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Rescooped by Bernadette Cassel from De Natura Rerum
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Ces oiseaux qui suivent les fourmis légionnaires pour se nourrir

Ces oiseaux qui suivent les fourmis légionnaires pour se nourrir | EntomoNews | Scoop.it
Plusieurs espèces profitent de la panique provoquée par la progression des colonnes de fourmis prédatrices parmi les arthropodes et les petits vertébrés.


Les fourmis nomades ou légionnaires sont présentes sur plusieurs continents, notamment en Amérique et en Afrique. Elles ne construisent pas de nid fixe et structuré mais un bivouac formé par l'enchevêtrement des corps des ouvrières qui protége la reine et le couvain. Leur vie sociale est marquée par une alternance très régulière de cycles sédentaires et nomades; ces derniers se caractérisent par le déplacement quasi-quotidien de toute la colonie qui avance de 100 à 300 mètres par jour selon une longue colonne structurée composée d’ouvrières qui capturent et tuent toutes les proies possibles sur leur passage, provoquant la panique chez les autres.


Plusieurs espèces d'oiseaux, essentiellement en Amérique tropicale (mais aussi en Afrique), exploitent l'importante ressource alimentaire que représentent les arthropodes et les petits vertébrés en fuite : quelques-unes dépendent de façon quasi-exclusive des fourmis pour se nourrir, tandis que d'autres font simplement preuve d'opportunisme.
Lors d'un séjour en Equateur en juillet 2013, Marc Fasol a rencontré Nicole Büttner, une jeune biologiste allemande qui étudie les fourmis nomades dans la station biologique Un poco del Chocó, et il a pu photographier plusieurs espèces spécialisés dans la capture des proies essayant d’échapper aux fourmis.


[... ]


Toutes les fourmis nomades ne sont pas intéressantes pour les oiseaux : il faut en effet qu’elles chassent en surface et qu’elles soient diurnes. C’est le cas principalement d’Eciton burchellii en Amérique centrale.
Entre juillet 2004 et août 2005, des chercheurs ont dénombré 49 colonies de fourmis légionnaires dans la forêt atlantique brésilienne, dont 28 d’Eciton burchelli, 19 de Labidus praedator et 2 d'Eciton vagans. Aucun oiseau n'a été vu à proximité dans 35 % des cas, et quand il y en avait, c’était à 69 % lorsque les fourmis étaient des  E. burchellii et à 31 % des Labidus praedator.
Dans les forêts guinéo-congolaises, Dorylus wilverthi et D. molestus sont deux espèces "exploitées".


[...]


Via Christian Allié
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Christian Allié's curator insight, November 13, 2013 8:20 AM

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Une hiérarchie entre espèces et une territorialité adaptée

Il existerait une hiérarchie entre les espèces suivant les fourmis : c'est ce qu'a constaté Edwin O. Willis sur l'île de Barro Colorado, sur le canal de Panama. Il a observé que le Grimpar enfumé s'approchait plus fréquemment du sol, tout près des fourmis, quand le Fourmilier ocellé était absent. Les fourmiliers, d’une taille supérieure, supplantent en effet régulièrement les grimpars, qui doivent se contenter des zones plus élevées (branches) ou périphériques. C'est le cas aussi au Guyana, où les fourmiliers sont nombreux,
Sur l'île de Trinidad, où ils sont absents, le Grimpar enfumé n'hésite pas à se poser sur la litière pour attraper les invertébrés.



Le Fourmilier grivelé (Hylophylax naevioides) capture nettement plus de proies quand il suit les colonnes de fourmis nomades.
Photographie : Dominic Sherony / Wikimedia Commons

La suprématie des fourmiliers peut être ponctuellement remise en cause par l’arrivée de grands oiseaux opportunistes comme les motmots ou le Géocoucou de Geoffroy (Neomorphus geoffroyi).  
Les mouvements des colonies de fourmis légionnaires sont imprévisibles et ils les entraînent fréquemment au-delà des limites du domaine des oiseaux spécialisés. Pour cette raison, ils occupent un territoire de nidification, mais ils le quittent  pour suivre les fourmis. Quand plusieurs couples s’affairent autour d’une colonie, les oiseaux dominants sont ceux dont le territoire est traversé à ce moment par les fourmis.

 

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L’impact de la déforestation

Dans une forêt de l’ouest du Kenya, des biologistes ont constaté que la diversité et la taille des troupes mixtes d’oiseaux suivant les fourmis diminuaient avec la superficie et la qualité des boisements : leur composition spécifique était aussi plus variable dans les petits blocs forestiers. Les espèces très spécialisées étaient plus affectées par la dégradation des forêts.
Ils ont aussi noté que dans les forêts fragmentées, le nombre de Dorylus wilverthi, la fourmi légionnaire la plus répandue dans le bloc forestier guinéo-congolais, était en baisse. Par contre, la population de D. molestus, moins exigeante et capable d'exploiter aussi les zones cultivées voisines, était en augmentation, compensant en partie le déclin de la première espèce.

