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Mohamed al-Zawahiri : "La France a déclaré la guerre à l’islam" (interview)

Mohamed al-Zawahiri : "La France a déclaré la guerre à l’islam" (interview) | Égypt-actus | Scoop.it
Chef d’un parti salafiste djihadiste au Caire (Égypte), Mohamed al-Zawahiri est aussi le frère d’Ayman al-Zawahiri, le numéro 1 de l’organisation terroriste Al-Qaïda. Extraits de son interview...

Que pensez-vous de l’intervention française, au Mali?


C’est une attaque sauvage et une intervention inacceptable dans les affaires intérieures des musulmans. Ces derniers avaient pour objectif d’appliquer la charia, ce qui était leur droit le plus strict, et la France s’est interposée dans l’espoir de s’emparer des ressources de ce pays.

 

Au lendemain de l’intervention, vous êtes sorti de votre réserve et avez manifesté devant l’ambassade de France, au Caire. Vous avez parlé de châtiments. Doit-on craindre un scénario identique à celui de Madrid ou Londres?


Je ne représente que mon parti,  je ne peux parler au nom de tous les musulmans. Mais tout ce que je peux faire, c'est mettre en garde la France et appeler les Français raisonnables et les sages à ne pas tomber dans le même piège que les Américains. La France s’est rendue coupable d’avoir occupé un pays musulman. Elle a déclaré la guerre à l’islam.

http://www.lejdd.fr/International/Maghreb/Actualite/Mohamed-al-Zawahiri-La-France-a-declare-la-guerre-a-l-islam-interview-590657

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4 novembre 1922 : "Merveilleuse découverte dans la Vallée"

4 novembre 1922 : "Merveilleuse découverte dans la Vallée" | Égypt-actus | Scoop.it

Pourquoi tenter de réécrire ce qui a été raconté d'aussi belle manière par le découvreur lui-même ? L'émotion, la joie, la curiosité, l'excitation ne pourraient être aussi bien rendues…
Voici, pour ce jour anniversaire, le récit d'Howard Carter sur la fabuleuse découverte qui allait marquer le monde de l'égyptologie en cet automne 1922 : la tombe de l'enfant-roi, Toutankhamon.

"J'étais arrivé à Louxor le 28 octobre et, le 1er novembre, j'avais enrôlé tous mes hommes. Nos fouilles s'étaient arrêtées au nord-est de la tombe de Ramsès VI et c'est de là que nous devions reprendre les travaux, en avançant vers le sud. Je rappelle qu'il y avait là un certain nombre de cabanes grossièrement construites, probablement destinées à abriter les ouvriers de la tombe de Ramsès. Ces cabanes couvraient toute la surface s'étendant devant la tombe et se prolongeaient vers le sud pour rejoindre plus haut un groupe similaire, de l'autre côté de la Vallée. Ce dernier avait été découvert par Davis lorsqu'il travaillait à la cachette d'Akhénaton. Le soir du 3 novembre, nous en avions dégagé plusieurs et, après avoir noté leur emplacement, nous les enlevâmes. Il ne nous restait plus qu'à nous attaquer au sol sur lequel elles reposaient.
Le lendemain matin, 4 novembre, lorsque j'arrivai sur le chantier, un silence inhabituel me fit comprendre que quelque chose venait de se passer. On m'annonça aussitôt que, sous la première hutte qu'on avait attaquée, on venait de mettre au jour une marche taillée dans le roc. C'était trop beau pour être vrai. Pourtant nous étions bel et bien devant l'entrée d'un escalier creusé dans la pierre à quelque quatre mètres en contrebas de la tombe de Ramsès VI, et à la même profondeur du niveau actuel du lit de la Vallée.
Indubitablement, nous nous trouvions là à l'entrée d'une tombe. Pourtant, nous continuions à douter ; il se pouvait que la tombe ne fût qu'une ébauche, jamais terminée, jamais utilisée. Et même si elle était achevée, elle avait pu être pillée et vidée depuis longtemps. Ce fut donc avec une excitation mal dissimulée que je vis apparaître une à une les marches de l'escalier. Ce dernier s'enfonçait dans le roc pour former un couloir de trois mètres de haut sur un mètre quatre-vingts de large. À présent, nous progressions plus rapidement et, au crépuscule, alors que nous atteignions la douzième marche, nous aperçûmes la partie supérieure d'une porte scellée, bloquée par des pierres plâtrées.
Une porte scellée... C'était donc vrai ! Des années de patient travail allaient enfin être récompensées ! J'avais eu raison de ne pas perdre foi en la Vallée. Fébrilement, je cherchai sur la porte quelque chose qui pût me dire qui était enterré là, mais je ne pus voir que les sceaux distinctifs de la nécropole royale : Anubis dominant les neuf ennemis de l'Égypte. Deux conclusions s'imposaient toutefois. D'abord le sceau de la nécropole sur la porte de la tombe prouvait qu'elle avait été construite pour un personnage de haut rang. D'autre part, l'escalier étant entièrement dissimulé par des cabanes d'ouvriers qui dataient de la XXe dynastie, on pouvait supposer qu'au moins à partir de cette époque, la tombe n'avait pas été ouverte. Je devais pour l'instant me contenter de cela.
En examinant les sceaux de plus près, je remarquai, en haut de la porte, là où le plâtre s'était écaillé, un lourd linteau de bois. Voulant m'assurer que la porte était bien bloquée, je pratiquai un petit trou sous ce linteau, juste assez grand pour y introduire une torche électrique, et découvris que le couloir qui se prolongeait au-delà état totalement rempli de gravats du sol au plafond, preuve supplémentaire du soin avec lequel on avait essayé de protéger la tombe.
Minute rare dans la vie d'un fouilleur ! Seul avec mes ouvriers, je me trouvais peut-être, après des années de labeur relativement improductif, au seuil d'une importante découverte. Ce couloir pouvait, littéralement mener à tout. Et je dus faire un immense effort pour me retenir d'abattre la porte sur le champ.
Une chose m'intriguait. C'était l'étroitesse de l'ouverture, comparée à celle des autres tombes de la Vallée. Le plan datait certainement de la XVIIIe dynastie. S'agissait-il de la tombe d'un noble, enterré ici par consentement royal ? Ou bien le tombeau du roi que je cherchais depuis si longtemps ?
Une nouvelle fois j'examinai les sceaux, à la recherche d'un indice. En vain. Si j'avais su que, que quelques centimètres plus bas, se trouvait une impression claire et distincte du sceau de Toutankhamon, j'aurais fait dégager la porte immédiatement et me serais épargné trois semaines d'incertitude. Mais il était tard, la nuit commençait à tomber. À contrecoeur je rebouchai le trou que je venais de percer, remblayai l'excavation pour la protéger durant la nuit, choisis le plus honnête de mes ouvriers - qui étaient tous aussi exaltés que moi - pour monter la garde devant la tombe, et rentrai chez moi à la lumière de la lune.
Naturellement, mon plus vif désir était d'aller de l'avant pour déterminer toute l'étendue de cette découverte. Mais Lord Carnarvon était en Angleterre, et il me fallait retarder les choses jusqu'à son arrivée. Le matin du 6 novembre, je lui envoyais le télégramme suivant : "Merveilleuse découverte dans la Vallée. Tombe superbe avec sceaux intacts. Attends votre arrivée pour ouvrir. Félicitations".

Lord Carnarvon et sa fille Lady Evelyn arrivent à Louxor le 23 au soir. Le 24, les seize marches de l'escalier sont enfin dégagées. Et, le 26 novembre, Howard Carter pratique, dans le coin supérieur gauche de la seconde porte scellée, une ouverture assez grande pour y passer une bougie ... "Vous voyez quelque chose ?” demande anxieusement Carnarvon. "Oui, lui répond-il, des merveilles !"
Ce jour-là, en redonnant vie à Toutankhamon, ils entrent dans la postérité.
Marie Grillot

Pour en savoir plus :
“The Tomb of Tutankhamen”, Howard Carter,
Howard Carter, “The path to Tutankhamun”, T.G.H; James, TPP, 1992
“Toutankhamon, vie, mort et découverte d'un pharaon”, Nicholas Reeves, 1990, Thames
http://www.griffith.ox.ac.uk/gri/4sea1not.html ;
http://www.histoire-en-questions.fr/antiquite/maledictionmarche.html ;
http://www.google.fr/imgres?imgurl=http%3A%2F%2Fwww.griffith.ox.ac.uk%2FdiscoveringTut%2Fjournals-and-diaries%2Fimages%2Flarge%2FTAA_i_2_1_025.jpg&imgrefurl=http%3A%2F%2Fwww.griffith.ox.ac.uk%2FdiscoveringTut%2Fjournals-and-diaries%2Fseason-1%2Fjournal.html&h=2635&w=1758&tbnid=-7wQwJ1iFQpiFM%3A&zoom=1&docid=7VsD8C2NllBUdM&ei=suVTVMuELMbXPcaEgOAI&tbm=isch&iact=rc&uact=3&dur=180&page=1&start=0&ndsp=29&ved=0CCgQrQMwAg ;
http://blog.nationalarchives.gov.uk/blog/seen-yesterday-know-tomorrow/ ;
http://egyptophile.blogspot.fr/2014/06/9-mai-2014-140e-anniversaire-de-la.html?q=carter 
http://egyptophile.blogspot.fr/2014/06/george-edward-stanhope-molyneux-herbert.html?q=carter 
http://egyptophile.blogspot.fr/2014/06/17-fevrier-1923-decouverte-des.html?q=carter 
http://egyptophile.blogspot.fr/2014/06/2-mars-1939-howard-carter-rejoignait-le.html?q=carter 
***************
Pour consulter l’ensemble des Unes d’ “Égypte-actualités” :http://egyptophile.blogspot.fr/2014/06/egyptophile-un-recueil-des-unes-degypte.html?view=flipcard

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PHOTOS. Bienvenue dans "La cité des morts" de el-Arafa

PHOTOS. Bienvenue dans "La cité des morts" de el-Arafa | Égypt-actus | Scoop.it
INSOLITE- Difficile d'imaginer un lieu plus sinistre pour vivre que celui d'el-Arafa. Le quartier s'étend sur plusieurs kilomètres dans la banlieue du Caire et répond au nom de "The City of the Dead" en anglais.
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Le “Titi” cairote à son balcon

Le “Titi” cairote à son balcon | Égypt-actus | Scoop.it

Albert Arié, alias “Titi”, vit au Caire dans le même appartement depuis 79 ans. En réalité, 79… moins 11 années de prison et d’internement pour motif de convictions politiques non conformes aux idées dominantes de l’Égypte nassérienne. Albert est en effet communiste depuis l’âge de 15 ans, influencé par sa soeur aînée qui fréquentait le militant Henri Curiel et par sa lecture de “La Mère” de Gorki.
L’emplacement privilégié de l’appartement a été, au long des années, le balcon donnant sur la place Tahrir, depuis lequel Titi a observé et continue d’épier quotidiennement (après les soins apportés à ses plantes et une consultation très matinale d’”Égypte actualités”) la vie du Caire, les événements qui s’inscrivent dans son histoire.

