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La douche, une invention d'un médecin de la prison de Rouen !

La douche, une invention d'un médecin de la prison de Rouen ! | Enseigner l'Histoire-Géographie | Scoop.it
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On connaît aujourd'hui la prison Bonne-Nouvelle de Rouen pour son délabrement, ses conditions de détention inhumaines, et les drames qui s'en suivent... L'histoire est surprenante. Au 19e siècle, c'est dans cette même prison qu'un médecin-chirurgien développe une invention hygiénique qui aujourd'hui rythme notre quotidien : la douche !

 

Introduction de l'article de Hervé Dajon publié dans la revue Hypermédia

 

"La douche est une invention mondialement connue, âgée d’environ 130 ans. La fin de la Belle Époque l’appelait « bain-douche » ou « douche en pluie ». Elle fut pour les contemporains, les hygiénistes en particulier, une révolution puisqu’elle permettait de laver une masse de population rapidement avec économie. Son inventeur le docteur Merry Delabost, était le médecin en chef de la prison Bonne Nouvelle de Rouen, là où elle fit son apparition. Le docteur Merry Delabost était un médecin-chirurgien respecté par ses pairs. Il fut entre autres choses médecin chef en chirurgie de l’Hôtel-Dieu, professeur et directeur de l’École préparatoire de médecine et de pharmacie de Rouen. Mais surtout, il fit toute sa carrière médicale au sein de la prison Bonne Nouvelle (de 1864 jusqu’à sa mort en 1918)."

 

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Quel programme d'histoire au collège ? Entretien avec Dominique Borne

Source : Scienceshumaines

http://www.scienceshumaines.com/les-programmes-d-histoire-sous-le-feu-de-la-critique_fr_34792.html

 

alozach's insight:
«L'histoire est toujours plurielle»
Entretien avec Dominique Borne

Historien, ancien doyen de l’Inspection générale (2002-2005), il a publié récemment Quelle histoire pour la France ? (Gallimard, 2014).

L’histoire est-elle une matière plus politique que les autres pour déchaîner autant les passions ?

Oui, elle est sûrement plus politique car constamment utilisée par les responsables politiques qui, autrefois, situaient leurs projets dans une histoire. Par ailleurs, c’est une discipline dans laquelle chacun pense avoir une expertise : beaucoup croient savoir, alors qu’en réalité leurs souvenirs d’école restent vagues et approximatifs. Le débat tel qu’il s’est déroulé était bien plus dans l’imaginaire que dans le réel. La plupart des intellectuels interrogés n’ont pas vraiment lu les projets de programmes.

 

Depuis l’école des Annales, on a remis en question l’histoire positiviste, qui passait par la glorification des grands hommes. Des personnalités réclament cette histoire des héros nationaux. Est-ce un retour en arrière ?

C’est un mouvement nostalgique qui ne touche pas seulement l’histoire. Derrière ce discours, il y a l’idée que « c’était mieux avant ». Tout ce qui est perçu comme une atteinte à la tradition devient suspect. Prenons l’exemple du latin qui a été au cœur du débat. Ce ne sont pas les gouvernements successifs ou l’actuel gouvernement socialiste qui ont sacrifié l’enseignement de la langue latine. Si l’on regarde les chiffres, ce sont les parents qui inscrivent de moins en moins leurs enfants dans ces cours, et ce, depuis des années. Autre exemple : la véritable réforme serait d’englober dans une « école moyenne » le primaire et le collège. Mais ce serait remettre en cause l’essence de l’école de Jules Ferry dont beaucoup sont nostalgiques. En vérité, cette école était le produit d’une société tout à fait inégalitaire : l’histoire de France au primaire permettait de faire de futurs citoyens dociles et aimant leur patrie. Le latin était réservé, au lycée, à la bourgeoisie. Cette nostalgie d’un âge d’or fantasmé explique les débats actuels, très réactionnaires, au sens étymologique du terme.

 

L’histoire a-t-elle vocation à unifier derrière un récit scientifique des mémoires qui coexistent et sont parfois contradictoires ?

