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Une candidate salafiste :"Je rêve d'être 'commandeur' des croyants"

Une candidate salafiste :"Je rêve d'être 'commandeur' des croyants" | Égypt-actus | Scoop.it

Et cette candidate aux élections d'ajouter :"Si j'étais 'commandeur' des croyants, j'interdirais la mixité et j'obligerais les femmes à se vêtir de noir. Je souhaite que soit appliquée la Loi islamique et que l'on coupe la main aux voleurs. Je souhaite rendre visite à Moubarak en prison. Les femmes ont un manque d'intelligence et de sens religieux. Elles n'ont pas les aptitudes voulues pour accéder à la présidence de la République."

أتمني تطبيق الشريعة الإسلامية وقطع يد السارق .. وأتمني زيارة مبارك في السجن
النساء ناقصات عقل ودين ولايجوز لهن الترشح للرئاسة

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Henry Salt, consul et collectionneur

Henry Salt, consul et collectionneur | Égypt-actus | Scoop.it

Henry Salt voit le jour, en Angleterre, le 14 juillet 1780. Son père est médecin et il est le dernier d'une fratrie de huit. Il reçoit, à Londres, une formation de peintre, plus particulièrement de portraitiste. C'est ce qui l'amène, en 1802, à accompagner, en tant que "secrétaire-dessinateur", le vicomte Georges Valentina qui se rend en Abyssinie (actuelle Éthiopie). Il retracera son voyage dans "Voyages and travels to India".

Ce récit lui apporte une belle notoriété et le gouvernement le mandate, en 1809-1811, afin d'établir des ententes diplomatiques et commerciales avec l'Abyssinie.

C'est ainsi qu'il est en 'bonne place' lorsque le poste de consul général britannique en Égypte devient vacant…  


Il arrive à Alexandrie en mars 1816. Il a 36 ans, un beau visage, de l'allure… "D'une grande sensibilité artistique, souvent nonchalant, rêveur et dépressif, il est capable parfois d'une féroce énergie, d'une rage de travail et d'études quand un sujet le passionne vraiment."

Il connaît le grec ancien, se passionne pour les travaux de son compatriote Thomas Young pour le déchiffrement des hiéroglyphes, mais reconnaîtra ensuite la suprématie de Champollion.


Sa vraie mission est diplomatique et politique, mais son intérêt pour la civilisation pharaonique est inépuisable et sa passion pour les antiquités dévorante. Fort de l'héritage de son père, il dispose désormais de bons moyens financiers et a ainsi la possibilité de constituer sa propre collection, sans oublier qu'il est chargé de "la mission officielle d'enrichir le département égyptien du British Museum".

Il se rend au Caire, puis à Saïs et Tanis. Les bons rapports qu'il entretient avec Mohammed Ali lui permettent d'obtenir des firmans.

Afin de mener des chantiers de fouilles, il engage Giovanni Battista Belzoni, un Italien, qu'il décrit ainsi : "Il a presque six pieds huit pouces de haut ; il est très vigoureux et sa puissance musculaire est extraordinaire ; d'autre part, il est très habile en mécanique et très ingénieux ; avec les moyens ordinaires, il peut déplacer des objets d'un volume considérable ; il est infatigable et s'intéresse à tout ce qu'il entreprend ; enfin, à toutes ces qualités, il faut ajouter qu'il a une intelligence très vive…”


Henry Salt devient vite, dans la chasse aux trésors antiques, le concurrent direct du consul de France, Bernardino Drovetti. Quelles furent exactement leurs relations ? Il semble qu'ils affichent une courtoisie et un respect mutuel. Mais pendant 11 années, leurs équipes se livreront sur le terrain une guerre sans merci, usant de pratiques peu respectueuses, et se montrant souvent sans scrupules. Voici ce qu’en dit Richard F. Burton : “Nile-land was then, as now, a field for plunder ; fortunes were made by digging, not gold but antiques ; and the archeological field became a battle plain for two armies of dragomans en fellah-navvies. One was headed by the redoubtable Salt, the other owned the command of Drovetti…”

Belzoni, grâce à son activité débordante, découvre pour le compte de Salt plusieurs tombes royales dans la Vallée des Rois, dont celle d'Amenhotep II, Ramsès Ier, Mérenptah, Aÿ, mais surtout celle de Séthi Ier. Il effectue également des fouilles au temple de Mout à Karnak, exhume le grand temple de Ramsès II à Abou Simbel...


Constituée entre 1819 et 1824, la "première" collection Salt est, sur les recommandations de Jean-François Champollion, achetée par le Louvre (appelé alors musée Charles X) en 1826. Riche de 4014 pièces, elle constitue la base de la  toute nouvelle 'division des antiquités égyptiennes' à Paris.

Les relations de Salt et Belzoni se détériorent au fils des années et Salt, de caractère sensible, en souffre. Sa santé lui cause de nombreux tracas, mais il ne peut, alors qu'il le souhaiterait tant, rentrer dans son pays. "La situation politique en Egypte était trop délicate pour que l'Angleterre se prive d'un homme de son expérience." Salt, diminué, continue cependant d'amasser des antiquités.

Le 7 octobre 1827, décidé fermement à rentrer coûte que coûte en Angleterre, il écrit : "Je me suis assez sacrifié pour mon gouvernement et dorénavant je ne peux plus lui être d'aucune utilité."

Sa santé se détériore très rapidement et il meurt le 30 octobre 1827. Il est enterré dans le jardin de sa maison consulaire d'Alexandrie.

En juin 1835, le British Museum se portera acquéreur de la quasi totalité de la dernière collection Salt.

Marie Grillot


Plus d’informations :

"La Moisson des Dieux", Jean-Jacques Fiechter, Julliard, 1994

http://www.britishmuseum.org/explore

http://fr.wikipedia.org/wiki/Bernardino_Drovetti

http://cdlm.revues.org/1172

http://egyptophile.blogspot.fr/2014/06/22-mars-1813-redecouverte-du-grand.html?q=salt

http://fr.wikipedia.org/wiki/Henry_Salt

http://egyptophile.blogspot.fr/2014/06/bernardino-drovetti-italien-consul-de.html?q=salt

http://egyptophile.blogspot.fr/2014/06/le-merveilleux-geant-de-padoue.html?q=saltbritishmuseum.org/explore/highlights/articles/h/henry_salt_1780-1827.aspx

http://egyptophile.blogspot.fr/2014/10/belzoni-premier-de-tous-les-hommes.html?q=belzoni

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Pour consulter l’ensemble des Unes d’ “Égypte-actualités” : http://egyptophile.blogspot.fr/2014/06/egyptophile-un-recueil-des-unes-degypte.html?view=flipcard

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Quelques suggestions de lecture : ouvrages récents sur l’Égypte et l’égyptologie

Quelques suggestions de lecture : ouvrages récents sur l’Égypte et l’égyptologie | Égypt-actus | Scoop.it

 

“L'Égypte, des écrivains voyageurs aux savants explorateurs”, ouvrage collectif


Riche de toutes les promesses du rêve oriental, l’Égypte nous fascine. Artistes en quête de “lointains”, scientifiques éblouis par une civilisation cinq fois millénaire, la France a succombé à ce pays “don du Nil et des Dieux”.

Les académiciens, artistes et savants réunis, ont toujours célébré et interrogé ce pays mythique. Contemporains de la fameuse expédition d’Égypte, tels Vivant Denon ou Monge, auteurs voyageurs tels Chateaubriand, Barrès, Cocteau ou plus récemment Erik Orsenna, égyptologues tels Champollion, Gaston Maspero ou Jean-Yves Empereur, les plus grands académiciens ont porté un regard singulier sur l’Égypte ; cet ouvrage rassemble leurs plus beaux textes pour un voyage littéraire et scientifique, au coeur d’un pays éternel.

Flammarion, novembre 2014, 408 pages

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“A Companion to Ancient Egyptian Art”, by Melinda K. Hartwig (Editor)


“A Companion to Ancient Egyptian Art” presents a comprehensive collection of original essays exploring key concepts, critical discourses, and theories that shape the discipline of ancient Egyptian art.

• Features contributions from top scholars in their respective fields of expertise relating to ancient Egyptian art ;

• Provides overviews of past and present scholarship and suggests new avenues to stimulate debate and allow for critical readings of individual art works ;

• Explores themes and topics such as methodological approaches, transmission of Egyptian art and its connections with other cultures, ancient reception, technology and interpretation ;

• Provides a comprehensive synthesis on a discipline that has diversified to the extent that it now incorporates subjects ranging from gender theory to ‘X-ray fluorescence’ and ‘image-based interpretations systems’.

