Bernard Bigot : “Le non-nucléaire coûterait cher” | Environnement, Pollution et Eco-Logis "AutreMent" | Scoop.it
Après Fukushima, Bernard Bigot,administrateur général du CEA, avertit contre les conséquences d’une sortie précipitée du nucléaire.

Peut-on tirer un bilan de l’accident de Fukushima ? Le 11 mars 2011, quatorze centrales japonaises se trouvaient, en bord de mer, en face de l’épicentre du tremblement de terre. En dépit d’un événement naturel exceptionnel et d’une succession de répliques – il y en a eu plus d’un million en quinze jours là où on en compte 100 000 dans l’année –, l’intégrité phy­sique des installations nucléaires dont certaines étaient vieilles de qua­rante ans a été préservée. Il n’y a pas eu d’effondrement des structures. Tous les réacteurs se sont arrêtés normalement. En revanche, l’illusion de la sûreté passive doit être levée : l’action de l’homme est toujours essentielle et en l’espèce, la chaîne décisionnelle de sécurité n’a pas fonctionné correctement...