The skeptic attitude | Attitude sceptique
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The skeptic attitude | Attitude sceptique
Skepticism isn't just a state of mind, it's a method. Here, I'm trying my best at it, but I'm far from being infallible. | Le scepticisme n'est pas juste un état d'esprit, c'est aussi une méthode. Je fais de mon mieux, mais je suis loin d'être infaillible!
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OGM : plus de 100 prix Nobel s'en prennent à Greenpeace dans une lettre ouverte

OGM : plus de 100 prix Nobel s'en prennent à Greenpeace dans une lettre ouverte | The skeptic attitude | Attitude sceptique | Scoop.it
SCIENCES - Une centaine de prix Nobel ont demandé aux gouvernements du monde entier de désavouer la campagne de Greenpeace contre les OGM.
ArianeBeldi's insight:
Je ne suis pas une grande fan de ce genre d'arguments d'autorité consistant à aligner des blouses blanches prestigieuses pour faire passer un message, dans la mesure où c'est une stratégie largement utilisée par ceux qui cherchent à embrigader la science dans leur propagande. Je pense notamment à des organisations pseudo-scientifiques comme la Templeton Foundation qui affiche une belle brochette de scientifiques, rarement des spécialistes du domaine, pour prouver qu'il n'y aurait pas de consensus sur l'évolution ou, tiens, tiens, les anti-OGM qui arrivent aussi à obtenir pleins de signatures de "chercheurs" soi-disant "vraiment indépendants" pour soutenir leur propre pseudo-science, comme ce fut le cas dans l'affaire Séralini en 2012 ou même dans celle d'Arpad Pustzai, à  la fin des années 90. 

De fait, en utilisant une telle stratégie, on ne fait que renforcer cette idée très répandue que la science n'est rien d'autres qu'une boîte noire dans laquelle on peut mettre un peu ce qu'on veut, et au fonctionnement opaque, ce qui signifie qu'on peut choisir de lui accorder du crédit que quand ça arrange. Ainsi, les blouses blanches disent-elles ce qu'on veut entendre ? C'est une autorité absolue ! Elles contredisent des convictions profondément ancrées (par exemple: les OGM, c'est un armageddon sanitaire et écologique), elles doivent être corrompues et vendues à de puissants intérêts industriels privés. Des forces obscures si puissantes qu'elles arriveraient à acheter l'ensemble d'une communauté scientifique, c'est-à-dire, souvent, au bas mot, plusieurs dizaines de milliers de chercheurs! Bon, ça ne se vérifie pas vraiment dans le cas du débat sur le climat, où des multinationales pesant littéralement plusieurs dizaines de milliers d'employés et faisant des dizaines de milliards de dollars de bénéfices ont échoué à corrompre l'ensemble des climatologues!

Sans compter que si on risque de trop se ridiculiser en avançant cet argument qui signifie, la plupart du temps, qu'il y aurait un complot mondial invraisemblable, on peut toujours parler des dérives d'une société soi-disant pourrie par une consommation et un capitalisme débridé. Autant dire que cette campagne des Nobel risquent de complètement échouer et même de revenir comme un boomerang dans la figure de ceux qui l'ont lancée. 

Mais, même si elle réussit, ce sera au prix de la compréhension de la science, ce qui signifie qu'à la prochaine panique généralisée autour d'une grande percée technologique, on devra tout recommencer, parce que le grand public, journalistes généralistes y compris, continuera de perpétuer les mêmes stéréotypes sur le monde de la science. De fait, j'espère que les mêmes s'engageront aussi en faveur d'un enseignement pas seulement de la connaissance scientifique, mais surtout de la méthode scientifique. Parce qu'il faut vraiment marteler que la science est avant tout une méthode pour appréhender le monde, pas juste un corpus de savoir dont l'autorité serait un peu tomber du ciel !
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» Toward True Public Engagement in Science

» Toward True Public Engagement in Science | The skeptic attitude | Attitude sceptique | Scoop.it
The idea is not to provide a platform for zealots like the anti-GMO reapers or anti-vaccination diehards but to provide a space for open, reasoned discussion of ethical and social issues associated with the development and application of biotechnologies.
ArianeBeldi's insight:

PLOS having always had for objective to reach out to the public, it isn't surprising that PLOS Biology would launch such an initiative. And as it says, the idea isn't "simply to boost public acceptance of science" as this would be only marketing, but to provide insentives as to how public scientific institutions can work towards truly engaging the citizens into the building of their research projects.

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Les vertus de l’ignorance

Les vertus de l’ignorance | The skeptic attitude | Attitude sceptique | Scoop.it
Après avoir fait sensation outre-Atlantique, l’ouvrage du neurobiologiste américain Stuart Firestein, « Les Continents de l’ignorance », est sorti en France. Rencontre avec un chercheur inspiré, qui voit dans l’ignorance un des moteurs de la science.
ArianeBeldi's insight:

Un livre qui semble des plus utiles pour toute personne s'intéressant au fonctionnement de la méthode scientifique et qui se demande comment la promouvoir auprès des jeunes et des étudiants en particulier.

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La revue europeenne des medias

Paraissant chaque trimestre, LA REVUE EUROPENNE des médias est éditée par l'Institut de recherche et d'études sur la communication (IREC), dirigé par Francis Balle, professeur à l'Université Paris 2.
ArianeBeldi's insight:

Je viens de découvrir cette revue et je sens que je vais en faire une de mes lectures régulières!

