'ouvrir un laboratoire au CNRS!
Jean-Pierre Zryd's curator insight,
April 12, 10:37 AM
Oh !!! cette phraséologie d'un autre âge. Quel bonheur posthume pour Joseph Staline et pour Trophim Lyssenko !!! Delete the scoop?
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Mark Lynas spent years destroying genetically modified crops in the name of the environment. Now he's told the world that he was wrong. So why did he change his mind?
ArianeBeldi's insight:
"His opponents, who mutter about his "successful career", despite his modest circumstances, deny the complexity of human motivation. Nobody is pure. But few do as he has done, and have the courage to doubt themselves with as much vigour as they've previously doubted others."
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"En un raz-de-marée, qui s’est prolongé sur la dernière décennie, les nanotechnologies ont été piégées dans un discours de la peur, émanant d’idéologues d’une part, de militants « anti » d’autre part et adopté, enfin, par des personnes qui ne se retrouvent ni dans un camp ni dans l’autre, mais qui peinent à distinguer entre science et science-fiction. Les exagérations et les manœuvres politiques des uns, les incompétences et naïvetés des autres, la fascination des médias pour le sensationnel (vrai ou fantasmé), la récupération et l’instrumentalisation des discours de haine qui ont pignon sur rue partout sur la Toile, tout cela crée autour des développements scientifiques et technologiques une atmosphère trouble à l’égard de laquelle il faut se montrer vigilants, du moins de la part de ceux qui souhaitent Raison garder."
ArianeBeldi's insight:
Bien que traitant des discours sur les nanotechnologies, les auteurs précisent que cet article peut s'appliquer à d'autres sujets techno-scientifiques, notamment le nucléaire civil et les OGM. Leur analyse porte sur l'évolution des perceptions actuelles, par le grand public et ses "représentants" (à savoir les journalistes, les chroniqueurs, des militants et certains intellectuels se faisant porte-parole de la société civile), de la science et des technologies dites "émergeantes". Leur étude a identifié grosso modo deux groupes d'acteurs: d'une part le monde académique, divisé entre les acteurs scientifiques eux-mêmes et des chercheurs dans d'autres domaines comme la philosophie, et d'autre part, les institutions étatiques impliquées dans l'orientation et le financement de la recherche publique. Bien que tous ses acteurs ne se coordonnent pas forcément au sein de structures institutionnelles ou sociales, le renforcement mutuel de leurs discours tels que relayés dans les médias favoriserait le développement d'une "atmosphère trouble" et d'une forme de paranoïa plus ou moins orientée à l'égard des sciences et des industries actives dans la fabrication et la diffusion de nouvelles technologies. Delete the scoop?
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Sur le livre d'Alexandre Moatti, Alterscience, postures, dogmes, idéologie - où comment des scientifiques prétendent fonder une autre science. Delete the scoop?
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"Cet article nous a été envoyé en mars 1993 par le Dr Jean Marrat. Faute de place et parce que nous avions déjà abordé le sujet, il a été tenu en réserve. Le temps passant, nous avons craint qu’il fût périmé par l’actualité. Les partis se réclamant de l’écologie remportaient des succès. Deux années se sont écoulées, donnant raison dans une large mesure aux prévisions du Dr Marrot. Il devient intéressant de comparer ce qu’il écrivait avec ce qui s’est réalisé : la montée rapide, puis la fracturation et le déclin des partis se réclamant de l’écologie, alors que les problèmes posés par l’environnement sont plus lancinants que jamais. Le Dr Marrot ne nous propose pas des solutions miraculeuses, comme font trop d’hommes politiques ou de journalistes. Il aide à réfléchir. Rappelons encore que nos Cahiers ne sont pas au service d’une secte et ne cultivent pas les affirmations dogmatiques. Le débat sur le destin de notre environnement demeure ouvert à qui souhaite y prendre part avec le sérieux qu’il mérite. Le texte tel qu’il nous est arrivé en 1993 n’a pratiquement pas été retouché. Nous avons seulement demandé à l’auteur quelques lignes d’un « chapeau », imprimé ci-dessous en italiques." Delete the scoop?
