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6 April High Court sit-in attacked

6 April High Court sit-in attacked | Égypt-actus | Scoop.it

 

 

The 6 April Youth Movement claimed on Saturday night that some of their members were attacked during a sit-in outside the prosecutor general’s office at the High Court building. The group plan to protest outside the courthouse in New Cairo on Monday.

The group, led by Ahmed Maher, published a post on its official Facebook page claiming that the sit-in was attacked by “thugs using birdshot and knives[causing] numerous injuries in the ranks of the youth movement”.

The movement decided to hold a sit-in outside the court, which was announced in a statement published on Saturday evening. The group accused Prosecutor General Tala’at Abdallah of targeting “activists and the media” as well as being biased towards the Muslim Brotherhood. They also announced that they no longer recognise Abdallah’s legitimacy.

 

Joel Gulhane | Daily news Egypt

More : http://www.dailynewsegypt.com/2013/03/31/6-april-high-court-sit-in-attacked/

 

 

*********************

 

In Pictures: 6 April High Court sit-in attacked : http://www.dailynewsegypt.com/2013/03/31/in-pictures-6-april-high-court-sit-in-attacked/
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Un avion contraint d'atterrir au Caire - Le Figaro

Un avion contraint d'atterrir au Caire Le Figaro Un avion de la compagnie néerlandaise KLM venant d'Amsterdam a été contraint aujourd'hui d'atterrir à l'aéroport du Caire, en Egypte, en raison d'une fausse alerte à la bombe, ont indiqué des...
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L'étonnant visage de Toutânkhamon

L'étonnant visage de Toutânkhamon | Égypt-actus | Scoop.it
Représenté avec des traits fins et grâcieux, Toutânkhamon a en réalité plutôt un petit air de famille ...
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L'Égypte veut relancer le pèlerinage sur les pas de la Sainte Famille - La Croix

En présence du premier ministre égyptien, du patriarche copte-orthodoxe Tawadros et de nombreuses autres personnalités, le ministre du tourisme Ahmed ...
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Academics voice concern over ‘mismanagement’ of Juyushi Mosque restoration

Academics voice concern over ‘mismanagement’ of Juyushi Mosque restoration | Égypt-actus | Scoop.it
CAIRO: A series of before and after photos showing the external appearance of the recently restored Juyushi Mosque has drawn the criticism of several archaeologists concerned over what they say is the Antiquities Ministry’s lack of commitment to...
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Egypt’s El-Shorbagy Becomes World’s Number One in Squash

Egypt’s El-Shorbagy Becomes World’s Number One in Squash | Égypt-actus | Scoop.it
Egypt’s El-Shorbagy and Malaysia’s Nicol David
Egyptian athlete Mohamed El-Shorbagy won the US Open final for Squash on Sunday.
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L'Egypte signe le contrat pour un nouveau canal de Suez - Capital.fr

L'Egypte signe le contrat pour un nouveau canal de Suez - Capital.fr | Égypt-actus | Scoop.it
LE CAIRE (Reuters) - L'Egypte a signé samedi des contrats avec six sociétés internationales qui seront chargées de creuser un deuxième canal de Suez,
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Edouard Naville : une foi totale en l'égyptologie

Edouard Naville  : une foi totale en l'égyptologie | Égypt-actus | Scoop.it

Né à Genève le 14 juin 1844, Henri-Edouard Naville reçoit une solide éducation, enrichie par des cours au King’s College de Londres. "Vers l'époque où il terminait ses études, tandis que l'Assyriologie végétait, l'Égyptologie, au contraire, à la suite des étonnants succès de Mariette, de Rougé, de Maspero, se présentait aux esprits curieux de progrès comme une science d'avenir ; ce fut vers elle qu'Edouard Naville orienta ses recherches".

Pour enrichir ses connaissances sur la civilisation égyptienne, il se rend à Rome (hiver 1864), où il fait la connaissance de l'illustre épigraphiste Gian Battista de Rossi, à Bonn (1865), dont l'Université est alors, sous l'impulsion de B. G. Niebuhr, un haut lieu de la philologie classique, à Paris (1866), où il obtient sa licence en égyptologie, et Berlin (1867), où il suit les cours du célèbre égyptologue Richard Lepsius. Celui-ci “le dirigera vers l'étude des textes religieux, le mettra sur la piste du Livre des Morts de l'ancienne Égypte et l'encouragera à entreprendre très tôt des voyages en Égypte, jugeant avec pertinence que seule la vision des lieux permet une véritable connaissance du passé historique”.


De novembre 1868 à avril 1869, Naville est ainsi en Égypte. Il descend jusqu'à Assouan et travaille à relever des hiéroglyphes, des peintures et des bas-reliefs dans toute une série de temples, en particulier des textes relatifs au mythe d'Horus recueillis dans le temple d'Edfou. Ce travail, “auquel il se consacre avec le sentiment de l'urgence devant l'état de dégradation des vestiges”, aboutit à la collecte de cinq caisses de dessins et d'estampes qu’il publiera avec les encouragements de Lepsius et le concours d'un helléniste bernois, d'un établissement lithographique et d'un éditeur genevois. Entre-temps, il effectue un deuxième voyage en Égypte, à l'occasion de l'ouverture du canal de Suez. Le résultat de ses travaux, publié en 1870, attire sur lui l'attention du monde savant.


En avril 1873, il épouse Isabelle Marguerite de Pourtalès, aquarelliste de talent, qui partagera fidèlement sa vie. Elle mènera, à ses côtés, en tant qu'épouse et copiste, 14 campagnes de fouilles car, suivant les conseils de son maître et ami Lepsius, Edouard Naville est, autant qu'il le peut, sur le terrain.

Mais, à chaque séjour, il ne peut que déplorer la dégradation des monuments. Il initie alors l'idée de subventionner le service de conservation des antiquités. Au tout début des années 80, Amelia Edwards qui fait, elle-même, à chaque voyage ce même constat, souhaite protéger l'immense patrimoine pharaonique avant qu'il ne soit trop tard… Elle adhère à l'idée émise par Naville et crée, en 1882, l'Egypt Exploration Fund (EEF).

Ses études sur les bords de la Tamise font de lui un parfait anglophile. Les contacts qu'il y a noués facilitent la recherche des financements pour les premières campagnes : il en sera donc le premier directeur. Ses rapports avec Amelia sont chaleureux, ils partagent la même passion et le même objectif : jusqu'à son décès en 1892, ils échangeront plus de 200 lettres !

Il participe aux fouilles de Tell el-Maskhuta ; en 1885 et 1886, il explore le Wadi Tumilat, puis jusqu'en 1889, le site de Bubastis, où il découvre des tombes dans lesquelles, par milliers, avaient été inhumées des momies et des statuettes de chats.


Mais son grand chantier demeure Deir el Bahari : de 1893 à 1907, il fouille le site, du temple d'Hatchepsout au temple de Montouhotep, poursuivant ainsi les travaux débutés par Mariette en 1858. Il publiera le résultat de ses recherches en six volumes édités par l'EEF entre 1905 et 1909.

Une anecdote intéressante mérite d'être rapportée. En 1898, il a, dans son équipe, un jeune anglais qui a la charge de copier les reliefs peints des murs du temple d'Hatchepsout. Un matin, celui-ci lui signale que son cheval a chuté sur l'arasement d'une structure devant le temple de Mentouhotep et lui suggère de mener des fouilles… mais le secteur est en dehors du territoire de l'EEF et Naville refuse. Ce jeune homme, c'est Howard Carter : en 1900, il reviendra sur place et découvrira ce qui est connu sous le nom de El-Bab el-Hosan, la "tombe du cheval", qui recèle, entre autres, la magnifique statue de Monthouhotep.

En 1910, on retrouve Naville en inspection sur la nécropole royale d'Abydos ; puis, en 1914, il participe à la fouille de l'Osireion avec Gibson et Wainwright, fouille interrompue par la Première Guerre mondiale.

Les publications se succèdent : celle de 1870 sur le mythe d'Horus : “La Litanie du Soleil” en 1875 ; le “Livre des Morts” en 1886 ; “Archéologie de l'Ancien Testament” en 1913, publication fondée notamment sur des tablettes contemporaines des XVIIIe et XIXe dynasties découvertes à Tell el-Amarna…


Il est à l'origine de la première chaire d'égyptologie à l'Université de Genève et, à partir de 1912, il exerce la fonction de professeur d'archéologie dans cette même faculté.

Edouard Naville a toujours été très intéressé par la religion. Il pensait que l'égyptologie "devait surtout l'aider à résoudre les nombreux problèmes que soulève l'étude des textes bibliques, qui furent durant toute sa vie le sujet préféré de ses recherches". Il consacrera d'ailleurs ses dernières années à des recherches bibliques.

Actif et engagé, tout au long de sa vie dans de nombreuses oeuvres humanitaires (Croix-Rouge, Prisonniers de Guerre, Ligue internationale philarménienne, …), il décède dans sa maison de Malagny, dans la commune de Genthod, en Suisse, le 17 octobre 1926, à l’âge de 82 ans.