Melinda Hartwig is an Associate Professor of Ancient Egyptian and Near Eastern Art and Archaeology at Georgia State University. (présentation de l’éditeur)

Wiley-Blackwell, november 2014, 624 pages

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“Body, Cosmos and Eternity : New Trends of Research on Iconography and Symbolism of Ancient Egyptian Coffins”, edited by Rogério Sousa


“In February 2013, the Symposium Body, Cosmos and Eternity: the Symbolism of Coffins in Ancient Egypt convened at the historical building of the University of Porto to debate conceptual frameworks underlying the contemporary study of Egyptian coffins. Rising from the close association with the depiction of the mummified body, the anthropoid coffins soon absorbed a rich mythological imaginary related to the constellation of Nut, the mother goddess of the sky supposed to give birth to Osiris, and evolved continuously, integrating larger and more complex sets of beliefs, mirroring the increasingly bolder use of coffins in the funerary rituals. It was this complex set of beliefs involving the coffin that we proposed to explore in this series of symposia. Following our original purpose, the studies presented in this volume display an excellent overview on the new trends of research on coffin studies, with diverse contributions concerned either with symbolism or social significance of coffins, museums´ collections or archaeological finds. These studies superbly showcase the richness of coffins as documental sources for the study of Egyptian religion, economy and society.” (présentation de l’éditeur)

Archaeopress Egyptology 3, 2014, 203 pages

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“The Medicine of the Ancient Egyptians

1: Surgery, Gynecology, Obstetrics, and Pediatrics”

by Eugen Strouhal , Břetislav Vachala , Hana Vymazalová

Translated by Katerina Millerova


“The first part of a comprehensive survey of medical knowledge and practice in ancient Egypt, by leading authorities on the topic

Ancient Egyptian medicine employed advanced surgical practices, while the prevention and treatment of diseases relied mostly on natural remedies and magical incantations. In the first of three volumes, The Medicine of the Ancient Egyptians explores these two different aspects, using textual sources and physical evidence to cast light on the state of ancient medical knowledge and practice and the hardships of everyday life experienced by the inhabitants of the land on the Nile. The first part of the book focuses on ancient Egyptian surgery, drawing mainly on cases described in the Edwin Smith papyrus, which details a number of injuries listed by type and severity. These demonstrate the rational approach employed by ancient physicians in the treatment of injured patients. Additional surgical cases are drawn from the Ebers papyrus. The chapters that follow cover gynecology, obstetrics, and pediatric cases, with translations from the Kahun gynecological papyrus and other medical texts, illustrating a wide range of ailments that women and young children suffered in antiquity, and how they were treated. Illustrated with more than sixty photographs and line drawings, The Medicine of the Ancient Egyptians is highly recommended reading for scholars of ancient Egyptian medicine and magic, as well as for paleopathologists, medical historians, and physical anthropologists.” (présentation de l’éditeur)

The American University in Cairo Press, 2014, 272 pages

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“An Alexandria Anthology - Travel Writing through the Centuries”, edited by Michael Haag


“The great port city of Alexandria, its shambling elegiac charm and vanished pasts and pleasures, seen through the eyes of writers and travelers

Founded by Alexander the Great over 2,300 years ago, Alexandria has belonged both to the Mediterranean and to Egypt, a luxuriant out-planting of Europe on the coast of Africa, but also a city of the East—the fabled cosmopolitan town that fascinated travelers, writers, and poets in the nineteenth and twentieth centuries, where French and Arabic, Italian and Greek were spoken in the cafés and on the streets. In the pages of An Alexandria Anthology, we follow the delight of travelers discovering the strangeness of the city and its variety and pleasures. Most of all they are haunted by the city’s resplendent past—the famous Library, the temple built by Cleopatra for Antony, the great Pharos lighthouse, one of the seven wonders of the world, of which only traces remain—we follow our travelers here too as they voyage through an immense ghost city of the imagination.” (Présentation de l’éditeur)

The American University in Cairo Press, 2014, 168 pages

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“Extrémisme religieux et dictature - Les deux faces d'un malheur historique”, par Alaa El-Aswany


“Extrémisme religieux et dictature sont les deux faces d’un même malheur historique. Voici plus de trente ans que les Égyptiens – et avec eux tous les peuples arabes – sont acculés face à ce dilemme : impossible sans démocratie d’en finir avec le fascisme religieux, impossible de bâtir la démocratie sans mettre fin au fascisme religieux. Entre ces maux d’égale nocivité il n’y a pas à choisir : il faut les combattre tous deux avec une même ardeur. C’est sur cette difficile ligne de crête que les Arabes doivent se maintenir s’ils souhaitent redevenir pleinement sujets de leur propre histoire. Cette problématique qui sous-tend toute l’œuvre littéraire d’Alaa El Aswany est également le thème central de la chronique hebdomadaire par laquelle, depuis cinq ans, il poursuit au grand jour son double combat pour la liberté.

Tant que les femmes ne seront pas considérées comme des êtres humains à part entière, tant que les coptes et les bahaïs d’Égypte, tant que les chiites de Bahrein et d’Arabie Saoudite ne seront pas totalement égaux en droits avec les autres citoyens, les peuples arabes ne pourront pas secouer les chaînes de leur servitude. Liberté, égalité, justice, démocratie : pendant cinq ans – avant la révolution de 2011, puis tout au long des péripéties qui ont suivi –, l’auteur de “L’Immeuble Yacoubian” a martelé ces mots pour mieux les faire pénétrer dans la conscience de ses concitoyens.

Ces valeurs sont-elles incompatibles avec l’islam ? Non, nous dit-il, mais elles le sont avec ce que l’islam est devenu, au terme de siècles de décadence et de tyrannie, dans sa version la plus caricaturale, celle d’un salafisme sclérosé aux références médiévales propagé grâce à l’argent du pétrole sur le terrain propice de sociétés en crise. Au cœur de la religion se trouvent des valeurs spirituelles – ou humaines – universelles. Tout le reste – les rites, la charia – est une construction opportuniste au service d’une volonté de pouvoir, un moyen d’asservir les hommes et de les aveugler.” (Gilles Gauthier, traducteur du livre)

Actes Sud, 2014, 240 pages

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Bon anniversaire Madame El-Saadawi !

Bon anniversaire Madame El-Saadawi ! | Égypt-actus | Scoop.it

“Je continuerai à écrire. J'écrirai même s'ils m'enterrent, j'écrirai sur les murs s'ils me confisquent crayons et papiers ; j'écrirai par terre, sur le soleil et sur la lune... L'impossible ne fait pas partie de ma vie.”

C’est par ces mots, extraits de son ouvrage “Mémoires de la prison des femmes”, que l’écrivaine féministe égyptienne Nawal El-Saadawi résume le combat de toute une vie, hors des fausses contraintes et des idées reçues, pour la liberté et la dignité. Contre les oppressions de toutes sortes...


Elle naît à Kafr Tahala, dans le delta de la basse Égypte, le 27 octobre 1931. Son père est fonctionnaire au ministère de l’Éducation ; sa mère, issue d’une famille bourgeoise.

En 1949, elle fréquente la faculté de médecine du Caire. Une fois diplômée, en 1955, elle exerce comme médecin durant deux ans au Centre de santé rurale à Tahala. De 1958 à 1972, elle est directrice générale de l’éducation à la santé publique, au ministère de la Santé. Elle est en même temps éditrice responsable du magazine “Health” et secrétaire générale auxiliaire de l’Association égyptienne de médecine.

Elle se marie avec Ahmed Helmi, étudiant en médecine et militant ; puis, après son divorce, avec un riche traditionaliste, avec lequel elle rompt lorsqu’il s’oppose à sa passion pour l’écriture ; et enfin, en 1964, avec Sherif Hetata, un médecin et romancier qui traduit en anglais plusieurs de ses livres.


En 1972, celle qui affirme avoir appris dans son enfance “à parler fort et discuter, pas à obéir”, fait les frais de ses idées : sur décision du ministre de la Santé, elle est révoquée de ses fonctions pour avoir écrit “Les Femmes et le sexe”, ouvrage dans lequel elle ose traiter de sexualité, de religion et du traumatisme de l’excision, autant de sujets tabous en Égypte.

De 1973 à 1978, elle exerce son métier d’écrivain à l’Institut supérieur de littérature et de science. Puis elle travaille pour les Nations unies en tant que directrice du Centre africain de recherche et de formation pour les femmes en Éthiopie (1978-1980).


En 1981, elle connaît la prison durant deux mois pour s'être opposée à la loi du parti unique sous Anouar el-Sadate. Son livre “Mémoires de la prison des femmes” relate cette période de sa vie. Libérée sous Moubarak, elle fonde en 1982 l’Association arabe pour la solidarité des femmes, qui sera interdite en 1991.