 

Ce site est à la fois une vitrine publicitaire pour la Revue européenne des médias et un blog académique traitant régulièrement de l'actualité des médias sur le vieux continent selon quatre axes: Le droit, l'économie, la technique et les usages. Même s'il est nécessaire de s'abonner (à un prix tout à fait modique et raisonnable à mon sens) pour avoir accès aux analyses les plus élaborées, publiées dans une version imprimée, la version électronique propose cependant régulièrement des articles et chroniques circonstanciés sur l'évolution des relations entre les médias et les sociétés européennes. C'est donc l'idéal pour alimenter une réflexion suivie sur les problématiques qui découlent des chamboulements souvent très rapides qui se produisent actuellement dans le domaine de la "médiation" de masse et individuelle.

 

C'est en tous cas pour ces raisons que j'ai décidé de m'abonner au fil RSS du site et de me poser sur leur branche Twitter!  J'essaierai naturellement d'alimenter mes propres billets de blog et réflexion avec des références aux articles publiés sur ce site.

 

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What Doctors Don't Tell You: An Evil Agenda

What Doctors Don't Tell You: An Evil Agenda | The skeptic attitude | Attitude sceptique | Scoop.it
The latest November issue of What Doctors Don't Tell You has appeared and has delivered on its promise to devote an issue to cancer treatment with homeopathy and other quackery. It has been a tense...
ArianeBeldi's insight:

Here is an interesting testimony on how far proponents of quack medecine can go to promote it. As the author of the Quackometer shows here, you have it all: paranoïa with respect to contradictors, false accusations against science and the industry, wrong or completely outdated information on scientific theories, conspirationisme, and encouragement to fear and distrust scientists and doctors. One can talk of a complete anti-science, irrational and twisted mindset, with absolutely no thoughts for those who might listen to this crap and actually badly suffer from the consequences of using it to solve serious health problems!

 

This story concerns the UK, but I'm pretty sure I could find similar ones in other European countries, especially those where so-called alternative medicines (SCAM) are popular. I'm thinking more specifically of Switzerland and Germany, which are actually the craddle of several quack philosophies and sciences, such as homoeopathy and anthroposophy.  A couple of days ago, a popular radio show on a public radio station devoted 20 minutes to ayurvedic medicine, telling people that it could treat (but not always heal....how convenient, isn't it?) any pathology, from bruise to deadly cancers! And no one in the show opposed the slightest contradictions to the promoters invited to express themselves on their miraculous cures! They didn't even raise the slightest interogation when the ayurvedic "doctor" talked about "bio-energies" or chakras! It is a shame, because I'm pretty sure she would have been at a complete loss to explain us the nature of these energies!

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Mon voyage parmi les conspirationnistes du 11-Septembre | Slate

Mon voyage parmi les conspirationnistes du 11-Septembre | Slate | The skeptic attitude | Attitude sceptique | Scoop.it
Ce qu'une polémique récente sur une étude scientifique à propos des «truthers» m'a appris de leur manière de penser et de leur cécité, mais aussi des causes sociales et médiatiques de leur essor.
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La machine à croire fabrique l'irrationnel

La machine à croire fabrique l'irrationnel | The skeptic attitude | Attitude sceptique | Scoop.it

Les croyances sont générées par la machine à croire sans soucis automatique de la vérité. L'intérêt pour ce qui est vrai est une "organisation" supérieure de l'orientation cognitive acquise qui reflète une philosophie sous-jacente présupposant une réalité objective pas toujours perçue par nos sens.

 

ArianeBeldi's insight:

Cet article présente de manière claire et précise une synthèse des connaissances scientifiques concernant les processus cognitifs à l'oeuvre dans la construction des croyances. Celles-ci sont présentées comme une forme de pensée première et intuitive qui peuvent nettement obstruer la compréhension du monde, mais répondent à des nécessités biologiques de base. Les recherches en la matière semblent corroborer les réflexions de nombre de philosophes, dans l'histoire de la pensée, qui considèrent que l'on ne peut se fier uniquement à nos impressions, à notre mémoire et à nos expériences personnelles pour évaluer notre environnement et découvrir la vérité. Il apparaît en effet que l'évolution a favorisé la tendance du cerveau à faire des raccourcis intellectuels dans l'analyse des relations entre des événements proches dans le temps, parce que cela permettait d'augmenter les chances de survie et donc de reproduction des êtres humains. Le cerveau n'a finalement aucun soucis de ce qui est vrai ou pas, mais uniquement de ce qui permet d'éviter le danger et de prolonger la survie. Les croyances servent donc à calmer des angoisses profondes comme celles liées à la solitude, à l'imprévu, à l'hostilité de l'environnement et naturellement à la mort (la sienne et celle des proches).

