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"Je voulais me coucher et mourir" : un rapport accablant de l'Observatoire des Droits de l'Homme, mettant en cause le Soudan et l'Egypte, sur le trafic et la torture des Érythréens.

"Je voulais me coucher et mourir" : un rapport accablant de l'Observatoire des Droits de l'Homme, mettant en cause le Soudan et l'Egypte, sur le trafic et la torture des Érythréens. | Égypt-actus | Scoop.it

By Jonathan Moremi
Human Rights Watch Tuesday released a disturbing report about the ongoing human trafficking and torture in eastern Sudan and Egypt, urging authorities of both countries to finally take effective steps to stop the atrocities. The 79-page report “’I Wanted to Lie Down and Die’: Trafficking and Torture of Eritreans in Sudan and Egypt” documents how for years Egyptian traffickers have tortured Eritreans for ransom in the Sinai Peninsula, including through rape, burning and mutilation. It also documents torture by traffickers in eastern Sudan and 29 incidents in which victims told Human Rights Watch that Sudanese and Egyptian security officers facilitated trafficker abuses rather than arresting them and rescuing their victims. Human Rights Watch speaks of thousands of Eritreans who have been kidnapped and subjected to unbearable violence in the Sinai Peninsula, and the organisation has received new reports as recently as November 2013 and January 2014.
“Egyptian officials have for years denied the horrific abuse of refugees going on under their noses in Sinai,” said Gerry Simpson, senior refugee researcher for Human Rights Watch and author of the report. “Both Egypt and Sudan need to put an end to torture and extortion of Eritreans on their territory, and to prosecute traffickers and any security officials colluding with them.”
For the report Human Rights Watch interviewed 37 Eritrean victims and drew on hundreds of interviews conducted by nongovernmental organisations in and outside of Egypt as well as on statements by the United Nations High Commissioner for Refugees (UNHCR) relating to its interviews of hundreds more.
The victims have given harrowing accounts of the torture inflicted by Egyptian traffickers to extort up to $40,000 from their relatives. All of the witnesses interviewed by Human Rights Watch said they saw or experienced abuse by the traffickers, including rapes of both women and men; electric shocks; burning victims’ genitalia and other body parts with hot irons, boiling water, molten plastic, rubber, and cigarettes; beating them with metal rods or sticks; hanging victims from ceilings; threatening them with death; and depriving them of sleep for long periods. Seventeen of the victims said they saw others die of the torture. Their relatives, who heard the victims scream through mobile phones, collected and wired vast sums of money to the traffickers to try and secure the release.

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Coup de filet contre le trafic d'otages érythréens en Egypte

Coup de filet contre le trafic d'otages érythréens en Egypte | Égypt-actus | Scoop.it
Par Léonard Vincent/ RFI

Deux hommes et une femme ont été incarcérés en Suède, dans une affaire de chantage au meurtre visant un réfugié érythréen retenu en otage en Egypte. C'est une première dans le monde depuis l'apparition des prises d'otages collectives d'Érythréens dans le désert du Sinaï il y a quelques années. Et le début d'une enquête qui pourrait remonter jusqu'à la hiérarchie militaire érythréenne. (...)

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l'histoire de Yonas n'est pas unique. Sur les 1 000 à 3 000 Érythréens qui parviennent à passer clandestinement la frontière chaque mois, selon le Haut Commissariat aux réfugiés des Nations unies (UNHCR), nombreux sont ceux qui sont capturés par des soldats soudanais avant d'avoir pu atteindre le camp de Shegerab, près de Kassala. Les évadés sont alors vendus à des bandes criminelles issues de la communauté Rachaïda, qui les revendent à leur tour à leurs « cousins » bédouins du Sinaï. La livraison des otages est assurée jusqu'en Egypte dans des camions transportant également toutes sortes de contrebande, notamment des armes à destination de la bande de Gaza.

Chambres de torture

Une fois incarcérés dans les villas du Sinaï, les otages sont torturés pendant qu'ils appellent leurs familles et les supplient de réunir l'argent exigé. « Chaque gang a sa méthode, explique Meron Estefanos. On coule du plastique fondu sur leur dos, puis on les oblige à rester debout contre un mur pour que leurs plaies s'infectent. Ou bien on les électrocute, on les viole ou on les force à se violer entre eux. » Selon les témoignages qu'elle a collecté, les villas où sont détenus les Érythréens ont d'ailleurs été construites dans le seul but de servir de camp de torture. Des anneaux pour accrocher les chaînes et des arceaux pour pendre les détenus sont moulés à même le béton des chambres d'incarcération.

Chaque clan a son réseau de « collecteurs » de rançons. L'argent est versé soit en liquide, soit par Western Union. Les numéros de téléphone des intermédiaires sont suisses, suédois, britanniques, israéliens, égyptiens, ou proviennent de la bande de Gaza et même d'Érythrée. Il faut alors livrer un sac plein d'argent, en plein jour, à Asmara, au cœur de la capitale d'un régime contrôlant pourtant tous les aspects de la vie des citoyens qui ne l'ont pas encore fui.

 

Plus : http://www.rfi.fr/afrique/20130226-coup-filet-trafic-otages-erythree-egypte-soudan-suede-droit-homme

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