Après son roman “La Chute de l’imam”, publié au Caire en 1987, elle commence à recevoir des menaces de la part de groupes fondamentalistes. En 1993, elle est jugée pour hérésie et condamnée à mort. Elle figure sur les listes noires des intégristes qui exigent qu’elle soit déchue de sa nationalité. On lui reproche ses écrits féministes, ses idées relatives à la religion. On ne lui pardonne pas, notamment, d’avoir soutenu que le pèlerinage était une survivance de rites païens et que le voile était une tradition antéislamique.

Pour échapper à ces menaces, Nawal El-Saadawi part avec son mari pour les États-Unis, où elle enseigne à l'université Duke et à l'université d'État de Washington à Seattle. En 1996, elle revient en Égypte. Le 3 février 2011, elle apporte son soutien aux manifestants de la place Tahrir au Caire. Le 8 mars 2012, elle est à l'initiative, avec sept autres femmes arabes, de L'Appel des femmes arabes pour la dignité et l'égalité.


Nawal El-Saadawi a reçu de nombreuses distinctions, parmi lesquelles le prix du Conseil supérieur de littérature (1974), le prix littéraire de l’amitié franco-arabe (1982), le prix littéraire de Gubran (1988), le prix Nord-Sud du Conseil de l'Europe (2004), Docteur Honoris Causa de l’Université Libre de Bruxelles (2007) et la médaille de commandeur de l’Ordre national du Mérite remise par l’État français (2014).


“Pour faire évoluer les esprits, déclarait-elle lors d’une interview pour Arte en 2013, il faut l’éducation. La démocratie commence dans l’enfance à la maison. La démocratie ce n’est pas une décision prise au parlement qui se décrète un jour. La démocratie c’est un art de vivre. Dès l’enfance, je dois être éduquée pour comprendre et respecter l’égalité, avec mon frère, ma soeur, les gens qui travaillent pour moi. Je dois être un être humain dès l’enfance. Mais parce que le système est malade et inégalitaire, et qu’il existe une oppression sexuelle, une oppression de classe, les enfants sont contaminés par de très mauvaises valeurs contraires à la démocratie. C’est pour ça qu’ils ne peuvent pas être démocratiques de façon soudaine, juste en allant aux urnes. C’est un apprentissage. Il faut éduquer les enfants, comment respecter l’égalité pour que ça coule dans leurs veines. Mais ce n’est pas ce qui se passe. Le système éducatif sert le système politique.” (propos recuellis par Annette Gerlach et Evelyne Herber - http://monde-arabe.arte.tv/nawal-el-saadawi/)

MC


Pour en savoir plus :

http://www.babelmed.net/component/content/article/240-egypt/7013-nawal-el-saadawi-portrait-d-une-militante.html

http://www.wikiwand.com/fr/Nawal_el_Saadawi  

http://libertees.blog.lemonde.fr/2012/01/18/portrait-de-janvier-nawal-el-saadawi-egyptienne-defenseure-du-droit-des-femmes/

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Anniversaire de l'érection de l'obélisque de la place de la Concorde : complainte pour les babouins abandonnés

Anniversaire de l'érection de l'obélisque de la place de la Concorde : complainte pour les babouins abandonnés | Égypt-actus | Scoop.it

Le 25 octobre 1836, après sept longues années d'attente, marquées notamment par un trajet compliqué et mouvementé, l'obélisque de Louxor est installé à Paris. Sur la place de la Concorde, une foule immense est rassemblée et, afin de créer une ambiance "égyptianisante", l'opéra de Mozart "Les mystères d'Isis" est joué. Le roi Louis-Philippe, accompagné de ses proches et de la famille royale de Belgique, assiste à l'érection depuis le balcon de l'Hôtel de la Marine.

C'est un événement hautement symbolique qui marquera à jamais la physionomie de la capitale. Après de nombreuses hésitations, notamment entre la cour carrée du Louvre et l’esplanade des Invalides, la place de la Concorde a été choisie, car le roi souhaite effacer le souvenir de l'emplacement de la guillotine, là-même où périrent Louis XVI et Marie-Antoinette.


Champollion - qui est mort depuis quatre ans déjà - souhaitait que l'obélisque de droite du temple du Louxor, d'une hauteur de 22,37 m, taillé dans le granit rose d'Assouan, "soit présenté tel que le voyaient les anciens Égyptiens". Il espérait aussi que le socle d'origine, bien qu'en mauvais état, soit remonté à Paris. Mais, jugé trop lourd (240 tonnes), il a été laissé Louxor.

Seul l’ornement sculpté a été prélevé et chargé sur le "Luxor". Il s'agit d'une frise composée de babouins, symboles du Dieu Thot en adoration devant le soleil.

Or, il s'avère que Louis-Philippe est plus que réticent sur la représentation de ces babouins : il les juge impudiques et refuse qu'ils soient exposés aux yeux des Français. Leur sort en est jeté : ils seront donc déposés dans la pénombre du Louvre.


Voici l'excellent texte que Charles Boreux, alors conservateur au département des Antiquités égyptiennes du Louvre, a rédigé à l'occasion du centenaire de l'érection de l'obélisque : "L'obélisque est, comme l'on sait, l'un des emblèmes du dieu Râ et les anciens Égyptiens, interprétant comme une sorte d'hymne au soleil les grognements que les cynocéphales ont coutume de pousser au lever et au coucher de l'astre, se sont plu à sculpter, sur chacune des faces est et ouest des bases supportant les obélisques, un groupe de ces singes, dressés sur leurs pattes de derrière, et faisant, de leurs mains levées aux paumes tournées en dehors, le geste de l'adoration. L'un de ces groupes avait été offert à la France, encore une fois, avec l'obélisque lui-même, mais le gouvernement de Louis-Philippe, un peu effarouché, peut-être, par le réalisme avec lequel en sont traités les cynocéphales, paraît avoir redouté, pour ceux-ci, la pleine lumière d'une place publique, et préféra les reléguer dans l'ombre plus discrète du Louvre, où ils occupent, aujourd'hui encore, l'une des places d'honneur de la grande galerie égyptienne du rez-de-chaussée. Je ne puis jamais les regarder sans m'imaginer qu'ils veulent s'élancer, afin d'aller le rejoindre, vers le symbole lumineux dont on les a brutalement séparés ; leur geste fervent, inlassablement continué dans le vide, enferme je ne sais quelle grandeur désespérée et presque tragique."

Un nouveau piédestal sera fabriqué sur les plans de l'architecte Gabriel Hittorff et façonné, dans du granit breton, par l'entreprise Guillastrennec. Il sera orné, en 1839, de dessins retraçant les phases marquantes de l'opération et du nom des personnes ayant participé à la grande aventure.

Quant aux babouins, ils sont demeurés au Louvre, à jamais privés de leur hymne au soleil

Marie Grillot


Plus d’informations :

http://www.musee-marine.fr/sites/default/files/dp_obelisque.pdf

http://www.histoire-image.org/site/oeuvre/analyse.php?i=538

http://www.lanildut.fr/histoire/LanSource024.html

http://peccadille.wordpress.com/2014/05/15/25-octobre-1836-le-jour-ou-lobelisque-se-dressa-dans-le-ciel-parisien/

http://www.insecula.com/oeuvre/O0000903.html

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k508572x/texteBrut

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illustration

détail d’une planche extraite de L’obélisque de Luxor histoire de sa translation à Paris, description des travaux auxquels il a donné lieu, par A. Lebas, 1839, Gallica/BnF

Louis-Philippe a jugé les babouins “impudiques”

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Pierre-André Fontaine's curator insight, October 25, 7:35 AM

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Alexandre Barsanti, le "petit Alexandre" de Maspero, était assurément un grand égyptologue

Alexandre Barsanti, le "petit Alexandre" de Maspero, était assurément un grand égyptologue | Égypt-actus | Scoop.it

C’est dans une famille originaire de Toscane, installée à Alexandrie, qu’Alexandre Barsanti voit le jour le 28 août 1858.
Après avoir suivi quelques études aux Beaux-Arts de Florence, il intègre l’atelier de Giuseppe Parvis, un peintre - ébéniste - décorateur de style orientaliste installé au Caire.
En 1885, Maspero le recrute au Musée de Boulaq. Il commence sa carrière comme sculpteur-modeleur ; puis, accessoirement, restaurateur, déménageur, réparateur, et enfin égyptologue. 
Georges Daressy retrace ainsi sa prise de fonction : "Une de ses premières oeuvres est la restauration de la statuette d'Aphrodite au dauphin, mais c’est une des rares reconstitutions effectuées au Musée, qui préfère montrer les monuments tels qu'ils ont été découverts. Une tâche plus modeste occupe donc ses années de début : celle de préparer les objets pour leur exposition en leur donnant les socles nécessaires, d'exécuter des moulages des principaux monuments du Musée et d'opérer dans les salles de Boulaq, selon les instructions du Directeur général, les changements de place de monuments nécessités constamment par le besoin d'aménager de l'espace pour les nouvelles pièces, dans un local devenu manifestement trop exigu. Sa connaissance parfaite de la langue arabe le rendait précieux pour les rapports avec les ouvriers employés aux travaux de toute nature, si bien qu'il devient par la force des choses le contrôleur de toute la partie technique du Service."