 

De fait, la pratique de l'esprit critique, du scepticisme et de la science peut s'avérer particulièrement laborieuse parce qu'elle s'oppose en partie à des fonctionnements cérébraux profondément ancrés. En même temps, l'article montre que l'émergence de cette manière d'appréhender la réalité résulte également de l'évolution de l'être humain et répond à d'autres besoins, mais moins liés à la survie directe, même s'ils sont tout aussi fondamentaux, c'est-à-dire, la recherche de la vérité sur notre monde afin de mieux y survivre. Cependant, les chercheurs considèrent pour l'instant qu'il s'agit de processus intellectuels essentiellement acquis plus qu'instinctifs et qu'ils fonctionnent à un autre niveau cognitif, avec des circuits moins automatiques et nécessitant plus d'entraînement et de rappels.

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Alain Coetmeur's comment, August 25, 2013 5:01 PM
Il faut lever deux pistes. La première c'est que les pratiquants du scepticisme partagent le même cerveau abbrégé que les croyants.
La deuxième plus positive est que sur certain sujets, la nature peut remettre les idées en place. Le cerveau effectivement pourra ignorer tout les résultst scientifiques, préférant les théories et les modèles, ignorants tout ce qui s'y oppose....
Jusqu'a ce que d'autres croyants opposés exploitent la réalité pour montrer leur supériorité, par le progrès technique, le développement...
La vérité apparait donc le plus souvent sous forme d'une vente bien prosaique, et de bénéfices matériels ou sociaux.

A cette vision neuro-cognitive du problème de la croyance, j'ajoute l'approche "socio-économique" de le pensée de roupe par débi rationnel des faits, comme le montre Roland Benabou...

dans les deux cas discerner le vrai du faux est structurellement impossible (Kuhn explique bien le concept d'incommensurabilité des visions respectives). Seuls les faits, quand ils atteignent une dimensions pratique/utilitaire déterminantes permettent de briser la symmétrie des deux visions...
Le marché, le développement, l'impact économique, sont les seuls éléments capable de lutter contre une croyance consensuelle... Je reste très sceptique sur le scepticisme qui n'est de mon expérience qu'une forme de croyance, plus ou moins verrouillée.
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Comment discerner la science de la pseudo-science ? Les points essentiels à retenir pour faire la différence

Comment discerner la science de la pseudo-science ? Les points essentiels à retenir pour faire la différence | The skeptic attitude | Attitude sceptique | Scoop.it
Comment discerner la science de la pseudo-science ? Les points essentiels à retenir pour faire la différence
ArianeBeldi's insight:

Voilà un autre petit guide permettant de distinguer entre les discours scientifiques et pseudo-scientifiques. Je recommande particulièrement la dernière partie qui souligne qu'un(e) scientifique peut parfaitement tomber dans la pseudo-science. Il ou elle ne se définit par ses titres et diplômes, mais par ses actes. Il/elle est scientifique s'il/elle agit en scientifique.

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Gérald Bronner : mécanique de la méfiance

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"Gérald Bronner est professeur de sociologie à l’université Paris-Diderot. Auteur de plusieurs ouvrages, dont La Démocratie des crédules (Ed. PUF, 360 pp., 19 €.), il développe une réflexion sur les mécanismes sociologiques et intellectuels qui, selon lui, biaisent les délibérations collectives mêlant citoyens, élus et scientifiques sur l’usage des technologies. Voici une interview publié dans Libération et en fin de note une de ses interventions sur France Culture."

ArianeBeldi's insight:

Dans cet entretien, le sociologue Gérald Bronner résume une partie de sa recherche sur les mécanismes socio-culturels d'appréhension de la science et des technologies par les citoyens dans un contexte de méfiance accrue vis-à-vis de tout risque potentiel. Il souligne tout particulièrement deux problématiques qui déterminent en grande partie l'orientation actuelle des débats publics sur les (dés)avantages du progrès moderne:

 

- D'une part, nos concitoyens évoluent dans une société qui n'a jamais été aussi sûre depuis des siècles, ce qui semble paradoxalement les rendre particulièrement sensible à la perspective du moindre danger. L'exigence de sécurité est telle que l'on en vient à exiger l'activation d'office du principe de précaution dès lors que les scientifiques ne sont pas capables de garantir qu'il n'y aura aucun risque avec une nouvelle manière de faire les choses. Or, comme il est impossible à tout scientifique honnête d'offrir une telle garantie, les représentants de l'état préfèrent souvent mettre un terme à des recherches et des développement technologiques qui semblent inquiéter les citoyens. Ou alors, mettre des balises de sécurité si strictes qu'elles en viennent à handicaper fortement l'activité économique qui s'est développée autours d'un ensemble de technologie. Les difficultés croissantes que rencontrent les opérateurs de téléphonie mobile à placer des antennes relais là où elles sont nécessaires, parce que les riverains s'y opposent avec l'aide d'élus qui peuvent empêcher l'installation de ces dispositifs.