Juif de naissance, né d'un père turc et d'une mère ashkénaze dont la famille a fui les pogroms, converti à l’Islam pour pouvoir se marier avec une Égyptienne musulmane (alors qu’une loi stipulait que tout citoyen de confession juive avant le 15 mai 1947 devait garder sa religion), il considère l’Égypte, en dépit des humiliations qu’il y a subies dans les geôles du désert, comme une terre de refuge qu’il n’a jamais quittée, sauf pour des voyages à caractère professionnel. 
“De son balcon, il a vu se dérouler l’histoire depuis 1935, au cœur du centre ville du Caire. Pour tourner la page, il semble que nous devons essayer d'oublier. Mais Titi n'a pas oublié : pas un jour, pas un visage, pas de nom. Il emporte avec lui le poids de son histoire personnelle et celle de l'Égypte contemporaine. De son même appartement, il a été témoin de révolutions, d’incendies, d’émeutes. (...) Le balcon est la pierre angulaire de (mon film), il dessine les contours de deux autres espaces qu’il lie entre eux, l’intériorité et l’extériorité. À l’intérieur, la pensée d’une vie passée ; à l’extérieur, celle d’un peuple en devenir. Le balcon constitue la rencontre de deux générations, de deux espaces temps.”
C’est en ces termes que Yasmina Benari présente le documentaire qu’elle a réalisé sur Albert Arié, et qui est en cours de montage final. 

Albert présente et résume ainsi “son” balcon :
“Notre première rencontre eut lieu fin mai 1935. Mes parents avaient décidé de déménager. Leur choix se porta sur un nouvel immeuble au 5A de la rue Boustan (rue du Jardin en arabe). J’accompagnais ma mère pour visiter le dernier appartement encore vacant, au 6ème étage de l’immeuble. Il fallait gravir un échafaudage en guise d’escalier.
J’avais 5 ans e je ne lâchais pas la main de ma mère. Je découvris alors le balcon de l’appartement, un très long balcon à ciel ouvert. On apercevait au loin le Musée du Caire et le Nil sillonné de péniches à voile. Le rue Boustan était bordée de flamboyants à fleurs rouges. Notre choix fut fait et ma mère signa le contrat de location.
Désormais le balcon fait partie de ma vie. Mes premières photos d’enfance y furent prises. J’y photographiais mes amis et mes amours.
Pendant la Deuxième Guerre mondiale, le balcon me permit de contempler le ciel parsemé de projecteurs de la défense anti-aérienne. Le 26 janvier 1952, le Caire brûlait et je ne voyais plus que fumée et flammes.
Je devais quitter mon balcon le 3 novembre 1953. Au bout de 11 années de prison et d’internement, je le redécouvris le 5 avril 1964. On ne voyait plus le Nil. Un hôtel hideux avait été construit au coin de la rue et les flamboyants avaient été arrachés.
Ma vie s’écoula au bord du balcon. Les photos de ma femme et de mes enfants en témoignent. Ce fut ensuite au tour de mes petits-enfants d’y être photographiés.
Le 25 janvier 2011, il y eut un changement de décor. Manifestations, coups de feu et jets de gaz lacrymogène devinrent le quotidien. Je suivais les événements de la place Tahrir de mon balcon et ma rue était devenue le théâtre de barricades et d’affrontements. Et cela continue…
Bientôt, je ne serai plus de ce monde. Mon grand-père et mon père sont morts dans l’appartement ; ce sera mon tour. Mais le balcon, lui, restera, avec d’autres acteurs.”
MC

http://www.yasminabenari.com/#!at-titi-balcony/c1wyg ;
http://panorama15.lefresnoy.net/489/familiar-place-panorama-15 ;
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Pour consulter l’ensemble des Unes d’ “Égypte-actualités” :http://egyptophile.blogspot.fr/2014/06/egyptophile-un-recueil-des-unes-degypte.html?view=flipcard

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Latifa al-Nadi, première aviatrice égyptienne à voler en solo : “J'ai appris à voler parce que j'aime être libre"

Latifa al-Nadi, première aviatrice égyptienne à voler en solo : “J'ai appris à voler parce que j'aime être libre" | Égypt-actus | Scoop.it

Quelques incertitudes continuent de planer sur certains détails de sa biographie, mais il est certain que Latifa (Loutfia) al-Nadi fut en 1933, à l’âge de 26 ans, la première aviatrice égyptienne à voler en solo (la seconde femme au monde après l’Américaine Amelia Earhart, qui traversa l’Atlantique en 1932). Cela à une époque et dans un pays, se plaît-on à souligner, où les hommes avaient encore peur des voitures !

De même, la “légende” veut qu’elle soit montée pour la première fois dans un avion biplace en se cachant et n'ait révélé sa présence au pilote qu'une fois en l'air, en disant qu'elle voulait voir "comment ça faisait".


Contentons-nous ici de ce qui nous est apparu comme des certitudes.

Latifa al-Nadi naît au Caire le 29 octobre 1907. Son père étant soucieux de se plier scrupuleusement aux us et coutumes du pays, notamment concernant le rôle des femmes dans la société, elle reçoit une éducation très stricte, à l'American Girl's College du Caire, un établissement tenu par des Presbytériens.

Après ses études, sous prétexte de travaux en groupe, elle travaille comme secrétaire dans un aéroclub pour, en contrepartie, prendre des leçons de pilotage, deux fois par semaine. Sa mère découvre le stratagème, et décide, en cachette, de lui apporter son soutien tout au long de sa formation.


Latifa réussit à prendre les commandes après 13 heures de pilotage en double avec son moniteur, Mr Carroll. Sa formation durera 67 jours et, le 27 septembre 1933, faisant fi des traditions, elle obtient son brevet de pilote, sur un biplan Gipsy Moth. Elle n’a que 26 ans. Son brevet porte le n°34, ce qui signifie que seulement 33 personnes en Égypte - des hommes uniquement ! - l’ont obtenu avant elle.

On imagine la colère de son père lorsqu’il apprend la nouvelle par les journaux. Mais, sans nul doute guidé par une secrète fierté, il accepte de monter à bord de l’appareil piloté par sa fille qui l’emmène plusieurs fois survoler le Caire et les pyramides. Il devient alors son plus fervent supporter !


Le 19 décembre 1933, elle participe à une compétition dont le programme est un vol en solo aller-retour entre le Caire et Alexandrie, et elle la gagne, précédant 27 autres concurrents, égyptiens et étrangers. Mais, pour un étrange point de règlement tatillon, elle est privée de sa victoire… ce qui n’empêche le roi Fouad de la saluer chaleureusement, la larme à l’oeil, et d’accompagner ses félicitations d’un prix d’honneur de 200 livres égyptiennes. Latifa reçoit également ce télégramme de Hoda Shaarawi, l'une des pionnières du mouvement féministe égyptien et arabe : “Tu as honoré ton pays. Tu nous as permis de relever la tête. Que Dieu te bénisse !”

Portée par les ailes du succès dans un milieu qu’elle fréquente désormais en permanence comme secrétaire générale du Club des Pilotes, celle qui avait déclaré : “J'ai appris à voler parce que j'aime être libre" voit malheureusement sa carrière stopper net, au début des années 50, suite à un terrible accident à l'atterrissage, qui la laisse avec une colonne vertébrale brisée et le visage endommagé.

Pour se faire soigner, elle quitte alors l'Égypte pour la Suisse, dont elle reçoit la nationalité. Elle ne reviendra dans son pays que peu de temps avant sa mort, survenue en 2002.

Un documentaire sur sa vie - “Take Off From the Sand” - a été réalisé par George Wageh en 1996.


“Latifa est devenue un héroïne et un trésor national aux yeux des Égyptiens. Les femmes voyaient en elle une source d'inspiration dans leur lutte pour l'égalité des droits, et de nombreuses jeunes femmes ont suivi son exemple en prenant des leçons de pilotage.” (Alaa al-Aswany, “The New York Times, 8 décembre 2013)

MC


Plus d’informations (en arabe) : http://www.wikiwand.com/ar/%D9%84%D8%B7%D9%81%D9%8A%D8%A9_%D8%A7%D9%84%D9%86%D8%A7%D8%AF%D9%8A

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Egypte-Sissi : "Le combat contre le terrorisme sera long, sanglant" - Afrik.com

Egypte-Sissi : "Le combat contre le terrorisme sera long, sanglant" - Afrik.com | Égypt-actus | Scoop.it
Le Président d'Egypte, Abdel Fattah al-Sissi, a tenu à prévenir ses citoyens que le combat contre le terrorisme sera long, douloureux et sanglant.
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SOS pour le lac Borollos : les eaux, la faune, la flore et les hommes sont menacés

SOS pour le lac Borollos : les eaux, la faune, la flore et les hommes sont menacés | Égypt-actus | Scoop.it

“Sauvons le lac Borollos !” pouvait-on lire dans “Le Progrès égyptien” du 24 mai 2014.

Cette réserve naturelle lagunaire de 600 km⊃2; d’eau saumâtre, presque douce, située entre le Delta et la Méditerranée, serait-elle donc en danger ?


L’ingénieur Gratien Le Père, membre de l’Expédition d'Égypte, écrivait en 1819, dans “Mémoire sur les lacs et les déserts de la Basse Égypte” : “Quant à l’étendue de ce lac, on ne peut pas douter que la mer et le Nil ne l’aient beaucoup augmentée : les  ruines nombreuses qu’on y trouve de toutes parts en sont des témoignages irrécusables. La profondeur des eaux du lac Bourlos n’est en général que d’un mètre : aussi l’on n’y navigue que difficilement. Ce lac reçoit divers canaux dérivés du Nil, dont le plus considérable est le canal de Tabanyeh qui, partant de Semenhoud, l’ancienne Sebennytus, dans la branche de Damiette, se jette dans le Bourlos, près des ruines de l’ancienne Buto, célèbre, ainsi que le dit Hérodote, par les oracles de ses temples de Diane et de Latone.”


Situé sur le trajet de nombreux oiseaux migrateurs, le lac Borollos, aux abords marécageux propices au frai de certaines espèces de poissons (tilapia, chaber…), est également réputé pour son activité de pêche qui fait appel à des techniques remontant à l’Antiquité, comme les filets-pièges en colimaçon. On y voit ainsi régulièrement un ballet de bateaux, à faible tirant d’eau, aux formes variées : des felouques pour la pêche au filet, des sambouques, de grands marakebs à deux mâts et voile latine (sorte de “camions du lac” pour le transport de marchandises) et ces bateaux typiques, équipés d’un chalut rudimentaire, puissants et rapides avec leur voile pouvant atteindre 130 m⊃2; : les “lokafas”, qui ont fait l’objet du magnifique documentaire “Les Voiles de Borollos”, écrit par Patrice Pomey, directeur de recherche au CNRS, et réalisé par Raymond Collet, cinéaste professionnel (http://youtu.be/6YixvXwhBBE).


Mais le lac et ses activités de pêche et de construction de bateaux sont aujourd’hui menacés, à la fois par le modernisme et par des infractions au respect de l’environnement et de la biodiversité. Se proposant de conserver la mémoire de navires d’un autre siècle, le film de Pomey-Collet serait-il un chant du cygne face à des traditions condamnées à disparaître ? On peut le craindre.


“Le Lac Borollos était, jadis, la plus grande ressource de pisciculture en Égypte. De nos jours, ce n’est plus le cas. Le lac est victime d’une multitude d’agressions et d’infractions : travaux de remblais, jet de déchets, constructions… Selon un pêcheur travaillant parmi les forces de sécurisation du lac, Naïm Al Naghia, sécher le lac de Borollos pour en utiliser les terres n’est pas une œuvre de nos jours. (...) En 1960, la superficie du lac se chiffrait à 375 feddans. Certaines superficies ont été transformées en fermes agricoles et piscicoles (...). D’autres superficies ont subi des infractions de construction.” ( Le Progrès égyptien / 24 mai 2014)


Deux années auparavant, Rasha Hanafy soulignait, dans “El-Ahram Hebdo” du 26 septembre 2012, les dommages causés par les pisciculteurs eux-mêmes, et surtout les effets dévastateurs de la pollution due aux déchets déversés dans le lac, provenant du Grand Caire.