MC - MG


Pour en savoir plus :

http://www.ees.ac.uk/about-us/delta-deir-el-bahari.html

http://egyptophile.blogspot.fr/2014/06/carter-trouve-une-tombe-sous-le-sabot.html?q=tombe+du+cheval

http://artehistoire.over-blog.com/search/Naville/  

http://www.wikiwand.com/fr/Henri_%C3%89douard_Naville  http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/crai_0065-0536_1926_num_70_4_75338  

http://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_%C3%89douard_Naville

“La Plume, le Pinceau, la Prière ; l'Egyptologue Marguerite Naville”, Collectif,  1914





Illustration The Temple of Deir el Bahari, by Edouard Naville,... Part I. Plates. I-XXIV. The North-Western and of the upper platform...

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Jacques Vandier, de la vallée du Nil au Louvre

Jacques Vandier, de la vallée du Nil au Louvre | Égypt-actus | Scoop.it

Jacques Vandier naît le 28 octobre 1904 près de Lille où il fera des études perturbées par la guerre, puis par des problèmes de santé. Il s'inscrit ensuite à l'École du Louvre et entre à l'Institut catholique de Paris. C'est avec l'un de ses professeurs, l'abbé Etienne Drioton, qu'il découvre la discipline qui orientera sa vie : l'égyptologie.

"Au cours des années passées aux Hautes Études, Jacques Vandier, tout en s'initiant aux subtilités de la syntaxe égyptienne, apprend à connaître des garçons qui suivent les mêmes cours que lui et qui resteront toute sa vie ses camarades. Il y rencontrera surtout celle qui partagera son existence."

Son mariage avec Jeanne Marie Thérèse Vandier d’Abbadie a lieu le 5 novembre 1931 et le couple d'égyptologues oeuvrera, côte à côte, toute la vie.

Jacques Vandier présente sa thèse sur "La famine dans l'Égypte ancienne", puis le couple rejoint l'IFAO au Caire. Ils apprennent à aimer l'Égypte où ils passeront de longues et belles années.

"Il commence sa carrière d'archéologue militant sur le terrain, dans la Place de la Vérité, site majeur de la nécropole thébaine. Du lever au coucher du soleil, il surveille le chantier au milieu d'un nuage de poussière. Après le travail, armé d'une torche électrique, il visite les temples et les tombes : la Vallée des Rois, le Ramesséum, Médinet Habou et tous les autres sites célèbres ou méconnus. Deir el-Médineh est admirablement placé pour cette exploration. Le jour de souk, le dimanche des fouilleurs, il traverse le Nil pour aller à Louqsor et à Karnak. Pourtant il trouve le temps de préparer, en collaboration avec Mme Vandier d'Abbadie, la publication de la tombe de Nefer-Abou, qui comprend, en appendice, tous les monuments de ce personnage disséminés dans différents musées."


Puis, alors qu'il se trouve au temple de Tôd, occupé à relever les inscriptions ptolémaïques, il assiste à une découverte extraordinaire : "Le 8 février 1936, à 16 heures, il voit apparaître, sous le dallage du Moyen Empire que les ouvriers démontent, quatre coffrets de bronze contenant le fameux trésor d'argent et de lapis-lazuli : lingots, cylindres, innombrables coupes importés de Syrie."

Il parcourt les grands sites de la vallée du Nil, se rend à Nubie, puis à Kharga. Intéressé par la période qui précède le Moyen Empire, Pierre Lacau lui confie la "publication du tombeau d'Ankhtifi à Mo'alla, au sud de Louqsor. C'est une chance insigne pour un débutant. En effet, parmi les textes de la Première Période Intermédiaire, il n'existe rien de comparable aux inscriptions biographiques et historiques du prince de Héfat, tant pour le volume de la documentation que pour son intérêt."

Il fera un travail remarquable, connu et reconnu de tous…

Il est approché par Charles Boreux pour prendre le poste de conservateur des antiquités égyptiennes au Louvre. "Le philologue convaincu, pour qui l'égyptologie se limitait à l'étude des textes, se mue en archéologue et en historien de l'art pharaonique." Là encore, il excelle et devient très vite un expert incontournable. "Bien des objets acquis par Jacques Vandier présentent à la fois une valeur archéologique et artistique… L'examen approfondi des objets que les antiquaires lui apportaient sans cesse, ont conduit Jacques Vandier à acquérir une connaissance hors pair des antiquités égyptiennes de toutes les catégories et de toutes les époques. Il avait un jugement sûr, mais ne se fiait jamais à son flair ni à l'impression qu'il retirait de l'examen initial. Il entendait s'entourer de toutes les précautions possibles."


Parallèlement, il enseigne l'archéologie à l'École du Louvre (1940-1955), ainsi qu'à l'Institut Catholique de Paris (1936-1951). Lorsqu’Étienne Drioton, appelé à prendre la tête du Service des Antiquités au Caire, l'informe qu'il n'a plus de temps pour poursuivre "la rédaction de l'Histoire de l’Égypte ancienne pour la collection 'Clio', Jacques Vandier accepte de prendre le relais. Le "Drioton-Vandier" sera dès lors, pour les égyptologues, un "incontournable".

Malgré sa santé fragile, notamment une attaque de poliomyélite en 1955, Jacques Vandier semblait infatigable. "Le mot 'vacances' était pour lui synonyme d'ennui ; il cherchait toujours à les occuper."


Il est très prolifique et ses œuvres demeurent des références. Comment ne pas citer les 11 volumes du "Manuel d'archéologie égyptienne" qui paraîtront de‎ 1952-1964, ainsi que l'édition du "Papyrus Jumilhac "(du nom du château où il fut conservé en Dordogne). Ce papyrus de 9 m, jugé au départ comme peu intéressant, lui avait été apporté dans son bureau au Louvre. Une étude approfondie lui en révèle la grande valeur : il s'agit d'un recueil en hiéroglyphes des mythes et de légendes qui expliquent l'origine des noms de lieux, des centres religieux, des coutumes et des croyances d'une des provinces les moins bien connues de l'Égypte.


Jacques Vandier a eu une vie riche : riche de savoir et riche en relations humaines. L'hospitalité du couple Vandier faisait que dans leur demeure, se succédaient amis et connaissances du monde de l'égyptologie.

Jacques Vandier s'est éteint le 15 octobre 1973. Il me semble difficile de ne pas terminer cet hommage sans les mots magnifiques de Georges Posener (déjà largement cité) : "L'homme était d'une qualité aussi rare que le savant."

MG


"Notice sur la vie et les travaux de M. Jacques Vandier", par M. Georges Posener

http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/crai_0065-0536_1975_num_119_1_13075  

http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/crai_0065-0536_1973_num_117_3_12924

http://www.brown.edu/Research/Breaking_Ground/bios/Vandier%20d%5C'Abbadie_Jeanne%20Marie%20Threse.pdf

Illustration : Jacques Vandier en 1950 -  photo du Griffith Institute
En fond, le Papyrus Jumilhac dont il a réalisé le déchiffrement et l'exégèse

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Pour consulter l’ensemble des Unes d’ “Égypte-actualités” : http://egyptophile.blogspot.fr/2014/06/egyptophile-un-recueil-des-unes-degypte.html?view=flipcard


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Le pharaon de légende Sésostris III déplace de nouveau les foules au musée des Beaux-Arts de Lille

Le pharaon de légende Sésostris III déplace de nouveau les foules au musée des Beaux-Arts de Lille | Égypt-actus | Scoop.it
Depuis jeudi, et jusqu’au 25 janvier, le palais des Beaux-Arts de Lille consacre une vaste manifestation au pharaon Sésostris III. - Région - La Voix du Nord
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Gaza: reconstruction et paix au menu à la conférence

Gaza: reconstruction et paix au menu à la conférence | Égypt-actus | Scoop.it
La section International de Canoe Actualités propose une variété de contenus, articles, vidéos, photos reliés à aux faits marquants aux États-Unis, dans les Amériques, en Europe, en Asie, en Afrique et de part le monde.
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Naguib Mahfouz, premier écrivain de langue arabe à recevoir le Prix Nobel

Naguib Mahfouz, premier écrivain de langue arabe à recevoir le Prix Nobel | Égypt-actus | Scoop.it

Le 13 octobre 1988, le talent du grand romancier égyptien Naguib Mahfouz était honoré par le Prix Nobel de littérature. Pour commémorer cet événement, “Égypte actualités” a fait appel au talentueux traducteur et romancier Khaled Osman.

Nous lui renouvelons notre plus amical merci pour ce précieux apport à notre revue de presse.

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En 1988, il y a de cela 26 ans - déjà! -, le grand romancier égyptien Naguib Mahfouz se voyait décerner le Prix Nobel de littérature, récompense signant l'accueil de l'écrivain au sein de la littérature mondiale.
Cette nouvelle a été accueillie avec une joie immense, non seulement en Égypte et dans l'ensemble de l'aire arabe, mais aussi un peu partout à travers le monde, chez ceux qui connaissaient déjà ou ont découvert à cette occasion la valeur de cet hommes de lettres exceptionnel.
Pour célébrer cet événement heureux, et plutôt que d'ajouter aux centaines d'analyses, d'études et de thèses qui ont souligné - à juste titre - la puissance et la richesse de son oeuvre, on s'attachera dans le texte qui suit à relever quelques paradoxes - certains seulement apparents - autour de cette reconnaissance.