Il est bien naturel que les programmes proposent l’étude de la traite négrière et des génocides. Mais il serait utile de restituer ces thèmes dans des perspectives historiques plus vastes. Pourquoi n’évoque-t-on jamais dans les programmes l’esclavage antique ? D’autre part, faut-il choisir le « génocide arménien », comme seul exemple des « violences de guerre » pendant le premier conflit mondial ? Il faut éviter à tout prix le risque de « concurrence des victimes ». Cependant, malgré des intitulés problématiques, les projets sont fidèles au mot si profond de Paul Ricœur : « L’histoire soigne les mémoires blessées. »

 

Nous orientons-nous vers l’enseignement d’une histoire globale, au détriment de l’histoire de France ?

L’histoire de France n’est pas négligée, contrairement à ce que l’on a pu entendre. Elle occupe une place comparable à celle qu’elle avait traditionnellement. L’histoire dite globale n’est que faiblement représentée, l’histoire de l’Afrique a disparu et l’on ne note qu’un thème transversal et mondial sur le monde en 1500. Je pense même que l’histoire de l’Europe n’est pas assez présente ; elle devrait être articulée avec celle de la France. L’enseignement des faits religieux mériterait aussi d’être mieux pensé. Aujourd’hui, seule l’étude de la naissance des trois monothéismes est prévue. Ne traiter que des origines, c’est faire le jeu des fondamentalismes qui présentent la religion comme immuable. Il faudrait aussi évoquer le poids du religieux dans le monde contemporain. Autre critique qui me semble importante : alors même que la réforme des collèges insiste sur les bénéfices espérés de l’interdisciplinarité, je m’étonne que les projets de programmes ne fassent pas des liens plus concrets entre l’histoire et la géographie, disciplines pourtant enseignées par le même professeur. À travers l’étude de la construction du territoire national, de ses frontières et de ses paysages, il est possible de lier les deux…

 

Est-il possible de construire un récit unique ou faut-il désormais construire des récits plus éclatés ?

Il n’y a jamais eu de récit unique, mais plusieurs récits en concurrence. Auparavant, le récit providentiel, catholique et monarchiste s’opposait au récit républicain. Mais le monde et la société ont changé et d’autres discours se sont substitués à ceux d’antan. Aujourd’hui, pour que l’ensemble des Français se sente concerné par le récit historique, il n’est plus possible de le présenter sous une forme univoque. Des morceaux de récits peuvent cependant être fédérateurs et nous concerner tous. Ce qu’il faut, c’est un récit pluriel, mais avec des thèmes fédérateurs. L’étude de la naissance de la langue française, de son affirmation, de son rayonnement, mais aussi celle de l’ensemble des langues qui ont été utilisées sur le territoire pourraient être l’un de ces thèmes. On pourrait aussi montrer le long cheminement des migrations et des immigrations tout au long de l’histoire de France, ou encore proposer des héros ordinaires, des vies de tous les jours et de toutes les périodes. Ainsi, tous les Français pourraient-ils entrer dans l’histoire de la France. 

Propos recueillis par Chloé Rébillard
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C'est à Toulouse qu'est né le capitalisme, au XIVe siècle / L'université de Yale ressuscite une thèse de 1952

C'est à Toulouse qu'est né  le capitalisme, au XIVe siècle / L'université de Yale ressuscite une thèse de 1952 | Enseigner l'Histoire-Géographie | Scoop.it
La première société par actions moderne est née au Bazacle, sur les bords de la Garonne au Moyen Âge. Une thèse, qui vient d'être rééditée en anglais par l'Université de Yale, démontre que les meuniers toulousains ont inventé les bases du ...
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explications et Sébatien Pouget, professeur de finance à Toulouse, autour de la thèse de Germain Sicard

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Restyliser les frontières africaines ? Quand une historienne répond à #legorafi

Restyliser les frontières africaines ? Quand une historienne répond à #legorafi | Enseigner l'Histoire-Géographie | Scoop.it
En Afrique, à rebours de la théorie de l’artificialité des frontières, les populations se sont largement approprié les limites issues de la colonisation. L'analyse de Caroline Roussy, historienne à l'Institut des mondes africains.
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Le Temps de la géographie - un podcast d'été

Le Temps de la géographie - un podcast d'été | Enseigner l'Histoire-Géographie | Scoop.it
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Qu’est-ce qu'une station balnéaire, une plage ou un hôtel ? En quoi le football se distingue-t-il du rugby, et le terrorisme de la guerre ? La géographie contemporaine, science de la distance et étude des transformations de la société, apporte la réponse à toutes ces questions. Nous verrons qu'elle se niche même dans le Tour de France et dans la saga de James Bond !