Pour faire face à la précarité de leur situation, certains pêcheurs du lac, il y a quelques années de cela, se livraient au trafic clandestin de main-d’œuvre, transportant sur leurs barques des jeunes qui souhaitaient se rendre en Europe, et les emmenaient jusqu’aux côtes italiennes en échange d’importantes sommes d’argent. (El-Ahram Hebdo - semaine du 2 au 8 juillet 2008, numéro 721)

Pour échapper à de telles décisions extrêmes, la contestation des professionnels de la pêche a pris récemment une forme syndicale, afin de tenter de sauver ce qui peut encore l’être. Cela suffira-t-il ? L’article 30 de la nouvelle Constitution, rappelait “Le Progrès égyptien”, stipule la préservation des lacs et la suppression des agressions et des infractions. Ainsi que le soutien aux pêcheurs.

Mais, pour reprendre la conclusion du quotidien, cette législation sera-t-elle appliquée ?

MC


Illustration extraite du documentaire “Les Voiles de Borollos”, de Patrice Pomey, réalisé par Raymond Collet

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German returns statuette to Egypt

German returns statuette to Egypt | Égypt-actus | Scoop.it
CAIRO: According to his late mother’s will, a German national voluntarily returned an ancient Egyptian Ushabti funerary statuette, which will be displayed at the Egyptian Museum, head of the Antiquities Ministry’s Restored Artifacts Department Ali...
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Tourism Ministry hopes Holy Family travel package attracts 30K tourists

Tourism Ministry hopes Holy Family travel package attracts 30K tourists | Égypt-actus | Scoop.it
CAIRO: Egypt hopes to attract 30,000 new tourists through packages that highlight sites believed to have hosted Jesus and his family on their flight to Egypt, Adel Farid, the head of the Religious Tourism Committee at the Ministry of Tourism told...
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Il disparaissait un 23 octobre.. Honneur au Prince des Poètes

Il disparaissait un 23 octobre.. Honneur au Prince des Poètes | Égypt-actus | Scoop.it

Le poète et dramaturge égyptien Ahmed Chawqi naît au Caire le 25 décembre 1868, d’une famille cosmopolite (père d'origine kurde et tcherkesse, mère d’origine turque et grecque) et privilégiée qui est en bonnes relations avec la cour du khédive d'Égypte.

Après son baccalauréat, il suit des études de droit, puis obtient un diplôme en traduction.

Pendant une année, il travaille alors à la cour du khédive Abbas II Hilmi. Puis il est envoyé par celui-ci  poursuivre ses études de droit en France, où il restera trois années, à Montpellier et à Paris.

Durant son séjour, il s’intéresse à la littérature française, qui trouvera quelque écho par la suite dans ses propres oeuvres.

Son diplôme d'études juridiques en poche, il rentre en Égypte en 1894. Il devient dès lors une personnalité culturelle influente, ce qui n’a toutefois pas l’heur de plaire aux Britanniques qui, suite à la diffusion d’un manifeste écrit pas le poète et lu dans les mosquées et les églises,  décident de l’exiler, en 1914, en Andalousie, où il restera six années.


Son oeuvre littéraire comporte trois volets, correspondant à trois sources d’inspiration différentes : des éloges du khédive ; des oeuvres patriotiques teintées de nostalgie (période de l’exil en Espagne) ; l'histoire glorieuse de l'Égypte antique et de l'Islam. Mais, plus fondamentalement, “ses poèmes, à travers les mots qui jaillissaient de lui pour donner forme à ses combats ou à ses émotions, étaient au fond la voix de son peuple qu’il entendait et qu’il restituait à travers un verbe éclatant. Il y a toujours eu chez cet homme une écoute de ce qui se passait autour de lui, non seulement de son peuple, mais au-delà de son peuple, d’une bonne partie du monde arabe dont il pensait, à tort ou à raison, qu’il était le chantre et l’écho”. (Amina Taha-Hussein Okada, petite-fille du poète).

Ses poèmes, regroupés dans le recueil "Al-Chawqiyyât", sont reconnus comme des chefs-d’oeuvre. Certains ont été mis en musique et interprétés notamment par Oum Koulthoum et Mohammed Abdel Wahab.


Considéré comme l'un des pionniers et une figure majeure de la littérature arabe moderne, où il introduit notamment le genre épique, il est qualifié en 1927 par ses pairs d’“Amir al Cho’âra”, le “Prince des Poètes”, en reconnaissance de son apport immense à la culture arabe, dans le sillage de la “Nahda” (“Renaissance” arabe, à la fois littéraire, politique, culturelle et religieuse).

Il meurt le 23 octobre 1932. Sa maison (Corniche du Nil - Guizeh) est maintenant transformée en musée.

MC


Lire de cet auteur, ci-dessous, le poème “Le Nil”


Pour en savoir plus :

http://www.medmem.eu/fr/notice/ERU00012 (vidéo en arabe)

http://www.wikiwand.com/fr/Ahmed_Chawqi

http://youtu.be/oe5LjSCvE6M (émission “Islam” - 13/01/13)

http://www.cealex.org/pfe/diffusion/PFEWeb/pfe_002/PFE_002_075_w.pdf

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Pour consulter l’ensemble des Unes d’ “Égypte-actualités” : http://egyptophile.blogspot.fr/2014/06/egyptophile-un-recueil-des-unes-degypte.html?view=flipcard



Le Nil

“Depuis quand arroses-tu les campagnes

de tes eaux abondantes ?

Et quelle est cette main libérale

qui ne cesse de combler les villes de tes bienfaits ?

Es-tu descendu du Ciel ?

As-tu jailli de l'Eden en ruisseaux argentés ?

Est-ce d'une source, d'un nuage ou d'un déluge

que proviennent ces eaux qui inondent la vallée ?

Sur quel métier as-tu tissé ce tapis de verdure,

toujours renaissant et fleuri, qui recouvre tes rives ?

Lorsque tu te retires, ce tapis se ternit.

À ton retour il reprend sa belle et riante couleur.

À chaque saison, ô merveille !

il se revêt de teintes nouvelles dont tu es l'habile coloriste.

Les siècles n'ont pu tarir tes sources,

et les bassins ont été constamment baignés.

Quel que soit le nombre des convives que tu désaltères et nourris,

tes coupes sont toujours pleines et ta table bien servie.

Les eaux que tu répands se transforment en or,

et les terres que tu noies renaissent à la vie.

Tes sources ont été un mystère

pour ceux qui ont en vain tenté de le pénétrer

aussi bien que pour ceux qui ont cru y avoir réussi.

Le temps qui filtre incessamment tes eaux

n'a pu, durant des siècles, les épurer de ce limon noir comme le musc.

Et tandis que tes ondes, mêlées à ce limon, sont rouges dans les bassins,

elles deviennent d'une blancheur éclatante sur la surface du sol.

Les anciens t'ont adoré parce que tu fus leur providence

Ne devaient-ils pas déifier celui qui les nourrissait

et les comblait de ses bienfaits?

Si jamais une créature méritait d'être élevée au rang des dieux,

c'est à toi seul sans doute que reviendrait cet honneur.

Ton culte fut inspiré par l'amont et la vénération

que les anciens avaient pour toi.

Et le culte d'un dieu n'est qu'un sentiment de vénération et d'amour.

En t'adorant, le peuple rendait hommage, non à un fleuve,

mais à un Océan dont les eaux sont douces et les bienfaits infinis ...

Lié par tes promesses, tu les as toujours tenues fidèlement :

La vallée reçoit de tes mains la vie qui l'anime !

Arrosées par tes eaux, les terres arides et incultes verdoient et fleurissent !

Ces eaux vivifiantes sont la source de la fécondité et de la richesse ...

Les plantes, les hommes et les animaux qui meurent

retournent à toi, qui es, après Dieu, l'âme de

la terre sous laquelle ils disparaissent.”


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Nouvelle subvention de l'aérien en Egypte - Pagtour.net

Nouvelle subvention de l'aérien en Egypte - Pagtour.net | Égypt-actus | Scoop.it
(Travel inside + HD) Au lieu de dédommager les places vides, les places occupées seront récompensées. Le ministère du Tourisme égyptien a modifié le règlement de subventions pour les charters étrangers.
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Tanta receives 3 million visitors participating in Moulid Al-Sayed Al-Badawy festival

Tanta receives 3 million visitors participating in Moulid Al-Sayed Al-Badawy festival | Égypt-actus | Scoop.it
  By Mohamed Abel Monsef and Ahmed Salama Three million people visited Tanta, capital of the Gharbia governorate, to participate in celebrations of the Moulid Al-Sayed Al-Badawy, a carnival that celebrates the birthday of a member of the Prophet...
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Germany lifts travel ban on Luxor and Aswan

Germany lifts travel ban on Luxor and Aswan | Égypt-actus | Scoop.it
CAIRO: The German Foreign Ministry has eased its travel ban on Nile cruise excursions sailing between Luxor and Aswan, according to a statement on the Egyptian Foreign Ministry’s Facebook page Sunday.
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Christian Leblanc : Louqsor, d'une rive à l'autre

Christian Leblanc : Louqsor, d'une rive à l'autre | Égypt-actus | Scoop.it
C'est tout simplement, tout naturellement que Christian Leblanc a accepté de donner une interview à “Égypte Actualités”, à Malgatta, sur la terrasse de la maison de la Mission Archéologique Française de Thèbes-Ouest (MAFTO).
"Docteur Leblanc", comme on l'appelle ici, est un égyptologue de grand renom, spécialiste du Nouvel Empire, docteur d'État ès-Lettres et Sciences Humaines (spécialité égyptologie), diplômé d'Études Supérieures de l'École du Louvre, directeur de recherche au CNRS, responsable de la MAFTO. 
"Après avoir exploré la Vallée des Reines pendant une vingtaine d’années, il dirige actuellement, en coopération avec le Conseil Suprême des Antiquités de l'Égypte et le Centre d'Étude et de Documentation sur l'Ancienne Égypte, les recherches et les travaux de restauration entrepris dans le temple et dans la tombe de Ramsès II, à Louqsor. Fondateur et président de l'Association pour la Sauvegarde du Ramesseum, Christian Leblanc est également membre, à titre étranger, de l'Institut d'Égypte, et membre du Comité International pour la sauvegarde de la Vallée des Rois..." Il travaille actuellement activement à la création d'un Centre International d'Études Thébaines (CIET). 

De Christian Leblanc on boit les paroles, tant ses propos sont intéressants, passionnants. 
Il parle de la famille de Ramsès mieux que nous ne parlons de notre propre famille. Il connaît les collines thébaines mieux que quiconque, de la géologie qui les a façonnées, aux tombes qu'elles recèlent - découvertes ou à découvrir - et des multiples possibilités de les mettre en valeur de façon écologique.
Il a une vision très claire et didactique de la valorisation du patrimoine thébain, conjuguée à un authentique respect de l'identité de la population, de son savoir-faire et de ses potentialités.
Et puis il évoque, de merveilleuse façon, le monument auquel il consacre une grande partie de sa vie : le temple des millions d'années de Ramsès II, le Ramesseum.