* Un écrivain arabe enfin récompensé par le Nobel : la fin d'une malédiction?
Le jury Nobel a mis bien longtemps (87 ans) à inscrire parmi ses lauréats un écrivain de langue arabe. Plusieurs autres, avant ou après Mahfouz, auraient également pu y prétendre : citons pêle-mêle Taha Hussein, Tewfiq al-Hakim (auquel “Égypte-Actualités” a consacré il y a quelques jours une très belle "une"), Kateb Yacine, Abdellatif Laâbi, Mohammed Dib, et bien d'autres encore. Mais s'il n'en avait fallu qu'un autre, cela aurait assurément dû être l'immense poète palestinien Mahmoud Darwich (et ce manquement est hélas irrattrapable). Depuis, périodiquement, des noms surgissent, tel celui d'Adonis qui revient en boucle chaque année (et fait la fortune des bookmakers londoniens) avant d'être immanquablement infirmé. Finalement, il semble que le couronnement de Mahfouz n'ait pas stoppé la malédiction qui continue de frapper la littérature arabe contemporaine : il l'a simplement désamorcée le temps d'une année.
Un peu à l'image de ce qui s'est passé avec la publication de cette production en Europe. Avec le Nobel, on a pu croire que cette littérature allait enfin accéder à l'universel, et de fait, les traductions de l'oeuvre de Mahfouz ont vu le jour à foison, parfois chez des éditeurs qui n'avaient jamais daigné s'intéresser à cette aire-là. Hélas, cet enthousiasme de circonstance n'a guère duré.
Cela ne signifie pas pour autant que nous n'y avons rien gagné : la stature de Mahfouz a indéniablement attiré vers cette aire culturelle des lecteurs qui n'y seraient probablement jamais allés spontanément, et a ancré chez les éditeurs et critiques d'ici et d'ailleurs l'idée que pouvaient s'y abriter des écrivains capables d'enflammer les imaginaires collectifs par-delà les frontières…


* Un couronnement d'écrivain pour celui qui n'a jamais voulu se définir comme tel...
On a parfois peine à l'imaginer au vu de son oeuvre prolifique, mais Mahfouz ne s'est pas toujours rêvé en écrivain. Lecteur compulsif, il avait lu et continuait de lire dans tous les domaines, aussi bien des oeuvres produites localement que traduites de l'étranger. Mais le champ qui l'intéressait le plus était... la philosophie. Cela explique du reste pourquoi les questions métaphysiques ne sont pas absentes de son oeuvre, comme dans le "Voleur et les chiens", voire en forment la colonne vertébrale, comme dans  "Les Fils de la Médina".
Par ailleurs, à un moment de sa vie, Mahfouz s'est trouvé incapable d'écrire et a pu penser qu'il n'avait plus rien à dire. Heureusement pour nous, ce moment n'a duré que quelques courtes années, après quoi il a pu reprendre le fil d'une oeuvre qui allait nous réserver maints joyaux.
C'est après cette traversée du désert que, sans que sa modestie l'autorise à se définir lui-même comme écrivain, il va tout de même embrasser sa vocation d'auteur en se ménageant - pour lui-même - un rituel d'écriture, et en encourageant avec beaucoup de bienveillance - chez les autres - les talents naissants, comme a pu en témoigner son cadet Gamal Ghitany. En cela, on peut dire que, sans l'avoir toujours pressenti ou voulu, Mahfouz à réussi à incarner à nos yeux une figure particulièrement attachante de l'écrivain.


* Une récompense universelle pour un auteur foncièrement égyptien...
Non seulement Mahfouz s'est rarement déplacé hors d'Égypte - il ne l'a fait qu'à deux reprises, encore était-ce à son corps défendant, contraint par des obligations professionnelles - mais son oeuvre elle-même est profondément ancrée dans la capitale égyptienne, et plus précisément encore dans les quartiers qu'il affectionnait. Lorsqu'il a - une seule fois - planté son décor ailleurs, c'était à Alexandrie - une ville qui lui était tout de même familière puisque c'était son lieu habituel de villégiature - et ce fut "Miramar" et sa formidable pension de famille agitée par le souffle des embruns.
Mais le paradoxe n'est qu'apparent: en explorant au plus profond l'âme de ses voisins de patrie, Mahfouz les a certes peints plongés dans leur milieu local si particulier, mais il a aussi mis au jour avec une lucidité et une profondeur rares les ressorts de leur personnalité. Or, ces ressorts-là ne sont-ils pas ceux qui façonnent l'âme humaine, d'où qu'elle vienne?  
A ce titre, on peut dire qu'en partant d'un environnement extrêmement particulier (voire réduit aux dimensions d'une minuscule impasse, comme dans "Passage des miracles"),  Mahfouz a réussi à toucher à la plus grande universalité.

C'est ainsi que des hommes et des femmes de tous pays se sont reconnus et continuent de s'identifier à ses personnages, aussi éloignés d'eux qu'ils aient pu leur apparaître de par leur naissance, leur personnalité ou leurs valeurs morales (de "l'épouse "soumise" - mais pas tant que cela - de la "Trilogie" au "faiseur d'infirmes" du "Passage des miracles", en passant par le bourreau du "Karnak Café"). Et cela, c'est indéniablement la marque d'un écrivain universel...

Khaled Osman

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On campus in Egypt, a heavy security clampdown | Middle East Institute

At Cairo University's campus, new, black steel walls have gone up. A private security firm has put up surveillance cameras. Guards have bomb-detection devices. Just outside, heavily armed riot police have permanent positions.

Summer vacation ends this weekend, and universities across Egypt are preparing for the return of students with a heavy, pre-emptive security clampdown. The aim is to prevent a resurgence of protests by supporters of Mohammed Morsi, the Islamist president who was removed by the military just over a year ago.

Last school year, universities became the focus of pro-Morsi protests and campuses turned to war zones as police tried to suppress them. But the clampdown now is going beyond supporters of Morsi's Muslim Brotherhood and other Islamists and threatens to silence all political activism in the universities.

It reflects what rights activists have warned is happening nationwide under President Abdel-Fattah el-Sissi: Dissent in general is being snuffed out in the name of fighting Islamists.

University presidents have been given new, unquestioned powers to expel students or fire professors suspected of involvement in protests or any political activities, without independent review of the cases.

In one of his first moves after his inauguration in June, el-Sissi halted the election of university presidents by professors and deans, a practice begun after the 2011 uprising that ousted autocrat Hosni Mubarak. Instead, he reinstated the Mubarak-era practice by which the head of state chooses the heads of universities, a sign of how the post is seen as crucial for keeping control.

Moreover, the government last year ended a traditional ban on security forces entering university campuses, allowing police to move in if the university president invites them, or simply if they feel it is necessary. Elections for student unions, a major venue for campus political activity, have been called off for the time being.

Last week, el-Sissi gave a speech in Cairo University, warning students "not to get involved with malignant activists." He accused an "unpatriotic group" — referring to the Brotherhood — of "seeking to sabotage the nation and using the youth to achieve its goals."

Egypt's universities have historically been an incubator for political activism of all stripes, from hard-line Islamists to secular leftists.

Last year, campuses were a vital lifeline for Morsi's Muslim Brotherhood after security forces shattered the group and its Islamist allies with a nationwide crackdown that killed hundreds of protesters and arrested more than 20,000. Protests were all but crushed in the streets, but they continued almost daily at universities.

The campus protests frequently turned to clashes as police battled with the Islamists. At least 16 students were killed in campus protests, according to the watchdog group Student Watch.

More than 1,000 students were arrested, according to security officials. Many of those have since received heavy prison sentences in mass trials. More than 500 students were expelled or suspended, almost all of them from the Al-Azhar chain of universities, which have large concentrations of Islamist students and saw the heaviest protests.

The protests eased when universities let out in June. Authorities delayed the start of this university school year for nearly two weeks to put security measures in place. With classes starting up nationwide Saturday — a school day here — pro-Morsi activists vow a new wave of protests.

Mahmoud al-Azhari, a student protest leader at Al-Azhar University in Cairo, said the clampdown will only increase student anger.

"After all the killings, the detentions and the expulsions, they (students) will not retreat from pushing for the liberation of their universities," he told The Associated Press.

Bahaa Eddin Abdel-Sadek was the student union head in Al-Azhar University's school of Religion and Shariah law, until he was expelled from the school in the spring. He said he never planned protests, only participated in them and that he was summarily expelled without being notified or given a chance to argue his side.

"There will be more demonstrations, and by students who never joined protests before," he said.

Security officials, in turn, promise to crush any demonstrations.

"If you extend your neck, we will break it for you," a senior official in charge of the "education" section of the National Security Agency — the main internal intelligence apparatus — told the AP when asked what the policy would be. He spoke on condition of anonymity because he was not authorized to talk to the press.

Student activists who oppose both the Islamists and the security agencies say they are being crushed between the two.

"We lost everything, all weight, all voice. There is only terror now," said Mahmoud Radwan, a liberal who heads the student union at the University of Alexandria. "If you open your mouth, if you protest, you are considered Brotherhood, automatically."

Ezz Eddin Abu-Sttait, deputy head of Cairo University, told the AP that the university banned all activities by political parties, because they "exploit ... the presence of large number of young students in one place to recruit members."

But he insisted that "holding political forums or debates is not banned."

Cairo University president Gaber Nasser has told reporters that showing political emblems on campus will be penalized. Nasser has also dissolved all student clubs linked to political groups, according to the head of the Cairo University student union, Hashim Sharaf.