 

Le Temps de la géographie propose ce regard nouveau sur notre espace quotidien et dévoile une facette inédite du monde qui nous entoure.

 

Pauline Dalençon, journaliste à Radio France et géographe, accompagnée de Patrick Poncet, géographe, chercheur à l’École Polytechnique Fédérale de Lausanne, dialoguent tout l’été autour de ces questions, qu’ils auscultent sous l’angle d’une science de l’espace renouvelée, bien loin des leçons parfois ennuyeuses de la géographie scolaire. Un échange ponctué par de malicieuses illustrations sonores qui viennent augmenter d’une touche de légèreté et de rythmes estivaux ce moment d’intelligence spatiale.

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L'uchronie, genre fictionnel ou véritable outil de compréhension historique?

L'uchronie, genre fictionnel ou véritable outil de compréhension historique? | Enseigner l'Histoire-Géographie | Scoop.it
Et si Christophe Colomb n’avait pas découvert l’Amérique? Si Hitler avait été assassiné? Si l’esclavage n’avait pas été aboli? Et si j’avais été un garçon? Si je n’avais pas rencontré untel? Si j’avais vécu pendant la guerre? Comme monsieur Jourdain, nous faisons tous de l’uchronie sans le savoir. Nous croyons déceler dans nos parcours individuels des moments-clefs sans lesquels nous n’aurions pas été les mêmes. En tant qu’historien, sociologue ou économiste, nous pensons également voir dans les évènements que nous étudions des charnières, des turning points. C’est tout simplement ça l’uchronie: imaginer que quelque chose se soit passé différemment, et imFaginer la suite…
Et encore, imaginer… Plus qu’imaginer, l’uchronie se propose de réfléchir sur ce qui se serait produit, en gardant à l’esprit tous les éléments nécessaires. Ce qui peut ne sembler qu’un jeu est en réalité une manière à part entière de réfléchir sur l’histoire et la fiction. C’est ce que propose ce recueil d’articles, Écrire l’histoire avec des «si», publié à la suite des séminaires du même nom qui se sont déroulés durant l’année 2013-2014 à l’École Normale Supérieure de la Rue d’Ulm. Dirigé par deux doctorants, respectivement en histoire médiévale et en histoire moderne, ce volume regroupe différentes contributions de ce séminaire, généralement produites par d’autres jeunes chercheurs, même si l’on y trouve également un entretien avec le scénariste de bande-dessinée Jean-Pierre Pécau. La préface, signée par deux historiens qui ont tenté de donner ses lettres de noblesse à une méthode encore très décriée, Quentin Deluermoz et Pierre Singaravélou, permet de replacer ce volume dans les débats actuels qui traversent le champ des historiens français.
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Dossiers d'histoire - Les lois scolaires de Jules Ferry

Dossiers d'histoire - Les lois scolaires de Jules Ferry | Enseigner l'Histoire-Géographie | Scoop.it

dossier en ligne sur le site du Sénat

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La loi du 16 juin 1881 porte sur la gratuité scolaire, un élement du triptyque de la réforme scolaire initiée par Jules Ferry . Elle généralise des pratiques déjà en cours depuis la loi Falloux (1850) dans les communes. Elle généralise la gratuité et instaure un financement rendant possible cette généralisation de la gratuité. Cette loi précise également la rémunération des instituteurs. 

L'intérêt du dossier très complet proposé par le Sénat est notamment d'accéder aux débats et aux rapports ayant conduits au vote de ces lois.

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[La lettre de l’éducation] - Laurence De Cock : « Le stock de connaissances historiques est pléthorique et impose de faire des choix »

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Extrait de l'interview


La distinction entre l’obligatoire et le facultatif est-elle un défaut de conception ? 
C’est une nécessité. Le stock de connaissances historiques est pléthorique, et il faut faire des choix. Les thématiques larges sont à mon avis la meilleure piste. La distinction obligatoire-facultatif est une opportunité d’assouplir les progressions, de les décider collectivement, de les justifier auprès de l’inspection aussi. Cependant, elles ne doivent pas servir de prétexte à un nivellement par le bas dans les classes difficiles. Cela, c’est une vraie gageure. Mais les précédents programmes encyclopédiques ne garantissaient pas d’égalité face aux savoirs, ils étaient de toute façon toujours amputés.