Un seul article nous semble trop court tant les sujets abordés sont "porteurs" et suscitent l'intérêt. “EA” se propose de restituer, en plusieurs "unes", les thèmes abordés au cours de ce riche entretien.
Nous suivrons donc le fil de la conversation, en commençant par le sujet qui lui tient tant à coeur : l'évolution de la cité de Louqsor, notamment de sa rive Ouest, sur laquelle il prône la création du Centre International d'Études Thébaines.
La réflexion qu'il mène s'insère dans le cadre du grand projet "Louqsor 2030" - intégrant de nombreux partenaires - et vise "à promouvoir les trésors archéologiques et à améliorer les conditions de vie de populations réparties sur les deux rives du Nil". Le constat du déséquilibre entre rive Est et rive Ouest de "l'aînée de toutes les villes du monde" (nom donné par Champollion) est flagrant : "La rive droite a toujours été plus prospère que la rive gauche, mais peut-être moins farouche." Avec les temples de Karnak, de Louqsor, ses deux musées (antiquités et momification) et son importante capacité hôtelière, elle est résolument tournée vers le tourisme, le commerce, laissant à la rive Ouest une activité essentiellement agricole.
Louqsor, dans sa totalité, est inscrite au patrimoine mondial culturel de l'Unesco. Mais cela n'a pas empêché la destruction d'une partie de son histoire ! L'aménagement de la nouvelle corniche, la réhabilitation de l'allée des sphinx (dromos reliant les temples de Louqsor et de Karnak), le nouveau parvis des temples de Karnak ont induit le sacrifice de nombreux quartiers, donc de bâtiments historiques (comme celui de maisons coloniales victoriennes, ou encore la maison de Legrain à Karnak). Les révolutions qui ont secoué le pays ont freiné l'avancée du projet et nous laissent espérer une réflexion plus mûrie, plus aboutie et notamment... plus respectueuse des populations.

Sur la rive Ouest, la destruction massive du village de Gournah, dès 2006, a amené au relogement des Gournawis dans "New Gournah el-Taref", sans âme, construit à la va-vite aux confins du désert. La montagne thébaine est vide désormais de ses habitants. Quant à son éclairage nocturne, il est largement décrié, car non seulement il lui donne un aspect de carton pâte, mais il est fortement consommateur d'énergie. Un éclairage individualisé et étudié des différents temples, durant quelques heures seulement, aurait certainement été plus judicieux.
Le projet de Christian Leblanc est bel et bien de réhabiliter la rive Ouest, de mettre en avant ses nombreux atouts et de donner à sa population une part active dans cette valorisation. 
Le Centre d'Études serait installé entre la maison de Carter et la maison Stoppelaere. On y trouverait, à côté de la reconstitution de la tombe de Toutankhamon (KV62) nouvellement ouverte au public, la reconstitution de celles de Sethi Ier (KV17), Thoutmosis III (KV34)I, Nefertari (QV66)...
Il présenterait également des expositions temporaires, sur des thèmes variés et riches : le résultat des fouilles des nombreuses missions étrangères, la vie et les travaux des égyptologues qui ont marqué le paysage, l'ethnographie, l'ethnologie, l'architecture, le monde paysan... Il serait enrichi d'un auditorium, d'une librairie et d'aires de détente. Une partie serait consacrée aux scientifiques avec salles d'études, bibliothèques, centre de documentation et de cartographie. Et enfin, en complément, des sections éditoriale, cinématographique et photographique seraient mises en place.

Christian Leblanc est également très attentif à la préservation de l'environnement, à la protection de son aspect écologique. S'il est imprégné des magnifiques paysages de la campagne thébaine, végétale, verdoyante et luxuriante, il l'est tout autant des grandioses paysages de la montage, minérale, désertique, cette cime thébaine "qui demeure l'âme et l'un des hauts lieux emblématiques de la rive occidentale". Cet endroit, "en tant que réserve archéologique et naturelle devra également vivre plus concrètement de ses atouts". 
Il voit donc encore plus loin : des sentiers de randonnées balisés ; les maisons de l'îlot de Gurnet Muraï (seul hameau de Gournah encore debout) réhabilitées et consacrées chacune à un atelier thématique développant un savoir-faire artisanal ; la reconnaissance - pourquoi pas par des labels - de fabrications locales, comme le pain "baladi" ou le pain du soleil... Toutes ces réalisations se feraient avec le concours actif de la population locale intégrée dans un étroit partenariat, et seraient donc créatrices d'emplois (guides, animateurs, artisans).
Les projets de Christian Leblanc sont infinis. On ne peut que souhaiter qu'ils voient rapidement le jour, et qu'ils "dynamisent" la montagne thébaine en lui apportant un avenir aussi beau et riche que son passé.
Marie Grillot

Memnonia – Bulletin édité par l'Association pour la sauvegarde du Ramesseum - XXIII-2012
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Agenda international d’expositions consacrées à l’Égypte (sélection)

Agenda international d’expositions consacrées à l’Égypte (sélection) | Égypt-actus | Scoop.it

“Des animaux et des pharaons. Le règne animal dans l’Égypte ancienne”


Les Égyptiens se sont emparés des animaux pour exploiter de diverses manières les images symboliques que chacun d'entre eux véhicule. C'est ainsi que la figure animale devient l'élément multiple d'un langage codé, qui peut être rédigé ou représenté. Elle constitue à ce titre un pilier de la pensée religieuse égyptienne. Elle est aussi une source infinie d'inspiration et suscite une production artistique d'une richesse et d'une variété exceptionnelles.

A la fois pédagogique et esthétique, l'exposition proposera au visiteur une double approche : l'acquisition de connaissances et la délectation. Le parcours, structuré en neuf sections thématiques, offrira une progression logique, depuis la simple perception matérielle de créatures réelles évoluant dans leur milieu naturel, jusqu'à la transposition de leurs multiples figures dans le langage codifié de la pensée égyptienne, qu'elle soit religieuse, funéraire ou politique.

D'une amulette en forme de grenouille à la sculpture monumentale des babouins de l'obélisque de Louqsor, en passant par le cercueil d'un serpent ou la momie d'un ibis, près de 430 œuvres seront réunies. La grande majorité provient de la collection égyptologique du Louvre, l'une des principales au monde. Des spécimens zoologiques seront également exposés, issus de muséums d'histoire naturelle.

Le parcours de l'exposition sera enrichi de dispositifs multimédia. En particulier, une table tactile permettra aux visiteurs de manipuler des momies animales en 3D et d'en découvrir l'intérieur, grâce à des images réalisées au scanner médical.

A la Scène du Louvre-Lens, spectacles, conférences et événements festifs prolongeront le propos de l'exposition : concert-hommage à Farid El Atrache, contes traditionnels et banquet littéraire égyptiens, bal costumé animalier, performance de Jeff Mills sur des images tournées au Louvre, etc.

Enfin, pour découvrir les coulisses de l'exposition, rendez-vous au Louvre-Lens dès le 18 septembre 2014. Des aquarelles, des amulettes et la grande momie de crocodile du Louvre seront restaurées à Lens, dans un atelier visible et visitable.

du 5 décembre 2014 au 9 mars 2015

Louvre-Lens

99, rue Paul Bert 62300 Lens

http://www.louvrelens.fr/des-animaux-et-des-pharaons

http://www.lindependant.fr/2014/10/30/crocodile-egyptien-la-momie-a-toutes-ses-dents,1948954.php

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“Soulful Creatures: Animal Mummies in Ancient Egypt”


“Soulful Creatures” is the first major exhibition to focus on one of the most fascinating aspects of ancient Egyptian culture and religion—the mummification of animals. Drawing on the Brooklyn Museum’s renowned Egyptian collection, this presentation includes 30 mummies on display alongside 69 masterworks of Egyptian art related to the ritual use of animal mummies. While the exact significance of animal mummies has largely remained a mystery, this exhibition investigates the many provocative theories proposed to explain the practice, and offers dynamic presentations of its origins, techniques, and rituals, and of recent scientific tests that have uncovered key information about the methods used to create animal mummies.

Soulful Creatures was co-organized by Edward Bleiberg, Curator of Egyptian, Classical, and Ancient Near Eastern Art, Brooklyn Museum, and Yekaterina Barbash, Assistant Curator of Egyptian Art, Brooklyn Museum, and includes an accompanying catalogue.

Memphis Brooks Museum of Art, Memphis, Tennessee, through January 18, 2015

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“Objectif Karnak. Photographies des fouilles de Georges Legrain - fin XIXe-début XXe siècle”


Exposition d'une sélection de photographies anciennes montrant l'ampleur des fouilles et restauration qu'a menées G. Legrain, célèbre archéologue et égyptologue français. Ces images, issues des fonds d'archives de la MOM, sont des témoins irremplaçables pour l'étude des sanctuaires du site de Karnak.

La Maison de l'Orient et de la Méditerranée de Lyon abrite un riche fonds de documents (photographies, dessins, plans, manuscrits) relatifs aux temples de Karnak, le plus grand domaine religieux d'Égypte. Une partie de ce fonds provient de dépôts successifs du CFEETK (USR 3172 du CNRS) qui poursuit actuellement l'étude du site sur place, une autre des archives de Maurice Pillet, chef des travaux à Karnak dans les années 1920. Michel Azim, architecte-archéologue au CNRS, a longtemps géré et étudié ce fonds et à sa disparition, en 2013, ses propres archives sont venues enrichir l'exceptionnelle documentation de la MOM. En hommage à ce spécialiste de l'historiographie des travaux de Karnak, co-auteur d'un magistral ouvrage intitulé “Karnak dans l'objectif de Georges Legrain”, l'exposition reprend une sélection des photographies anciennes montrant les travaux du célèbre archéologue français qui avaient été exposées par M. Azim à Antibes et au Lavandou en 2004-2005. Ces photographies témoignent de l'ampleur des fouilles et restaurations menées par G. Legrain entre la fin du XIXe et le début du XXe siècle et constituent des témoins irremplaçables pour les chercheurs travaillant sur l'histoire des sanctuaires de Karnak.

Du 15 octobre au 13 décembre 2014, du mardi au vendredi, de 9h à 17h

Hall de la bibliothèque de la Maison de l'Orient et de la Méditerranée

5 rue Raulin – Lyon 7e – Entrée libre

communication@mom.fr / 04 72 71 58 25

http://www.mom.fr/valorisation-grand-public/expositions/objectif-karnak

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“When the Greeks ruled Egypt  - From Alexander the Great to Cleopatra”


“When the Greeks Ruled Egypt: From Alexander the Great to Cleopatra” examines the interactions between Greek and Egyptian cultures during the nearly 300-year period when Egypt was under Greek rule. With some 150 objects, the exhibition reveals the many and diverse ways in which cultural tropes were strategically used by Egypt’s Ptolemaic rulers as a means of asserting power and provoking loyalty among the conquered population. In the process, it also reveals the intense familial intrigue and jockeying for position that characterized the Ptolemies as they sought to maintain their position.

Through January 4, 2015

Institute for the Study of the Ancient World, 15 East 84th Street, New York

http://isaw.nyu.edu/exhibitions

http://www.nytimes.com/2014/10/07/science/when-the-greeks-ruled-egypt-highlights-the-diversity-of-cultures-in-ptolemaic-egypt.html

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“Sésostris III, pharaon de légende”


Pour la première fois au Palais des Beaux-Arts, une grande exposition consacrée à l’Égypte.

En collaboration exceptionnelle avec le musée du Louvre.

Le Pharaon Sésostris III est l’un des rois les plus emblématiques de l’Egypte antique. Au cœur du Moyen Empire, son règne (v. 1872-1854 av. J.-C.) marque un tournant dans l’histoire de l’Egypte ancienne.

Initiateur de grandes réformes politiques et administratives, ce souverain conquiert durant son règne la Nubie (Soudan actuel) où il fait construire un réseau de forteresses, délimite les premières frontières de son royaume et établit des relations commerciales et diplomatiques intenses avec ses voisins orientaux (actuels Chypre, Liban, Turquie, Syrie, Israël, Palestine). Ses expéditions militaires et la mise en place d’une administration très dévouée lui permettent d’asseoir son pouvoir face aux menaces extérieures mais aussi intérieures que représentaient les notables locaux. L’Etat égyptien est réinventé en profondeur.