 

- D'autre part, la gigantesque progression des connaissances scientifiques fait qu'il n'est plus possible pour qui que ce soit, même de très bien éduqué et formé, d'avoir même une vsion superficielle de l'ensemble des savoirs du moment, comme ça l'était pour des intellectuels polyvalents des 18ème et 19ème siècles. Comme l'explique bien Gérald Bronner, la plupart des scientifiques sont spécialisés dans un domaine restreint et ne peuvent prétendre, s'ils sont honnêtes, s'exprimer avec le même degré de certitude et d'expertise, sur d'autres domaines, même voisins. Ainsi, un géochimiste peut difficilement remettre en cause un physicien. Et celui-ci aura tout aussi peu de légitimité scientifique à discourir sur les questions de transgenèse (donc d'OGM), même s'il s'est un peu renseigné sur la question. Il en découle qu'il est naturellement encore plus compliqué pour un citoyen qui n'a aucune formation en science (au-delà de ce qu'il a appris à l'école) de se faire une opinion avisée sur des sujets relevant de la science ou de l'ingénierie. C'est pourquoi, lorsqu'il est sollicité d'une manière ou d'une autre pour exprimer un avis sur telle ou telle avancée scientifique/technologique et à participer à une prise de décision démocratique la concernant, il a alors tendance à se raccrocher à des opinions préformées (et parfois préformattées) ou, s'il n'en a pas, à s'orienter en fonction de ce qui lui apparaît comme des évidences et qui sont souvent simplement des idées reçues ressassées sous une forme légèrement différente. Ainsi, parmi les citoyens refusant les OGM, bien peu seraient capables de décrire vaguement ce que l'on entend par cet acronyme, mais ils ont intégré que la génétique était la base du vivant et que toucher à celle-ci constituerait une forme d'intervention humaine dans le fonctionnement de la nature, allant potentiellement contre ses "lois", perçue comme établie une fois pour toute et donc immuable.

 

Il y a donc une réflexion importante à mener sur ces deux problématiques afin de trouver des moyens de détendre, en quelque sorte, les relations entre scientifiques et non-scientifiques et entre science et institutions démocratiques (incluant les espaces de débats publics). Certains, dans les commentaires à ce billet de blog, reprochent au sociologue de ne considérer les conséquences de cette méfiance que sous l'angle économique, comme si l'économie n'était qu'un élément accessoire de la vie en société, voir une tare matérialiste de celle-ci. Pourtant, ce rejet absolu de ce qui est "matériel", c'est-à-dire, non seulement d'une forme d'avidité pour les biens physiques de ce monde, mais aussi de sa réalité, n'est en lui-même qu'une illusion idéologique extrémiste pas particulièrement raisonnable, ni saine.

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Du manque de culture scientifique dans le journalisme

Du manque de culture scientifique dans le journalisme | The skeptic attitude | Attitude sceptique | Scoop.it

Ce manque de culture se traduit ainsi : les journalistes généralistes appréhendent la science comme un corpus de connaissances auxquelles on choisit de faire confiance sur la base de leur vraisemblance. Il manque ici "l'esprit scientifique" et un brin d'épistémologie pour comprendre (et communiquer !) l'incertitude qui habite les faits scientifiques et le travail des chercheurs.

 

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Radicalités contemporaines anti-scienc Par Alexandre Moatti

Radicalités contemporaines anti-scienc Par Alexandre Moatti | The skeptic attitude | Attitude sceptique | Scoop.it

“La nature a voulu vous préserver de la science […] tous les secrets qu’elle vous cache sont autant de maux dont elle vous garantit” : ainsi Rousseau s’adresset- il au lecteur dans son Discours sur la science et les arts (1750), au moment même des Lumières et du développement de l’individu par la connaissance. La remise en cause de la science moderne, ou la peur de ses applications, n’est pas chose nouvelle – elle est même consubstantielle à son développement. Elle est aussi consubstantielle à chacun de nous, de manière plus ou moins marquée : on est tous un peu rousseauistes. D’où vient-il alors que le rejet de la science semble de nos jours gagner en vigueur et en extension ?"

 

ArianeBeldi's insight:

Dans cet article, Alexandre Moatti analyse brièvement le développement des attitudes anti-scientifiques et alterscientifiques au 20ème et au 21ème siècles à partir de quelques figures radicales, représentant les principaux courants de pensées en la matière. Il montre notamment comment ces préjugés envers la science se retrouvent sur tout le spectrum idéologique politique, c'est-à-dire de l'extrême-droite à l'extrême-gauche, les deux s'alimentant parfois mutuellement en références et en idées.

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Petit recueil de 18 moisissures argumentatives pour concours de mauvaise foi - Collectif de Recherche Transdisciplinaire Esprit Critique & Sciences

Petit recueil de 18 moisissures argumentatives pour concours de mauvaise foi - Collectif de Recherche Transdisciplinaire Esprit Critique & Sciences | The skeptic attitude | Attitude sceptique | Scoop.it
CorteX : Esprit critique et sciences
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Et la culture scientifique ? - Afis - Association française pour l'information scientifique

Et la culture scientifique ? - Afis - Association française pour l'information scientifique | The skeptic attitude | Attitude sceptique | Scoop.it
Nous reproduisons ici un texte que Jean-Claude Pecker a adressé au nouveau Président de la République, au Premier Ministre ainsi qu’aux ministres concernés. Il explicite ses préoccupations concernant la culture scientifique qui, selon lui, est depuis trop longtemps tragiquement ignorée par les gouvernements, et principalement ces récentes années.

Jean-Marc Ayrault a répondu en lui assurant partager « l’idée selon laquelle la culture scientifique est partie intégrante de toute culture » et accorder « une grande importance au développement de la culture scientifique et technologique, aujourd’hui et pour l’avenir, car elle permet de véhiculer une image positive de la science et de la technologie, notamment auprès des jeunes ». Le premier ministre confirme avoir demandé aux principaux ministres concernés « d’en faire un élément de leurs programmes d’action ».