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"On n'enseigne plus l'histoire de France à l'école!" Mais on y enseigne quoi alors?

"On n'enseigne plus l'histoire de France à l'école!" Mais on y enseigne quoi alors? | Enseigner l'Histoire-Géographie | Scoop.it
HISTOIRE - Les critiques actuelles contre les nouveaux programmes d'histoire, notamment dans le cycle 4 (classes de 5e, 4e et 3e) ont quelque chose de fascinant. Non par leur originalité, mais bien au contraire par la récurrence des arg...
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Henry Rousso, historien, dénonce les débats instrumentalisés sur l'enseignement de l'histoire, et rappelle le sens de cet enseignement.

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« La Glace & le Ciel » – un brillant site pédagogique sur le réchauffement climatique

« La Glace & le Ciel » – un brillant site pédagogique sur le réchauffement climatique | Enseigner l'Histoire-Géographie | Scoop.it
Hello ! Il y a queques jours j'ai reçu un e-mail de mon ami et camarade François Pumir, responsable numérique chez Wild Touch. Il me présentait sa dernière
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un peu d'histoire, des sciences, et un enjeu contemporain décrypté grâce à un site à la narration simple et à un design élaboré.

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clunypedia · l'encyclopédie des sites clunisiens

clunypedia · l'encyclopédie des sites clunisiens | Enseigner l'Histoire-Géographie | Scoop.it
Une encyclopédie numérique pour retracer onze siècles d'histoire clunisienne
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avec des reconstitution en 3D et de nombreux sites explorés.

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Hermione: à nous l'Amérique

Hermione: à nous l'Amérique | Enseigner l'Histoire-Géographie | Scoop.it
La réplique de la frégate de Lafayette appareillera ce week-end depuis La Rochelle. Après une escale aux Canaries, elle est attendue en juin et juillet dans des ports de la côte Est américaine.
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CNAM : neuf portraits de scientifiques français

CNAM : neuf portraits de scientifiques français | Enseigner l'Histoire-Géographie | Scoop.it
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Pour rendre hommage aux membres de l’établissement qui ont marqué la science et la technique depuis le XVIIIe siècle, le Cnam a proposé à C215, artiste pochoiriste, de réaliser le portrait de neuf d’entre eux, incarnant l’innovation sous toutes ses facettes, et de disséminer ses œuvres dans le site Saint-Martin.

Depuis sa fondation en 1794 par Henri Grégoire pour concourir à la diffusion des avancées technologiques, des savoirs scientifiques et de l’esprit de création, le Cnam a toujours été un lieu d’innovation. En effet, de Nicolas-Jacques Conté et son crayon, en passant par Aimé Laussedat et son théodolite photographique ou Claude Servais Pouillet et sa boussole des tangentes, les professeurs du Conservatoire ne se sont pas contentés d’enseigner. Ils ont aussi été à l’origine de nombreuses découvertes dans leur domaine d’expertise et même, pour certains, d’inventions qui ont révolutionné notre vie quotidienne.
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Tambora, 1815 : autopsie d’un monstre volcanique qui a marqué l'Histoire mondiale

Tambora, 1815 : autopsie d’un monstre volcanique qui a marqué l'Histoire mondiale | Enseigner l'Histoire-Géographie | Scoop.it
Les scientifiques mesurent l'impact climatique de l'éruption qui a causé 15 000 morts les 10 et 11 avril 1815.
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Extraits

 

La plus puissante, la plus meurtrière, la plus lourde en conséquences climatiques et économiques du dernier demi-millénaire : l’éruption que les scientifiques s’apprêtent à commémorer a marqué l’histoire. Plusieurs réunions internationales sont prévues d’ici à l’été, la première à Berne, du 7 au 11 avril. Quant à la revue Nature Geoscience, elle consacre à l’événement quatre articles et son éditorial, afin d’appeler la communauté scientifique à bien mesurer les risques que pareil cataclysme ferait aujourd’hui courir à notre planète.

