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"Lexique du Moyen Égyptien avec une introduction grammaticale et une liste des mots présentés selon le classificateur sémantique", par Jean Winand et Alessandro Stella

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Présentation du volume

 

À côté des dictionnaires généraux qui embrassent plusieurs états de la langue égyptienne, comme le classique Wörterbuch der ägyptischen Sprache d’Erman et Grapow ou le Großes Handwörterbuch de Hannig, on déplore l’absence d’outils modernes dont le premier public sont les étudiants qui commencent l’étude de la langue égyptienne.

Le volume qui est présenté ici est un lexique moyen égyptien – français. Son but avoué est d’abord de rendre service aux étudiants qui entament un premier cycle d’étude en moyen égyptien. Ce n’est donc pas un dictionnaire scientifique de référence. Son ambition est limitée : d’abord par le nombre de mots retenus (env. 2500), ensuite par le nombre restreint de renseignements qu’il contient. Le lecteur trouvera pour chaque mot une graphie, jugée la plus représentative, la transcription, l’appartenance à une classe de mots, et une traduction standard. On retiendra toutefois deux innovations majeures : d’abord, le regroupement des mots en fonction de la racine ; ensuite, une liste des mots classés en fonction du classificateur sémantique.

Le corpus considéré est, en gros, l’égyptien classique (textes littéraires et textes d’affichage) et le moyen égyptien (textes de la pratique). L’ère chronologique couverte va de la Première Période Intermédiaire jusqu’à la xviiie dyn.

En préambule, le lecteur trouvera une présentation générale, volontairement réduite, de l’écriture hiéroglyphique, de l’histoire de la langue égyptienne, de la formation des mots, et un aperçu synthétique de la grammaire de l’égyptien classique.

 

Notice des auteurs 

 

Jean WINAND est professeur ordinaire à l’Université de Liège et Doyen de la Faculté de Philosophie et Lettres. Ses domaines de recherche sont la langue et la philologie de l’Égypte ancienne. Il a publié, entre autres, Études de néo-égyptien. La morphologie verbale (1992), Grammaire raisonnée de l’Égyptien classique(1999, avec Michel Malaise), Temps et Aspect en égyptien. Pour une approche sémantique (2006).

 

Alessandro STELLA est doctorant à l’Université de Liège, où il étudie les verbes de perception visuelle en égyptien ancien selon une perspective diachronique. Ses domaines de recherche sont la lexicologie, la lexicographie, la sémantique lexicale et la philologie.

 

Presses universitaires de Liège, 2013, 250 pages

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revue de presse sur l'actualité culturelle, archéologique, politique et sociale de l'Égypte
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Pour suivre l'actualité de l'Égypte...

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Egypte-Hamas : une médiation impossible ?

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Par Léa Baron

Ces derniers jours, le Secrétaire général de l’ONU Ban Ki-Moon et le secrétaire d’Etat américain John Kerry se sont pressés en Egypte où se déroulent les négociations d’un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas. Mais le groupe islamiste palestinien qui n’a pas été consulté en amont, a refusé de signer un premier accord proposé le 15 juillet. Ce refus a mis, à nouveau, en lumière des tensions dans les relations politiques qui unissent l’Egypte au Hamas depuis des années. Explications.

Égypte-bande de Gaza : union politique
L'Égypte partage bien plus qu’une frontière avec la bande de Gaza. De 1948 à 1967, le Caire a gouverné ce territoire palestinien avant la guerre des Six jours et la conquête par Israël. Pendant cette période notamment, un lien politique s’est tissé : « La situation des Frères musulmans dans la bande de Gaza a toujours été dépendante du niveau de tolérance que les Égyptiens accordaient à la confrérie égyptienne », explique Leïla Seurat, docteure en sciences politiques et auteure d’une thèse sur la politique étrangère du Hamas depuis 2006. Le Hamas mouvement politique islamiste est une branche des Frères musulmans en Palestine.

L’Égypte : un médiateur privilégié
« L’Égypte a souvent été impliquée mais l’a été davantage après la partition entre la bande de Gaza et la Cisjordanie en juin 2007 », explique Aude Signoles, spécialiste du Proche Orient, universitaire à Science Po Aix-en-Provence et chercheure associée à l’Iremam . « Au départ, Israël ne voulait pas négocier directement avec le Hamas, considéré comme une organisation terroriste et qui tenait la bande de Gaza. (…) Israël cherchait des médiateurs. L’Égypte en tant que voisin était le bienvenu. »
L’Égypte joue donc régulièrement le rôle de médiateur notamment lors des dernières opérations israéliennes : Plomb durci (2008) et Pilier de défense (2012). Comme le rappelle Leïla Seurat, « le conseil supérieur des forces armées qui gérait les affaires de l’Égypte après la chute de Moubarak » s’est également occupé des négociations concernant la libération du soldat israélien Gilad Shalit contre 1027 prisonniers palestiniens.

Une confiance limitée
Ce rôle accru de l’Égypte n’est, tout d’abord, pas très bien vue par le Hamas qui nourrissait une certaine « suspicion », « parce qu’à l’époque d’Hosni Moubarak (président égyptien de 1981 à 2011, ndlr), le gouvernement égyptien était beaucoup plus proche de son ennemi le Fatah, la Cisjordanie, donc de Mahmoud Abbas, le chef de l’Autorité palestinienne », indique Aude Signoles.
Hosni Moubarak accédait alors très peu aux demandes du Hamas concernant l’ouverture de la frontière avec la bande de Gaza. « Il répondait plus favorablement aux appels d’Israël qui lui demandait de bombarder les tunnels et de ne pas laisser se développer cette économie parallèle. Ce n’était pas un gouvernement objectivement pro-Hamas », explique Aude Signoles.

Désaveu des Frères musulmans
Ce lien unissant les Frères musulmans de la bande de Gaza et d’Égypte s’est renforcé après l’accession à la présidence égyptienne en 2011 de Mohamed Morsi, ancien chef de la confrérie. En dépit de ce contre-pouvoir que constituaient une armée très puissante et les services de renseignements « le Hamas a pu bénéficier d’une certaine sympathie de Morsi », indique Leïla Seurat.
Le Hamas accepte plus facilement la proposition de cessez-le-feu avec Israël en 2012 lors de l’opération Pilier de défense. Mais pas question d’idéaliser pour autant la relation qui se noue des deux côtés de la frontière.
Les Palestiniens de la bande de Gaza attendaient un peu plus de soutien économique et pas seulement politique de la part de Morsi. En vain. « Il ne faut pas non plus penser que les Frères musulmans égyptiens ont été totalement du côté du Hamas, souligne Aude Signoles. Ils ont poursuivi la politique de bombardement des tunnels (reliant l’Égypte à Gaza, ndlr) que demandait l’État d’Israël. (…) Un peu plus loin, à la frontière sud-est dans le Sinaï, des groupes de Bédouins ont été vu par le régime de Morsi comme de potentiels déstabilisateurs de cette frontière avec Israël où ils auraient attaqué plusieurs postes de police. Ces actions pesaient négativement sur le tourisme dans cette région. On suspectait des liens de contrebande ou économique entre ces groupes de Bédouins et le Hamas. Donc les Frères musulmans égyptiens ont continué leur politique de surveillance et de fermeture de cette frontière pour mettre fin à l’économie informelle des tunnels. Le passage des personnes s’est amélioré mais pas celui des marchandises. »

Divorce avec Sissi
Le 3 juillet 2013, l’éviction de Morsi par le coup d’État du maréchal Sissi qui devient président en juin 2014, change la donne pour les Frères musulmans. La destruction des tunnels qui assurent une rentrée d’argent au Hamas grâce aux taxes prélevées sur les échanges de marchandises, s’accélère. « Sissi a considéré (le Hamas, ndlr) comme une organisation terroriste au même titre que tout le leadership des Frères égyptiens, qui sont en prison », explique Leïla Seurat. « Et puis surtout, les Palestiniens ou quelques dirigeants du Hamas présents en Egypte, ont été diabolisés, pourchassés, emprisonnés, parce que les Frères musulmans ont été étiquetés par le régime de Sissi comme des terroristes », souligne Aude Signoles. C’est ce qui ressort de ses dernières actions. Cette opposition s’est confirmée ces derniers jours lorsque l’Egypte n’a pas consulté le mouvement palestinien avant de déposer la proposition de cessez-le-feu le 15 juillet dernier. Le sens de la communication s’est inversé. Désormais, c’est d’abord avec Israël que l’Égypte négocie les conditions d’un accord.