Ce changement est incarné dans l’art par la statuaire : les portraits énigmatiques du pharaon qui nous sont parvenus rompent avec les canons traditionnels, et le montrent tantôt sous des traits sévères, symboles de sagesse, tantôt sous les traits idéaux d’un jeune homme. Les autres productions artistiques illustrent une prospérité retrouvée et une vitalité manifeste des échanges culturels avec les royaumes voisins.

L’exposition réunira environ 300 œuvres : 200 prêts des plus grands musées internationaux et une centaine d’œuvres de l’importante collection d’égyptologie issue de fouilles de l’université de Lille III et conservée au Palais des Beaux-Arts.

Le public découvrira les richesses artistiques d’un règne phare du Moyen Empire, considéré comme l’âge d’or de l’Egypte ancienne.

Parmi les musées prêteurs, figurent : le musée du Louvre, le Musée Egyptien de Berlin, le British Museum de Londres, le National Museum de Khartoum, le Metropolitan Museum de New York, le Musée National de Beyrouth et le Museum of Fine Arts de Boston.

Cette installation s’accompagnera d’une présentation d’œuvres contemporaines (Wolfgang Laib, Antony Gormley) sur le thème de la vie après la mort ainsi que d’une exposition de photographies anciennes dédiées à l’aventure des fouilles archéologiques.

Jusqu’au 25 Janv. 2015

Palais des Beaux-Arts

Place de la République 59000 Lille

http://www.palaisdesbeauxarts.fr/spip.php?article2838

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“Égypte - Dieux. Hommes. Pharaons”


Après “InkaOr” et “Les Celtes - Druides. Princes. Guerriers”, la Völklinger Hütte, Patrimoine Culturel Mondial de l'UNESCO, se penche sur une autre civilisation exceptionnelle de notre histoire avec “Égypte - Dieux. Hommes. Pharaons. Chefs d'œuvre du Musée Egizio Turin”. Plus de 4.000 ans de civilisation égyptienne ancienne datant d'avant notre ère se remettent à vivre dans la spectaculaire salle des soufflantes de l'usine de Völklingen et entament un dialogue avec ses grandes machines uniques au monde, vestiges de la culture industrielle.

Le Patrimoine Culturel Mondial Völklinger Hütte invite ses visiteurs à découvrir l'univers de l'Égypte ancienne. Les 250 pièces d'exposition proviennent du Musée Egizio Turin, considéré comme le plus important musée égyptologique après celui du Caire. Presque tous les prêts sont exposés pour la première fois en Allemagne, France et Grande Région. Le Patrimoine Culturel Mondial Völklinger Hütte sera pendant les six mois de durée de l'exposition officiellement centre international de la civilisation d'Égypte ancienne.

Jusqu’au 22 février 2015

Weltkulturerbe Völklinger Hütte

Europäisches Zentrum für Kunst und Industriekultur

66302 Völklingen / Saarbrücken

mail(at)voelklinger-huette.org

http://www.voelklinger-huette.org/fr/expositions/details/event/493/

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“Divine Felines : Cats of Ancient Egypt”


From domesticated cats to mythic symbols of divinity, felines played an important role in ancient Egyptian imagery for thousands of years. Divine Felines: Cats of Ancient Egyptexplores the role of cats, lions, and other feline creatures in Egyptian mythology, kingship, and everyday life through nearly thirty different representations of cats from our world-famous Egyptian collection. Likely first domesticated in ancient Egypt, cats were revered for their fertility, associated with royalty and a number of deities, and valued for their ability to protect homes and granaries from vermin.

On public view for the first time is a gilded Leonine Goddess(770–412 B.C.E.)—a lion-headed female crouching on a papyrus-shaped base—that entered the Brooklyn collection in 1937 and was conserved specially for this installation. The exhibition’s cats and feline divinities range from a large limestone sculpture of a recumbent lion (305–30 B.C.E.), to a diminutive bronze sphinx of King Sheshenq (945–718B.C.E.), to a cast-bronze figurine of a cat nursing four kittens (664–30 B.C.E.). Also included are furniture and luxury items decorated with feline features.

Brooklyn Museum

200 Eastern Parkway

Brooklyn, New York 11238-6052

http://www.brooklynmuseum.org/exhibitions/divine_felines/#

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“Egypt from the sky, 1914. The rediscovery of the photographer Theodor Kofler, pioneer, prisoner, professional”


The exhibition, conceived and curated by Professor Patrizia Piacentini, celebrates the centennial of the first aerial photographs of ancient Egyptian monuments, collected in an amazing album preserved in the Egyptological Archives of the Università degli Studi di Milano since 2001.

Despite his skills, Kofler, as a photographer, was until now almost unknown. He has been rediscovered thanks to research of the Milanese Chair of Egyptology, begun more than 10 years ago and undertaken in different European and African countries.

Milan, Università degli Studi, November 13th - January 14th

https://www.facebook.com/pages/Biblioteca-e-Archivi-di-Egittologia-Universit%C3%A0-degli-Studi-di-Milano/198497800181599?hc_location=timeline

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“Ancient lives - new discoveries”


This exhibition will introduce you to eight people from ancient Egypt and Sudan whose bodies have been preserved, either naturally or by deliberate embalming.

Using the latest technology, the exhibition will unlock hidden secrets to build up a picture of their lives in the Nile Valley over a remarkable 4,000 years – from prehistoric Egypt to Christian Sudan.

From a priest’s daughter to a temple singer, a middle-aged man to a young child, a temple doorkeeper to a woman with a Christian tattoo, find out how they lived and what happened to them after they died. Using interactive technology, discover new information about each mummy, from their state of health to how they were embalmed and preserved. Unravel the mysteries of mummification and gain a unique insight into these people’s lives.

Through 30 November 2014

British Museum

Great Russell Street

London - WC1B 3DG

http://www.britishmuseum.org/whats_on/exhibitions/ancient_lives.aspx

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"Aux origines des pharaons - 10.000 ans d’archéologie nubienne"


Cette exposition du Laténium emmène le public au pays des pharaons noirs, au sud de l'Empire égyptien.

Après l'exposition "Fleurs des pharaons", le musée neuchâtelois d'archéologie reste aux abords de l'Égypte. Ambitieuse et inédite, la nouvelle expositon temporaire plonge "Aux origines des pharaons noirs", en Nubie, au sud de l'Égypte antique.

Déployée sur deux étages, cette vaste mise en scène a nécessité une refonte du parcours de visite du Laténium. Elle illustre dix millénaires d'histoire de ce territoire mystérieux, des premiers villages aux grands royaumes qui ont rivalisé avec l'Empire égyptien, dès le 3e millénaire avant Jésus-Christ.

Le public découvrira le monde des morts et les rituels des nécropoles nubiennes d'une part, avant d'entrer dans le monde des vivants, des origines de la sédentarité aux premières villes d'Afrique noire. Baignée par des jeux de lumière clair-obscur, l'exposition réunit de fascinantes trouvailles archéologiques, notamment des prêts accordés par les musées de Genève et de Leipzig, mais surtout par le musée de Kerma et le Musée national de Khartoum (au Soudan).

Entre offrandes funéraires, bijoux et ornements trônent des reconstitutions monumentales de statues des pharaons noirs Tanoutamon et Taharqa. Des maquettes des premiers villages préhistoriques et de la ville antique de Kerma s'offrent aussi à la contemplation du grand public.

Fruit d'un partenariat entre le Laténium, l'Université de Neuchâtel et la Mission archéologiques suisse à Kerma, dans le nord du Soudan, l'exposition laisse une large part au travail mené depuis plus de 50 ans par des scientifiques sur place.

Jusqu’au 17 mai 2015.

Laténium

parc et musée d’archéologie de Neuchâtel

Espace Paul Vouga

CH-2068 Hauterive

http://latenium.ch/

http://latenium.ch/wp-content/uploads/2014/08/EnBref972ExpoLatenium.pdf

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“Berio: Egittomania !”


Per secoli l’Antico Egitto ha catturato l’attenzione di studiosi, appassionati e viaggiatori. Il sapere dei faraoni ha continuato ad affascinare l'Europa dal Rinascimento ai nostri giorni e ancora suscita curiosità, passione per il mistero e desiderio di scoperta.

Nell’Ottocento esplode la “moda egizia”, che si diffonde all’indomani delle campagne napoleoniche nella valle del Nilo. A Genova l’interesse per l’Antico Egitto è legato alle esperienze di viaggiatori liguri d’eccezione (il capitano Enrico D’Albertis, il tenete di vascello Giovanni Caramagna, il capitano Giovanni Battista Caviglia), alle donazioni di collezionisti (come l’avvocato Emanuele Figari), e al passaggio dell’imponente collezione Drovetti diretta a Torino.

La Biblioteca Berio conserva opere che testimoniano l’evoluzione della percezione e dello studio dell’Antico Egitto nel corso del tempo: dai trattati rinascimentali che interpretano i geroglifici in chiave simbolico-sapienziale alle monumentali raccolte ottocentesche frutto delle spedizioni guidate da Dominique Vivant de Denon e da Ippolito Rosellini.

In occasione della riapertura al pubblico della Sala Egizia del Museo di Archeologia Ligure, la mostra propone un avvincente percorso, reale e metaforico, tra Biblioteca e Museo, per far scoprire ai Genovesi episodi e personaggi dell’egittomania  nella nostra città.

Fino al 12 dicembre 2014

Biblioteca Centrale Berio

Indirizzo: Via del Seminario, 16, Genova

tel.: +39 010 557.6010

http://www.bibliotechedigenova.it/content/berio-egittomania-mostra

http://www.bibliotechedigenova.it/sites/default/files/EgittomaniaDepliantcalendario.pdf

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“Cairo to Constantinople: Early Photographs of the Middle East”


In 1862, the Prince of Wales (later King Edward VII) was sent on a four-month educational tour of the Middle East, accompanied by the British photographer Francis Bedford (1815-94). This exhibition documents his journey through the work of Bedford, the first photographer to travel on a royal tour. It explores the cultural and political significance Victorian Britain attached to the region, which was then as complex and contested as it remains today.

The tour took the Prince to Egypt, Palestine and the Holy Land, Syria, Lebanon, Turkey and Greece. He met rulers, politicians and other notable figures, and travelled in a manner unassociated with royalty – by horse and camping out in tents. On the royal party’s return to England, Francis Bedford’s work was displayed in what was described as ‘the most important photographic exhibition that has hitherto been placed before the public’.

The Queen's Gallery, Buckingham Palace : 31 October 2014 - 22 February 2015.

http://www.royalcollection.org.uk/exhibitions/cairo-to-constantinople-early-photographs-of-the-middle-east-0

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“Momias egipcias - El secreto de la vida eterna”


"Momias egipcias. El secreto de la vida eterna" explora los complejos rituales relacionados con la muerte y la otra vida en el antiguo Egipto, que durante siglos han intrigado y fascinado a estudiosos y viajeros. Esta exposición excepcional presenta los tesoros del Rijksmuseum Van Oudheden de Leiden (Holanda), conocido en todo el mundo por sus colecciones de egiptología.

La idea de "morir para volver a nacer" exigía conservar el cuerpo del difunto y, por esta razón, a lo largo de los siglos los antiguos egipcios fueron perfeccionando el arte de la momificación. Este tema apasionante se analiza y se explica mediante objetos procedentes de diferentes cámaras funerarias y periodos. Las tecnologías modernas han permitido que los científicos y los arqueólogos amplíen sus conocimientos sobre las enfermedades, los hábitos alimentarios y las condiciones de vida en el antiguo Egipto. Por eso es por lo que la muestra incluye imágenes de tomografías computarizadas y de placas radiológicas que el museo ha realizado a las momias incluidas en la exposición.