Colonnes de flammes

Car c’est bien un déluge qui s’est abattu sur le monde cette année-là. Les 10 et 11 avril 1815, pendant vingt heures, le feu se déchaîne. Le volcan, haut de 4 300 mètres, crache plus de 35 kilomètres cubes de magma dense. « Il est classé au niveau 7 sur une échelle de 8 degrés, c’est considérable », insiste Patrick Allard, de l’Institut de physique du globe de Paris, premier vulcanologue à être descendu dans le cratère, en 1979. Le sommet est pulvérisé, la montagne ramenée à 2 850 m.

Les explosions sont entendues jusqu’à Sumatra, à 2 000 km. Dans le ciel, trois colonnes de flamme s’élèvent, qui bientôt fusionnent puis s’effondrent, sous le poids de la matière. Après la pluie de roches, des nuées ardentes s’abattent sur l’île de Sumbawa, dans l’est de l’archipel indonésien. La ville de Sanggar est ravagée, laissant 15 000 personnes sans vie. Des vagues de 10 mètres frappent les villages de pêcheurs. Sur toute l’île et plus loin dans le pays, tsunamis, famines et épidémies font entre 50 000 et 70 000 victimes, suivant les bilans.

« Comment responsabiliser une société pour des phénomènes qui surviennent une ou deux fois par millénaire ? », s’interroge le géographe Clive Oppenheimer

Les informations sont lacunaires. Les Britanniques assurent un intérim entre deux règnes néerlandais sur l’archipel et leur administration est défaillante. Alors qu’en 1883, lors de l’éruption du Krakatoa (Indonésie, 36 000 morts), le télégraphe permettra une circulation rapide des données, Morse n’a pas encore mis au point son invention en cette année 1815. Aussi l’événement reste-t-il cantonné aux frontières.

Mais pas ses conséquences. Un nuage de cendre se répand à travers le continent, qui retombe vite. En revanche, le dioxyde de soufre contenu dans la colonne de 40 km de haut est pris dans les courants stratosphériques. Les particules de sulfate deviennent autant de petits écrans solaires. L’impact climatique est considérable. En Europe occidentale, la température moyenne chute de 3 degrés en 1816. C’est l’« année sans été ».

En Grande-Bretagne, en France, en Allemagne, des records de froid et de précipitations sont battus entre juin et août. De la pluie, de la neige parfois, qui ruinent les cultures. Les raisins restent verts, les pommes de terre pourrissent, les fruits sont faméliques. « Le prix des céréales a doublé entre 1815 et 1817 des deux côtés de l’Atlantique », souligne Clive Oppenheimer, géographe à l’université de Cambridge, qui s’est attaché à peser les conséquences politiques et sociales de la formidable éruption.

La famine fait 100 000 victimes en Europe. La natalité chute, tandis que la mortalité augmente de 4 % en France, de 6 % en Prusse, de 20 % en Suisse et en Toscane. Partout, des émeutes de la faim éclatent, violemment réprimées. « A Cambridge, une loi spéciale a été promulguée, leRiot Act, des condamnations à mort ont été prononcées. Je pense qu’on peut y voir une conséquence de l’éruption de Tambora », poursuit Clive Oppenheimer. Petite consolation : la perturbation climatique offre aux générations futures les ciels rouges peints par Turner et Constable.

Faut-il attribuer au volcan, à la crise alimentaire et à la mort de nombreux chevaux qui s’ensuivit l’invention de la bicyclette en 1817 ? Accuser le Tambora, par inondations et froid interposés, d’avoir provoqué le remplacement des cultures du riz par celles de l’opium dans la province du Yunnan (Chine), premier acte d’un marché international des stupéfiants ? « Il faut être prudent, ne pas faire de l’histoire avec des conjectures ou des coïncidences, estime Clive Oppenheimer. D’autres éléments ont pesé à l’époque, comme la chute de l’empire napoléonien. Mais il est certain qu’un tel cataclysme bouleverse la planète. »

 

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/sciences/article/2015/04/03/tambora-autopsie-d-un-monstre-volcanique_4609175_1650684.html#LMpo5XfX75qmxzBA.99

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Les programmes d'histoire sous le feu de la critique

Les programmes d'histoire sous le feu de la critique | Enseigner l'Histoire-Géographie | Scoop.it
En France, l’enseignement de l’histoire a toujours déchaîné les passions. Les programmes seraient-ils un support d’une vaste propagande politique ? Un petit tour
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un article qui fait le tour des enjeux de l'enseignement de l'histoire aujourd'hui et des critiques face aux projets du CSP.