Sur le plan de la sécurité, les Égyptiens « considèrent que le Hamas est responsable de certaines attaques commanditées par certains membres du Hamas et de sa branche militaire sur le territoire égyptien, explique Leïla Seurat. C’est un dossier de sécurité auquel très peu de personnes ont accès. Mais a priori, les Égyptiens ont un dossier assez conséquent sur l’implication du Hamas sur la scène intérieure égyptienne. Notamment sur la destruction de la prison égyptienne Wadi el-Natroun en 2011 (lien en anglais) qui a libéré une partie de la direction politique des Frères musulmans dont Mohamed Morsi alors présent dans cette prison. »

La bande de Gaza : personne n’en veut
Mais la position actuelle de l’Égypte révèle une réalité : « Personne ne veut de la bande de Gaza alors que la donne est différente sur la Cisjordanie », souligne Aude Signoles.
« L’Égypte ne veut absolument plus s’occuper de la bande de Gaza », explique également Leïla Seurat. Mais Israël qui ne veut pas d’un État palestinien, souhaite détacher Gaza de la Cisjordanie quitte à laisser la bande de Gaza à l’Égypte.
Israël aurait donc aussi intérêt à garder un Hamas affaibli politiquement mais toujours efficace militairement pour gérer ce territoire palestinien : « Si le Hamas est trop faible pour exister militairement et surtout politiquement, pour gérer plus d’un million d’habitants, il n’y a plus personne si ce n’est des groupuscules armés djihadistes vraiment anti-israéliens, explique Aude Signoles. Personne n’y a intérêt. Pas plus Israël que l’Égypte car cela pourrait être une base arrière de groupes pouvant semer la zizanie en Égypte et le trouble sécuritaire à la frontière israélienne. »

Intérêt régional et national égyptien
L’implication égyptienne dans les négociations pour un cessez-le-feu entre Hamas et Israël illustre aussi une nouvelle volonté du Caire de marquer sa présence sur les scènes politiques internationale, régional et nationale. « Pendant sa présidence, Mohamed Morsi avait été très centré sur une problématique intérieure. L’Égypte était considérée comme s’étant elle-même mise à l’écart, trop préoccupée par des problématiques internes et ne pouvant plus jouer son rôle de chef de file régional », observe Aude Signoles. Sissi veut se démarquer de son prédécesseur pour dire aux Égyptiens, "regardez c’est le grand retour de la grande Égypte qui a son mot à dire dans le conseil régional et qui peut être médiateur dans bien des dossiers. L’Égypte n’est pas affaibli, c’est une puissance qui compte !" » Le président Sissi compte ainsi redorer son blason auprès d’autres puissances internationales après avoir été remise en cause lors de son coup d’état.
Dans la région, d’autres acteurs pourraient entrer dans le cercle des négociations entre Hamas et Israël : la Turquie et le Qatar, soutiens politique et financier des Frères musulmans palestiniens. Deux pays qui entretiennent de très mauvaises relations avec l’Égypte de Sissi qui veut rester maître des règles de ce « jeu » diplomatique.

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Le mikyâs de Rodah : une colonne coudée pour le Nil

Le mikyâs de Rodah : une colonne coudée pour le Nil | Égypt-actus | Scoop.it

Le nilomètre (“mikyâs”) de l’île de Rodah, au Caire, a été construit en 861 (ou 716 ?), selon la double inscription des côtés nord et est du puits mentionnant le nom de l’intendant des travaux. C’est la construction islamique la plus ancienne conservée en Égypte, après la mosquée de ‘Amr (642).

“Le bâtiment, construit en pierre finement taillée, est situé au sud de l’île de Rodah. Il a la forme d’un puits, relié au fleuve par trois tunnels répartis sur trois niveaux, qui fonctionnent selon le principe des vases communicants. Le puits est de plan circulaire en bas et rectangulaire en haut. Une grande colonne en marbre est placée au centre de la cavité. Elle repose sur une base en pierre et est surmontée par une poutre en bois d’acacia inscrite en kufique. Cette colonne à chapiteau corinthien est scandée sur son fût de repères correspondant à la mesure d’une coudée romaine (54 cm). Un escalier en pierre permet d’accéder jusqu’au troisième niveau. Les murs intérieurs sont ornés de niches en ressauts à arcatures légèrement brisées soutenues par des colonnettes. Ce type d’arc semble provenir des régions orientales du monde islamique.” (revue “Qantara”)


Le nilomètre avait pour fonction de mesurer le niveau des crues du Nil, ces dernières étant la condition obligatoire pour une bonne saison agricole. La mesure relevée servait aussi de base pour déterminer le montant des taxes que la province égyptienne devait payer au califat.

“D’après Mahmoud Bey, le zéro du mikyâs est à 8 m.65 au-dessus du niveau de la Méditerranée ; le point le plus élevé est à 17 m.83 d’alt. Quand les eaux du Nil sont basses, elles couvrent 7 coudées du mikyâs. A 15 coudées 16 kirât, le fleuve atteint la hauteur nécessaire à une bonne irrigation de la vallée du Nil. Le cheikh des mesurages proclame alors l’”Ouéfa”, après quoi on procédait autrefois au percement des digues des canaux d’irrigation : c’est aujourd’hui le signal de fêtes bruyantes au Foum el-Khalig.” (guide Baedeker, 1908)

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Pour consulter l’ensemble des Unes d’ “Égypte-actualités” : http://egyptophile.blogspot.fr/


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Sinai Cement begins preparations for coal usage

Sinai Cement begins preparations for coal usage | Égypt-actus | Scoop.it
Sinai Cement begins preparations for coal usage.
(AFP File Photo)
Sinai Cement Company (SCC) has contracted Danish engineering company FL Smidth to provide the equipment for it to start working using coal, the company revealed this week.
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Possible absence of small parties in parliamentary elections, coalitions on rise

Possible absence of small parties in parliamentary elections, coalitions on rise | Égypt-actus | Scoop.it

By NOURHAN MAGDI

CAIRO: Approaching the parliamentary elections, small parties might not be able to take part due to huge expenses of electioneering campaign and newly amended law, member of Socialist Popular Alliance Abdel Ghafar Shukr told Youm7 Wednesday.

A number of politicians expressed their fears of possible absence of weak and low financed parties during the parliamentary elections race. “The current electoral system unfortunately supports the elections with money and tribes and reduces the roles of parties based on programs and policies,” Secretary General of Egypt Freedom Party Shahir George Isaac said.

Salafi Nour Party spokesperson Nader Bakar explained their concerns that the new Parliament Law introduces the return of “political money,” which means that “only those who can pay money will be able to win the elections.”

This new Parliament law allows more number of seats to the single system than the list system. This would result in the election of 120 members using the list system (20 percent) and 480 for the single system (80 percent).

Fear among politicians rose as the possibility of former National Democratic Party (NDP) members andMuslim Brotherhood members participating in the elections increased under the new law.

“This way, there will be no equal opportunities,” Bakar told The Cairo Post on June 13.

Although met with support by human right activists, a court ruling issued in July 15 might allow former NDP members into the parliament caused huge controversy among civil parties. This ruling came to overturn another ruling issued in May to ban all dissolved NDP members from participating in the elections.

NDP was the former ruling party under former President Hosni Mubarak, against whom wide demonstrations broke out during the January 25 Revolution in 2011. The NDP headquarters was burnt down and stormed during the revolution. The party was deemed by a broad spectrum of Egyptians as a corrupted state-affiliated body.

Many political powers considered the ruling as an indication that the former regime, which the January 25 Revolution revolted against, was not actually toppled.

Although former members of the dissolved NDP have the right to run for the parliamentary elections, “the situation will be bad on a political level since we will see a parliament with ‘old faces’ against whom the people revolted,” Dostor Party member Ahmed Bayoumi told El-Badil Tuesday.

The civil powers should seek unity during the elections in order to ban the NDP members from reentering the political scene, member of National Coalition and activist George Isaac told Youm7.

A number of coalitions were recently announced to run for the parliamentary elections, some of them included parties and individuals. Among the declared ones is the Democratic Coalition with seven parties including the Egypt Popular Current, Dostor, Karama, Egyptian Socialist, Justice, Egypt Freedom, Socialist Alliance, and a number of public figures.

Another coalition was announced called the Egyptian Wafd Coalition including Wafd Party, Democratic Egyptian Party, and four other parties.

Some believe that these coalitions are “necessary at the meantime, since many parties are not well known to the public masses,” official Spokesperson for Wafd Party Yasser Hassan told Masr el-Arabiya on June 23.

The civil parties have no choice but enter the electoral coalitions, Tagammu Party member Magdy Sharabya told Masr el-Arabiya; “If the civil current was absent in the rising electoral coalition, the religious state will return back as before June 30.”

The announced electoral coalitions included both parties and individuals where the representatives of the lists will support individuals of the same parties merged to the coalition, according to El-Badil.

Additional reporting by Mostafa Abdel Tawab, Ahmed Arafa, and Zaki el-Qady.

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Tahrir Garage aims to alleviate Cairo traffic

Tahrir Garage aims to alleviate Cairo traffic | Égypt-actus | Scoop.it

Governor Galal Saeed inspected Tuesday ongoing construction for a garage in Tahrir Square his administration hopes will alleviate Cairo’s choking traffic problems, reported el-Balad.

The garage is expected to hold more than 1,700 cars and 25 buses, and its opening is scheduled to coincide with the completion of renovations to the square.

Saeed said July 19 that the renovation will include re-painting the Tahrir complex and four 19th century buildings, reported VetoGate.

The Tahrir Garage is built on 20,000 square meters, Saeed said July 4, and he estimated that its construction would be finished this August, while trial operations would begin in October.

Arab Contractors Company’s Board of Directors Head, Mohsen Salah, said in press statements, July 2, the company had nearly finished the technical phases for the garage, reported al-Bawab News, which also reported the total cost of the project has reached 500 million EGP ($69.9 million.)

Central Agency for Public Mobilization and Statistics stated in 2013 that there are 6.6 million registered cars in Egypt, with 2 million in Cairo.

Cairo’s metropolitan area includes approximately 20 million residents, and its streets are known for choking traffic delays that can last for hours at peak travel times.

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Égypte : De nouvelles mesures visant à entraver davantage le travail des ONG

Égypte : De nouvelles mesures visant à entraver davantage le travail des ONG | Égypt-actus | Scoop.it

Le Réseau euro-méditerranéen des droits de l’Homme (REMDH) et l’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme (un programme conjoint de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme - FIDH et de l’Organisation mondiale contre la torture - OMCT) expriment leurs plus vives inquiétudes quant aux dernières mesures visant à entraver le travail des organisations non gouvernementales (ONG). Le 18 juillet, le ministère égyptien des affaires sociales a publié une annonce dans le journal Al-Ahram demandant à toutes les entités civiles concernées de s’enregistrer comme ONG dans un délai de 45 jours (voir la traduction non officielle ci-dessous). 

Cette annonce s’inscrit dans le cadre des efforts visant à faire passer une loi très répressive sur les associations, alors que la situation continue de se détériorer en matière de respect des droits de l’Homme, au vu notamment de la répression constante de la société civile, y compris des manifestants pacifiques et des défenseurs des droits de l’Homme. Dans sa forme actuelle, ce projet de loi comprend de nombreuses dispositions restrictives très préoccupantes, dans la mesure où il constitue une violation de la Constitution égyptienne, des décisions rendues par la Haute Cour constitutionnelle, ainsi que des normes juridiques internationales et régionales que le pays s’est engagé à respecter. 