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Gironde : fait rarissime, un rapace dévore un nid de frelons asiatiques

Gironde : fait rarissime, un rapace dévore un nid de frelons asiatiques | EntomoNews | Scoop.it
Les frelons asiatiques auraient-ils enfin un prédateur naturel ? En tous cas, chose très rare, une bondrée apivore a détruit un nid le 15 août Les frelons asiatiques qui ont...
Bernadette Cassel's insight:

 

Image :

 

« À Bommes, le 15 août. C'est une bondrée apivore qui a détruit le nid de frelons. »

 

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Les simulies peuvent empêcher les harfangs de se reproduire

Les simulies peuvent empêcher les harfangs de se reproduire | EntomoNews | Scoop.it
Des ornithologues scandinaves ont découvert que ces moucherons piqueurs hématophages avaient forcé deux femelles à abandonner leur nid en 2011.

 

Le succès de la reproduction des rapaces dans le Haut Arctique varie grandement d'une saison à l'autre, à cause notamment des fluctuations du nombre de leurs proies et de conditions météorologiques changeantes. Mais les simulies (genre Simulium), des moucherons hématophages, peuvent également provoquer l'échec de la nidification chez le Harfang des neiges (Bubo scandiacus) en piquant sévèrement les femelles nicheuses.

Ces insectes volants sont bien connus, y compris des humains, pour leurs grandes capacités de nuisance. Certaines espèces sont plus dangereuses que d'autres, leurs piqûres pouvant parfois provoquer des enflures et des réactions allergiques. Les simulies qui s'attaquent particulièrement aux oiseaux (espèces ornithophiles), possèdent des doubles griffes qui leur permettent de s'accrocher aux plumes. Sur les 70 espèces présentes dans l'Arctique américain, 36 % sont ornithophiles.

 

Leurs attaques sont connues pour être particulièrement pénalisantes chez le Grand-duc de Virginie (Bubo virginianus), probablement via la transmission de parasites du genre Leucocytozoon : Rohner et al (2000) ont même observé qu'à la fin de l'été, ces oiseaux quittaient leurs dortoirs dans les arbres pour s'installer en terrain découvert pour essayer d'échapper aux piqûres. Des observateurs ont vu une colonie de Goélands cendrés (Larus canus) être complètement bouleversée par ces simulies, leurs attaques ayant provoqué des changements de comportement des adultes, des destructions d'oeufs et la mort de plusieurs oiseaux.

 

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Via Pescalune sur "Les oiseaux au gré du vent" http://www.scoop.it/t/les-oiseaux-au-gre-du-vent

 

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Le changement climatique sépare les oiseaux et les papillons

Le changement climatique sépare les oiseaux et les papillons | EntomoNews | Scoop.it

Differences in the climatic debts of birds and butterflies at a continental scale http://www.nature.com/nclimate/journal/v2/n2/full/nclimate1347.html


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Depuis 1990, L’Europe s’est en moyenne réchauffée de 1 °C. Pour retrouver aujourd’hui des températures identiques, il faut aller 249 kilomètres plus au nord. L’étude des zones d’habitats de papillons et d’oiseaux montre que ces animaux, eux, se sont déplacés respectivement de 114 et seulement de 37 kilomètres.


Le calcul est simple : les papillons accusent un retard de 135 kilomètres et les oiseaux de 212 kilomètres sur les températures.


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[Ci-dessus : "Changements climatiques et scénarios de biodiversité" Institut Coriolis pour l'Environnement http://www.coriolis.polytechnique.fr/SDE/Porcher_120924.pdf]

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Moins de diptères : La population des hirondelles bicolores en chute libre

Moins de diptères : La population des hirondelles bicolores en chute libre | EntomoNews | Scoop.it

 

Dans une étude intitulée « L'intensification de l'agriculture affecte les patrons saisonniers d'abondance des proies (diptères, insectes ailés) des hirondelles bicolores » publiée en début d'année dans la revue scientifique «Ecological applications», les chercheurs Sébastien Rioux-Paquette, Dany Grant, Fanie Pellerin et Marc Bélisle ont noté une baisse constante des effectifs de cette espèce entre 2006 et 2011, qu'ils imputent à l'agriculture intensive.

 

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Les chercheurs ont mené leurs travaux dans 400 nichoirs installés dans 40 fermes du sud du Québec sur une superficie de 10 200 km2 entre la Rive-Sud de Montréal et Sherbrooke. Une corrélation étroite est apparue entre l'augmentation de cultures intensives d'est en ouest, la baisse du nombre de diptères (mouches, moustiques et taons) et la perte de masse corporelle des hirondelles bicolores.

 

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Le règne des insectes géants a pris fin avec l'évolution des oiseaux

Le règne des insectes géants a pris fin avec l'évolution des oiseaux | EntomoNews | Scoop.it
Reign of the giant insects ended with the evolution of birds

 

Les oiseaux nous ont débarrassés des insectes géants : http://www.universcience.fr/fr/science-actualites/breve-as/wl/1248131776701/les-oiseaux-nous-ont-debarrasses-des-insectes-geants/

 

Il y a 300 millions d’années, certains insectes atteignaient plus de 70 cm d’envergure ; des tailles que cette classe n’a plus connues depuis 130 millions d’années Jusqu’ici, les paléontologues attribuaient cette « miniaturisation » à la baisse du taux d’oxygène dans l’atmosphère : une nouvelle étude indique que l’apparition des oiseaux a joué un rôle au moins aussi important. De plus en plus intelligents et agiles, ces derniers auraient décimé ces grosses proies stupides et relativement faciles à attraper.

Source : Proceedings of the National Academy of Sciences, 4 juin 2012

Mise en ligne le 07/06/2012

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