Henri-Edouard Audier, membre du Bureau national du SNCS-FSU

Si les scientifiques n’ont eu que peu de place dans les Assises de l’enseignement supérieur et de la recherche, on ne peut pas en dire autant de la ribambelle d’institutionnels aujourd’hui toutes griffes dehors pour sauver les « réformes » des gouvernements de droite, « réformes » qu’ils avaient aidé à concevoir et à mettre en place. Est manifestement à ranger dans cette catégorie l’Inspection générale de l’administration de l’éducation nationale et de la recherche (IGAENR), comme en témoigne le rapport qu’elle a mis en ligne en septembre dernier (1). Ce rapport intitulé « Étude sur les mécanismes d’allocation des moyens humains et financiers aux unités de recherche par les organismes de recherche » est placé sous la responsabilité de Bernard Froment qui était, il n’y a pas si longtemps, chef du département Partenariats et valorisation à la Direction générale de la recherche et de l’innovation du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche. Directement du producteur au consommateur : celui qui a fait fonctionner le système juge de sa gestion. Peut-on s’étonner que le rapport ainsi produit soit avant tout une défense acharnée de l’ANR et de l’AERES ? (...) - SNCS Hebdo 12 N°16 du 21 novembre 2012