ArianeBeldi's insight:
Cette lettre touche à un point qui me semble fondamental pour comprendre l'actuelle désaffection croissante pour les sciences chez les jeunes et les moins jeunes, soit le manque d'initiation à la méthode scientifique à l'école. En effet, le plus souvent, l'enseignement se réduit à une transmission de connaissances considérées comme acquises dans un domaine donné et rien n'est dit de la manière dont on est arrivé à cette connaissance. En fait, non seulement on ne touche pratiquement jamais à la méthode scientifique, mais, le plus souvent, la généalogie historique même du savoir n'est simplement pas abordée :
"Mais il importe aussi, et même d’abord, de faire comprendre la physique et la chimie de base, mais aussi la mathématique de base, nécessaires à la conception des technologies nouvelles. Il ne suffit pas de montrer tout cela, comme un spectacle de magie. Encore faut-il l’expliquer, le faire comprendre et s’assurer, c’est l’une des missions de la pédagogie, que la personne à qui l’on s’adresse en a effectivement bien compris les principes. Et qu’il s’agisse du théorème de Pythagore, de la nature de l’arc-en-ciel, de l’analyse élémentaire de l’eau ou du sel, ou encore de la conception héliocentrique du système solaire... Ne jamais se satisfaire de montrer la science, et non seulement la faire comprendre, mais s’assurer de ce que ceux à qui l’on s’adresse ont bien compris."
De fait, par exemple, lorsque le théorème de Pythagore est abordé, l'enseignement ne nous dit ni comment Pythagore est arrivé à cette belle formule, ni même ce qui l'a motivé de s'engager dans une telle réflexion. Que cherchait-il? A partir de quoi? Pourquoi était-ce important? Quelle a été sa démarche? Comment y est-il arrivé? Tout ce qu'on nous dit, c'est que ça permet de calculer des angles et des longueurs de côtés de triangles rectangles (donc même pas de tous les triangles, hein!) les uns par rapport aux autres! Big deal! Honnêtement, même à 15-16 ans, je dois avouer que la beauté de ce calcul m'échappait complètement, dans la mesure où je ne voyais absolument pas d'où ça venait, ni même vraiment quelle pouvait être la motivation pour de telles prises de tête! Et comme on ne faisait que calculer des longueurs par rapport à d'autres dans des problèmes tout aussi abstraits et sans aucun lien avec un quelconque contexte auquel s'identifier, on pouvait franchement avoir l'impression de faire quelque-chose de totalement inutile. De fait, pour moi, la science, et tout particulièrement les maths, sont effectivement longtemps restées une sorte de "spectacle de magie" ou plutôt de prestidigitation, dont je n'arrivais souvent pas à saisir le "truc".
Peut-on reprocher aux enseignants de ne pas suffisamment mettre l'accent sur la méthode scientifique et sur la généalogie historique des connaissances scientifiques? Je n'en sais rien. Je ne veux pas leur jeter la première pierre, dans la mesure où il me semble qu'ils sont confrontés à une vraie difficulté, que l'on retrouve d'ailleurs dans tous les autres domaines scolaires: le temps. Dans mon cas, par exemple, nous avions à peine 6 périodes (45 minutes) de mathématiques par semaine, 2 périodes de biologie, et autant en chimie et physique. Comme l'enseignement scientifique, tout comme dans les domaines de sciences humaines (langues, histoire, géographie), se basent essentiellement sur la transmission des "savoirs" considérés comme acquis et stables, à chaque génération, le programme s'alourdit un peu plus, tandis que, paradoxalement, le nombre d'heures de cours a diminué ces dernières 30-40 années. Dès lors, on peut difficilement attendre des profs de science qu'ils fassent de la "pédagogie" scientifique en donnant un large espace aux questions de méthodes et de production de ce savoir, alors que les programmes imposent que les élèves accumulent une quantité toujours croissante d'informations à chaque étape de leur progression scolaire.
Je me souviens que l'un de mes derniers profs de math au lycée (gymnase pour les Vaudois, collège pour les Genevois, et d'autres Romands) nous répétait fréquemment qu'il était idiot de faire des mathématiques sans faire de la philosophie (oui, en Suisse romande, cela fait près de 40 ans que la philosophie n'est plus enseignée à l'école et au lycée). Ayant commencé à prendre connaissance de quelques philosophes de "base" après avoir fini ma scolarité, je me suis rendue compte qu'il avait 100x raison. Parce que la méthode scientifique telle que nous la connaissons aujourd'hui a bien un fondement philosophique. D'une certaine manière, le cloisonnement à outrance entre les matières, notamment entre la philosophie et les sciences est en train de produire non pas des scientifiques technocrates sans conscience, comme semblaient le craindre certains au cours du 20ème siècle, mais bien des scientistes d'une part, et surtout, des anti-sciences de l'autre, ces derniers occupant quand même beaucoup plus de place dans les espaces médiatiques et politiques de nos jours. En effet, si l'enseignement présente la science comme une espèce de tour de magie ou de prestidigitation, alors les gens considèrent qu'elle n'est pas différente des autres croyances et qu'elle peut donc être jugée de la même manière, soit en fonction de ses dangers moraux et sociétaux potentiels et de la corruption de ceux qui la pratiquent. Voilà pourquoi il arrive si souvent qu'un scientifique qui ne va pas dans le sens idéologique des militants anti-science ou alter-science est si souvent directement accusé de se vendre aux diables capitalistes!
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Pesticides : Greenpeace tente (presque) vainement de faire peur

Pesticides : Greenpeace tente (presque) vainement de faire peur | The skeptic attitude | Attitude sceptique | Scoop.it

Via ForumPhyto
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ForumPhyto's curator insight, October 23, 2015 4:10 AM

Rapport sur les résidus de pesticides dans les pommes.
Shows devant les magasins Leclerc.