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L’un des derniers livres édités par la collection Book-e-book aborde les interprétations farfelues de prétendus thérapeutes sans scrupule pour certains -le millionaire Deepak Choprah pour ne pas le nommer- qui s’appuient sur une vision plus que folklorique de la mécanique quantique. Il est écrit par Richard Monvoisin du collectif CorteX qui est un peu mon maitre en matière de diplomatie. Une certaine British Touch lui permet d’aborder des sujets délicats sans tomber dans une ironie (certes rarement productive) qu’il est parfois difficile d’éviter. Il faut aussi saluer la simplicité de ce livre qui aborde avec beaucoup d’humour des concepts extrêmement compliqués de la physique. Je ne ne saurais trop vous conseiller de l’offrir à vos amis qui se seraient égarés sur des pentes…quantiques.
ArianeBeldi's insight:
Puisque ce e-book semble surtout relayé parmi les cercles sceptiques, j'espère que ce scoop.it permettra d'en faire un peu plus de publicité en-dehors de ce milieu. Quand on consulte les sites sceptiques comme celui de Sham & Science, on se rend compte de la multiplicité des formes de charlatanismes pseudo-scientifiques et de détournement du jargon scientifique qu'ils dénoncent. Ici, c'est la physique quantique qui se voit ré-interprétée de manière totalement loufoque par des pratiquants de pseudo-médecines, de manière à donner un vernis scientifique à des croyances dans le surnaturel. Delete the scoop?
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En Angleterre, douze ans ont été nécessaires pour vaincre les nombreuses résistances et mettre en évidence une fraude dont les conclusions ont été le retrait du droit d’exercer la médecine pour Andrew Wakefield, et la rétractation en 2010 d’un article du Lancet de 1998 sur les éventuels liens entre le vaccin ROR (rougeole-oreillons-rubéole) et l’autisme. C’est un journaliste d’investigation tenace, Brian Deer, qui aura mis en lumière la fraude et permis de comprendre ce qui s’était passé.
ArianeBeldi's insight:
On nous parle constamment de la corruption de l'industrie pharmaceutique qui ne serait motivée que par l'appât du gain. Il serait peut-être temps de s'intéresser aux réelles motivations de nombre d'ONG engagées dans des combats contre la médecine moderne, notamment les associations anti-vaccin, dont les arguments se basent généralement sur de la pseudo-science, voir de l'alterscience pour voiler leurs véritables intérêts idéologiques, mais aussi financiers. En effet, certains vivent littéralement de la peur qu'ils peuvent répandre dans la population! Delete the scoop?
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ArianeBeldi's insight:
Un gentil petit délire humoristique à propos de l'homéopathie quantique, apparemment, la dernière trouvaille sémantique des homéopathes ayant un peu du mal à convaincre que des dilutions au milliardième puisse avoir un quelconque effet thérapeutique! Delete the scoop?
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From
www.csicop.org
-
March 30, 12:41 PM
The Skeptic is the unwanted visitor to the paranormal-themed discussion. Questions are unwelcome; they spoil the fun.
ArianeBeldi's insight:
I'm scooping up this article, because it offers a nice continuation to the reflexion started by the French-speaking blog of Sham & Science in a blog post from last week about the difference between science and "sciencey". Or rather, about the difference between scientism and science. While the latter offered some tips on how to recognise manipulated or unverified claims disguised as science through "sciencey" editorial tricks (like enlisting autority figures of a field as a back-up, multiplying references to journals and newspapers, to give the impression that the claims is consensual among experts, using a technical jargons and referring to high-level statistics and probabilities to confuse lay readers, etc.), this article describes the conflicts that arise when skeptics happen to question claims made by so-called "believers" or "non-skeptics" and offers some idea on how to overcome them in order to establish discussions or at least more fruitful debates than the present steril controversies that usually occur.