Empli de talents, très débrouillard, doté d’un grand sens pratique, il est devenu très vite indispensable à Maspero qui le surnomme très gentiment "le petit Alexandre" et fait souvent allusion à lui dans les lettres qu'il écrit à son épouse, donnant des nouvelles de sa santé ("Le petit Alexandre a attrapé une ophtalmie"), ou citant des travaux qu'il exécute ("Le petit Alexandre a fini de restaurer les barques de Saqqarah"). 
En avril 1886 Maspero est très heureux de pouvoir pérenniser son poste en tant qu'attaché au musée comme sculpteur-restaurateur. 

En 1890, Barsanti est "envoyé à Abydos pour clôturer les temples de Séti Ier et de Ramsès II, puis à Assiout pour fermer le Stabl Antar. À la suite de ces travaux, M. Barsanti est attaché définitivement au Service des Antiquités et inscrit dans les cadres avec le titre de conservateur-restaurateur le 12 octobre 1891." 
Deux mois plus tard, on le retrouve à Amarna : "C'est le 28 décembre 1891 que j'appris que certains voyageurs organisaient une caravane dans le but d'explorer la montagne et de tenter de découvrir la tombe du roi qui était encore inconnue... Je marchai à l'aventure pendant plus de quatre heures sans rencontrer le moindre indice qui me mît sur la piste de la tombe que je cherchais. Alors, fort las, découragé, je me décidai à retourner sur mes pas..." Et c'est en faisant demi-tour qu'il découvre la tombe du pharaon Akhénaton !
Pendant l'hiver de 1892-1893, Barsanti "accompagne en Haute-Égypte M. de Morgan et les membres de la mission réunie pour commencer le “Catalogue général des Monuments et Inscriptions de l’Egypte”. Il est ensuite envoyé à Qoubbet el Hawa, Kom Ombo, Medinet Habou, Nitocris. En octobre 1900, il mène une étude approfondie du complexe funéraire d'Ounas. Il fouille, pendant trois saisons, le site de Zaouiet el-Aryan. En février 1901, il déblaie à Dahchour quelques mastabas de la IVe dynastie ; il ouvre la pyramide de Zaouiet el Aryan…

Dès le printemps 1902, il est actif dans le déménagement du musée de Guizeh vers le nouveau musée de la place Tahrir dont "l'aménagement est placé sous la responsabilité de Brugsch et Daressy au premier étage et Barsanti au rez-de-chaussée ; c'est à lui qu'échoient tous les monuments lourds et encombrants, comme les sarcophages, dont près de cinquante dépassent les cent tonnes". Le 27 juin 1902, Maspero fait jouer ses relations afin qu'il reçoive sa nomination d’officier d’Académie.
En 1907, Barsanti est nommé Directeur de Travaux. "Commence alors une autre période d'activité pendant laquelle il fait montre de toute l'habileté acquise au cours de sa carrière, achevant dans un espace de temps relativement court des opérations qu'il aurait pu paraître impossible de mener à bien, même dans une période beaucoup plus longue."

On disait de lui qu'il était infatigable. Mais les difficiles travaux qu'il a entrepris, pendant toutes ces années, souvent sous de fortes chaleur, ont fatigué son organisme et tout particulièrement son coeur.
Alexandre Barsanti décède dans la nuit du 24 octobre 1917, d'une crise cardiaque. Georges Daressy rend compte ainsi des derniers adieux : "Tout le personnel du Service présent au Caire tient à accompagner à sa demeure dernière ce bon et gai camarade dont l'existence entière a été un exemple de labeur incessant." 
De Guizeh à Philae, le nombre de sites sur lesquels Barsanti a travaillé est considérable. On ne peut que s'étonner de la discrétion dans laquelle son nom est resté, et le déplorer... 
Marie Grillot

Pour en savoir plus :
"Annales du Service des antiquités de l'Egypte", tome XVII, 1917, par Georges Daressy
"Gaston Maspero, Lettres d'Égypte - Correspondance à Louise Maspero", Elisabeth David, Seuil, avril 2003
http://www.touregypt.net/featurestories/royaltomb.htm#ixzz3Gslj61Su ;
http://books.google.fr/books?id=qHj9b3lSr4UC&pg=PA8&lpg=PA8&dq=atelier+parvis+peintre+caire&source=bl&ots=ql7A9e3V2x&sig=DQ5lsgporwDzexG86T28KgOxg78&hl=fr&sa=X&ei=crVHVKCOB8XzPMr1gdAP&ved=0CCsQ6AEwAg#v=onepage&q=atelier%20parvis%20peintre%20caire&f=false ;
http://ankhesamon.free.fr/page12quartre.htm ;
http://fr.wikipedia.org/wiki/Alexandre_Barsanti ;

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Égypte: attentat à l'université du Caire | L'Égypte sous tension

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Au moins six policiers et trois passants ont été blessés mercredi par l'explosion d'une bombe devant l'entrée de l'université du Caire, au centre de la capitale...
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TV5MONDE : actualites : Egypte: le pouvoir resserre l'étau sur les universités, carrés de la contestation

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Le site de TV5MONDE chaîne internationale de télévision francophone : Les émissions, les programmes, l'information en continu, la météo, la musique, les ressources pédagogiques, le guide des voyageurs et les cultures du monde.
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Quelques suggestions de lecture : ouvrages récents sur l’Égypte et l’égyptologie

Quelques suggestions de lecture : ouvrages récents sur l’Égypte et l’égyptologie | Égypt-actus | Scoop.it

“25 siècles de bains collectifs en Orient - Actes du colloque de Damas, 2009”, par M.-Fr. Boussac, S. Denoix, Th. Fournet, B. Redon (éd.)


“Depuis 2006, Balnéorient mène une enquête sur le bain collectif en Méditerranée orientale, de l’Antiquité (haute époque hellénistique) à l’époque contemporaine. Ce programme fédératif s’était donné pour but d’étudier les divers aspects d’une pratique sociale dans une région qui n’avait jamais encore été prise comme épicentre d’une réflexion menée à la fois sur le temps long et dans un cadre géographique large.

L’ouvrage présent réunit 63 articles, études de cas et synthèses, accompagnés d’une bibliographie commune. Ils examinent le phénomène balnéaire à l’échelle du Proche-Orient et permettent d’en proposer une vision d’ensemble, ne serait-ce que pour en souligner la complexité et mettre en lumière l’extrême richesse du patrimoine thermal de cette région. L’approche diachronique adoptée permet, en particulier, de proposer une autre lecture de l’histoire du bain collectif, ailleurs présentée comme ponctuée de temps forts, que seraient les époques romaine et ottomane, et jalonnée de moments atones ou de périodes de reculs comme la fin de l’Antiquité ou l’époque contemporaine. Au contraire, le présent ouvrage démontre l’extrême richesse et la diversité du patrimoine balnéaire du Proche-Orient, à toutes les époques et dans toutes les contrées sur lesquelles a porté notre étude.”

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“Since 2006 the Balnéorient team has been studying ancient (from the Early Hellenistic period on) to contemporary collective baths in the Eastern Mediterranean. This federative program aimed at examining the various aspects of this hugely attested social practice in an area that had never been, so far, taken as the focal point of a survey on both the longue durée and this wide geographical context.

The present book includes 63 articles, case studies and syntheses, together with a common bibliography. These examine the bathing phenomenon within the broader Middle Eastern context and allow for a panoramic view of the phenomenon that underlines its complexity and highlights the striking wealth of bath-related heritage in this region. The diachronic approach, in particular, suggests a history of the bathing phenomenon across times that differs from the one which was presented elsewhere as being made of peaks, such as the Roman and Ottoman periods, and stagnant phases or declines, such as the end of Antiquity or the modern era. On the contrary, this book demonstrates the extreme richness and diversity of bath-related heritage of the Middle East, in all periods and in all countries in which we conducted our study.” (présentation de l’éditeur)

IFAO, 2014, 4 vol., 1260 pages

http://www.ifao.egnet.net/publications/catalogue/978-2-7247-0642-0/

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“Historical and Archaeological Aspects of Egyptian Funerary Culture - Religious Ideas and Ritual Practice in Middle Kingdom Elite Cemeteries”, by Harco Willems


“Historical and Archaeological Aspects of Egyptian Funerary Culture, a thoroughly reworked translation of Les textes des sarcophages et la démocratie published in 2008, challenges the widespread idea that the “royal” Pyramid Texts of the Old Kingdom after a process of “democratisation” became, in the Middle Kingdom, accessible even to the average Egyptian in the form of the Coffin Texts. Rather they remained an element of elite funerary culture, and particularly so in the Upper Egyptian nomes. The author traces the emergence here of the so-called “nomarchs” and their survival in the Middle Kingdom. The site of Dayr al-Barshā, currently under excavation, shows how nomarch cemeteries could even develop into large-scale processional landscapes intended for the cult of the local ruler. This book also provides an updated list of the hundreds of (mostly unpublished) Middle Kingdom coffins and proposes a new reference system for these.” (présentation de l’éditeur)

Brill, 2014

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“Une seule porte et des demeures - Poèmes”, par Ahmad Al-Shahawy


“Chaque occasion de découvrir en langue française un immense poète contemporain de langue arabe est une merveille. (...) “Une seule porte et des demeures”, le titre de cet ensemble d’Ahmad Al-Shahawy dit beaucoup sur le sens de la poésie du poète, maître d’œuvre d’une poésie qui ne délie pas le sacré du poème. Nous sommes ici dans la lignée des grands poètes soufis d’hier, et la poésie Al-Shahawy est par nature poésie du dévoilement.