At Cairo University, considered the country's premier institution, heavy new steel walls have been erected at the main gate to provide a space for students to be searched.

A private security firm has been hired that can operate within the campus grounds. They effectively replace the official university guards, who since the 2011 revolution were barred from entering because they were seen as tools of police repression. Surveillance cameras are everywhere.

At Al-Azhar University, the campus walls have been raised to prevent protesters from throwing things at police outside — and the walls have been extended to prevent others from joining the protests. A metal and cement wall surrounds the administrative building, which protesters last year tried to storm.

Applicants to live in the dormitories have been tightly screened to weed out anyone involved in previous protests, said Yousser Hassanian, a media official at Al-Azhar University.

The Youth Affairs Offices at universities, a body that grants permits for student clubs and other activities, are planning to more aggressively promote non-political organizations with activities like beach trips or concerts to pull students away from political activities.

The offices are usually run by student informers for the police, said Osama Ahmed from the Socialist Revolutionaries, a leftist movement. Ahmed said the security agencies are working to clam surveillance all over campuses, with cameras and listening devices.

"The state seeks to deprive us of everything," he said.

Copyright (2014) Associated Press. All rights reserved. This material may not be published, broadcast, rewritten, or redistributed.

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Tanta receives 3 million visitors participating in Moulid Al-Sayed Al-Badawy festival

Tanta receives 3 million visitors participating in Moulid Al-Sayed Al-Badawy festival | Égypt-actus | Scoop.it
  By Mohamed Abel Monsef and Ahmed Salama Three million people visited Tanta, capital of the Gharbia governorate, to participate in celebrations of the Moulid Al-Sayed Al-Badawy, a carnival that celebrates the birthday of a member of the Prophet...
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Germany lifts travel ban on Luxor and Aswan

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CAIRO: The German Foreign Ministry has eased its travel ban on Nile cruise excursions sailing between Luxor and Aswan, according to a statement on the Egyptian Foreign Ministry’s Facebook page Sunday.
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Nora Griffith : fondatrice du Griffith Institute

Nora Griffith : fondatrice du Griffith Institute | Égypt-actus | Scoop.it

Nora Christina Cobban Macdonald est née le 7 décembre 1870, à Aberdeen, dans une famille de la grande bourgeoisie écossaise. En 1906, lors d'un voyage en Égypte, elle est amenée à rencontrer Norman de Garis Davies, un égyptologue anglais qui est alors à la tête de l'Egypt Exploration Fund.
Cette approche de l'égyptologie constitue pour elle une révélation et elle n'a de cesse, dès lors, de s'adonner à la fascination qu'exerce sur elle l'étude de l'ancienne civilisation.
Elle est pendant quelque temps conservatrice du Musée archéologique d'Aberdeen et suit des cours à l'Université d'Oxford. 
Elle y a pour professeur Francis Llrwellyn Griffith. Spécialiste du démotique, ce grand égyptologue a déjà une belle carrière professionnelle : il a participé aux fouilles de Naucratis et Tanis avec William Flinders Petrie et Edouard Naville en 1884 et 1888. 
En 1909, elle devient sa seconde épouse. 
Elle l'accompagne sur ses chantiers archéologiques et épigraphiques, de la Nubie au Soudan, en passant par Tell Amarna… Elle s'épanouit dans cette nouvelle vie d'égyptologue, aidant son mari dans ses recherches. Elle photographie, copie, relève des inscriptions. Il lui rend toujours hommage dans la préface de ses ouvrages mentionnant le travail qu'elle a effectué à ses côtés.
Dès 1923, elle rédige elle-même notes et publications.

Cette belle femme, toujours active, semble subjuguer ses proches par sa chaleureuse présence et son dynamisme. Très accueillante, elle paraît également être une personne, une amie sur laquelle on peut compter.
Sir Alan Gardiner est admiratif de sa vive intelligence et de ses talents artistiques. Il sait aussi la grande influence qu'elle a eue sur son époux. Il était renfermé, réservé ; au contact de Nora, il a "évolué" de fort belle manière, ne craignant plus de se montrer en société, se rendant à des dîners, pratiquant du sport.

En 1934, après de belles années de complicité et de collaboration, le drame s'abat sur le couple : Francis Griffith meurt, victime d'une crise cardiaque.
C'est avec une immense douleur que Nora perd son mari mais elle va, d'une certaine manière, prolonger leur quart de siècle de vie commune. Elle a à cœur de terminer son énorme travail de publication et d'édition dans le même esprit qu'il l'aurait fait lui-même. Elle poursuit également des chantiers en Nubie en 1934-1936.
Elle meurt d'une appendicite, à 64 ans, le 21 octobre 1937.
Elle laisse la majeure partie de sa succession - qui se conjugue à celle de son mari - à l'Université d'Oxford. Ce legs est constitué d'objets, de livres, de documents, mais aussi d'espèces qui représentent une somme plus que considérable. Cet argent est destiné à accomplir son souhait de créer un institut consacré à l'égyptologie.
"L'Institut Griffith a ouvert le 21 janvier 1939, et il est maintenant au cœur de l'égyptologie à Oxford."
Sur son site, le Griffith Institute définit ainsi son rôle : "Il est au cœur de deux grands projets de recherche, la bibliographie topographique (Porter & Moss) et la Bibliographie égyptologique en ligne (CEO ). L'Institut Griffith abrite également des archives des "choses merveilleuses" contenant la mémoire et la vie collective des travaux de certains des plus grands savants de l'égyptologie, y compris son fondateur Francis Llewellyn Griffith, ainsi que Sir Alan Gardiner et Jaroslav Černý. Peut-être les plus célèbres sont les dossiers de Howard Carter dont le nom est synonyme de la découverte de la tombe de Toutankhamon. L'Institut Griffith fournit des ressources essentielles pour l'étude de l'histoire et de la culture de l'Égypte ancienne et du Proche-Orient, qui peut être accessible directement, ou en ligne."
Lorsqu'il est fait état de la création de l'Institut, le nom de Francis Griffith est toujours cité, mais on omet très souvent de citer Nora, alors que c'est bien à elle que l'on doit "la réussite et le prestige de cette institution".
Marie Grillot

http://theacaciahouse.wordpress.com/2014/02/02/of-admirable-intellect-and-skill-in-draughtsmanship/ ;
http://www.griffith.ox.ac.uk/aboutus-institute.html ;
http://fr.wikipedia.org/wiki/Griffith_Institute ;
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Pour consulter l’ensemble des Unes d’ “Égypte-actualités” :http://egyptophile.blogspot.fr/2014/06/egyptophile-un-recueil-des-unes-degypte.html?view=flipcard

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Video of woman giving birth on the street draws social media outrage

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CAIRO: A woman screams from the pains of labor lying on the street outside of Kafr Al-Dawar hospital in Beheira, as her husband curses the hospital for refusing to admit her in a video that went viral on social media this weekend, prompting many to...
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Arabtec to commence Egypt’s 1M housing unit project by end of year

Arabtec to commence Egypt’s 1M housing unit project by end of year | Égypt-actus | Scoop.it
CAIRO: The United Arab Emirates’ Arabtec Holding announced in a Sunday statement posted on the Dubai Financial Market (DFM) website that it is about to conclude a final agreement with Egyptian authorities to commence the construction of a million...
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Six soldats égyptiens tués par une explosion dans le Sinaï

Six soldats égyptiens tués par une explosion dans le Sinaï | Égypt-actus | Scoop.it
" Six soldats égyptiens tués par une explosion dans le Sinaï: LE CAIRE (Reuters) - Six soldats ég... http://t.co/vXSEUF1x6f Press #Yahoo
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“Mouillard, le “Faransawî magnoun” qui, dans le ciel d’Égypte, a découvert l’aviation

“Mouillard, le “Faransawî magnoun” qui, dans le ciel d’Égypte, a découvert l’aviation | Égypt-actus | Scoop.it

Méconnu, voire ignoré, Louis Pierre-Marie Mouillard (30 septembre 1834 - 20 septembre 1897) n’en est pas moins un pionnier de l’aéronautique.
Dans sa belle ville natale de Lyon, au cours de ses années d’école, il collectionne les mauvaises notes... mais prend goût au dessin ! Puis, à partir de 1847, le cancre s’améliore. Il remporte des prix en composition française, en physique et en peinture. Et même un prix d’honneur en gymnastique.
Tout jeune encore, il s’intéresse aux oiseaux et à leur merveilleuse mécanique aérienne. Une indéniable passion qu’il décrira en ces termes dans l’ouvrage de sa vie “L’empire de l’air” (1881) : “Cette étude date de loin. J’avais quinze ans quand le hasard voulut qu’un oiseau produisît devant moi une évolution qui fut pour moi une révélation. Depuis lors, je n’ai plus douté, et je n’ai poussé plus loin cette étude que pour pouvoir persuader ceux qui n’ont pas vu.” 
Après avoir suivi des cours aux Beaux-Arts de Paris, dans l’atelier d’Ingres, il part en Algérie, en 1857, comme exploitant d’une terre agricole. Il n’en oublie pas pour autant de donner libre cours à sa passion, mais ses deux essais de maîtrise de l’air, avec deux ailes d’une surface totale de 12 m⊃2;, ne sont pas très concluants. Première tentative le 12 septembre 1865 : du haut d'un talus, il s'élance et réalise un parcours aérien de 42 mètres en 15 secondes. Le contact avec le sol avec un peu chaotique, à la fois pour le pilote et son engin. Deuxième tentative le lendemain : sous l’effet d’une rafale de vent, les ailes se brisent et l’apprenti pilote souffre d’une luxation de l'épaule. Mais il en est convaincu : l’homme peut voler ! S’il parvient à imiter les manœuvres des oiseaux planeurs, en utilisant les vents modérés, il pourra atteindre des vitesses de l'ordre de 25 à 37 miles par heure.