It also defends the position of the skeptics who decide to engage in debates with "non-skeptics" (for lack of a better expression for the time being) on various issues, including subjects that are deemed harmless, like ghost hunting or other related activities. It clearly appears that drawing the thin line between fun and actual deep involvment in those beliefs is quite difficult, not just for the outsider skeptic, but also for those indulging in the paranormal. She particularly underlines the danger represented by many radio and TV shows as well as a large body of paranormal litterature that blur the border between mere entertainment and scientific claims. Although, I would say that she might be a bit too assertive in her statement about the actual impact of this confusion on the public, at least on adults, I think she brings forwards a fair point of concern that definitely justify the fact that skeptics publicly challenge the messages circulated by these media and associations specialized in promoting these beliefs.
As she writes it: "The portrayal of ghost hunters as “scientific” or having credible knowledge feeds public scientific ignorance. We can’t afford that." Delete the scoop?
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"J'ai publié ici il y a un peu un communiqué de l'AFIS qui dénonçait un projet de "sciences citoyennes" au sein du CNRS : http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article2081 Certains ont trouvé ce communiqué trop abrupt ou exagéré, notamment lorsqu'il parle d'une "version post-moderne" de la fameuse "science prolétarienne" de l'époque de Lyssenko.
ArianeBeldi's insight:
Yann Kindo illustre plus précisémment ici pourquoi le communiqué de presse de l'AFIS au sujet de l'introduction d'une "science citoyenne" au CNRS n'a rien d'exagéré. En effet, il suffit de lire les documents publiés sur le site des initiatieurs de ce projet pour se rendre compte que ce qui est poursuivi comme but n'a rien à voir avec de la science, mais avec de la propagande politique et une tentative d'obliger des scientifiques à légitimer des idées et des considérations politiques qui ne sont en rien scientifique. En d'autres termes, il s'agit de faire passer de la pseudo-science pour une science démocratisée et éthique, sous-entendu, la science actuelle serait fermée aux citoyens et se ficherait royalement des conséquences de sa progression sur la société. Sans compter qu'il ne s'agit pas de n'importe quels citoyens lambda, mais d'associations poursuivant des objectifs politiques particuliers, qui ne sont pas forcément partagés par l'ensemble des citoyens du pays. En d'autres termes, ce serait un hold-up sur la science nationale par une minorité. En politique, on appelle cela du lobbying. Delete the scoop?
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"L’inévitable critique, c’est l’apparente incompatibilité entre science et religion. Alors que la science cherche à comprendre le «comment ça marche» de notre univers, la religion cherche à démontrer le «pourquoi» —l’intention derrière notre présence ici. Pour Daniel Baril, la bonne volonté des participants n’empêche pas qu'une telle Académie finit nécessairement par frapper un mur." Delete the scoop?
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Parmi les tâches qui l'attendent, le nouveau pape devra se pencher sur les travaux de l'Académie pontificale des sciences, qui tente de réconcilier la foi et
ArianeBeldi's insight:
Comme le montre cet article, il est assez vain de vouloir réconcilier la science et la religion, tout simplement parce que les deux approches du monde sont fondamentalement différentes.
Primo, la science limite son domaine d'exploration au comment et à un pourquoi "secondaire" (investigation des liens de causes à effets entre phénomènes à portée de la science), tandis que les religions tendent à développer des approches du monde globalisante, devant tout expliquer à partir d'une cause "primordiale", soit une cause divine. Les divinités détenant des pouvoirs "supernaturels", soit au-dessus de la nature et de ses lois, tout leur est possible et donc toute la création peut leur être attribuée.