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Marignan 1515-2015 : un site pour tout savoir

Marignan 1515-2015 : un site pour tout savoir | Enseigner l'Histoire-Géographie | Scoop.it
Reconstitution d’une fête de Cour ayant eu lieu en 1518 afin de célébrer la victoire de Marignan et le roi François 1er. C’est ce spectacle ayant réuni des milliers de figurants que nous allons reproduire (à une échelle moins « royale ») dans le Parc Léonard de Vinci du Clos Lucé, à Amboise et dans le parc de Beauvais à Romorantin à l’été 2015. Ce projet est porté et dirigé par Pascal Brioist, professeur des universités et membre du centre d’études supérieures de la renaissance (CESR).
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médias, sources, explications nombreuses, de qualité universitaire. Un site de référence autour des fêtes de reconstitution programmées cet été.

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Reste-t-il des îles à découvrir ? cartographier les îles de la Terre reste un défi

Reste-t-il des îles à découvrir ? cartographier les îles de la Terre reste un défi | Enseigner l'Histoire-Géographie | Scoop.it
Accoster sur une île absente des cartes et jouer les Robinson Crusoé ? À l’ère des satellites, les chances semblent bien minces. Et pourtant, entre îlots et nouvelles îles en formation, des territoires restent à cartographier…
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Les experts remontent le temps : le haut Moyen Âge - Arte

Les experts remontent le temps : le haut Moyen Âge - Arte | Enseigner l'Histoire-Géographie | Scoop.it

Durant le premier Moyen Âge, les cultures germanique, orientale, celtique et gréco-romaine se fondent dans une même religion, le christianisme, qui entraîne une restructuration de l'espace urbain, même si la majorité de la population vit encore à la campagne.

Après la série Les experts de l’archéologie, diffusée par ARTE en 2013, ces nouveaux films courts d’animation explorent les modes de vie de nos ancêtres et les interactions de ces derniers avec leur environnement en plongeant dans les découvertes de l’archéologie par couches stratigraphiques, c’est-à-dire par grandes périodes.


Via HG Académie de Rennes
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HG Académie de Rennes's curator insight, June 27, 3:08 AM

Cinq petits films d’animation (4') retracent l’évolution des modes de vie de nos ancêtres. Dernier épisode : durant le premier Moyen Âge, les cultures germanique, orientale, celtique et gréco-romaine se fondent dans une même religion, le christianisme, qui entraîne une restructuration de l'espace urbain, même si la majorité de la population vit encore à la campagne. A découvrir !

 

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Les expositions universelles de Paris, de 1855 à 1937.

Les expositions universelles de Paris, de 1855 à 1937. | Enseigner l'Histoire-Géographie | Scoop.it
exposition universelle paris
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Un site qui présente les expositions universelles et coloniales de Paris, et en explore les vestiges. Textes simples et illustrés de nombreux documents.

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La population en cartes interactives - un outil cartographique de l'INED

La population en cartes interactives - un outil cartographique de l'INED | Enseigner l'Histoire-Géographie | Scoop.it
Les cartes interactives de la population permettent de voir et comprendre les évolutions démographiques mondiales.
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Le menu propose 5 onglets pour aborder les questions démographiques sous des angles différents. Les fonctions cartographiques, bien que grand public, sont proches d'un SIG, avec la sélection des pays, les niveaux de zoom, le paramétrage de quelques représentations statistiques. les indicateurs sont nombreux et sourcés. L'autre point fort est enfin de proposer les évolutions démographiques depuis 1950, grâce à une timeline, qui permet également de se projeter jusqu'en 2100.

Des tutoriels sont proposés.

Bref, cette nouvelle cartographie interactive de l'INED a de quoi alimenter de nombreux cours de géographie.

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La découverte d'une tablette éclaire le mythe du déluge mésopotamien

La découverte d'une tablette éclaire le mythe du déluge mésopotamien | Enseigner l'Histoire-Géographie | Scoop.it
Une tablette d’argile vieille de près de 4 000 ans donne les spécifications techniques précises d’un bateau où mettre « tout ce qui vit ». L’assyriologue britannique Irving Finkel, qui l’a étudiée, explique en quoi elle éclaire les origines du mythe du Déluge.
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Récit d'une découverte et du travail de l'assyriologue Irving Finkel.