Le projet de loi stipule qu’aucune organisation ne pourra fonctionner sous un autre statut juridique que celui prévu par la loi ou en tant qu’organisation non enregistrée. Le ministère de la solidarité sociale se verrait accorder d’immenses pouvoirs, dont celui d’annuler les décisions internes des ONG, d’interférer dans la composition de leur conseil d’administration, de suspendre leurs activités par décret administratif et de contrôler leur financement. 

Malgré les dispositions de la Constitution égyptienne qui garantissent le droit d’enregistrer une association par simple notification, le ministère de la solidarité sociale pourrait s’y opposer dans les 60 jours au motif que les activités prévues seraient interdites par la loi. Les activités interdites sont décrites à l’aide de concepts vagues, tels que « menacer l’unité nationale ou contrevenir à l’ordre public ou à la moralité », ou encore « s’engager dans n’importe quelle activité politique ». Cette formulation floue permettrait d’empêcher l’enregistrement d’organisations indépendantes de défense des droits de l’Homme. Cette nouvelle loi obligerait par ailleurs les ONG à avertir le ministère de la solidarité sociale dans le cas où elles souhaiteraient coopérer avec une association étrangère, ce qui pourrait inclure les interactions avec les mécanismes intergouvernementaux internationaux et régionaux de défense des droits de l’Homme. L’Agence centrale pour la mobilisation publique et les statistiques devrait également donner son approbation pour la réalisation d’études sur le terrain ou de sondages d’opinion. Afin de permettre la mise en œuvre de ces nouvelles dispositions, les fonctionnaires de l’État seraient autorisés à pénétrer dans les locaux des entités travaillant dans un domaine considéré comme lié à une ONG afin de vérifier leur travail, à condition que les ONG en question en aient été averties. Le projet de loi ne précise toutefois pas de délai à respecter entre le jour de la notification et celui de la visite. 

En ce qui concerne le financement et l’enregistrement des ONG internationales, le projet de loi prévoit la création d’un « comité de coordination » composé de fonctionnaires, dont des représentants du ministère de l’intérieur et de la sécurité nationale. Ce comité aurait les pleins pouvoirs de superviser la procédure d’autorisation de facto pour la création d’organisations internationales. Il serait également chargé de contrôler et d’approuver tout financement étranger d’ONG, bien que le projet de loi ne définisse aucunement les motifs valables pouvant être invoqués en cas de refus. Ces dispositions favoriseraient donc l’ingérence des services de sécurité dans les activités des organisations indépendantes de défense des droits de l’Homme, tout en permettant la dissolution de ces organisations par décision de justice, dans la mesure où elles commettraient une infraction à cette loi en bénéficiant de financements étrangers sans en avoir préalablement reçu l’autorisation. De plus, ce projet de loi accorderait au ministère de la solidarité sociale le droit de demander la dissolution des organisations qui ne seraient pas en mesure de réaliser leurs objectifs. 

Nos organisations craignent vivement que l’adoption de ce projet de loi n’entrave sérieusement la capacité des ONG internationales à travailler légalement en Égypte. Les ONG bénéficiant de fonds issus de gouvernements étrangers ne pourraient pas être enregistrées si ces fonds « servent à soutenir les objectifs d’un parti politique dans leur pays d’origine » ou s’ils « constituent une violation de la souveraineté de l’État ». Le ministère de la solidarité sociale, avec l’autorisation du comité, aurait le droit d’annuler l’enregistrement d’une organisation étrangère s’il considère ses activités comme illégales. Les ONG étrangères n’auraient le droit de travailler que sur ce que le projet de loi qualifie de « besoins sociaux », ces besoins étant définis selon les plans de développement officiels. Enfin, les ONG internationales accréditées devraient obtenir la permission du comité pour bénéficier de financements étrangers privés, louer ou acheter des locaux, ou encore envoyer de l’argent en dehors du territoire égyptien. 

Ce projet de loi prévoit de lourdes sanctions, telles qu’une peine de prison de minimum un an et des amendes de 100 000 livres égyptiennes (environ 10 000 euros) pour un large éventail d’activités, dont la réception ou le transfert de fonds sans l’autorisation préalable du gouvernement (y compris la collecte de donations), la création d’une association sous une autre forme juridique, la création d’une association exerçant des activités interdites (un cabinet d’avocat par exemple), la coopération avec des ONG étrangères en Égypte sans l’autorisation préalable du comité de coordination, la réalisation d’études sur le terrain sans l’autorisation préalable du gouvernement, la réalisation d’activités malgré une interdiction administrative ou prononcée par un tribunal et la coopération avec des ONG situées en dehors de l’Égypte sans avoir suivi la procédure prévue par la loi (notification du ministère de la solidarité sociale et un délai de 60 jours sans objection). 

Il s’agit de la troisième version de ce projet de loi depuis 2013. Le 11 février 2013, le REMDH, la FIDH et l’OMCT avaient déjà exprimé leurs préoccupations quant à un premier projet de loi très similaire à celui-ci. Une seconde version améliorée du projet de loi a fait l’objet de discussions avec la société civile en juillet 2013. Le 26 juin 2014, le ministère de la solidarité sociale a organisé une consultation, afin d’aborder la version actuelle du projet de loi avec les ONG. Nous déplorons toutefois que peu d’éminentes ONG de défense des droits de l’Homme aient été invitées à cette réunion. Tout au long du processus législatif, les autorités égyptiennes ont manqué de transparence et d’ouverture. 

Le droit à la liberté d’association est consacré à l’article 22 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques et réaffirmé dans la déclaration de l’ONU sur les défenseurs des droits de l’Homme. Comme l’a déclaré l’UE, « la communauté internationale, y compris l’Union européenne, a le devoir de plaider pour que les ONG et les individus jouissent de l’espace nécessaire à l’exercice de leurs activités. L’UE doit montrer l’exemple, en exerçant une pression des pairs par la voie diplomatique et par le dialogue politique avec les gouvernements et en sensibilisant le public aux questions liées aux droits de l’Homme ». 

En conséquence, le REMDH et l’Observatoire exhortent l’UE et l’ONU à soutenir et à faire valoir les préoccupations de la société civile exprimées ci-dessus auprès des autorités égyptiennes. L’UE et l’ONU se doivent également d’appeler les autorités égyptiennes à : 

 Retirer ce projet de loi et préparer un nouveau projet de loi conforme à la Constitution égyptienne et aux normes internationales en matière de droits de l’Homme. En particulier, les autorités égyptiennes doivent s’abstenir d’adopter cette loi par décret avant que le parlement égyptien ne soit formé, comme ce fut le cas pour la récente loi sur les rassemblements qui a renforcé les mesures de répression contre les défenseurs des droits de l’Homme ; 

 Amorcer en véritable dialogue ouvert avec les organisations de la société civile, y compris celles qui critiquent le manque de respect des droits de l’homme par les autorités. 

Enfin, l’UE doit réaffirmer que l’ampleur de son engagement politique, financier et technique dépendra des progrès réalisés par l’Égypte en matière de démocratisation, de respect des droits de l’Homme et d’égalité des sexes, dont la liberté d’association constitue un élément crucial. 

Traduction non officielle de l’annonce publiée dans le journal égyptien Al-Ahram le 18 juillet : 

« Dans le cadre de ses efforts visant à assouplir les obstacles auxquels est confrontée la société civile et étant convaincu de l’importance et de la nécessité pour toutes les entités opérant en Égypte de respecter les lois actuellement en vigueur dans le pays ; et dans le cadre du soutien apporté par le ministère de la solidarité sociale aux organisations égyptiennes et étrangères de la société civile dans le but de faire progresser la participation de la société civile dans la République arabe d’Égypte ; (le ministère de la solidarité sociale) invite toutes les entités exerçant des activités relevant de la société civile sans avoir été enregistrées à régulariser rapidement leur situation, conformément aux dispositions de la loi n° 84 de 2002 sur les associations et les ONG et à ses dispositions d’exécution, dans un délai n’excédant pas 45 jours après la date de cette annonce. Cette régularisation peut être effectuée en contactant le département de la solidarité sociale compétent dans la région où l’association exerce ses activités, dans le but de régulariser leur situation et d’éviter un interrogatoire/des poursuites en vertu des lois pertinentes en vigueur. » 

Pour plus d’informations veuillez contacter :

• EMHRN : Nicole Lambert : + 32 471 39 35 28

• FIDH : Arthur Manet / Audrey Couprie : + 33 1 43 55 25 18

• OMCT : Delphine Reculeau : + 41 22 809 49 39

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Naucratis, ville égyptienne, port grec : apogée et décadence

Naucratis, ville égyptienne, port grec : apogée et décadence | Égypt-actus | Scoop.it

Naucratis (“la ville qui a le pouvoir sur les navires”) était une ville du Delta, à 72 km au sud-est d'Alexandrie. Elle correspond aujourd'hui aux sites de Kôm Gaief, El-Nibeira et El-Niqrach.

Elle aurait été fondée vers -650/-630 par des colons originaires de Milet (Asie Mineure). Toutefois, “selon Polycharmos de Naucratis, la fondation serait antérieure, car le ‘Fort des Milésiens’ (Naucratis) existait déjà en 688 av. J.-C. La cité remonte probablement à 750 av. J.-C. environ et s’élevait sur la localité de Bedjwy.” (“Dictionnaire de l’Égypte ancienne”, Pont des Arts).

 

Naucratis fut, jusqu’à l’avènement des Lagides, le seul port ouvert aux commerçants grecs, placé sous le contrôle direct du pharaon qui surveillait ainsi tous les échanges entre le monde grec et l’Égypte. Les Grecs y achetaient du blé, du papyrus, du lin, et vendaient de la céramique, du vin, de l’huile.

La ville comportait un quartier égyptien nettement séparé du quartier grec et les mariages entre Grecs et Égyptiennes étaient interdits, alors qu’ils étaient autorisés dans le reste du pays.