Mais la recette Greenpeace ne fait plus vraiment recette

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Le lieu le plus dangereux de France - quickie 01 - e-penser - YouTube

Voilà le premier épisode du programme court "les quickies d'e-penser", sur la corrélation et la causalité. Connaître le lieu le plus dangereux de France, sav...
ArianeBeldi's insight:

Voilà une vidéo très sympa et didactique qui vous explique clairement la distinction entre causalité et corrélation, ainsi que le fameux "effet cigogne" aussi connu comme l'argument post hoc ergo propter hoc, et les bases du véritable esprit critique, à savoir la capacité à rester vigilant par rapport à ses propres convictions personnelles.

 

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ETATS-UNIS. L'homéopathie sur la sellette

ETATS-UNIS. L'homéopathie sur la sellette | The skeptic attitude | Attitude sceptique | Scoop.it
L'agence américaine de médicaments examine la nécessité de renforcer la réglementation du marché de l'homéopathie de plusieurs milliards de dollars.
ArianeBeldi's insight:

"La majorité du public n'a aucune idée de ce qu'est l’homéopathie et pense souvent qu'il s'agit de compléments alimentaires ou même de médicaments conventionnels", a-t-elle poursuivi. Selon elle, "les utilisateurs comme de nombreux professionnels de la santé ignorent que la FDA ne contrôle pas l'innocuité et l'efficacité de ces produits".

En fait, c'est une chose que j'ai remarqué à plusieurs reprises. Les adeptes de l'homéopathie ne savent souvent pas ce que c'est et la confondent, par exemple, avec la phytothérapie (en gros, les soins par les plantes) ou toute autre approche dite "naturelle". Or, ces remèdes, souvent de grand-mère, ne sont pas de l'homéopathie, notamment parce qu'ils contiennent véritablement une substance active (qu'elle soit véritablement efficace ou pas est une autre question). En effet, les ingrédients botaniques ou animaux à partir desquels sont fabriqués les médicaments homéopathiques ont été tellement dilués qu'on peut dire qu'il n'en reste pratiquement plus aucune molécule dans le mélange final. Or, juste quelques molécules ne peuvent avoir un quelconque effet. Par ailleurs, les remèdes dits "naturels", contenant des extraits de plantes ou même d'animaux, ne suivent souvent pas le principe de similitude, au cœur de l'homéopathie, c'est-à-dire l'idée que l'on peut soigner le mal par le même mal, mais à des dilutions telles qu'il n'en reste pratiquement plus rien.

 

Cependant, cela n'enlève rien au fait qu'à ce jour, et cela malgré plus de 100 ans de recherches, ayant occasionné des millions de dollars de dépense, on n'a toujours pas découvert d'effets spécifiques de l'homéopathie pour une quelconque maladie, ni même de mécanisme permettant de comprendre l'efficacité qui lui est attribuée. Non seulement cela, mais les principes mêmes qui gouvernent cette pratique vont à l'encontre de tout ce que l'on sait aujourd'hui des maladies. Et pour cause! Ils se basent sur les connaissances et croyances médicales qui prédominaient au 18ème siècle! A l'époque, on ignorait presque tout des agents infectieux (parasites, bactéries, virus), des cancers et autres dérèglements organiques ainsi que du fonctionnement du système immunitaire (anticorps) et on croyait encore que les problèmes de santé étaient dû à des déséquilibres dans les "humeurs" du corps. Du coup, on vous soignait à coup de saignées, qui vous laissaient sur les rotules, et de lavements, supposés vous purifier les intestins et rééquilibrer vos fluides, mais qui pouvaient aussi bien vous envoyer ad patrem!

 

Or, et ce n'est pas pour rien, mais à la même époque, nombre de gens se méfiaient des médecins, tout simplement parce qu'ils coûtaient chers et étaient souvent incapables de soigner la moindre infection! Même un simple rhume pouvait se transformer en grave maladie mortelle, puisqu'il était impossible pour un médecin de prévenir les complications. Il fallait donc compter sur la solidité de sa propre constitution physique pour s'en sortir. Quel malade tolérerait aujourd'hui, de s'entendre dire qu'il ne lui reste plus qu'à prier que son organisme tienne le coup et guérisse tout seul? C'est pourtant en gros ce que proposent les homéopathes aujourd'hui!

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Les homéopathes se révoltent contre Boiron !

Les homéopathes se révoltent contre Boiron ! | The skeptic attitude | Attitude sceptique | Scoop.it
Lyon n'est pas la capitale de la France, ni de la physique quantique, ni de la chimie organique. Mais Lyon est la capitale mondiale de ... l'homéopathie. Effectivement, le géant "pharmaceutique" mo...
ArianeBeldi's insight:

Nombre de gens se sont tournés vers l'homéopathie pour diverses raisons idéologiques, notamment pour échapper à une industrie pharmaceutique jugée trop gourmande et trop peu soucieuse du bien-être des patients.