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Pour des programmes d'histoire ouverts / "L'histoire n'est pas une berceuse pour endormir les consciences"

Pour des programmes d'histoire ouverts / "L'histoire n'est pas une berceuse pour endormir les consciences" | Enseigner l'Histoire-Géographie | Scoop.it
Même si les programmes d’histoire des CM1-CM2 et collège charrient encore les scories des programmes passés, ils constituent un progrès dans le sens qu’ils sont ouverts, estime Vincent Capdepuy, professeur d’histoire et de géographie
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nécessité de travailler collectivement, responsabilisation des enseignants réellement maîtres d'oeuvre des programmes, nécessité d'une formation didactique solide, programmes qui ouvrent au monde, à la consciences des questions sociales dans le monde d'aujourd'hui...

Voici une petite liste des avancées des nouveaux programmes d'histoire.

Cette tribune de Vincent Capdepyu, du collectif Aggiornameto, l'expose parfaitement.

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Exposition "La population en cartes postales"

Exposition "La population en cartes postales" | Enseigner l'Histoire-Géographie | Scoop.it
Dans le cadre du cycle Portraits de Familles de Paris Bibliothèques en partenariat avec l’Ined
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Exposition à la bibliothèque André Malraux dans le cadre du cycle Portraits de Familles de Paris Bibliothèques en partenariat avec l’Ined

Quand les petits garçons naissaient dans les choux et les petites filles dans les roses...

La collection de cartes postales anciennes réunie par le démographe Jean-Noël Biraben fait défiler des bébés "à vendre", des jeunes filles à marier, des belles-mères aimables et des maris trompés. De la question de la "dépopulation" à l’apparition de la pilule, ces images du passé retracent une histoire démographique française.

Un thème particulièrement présent dans le premier quart du XXe siècle, c’est sans conteste celui de la repopulation. Les cartes de cette collection mêlent humour, cynisme et sens de la dérision.

Jean-Noël Biraben, médecin de formation a exercé l’ensemble de sa carrière à l’Ined comme historien des populations. Il s’est fait en particulier connaître dans les années 1970 en publiant aux éditions Mouton, en deux tomes, Les hommes et la peste en France et dans les pays méditerranéens.

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Comment se réveillait-on avant l'invention du réveil?

Comment se réveillait-on avant l'invention du réveil? | Enseigner l'Histoire-Géographie | Scoop.it
Petite histoire des astuces utilisées pour tirer du lit les travailleurs avant la création de cet instrument de torture.
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Un résumé instructif, de l'antiquité à nos jours, qui s'appuie sur Merci Dominique Fléchon, expert auprès de la fondation de la Haute horlogerie de Genève et auteur de La Conquête du temps, l'histoire de l'horlogerie des origines à nos jours 

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Les recherches sur le climat interrogent comme nulle autre la place du scientifique en société.

Les recherches sur le climat interrogent comme nulle autre la place du scientifique en société. | Enseigner l'Histoire-Géographie | Scoop.it
Alors que s’intensifie la préparation de la COP 21, la grande conférence internationale sur le climat qui se tiendra à l’automne à Paris, notre chroniqueur Denis Guthleben revient sur quelques jalons qui ont marqué l’histoire de la climatologie.
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Dans la longue trajectoire des études sur le climat, il y a des jalons. Les plus courageux vont les quérir jusque dans l’Antiquité, chez Hippocrate et Théophraste. Plus raisonnablement, on peut citer les observations des Lumières sur l’influence du climat sur les hommes et leurs sociétés. « Il ne faut pas être étonné que la lâcheté des peuples des climats chauds les ait presque toujours rendus esclaves, et que le courage des peuples des climats froids les ait maintenus libres », soutenait ainsi Montesquieu dans son Esprit des lois – les Lumières n’ayant pas toujours été très éclairées.Vient plus tard, en 1824, la description plus scientifique de l’effet de serre par Joseph Fourier.