Ahmad Al-Shahawy est né en Égypte, en 1960. Journaliste, fondateur de mensuels, directeur de pages culturelles, poète, invité dans les principaux festivals de poésie de la planète, il a malheureusement été victime de persécutions, du fait de l’orientation intérieure de sa poésie, ce que nous dit son précieux traducteur et passeur en langue française, Mohamed Miloud Gharrafi : « Voilà pourquoi le poète fait constamment l’objet d’attaques virulentes de la part des extrémistes religieux en Égypte, l’accusant d’hérésie. Al-Azhar, la haute institution religieuse, a ordonné le retrait du marché de son livre “Recommandations pour l’amour des femmes” et a émis une fatwa appelant les musulmans à ne pas le lire. La réponse du poète est sans équivoque : “Je viole l’obscurité - pour en extraire la lumière.”

Il suffit souvent au poète authentique de deux vers pour signer sa “marque”, à l’image des compagnons constructeurs d’autrefois et de leurs poèmes/cathédrales. Et en le lisant on ne peut qu’être en accord avec les mots de son traducteur/passeur : “Lire l’œuvre de Shahawy, c’est accéder sans rituels au temple de la poésie (…) nous y feuilletons tous les livres sacrés et y voyons plusieurs portes et… une seule demeure : celle de la poésie. (…) A l’instar d’un ascète se contentant du minimum vital tout en aspirant sans cesse à la connaissance divine, Shahawy nous introduit dans l’insatisfaction et la quête permanente du sens occulté par des mots ordinaires.” (...)

Comme nombre de poètes de toutes les époques dont la poésie est reliée au Poème, ainsi qu’à un Principe d’architecture de la vie, Shahawy évoque beaucoup la Femme dans ses vers, une femme proche, sa mère, une femme plus éloignée, celle qu’il aime et qui lui manque, mais aussi la Femme principe, celle dont l’occident a pu parler en tant qu’ “éternel féminin”, ce qui fut aussi l’immense préoccupation de Jung par exemple. De ce point de vue, ou bien le long de cette voie/voix, la réalité du monde est réalité féminine et la femme microcosme reproduit en elle l’œuf macrocosme de l’univers. On le voit, cette poésie ne parle pas du vide sidéral qui envahit cette époque où règne la quantité, mais bel et bien des qualités qui forment le réel de la vie et des vies. On joue ici dans une autre catégorie que celles des minuscules « rentrées » dites « littéraires ». Cela parle de l’éternité de ce qui anime la vie en dedans de l’homme. Des mondes qui palpitent en nous. “ (Malika Hadji, “Recours au Poème”)

Aile éditions, Texte original en arabe et traduction française, 150 pages

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“Lettere ai morti nell'Egitto antico e altre storie di fanstami”, a cura di Gianluca Miniaci


“Piramidi erette verso il cielo, tombe scavate nella profondità della terra, sarcofagi, mummie, libri dei morti e rituali funerari infiniti sono all'origine dell'idea che l'Egitto fosse il più prossimo dei portali di accesso al mondo dei morti. Dietro questo Egitto si nasconde una società di gente comune, che se non trovò spazio in discussioni teologiche e testi religiosi, d'altro canto viveva di cose concrete e quotidiane come possono essere il pane per mangiare o il denaro per vivere. E queste persone erano solite scrivere ai propri defunti per ottenere beni materiali, per questioni di denaro, di eredità, di furti, di malattie, tradimenti, salute, fecondità, ecc. In queste lettere non c'era nulla di solenne; erano lettere irriverenti che venivano deposte nelle tombe, riaperte di continuo a ogni nuova richiesta, e miravano a scuotere il defunto dal suo sonno eterno. Nell'antologia curata da Gianluca Miniaci, oltre a lettere di questo tipo sono raccolti e commentati altri testi che raccontano di fantasmi, di morti e di spiriti, di formule di protezione e metodi per respingere i fantasmi, e anche una storia "senza fantasmi" in cui l'anonimo autore, disilluso da un mondo ultraterreno che non si vede, s'interroga sulla reale prosecuzione della vita oltre la morte.” (présentation de l’éditeur)

Paideia, 2014, 184 pages

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“The Arabian Horse of Egypt”

Photographs by Nasr Marei - Text by Cynthia Culbertson - Foreword by HRH Princess Alia Bint Al Hussein


“Magnificent photographs celebrating the history and splendor of this special breed—new paperback edition

Prized for their stamina and their acclimation to the harsh conditions of the Arabian deserts, the ancestors of the horses that are now recognized as the Egyptian Arabian purebred horse entered Egypt centuries ago, establishing the valuable bloodlines of the breed there. The breeding programs in Egypt therefore became the root source for the finest Arabian horses, attracting passionate enthusiasts from all corners of the world. Artists, poets, and historians have for centuries been inspired by their great beauty and romantic legacy. Nasr Marei is the third-generation owner of a stud farm in Giza, Egypt. His love for and knowledge of the Egyptian Arabian horse, coupled with his sensitive and striking photography, have inspired this visual tribute. His extraordinary photographs, accompanied by text that traces the history and evolution of the Arabian’s journey into Egypt, celebrate the lineage of this living treasure of Egyptian heritage.” (présentation de l’éditeur)

The American University in Cairo Press, 2014, 152 pages

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“Journal d’Egypte - 1963-1965”, par Henri Froment-Meurice

Préface de Robert Solé


“En mai 1963, de Gaulle reprend avec l'Egypte les relations diplomatiques rompues depuis la crise de Suez en 1956. Le Quai d'Orsay désigne l'ambassadeur Henri Froment-Meurice. Dans ce témoignage exceptionnel, il raconte au jour le jour sa mission dans la capitale égyptienne, notamment les négociations sur le retour des professeurs français dans les lycées nationalisés et sur l'indemnisation des biens et entreprises séquestrés.” (présentation de l’éditeur)

L’Harmattan, 2014, 188 pages

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Pour consulter l’ensemble des Unes d’ “Égypte-actualités” : http://egyptophile.blogspot.fr/2014/06/egyptophile-un-recueil-des-unes-dÉgypte.html?view=flipcard


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Un avion contraint d'atterrir au Caire - Le Figaro

Un avion contraint d'atterrir au Caire Le Figaro Un avion de la compagnie néerlandaise KLM venant d'Amsterdam a été contraint aujourd'hui d'atterrir à l'aéroport du Caire, en Egypte, en raison d'une fausse alerte à la bombe, ont indiqué des...
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L'étonnant visage de Toutânkhamon

L'étonnant visage de Toutânkhamon | Égypt-actus | Scoop.it
Représenté avec des traits fins et grâcieux, Toutânkhamon a en réalité plutôt un petit air de famille ...
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L'Égypte veut relancer le pèlerinage sur les pas de la Sainte Famille - La Croix

En présence du premier ministre égyptien, du patriarche copte-orthodoxe Tawadros et de nombreuses autres personnalités, le ministre du tourisme Ahmed ...
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Academics voice concern over ‘mismanagement’ of Juyushi Mosque restoration

Academics voice concern over ‘mismanagement’ of Juyushi Mosque restoration | Égypt-actus | Scoop.it
CAIRO: A series of before and after photos showing the external appearance of the recently restored Juyushi Mosque has drawn the criticism of several archaeologists concerned over what they say is the Antiquities Ministry’s lack of commitment to...
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Le “Titi” cairote à son balcon

Le “Titi” cairote à son balcon | Égypt-actus | Scoop.it

Albert Arié, alias “Titi”, vit au Caire dans le même appartement depuis 79 ans. En réalité, 79… moins 11 années de prison et d’internement pour motif de convictions politiques non conformes aux idées dominantes de l’Égypte nassérienne. Albert est en effet communiste depuis l’âge de 15 ans, influencé par sa soeur aînée qui fréquentait le militant Henri Curiel et par sa lecture de “La Mère” de Gorki.
L’emplacement privilégié de l’appartement a été, au long des années, le balcon donnant sur la place Tahrir, depuis lequel Titi a observé et continue d’épier quotidiennement (après les soins apportés à ses plantes et une consultation très matinale d’”Égypte actualités”) la vie du Caire, les événements qui s’inscrivent dans son histoire.