Le "décret de Naucratis", émis par Nectabo I après son arrivée au pouvoir en -380, fixait les taxes que chaque marchand étranger qui empruntait la branche canopique du Nil devait verser à la ville, ainsi que celles sur les produits fabriqués dans Naucratis.

 

Après la fondation d’Alexandrie, l’importance commerciale de la ville diminua. Elle reçut à l’époque d’Alexandre le Grand le statut de cité grecque.

De 330 à 610 ap. J.-C., ce qui restait de Naucratis allait disparaître suite à plusieurs importants raz-de-marée qui pénétrèrent en profondeur dans les terres. Vers 640-642, à la fin du règne de l'empereur Héraclius, la cité n’existait déjà plus.

 

Le site fut découvert par Flinders Petrie qui fit les premières fouilles en 1884-1885. Suivirent les travaux d’Alan Henderson Gardiner, puis de David George Hogarth, de 1899 à 1903. Une prospection archéologique fut ensuite entreprise par The American Research Center in Egypt, de 1977 à 1980, pour étudier l’aire de dispersion des tessons décorés d’origine grecque et décrire la zone naucratique proprement dite.

“Les multiples tessons trouvés sur place indiquent que les ateliers de potiers locaux exécutaient une céramique à figures à thèmes égyptisants à frises de lotus diffusés dans toute la Méditerranée. (...) La trouvaille de multiples scarabées en fritte émaillée et en pierre, ainsi que des moules souligne l’existence d’un atelier fabriquant des pièces destinées à l’exportation portant des noms de l’époque saïte. (...) Les productions naucratiques étaient véhiculées dans le monde méditerranéen par les Phéniciens et les Chypriotes qui avaient la haute main sur le commerce des parfums, des curiosités et des drogues.” (S. Aufrère et J.-Cl. Golvin, “L’Égypte restituée, tome 3, Errance, 1997)

 

Illustration :

Céramique grecque archaïque provenant de Naucratis

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Pour consulter l’ensemble des Unes d’ “Égypte-actualités” : http://egyptophile.blogspot.fr/

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Qui soutient les Frères musulmans?

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Qui soutient les Frères musulmans?
Entretien avec Michaël Prazan, écrivain et réalisateur français, auteur de « Frères Musulmans : Enquête sur la dernière idéologie totalitaire »

JOL Press : Par qui le Hamas, branche palestinienne des Frères musulmans en Egypte, est-il soutenu ?

Michaël Prazan : Sur le terrain, le partenaire économique, en termes d’armement du Hamas, c’était l’Iran, ce qui explique aussi d’ailleurs une collaboration très étroite avec une autre organisation à Gaza qui est le Jihad islamique, qui lui se revendique tout autant des Frères musulmans que de la Révolution islamique en Iran. C’est pourquoi pendant longtemps cela a été le seul groupe armé à être autorisé et à avoir une représentation visible à Gaza, et donc autorisé par le Hamas.
Aujourd’hui, parce que Bachar al-Assad est armé et aidé par l’Iran dans un conflit qui l’oppose en grande partie aux Frères musulmans, cela crée évidemment des complications sur le terrain entre le partenariat, déjà ancien, noué entre le Hamas soutenu par les Frères musulmans d’une part, et l’Iran d’autre part. Mais finalement, après ces crises successives et l’isolement dans lequel s’est retrouvé le Hamas après la chute de Mohamed Morsi et des Frères musulmans en Égypte, le partenariat a été tout de même renoué en sous-main : l’Iran et le Hamas y avaient en effet un intérêt stratégique.

JOL Press : À part l’Iran, qui d’autre soutient politiquement et financièrement les Frères musulmans aujourd’hui ?

Michaël Prazan : Le Qatar et l’Iran sont les deux seuls soutiens des Frères musulmans qui restent aujourd'hui.

JOL Press : L’Iran chiite soutient les Frères musulmans sunnites : n’y a-t-il pas une contradiction idéologique entre les deux ?

Michaël Prazan : Non, il n’y a pas de contradiction idéologique entre les deux, parce que la Révolution islamique en Iran est directement issue de la pensée des Frères musulmans. Il y a eu un partenariat passé en 1953-1954 avec une petite organisation révolutionnaire et terroriste qui s’appelait les Fédaïn de l’Islam en Iran, du temps du Chah, qui ont fait un duplicata dans les actions et l’idéologie de la confrérie.
En 1953, ils sont invités pas les Frères musulmans au cours du second forum islamique international qui, à l’époque, se tenait à Jérusalem. Le fondateur des Fédaïn de l’Islam, l’Iranien Nawab Safawi, est invité à prendre la parole au cours de cette réunion et il va théoriser une chose qui aura un impact énorme sur les Frères musulmans, puisqu’il va dire – et il sera le premier – que le sionisme n’est pas une question territoriale mais une question islamique, c’est-à-dire qu’elle concerne l’ensemble du monde islamique et pas seulement les voisins du foyer juif de Palestine, qui représente pour lui un rempart à la recréation du califat – ambition politique première, à moyen terme, des Frères musulmans.
Ce discours-là va impressionner les Frères musulmans qui vont faire venir Safawi un an plus tard au Caire, où il y aura fusion des deux associations. À partir de là, les Fedaïn de l’Islam en Iran s’appelleront Akhwan al-muslimin, qui signifie « Frères musulmans »... Il y a donc véritablement un relai, un adoubement fait par la maison mère cairote de la confrérie à l’attention des Fedaïn iraniens.
En 1955, Safawi est arrêté, condamné à mort et exécuté par le régime du Chah d’Iran, mais ses disciples vont rejoindre l’ayatollah Khomeiny qui est déjà en exil et vont lui donner « en offrande » l’idéologie des Frères musulmans (au point que celui qui sera le premier traducteur de Said Qotb, grand idéologue des Frères musulmans, sera l’ayatollah Khamenei, actuel Guide suprême en Iran). Les discours de Qotb seront largement repris par la Révolution islamique. Il y a vraiment une allégeance, une filiation et quasiment une synthèse absolue entre l’idéologie des Frères musulmans et la Révolution islamique d’Iran.

Propos recueillis par Anaïs Lefébure pour JOL Press

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Aladin Fazel's curator insight, July 24, 4:03 AM

Interesting report. 

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Why the world went wild for King Tut