En 1866, il est nommé au Caire comme professeur de dessin à l’École polytechnique. Il a 32 ans et passera autant d’années en Égypte. Sur la route qui le mène de son domicile, dans le quartier du Mousky, à l’école (quartier d’Abbassieh), il observe les évolutions du grand vautour fauve (milan), maître du vol sans battements : “Ce vol, écrit-il, est si beau qu’il pétrifie, qu’il stupéfie. Chaque fois qu’on le voit, on se morigène de n’avoir pas encore essayé de le reproduire. C’est si simple ! C’est tellement ce qu’on demande qu’on ne désire rien au delà ; on se contente de cette simple et grande allure et on n’en veut pas d’autre.”
Il élabore alors le projet de réaliser, comme l’écrit Gabriel Dardaud, une “géniale transposition aux appareils susceptibles de permettre à l’homme de se déplacer à travers les airs”, de passer du vol des “voiliers” à son imitation mécanique. 
“Ce sont les oiseaux, tous les oiseaux, poursuit Gabriel Dardaud, dans une conférence donnée à l’Aéro Club d’Égypte, le 1er mars 1937, que Louis Mouillard interrogeait. (...)
Il avait une question, une seule à leur poser, un secret à leur arracher, et lambeaux par lambeaux, dans ses pauvres yeux de visionnaire, se précisa la réponse de ses amis les oiseaux : il sut, avant les naturalistes, avant les mathématiciens, comment la nature avait organisé la vie aérienne et la gent ailée ; il sut comment volaient les oiseaux, et, ayant compris leur méthode, il voulut faire voler les hommes et leur donner des ailes.
Lorsqu’il mourut le 20 septembre 1897, il avait l’impression d’avoir totalement échoué. Le secret des oiseaux avait fait de lui la risée de tous les gens de bon sens. Ses essais avaient d’abord inquiété, puis apitoyé les pauvres Arabes qui en furent les témoins aux confins du Caire. En le voyant courir sur les pentes de la Montagne Rouge, les épaules chargées des ailes de toile qu’il s’était fabriquées, en le voyant, des heures entières, couché sur sa terrasse, suivre dans le ciel les évolutions d’un milan, un mot montait (...) à leurs lèvres : “Magnoun el Françaoui, c’est le fou français !”
Or ce fou (...), disparu dans l’indifférence générale, avait découvert une réalité merveilleuse qui transforme aujourd’hui toute la civilisation humaine. (...) Mouillard, dans le ciel d’Égypte, avait découvert l’aviation.”

Le 28 décembre 1913, Jules Védrines, à qui est donné copie du masque funéraire de Louis Pierre Mouillard, établit la première liaison aérienne entre Paris et le Caire. Le 4 janvier suivant, un autre Français, Pourpe, s’envole du Caire et, remontant la vallée du Nil, atteint Khartoum pour revenir au Caire.
MC

Pour en savoir plus :
“L’empire de l’air” (1881) :http://www.archive.org/stream/lempiredelaires01mouigoog#page/n49/mode/2up ;
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/roman_0048-8593_2003_num_33_120_6107 ;
http://calm.sopixi.fr/louis-mouillard.htm ;

Merci à Albert Arié d’avoir attiré notre attention sur ce génial inventeur, nommé citoyen d’honneur d’Égypte, et pourtant si méconnu.
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Pour consulter l’ensemble des Unes d’ “Égypte-actualités” :http://egyptophile.blogspot.fr/2014/06/egyptophile-un-recueil-des-unes-degypte.html?view=flipcard

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Il y a 110 ans Schiaparelli découvrait la demeure d'éternité de la sublime Nefertari

Il y a 110 ans Schiaparelli découvrait  la demeure d'éternité de la sublime Nefertari | Égypt-actus | Scoop.it

Dès le début du XVIIIe des égyptologues - dont les plus renommés comme Wilkinson, Champollion et Rosellini, ou encore Lepsisus ou Brugsh - mènent des fouilles dans la Vallée des Reines (c'est d'ailleurs Champollion qui donnera ce nom à la nécropole).

En 1903, la concession est attribuée aux Italiens du musée de Turin. Les deux années de fouilles, menées sous la direction d'Ernesto Schiaparelli, seront couronnées par la mise à jour de pas moins de 13 tombes. Parmi les plus connues, celles des princes Amonherkhepshef et Khaemouaset qui sont ouvertes actuellement au public.

Mais la plus belle, la plus extraordinaire de leur découverte, a lieu en 1904, sur le versant nord du ouadi principal. Il s'agit de la tombe de Nefertari, grande épouse du pharaon Ramsès II. "À la cour d'Égypte, on l'appelait "Mout la Belle" ou encore "Mout la Divine", mais son véritable nom était Nefertari. On le traduisit par "Celle qui appartient à le Beauté", "Sa belle", "La plus belle de toutes", "La plus belle d'entre elles".


Avec de telles épithètes, de tels superlatifs, peut-on s'étonner que sa demeure d'éternité soit si belle et si parfaite qu'elle constitue le joyau de Ta Set Neferou ?

Lors de la découverte, l'escalier est rapidement dégagé par les ouvriers, mais la porte qui devait protéger la sépulture est ouverte. "Des déblais avaient glissé, pénétré dans la première salle et ce remplissage atteignait presque le plafond", note Schiaparelli. Le sol de la tombe est entièrement recouvert de boue solidifiée.


Voici la première description qu'il fait de la tombe : "Un premier escalier conduit à la salle d'entrée, sur les murs de laquelle on peut déjà voir les belles sculptures qui ornent toute la tombe, qui sont gravées ou peintes sur du stuc, et que malheureusement l'humidité a endommagées. À droite de cette salle s'en trouve une autre décorée de la même manière. De ces deux salles part un escalier conduisant à un palier dominant de quatre marches la salle du sarcophage ; un autre tout pareil est de l'autre côté de la salle ; sur l'un et l'autre reposent deux piliers qui portent le plafond, et tandis que le premier palier a deux petites chambres latérales, le second en a une seule qui ouvre sur le milieu. Les sculptures sont toutes religieuses, et de longs textes qui les accompagnent sont tirés du Livre des Morts."


Le déblaiement est long et fastidieux ; les différentes phases sont notées, relevées et photographiées. Les 135 plaques photographiques qui sont au musée de Turin sont autant de témoignages de l'état dans lequel la tombe apparaît aux découvreurs, puis de l'avancée des travaux.

La porte ouverte constituait aussi le triste signe que cette demeure d'éternité avait été violée et pillée dès l'antiquité. Du fabuleux et royal trésor qu'elle a dû abriter, il ne reste que "de rares objets, au milieu de linceuls déchirés, tout montrait à quel point le viol et le saccage avaient été systématiques". Les pilleurs n'ont laissé que "des scarabées, des fragments du couvercle du sarcophage en granit, et des fragments d'un couvercle de cercueil en bois doré. Une trentaine de "chaouabtis”, de nombreux tessons de poterie… Une des niches ménagées pour les briques magiques dans la chambre funéraire contenait le "pilier Djed en bois cloisonné avec incrustation de pâte de verre qui avait, un jour, décoré la brique. Il est inscrit au nom de la reine Nefertari… Enfin pour finir, humble mais émouvant objet délaissé par les pillards, une paire de sandales en corde…"

Il est intéressant - étonnant ? - de rapporter que "quelques pièces du mobilier funéraire de la reine sont apparues sur le marché des antiquités de Louxor en 1904. Elles ont été rachetées par le musée de Boston. Il y avait là une grande plaque d'argent, une petite plaquette d'or emboutie, un pendentif en bronze, et quatre serviteurs funéraires".


Et qu'en est-il de la momie de la reine ? Il apparaît presque comme un crime de lèse-majesté de relater que seuls les deux genoux ont été retrouvés. A-t-elle, dans des temps troublés, été mise à l'abri dans une cachette royale, l'équivalent de la DB 320 pour les reines ?

Mais l'image de la reine, elle, est demeurée bien vivante ! Car, bien que pillée, violée, martyrisée, la QV 66 recèle de véritables richesses : la richesse de ses peintures et notamment les représentations de la reine. Sur plus de 500 m⊃2;, la féminité affleure, la noblesse est là. La beauté rayonne partout, exprimée, sublimée, dans des scènes peintes dans le goût le plus exquis et dans une palette de couleurs jusqu'alors inégalée… Il nous faut noter une entorse à l'habituelle couleur jaune-ocre destinée à la chair des femmes, celle de Nefertari est résolument de couleur rouge-rose.