Juif de naissance, né d'un père turc et d'une mère ashkénaze dont la famille a fui les pogroms, converti à l’Islam pour pouvoir se marier avec une Égyptienne musulmane (alors qu’une loi stipulait que tout citoyen de confession juive avant le 15 mai 1947 devait garder sa religion), il considère l’Égypte, en dépit des humiliations qu’il y a subies dans les geôles du désert, comme une terre de refuge qu’il n’a jamais quittée, sauf pour des voyages à caractère professionnel. 
“De son balcon, il a vu se dérouler l’histoire depuis 1935, au cœur du centre ville du Caire. Pour tourner la page, il semble que nous devons essayer d'oublier. Mais Titi n'a pas oublié : pas un jour, pas un visage, pas de nom. Il emporte avec lui le poids de son histoire personnelle et celle de l'Égypte contemporaine. De son même appartement, il a été témoin de révolutions, d’incendies, d’émeutes. (...) Le balcon est la pierre angulaire de (mon film), il dessine les contours de deux autres espaces qu’il lie entre eux, l’intériorité et l’extériorité. À l’intérieur, la pensée d’une vie passée ; à l’extérieur, celle d’un peuple en devenir. Le balcon constitue la rencontre de deux générations, de deux espaces temps.”
C’est en ces termes que Yasmina Benari présente le documentaire qu’elle a réalisé sur Albert Arié, et qui est en cours de montage final. 

Albert présente et résume ainsi “son” balcon :
“Notre première rencontre eut lieu fin mai 1935. Mes parents avaient décidé de déménager. Leur choix se porta sur un nouvel immeuble au 5A de la rue Boustan (rue du Jardin en arabe). J’accompagnais ma mère pour visiter le dernier appartement encore vacant, au 6ème étage de l’immeuble. Il fallait gravir un échafaudage en guise d’escalier.
J’avais 5 ans e je ne lâchais pas la main de ma mère. Je découvris alors le balcon de l’appartement, un très long balcon à ciel ouvert. On apercevait au loin le Musée du Caire et le Nil sillonné de péniches à voile. Le rue Boustan était bordée de flamboyants à fleurs rouges. Notre choix fut fait et ma mère signa le contrat de location.
Désormais le balcon fait partie de ma vie. Mes premières photos d’enfance y furent prises. J’y photographiais mes amis et mes amours.
Pendant la Deuxième Guerre mondiale, le balcon me permit de contempler le ciel parsemé de projecteurs de la défense anti-aérienne. Le 26 janvier 1952, le Caire brûlait et je ne voyais plus que fumée et flammes.
Je devais quitter mon balcon le 3 novembre 1953. Au bout de 11 années de prison et d’internement, je le redécouvris le 5 avril 1964. On ne voyait plus le Nil. Un hôtel hideux avait été construit au coin de la rue et les flamboyants avaient été arrachés.
Ma vie s’écoula au bord du balcon. Les photos de ma femme et de mes enfants en témoignent. Ce fut ensuite au tour de mes petits-enfants d’y être photographiés.
Le 25 janvier 2011, il y eut un changement de décor. Manifestations, coups de feu et jets de gaz lacrymogène devinrent le quotidien. Je suivais les événements de la place Tahrir de mon balcon et ma rue était devenue le théâtre de barricades et d’affrontements. Et cela continue…
Bientôt, je ne serai plus de ce monde. Mon grand-père et mon père sont morts dans l’appartement ; ce sera mon tour. Mais le balcon, lui, restera, avec d’autres acteurs.”
MC

http://www.yasminabenari.com/#!at-titi-balcony/c1wyg ;
http://panorama15.lefresnoy.net/489/familiar-place-panorama-15 ;
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Pour consulter l’ensemble des Unes d’ “Égypte-actualités” :http://egyptophile.blogspot.fr/2014/06/egyptophile-un-recueil-des-unes-degypte.html?view=flipcard

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Latifa al-Nadi, première aviatrice égyptienne à voler en solo : “J'ai appris à voler parce que j'aime être libre"

Latifa al-Nadi, première aviatrice égyptienne à voler en solo : “J'ai appris à voler parce que j'aime être libre" | Égypt-actus | Scoop.it

Quelques incertitudes continuent de planer sur certains détails de sa biographie, mais il est certain que Latifa (Loutfia) al-Nadi fut en 1933, à l’âge de 26 ans, la première aviatrice égyptienne à voler en solo (la seconde femme au monde après l’Américaine Amelia Earhart, qui traversa l’Atlantique en 1932). Cela à une époque et dans un pays, se plaît-on à souligner, où les hommes avaient encore peur des voitures !

De même, la “légende” veut qu’elle soit montée pour la première fois dans un avion biplace en se cachant et n'ait révélé sa présence au pilote qu'une fois en l'air, en disant qu'elle voulait voir "comment ça faisait".


Contentons-nous ici de ce qui nous est apparu comme des certitudes.

Latifa al-Nadi naît au Caire le 29 octobre 1907. Son père étant soucieux de se plier scrupuleusement aux us et coutumes du pays, notamment concernant le rôle des femmes dans la société, elle reçoit une éducation très stricte, à l'American Girl's College du Caire, un établissement tenu par des Presbytériens.

Après ses études, sous prétexte de travaux en groupe, elle travaille comme secrétaire dans un aéroclub pour, en contrepartie, prendre des leçons de pilotage, deux fois par semaine. Sa mère découvre le stratagème, et décide, en cachette, de lui apporter son soutien tout au long de sa formation.


Latifa réussit à prendre les commandes après 13 heures de pilotage en double avec son moniteur, Mr Carroll. Sa formation durera 67 jours et, le 27 septembre 1933, faisant fi des traditions, elle obtient son brevet de pilote, sur un biplan Gipsy Moth. Elle n’a que 26 ans. Son brevet porte le n°34, ce qui signifie que seulement 33 personnes en Égypte - des hommes uniquement ! - l’ont obtenu avant elle.

On imagine la colère de son père lorsqu’il apprend la nouvelle par les journaux. Mais, sans nul doute guidé par une secrète fierté, il accepte de monter à bord de l’appareil piloté par sa fille qui l’emmène plusieurs fois survoler le Caire et les pyramides. Il devient alors son plus fervent supporter !


Le 19 décembre 1933, elle participe à une compétition dont le programme est un vol en solo aller-retour entre le Caire et Alexandrie, et elle la gagne, précédant 27 autres concurrents, égyptiens et étrangers. Mais, pour un étrange point de règlement tatillon, elle est privée de sa victoire… ce qui n’empêche le roi Fouad de la saluer chaleureusement, la larme à l’oeil, et d’accompagner ses félicitations d’un prix d’honneur de 200 livres égyptiennes. Latifa reçoit également ce télégramme de Hoda Shaarawi, l'une des pionnières du mouvement féministe égyptien et arabe : “Tu as honoré ton pays. Tu nous as permis de relever la tête. Que Dieu te bénisse !”

Portée par les ailes du succès dans un milieu qu’elle fréquente désormais en permanence comme secrétaire générale du Club des Pilotes, celle qui avait déclaré : “J'ai appris à voler parce que j'aime être libre" voit malheureusement sa carrière stopper net, au début des années 50, suite à un terrible accident à l'atterrissage, qui la laisse avec une colonne vertébrale brisée et le visage endommagé.

Pour se faire soigner, elle quitte alors l'Égypte pour la Suisse, dont elle reçoit la nationalité. Elle ne reviendra dans son pays que peu de temps avant sa mort, survenue en 2002.

Un documentaire sur sa vie - “Take Off From the Sand” - a été réalisé par George Wageh en 1996.


“Latifa est devenue un héroïne et un trésor national aux yeux des Égyptiens. Les femmes voyaient en elle une source d'inspiration dans leur lutte pour l'égalité des droits, et de nombreuses jeunes femmes ont suivi son exemple en prenant des leçons de pilotage.” (Alaa al-Aswany, “The New York Times, 8 décembre 2013)

MC


Plus d’informations (en arabe) : http://www.wikiwand.com/ar/%D9%84%D8%B7%D9%81%D9%8A%D8%A9_%D8%A7%D9%84%D9%86%D8%A7%D8%AF%D9%8A

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Egypte-Sissi : "Le combat contre le terrorisme sera long, sanglant" - Afrik.com

Egypte-Sissi : "Le combat contre le terrorisme sera long, sanglant" - Afrik.com | Égypt-actus | Scoop.it
Le Président d'Egypte, Abdel Fattah al-Sissi, a tenu à prévenir ses citoyens que le combat contre le terrorisme sera long, douloureux et sanglant.
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SOS pour le lac Borollos : les eaux, la faune, la flore et les hommes sont menacés

SOS pour le lac Borollos : les eaux, la faune, la flore et les hommes sont menacés | Égypt-actus | Scoop.it

“Sauvons le lac Borollos !” pouvait-on lire dans “Le Progrès égyptien” du 24 mai 2014.