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It must be the most celebrated exchange in the history of archaeology. “Can you see anything?” asked George Herbert, the fifth Earl of Carnarvon, standing in a gloomy passageway cut into the bedrock of the Valley of the Kings, on the west bank of the Nile.
“Yes,” replied Howard Carter, the British Egyptologist whose excavations Carnarvon had been bankrolling for the preceding six seasons. “Wonderful things.”
Moments before, with trembling hands, Carter had dug a small hole through a sealed doorway blocking their path. After lighting a candle to test for noxious gases, Carter lifted the flame to the hole and peered through. There followed a suspenseful silence, as the archaeologist was struck dumb by the astounding sight. Finally, in answer to Lord Carnarvon’s terse question, he stammered his simple, awestruck words.
Wonderful things? Not half. Carter was looking at the antechamber to the royal tomb of the 18th-dynasty pharaoh Tutankhamun, who had died in 1322BC. The room was crammed with splendid, shiny objects – “strange animals, statues and gold; everywhere the glint of gold,” as Carter put it later.
Among the artefacts were shrines and caskets, alabaster vases and gilded chariots, three ceremonial beds and a gold throne. Confronted with this jumble of magnificence, Carter was astonished. “The first impressions suggested the property-room of an opera of a vanished civilisation,” he wrote in his notebook a few hours after the discovery on November 26 1922.
It was the archaeological triumph of the 20th century – and Carter recognised its significance at once. But recording his initial thoughts later that night, he did not foresee the extraordinary impact that this “vanished civilisation” would have on the civilisation of his own time.
While the discovery of the tomb of Tutankhamun is well known, the story of what happened afterwards, when the world went wild for anything to do with “King Tut”, is less explored. Discovering Tutankhamun, a new exhibition at the Ashmolean Museum in Oxford, helps to explain how – and why – “Tut-mania” shaped the modern world.
That Carter’s discovery altered life in the Twenties and Thirties is not in question. A craze for Egyptian exoticism convulsed the West, infiltrating both high and low culture across the fields of music, fine art, fashion, film and furniture design. The popular entertainers Billy Jones and Ernie Hare recorded the hit novelty song Old King Tut (“On the desert sand, old King Tutty’s band/ Played while maidens swayed”), spawning countless copycat records.
Jewellery designers, including the French firm Van Cleef and Arpels, began churning out brooches, bracelets, earrings, pendants, hatpins and other trinkets decorated with ancient Egyptian motifs, such as animal-headed gods, vultures and winged scarab beetles.
Cinema facades inspired by Egyptian architecture started appearing across London, including the Carlton in Essex Road in Islington, with its prominent lotus-topped columns (now a Grade II listed building). The impact of “Egyptomania” on the capital didn’t stop there: according to Robert Graves and Alan Hodge, writing in their social history of interwar Britain, The Long Week-End, “it was seriously proposed that the Underground extension from Morden to Edgware, then under construction, should be called Tutancamden, because it passed through Tooting and Camden Town”.
Dresses, coats, jackets and other items of clothing were embellished with Egyptian patterns, prompting one newspaper excitedly to report on a “Mummy wrap” evening gown. The vogue for women’s modern hairstyles was given an Egyptian twist: “Ancient Egypt Lives Again in Hollywood: Even the Bobbed Hair Reincarnated From the Flappers Who Lived When Tombs Were Built”, ran one headline, in the Los Angeles Times. The Irish designer and architect Eileen Gray created a wonderful lacquer “lotus console” for the French couturier and collector Jacques Doucet in 1924.
There were Egyptian chairs, Egyptian bookbindings, Egyptian-themed transatlantic ocean liners, and, of course, Egyptian films: from the erotic “Egyptian” dance in Fritz Lang’s Metropolis (1927) to The Mummy (1932), with Boris Karloff, and Cecil B DeMille’s Cleopatra (1934), starring Claudette Colbert.
The so-called “Nile style” became a sort of brand that could be used to flog everything from luxury goods to mass-produced biscuit tins and ashtrays. In 1923, the Daily Express gave this brand a name: “Tutankhamun Ltd”. Even avant-garde contemporary artists were not immune: the sculptor Alberto Giacometti, with his brother Diego, created a plaster table lamp inspired by a calcite lamp from Tutankhamun’s tomb, while the painter and author Wyndham Lewis christened his pet dog “Tut”.
So why did ancient Egypt suddenly strike such a chord? After all, in historical terms, Tutankhamun was a nonentity: a weakling boy-king who didn’t make it out of his teens. Ironically, he exerted greater sway and influence during the Twenties, 33 centuries after his death, than he ever had in his lifetime, when advisers controlled his every move.
Moreover, as Graves and Hodge pointed out, the public was not excited by the spectacular finds of Leonard Woolley, who, earlier in 1922, had begun excavating the ancient Mesopotamian city-state of Ur in modern-day Iraq. Unlike Woolley, Carter “received sacks of fan mail, just like a movie star”, according to Paul Collins, one of the Ashmolean curators. “The excavation was viewed by the public like a branch of the entertainment industry.” So what was going on?
For one thing, Carter’s discovery coincided with the dawn of the mass-media age. In the first deal of its kind, The Times paid £5,000 to Lord Carnarvon for exclusive access to the tomb and the rights to supply the world’s press with news and photographs. Taking advantage of innovative technology such as the telegraph and moving film, reporters vied to scoop one another as Carter began the painstaking process of cataloguing Tutankhamun’s possessions.
King Tut made good copy, and the steady flow of objects that emerged from his tomb into the desert sunlight in the years that followed ensured that editors had a reason to keep on covering the story. “No power on earth could shelter us from the light of publicity,” Carter later recalled.
But there is another, more poignant reason for Tutankhamun’s popularity: the impact of the First World War. The vulnerability of this pharaoh who had died while still an adolescent moved a public coming to terms with the loss of so many young men on the Western Front.
An article published in The New York Times in 1923 confirms that people at the time viewed the story of Tutankhamun through the prism of the Great War: “As the objects have been brought out, spectators have remarked that, from the manner in which they were bandaged and transported with almost tender care on the stretcher-like trays, they reminded one of casualties being brought out of the trenches or casualty clearing stations.”
Carter, himself, also believed that the war was an important factor: “One must suppose,” he later wrote, “that at the time the discovery was made, the general public was in a state of profound boredom with news of reparations, conferences and mandates, and craved for some new topic… The idea of buried treasure is one that appeals to most of us.”
At the same time, Tutankhamun also came to be associated with something else entirely: the glamour and excitement of a raucous world letting its hair down and trying to forget the war. The opulence of the objects in his tomb resonated in an age of greed and excess – and, before long, widely circulated photographs of the pharaoh’s gilded funerary mask had turned him into a pin-up boy for the Roaring Twenties.
As famous as sporting heroes and movie stars, Tutankhamun was one of the first examples of that peculiarly modern phenomenon: the global celebrity. As Christopher Frayling put it in his 1992 book The Face of Tutankhamun: “Tut was young, he was hip, and he evidently liked to surround himself with the latest luxury items: his funerary arrangements were like being buried with a favourite Type 35 2-litre Bugatti racer.”
As a result, elements of ancient Egyptian art and design quickly became essential components in the new Art Deco mode. “The pylon, the winged scarab, the cavetto cornice: all of these appear in Art Deco architecture,” explains Ghislaine Wood, a curator at the V&A who specialises in 20th-century art and design.
“Think of great high points like the Chrysler Building in New York, which has a lot of Egyptian iconography on it. Thanks to their pure geometric forms, Egyptian buildings were a big influence on modernist architects.” For Graves and Hodge, Tutankhamun “seemed somehow to embody the modernist spirit”.
According to Paul Collins, of the Ashmolean, the coming together of all these factors produced a perfect storm of publicity for Tutankhamun. “The extraordinary coincidence of the development of mass media and a flourishing economy, especially in the United States, combined with the moment of discovery, fuelled the rise of Tut,” he says. “Everybody wanted a piece of Tutankhamun – and mass production meant that they could have one, whatever their social standing.”
In other words, “Tut-mania” was a symptom of the times. “If the tomb had been discovered before the enormous cultural changes wrought by the First World War,” Collins says, “I don’t believe it would have had the same impact.”
Timing, then, is everything – even for pharaohs in the afterlife.
'Discovering Tutankhamun' is at the Ashmolean Museum, Oxford, from July 24

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New resurgence of Papyrus plant poses potential ecological benefits

New resurgence of Papyrus plant poses potential ecological benefits | Égypt-actus | Scoop.it
Ecologist John Gaudet, author of the new book, “The Plant that Changed the World”, which outlines papyrus’s past and future in Africa (Photo Courtesy of John Gaudet) By Rana Khaled The papyrus plant, considered sacred in ancient Egyptian culture,...
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Enseignement supérieur et recherche scientifiqueLa France attribue 63 bourses au premier semestre 2014

Enseignement supérieur et recherche scientifiqueLa France attribue 63 bourses au premier semestre 2014 | Égypt-actus | Scoop.it

Comme tous les semestres et dans le cadre de ses programmes de coopération scientifiques et universitaires avec l’Égypte, l’Institut français d’Égypte (Ambassade de France au Caire) a procédé à la sélection des candidats égyptiens à des séjours d’étude et séjours scientifiques en France :

- 40 étudiants de master, pour une durée comprise entre 4 et 9 mois, dans le cadre du programme de bourses Rifaa Al-Tahtawi ;
- 8 doctorants pour une durée de 3 mois ou 4 mois ;
- 15 jeunes chercheurs (post-doctorants) pour une durée comprise entre 4 mois et 9 mois. 10 de ces post-doctorants sont cofinancés avec le Fonds pour le Développement de la Science et la Technologie (STDF).

Les résultats détaillés sont consultables ici : http://institutfrancais-egypte.com/ar/2014/07/10/resultats-de-lappel-a-candidatures-pour-des-sejours-postdoctoraux-cofinances-avec-le-stdf/
Les prochains appels à candidatures seront publiés sur le même site Internet au mois de septembre 2014.

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Des journalistes condamnés car «guidés par le diable» en Egypte - Libération


Les journalistes d'Al-Jazeera ont été condamnés à de la prison ferme pour «soutenir les Frères musulmans» dans leurs reportages. 

Un tribunal égyptien qui a condamné à des peines de prison trois journalistes d’Al-Jazeera pour soutien aux islamistes a déclaré mardi qu’ils avaient été «guidés par le diable» pour diffuser des fausses nouvelles portant atteinte au pays. Les trois journalistes -l’Egypto-canadien Mohamed Fadel Fahmy, son confrère australien Peter Greste et l’Egyptien Baher Mohamed- ont été condamnés le 23 juin à des peines allant de 7 à 10 de prison, accusés de soutenir les Frères musulmans du président destitué Mohamed Morsi. Leur condamnation a déclenché de vives réactions à l’étranger. «Les accusés ont profité de la noble profession de journaliste (...) qui vise à trouver la vérité pour la transformer en une profession falsifiant la vérité», indique le tribunal dans un communiqué destiné à expliquer les raisons de son verdict. «Le diable les a guidés pour utiliser le journalisme (dans) (...) des activités contre la nation», a-t-il dit.

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a indiqué début juillet qu’il aurait préféré que les trois journalistes d’Al-Jazeera condamnés «soient expulsés après leur arrestation plutôt que jugés».

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Saudi Business Association to invest 700M EGP in Egypt’s first green hotel

Saudi Business Association to invest 700M EGP in Egypt’s first green hotel | Égypt-actus | Scoop.it

 

CAIRO: The Saudi Egyptian Businessmen Association plans (SEBA) to construct the first environmentally-friendly touristic hotel, with investments of 700 million EGP, Mubasher website reported Thursday.

The Minister of Environment Khaled Fahmy met a delegation from the SEBA to discuss cooperation between the ministry and association, and how to attract Saudi investments during the coming period.

The Secretary General of the association Ahmed Sabry Darwish said the group planned to construct the first and largest touristic environmentally friendly hotel in Ras Sedr, consisting of 500, according to a Thursday statement.

Saudi King Abdullah bin Abdulaziz Al Saud called for a donor conference in early June to help boost the Egyptian economy in a congratulatory cable sent to newly-elected President Abdel Fatah al-Sisi.

On June 5, Cairo created a list of projects to be sent to Gulf countries such as UAE, Saudi Arabia, and Kuwait to provide funding worth $7.66 billion, Al-Mal reported.

A government source told Al-Mal early June that in the past months, there have been a number of meetings with officials from Kuwait and Saudi Arabia. Both countries had agreed to fund specific projects similar to the agreements signed with the United Arab Emirates in 2013 to provide $2.9 billion for developmental projects.

Since the ousting of former President Mohamed Morsi, aid from a number of Gulf countries amounted to $12 billion but President Abdel Fatah al-Sisi said in earlier statements in May that the Gulf aids to Egypt amounts to $20 billion.

Last December, Al Ahly for Real Estate Development signed a cooperation deal with the Saudi El-Maaly Group, and Premier Company, to launch new investments in Egypt worth $ 500 million in 2014.

On June 26, the Saudi-Egyptian Construction Company (SECON) will increase its capital by $243 million to fund the building of housing units for low and mid-income people, according to Akhbarak.net.

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Egypte, Tunisie, Kenya : comment faire revenir les touristes? - RFI

Egypte, Tunisie, Kenya : comment faire revenir les touristes? - RFI | Égypt-actus | Scoop.it

Ces trois pays ont toujours été de grandes destinations touristiques mais souffrent depuis trois ans. Révolutions, attentats et instabilité politique ont eu raison de leur attractivité et ces difficultés pèsent sur leurs économies respectives. Certains ne s'en sortent toujours pas, d'autres retrouvent petit à petit leurs touristes. L'Egypte, la Tunisie, le Kenya, des pays qui, aujourd'hui, doivent rassurer pour relancer le secteur.