Mais "la Vallée des Reines n'est pas réputée pour la qualité de son calcaire. En effet, comme la majorité des roches composant la région thébaine, le calcaire a été fracturé par des tremblements de terre et il est bagué de veines de silex. Par conséquent, il n'est pas bien adapté à la peinture ou la sculpture". Les siècles, les infiltrations, l'humidité ont fragilisé les enduits, et les peintures se délitent, menacent de tomber et de disparaître. Dès 1950, des mesures de sauvegarde sont prises, et la tombe sera ensuite fermée à plusieurs reprises pour consolidation et restauration. La dernière, la plus importante, a été menée par le Getty Institute de Los-Angeles, de 1987 à 1992.


Depuis novembre 1995, la QV 66 n'a été rouverte que très rarement, et pour un nombre confidentiel de visiteurs, notamment ceux pouvant payer une somme conséquente. En juillet dernier, le Conseil suprême des Antiquités a annoncé son projet de construction d'une réplique exacte, grandeur nature de la tombe.

Des manifestations seront organisées, dans la Vallée des Reines, à partir du 15 octobre 2014, pour le 110ème anniversaire de cette magnifique découverte.

Marie Grillot


Plus d’informations

Nefertari, Christian Leblanc, Editions du Rocher 1999

http://www.getty.edu/conservation/publications_resources/pdf_publications/pdf/house_eternity1.pdf

https://www.getty.edu/conservation/publications_resources/pdf_publications/pdf/house_eterniy2.pdf

http://www.getty.edu/conservation/publications_resources/pdf_publications/pdf/house_eternity3.pdf

http://www.carneycastle.com/Nefertari/index.htm

http://www.osirisnet.net/tombes/pharaons/nefertari/nefertari_01.htm

http://www.nileinternational.net/fr/full_story.php?ID=125409

"http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/jds_0021-8103_1926_num_4_1_5659

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5,4 milliards de dollars pour la reconstruction de Gaza - Moyen-Orient - RFI

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En Egypte, la conférence pour la reconstruction de Gaza s'est terminée dimanche 12 octobre. Une conférence où la cinquantaine d’Etats participants se sont montrés généreux puisqu’ils ont...
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Quelques suggestions de lecture : ouvrages récents sur l’Égypte et l’égyptologie

Quelques suggestions de lecture : ouvrages récents sur l’Égypte et l’égyptologie | Égypt-actus | Scoop.it

“Moyen-Orient” n° 24, Octobre-Décembre 2014


‘L’ordre. Voici le maître mot qui plane au-dessus de l’Égypte, au sens militaire, politique, mais aussi au sens moral du terme. Un homme l’incarne : Abdel Fattah al-Sissi. Ce maréchal devenu président en mai 2014, avec un résultat digne d’un régime soviétique (96,9 %), a fait renouer le pays avec son passé le plus glorifié, quand Gamal Abdel Nasser (1954-1970) symbolisait l’Égypte tout entière et le nationalisme arabe au-delà de ses frontières. Il suffit de regarder les affiches et autres objets de propagande représentant M. Al-Sissi : il apparaît tel un lion, entouré de ses deux « pères », Gamal Abdel Nasser et Anouar el-Sadate (1970-1981). Le chaînon manquant entre ces deux générations de dirigeants a été soigneusement retiré des images officielles. Car il ne faudrait pas remettre en question le principal acquis de la révolution de janvier 2011 : la chute de Hosni Moubarak (1981-2011). Abdel Fattah al-Sissi se sent l’héritier de ce soulèvement unique dans l’histoire de l’Égypte et garde un silence approbateur quand on le compare à Charles de Gaulle, cet autre militaire devenu président (1959-1969) dans cet autre pays, la France, qui fit de la Révolution – celle de 1789, cela va sans dire – un marqueur identitaire, un patrimoine historique et politique.

L’Égypte de 2014 a certes besoin de sécurité après trois années de grande instabilité politique, économique et sociale. Mais fallait-il pour cela renverser Mohamed Morsi, le premier président démocratiquement élu en juin 2012 ? Et ce, quelles que soient les opinions de chacun sur les Frères musulmans. Le débat n’est plus aujourd’hui de savoir si l’organisation souhaitait « islamiser » l’État et la société – Olivier Roy rappelle d’ailleurs avec justesse que le pouvoir en place promeut une vision conservatrice de l’islam –, mais si Abdel Fattah al-Sissi est capable de répondre aux attentes de son peuple. La situation est urgente : l’économie est au point mort, les manifestations à caractère social continuent. L’instauration d’un régime fort inquiète.

Près de quatre ans après le soulèvement de 2011, la place Tahrir semble se taire, victime d’un moment de populisme et de nationalisme, d’espoir d’un minimum de prospérité, et de répression. Pour combien de temps ? La rue égyptienne, mais aussi des forces de l’« État profond » capables de tout pour protéger leurs intérêts, y compris de se débarrasser d’un dirigeant devenu gênant, ont montré qu’elles pouvaient se réveiller à chaque instant. Si beaucoup se demandent si un nouveau soulèvement aura lieu, il semble que la révolution égyptienne est encore en train de s’écrire.” (Guillaume Fourmont)

http://www.moyenorient-presse.com/?p=1675#more-1675

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“American Travelers on the Nile

Early U.S. Visitors to Egypt, 1774–1839”, by Andrew Oliver


“A fascinating study of the early American experience in Egypt and the Eastern Mediterranean

The Treaty of Ghent signed in 1814, ending the War of 1812, allowed Americans once again to travel abroad. Medical students went to Paris, artists to Rome, academics to Göttingen, and tourists to all European capitals. More intrepid Americans ventured to Athens, to Constantinople, and even to Egypt. Beginning with two eighteenth-century travelers, this book then turns to the 25-year period after 1815 that saw young men from East Coast cities, among them graduates of Harvard, Yale, and Columbia, traveling to the lands of the Bible and of the Greek and Latin authors they had first known as teenagers. Naval officers off ships of the Mediterranean squadron visited Cairo to see the pyramids. Two groups went on business, one importing steam-powered rice and cotton mills from New York, the other exporting giraffes from the Kalahari Desert for wild animal shows in New York. Drawing on unpublished letters and diaries together with previously neglected newspaper accounts, as well as a handful of published accounts, this book offers a new look at the early American experience in Egypt and the eastern Mediterranean world. More than thirty illustrations complement the stories told by the travelers themselves.” (présentation de l’éditeur)

The American University in Cairo Press, oct. 2014, 424 pages

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“Modern Tahtib”, par Adel Paul Boulad


Le Modern Tahtib est le résultat de l'actualisation d'un art martial millénaire égyptien. Plus de 5000 ans après ses premières transcriptions, il s'est modernisé pour répondre aux besoins d'un art pacifique. Il se compose de mouvements et de joutes (combats) exécutés à l'aide d’un bâton d'1,30 mètre de long dans une ambiance festive et martiale (comme la capoeira) orchestrée par les musiciens et le public.

Moderne, cet ouvrage utilise les nouvelles technologies en embarquant des flash-codes qui ouvrent des sessions internet présentant des séries en mouvement. Ce manuel de progression officielle bilingue français-anglais s'adresse aux débutants comme aux enseignants qui y trouveront un guide d'apprentissage, mais également aux curieux s'intéressant à de nouvelles disciplines martiales, à la culture égyptienne, sans oublier les chorégraphes et les danseurs qui pourront s'en inspirer.

Ce livre comporte :

• Plus de 2000 photos et près de 200 dessins de scènes de combat.

• 70 techniques martiales dont 20 feintes.

• Six formes codifiées avec les techniques et les astuces des différentes écoles.

• Flash codes (QR Codes) lisibles par les smartphones/tablettes pour accéder à des vidéos inédites.

• La bibliographie et les références historiques couvrant 5 millénaires (jusqu’à 2800 av. J-C. !) (présentation de l’éditeur)

Editions Budo, 2014, 240 pages

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“La Tombe Royale d’Akhenaton”, par François Tonic


“Découvrez dans ce livre exceptionnel la tombe du pharaon Akhenaton. Ce roi révolutionna l’Egypte et bouleversa la religion ancestrale en imposant un dieu unique, le disque solaire Aton.

Méconnue du grand public, la tombe d’Akhenaton est un monument historiquement important et propose une architecture et un décor totalement atypique et apparaît comme le précurseur des grandes tombes des Ramsès de la Vallée des Rois.

François Tonic (historien, rédacteur en chef de la revue “Pharaon Magazine”, fondateur de “Toutankhamon Magazine” en 2001) propose une analyse complète de la tombe en s’appuyant sur les travaux historiques et archéologiques les plus récents.” (présentation de l’auteur)

Editions Nefer-IT, 2014, 196 pages

http://neferit.fr/tombe-akhenaton

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“Music Theory in Mamluk Cairo - The ġāyat al-maṭlūb fī ‘ilm al-adwār wa-’l-ḍurūb by Ibn Kurr”, by Owen Wrigh


“The ġāyat al-maṭlūb fī ‘ilm al-adwār wa-'l-ḍurūb by Ibn Kurr is the only theoretical text of any substance that can be considered representative of musicological discourse in Cairo during the first half of the fourteenth century CE. Indeed, nothing comparable survives from the whole Mamluk period, which extends from 1260 until the Ottoman invasion and conquest of Egypt in 1516. But its value does not derive merely from its fortuitous isolation: it is important, rather, because of the richness of the information it provides with regard to modal and rhythmic structures, and also because of the extent to which the definitions it offers differ from those set forth in an interrelated series of major theoretical works in both Arabic and Persian that span the period from the middle of the thirteenth century to the late fifteenth. Alongside the presumption of transregional uniformity these texts suggest, it consequently asserts the significance of local particularism.