Cette réserve naturelle lagunaire de 600 km⊃2; d’eau saumâtre, presque douce, située entre le Delta et la Méditerranée, serait-elle donc en danger ?


L’ingénieur Gratien Le Père, membre de l’Expédition d'Égypte, écrivait en 1819, dans “Mémoire sur les lacs et les déserts de la Basse Égypte” : “Quant à l’étendue de ce lac, on ne peut pas douter que la mer et le Nil ne l’aient beaucoup augmentée : les  ruines nombreuses qu’on y trouve de toutes parts en sont des témoignages irrécusables. La profondeur des eaux du lac Bourlos n’est en général que d’un mètre : aussi l’on n’y navigue que difficilement. Ce lac reçoit divers canaux dérivés du Nil, dont le plus considérable est le canal de Tabanyeh qui, partant de Semenhoud, l’ancienne Sebennytus, dans la branche de Damiette, se jette dans le Bourlos, près des ruines de l’ancienne Buto, célèbre, ainsi que le dit Hérodote, par les oracles de ses temples de Diane et de Latone.”


Situé sur le trajet de nombreux oiseaux migrateurs, le lac Borollos, aux abords marécageux propices au frai de certaines espèces de poissons (tilapia, chaber…), est également réputé pour son activité de pêche qui fait appel à des techniques remontant à l’Antiquité, comme les filets-pièges en colimaçon. On y voit ainsi régulièrement un ballet de bateaux, à faible tirant d’eau, aux formes variées : des felouques pour la pêche au filet, des sambouques, de grands marakebs à deux mâts et voile latine (sorte de “camions du lac” pour le transport de marchandises) et ces bateaux typiques, équipés d’un chalut rudimentaire, puissants et rapides avec leur voile pouvant atteindre 130 m⊃2; : les “lokafas”, qui ont fait l’objet du magnifique documentaire “Les Voiles de Borollos”, écrit par Patrice Pomey, directeur de recherche au CNRS, et réalisé par Raymond Collet, cinéaste professionnel (http://youtu.be/6YixvXwhBBE).


Mais le lac et ses activités de pêche et de construction de bateaux sont aujourd’hui menacés, à la fois par le modernisme et par des infractions au respect de l’environnement et de la biodiversité. Se proposant de conserver la mémoire de navires d’un autre siècle, le film de Pomey-Collet serait-il un chant du cygne face à des traditions condamnées à disparaître ? On peut le craindre.


“Le Lac Borollos était, jadis, la plus grande ressource de pisciculture en Égypte. De nos jours, ce n’est plus le cas. Le lac est victime d’une multitude d’agressions et d’infractions : travaux de remblais, jet de déchets, constructions… Selon un pêcheur travaillant parmi les forces de sécurisation du lac, Naïm Al Naghia, sécher le lac de Borollos pour en utiliser les terres n’est pas une œuvre de nos jours. (...) En 1960, la superficie du lac se chiffrait à 375 feddans. Certaines superficies ont été transformées en fermes agricoles et piscicoles (...). D’autres superficies ont subi des infractions de construction.” ( Le Progrès égyptien / 24 mai 2014)


Deux années auparavant, Rasha Hanafy soulignait, dans “El-Ahram Hebdo” du 26 septembre 2012, les dommages causés par les pisciculteurs eux-mêmes, et surtout les effets dévastateurs de la pollution due aux déchets déversés dans le lac, provenant du Grand Caire.

Pour faire face à la précarité de leur situation, certains pêcheurs du lac, il y a quelques années de cela, se livraient au trafic clandestin de main-d’œuvre, transportant sur leurs barques des jeunes qui souhaitaient se rendre en Europe, et les emmenaient jusqu’aux côtes italiennes en échange d’importantes sommes d’argent. (El-Ahram Hebdo - semaine du 2 au 8 juillet 2008, numéro 721)

Pour échapper à de telles décisions extrêmes, la contestation des professionnels de la pêche a pris récemment une forme syndicale, afin de tenter de sauver ce qui peut encore l’être. Cela suffira-t-il ? L’article 30 de la nouvelle Constitution, rappelait “Le Progrès égyptien”, stipule la préservation des lacs et la suppression des agressions et des infractions. Ainsi que le soutien aux pêcheurs.

Mais, pour reprendre la conclusion du quotidien, cette législation sera-t-elle appliquée ?

MC


Illustration extraite du documentaire “Les Voiles de Borollos”, de Patrice Pomey, réalisé par Raymond Collet

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German returns statuette to Egypt

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CAIRO: According to his late mother’s will, a German national voluntarily returned an ancient Egyptian Ushabti funerary statuette, which will be displayed at the Egyptian Museum, head of the Antiquities Ministry’s Restored Artifacts Department Ali...
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Tourism Ministry hopes Holy Family travel package attracts 30K tourists

Tourism Ministry hopes Holy Family travel package attracts 30K tourists | Égypt-actus | Scoop.it
CAIRO: Egypt hopes to attract 30,000 new tourists through packages that highlight sites believed to have hosted Jesus and his family on their flight to Egypt, Adel Farid, the head of the Religious Tourism Committee at the Ministry of Tourism told...
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Il disparaissait un 23 octobre.. Honneur au Prince des Poètes

Il disparaissait un 23 octobre.. Honneur au Prince des Poètes | Égypt-actus | Scoop.it

Le poète et dramaturge égyptien Ahmed Chawqi naît au Caire le 25 décembre 1868, d’une famille cosmopolite (père d'origine kurde et tcherkesse, mère d’origine turque et grecque) et privilégiée qui est en bonnes relations avec la cour du khédive d'Égypte.

Après son baccalauréat, il suit des études de droit, puis obtient un diplôme en traduction.

Pendant une année, il travaille alors à la cour du khédive Abbas II Hilmi. Puis il est envoyé par celui-ci  poursuivre ses études de droit en France, où il restera trois années, à Montpellier et à Paris.

Durant son séjour, il s’intéresse à la littérature française, qui trouvera quelque écho par la suite dans ses propres oeuvres.

Son diplôme d'études juridiques en poche, il rentre en Égypte en 1894. Il devient dès lors une personnalité culturelle influente, ce qui n’a toutefois pas l’heur de plaire aux Britanniques qui, suite à la diffusion d’un manifeste écrit pas le poète et lu dans les mosquées et les églises,  décident de l’exiler, en 1914, en Andalousie, où il restera six années.


Son oeuvre littéraire comporte trois volets, correspondant à trois sources d’inspiration différentes : des éloges du khédive ; des oeuvres patriotiques teintées de nostalgie (période de l’exil en Espagne) ; l'histoire glorieuse de l'Égypte antique et de l'Islam. Mais, plus fondamentalement, “ses poèmes, à travers les mots qui jaillissaient de lui pour donner forme à ses combats ou à ses émotions, étaient au fond la voix de son peuple qu’il entendait et qu’il restituait à travers un verbe éclatant. Il y a toujours eu chez cet homme une écoute de ce qui se passait autour de lui, non seulement de son peuple, mais au-delà de son peuple, d’une bonne partie du monde arabe dont il pensait, à tort ou à raison, qu’il était le chantre et l’écho”. (Amina Taha-Hussein Okada, petite-fille du poète).

Ses poèmes, regroupés dans le recueil "Al-Chawqiyyât", sont reconnus comme des chefs-d’oeuvre. Certains ont été mis en musique et interprétés notamment par Oum Koulthoum et Mohammed Abdel Wahab.


Considéré comme l'un des pionniers et une figure majeure de la littérature arabe moderne, où il introduit notamment le genre épique, il est qualifié en 1927 par ses pairs d’“Amir al Cho’âra”, le “Prince des Poètes”, en reconnaissance de son apport immense à la culture arabe, dans le sillage de la “Nahda” (“Renaissance” arabe, à la fois littéraire, politique, culturelle et religieuse).

Il meurt le 23 octobre 1932. Sa maison (Corniche du Nil - Guizeh) est maintenant transformée en musée.