Deuxio, la science ne propose pas des connaissances absolues, mais relatives, soit qui sont le résultats d'observations empiriques systématiques et rigoureuses, mais généralement limitées, ce qui explique qu'elles soient toujours destinées à être partiellement (et parfois le "partiel" peut tendre vers l'intégralité) remises en cause, dans le sens d'un raffinement des explications et d'une différenciation entre phénomènes proches, mais néanmoins distincts. La religion prétend amener des certitudes qui ne nécessitent que la foi pour tenir la route. Si la foi n'est, strictement parlant pas une croyance aveugle, elle implique néanmoins souvent la suspention de la logique, voir du simple bon sens, pour accepter comme simplement surnaturels des phénomènes difficiles à expliquer par les outils et les connaissances humaines du moment.
Tertio, alors que la science accepte les incertitudes et reconnaît ses lacunes du moment, ce qui motive justement le questionnement constant qui anime les chercheurs, la religion, au contraire, s'en accomode très mal, voir ne le supporte pas du tout. En effet, puisqu'elle propose une approche du monde totalisante, expliquée par une cause primordiale, tout ce qui n'est pas humainement explicable est alors automatiquement attribué au divin. Et pour ceux qui tirent une quelconque autorité sociale, politique et morale de leur "ministère" d'intermédiaire entre le divin et les hommes, la science représente évidemment un grand danger, puisqu'elle tend à proposer des explications qui rendent l'existence du divin accessoire. Ce qui explique alors aussi pourquoi les institutions religieuses, notamment dans le catholicisme (mais pas seulement, loin de là), peuvent être aussi lentes à évoluer, au point d'être parfois complètement dépassées par les réalités socio-technologiques!
De fait, ce qui se passe dans ce genre de tentative de réconciliation, c'est une espèce de sélection des théories qui ne touchent pas à des phénomènes trop fondamentaux et, très souvent, une tentative d'obliger celles qui concernent des questions de vie et de mort (évolution, cellules souches, génie génétique, etc.) à se courber aux exigences du dogme religieux. S'il y a eu des tentatives inverses, à savoir de faire converger des interprétations des textes religieux avec les théories scientifiques, elles sont généralement toute aussi infructueuses et insatisfaisantes. Je pense notamment à l'idée de réconcilier le récit de la Genèse avec celui de l'histoire de l'univers telle qu'elle émerge des recherches scientifiques, en suggérant que les fameux 7 jours durant lesquels Dieux aurait créé l'univers et le monde n'aient pas duré 24 heures, mais des millions, voir des milliards d'années (après tout un jour, à l'échelle divine peut être bien plus long qu'à l'échelle humaine et la Bible ne parle nulle part de jours de 24 heures). Cependant, une telle convergence implique d'oublier certains éléments fondamentaux des théories sur l'origine de l'univers, sans compter qu'il faut aussi laisser de côté la théorie de l'évolution pour ce qui est de la création des espèces vivantes.
A mon sens, l'Eglise ferait mieux d'oublier une telle convergence entre religion et science et admettre que les deux approches du monde ne peuvent que très superficiellement se recouper. Il vaut donc mieux que chacun reste dans son domaine, sans tenter d'instrumentaliser l'autre et que l'Eglise reconnaisse que sa vision du monde repose entièrement sur un acte de foi et non pas sur des faits scientifiques. Soit, elle devrait retrouver la "foi" dans son propre apport à l'exploration du monde, sans tenter de vouloir concurrencer la science. Delete the scoop?
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Depuis plusieurs années, Gérald Bronner se passionne pour les croyances collectives, leurs causes et leurs mécanismes, à la fois d'une manière...
ArianeBeldi's insight:
Voici ce qui pourrait sembler une énième réflexion sur la question des mécanismes de la croyance irrationnelle s'opposant au doute scientifique. Cependant, Gérald Bronner, qui étudie depuis des années la construction de croyances collectives (et individuelles, par extension), apporte des précisions essentielles qui manquent souvent dans les discours sur cette problématique, lesquels sont trop souvent d'une généralité elle-même abusive. Il replace d'abord cette problématique dans le contexte actuelle de la "société d'information", caractérisée par une inflation galopante de la quantité de données produites de toutes parts, avec, comme corrolaire, l'impossibilité, même pour les plus intellectuels et éduqués, d'avoir même une vue d'ensemble superficielle de l'ensemble des connaissances actuelles. Cela signifie que nous savons un certaines choses dans un nombre limité de domaines et que nous sommes obligés de faire confiance à d'autres personnes pour nous renseigner de manière honnête sur ceux que nous ne maîtrisons pas du tout.