Owen Wright provides a critical edition of the text itself, together with a glossary, prefaced by an introduction and a detailed commentary and analysis. The introduction provides immediate context, situating the work in relation to the dominant theoretical tradition of the period and providing biographical information about the author, active in Cairo during the first half of the fourteenth century.”

Contents: Prelude; Introduction; Rhythm; Interlude: performance strategies and formal procedures; Mode; Comparisons; Postlude; Text and edition; Glossary; Bibliography; Index;The ġāyat al-maṭlūb fī ‘ilm al-adwār wa-’l-ḍurūb by Ibn Kurr.

About the Author: Owen Wright is Research Professor of Musicology of the Middle East at the School of Oriental and African Studies, University of London. He is also the author of Touraj Kiaras and Persian Classical Music: An Analytical Perspective and Demetrius Cantemir: The Collection of Notations.” (présentation de l’éditeur)

Ashgate Publishing Limited - New edition, 2 juillet 2014, 357 pages

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“The Woman Who Would Be King : Hatshepsut's Rise to Power in Ancient Egypt”, by Kara Cooney


“An engrossing biography of the longest-reigning female pharaoh in Ancient Egypt and the story of her audacious rise to power.

Hatshepsut—the daughter of a general who usurped Egypt's throne and a mother with ties to the previous dynasty—was born into a privileged position in the royal household, and she was expected to bear the sons who would legitimize the reign of her father’s family. Her failure to produce a male heir was ultimately the twist of fate that paved the way for her improbable rule as a cross-dressing king.  At just over twenty, Hatshepsut ascended to the rank of pharaoh in an elaborate coronation ceremony that set the tone for her spectacular reign as co-regent with Thutmose III, the infant king whose mother Hatshepsut out-maneuvered for a seat on the throne. Hatshepsut was a master strategist, cloaking her political power plays in the veil of piety and sexual reinvention. Just as women today face obstacles from a society that equates authority with masculinity, Hatshepsut shrewdly operated the levers of power to emerge as Egypt's second female pharaoh.

Hatshepsut successfully negotiated a path from the royal nursery to the very pinnacle of authority, and her reign saw one of Ancient Egypt’s most prolific building periods. Scholars have long speculated as to why her monuments were destroyed within a few decades of her death, all but erasing evidence of her unprecedented rule. Constructing a rich narrative history using the artifacts that remain, noted Egyptologist Kara Cooney offers a remarkable interpretation of how Hatshepsut rapidly but methodically consolidated power—and why she fell from public favor just as quickly. The Woman Who Would Be Kingtraces the unconventional life of an almost-forgotten pharaoh and explores our complicated reactions to women in power.” (présentation de l’éditeur)

Crown, October 14, 2014, 320 pages

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Pour consulter l’ensemble des Unes d’ “Égypte-actualités” : http://egyptophile.blogspot.fr/2014/06/egyptophile-un-recueil-des-unes-degypte.html?view=flipcard

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Égypte : l’hôtel le plus somptueux de l’Orient est devenu le palais de la République

Égypte : l’hôtel le plus somptueux de l’Orient est devenu le palais de la République | Égypt-actus | Scoop.it

“Qasr al-Ittihadya” - palais de l’Union, ou palais d'el-Orouba - est l’une des résidences officielles du président de la République arabe d'Égypte. C’estdans le cadre de ce bâtiment prestigieux que s’est déroulée, il y a quelques mois, la cérémonie d’investiture du président El-Sissi.
Il est situé dans le quartier résidentiel d'Héliopolis, au nord-est du centre-ville du Caire. C’est également autour de ce palais qu’eurent lieu de nombreuses et souvent violentes manifestations au cours de la Révolution du 25 Janvier 2011 qui chamboula le destin de l’Égypte.

Conçu initialement pour être un hôtel de luxe, l’édifice est construit en 1908 et inauguré en 1910. Le propriétaire en est le Belge Georges Marquet, également à la tête de nombreux autres hôtels de prestige : le Claridge à Paris, le Negresco à Nice, le Palace et l’Astoria à Bruxelles, le Real à Santander, etc.

Conformément au souhait du baron Édouard Empain, homme d'affaires belge passionné d'orientalisme, rien n’est trop beau dans l’aménagement extérieur et intérieur de l’ “Hôtel le plus somptueux de l’Orient”, offrant le “confort le plus moderne dans un décor de Mille et Une Nuits”. Le bâtiment est dessiné par l’architecte belge Ernest Jaspar, dans le style Héliopolis (synthèse de courants architecturaux arabe, perse et néo-mauresque, teintés d'influences européennes, notamment néo-classiques). Le hall central de 55 mètres de haut, véritable “cœur” du bâtiment, est l’oeuvre de l'architecte français Alexandre Marcel et il est aménagé par le décorateur Georges-Louis Claude dans le goût orientaliste de l'époque, avec des tapis persans, des lampes mauresques…

L’Héliopolis Palace comporte 400 chambres et 55 appartements privés. De nombreuses personnalités y sont accueillies dans la première moitié du XXe siècle, dont le roi des Belges Albert Ier, qui s’exclame, en entrant dans le hall principal de l’hôtel : "C'est une merveille !" 
Le souverain est accompagné de son épouse, la reine Elisabeth, qui se remet à peine d’une typhoïde et vient chercher l’air sec d’Héliopolis, sur recommandation de ses médecins bruxellois, pour améliorer son état de santé. Le couple royal passera ainsi un mois entier en terre égyptienne.

Pendant les deux guerres mondiales, l'hôtel suspend ses activités et est transformé en hôpital militaire (maison de convalescence) pour les soldats britanniques ou originaires des dominions. Puis il conservera sa fonction hôtelière jusqu'au début des années 1960, époque à laquelle diverses administrations publiques s'y installent. En 1972, il abrite le siège de l'éphémère Union des Républiques arabes (Égypte, Syrie et Libye). C’est alors que lui est donné le nom qu’il garde encore : Palais de l'Union.

Dans le courant des années 1980, après des travaux de restauration, il devient l’une des résidences présidentielles officielles.

Pour en savoir plus :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Palais_d'el-Orouba ;
http://english.ahram.org.eg/NewsContent/32/138/103847/Folk/Photo-Heritage/Cairo-hotel-that-became-a-presidential-palace.aspx ;
http://en.wikipedia.org/wiki/Heliopolis_Palace ;
http://www.egy.com/landmarks/98-03-19.php ;
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Pour consulter l’ensemble des Unes d’ “Égypte-actualités” :http://egyptophile.blogspot.fr/2014/06/egyptophile-un-recueil-des-unes-degypte.html?view=flipcard

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Egypt's political parties struggle to find popular strength

Egypt's political parties struggle to find popular strength | Égypt-actus | Scoop.it

Egyptian President Abdel Fattah al-Sisi is surely not accountable for the crisis plaguing political parties, as it is a structural and inherited crisis that started with the emergence and evolution of parties, back when Anwar Sadat allowed their existence in 1977. This crisis continued through the long years of Hosni Mubarak’s rule, during which he constricted the work of parties and prevented dozens of new parties from obtaining a license for the conduct of their business. Add to these limitations other factors from within the parties themselves that led to their weakening and fragmentation. One good example is the leading elite in these parties, which was made of old people who would monopolize the leadership and reject any intellectual renovation, leadership rotation or youth motivation.

Thus, there is no direct relationship between the weakness of the Egyptian political parties and Sisi. The latter has thus far neither helped nor repelled them. However, Sisi is assuming a big and direct responsibility to support the partisan life, rescue parties from their hardships and provide a general democratic climate that respects the constitution and guarantees the conduct of fair elections far from the intervention of either the state apparatus and the political capital and far from the influence of large families in the countryside.

This supports the democratic transformation process. Also, it is of benefit to the Republic of Sisi. The challenges facing Egypt and the region and the ambitious projects that Sisi has put forth require the participation of a broad mass based on negotiations and national consensus between the parties and real unions representing the population. [These challenges and projects] also require the active participation of civil society institutions. This ought to replace Sisi’s popularity, which could degrade or turn against him. In short, the president ought to dispense with the unorganized emotional populism that stood by him against the Muslim Brotherhood in his presidential campaign as soon as possible. He has to lead the regulatory process of such populism on a pluralist basis and through dialogue and national consensus on a strategic vision for the construction and renaissance of Egypt.

Dispensing with populism is a difficult and expensive step both morally and politically, but is urgently required because the circumstances in Egypt, as well as the international and regional context are not suitable for another replica of the idea of Al-Zaim — the president, who is surrounded by fans ready to heed his calls for mobilization and assembly. Gamal Abdel Nasser may have adopted that formula under the circumstances of his era, but history proved the failure of such formula. It proved that Abdel Nasser’s popularity and experience evaporated as soon as he passed away; the political organization that was built by Abdel Nasser when he was in power (the Socialist Union) collapsed and shifted toward supporting President Sadat, who adopted completely different policies from Abdel Nasser.