En Egypte par exemple, les revenus du tourisme ont été divisés par deux et 500 000 emplois ont été perdus. Le tout en seulement trois ans. Du coup, le ministre du Tourisme Hisham Zaazou enchaîne les voyages pour redorer l'image de son pays. Une opération de communication a aussi été lancée sur les réseaux sociaux avec cet appel fait aux touristes : « Vous nous manquez ». Des caméras ont même été installées sur des sites historiques pour montrer qu'il n'y a plus de danger.

En ce qui concerne la sécurité des visiteurs étrangers en Egypte, la donne a changé en février dernier avec l’attaque contre un bus de touristes dans le Sinaï qui avait fait quatre morts et ces attentats au Caire dans les mois qui ont suivi. Notre correspondant François Hume a rencontré une guide touristique francophone. Elle a perdu son travail il y a deux ans, faute de touristes. Selon elle, le gouvernement devrait revoir ses priorités.
« Si le pays retrouve sa stabilité au niveau politique, les gens reviendront, ça c’est sûr, dit-elle.Ce n’est pas que les gens qui annoncent à la télé " Voilà venez, tout est bien ", et puis le lendemain on a une bombe là, une bombe là… Enfin, on ne va pas faire confiance. Et c’est pour cette raison que je trouve que les efforts actuels du ministère du Tourisme, ce n’est pas le temps de les faire : il faut d’abord de la stabilité ! Et seulement après, on fait tous ces efforts pour attirer les gens ».


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Le rôle de l'Egypte dans le conflit à Gaza


par Corinne Lepage 

On ne peut que comprendre et partager l'émotion parfaitement justifiées par les images des victimes civiles de Gaza. Car ces populations sont doublement victimes dans la mesure où elles sont tout d'abord utilisées comme boucliers humains par le Hamas, qui a même cherché à les convaincre de rester chez elles quand Tsahal leur demandait de partir pour ne pas risquer leurs vies.
Certes, il parait évident d'accuser Israël qui envoie les bombes sur les hôpitaux et tue des enfants en oubliant les roquettes tirées par le Hamas qui visent aussi les civils. Mais pour ceux qui veulent bien faire l'effort d'essayer de comprendre, il faut remonter aux racines du conflit et aux causes immédiates de la situation.

Le blocus de la bande de Gaza a été décidé le 14 juin 2007 par le gouvernement israélien, suite à la prise de contrôle du Hamas de ce territoire, après sa victoire électorale de 2006 et le déchirement avec le Fatah.
La résolution 1860 du 8 janvier 2009 du Conseil de sécurité de l'ONU permet à l'aide humanitaire, vivres comprises, au carburant ainsi qu'aux traitements médicaux d'être distribués sans entrave dans tout Gaza -en insistant sur la prévention du trafic d'armes et de munitions-.
Le point de passage de Rafah a été réouvert en 2010. Suite au printemps arabe et au renversement d'Osni Moubarak, le voisin égyptien de la bande de Gaza passe alors sous contrôle des frères musulmans qui soutiennent ouvertement le Hamas et contournent le blocus israélien notamment sur les armes.

Le Hamas dispose alors des moyens de contrôler la population gazaouite grâce à l'accès aux denrées dans la bande de Gaza. Après le renversement de Morsi et la reprise en main par les militaires, la situation entre le Hamas et l'Egypte se dégrade. Le nouveau pouvoir égyptien lutte contre les tunnels d'approvisionnement illégaux de l'Egypte vers Gaza. Dans le même temps, les sources d'argent sale (notamment du marché noir) se tarissent pour le Hamas avec par capillarité le risque de ne pouvoir faire face à une révolte de la population gazaouite, prise en étau du fait de la fermeture des tunnels vers l'Egypte.
De son côté, le gouvernement israélien a connu en 2013 une redéfinition des cartes électorales avec une débâcle de la coalition au pouvoir. Kadima, 1er parti en 2009 (centre), passe de 28 sièges à 2 sièges. Quant au Likoud (alliée avec une frange nettement moins modérée de la droite Israel Beiteinu depuis 2012) formation de Benyamin Netanyahou, il perd 12 sièges et les mouvements ultrareligieux comme d'extrême droite progressent sans discontinuer dans le pays au détriment du centre. Si un nouveau mouvement du centre s'est créé avec d'autres priorités pour Israël, créant la surprise en ravissant 19 sièges, force est de constater que le rapport de force est plus à droite avec une velléité extensionniste et sécuritaire.

L'odieux assassinat de 3 jeunes israéliens est alors un détonateur enflammant la poudrière. Les roquettes du Hamas sont alors tournées vers les populations israéliennes et s'abattent sur des populations civiles qui bénéficient des forces de défense israélienne pour lutter contre les assauts du Hamas. La vengeance des ultras se traduira par un assassinat tout aussi odieux d'un jeune palestinien.

L'affrontement entre les islamistes et les militaires en Egypte, puis la victoire de ces derniers a conduit de facto à l'isolement du Hamas. Il suffit de voir la presse gouvernementale égyptienne pour se convaincre que l'occupation de Gaza est faite par le Hamas et non par Israël. Cet isolement conduit le Hamas à chercher légitimité et reconnaissance de la population sans pouvoir utiliser l'approvisionnement de la contrebande. La réaction du gouvernement israélien pourrait être toute autre, sauf qu'avec un électorat israélien de plus en plus droitier et face aux roquettes tirées de Gaza, Netanyahou s'est engagé dans une spirale destructrice.

Ceci explique le refus du Hamas pour respecter la trêve et cesser le feu car il n'y a d'autre solution que l'affrontement. Ainsi, en essayant de faire le plus de victimes civiles possibles, Israël apparait comme le seul responsable et par voie de conséquence voué aux gémonies par l'opinion publique mondiale. Ceci explique également la poursuite de l'armée israélienne, notamment pour détruire les tunnels qui permettent les incursions du Hamas en Israël et pour permettre à Benjamin Netanyahou de ne pas se faire dépasser par sa droite.
Alors comment sortir de cette ornière ?

La situation diplomatique et politique est d'autant plus délicate que ce conflit s'inscrit dans le conflit plus général qui oppose les forces islamistes entre elles (sunnites et chiites) et qui oppose les intégristes islamistes, dont la violence à l'égard des autres religions (voire les chrétiens d'Irak) n'a d'égal que celle faite aux femmes (lapidation récente d'une femme en Syrie) et au reste du monde.

Le monde danse aujourd'hui sur un volcan dont le conflit au Proche-Orient est certainement un symbole puissant parce qu'il met en jeu l'État juif contre le Hamas et donc contre une organisation islamiste ; mais le sujet est infiniment plus large.

Pour le Proche-Orient, on ne peut que souhaiter un cessez-le-feu le plus immédiat possible mais qui évidemment appelle l'accord des deux parties. Au-delà, la situation de Gaza est intenable tant que le Hamas, qui est aujourd'hui menacé puisque non soutenu par l'Égypte maintiendra son emprise sur Gaza. L'avenir ne peut être que celui de deux Etats qui se reconnaissent mutuellement et se garantissent réciproquement leur sécurité. Y parvenir implique que des changements se produisent sur le plan politique à Gaza, ce que la situation égyptienne permettrait. Le Hamas le sait. Et c'est une des raisons profondes de l'embrasement actuel. Mais Israël doit comprendre aussi que la spirale de la violence n'est pas une solution, qu'il ne peut gagner ainsi ni la paix contre l'opinion publique mondiale, ni sa crédibilité internationale en se laissant aussi facilement piéger par l'arme médiatique que le Hamas lui a tendu.

Notre Monde manque d'Anouar el-Sadate et d'Yitzhak Rabin
http://www.huffingtonpost.fr/corinne-lepage/israel-gaza-egypte_b_5609229.html
 
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Predictions of earthquakes in Egypt are false: Astronomy Institute

Predictions of earthquakes in Egypt are false: Astronomy Institute | Égypt-actus | Scoop.it

Astronomer Ahmed Shahin, nicknamed “Nostradamus of Arabs” by his fans, predicted a strong earthquake in Egypt within a few days but have been proven “wrong” and false by head of the astronomy department in the National Astronomy Research Institute for Aeronomy and Geophysics Hatem Ouda, Youm7 reported.

Nobody can predict the timing of an earthquake, Ouda told Youm7. He said Shahin’s link between the timing of an earthquake and the August 2014 Silver Pockets Full proves that his argument is unscientific and illogical.

August 2014 will have five Fridays, five Saturdays, and five Sundays, a phenomena that happens only once every 823 years, which the Chinese call Silver Pockets Full.

Ouda said that active earthquake locations in Egypt are well known and the institute has a map of them.

Cairo and Suez citizens felt two earthquakes last week, one on Tuesday morning and the other on Friday. Both quakes were medium, at 4.2 magnitude, Shorouq reported.

Additional reporting by Mohamed Mahsoub.

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Egypt’s agricultural exports increase to 3.8M tons

Egypt’s agricultural exports increase to 3.8M tons | Égypt-actus | Scoop.it

The exports of agricultural products from Egypt increased to 3.8 million tons, Youm7 reported Wednesday.

Mohameed Refaat, the head of the Central Administration of Plant Quarantine, affiliated with the Ministry of Agriculture, told Youm7 that this is the highest increase in Egypt’s exports to 25 countries in three years.

The administration issued a statement at the beginning of July that the exports of potatoes during the current year to the European Union and Gulf reached about 673,000 tons.

According to the Delegation of the European Union to Egypt, more than 30 percent of Egypt’s exports are directed to the EU’s member states, and 7.4 of those are agricultural products.

Minister of Industry Mounir Fakhry Abdel Nour said in September 2013 that the agricultural exports in Egypt increased by 20 percent during fiscal year 2012/2013, reported MENA.