Esta muestra permitirá ampliar los conocimientos de sus visitantes sobre la creencia en la vida tras la muerte en el antiguo Egipto y sobre la tarea que llevan a cabo arqueólogos y científicos para descubrir el pasado. Las momias se convierten aquí en testigos esenciales del pasado y nos revelan todos sus secretos.

Exposición ideada por el Musée de la Civilisation de Quebec (Canadá), en colaboración con el Rijksmuseum van Oudheden de Leiden (Países Bajos) y producida por la Obra Social "La Caixa".

Del 8 de octubre de 2014 al 15 de febrero de 2015

CaixaForum Zaragoza

Av. Anselmo Clavé, 4

50004 Zaragoza

http://agenda.obrasocial.lacaixa.es/-/momias-egipcias

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“Momias. Testigos del pasado”

Las momias son una ventana directa al pasado, una importantísima fuente de información que la ciencia ha utilizado siempre buscando nuevas formas para su análisis. Son testigos privilegiados. ¿Cuánto vivíamos? ¿Cómo éramos y de qué nos alimentábamos? ¿Cómo eran aquellas sociedades?... Preguntas y más preguntas. En esta exposición proponemos una mirada a las momias para ilustrarnos sobre la cultura de sociedades extintas y para comprender mejor como gracias a su estudio disponemos de una gran cantidad de datos del pasado sobre enfermedades, alimentación, rituales, tecnología, etc., muchos de ellos con escasa huella en el registro arqueológico.

La fascinación que producen en nosotros suponen además un enorme potencial educativo. Las momias son un recurso de gran valor histórico, científico y antropológico, son testigos “mudos” que nos conectan directamente con un pasado que deseamos conocer mejor.

1.600 m2 de espacio expositivo, 50 momias y restos originales de 27 instituciones, 240 piezas sobre momificación, escáner de momias, módulos interactivos, audiovisuales, talleres y mucho más...

Ámbitos de la exposición

1. Las momias en el mundo

2. Momias Andinas

3. Momia de Galera

4.Momias Guanches

5. Momias Egipcias

6. ÖTZI. El hombre de hielo

7. Taller didáctico: “La ciencia tras las momias”

8. Para saber más...

9. “Diálogo. Niños de 1940”

Del 24 de Octubre de 2014 hasta septiembre del 2015

Parque de las Ciencias

Avda. de la Ciencia s/n 18006 Granada. España.

http://www.parqueciencias.com/parqueciencias/exposiciones-temporales/momias.html

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Pour consulter l’ensemble des Unes d’ “Égypte-actualités” : http://egyptophile.blogspot.fr/2014/06/egyptophile-un-recueil-des-unes-degypte.html?view=flipcard

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Un opéra pour le Khédive

Un opéra pour le Khédive | Égypt-actus | Scoop.it

Le Khédive Ismaïl Pacha souhaite que l'inauguration du Canal de Suez soit un évènement historique, qui marque les mémoires, et demeure auréolé de sa gloire. Il déborde d'idées grandioses et l'argent coule à flots pour les réaliser.

En marge de cette manifestation, des fêtes somptueuses seront organisées afin d'éblouir ses hôtes prestigieux. Têtes couronnées, membres influents de l'intelligentsia, du monde des arts et des lettres (plus de 1000 invitations ont été lancées !) se retrouveront, en novembre au Caire, et il faudra les divertir.

Mélomane, grand amateur d'art lyrique, le Khédive ordonne que soit édifié, au Caire, un opéra. Commandé mi-avril 1869, il devra être terminé avant novembre. Parallèlement, il souhaite y associer une oeuvre toute à la gloire de l'Égypte. Grand admirateur de Verdi, c'est vers lui qu'il se tourne et, avec l'aide de Mariette, l'intrigue d'Aïda prend forme…

Sur les plans de l'architecte italien Scala, de la ville d’Udine, le chantier débute dans les jardins de l'Esbékiya, sur l'emplacement d'un ancien palais (Qasr Al-Amir Azbak) détruit pour laisser place. La nouvelle construction est confiée à l’ingénieur Pietro Avoscani (un Italien qui a déjà réalisé un théâtre à Alexandrie), associé à un certain Rossi.

L'ouvrage est mené tambour battant car il doit être terminé en 6 mois ! En juin 1869, Avoscani écrivait : "Nous travaillons de cinq heures du matin à huit heures du soir d'affilée. Nous avons beaucoup de malades dus à des insolations…"


L'opéra, un grand bâtiment de style italien, sera prêt en temps voulu. "Il devait être provisoire... Il demeura ! Ses colonnes admirables en apparence étaient faites de troncs de palmiers renforcés de maçonnerie et de plâtre."

Dorures, bois finement travaillés, il doit charmer les invités et respirer le luxe. "Le mobilier est commandé chez Krieger à Paris. Le grand rideau, chez Gatti, à Florence. L’opéra pouvait accueillir 850 personnes. Des loges étaient consacrées aux personnalités importantes. L’opéra était caractérisé par la somptuosité et la majesté."

Tout a été pensé et réfléchi, pour le confort des invités. Il possède même des loges séparées pour les femmes du harem !


Le 1er novembre, tout est prêt pour l'inauguration… Enfin, presque "tout" : "Aïda", l'œuvre qui devait être jouée pour honorer l'Égypte et son glorieux passé n'est pas achevée ! Mariette (avec Antonio Ghislanzoni) a écrit le livret et peaufiné les décors et les costumes, mais Verdi n'en a pas terminé la musique.   

Ce ne sont donc pas les trompettes d'Aïda qui retentissent ce soir-là. C'est "Rigoletto", une autre œuvre de Verdi, donnée par une troupe italienne, qu'entendront le Khédive, l'Impératrice Eugénie, l'Empereur François-Joseph, le Kromprinz de Prusse, les Princes du Pays-Bas et les 850 autres invités. Elle est précédée d'une cantate du Comte Poniatowski, interprétée par 8 chanteurs et d'une ovation de l'assistance en l'honneur du Khédive.

“Aïda” ne sera présenté au Caire que le 24 décembre 1871, soit deux ans plus tard.

Pendant plus d'une centaine d'années, les grandes saisons théâtrales, mais surtout lyriques, se succéderont : "Faust", "Fra Diavolo", "Don Giovanni", "Norma", "Le Barbier de Séville", "L’Elixir d’amour"…

Mais l'opéra du Caire sera détruit par les flammes le 28 octobre 1971.

En 1985, avec l'apport de financements japonais, débutera la construction d'un nouvel opéra. Il sera inauguré le 10 octobre 1988 sur l'île de Gézira.

Marie Grillot


http://www.uniurb.it/lingue/matdid/leoni/2010-11/cairo%20opera%20house.pdf  

http://www.cealex.org/pfe/diffusion/PFEWeb/pfe_006/PFE_006_007_w.pdf  

http://ema.revues.org/2903

http://egyptophile.blogspot.fr/2014/06/27-janvier-1901-le-maestro-giuseppe.html?q=verdi

http://fr.wikipedia.org/wiki/Op%C3%A9ra_Kh%C3%A9dival_du_Caire

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Henry Salt, consul et collectionneur

Henry Salt, consul et collectionneur | Égypt-actus | Scoop.it

Henry Salt voit le jour, en Angleterre, le 14 juillet 1780. Son père est médecin et il est le dernier d'une fratrie de huit. Il reçoit, à Londres, une formation de peintre, plus particulièrement de portraitiste. C'est ce qui l'amène, en 1802, à accompagner, en tant que "secrétaire-dessinateur", le vicomte Georges Valentina qui se rend en Abyssinie (actuelle Éthiopie). Il retracera son voyage dans "Voyages and travels to India".

Ce récit lui apporte une belle notoriété et le gouvernement le mandate, en 1809-1811, afin d'établir des ententes diplomatiques et commerciales avec l'Abyssinie.

C'est ainsi qu'il est en 'bonne place' lorsque le poste de consul général britannique en Égypte devient vacant…  


Il arrive à Alexandrie en mars 1816. Il a 36 ans, un beau visage, de l'allure… "D'une grande sensibilité artistique, souvent nonchalant, rêveur et dépressif, il est capable parfois d'une féroce énergie, d'une rage de travail et d'études quand un sujet le passionne vraiment."

Il connaît le grec ancien, se passionne pour les travaux de son compatriote Thomas Young pour le déchiffrement des hiéroglyphes, mais reconnaîtra ensuite la suprématie de Champollion.


Sa vraie mission est diplomatique et politique, mais son intérêt pour la civilisation pharaonique est inépuisable et sa passion pour les antiquités dévorante. Fort de l'héritage de son père, il dispose désormais de bons moyens financiers et a ainsi la possibilité de constituer sa propre collection, sans oublier qu'il est chargé de "la mission officielle d'enrichir le département égyptien du British Museum".

Il se rend au Caire, puis à Saïs et Tanis. Les bons rapports qu'il entretient avec Mohammed Ali lui permettent d'obtenir des firmans.

Afin de mener des chantiers de fouilles, il engage Giovanni Battista Belzoni, un Italien, qu'il décrit ainsi : "Il a presque six pieds huit pouces de haut ; il est très vigoureux et sa puissance musculaire est extraordinaire ; d'autre part, il est très habile en mécanique et très ingénieux ; avec les moyens ordinaires, il peut déplacer des objets d'un volume considérable ; il est infatigable et s'intéresse à tout ce qu'il entreprend ; enfin, à toutes ces qualités, il faut ajouter qu'il a une intelligence très vive…”


Henry Salt devient vite, dans la chasse aux trésors antiques, le concurrent direct du consul de France, Bernardino Drovetti. Quelles furent exactement leurs relations ? Il semble qu'ils affichent une courtoisie et un respect mutuel. Mais pendant 11 années, leurs équipes se livreront sur le terrain une guerre sans merci, usant de pratiques peu respectueuses, et se montrant souvent sans scrupules. Voici ce qu’en dit Richard F. Burton : “Nile-land was then, as now, a field for plunder ; fortunes were made by digging, not gold but antiques ; and the archeological field became a battle plain for two armies of dragomans en fellah-navvies. One was headed by the redoubtable Salt, the other owned the command of Drovetti…”

Belzoni, grâce à son activité débordante, découvre pour le compte de Salt plusieurs tombes royales dans la Vallée des Rois, dont celle d'Amenhotep II, Ramsès Ier, Mérenptah, Aÿ, mais surtout celle de Séthi Ier. Il effectue également des fouilles au temple de Mout à Karnak, exhume le grand temple de Ramsès II à Abou Simbel...


Constituée entre 1819 et 1824, la "première" collection Salt est, sur les recommandations de Jean-François Champollion, achetée par le Louvre (appelé alors musée Charles X) en 1826. Riche de 4014 pièces, elle constitue la base de la  toute nouvelle 'division des antiquités égyptiennes' à Paris.

Les relations de Salt et Belzoni se détériorent au fils des années et Salt, de caractère sensible, en souffre. Sa santé lui cause de nombreux tracas, mais il ne peut, alors qu'il le souhaiterait tant, rentrer dans son pays. "La situation politique en Egypte était trop délicate pour que l'Angleterre se prive d'un homme de son expérience." Salt, diminué, continue cependant d'amasser des antiquités.

Le 7 octobre 1827, décidé fermement à rentrer coûte que coûte en Angleterre, il écrit : "Je me suis assez sacrifié pour mon gouvernement et dorénavant je ne peux plus lui être d'aucune utilité."

Sa santé se détériore très rapidement et il meurt le 30 octobre 1827. Il est enterré dans le jardin de sa maison consulaire d'Alexandrie.

En juin 1835, le British Museum se portera acquéreur de la quasi totalité de la dernière collection Salt.