 

Pourtant, cette pseudo-médecine est devenue en elle-même un énorme business qui, en plus de contredire des principes fondamentaux de physique et de chimie (la loi d'Avogadro), fonde sa légitimité sur de grosses contradictions et la trahison de ses propres principes. En effet, pour obtenir des autorisations de mise sur le marché facilitée, les fabricants doivent prouver que leurs produits ne sont pas nocifs. L'argument utilisé par les Laboratoires Boiron constitue un aveu de l'inefficacité thérapeutique de leurs médicaments, puisqu'ils avancent qu'à partir de 12CH, il ne reste plus le moindre produit actif dans leurs mélanges. En d'autres termes, cette marque commercialise de l'eau et du sucre! De fait, un médicament qui ne comporte aucun risque d'effet secondaire n'a probablement aucun effet du tout. De plus, la "vraie" homéopathie est incompatible avec une activité industrielle, puisqu'elle se base sur l'idée que chaque patient est unique et que l'on ne peut le traiter qu'avec une préparation spécialement adaptée à sa personne et sa situation.

 

Pourtant, tout cela ne semble pas gêner les amateurs d'homéopathie. Sans compter qu'ils ne semblent pas plus embarrassés par l'idée d'alimenter de très grosses entreprises qui légitiment leurs activités avec des arguments erronés, voire même complètement absurdes. On reproche à la pharma des comportement peu éthiques, notamment de médicaliser des problèmes sociaux ou simplement des petites gênes au quotidien pour pouvoir continuer de fourguer de nouvelles molécules aux consommateurs. Pourtant, vendre très cher de l'eau et du sucre comme des traitement thérapeutiques ne me semble pas particulièrement éthique non plus.

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La gauche est gagnée par un conservatisme de principe - Afis - Association française pour l'information scientifique

La gauche est gagnée par un conservatisme de principe - Afis - Association française pour l'information scientifique | The skeptic attitude | Attitude sceptique | Scoop.it

Gaz de schiste, OGM, nucléaire... La gauche en France, globalement, est contre. L’opinion n’est pas pour. Comme ce sont des sujets sur lesquels je n’ai aucune compétence particulière, je me garderai bien de trancher. Au reste, les experts eux-mêmes, sur ces questions, divergent. Mais ce qui me frappe, c’est ce tir nourri contre des ressources, énergétiques ou agricoles, qui résultent d’abord de considérables progrès scientifiques ou techniques. Cela ne prouve évidemment pas qu’il faille les utiliser (un progrès scientifique peut déboucher, socialement, sur une régression), mais devrait amener à les considérer, jusqu’à plus ample informé, avec bienveillance.

ArianeBeldi's insight:

Une bonne mise au point d'André Comte-Sponville sur la notion de "principe de précaution", qui, dans la loi, est un principe d'action et non pas d'inhibition, comme ont tendance à l'interpréter une bonne partie de la gauche.

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The Swiss report on homeopathy: a case study of research misconduct - David Martin Shaw

The Swiss report on homeopathy: a case study of research misconduct - David Martin Shaw | The skeptic attitude | Attitude sceptique | Scoop.it

"In 2011 the Swiss government published a report on homeopathy [1]. The report was commissioned following a 2009 referendum in which the Swiss electorate decided that homeopathy and other alternative therapies should be covered by private medical insurance. Before implementing this decision, the government wished to establish whether homeopathy actually works. In February 2012 the report was published in English and was immediately proclaimed by proponents of homeopathy to offer conclusive proof that homeopathy is effective. This paper analyses the report and concludes that it is scientifically, logically and ethically flawed. Specifically, it contains no new evidence and misinterprets studies previously exposed as weak; creates a new standard of evidence designed to make homeopathy appear effective; and attempts to discredit randomised controlled trials as the gold standard of evidence. Most importantly, almost all the authors have conflicts of interest, despite their claim that none exist. If anything, the report proves that homeopaths are willing to distort evidence in order to support their beliefs, and its authors appear to have breached Swiss Academies of Arts and Sciences principles governing scientific integrity."

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Quantox - Mésusages idéologiques de la mécanique quantique - Richard Monvoisin - Afis - Association française pour l'information scientifique

Quantox - Mésusages idéologiques de la mécanique quantique - Richard Monvoisin - Afis - Association française pour l'information scientifique | The skeptic attitude | Attitude sceptique | Scoop.it

Une fois n’est pas coutume, commençons par la fin. Dans la toute dernière phrase, Richard Monvoisin1 introduit une notion à mettre à l’honneur, tant elle me paraît judicieuse : celle de « malinformation », comme on parle de « malbouffe ». C’est évidemment la conclusion de raisonnements étayés et argumentés, d’une analyse sans concession, mais que chacun peut constater dans sa vie quotidienne.