Additionally reporting by Ezz al-Nouby

 
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Le gouvernement égyptien se démène pour relancer le tourisme

Le gouvernement égyptien se démène pour relancer le tourisme | Égypt-actus | Scoop.it
RFI
Le gouvernement égyptien se démène pour relancer le tourisme
RFI
Cette lueur s'appelle Tom Hanks.
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Exposition völklingen Voyage en Égypte ancienne - Le Républicain Lorrain

Exposition völklingen Voyage en Égypte ancienne - Le Républicain Lorrain | Égypt-actus | Scoop.it
Exposition völklingen Voyage en Égypte ancienne
Le Républicain Lorrain
Exposition völklingen Voyage en Égypte ancienne. Aujourd'hui à 05:00 par L. W.. Voyage en Égypte ancienne.
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EIPR: Housing policies fail to benefit the poor

EIPR: Housing policies fail to benefit the poor | Égypt-actus | Scoop.it
By: Yasmine Elnaggar

Egypt has spent billions of public funds over the last four decades on a housing policy that never reached its target beneficiaries, a paperissued by the Egyptian Initiative for Personal Rights (EIPR) revealed on Tuesday.

Recent studies by EIPR have proved that Egypt’s housing policies — including the national housing project known as “Iskan Mubarak” and the current Social Housing Project “Million Units Project” — ended up mostly benefiting those in middle and higher income brackets rather than the poor.

More than LE24 billion in public funds and billions more in private funds was spent on “Iskan Mubarak” and over LE9 billion to date on the “Million Units Project” since 2012.

The government has launched several projects in the last few years promising to solve the housing problem in Egypt.

The Social Housing Project (SHP) was launched by the Ministry of Housing in 2012, promising to provide a million units for young and low income families between 2012 and 2017.

Another project, also called the Million Units Project (MUP), but unrelated to SHP, was launched by the Army Corps of Engineers in cooperation with an Emirati developer, Arabtec, and announced by President Abdel Fattah al-Sisi in March. It has promised to provide one million units for low-income families between 2015 and 2020. 

A third project is the Central Bank Initiative (CBI), a joint initiative by the Ministry of Housing, Guarantee and Subsidy Fund (GSF) and World Bank Affordable Mortgage Program. Based on this project, the Central Bank of Egypt (CBE) has agreed to provide lower interest rates for 10,000 subsidized units. 

An expert group meeting was recently held by the Ministry of Housing to discuss a new housing policy for Egypt on May 22 this year. Among the attendees were officials from the ministry, UN habitat, domestic and foreign experts and representatives from civil society organizations.

One of the key recommendations, which EIPR presented at the meeting, is overseeing and controlling the real estate market, in order to bridge the gap between the cost of housing and incomes. While the government is already spending billions of pounds on subsidized housing projects, it has also been enforcing policies that have increased the gap between prices and incomes, outstripping its own subsidies. Thus, an independent body is needed to govern the real estate market, recommends EIPR.

Other suggestions include the re-directing of housing subsidies so that they are truly pro-poor, through redefining the legal definition of “low income” families to only include the extremely poor and the poor. Additionally, project units should be allocated through rent and not mortgages, and a government body created to oversee the enforcement of housing policies. This body would also coordinate between the various groups involved and monitor access to state funds.

Furthermore, EIPR suggests restructuring subsidized housing programs to better respond to the different housing needs of families, such as rural/urban differences as well as geographical and cultural variations. Such programs must also target families who have access to inadequate housing, whether due to structural problems, overcrowding, tenure illegality or lack of infrastructure.

The budget for the 2014/2015 Financial Year highlights the failure of the government’s housing policy, which does not support the right of the poor to pursue adequate housing.

EIPR is an independent rights organization, which has been operating since 2002, focusing on issues of civil liberties, economic and social rights.

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Égypte : entre les pavés, les jeunes pousses font leur révolution

Égypte : entre les pavés, les jeunes pousses font leur révolution | Égypt-actus | Scoop.it

Nouvelle tendance postrévolutionnaire, la création d'entreprises fait florès en Égypte. Un marché alléchant pour de nombreux investisseurs.

La révolution viendra-t-elle du grand capital ? L'élection à la présidence du général Abdel Fattah al-Sissi et la reprise en main du pouvoir par l'armée ont mis en hibernation les espoirs de liberté et de démocratie nés des événements de 2011. Mais une partie de la jeunesse qui les avait portés si haut place Al-Tahrir a choisi d'investir son énergie dans la création d'entreprises. Un objectif plus individualiste certes, mais qui pourrait à terme transformer la société.

ONG américaine consacrée au développement durable, MercyCorps s'est installée au Caire peu après la révolution afin de soutenir de nouvelles entreprises à vocation sociale. Muhammad Mansour, son directeur de programme, explique : "Les jeunes générations ont pris conscience qu'elles pouvaient être vraiment actives, qu'elles étaient capables de créer et de mener à bien des projets. Mais beaucoup sont las des lendemains chaotiques, et la création d'entreprises leur paraît un moyen plus sûr, plus efficace et plus durable d'assurer leur avenir et celui du pays."

14 jeunes chefs d'entreprises au lieu des habituels chanteurs

Image de cet engouement, El Mashrou3 ("le projet"), une émission de téléréalité diffusée au début de l'année par une grande chaîne nationale, mettait en compétition quatorze jeunes chefs d'entreprise au lieu des habituels chanteurs, sportifs ou autres histrions. "Sa jeunesse est le meilleur atout de l'Égypte", constate le programme Entrepreneur de la multinationale Virgin, qui a classé le pays parmi les meilleurs pôles mondiaux pour start-up, le 8 juillet.

Camarades à l'Université McGill de Montréal (Québec), l'Égyptien Salem Messalah et le Français Alban de Ménonville ont fait leurs bagages pour Le Caire dès 2011. Après avoir exposé sur le web des artistes révolutionnaires, ils ont créé début 2014 Bassita, une société qui promeut sur les réseaux sociaux les actions humanitaires de grandes compagnies. "Nous cherchons à surfer sur l'engouement pour les réseaux sociaux issu de la révolution. Depuis 2011, les jeunes réalisent qu'internet peut changer les choses, et pas seulement en politique", résument-ils.

Épicentre de cette petite révolution économique, le GrEEK Campus de l'Université américaine du Caire est devenu fin 2013 le premier grand parc technologique du pays, une pépinière d'entreprises sociales. D'autres incubateurs comme Nahdet El Mahrousa et Flat6Labs connaissent un grand succès également.

 

Certes, les berges du Nil sont encore loin de ressembler à la Silicon Valley ou au Silicon Wadi israélien, mais, relève Virgin, le potentiel de développement est énorme et le marché alléchant. "Les investisseurs sont enthousiastes !" se réjouit Muhammad Mansour. L'aide à l'Égypte postrévolutionnaire afflue, et les contributeurs préfèrent investir dans l'entrepreneuriat social plutôt que de verser des fonds à un État providence en faillite.

En outre, ces jeunes pousses, qui seront peut-être leaders demain, présentent de meilleures opportunités de croissance que les secteurs traditionnels, paralysés par l'incertitude politique. Lancé en 2012, le fonds d'investissement des Cairo Angels fédère ainsi des partenaires aussi différents que la Banque mondiale, la société du milliardaire égyptien Naguib Sawiris ou le programme Usaid.

Une solution concrète au fléau du chômage

De son côté, l'État égyptien a tout intérêt à encourager une tendance qui canalise l'énergie de la jeunesse, apporte une solution concrète au fléau du chômage et dynamise une croissance atone tout en palliant les carences des services sociaux. Reste à savoir si l'oligarchie commerçante et l'armée, qui pèse de tout son poids sur l'économie, continueront de voir d'un bon oeil ces start-up qui, insensiblement mais sûrement, leur grignotent des parts de marchés.



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Archaeologist urges Egypt to file a lawsuit in the ICJ to restore Rosetta Stone

Archaeologist urges Egypt to file a lawsuit in the ICJ to restore Rosetta Stone | Égypt-actus | Scoop.it

By RANY MOSTAFA

CAIRO: On the occasion of the 215th anniversary of the discovery of the Rosetta Stone, Egyptian archaeologist Ahmed Saleh called on the Egyptian government to demand the repatriation of Egypt’s most famous artifact from the British museum in London, Youm7 reported Saturday.

Saleh asserted Egypt’s eligibility to acquire the Rosetta Stone.

“It was forcibly taken from the French philologists of Napoleon’s expedition by the British army though it does not belong to any of them,” Saleh said

I urge the Egyptian government to file a lawsuit in the International Court of Justice if diplomatic negotiations with the British government to restore the artifact failed, he added.

The Rosetta Stone is a diorite stele made during the reign of Ptolemy V Epiphanes (204 B.C–181 B.C.), former head of the Supreme Council of Antiquities Abdel Halem Nour el-Din told The Cairo Post.

It is inscribed with Ptolemy V Epiphanes’s decree which exempted priests from paying taxes during his reign, said Nour el-Din adding that the stone was written in three scripts; the upper text is hieroglyphic, the middle text is Demotic while and the lowest text is ancient Greek.

“Since the content of the three texts presents more or less the same meaning, the decipherment of Rosetta Stone provided the key for a better understanding and appreciation of the ancient Egyptian civilization,” Nour el-Din said.

Rosetta Stone was rediscovered in the city of Rosetta, south of Alexandria in 1799 by a French soldier of the Napoleonic expedition to Egypt. However, Rosetta Stone came into British possession under the Capitulation of Alexandria following the defeat of the French expedition by the British troops in 1801.

It was transported to the British museum in London where it has been on public display since 1802.

“It is a masterpiece, a priceless and extraordinary item and is definitely the most-visited object in the entire British Museum,” Barbara Harris, a British tour operator told The Cairo Post.

If the British Museum argues that the Rosetta Stone should stay in England so that more people can see it and it would be “safer” in England, this view does not address the “ethical” aspect of keeping the Rosetta Stone, Harris said.