Marie Grillot


Plus d’informations :

"La Moisson des Dieux", Jean-Jacques Fiechter, Julliard, 1994

http://www.britishmuseum.org/explore

http://fr.wikipedia.org/wiki/Bernardino_Drovetti

http://cdlm.revues.org/1172

http://egyptophile.blogspot.fr/2014/06/22-mars-1813-redecouverte-du-grand.html?q=salt

http://fr.wikipedia.org/wiki/Henry_Salt

http://egyptophile.blogspot.fr/2014/06/bernardino-drovetti-italien-consul-de.html?q=salt

http://egyptophile.blogspot.fr/2014/06/le-merveilleux-geant-de-padoue.html?q=saltbritishmuseum.org/explore/highlights/articles/h/henry_salt_1780-1827.aspx

http://egyptophile.blogspot.fr/2014/10/belzoni-premier-de-tous-les-hommes.html?q=belzoni

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Quelques suggestions de lecture : ouvrages récents sur l’Égypte et l’égyptologie

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“L'Égypte, des écrivains voyageurs aux savants explorateurs”, ouvrage collectif


Riche de toutes les promesses du rêve oriental, l’Égypte nous fascine. Artistes en quête de “lointains”, scientifiques éblouis par une civilisation cinq fois millénaire, la France a succombé à ce pays “don du Nil et des Dieux”.

Les académiciens, artistes et savants réunis, ont toujours célébré et interrogé ce pays mythique. Contemporains de la fameuse expédition d’Égypte, tels Vivant Denon ou Monge, auteurs voyageurs tels Chateaubriand, Barrès, Cocteau ou plus récemment Erik Orsenna, égyptologues tels Champollion, Gaston Maspero ou Jean-Yves Empereur, les plus grands académiciens ont porté un regard singulier sur l’Égypte ; cet ouvrage rassemble leurs plus beaux textes pour un voyage littéraire et scientifique, au coeur d’un pays éternel.

Flammarion, novembre 2014, 408 pages

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“A Companion to Ancient Egyptian Art”, by Melinda K. Hartwig (Editor)


“A Companion to Ancient Egyptian Art” presents a comprehensive collection of original essays exploring key concepts, critical discourses, and theories that shape the discipline of ancient Egyptian art.

• Features contributions from top scholars in their respective fields of expertise relating to ancient Egyptian art ;

• Provides overviews of past and present scholarship and suggests new avenues to stimulate debate and allow for critical readings of individual art works ;

• Explores themes and topics such as methodological approaches, transmission of Egyptian art and its connections with other cultures, ancient reception, technology and interpretation ;

• Provides a comprehensive synthesis on a discipline that has diversified to the extent that it now incorporates subjects ranging from gender theory to ‘X-ray fluorescence’ and ‘image-based interpretations systems’.

Melinda Hartwig is an Associate Professor of Ancient Egyptian and Near Eastern Art and Archaeology at Georgia State University. (présentation de l’éditeur)

Wiley-Blackwell, november 2014, 624 pages

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“Body, Cosmos and Eternity : New Trends of Research on Iconography and Symbolism of Ancient Egyptian Coffins”, edited by Rogério Sousa


“In February 2013, the Symposium Body, Cosmos and Eternity: the Symbolism of Coffins in Ancient Egypt convened at the historical building of the University of Porto to debate conceptual frameworks underlying the contemporary study of Egyptian coffins. Rising from the close association with the depiction of the mummified body, the anthropoid coffins soon absorbed a rich mythological imaginary related to the constellation of Nut, the mother goddess of the sky supposed to give birth to Osiris, and evolved continuously, integrating larger and more complex sets of beliefs, mirroring the increasingly bolder use of coffins in the funerary rituals. It was this complex set of beliefs involving the coffin that we proposed to explore in this series of symposia. Following our original purpose, the studies presented in this volume display an excellent overview on the new trends of research on coffin studies, with diverse contributions concerned either with symbolism or social significance of coffins, museums´ collections or archaeological finds. These studies superbly showcase the richness of coffins as documental sources for the study of Egyptian religion, economy and society.” (présentation de l’éditeur)

Archaeopress Egyptology 3, 2014, 203 pages

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“The Medicine of the Ancient Egyptians

1: Surgery, Gynecology, Obstetrics, and Pediatrics”

by Eugen Strouhal , Břetislav Vachala , Hana Vymazalová

Translated by Katerina Millerova


“The first part of a comprehensive survey of medical knowledge and practice in ancient Egypt, by leading authorities on the topic

Ancient Egyptian medicine employed advanced surgical practices, while the prevention and treatment of diseases relied mostly on natural remedies and magical incantations. In the first of three volumes, The Medicine of the Ancient Egyptians explores these two different aspects, using textual sources and physical evidence to cast light on the state of ancient medical knowledge and practice and the hardships of everyday life experienced by the inhabitants of the land on the Nile. The first part of the book focuses on ancient Egyptian surgery, drawing mainly on cases described in the Edwin Smith papyrus, which details a number of injuries listed by type and severity. These demonstrate the rational approach employed by ancient physicians in the treatment of injured patients. Additional surgical cases are drawn from the Ebers papyrus. The chapters that follow cover gynecology, obstetrics, and pediatric cases, with translations from the Kahun gynecological papyrus and other medical texts, illustrating a wide range of ailments that women and young children suffered in antiquity, and how they were treated. Illustrated with more than sixty photographs and line drawings, The Medicine of the Ancient Egyptians is highly recommended reading for scholars of ancient Egyptian medicine and magic, as well as for paleopathologists, medical historians, and physical anthropologists.” (présentation de l’éditeur)

The American University in Cairo Press, 2014, 272 pages

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“An Alexandria Anthology - Travel Writing through the Centuries”, edited by Michael Haag


“The great port city of Alexandria, its shambling elegiac charm and vanished pasts and pleasures, seen through the eyes of writers and travelers

Founded by Alexander the Great over 2,300 years ago, Alexandria has belonged both to the Mediterranean and to Egypt, a luxuriant out-planting of Europe on the coast of Africa, but also a city of the East—the fabled cosmopolitan town that fascinated travelers, writers, and poets in the nineteenth and twentieth centuries, where French and Arabic, Italian and Greek were spoken in the cafés and on the streets. In the pages of An Alexandria Anthology, we follow the delight of travelers discovering the strangeness of the city and its variety and pleasures. Most of all they are haunted by the city’s resplendent past—the famous Library, the temple built by Cleopatra for Antony, the great Pharos lighthouse, one of the seven wonders of the world, of which only traces remain—we follow our travelers here too as they voyage through an immense ghost city of the imagination.” (Présentation de l’éditeur)

The American University in Cairo Press, 2014, 168 pages

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“Extrémisme religieux et dictature - Les deux faces d'un malheur historique”, par Alaa El-Aswany


“Extrémisme religieux et dictature sont les deux faces d’un même malheur historique. Voici plus de trente ans que les Égyptiens – et avec eux tous les peuples arabes – sont acculés face à ce dilemme : impossible sans démocratie d’en finir avec le fascisme religieux, impossible de bâtir la démocratie sans mettre fin au fascisme religieux. Entre ces maux d’égale nocivité il n’y a pas à choisir : il faut les combattre tous deux avec une même ardeur. C’est sur cette difficile ligne de crête que les Arabes doivent se maintenir s’ils souhaitent redevenir pleinement sujets de leur propre histoire. Cette problématique qui sous-tend toute l’œuvre littéraire d’Alaa El Aswany est également le thème central de la chronique hebdomadaire par laquelle, depuis cinq ans, il poursuit au grand jour son double combat pour la liberté.

Tant que les femmes ne seront pas considérées comme des êtres humains à part entière, tant que les coptes et les bahaïs d’Égypte, tant que les chiites de Bahrein et d’Arabie Saoudite ne seront pas totalement égaux en droits avec les autres citoyens, les peuples arabes ne pourront pas secouer les chaînes de leur servitude. Liberté, égalité, justice, démocratie : pendant cinq ans – avant la révolution de 2011, puis tout au long des péripéties qui ont suivi –, l’auteur de “L’Immeuble Yacoubian” a martelé ces mots pour mieux les faire pénétrer dans la conscience de ses concitoyens.

Ces valeurs sont-elles incompatibles avec l’islam ? Non, nous dit-il, mais elles le sont avec ce que l’islam est devenu, au terme de siècles de décadence et de tyrannie, dans sa version la plus caricaturale, celle d’un salafisme sclérosé aux références médiévales propagé grâce à l’argent du pétrole sur le terrain propice de sociétés en crise. Au cœur de la religion se trouvent des valeurs spirituelles – ou humaines – universelles. Tout le reste – les rites, la charia – est une construction opportuniste au service d’une volonté de pouvoir, un moyen d’asservir les hommes et de les aveugler.” (Gilles Gauthier, traducteur du livre)

Actes Sud, 2014, 240 pages

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Bon anniversaire Madame El-Saadawi !

Bon anniversaire Madame El-Saadawi ! | Égypt-actus | Scoop.it

“Je continuerai à écrire. J'écrirai même s'ils m'enterrent, j'écrirai sur les murs s'ils me confisquent crayons et papiers ; j'écrirai par terre, sur le soleil et sur la lune... L'impossible ne fait pas partie de ma vie.”

C’est par ces mots, extraits de son ouvrage “Mémoires de la prison des femmes”, que l’écrivaine féministe égyptienne Nawal El-Saadawi résume le combat de toute une vie, hors des fausses contraintes et des idées reçues, pour la liberté et la dignité. Contre les oppressions de toutes sortes...


Elle naît à Kafr Tahala, dans le delta de la basse Égypte, le 27 octobre 1931. Son père est fonctionnaire au ministère de l’Éducation ; sa mère, issue d’une famille bourgeoise.

En 1949, elle fréquente la faculté de médecine du Caire. Une fois diplômée, en 1955, elle exerce comme médecin durant deux ans au Centre de santé rurale à Tahala. De 1958 à 1972, elle est directrice générale de l’éducation à la santé publique, au ministère de la Santé. Elle est en même temps éditrice responsable du magazine “Health” et secrétaire générale auxiliaire de l’Association égyptienne de médecine.

Elle se marie avec Ahmed Helmi, étudiant en médecine et militant ; puis, après son divorce, avec un riche traditionaliste, avec lequel elle rompt lorsqu’il s’oppose à sa passion pour l’écriture ; et enfin, en 1964, avec Sherif Hetata, un médecin et romancier qui traduit en anglais plusieurs de ses livres.


En 1972, celle qui affirme avoir appris dans son enfance “à parler fort et discuter, pas à obéir”, fait les frais de ses idées : sur décision du ministre de la Santé, elle est révoquée de ses fonctions pour avoir écrit “Les Femmes et le sexe”, ouvrage dans lequel elle ose traiter de sexualité, de religion et du traumatisme de l’excision, autant de sujets tabous en Égypte.

De 1973 à 1978, elle exerce son métier d’écrivain à l’Institut supérieur de littérature et de science. Puis elle travaille pour les Nations unies en tant que directrice du Centre africain de recherche et de formation pour les femmes en Éthiopie (1978-1980).


En 1981, elle connaît la prison durant deux mois pour s'être opposée à la loi du parti unique sous Anouar el-Sadate. Son livre “Mémoires de la prison des femmes” relate cette période de sa vie. Libérée sous Moubarak, elle fonde en 1982 l’Association arabe pour la solidarité des femmes, qui sera interdite en 1991.

Après son roman “La Chute de l’imam”, publié au Caire en 1987, elle commence à recevoir des menaces de la part de groupes fondamentalistes. En 1993, elle est jugée pour hérésie et condamnée à mort. Elle figure sur les listes noires des intégristes qui exigent qu’elle soit déchue de sa nationalité. On lui reproche ses écrits féministes, ses idées relatives à la religion. On ne lui pardonne pas, notamment, d’avoir soutenu que le pèlerinage était une survivance de rites païens et que le voile était une tradition antéislamique.