Mais, Bronner montre aussi que face à l'apparente complexification du monde, résultant de cette avalance de savoirs développés presque au quotidien, les individus cherchent à se faire une vision de leur réalité aussi cohérente que possible, gommant toutes les aspérités résultants de contradictions et d'impossibilités à comprendre une bonne partie des informations circulant dans l'espace public. Les gens tendent alors à se raccrocher à des informations, mais aussi des arguments et raisonnements qui se rapprochent le plus de leurs ressentis personnels et à les incorporer dans leur vision du monde en essayant de les façonner de manière à les faire rentrer parfaitement dans leur moule. Cette tendance touche tout le monde et contrairement à ce que l'on pourrait penser, ce ne sont pas les moins éduqués qui sont le plus touchés par des croyances totalement irrationnelles.
De fait, ce qui apparaît en filigramme dans son argument est que les gens ont un grand problème avec l'évaluation de la fiabilité des sources et des raisonnements qui leur sont présentés. Leur ressenti constituant leur principale boussole, ils seront enclins à croire ce qui va dans le sens de celui-ci et d'autant plus si l'énonciateur peut revendiquer des titres professionnels ou universitaires. Par contre, si les propos vont à l'encontre de leur expérience personnelle, celui qui les exprime peut afficher tous les titres qu'il veut, il sera forcément soupçonné de tromperie, voir d'imposture. Delete the scoop?
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"Nous publions ici une lettre que nous a adressée Hervé This à propos de notre action en général, et de son efficacité en particulier. Une version abrégée a été publiée dans le n° 302 de Science et pseudo-sciences. Cette discussion concerne les adhérents de l’AFIS, mais plus généralement, les lecteurs de la revue Science et pseudo-sciences qui partagent tout ou partie des motivations de notre action. Martin Brunschwig, responsable pour le comité de rédaction de la rubrique « Lecteurs », donne dans les notes son point de vue. Le débat est ouvert à ceux de nos lecteurs qui voudraient y apporter leur propre contribution."
ArianeBeldi's insight:
Lancement d'un débat au sein de l'AFIS à propos de la difficulté à contrer la circulation de discours pseudoscientifiques ou antiscientifiques dans l'espace public. Dans ce premier volet, Martin Brunschwig répond à Hervé This, qui se demande si le magazine Science & Pseudo-sciences constituent bien la meilleure manière de s'y prendre, notamment dans sa forme actuelle. Des réponses à ce premier échange sont la bienvenue, que vous soyez membres ou pas de l'AFIS! Delete the scoop?
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Avoir raison, seul contre tous, telle est l'obsession de ces chercheurs qui attaquent la science établie pour faire valoir des vues aussi iconoclastes que fausses. Delete the scoop?
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"Une dangereuse spirale de la peur est en passe d’être renforcée au travers de deux propositions de lois en cours de discussion. Présentées comme visant à améliorer les dispositifs de protection sanitaire, ces propositions vont favoriser les rumeurs inquiétantes et affaiblir le dispositif d’expertise en santé publique qui mériterait plutôt, à l’inverse, simplification et renforcement." Delete the scoop?
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"Beaucoup d’encre coule en ce moment dans les milieux scientifiques sur ce que doivent être les « limites de la Science ». Limites qu’elle devrait s’interdire de franchir sous peine de donner lieu à des dérives dangereuses. Naturellement on pense immédiatement à des recherches sur les embryons humains ou sur les OGM, mais tel n’est pas mon propos ici." Delete the scoop?
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