MC


Lire de cet auteur, ci-dessous, le poème “Le Nil”


Pour en savoir plus :

http://www.medmem.eu/fr/notice/ERU00012 (vidéo en arabe)

http://www.wikiwand.com/fr/Ahmed_Chawqi

http://youtu.be/oe5LjSCvE6M (émission “Islam” - 13/01/13)

http://www.cealex.org/pfe/diffusion/PFEWeb/pfe_002/PFE_002_075_w.pdf

***************

Pour consulter l’ensemble des Unes d’ “Égypte-actualités” : http://egyptophile.blogspot.fr/2014/06/egyptophile-un-recueil-des-unes-degypte.html?view=flipcard



Le Nil

“Depuis quand arroses-tu les campagnes

de tes eaux abondantes ?

Et quelle est cette main libérale

qui ne cesse de combler les villes de tes bienfaits ?

Es-tu descendu du Ciel ?

As-tu jailli de l'Eden en ruisseaux argentés ?

Est-ce d'une source, d'un nuage ou d'un déluge

que proviennent ces eaux qui inondent la vallée ?

Sur quel métier as-tu tissé ce tapis de verdure,

toujours renaissant et fleuri, qui recouvre tes rives ?

Lorsque tu te retires, ce tapis se ternit.

À ton retour il reprend sa belle et riante couleur.

À chaque saison, ô merveille !

il se revêt de teintes nouvelles dont tu es l'habile coloriste.

Les siècles n'ont pu tarir tes sources,

et les bassins ont été constamment baignés.

Quel que soit le nombre des convives que tu désaltères et nourris,

tes coupes sont toujours pleines et ta table bien servie.

Les eaux que tu répands se transforment en or,

et les terres que tu noies renaissent à la vie.

Tes sources ont été un mystère

pour ceux qui ont en vain tenté de le pénétrer

aussi bien que pour ceux qui ont cru y avoir réussi.

Le temps qui filtre incessamment tes eaux

n'a pu, durant des siècles, les épurer de ce limon noir comme le musc.

Et tandis que tes ondes, mêlées à ce limon, sont rouges dans les bassins,

elles deviennent d'une blancheur éclatante sur la surface du sol.

Les anciens t'ont adoré parce que tu fus leur providence

Ne devaient-ils pas déifier celui qui les nourrissait

et les comblait de ses bienfaits?

Si jamais une créature méritait d'être élevée au rang des dieux,

c'est à toi seul sans doute que reviendrait cet honneur.

Ton culte fut inspiré par l'amont et la vénération

que les anciens avaient pour toi.

Et le culte d'un dieu n'est qu'un sentiment de vénération et d'amour.

En t'adorant, le peuple rendait hommage, non à un fleuve,

mais à un Océan dont les eaux sont douces et les bienfaits infinis ...

Lié par tes promesses, tu les as toujours tenues fidèlement :

La vallée reçoit de tes mains la vie qui l'anime !

Arrosées par tes eaux, les terres arides et incultes verdoient et fleurissent !

Ces eaux vivifiantes sont la source de la fécondité et de la richesse ...

Les plantes, les hommes et les animaux qui meurent

retournent à toi, qui es, après Dieu, l'âme de

la terre sous laquelle ils disparaissent.”


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(Travel inside + HD) Au lieu de dédommager les places vides, les places occupées seront récompensées. Le ministère du Tourisme égyptien a modifié le règlement de subventions pour les charters étrangers.
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  By Mohamed Abel Monsef and Ahmed Salama Three million people visited Tanta, capital of the Gharbia governorate, to participate in celebrations of the Moulid Al-Sayed Al-Badawy, a carnival that celebrates the birthday of a member of the Prophet...
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Germany lifts travel ban on Luxor and Aswan

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CAIRO: The German Foreign Ministry has eased its travel ban on Nile cruise excursions sailing between Luxor and Aswan, according to a statement on the Egyptian Foreign Ministry’s Facebook page Sunday.
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Nora Griffith : fondatrice du Griffith Institute

Nora Griffith : fondatrice du Griffith Institute | Égypt-actus | Scoop.it

Nora Christina Cobban Macdonald est née le 7 décembre 1870, à Aberdeen, dans une famille de la grande bourgeoisie écossaise. En 1906, lors d'un voyage en Égypte, elle est amenée à rencontrer Norman de Garis Davies, un égyptologue anglais qui est alors à la tête de l'Egypt Exploration Fund.
Cette approche de l'égyptologie constitue pour elle une révélation et elle n'a de cesse, dès lors, de s'adonner à la fascination qu'exerce sur elle l'étude de l'ancienne civilisation.
Elle est pendant quelque temps conservatrice du Musée archéologique d'Aberdeen et suit des cours à l'Université d'Oxford. 
Elle y a pour professeur Francis Llrwellyn Griffith. Spécialiste du démotique, ce grand égyptologue a déjà une belle carrière professionnelle : il a participé aux fouilles de Naucratis et Tanis avec William Flinders Petrie et Edouard Naville en 1884 et 1888. 
En 1909, elle devient sa seconde épouse. 
Elle l'accompagne sur ses chantiers archéologiques et épigraphiques, de la Nubie au Soudan, en passant par Tell Amarna… Elle s'épanouit dans cette nouvelle vie d'égyptologue, aidant son mari dans ses recherches. Elle photographie, copie, relève des inscriptions. Il lui rend toujours hommage dans la préface de ses ouvrages mentionnant le travail qu'elle a effectué à ses côtés.
Dès 1923, elle rédige elle-même notes et publications.

Cette belle femme, toujours active, semble subjuguer ses proches par sa chaleureuse présence et son dynamisme. Très accueillante, elle paraît également être une personne, une amie sur laquelle on peut compter.
Sir Alan Gardiner est admiratif de sa vive intelligence et de ses talents artistiques. Il sait aussi la grande influence qu'elle a eue sur son époux. Il était renfermé, réservé ; au contact de Nora, il a "évolué" de fort belle manière, ne craignant plus de se montrer en société, se rendant à des dîners, pratiquant du sport.

En 1934, après de belles années de complicité et de collaboration, le drame s'abat sur le couple : Francis Griffith meurt, victime d'une crise cardiaque.
C'est avec une immense douleur que Nora perd son mari mais elle va, d'une certaine manière, prolonger leur quart de siècle de vie commune. Elle a à cœur de terminer son énorme travail de publication et d'édition dans le même esprit qu'il l'aurait fait lui-même. Elle poursuit également des chantiers en Nubie en 1934-1936.
Elle meurt d'une appendicite, à 64 ans, le 21 octobre 1937.
Elle laisse la majeure partie de sa succession - qui se conjugue à celle de son mari - à l'Université d'Oxford. Ce legs est constitué d'objets, de livres, de documents, mais aussi d'espèces qui représentent une somme plus que considérable. Cet argent est destiné à accomplir son souhait de créer un institut consacré à l'égyptologie.
"L'Institut Griffith a ouvert le 21 janvier 1939, et il est maintenant au cœur de l'égyptologie à Oxford."
Sur son site, le Griffith Institute définit ainsi son rôle : "Il est au cœur de deux grands projets de recherche, la bibliographie topographique (Porter & Moss) et la Bibliographie égyptologique en ligne (CEO ). L'Institut Griffith abrite également des archives des "choses merveilleuses" contenant la mémoire et la vie collective des travaux de certains des plus grands savants de l'égyptologie, y compris son fondateur Francis Llewellyn Griffith, ainsi que Sir Alan Gardiner et Jaroslav Černý. Peut-être les plus célèbres sont les dossiers de Howard Carter dont le nom est synonyme de la découverte de la tombe de Toutankhamon. L'Institut Griffith fournit des ressources essentielles pour l'étude de l'histoire et de la culture de l'Égypte ancienne et du Proche-Orient, qui peut être accessible directement, ou en ligne."
Lorsqu'il est fait état de la création de l'Institut, le nom de Francis Griffith est toujours cité, mais on omet très souvent de citer Nora, alors que c'est bien à elle que l'on doit "la réussite et le prestige de cette institution".
Marie Grillot

http://theacaciahouse.wordpress.com/2014/02/02/of-admirable-intellect-and-skill-in-draughtsmanship/ ;
http://www.griffith.ox.ac.uk/aboutus-institute.html ;
http://fr.wikipedia.org/wiki/Griffith_Institute ;
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Pour consulter l’ensemble des Unes d’ “Égypte-actualités” :http://egyptophile.blogspot.fr/2014/06/egyptophile-un-recueil-des-unes-degypte.html?view=flipcard

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CAIRO: A woman screams from the pains of labor lying on the street outside of Kafr Al-Dawar hospital in Beheira, as her husband curses the hospital for refusing to admit her in a video that went viral on social media this weekend, prompting many to...
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Arabtec to commence Egypt’s 1M housing unit project by end of year

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CAIRO: The United Arab Emirates’ Arabtec Holding announced in a Sunday statement posted on the Dubai Financial Market (DFM) website that it is about to conclude a final agreement with Egyptian authorities to commence the construction of a million...
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