“I hope that the management of the British museum would return the Rosetta Stone to where it belonged on a permanent basis,” said Harris adding that it is ridiculous to see a replica of the stone displayed in the Egyptian museum in Cairo while the original artifact that belonged to Egypt and was discovered in Egypt is on display somewhere else.

Deputy-Chairman of the Egyptian Division at the British Museum, Jeffery Spencer was quoted by the Egyptian government State Information Service that the Stone was officially recorded amongst the property of the British Museum.

He pointed out that tourists come from all over the world to see this priceless monument, so it is unlikely they will give it up.

In 2008, Baron Crempengenton, a British official, stated in the Parliament that the British government will not let go of the Stone as it is legitimately possessed by Britain which received the Stone from France under the Alexandria Agreement of 1801, according to the Egyptian government State Information Service.

In 2002, Former Antiquities Minister Zahi Hawass had begun negotiations with academics and curators at the British museum to repatriate the stone.

Hawass, who has received widespread publicity and was the subject of a reality television series in the United States, said he hoped the British museum would agree to “voluntarily return the Rosetta Stone.”

He warned that, if the request was rejected, he would intensify his campaign to repatriate it.

“If the British want to be remembered, if they want to restore their reputation, they should volunteer to return the Rosetta Stone because it is an icon of our Egyptian identity,” Hawass was quoted saying by the Telegraph.

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La femme de l'ambassadeur du Maroc au Caire corrige El Khayat

La femme de l'ambassadeur du Maroc au Caire corrige El Khayat | Égypt-actus | Scoop.it
H24info le portail d'information Marocain La femme de l'ambassadeur du Maroc au Caire corrige El Khayat H24info le portail d'information Marocain La présentatrice égyptienne Amani El Khayat, qui avait insulté le Maroc la semaine dernière, dément...
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De l'Egypte au Qatar, les impossibles médiations dans le conflit israélo-palestinien

De l'Egypte au Qatar, les impossibles médiations dans le conflit israélo-palestinien | Égypt-actus | Scoop.it

John Kerry est arrivé au Caire (Egypte), lundi 21 juillet, pour tenter de négocierl'arrêt des combats qui font rage à Gaza depuis le 8 juillet et qui ont déjà coûté la vie à plus de 600 Palestiniens et 29 Israéliens. La mission s'annonce difficile pour le secrétaire d'Etat américain, dans un contexte de relations très dégradées entre Gaza et le pouvoir égyptien. Malgré la tentative de médiation de l'Egypte et de celle du Qatar, la presse internationale doute de la capacité à arriver rapidement à un accord, d'autant que les médias relèvent le silence de l'Europe.

Le plan égyptien bloqué par l'absence de dialogue avec le HamasEn 2012, lors de l'opération « Pilier de défense », c'est une médiation conjointe des Etats-Unis et de l'Egypte qui avait conduit à un cessez-le-feu entre Israël et l'enclave palestinienne. L'objectif affiché aujourd'hui par la Maison Blanche est de« revenir à l'accord de cessez-le-feu signé en 2012 », rapporte le journal cairoteAl-Ahram.

Mais le 15 juillet, après une semaine de bombardement israéliens, le Hamas, furieux de ne pas avoir été consulté en amont, a rejeté la proposition égyptienne de cessez-le-feu, pourtant acceptée par le gouvernement israélien.

Selon le quotidien Daily News Egypt, l'impasse actuelle de la médiation du Caire est en grande partie due à la détérioration des relations entre l'Egypte et le Hamas. « Depuis deux ans, la situation a bien changé », explique laconiquement le journal. En 2012, « [Mohamed] Morsi, membre des Frères musulmans, entretenait des relations privilégiées avec le mouvement de résistance de Gaza », ce qui facilitait la négociation, rappelle le quotidien. Mais depuis la chute de l'ancien président égyptien en juillet 2013, l'Egypte a intensifié son blocus sur Gaza et interdit le Hamas sur son territoire. « La relation entre le gouvernement égyptien et le Hamas est passée de l'alliance à l'hostilité », résume la chaîne qatarie Al-Jazira. Le Daily Telegraph souligne par ailleurs que « le cessez-le-feu accepté par le Hamas en 2012, dont les termes prévoyaient un assouplissement du blocus, n'a pas été respecté ».

En l'absence d'une relation de confiance, difficile d'amener le Hamas à négocier,selon The Economist, qui estime à l'inverse que « les Israéliens ont tout intérêt àmettre le Hamas entre les mains de l'Egypte, sachant que le nouveau président, Abdel Fattah Al-Sissi, les déteste autant qu'eux ». Pour l'hebdomadaire britannique, « les termes actuels du cessez-le-feu proposé par l'Egypte correspondent virtuellement à une reddition » de Gaza.

Pourtant, la presse israélienne semble encore croire à une médiation du Caire. Le quotidien Haaretz estime en effet que « l'Egypte détient toujours les clefs de la négociation du cessez-le-feu ». Le quotidien britannique The Guardian, qui souligne que « le plan égyptien jouit d'un ample soutien », se révèle moins confiant : « Depuis que le plan de négociation a été proposé (...), les troupes israéliennes ont lancé une sanglante opération terrestre ». 

L'Europe, grande absente des négociations

« Avec l'accélération du bain de sang dans la bande de Gaza (...), trouver un accord rapide est vital », écrit The Independent. Mais « le secrétaire d'Etat américain ne pourra pas obtenir de cessez-le-feu tout seul », précise le journal britannique.

La Deutsche Welle déplore de son côté que « les diplomates européens se rendent dans la région sans avoir de réelle influence sur le conflit ». En cause, l'Union européenne, qui « dans son ensemble a toujours essayé de garder la position officielle la plus neutre possible », ce qui l'empêche d'agir. Le constat est le même pour The Economist, qui remarque que « le fait que l'Union européenne refuse tout contact avec le Hamas, considéré comme organisation terroriste, l'empêche de prendre part à la médiation ». Pour The Independent, le silence européen est plus grave : « Il ne faudrait pas qu'Israël ait l'illusion que ses actions reçoivent un soutien massif de la communauté internationale ».

« Le Qatar, un acteur stratégique »

En l'absence d'interlocuteurs, les espoirs du Hamas se tournent vers une possible médiation du Qatar, où se sont réunis le week-end du 19 et 20 juillet divers acteurs du conflit pour évoquer un cessez-le-feu. Selon Al-Jazira, le petit Etat du Golfe « peut servir de canal de communication entre le Hamas et la communauté internationale ».

La chaîne qatarie n'est pas la seule à voir dans la médiation de Doha une possible solution à l'arrêt des hostilités. « Les sources diplomatiques occidentales voient dans le Qatar un acteur stratégique pour atteindre un cessez-le-feu effectif étant donné que le riche Etat du Golfe a accueilli un grand nombre d'islamistes exilés (...), notamment le leader du Hamas Khaled Mechaal », raconte le quotidien israélien Yediot Aharonot. Dimanche, ce dernier y a rencontré Mahmoud Abbas, le président de l'Autorité palestinienne. En dépit de leurs désaccords, ils ont appelé conjointement à la « fin de l'agression contre la bande de Gaza et la levée du blocus en place depuis 2006 ».

Depuis plusieurs jours, des appels demandant la souplesse du gouvernement de l'Etat hébreu émanent de la presse israélienne. Des éditorialistes de Haaretzappellent, sans trop y croire, au cessez-le-feu. « La violente confrontation entre Israël et Gaza n'a pas commencé il y a deux semaines et elle ne prendra pas fin la semaine prochaine, écrit l'un d'entre eux. Elle fait partie intégrante du conflit israélo-palestinien, qui ne se résoudra pas par la découverte de tunnels et par la tuerie massive de civils. (...) Israël doit aider les médiateurs, en particulier l'Egypte, à trouver une solution et ne pas hésiter à atténuer les restrictions pouraider les Gazaouis. » Au vu de l'intensification des raids sur la bande de Gaza, la perspective d'un cessez-le-feu n'a jamais paru si lointaine.

 

 

 
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7 Egyptian parties join the Democratic Alliance for Civil Forces: Sabbahi

7 Egyptian parties join the Democratic Alliance for Civil Forces: Sabbahi | Égypt-actus | Scoop.it

 7 Egyptian parties as well as a number of public figures have joined the Democratic Alliance for Civil Forces in preparation for running in the forthcoming parliamentary elections, said Hamdeen Sabbahi, founder of the Popular Current, Youm7 reported.

The participating parties include al-Karama, Al Dostor, Egyptian Socialist Party, Justice, Socialist Popular Alliance, Egypt Freedom and the Popular Current, he added.

Public figures that joined the alliance include former coordinator of Kefaya movement George Ishaq, former Manpower Minister Ahmed Al Boraie and Mohamed Ghoneim, Member of the National Assembly for Change.

In addition to these public figures and the 7 parties, the Alliance includes a number of social and feminist conglomerates, he stated.

“The Democratic Alliance has a long-term political vision,” Sabbahi added, pointing out that the Alliance targets gathering all civil forces in the forthcoming period.

During civil forces’ meeting in al-Karama party’s headquarters, Sabbahi clarified that the Alliance’s vision is running in all elections during the upcoming period, illustrating that the Alliance is working on drafting a “unified policy” for all national forces.

Ahmed Al Boraie announced that the Alliance seeks through gathering a number of civil parties and public figures to acquire the majority of seats in the next parliament and achieve the January 25 and June 30 revolutions’ goals, Youm7 reported June 16.

Boraie unveiled that “Intensified contacts between Alliance figures and other forces will be made in order to attract more parties”.

Shehab Wageih, the Free Egyptians Party’s spokesperson, announced that the party prefers to run the elections on its own, adding that the party will use its public figures’ fame, Youm7 reported.

“Seeking to be victorious in the next elections, the Free Egyptians Party will work on forming a unique and popular entity to compete in all coming elections,” he added.

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