ArianeBeldi's insight:

Si ce petit opus est certainement très intéressant pour les sceptiques qui veulent mieux comprendre la question des mésusages des notions liées à la mécanique quantique par divers charlatans, c'est autre-chose qui a attiré mon attention. En effet, il semblerait que les analyses de Richard Monvoisin débouche sur une observation qui me semble clé pour décrire la manière dont les préjugés et les idées reçues concernant des sujets relevant de la science et des technologies de nos jours arrivent à circuler et proliférer. L'auteur de cette recension, Martin Brunschwig, ne s'y est d'ailleurs pas trompé puisqu'il commence par là.

 

Je fais référence à la notion de "malinformation", que Richard Monvoisin à conçu par analogie avec la "malbouffe" dans le domaine alimentaire. La "malbouffe" se distingue de ce que l'on appelle la "malnutrition", dans le sens où il ne s'agit pas seulement d'une alimentation inadaptée aux besoins du corps, mais aussi malsaine pour celui-ci et déficientes sur d'autres aspects essentiels de l'acte de se nourrir, à savoir l'ingurgitation et le goût, la sociabilité, et même le modèle économique auquel elle donne lieu. N'ayant pas encore lu l'ouvrage de Monvoisin, je ne suis pas sûre de la définition exacte qu'il donne à sa notion de malinformation, mais d'après la recension de Brunschwig, je pense que l'on peut imaginer que l'on peut la concevoir ainsi: il s'agirait d'une information qui peut causer des bloquages dans notre capacité à raisonner et à appréhender le monde, mais aussi carrément pervertir l'idée même de réflexion (donnant aux gens l'impression de réflechir alors qu'ils ne font qu'ingurgiter du prêt-à-penser) ainsi que celle de débat intellectuel et même favoriser les idéologies en tous genres.

 

Il me semble que la notion de "malinformation" pourrait être utile pour aborder la manière dont se diffuse aujourd'hui les pseudo-sciences et la patamédecine, alors que nous sommes censés vivre une ère de l'information (avec l'éducation que cela suppose). Bref, elle pourrait ouvrir un certain nombre de pistes d'études et de perspectives pour comprendre le fonctionnement du débat public.

 

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Les biais et erreurs des études scientifiques

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La vulgarisation, fabrique du consentement

"La vulgarisation scientifique est une spécialité du journalisme dont les critiques sont si rares que c'en est douteux. L'image d'Epinal ? Un savoir "savant" produit par un professionnel compétent est vulgarisé par la compétence d'un journaliste qui, tel Prométhée, va le chercher au péril de sa vie, puis l'offre à la population béate. Mais le processus est-il "bon" en soi ?"

 

ArianeBeldi's insight:

Voici un autre angle d'approche d'une problématique de plus en plus fréquemment évoquée publiquement par les milieux dits "sceptiques" et certains scientifiques: la vulgarisation des connaissances scientifiques plutôt que la vulgarisation du processus de construction des connaissances scientifiques. Avec une question-clé: quelle quantité de connaissances scientifiques est-elle nécessaire pour permettre aux citoyens lambda de participer aux débats sur la pertinence et l'éthique des orientations scientifiques de la recherche publique et privée?

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Qui sommes-nous ? - Collectif de Recherche Transdisciplinaire Esprit Critique & Sciences

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CorteX : Esprit critique et sciences
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Mobiles, wifi, antennes : les ondes vont tous nous tuer... ou pas - Rue89

Mobiles, wifi, antennes : les ondes vont tous nous tuer... ou pas - Rue89 | The skeptic attitude | Attitude sceptique | Scoop.it
Plusieurs articles publiés sur Rue89 sont venus accréditer récemment l’idée selon laquelle les ondes électromagnétiques auraient un effet néfaste sur la santé.
ArianeBeldi's insight:

Voici un excellent article par deux contributeurs réguliers à la revue Science & pseudo-sciences, concernant ce que Steven Colbert, l'humouriste américain du Colbert Nation, appelle une "maladie textuellement transmissible": la paranoïa pseudo-scientifique au sujet de certaines technologies courantes, telles que les ondes électro-magnétiques et les antennes qui les émettent.

 

L'article est particulièrement intéressant pour ce qu'il souligne, en les illustrant bien, les nombreuses confusions que les gens font fréquemment autour de notions et de démarches scientifiques: corrélation et relation de causes à effets, raccourcis intellectuels, biais de confirmation, dissonnance cognitive, etc.

 

Il montre ainsi que le refus de questionner des témoignages, certes de bonne foi mais généralement totalement erronés, peut mener à des décisions absurdes, comme de classer les ondes des téléphones portables et du wifi dans la catégories "possiblement cancérigène" aux côtés du café et des légumes au vinaigre! Il illustre aussi comment la parole scientifique peut être tour à tour instrumentalisée, lorsqu'elle semble aller dans le sens de l'idéologie des militants, et rejetée, au prétexte que ses énonciateurs ne peuvent qu'être des vendus aux intérêts capitalsites et bourgeois, lorsqu'elle les contredit. C'est ainsi que certains articles scientifiques sont montés en épingles, tandis que ceux qui viennent les infirmer par la suite sont purement ignorés. Pire, des articles retractés pour manque de rigueur scientifique, voir pour fraude, peuvent continuer d'être cités comme autant de parole d'évangile! Tout cela génère naturellement une incroyable confusion autour du travail des chercheurs et de leurs méthodes.

 

C'est pourquoi de tels articles rendent un véritable service de salubrité publique!

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