L’année 1896, surtout, est retenue comme fondatrice. Elle voit le chimiste Svante Arrhenius, qui s’intéresse au cycle des glaciations terrestres, relier les températures au CO2 présent dans l’atmosphère. Ainsi, un doublement de son taux provoquerait un réchauffement climatique de plus de 4 °C. Excellente intuition ! Mais on oublie parfois de rappeler que le savant y voyait un bien plus qu’un mal. S’inspirant de ses travaux, certains ont même songé à brûler massivement du charbon à seule fin de voir la densité de CO2 exploser, et les températures augmenter en proportion. Quand on accomplit sa carrière en Suède, sans doute quelques degrés de plus sont-ils toujours bons à prendre...


À mesure que les observations s’affinent, que les données se multiplient, la climatologie s’installe peu à peu dans le paysage scientifique, au carrefour d’une multitude de champs de recherche, et en renouvelant sans cesse ses méthodes et ses moyens. Dans un premier temps, les mécanismes en jeu paraissent si complexes que l’influence de l’homme est peu prise en compte. Les facteurs anthropiques sont ainsi négligés au moment même où ils gagnent en ampleur ! Leurs effets commencent toutefois à être mesurés à partir du milieu du XXe siècle et sont reconnus de plus en plus largement depuis les années 1960. On ne s’étendra pas ici, car plusieurs milliers de pages seraient nécessaires, sur les preuves qui s’accumulent depuis lors, sur les alertes qui sont lancées, sur les succès et les échecs de la sensibilisation des pouvoirs publics et des citoyens – car les recherches sur le climat interrogent aussi comme nulle autre la place du scientifique en société. Et l’on reviendra à l’histoire, qui peut une fois encore apporter sa pierre à l’édifice.

Des travaux de plus en plus nombreux tentent de cerner les impacts des changements climatiques du passé, qu’il s’agisse de cycles longs – le petit âge glaciaire des XVe-XIXe siècles, par exemple – ou de dérèglements plus ponctuels et localisés. Dans tous les cas, ils mettent en lumière des conséquences considérables, voire catastrophiques. Alors qu'un accord international ambitieux est espéré lors de la COP 21(link is external) qui se tiendra cet automne à Paris, disons-le crûment : face au changement climatique, l’homme, surtout s’il ne s’y est pas préparé, prend toujours très cher ! À bon entendeur…


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Les voix du goulag / série documentaire sur RFI/France culture

Les voix du goulag / série documentaire sur RFI/France culture | Enseigner l'Histoire-Géographie | Scoop.it
De 1939 à 1950, un million d’Européens sont déplacés de force dans les camps de travail soviétiques ou relégués dans des villages isolés de Sibérie ou d’Asie centrale. Les Archives sonores du goulag donnent la parole aux derniers témoins. Une série documentaire, réalisée à partir de ces archives avec la collaboration du Cercec (CNRS/EHESS), démarre ce week-end sur RFI et France Culture.
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extrait :

 Avant et après la Seconde Guerre mondiale, près d’un million d’Européens ont été déportés, raconte Alain Blum, l’un des trois fondateurs du projet. Les technologies numériques nous permettent aujourd’hui de reconstituer une histoire collective à partir des ­témoignages individuels. » L’idée du site est née un jour de printemps 2005, lors d’une rencontre entre Alain Blum, sa collègue Marta Craveri et Valérie Nivelon, journaliste à RFI. Pour le financer, les chercheurs déposent un projet à l’Agence natio­nale de la recherche, qui sera accepté en 2007. De son côté, RFI fournira des moyens techniques, et surtout son expérience de la voix et de la prise de son. Jamais pareille entreprise transfrontalière n’a été menée. Des témoignages ont certes déjà été ­recueillis, mais toujours dans un cadre strictement national.

 

Treize scientifiques européens – des anthropologues, des géographes, des historiens et des sociologues –, de huit nationalités différentes, partent donc à la recherche des rescapés des goulags dans leurs pays d’origine ou d’accueil, voire en Sibérie et au Kazakhstan pour ceux qui sont restés là où ils avaient été déportés, soixante ans plus tôt. Ils vont en retrouver 160. Qui sont-ils ? « Avant la guerre, ce sont surtout des membres des élites économiques, socia­les ou politiques des pays nouvellement annexés », explique Marta Craveri. Après la guerre, les arrestations et déportations concernent les collaborateurs des nazis, vrais ou supposés, les combattants natio­nalistes et tous ceux qui sont soupçonnés de les aider, souvent des paysans. Des villages entiers sont brûlés, et les ­populations, envoyées en Sibéries

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