In this context, Sisi refuses to form a political party because he believes that such party would go through the same failure of the “Socialist Union,” “Misr Party” and “the National Party,” which was led by Sadat and then Mubarak, and was subsequently joined by the opportunists, the pharaoh's servants and statesmen. The party then became part of the state and its bureaucracy.

By no means does President Sisi want to combine the state presidency with the presidency of a new bureaucratic authoritarian party. He might, however, be betting on his ability to mobilize the masses and take advantage of his popularity. Thus, he must review his accounts and bet on an alternative democratic transformation that guarantees wide public participation through parties, unions and active civil society organizations that are able to maintain a balance between the state and the society.

There is no doubt that democratization is not only subject to Sisi’s will, but also to the participation of other sides. Chief among these are the weak political parties, whose number has reached 92 (there were 24 parties before the revolution of 2011) without the citizens feeling a mere sign of their presence. They are mostly elitist parties, with headquarters concentrated in Cairo and other big cities, or on newspapers and websites with limited expansion and influence. Sisi plays a major role in supporting parties and bringing about democratic transformation in light of the following considerations:

First, the weakness of parties, versus Sisi’s popularity and the president’s powers, qualify him to play a crucial role in:

Persuading citizens to politically participate in parties.Persuading the state security apparatus that there is no conflict between trade union and political works on the one hand and confronting violence and terrorism on the other.Marketing the idea of integrating Brotherhood members in the political process, from among those who were not involved in acts violence and terrorism.

The second consideration is how Sisi’s popularity and the broad public view of him as a hero and savior of the nation weakened the political movement generated by the January 25 and June 30 revolutions. Large segments of citizens, especially young people, showed less interest in political action, and at the same time parties joined the populist wave and failed to produce an independent rhetoric. Thus, they did not set conditions for the support of Sisi in the presidential elections or obtain gains to promote the democratization process, including, for example, the re-examination of the election and protest laws and setting a date for parliamentary elections.

Third, Sisi represents both the executive and legislative powers until the election of the new parliament, and therefore he enjoys the authority to change the election law. This law adopts the single-member district electoral system (80% of the seats) and weakens parties in favor of independent MPs. This law also retains the majority electoral system (50% plus one), while the former law adopted the proportional list system, which supported political parties and action and reduced the phenomenon of independent MPs that weakens partisan activity. From another angle, Sisi enjoys the power to determine electoral districts, announce a specific date for the parliamentary elections, activate the legal and social control mechanisms on the financing of political parties and prevent their work on a religious basis, and put an end to the financing by some businessmen of a number of well-known parties.

Fourth, the political parties are in urgent need of a healthy political climate enabling them to review their relationship with citizens and the state apparatus. Since their emergence, political parties suffered the restrictions of the emergency law, the dominance of the ruling party, security prosecutions, the intransigence of the government security agencies, and most dangerously of all, they suffered the systematic traditions of forged elections during Mubarak's rule. The climate of January 25 and June 30 revolutions requires changing this situation so as to provide parties with an ordinary environment to work among the people and with guarantees of the integrity of the elections. This also requires changing the political culture, in particular the relationship between state agencies on one hand and the political parties and the voting process on the other. There is no doubt that the fact that the president is not a member of any political party will support these changes and lead to deep shifts in favor of democratic transformation that will go forward in light of the continued support of the president and the review by the parties of their ideas, programs and activities in the street.

Fifth, the elite controlling the old (pre-revolution) parties and the new political parties must review their ideas, performance and perceptions of their role and relationship with the president and state institutions, and more importantly, its relations with the street and the credibility of its representation of the political and social forces. There are parties that lack popular bases or intellectual or ideological support and therefore dozens of parties have similar programs and political rhetoric. Therefore, these parties must either withdraw from the political scene or enter into alliances with blocs or merge with other political parties. In this context, it is necessary to renew the leadership of the parties, ensure a real alternation of power in leadership positions and stop all forms of personal rivalry, political opportunism and double standards in dealing with general national issues.

The above considerations underscore the need to support and develop political parties and the necessity that Sisi maintain his independence from these parties and play a pivotal role in supporting them and changing the political culture of the Egyptians. In this respect, the parties must help him in light of their shared responsibility and they must have one clear objective that is benefiting from Sisi’s popularity to support and organize political movement through strong parties able through alliances or large national blocs to maximize the capabilities of Egypt and Sisi’s Republic to face of the local and external challenges and achieve stability, development and social justice.

Egypt has seen in previous eras presidents who have enjoyed popularity, one political party integrated in the state apparatus and led by the president, as well as reliance on the security services and the prevalence of the security aspect over the political aspect.

All these experiences have proved to be failures, and there is no need to repeat failures. Let us try the democratic transformation formula based on abiding by the constitution and supporting political parties, independent trade unions, local government and civil society. This approach ensures the success of Egypt in achieving stability, changing its image in the world and restoring its soft power to become a democracy and development role model to the region's countries.



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Xavier Marmier, un homme de lettres précurseur du tourisme moderne

Xavier Marmier, un homme de lettres précurseur du tourisme moderne | Égypt-actus | Scoop.it

Romancier, poète, traducteur des littératures du Nord, professeur, rédacteur en chef de la “Revue germanique”, bibliothécaire, académicien, bref ! homme de lettres, Xavier Marmier (22 juin 1808 - 11 octobre 1892) est considéré comme un “passeur culturel” qui a su allier la plume au goût du voyage.

Ce besoin de l’ailleurs le conduit non seulement loin de sa Franche-Comté natale à… Paris, mais également au-delà des frontières : plusieurs expéditions maritimes en Islande et en Scandinavie ; puis d’autres périples plus ou moins lointains aux Pays-Bas, en Finlande, en Russie, en Pologne, au Moyen-Orient, en Algérie, en Amérique du Nord et du Sud.


De son passage en Syrie, en Palestine et en Égypte, bien que ne se reconnaissant “ni savant, ni archéologue”, mais puisant des explications chez les auteurs qui ont déjà, selon lui, "assez disserté sur le sujet", il retient cet enseignement : “Ce qui donne aux voyages en Orient tant de supériorité sur ceux que l’on peut faire dans le Nord, c’est ce magnifique souvenir des anciens temps qui rayonne sur la misérable stérilité des temps modernes”.

On se plaît à souligner, dans sa personnalité de précurseur du tourisme moderne qui veut “voir les lieux où le soleil se lève”, des qualités d’observation, un attrait pour le pittoresque que ne connaissent pas “les voyageurs qui ont besoin de guides et d’intermédiaire”, car ils perdent “une foule d’observations intéressantes et de petites jouissances indéfinissables que nulle satisfaction matérielle ne peut compenser”.


Puisons une illustration de ce sens affiné de l’observation dans la description que l’auteur propose du Caire dans son ouvrage “Du Rhin au Nil”, publié en 1847. On y remarquera, clairement affichée, son admiration pour l’oeuvre “de grandeur et d’embellissement” de Méhémet-Ali (il sera le dernier à en tracer un portrait” français”), mais également des descriptions attestant d’un abîme avec la mégapole surpeuplée et chaotique que nous connaissons aujourd’hui. Lisons plutôt :

“À sept heures du matin, le mouvement du Caire commence ; au coucher du soleil, il cesse tout à coup comme par enchantement. On dirait une mer bruyante aplanie en un instant par un grand calme. Boutiques et ateliers, tout est clos, et tous les habitants sont rentrés dans leur demeure. Nul quartier n’étant éclairé, celui qui, à cette heure de solitude et de silence, se trouverait encore dans les rues, est obligé d’avoir un fanal allumé et serait mis à l’amende s’il ne prenait cette précaution.

“Pendant le jour, cette grande ville peuplée de tant de races différentes, cette ville de trois cent mille âmes se meut, marche, travaille, et se récrée avec la tranquille régularité d’un rouage d’horloge, ou d’une ville hollandaise.

“Dans les nombreuses excursions que j’y ai faites, tantôt d’un côté et tantôt de l’autre, je n’y ai pas vu une seule rixe, et n’ai pas été témoin d’une seule scène de brutalité. Je ne pourrais en dire autant des principales cités de l’Europe. Ce qui frappe surtout l’étranger dans les villes d’Orient, et plus encore dans une ville aussi populeuse que le Caire, c’est l’austère réserve des hommes envers les femmes. Non seulement il n’est pas permis de s’approcher d’elles, de les aborder, mais un musulman qui rencontrerait sur son passage son épouse légitime, sa soeur ou sa fille, n’oserait la saluer. (...)

En établissant un règlement de police et de discipline dans sa capitale, Méhémet-Ali en a facilité l’exécution par les travaux qu’il a ordonnés dans les quartiers les plus habités et les rues les plus étroites. On ne saurait se faire une idée de tout ce qu’il a, depuis une dizaine d’années, déblayé, démoli et reconstruit. Il semble qu’il ne soit content que lorsqu’il entend du salon de son palais le bruit des charrettes qui enlèvent des décombres, des scies qui tranchent les blocs de pierre ou des truelles qui crépissent un mur.”





Plus d’informations :

http://books.google.com.au/books/about/Du_Rhin_au_Nil.html?id=6u9aAAAAQAAJ

Jean-Marie Carré, “Voyageurs et écrivains français en Egypte”, tome deuxième, 1956

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Pierre-André Fontaine's curator insight, October 11, 1:25 AM

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