Pour échapper à ces menaces, Nawal El-Saadawi part avec son mari pour les États-Unis, où elle enseigne à l'université Duke et à l'université d'État de Washington à Seattle. En 1996, elle revient en Égypte. Le 3 février 2011, elle apporte son soutien aux manifestants de la place Tahrir au Caire. Le 8 mars 2012, elle est à l'initiative, avec sept autres femmes arabes, de L'Appel des femmes arabes pour la dignité et l'égalité.


Nawal El-Saadawi a reçu de nombreuses distinctions, parmi lesquelles le prix du Conseil supérieur de littérature (1974), le prix littéraire de l’amitié franco-arabe (1982), le prix littéraire de Gubran (1988), le prix Nord-Sud du Conseil de l'Europe (2004), Docteur Honoris Causa de l’Université Libre de Bruxelles (2007) et la médaille de commandeur de l’Ordre national du Mérite remise par l’État français (2014).


“Pour faire évoluer les esprits, déclarait-elle lors d’une interview pour Arte en 2013, il faut l’éducation. La démocratie commence dans l’enfance à la maison. La démocratie ce n’est pas une décision prise au parlement qui se décrète un jour. La démocratie c’est un art de vivre. Dès l’enfance, je dois être éduquée pour comprendre et respecter l’égalité, avec mon frère, ma soeur, les gens qui travaillent pour moi. Je dois être un être humain dès l’enfance. Mais parce que le système est malade et inégalitaire, et qu’il existe une oppression sexuelle, une oppression de classe, les enfants sont contaminés par de très mauvaises valeurs contraires à la démocratie. C’est pour ça qu’ils ne peuvent pas être démocratiques de façon soudaine, juste en allant aux urnes. C’est un apprentissage. Il faut éduquer les enfants, comment respecter l’égalité pour que ça coule dans leurs veines. Mais ce n’est pas ce qui se passe. Le système éducatif sert le système politique.” (propos recuellis par Annette Gerlach et Evelyne Herber - http://monde-arabe.arte.tv/nawal-el-saadawi/)

MC


Pour en savoir plus :

http://www.babelmed.net/component/content/article/240-egypt/7013-nawal-el-saadawi-portrait-d-une-militante.html

http://www.wikiwand.com/fr/Nawal_el_Saadawi  

http://libertees.blog.lemonde.fr/2012/01/18/portrait-de-janvier-nawal-el-saadawi-egyptienne-defenseure-du-droit-des-femmes/

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Anniversaire de l'érection de l'obélisque de la place de la Concorde : complainte pour les babouins abandonnés

Anniversaire de l'érection de l'obélisque de la place de la Concorde : complainte pour les babouins abandonnés | Égypt-actus | Scoop.it

Le 25 octobre 1836, après sept longues années d'attente, marquées notamment par un trajet compliqué et mouvementé, l'obélisque de Louxor est installé à Paris. Sur la place de la Concorde, une foule immense est rassemblée et, afin de créer une ambiance "égyptianisante", l'opéra de Mozart "Les mystères d'Isis" est joué. Le roi Louis-Philippe, accompagné de ses proches et de la famille royale de Belgique, assiste à l'érection depuis le balcon de l'Hôtel de la Marine.

C'est un événement hautement symbolique qui marquera à jamais la physionomie de la capitale. Après de nombreuses hésitations, notamment entre la cour carrée du Louvre et l’esplanade des Invalides, la place de la Concorde a été choisie, car le roi souhaite effacer le souvenir de l'emplacement de la guillotine, là-même où périrent Louis XVI et Marie-Antoinette.


Champollion - qui est mort depuis quatre ans déjà - souhaitait que l'obélisque de droite du temple du Louxor, d'une hauteur de 22,37 m, taillé dans le granit rose d'Assouan, "soit présenté tel que le voyaient les anciens Égyptiens". Il espérait aussi que le socle d'origine, bien qu'en mauvais état, soit remonté à Paris. Mais, jugé trop lourd (240 tonnes), il a été laissé Louxor.

Seul l’ornement sculpté a été prélevé et chargé sur le "Luxor". Il s'agit d'une frise composée de babouins, symboles du Dieu Thot en adoration devant le soleil.

Or, il s'avère que Louis-Philippe est plus que réticent sur la représentation de ces babouins : il les juge impudiques et refuse qu'ils soient exposés aux yeux des Français. Leur sort en est jeté : ils seront donc déposés dans la pénombre du Louvre.


Voici l'excellent texte que Charles Boreux, alors conservateur au département des Antiquités égyptiennes du Louvre, a rédigé à l'occasion du centenaire de l'érection de l'obélisque : "L'obélisque est, comme l'on sait, l'un des emblèmes du dieu Râ et les anciens Égyptiens, interprétant comme une sorte d'hymne au soleil les grognements que les cynocéphales ont coutume de pousser au lever et au coucher de l'astre, se sont plu à sculpter, sur chacune des faces est et ouest des bases supportant les obélisques, un groupe de ces singes, dressés sur leurs pattes de derrière, et faisant, de leurs mains levées aux paumes tournées en dehors, le geste de l'adoration. L'un de ces groupes avait été offert à la France, encore une fois, avec l'obélisque lui-même, mais le gouvernement de Louis-Philippe, un peu effarouché, peut-être, par le réalisme avec lequel en sont traités les cynocéphales, paraît avoir redouté, pour ceux-ci, la pleine lumière d'une place publique, et préféra les reléguer dans l'ombre plus discrète du Louvre, où ils occupent, aujourd'hui encore, l'une des places d'honneur de la grande galerie égyptienne du rez-de-chaussée. Je ne puis jamais les regarder sans m'imaginer qu'ils veulent s'élancer, afin d'aller le rejoindre, vers le symbole lumineux dont on les a brutalement séparés ; leur geste fervent, inlassablement continué dans le vide, enferme je ne sais quelle grandeur désespérée et presque tragique."

Un nouveau piédestal sera fabriqué sur les plans de l'architecte Gabriel Hittorff et façonné, dans du granit breton, par l'entreprise Guillastrennec. Il sera orné, en 1839, de dessins retraçant les phases marquantes de l'opération et du nom des personnes ayant participé à la grande aventure.

Quant aux babouins, ils sont demeurés au Louvre, à jamais privés de leur hymne au soleil

Marie Grillot


Plus d’informations :

http://www.musee-marine.fr/sites/default/files/dp_obelisque.pdf

http://www.histoire-image.org/site/oeuvre/analyse.php?i=538

http://www.lanildut.fr/histoire/LanSource024.html

http://peccadille.wordpress.com/2014/05/15/25-octobre-1836-le-jour-ou-lobelisque-se-dressa-dans-le-ciel-parisien/

http://www.insecula.com/oeuvre/O0000903.html

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k508572x/texteBrut

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illustration

détail d’une planche extraite de L’obélisque de Luxor histoire de sa translation à Paris, description des travaux auxquels il a donné lieu, par A. Lebas, 1839, Gallica/BnF

Louis-Philippe a jugé les babouins “impudiques”

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Pierre-André Fontaine's curator insight, October 25, 7:35 AM

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Alexandre Barsanti, le "petit Alexandre" de Maspero, était assurément un grand égyptologue

Alexandre Barsanti, le "petit Alexandre" de Maspero, était assurément un grand égyptologue | Égypt-actus | Scoop.it

C’est dans une famille originaire de Toscane, installée à Alexandrie, qu’Alexandre Barsanti voit le jour le 28 août 1858.
Après avoir suivi quelques études aux Beaux-Arts de Florence, il intègre l’atelier de Giuseppe Parvis, un peintre - ébéniste - décorateur de style orientaliste installé au Caire.
En 1885, Maspero le recrute au Musée de Boulaq. Il commence sa carrière comme sculpteur-modeleur ; puis, accessoirement, restaurateur, déménageur, réparateur, et enfin égyptologue. 
Georges Daressy retrace ainsi sa prise de fonction : "Une de ses premières oeuvres est la restauration de la statuette d'Aphrodite au dauphin, mais c’est une des rares reconstitutions effectuées au Musée, qui préfère montrer les monuments tels qu'ils ont été découverts. Une tâche plus modeste occupe donc ses années de début : celle de préparer les objets pour leur exposition en leur donnant les socles nécessaires, d'exécuter des moulages des principaux monuments du Musée et d'opérer dans les salles de Boulaq, selon les instructions du Directeur général, les changements de place de monuments nécessités constamment par le besoin d'aménager de l'espace pour les nouvelles pièces, dans un local devenu manifestement trop exigu. Sa connaissance parfaite de la langue arabe le rendait précieux pour les rapports avec les ouvriers employés aux travaux de toute nature, si bien qu'il devient par la force des choses le contrôleur de toute la partie technique du Service."

Empli de talents, très débrouillard, doté d’un grand sens pratique, il est devenu très vite indispensable à Maspero qui le surnomme très gentiment "le petit Alexandre" et fait souvent allusion à lui dans les lettres qu'il écrit à son épouse, donnant des nouvelles de sa santé ("Le petit Alexandre a attrapé une ophtalmie"), ou citant des travaux qu'il exécute ("Le petit Alexandre a fini de restaurer les barques de Saqqarah"). 
En avril 1886 Maspero est très heureux de pouvoir pérenniser son poste en tant qu'attaché au musée comme sculpteur-restaurateur. 

En 1890, Barsanti est "envoyé à Abydos pour clôturer les temples de Séti Ier et de Ramsès II, puis à Assiout pour fermer le Stabl Antar. À la suite de ces travaux, M. Barsanti est attaché définitivement au Service des Antiquités et inscrit dans les cadres avec le titre de conservateur-restaurateur le 12 octobre 1891." 
Deux mois plus tard, on le retrouve à Amarna : "C'est le 28 décembre 1891 que j'appris que certains voyageurs organisaient une caravane dans le but d'explorer la montagne et de tenter de découvrir la tombe du roi qui était encore inconnue... Je marchai à l'aventure pendant plus de quatre heures sans rencontrer le moindre indice qui me mît sur la piste de la tombe que je cherchais. Alors, fort las, découragé, je me décidai à retourner sur mes pas..." Et c'est en faisant demi-tour qu'il découvre la tombe du pharaon Akhénaton !
Pendant l'hiver de 1892-1893, Barsanti "accompagne en Haute-Égypte M. de Morgan et les membres de la mission réunie pour commencer le “Catalogue général des Monuments et Inscriptions de l’Egypte”. Il est ensuite envoyé à Qoubbet el Hawa, Kom Ombo, Medinet Habou, Nitocris. En octobre 1900, il mène une étude approfondie du complexe funéraire d'Ounas. Il fouille, pendant trois saisons, le site de Zaouiet el-Aryan. En février 1901, il déblaie à Dahchour quelques mastabas de la IVe dynastie ; il ouvre la pyramide de Zaouiet el Aryan…

Dès le printemps 1902, il est actif dans le déménagement du musée de Guizeh vers le nouveau musée de la place Tahrir dont "l'aménagement est placé sous la responsabilité de Brugsch et Daressy au premier étage et Barsanti au rez-de-chaussée ; c'est à lui qu'échoient tous les monuments lourds et encombrants, comme les sarcophages, dont près de cinquante dépassent les cent tonnes". Le 27 juin 1902, Maspero fait jouer ses relations afin qu'il reçoive sa nomination d’officier d’Académie.
En 1907, Barsanti est nommé Directeur de Travaux. "Commence alors une autre période d'activité pendant laquelle il fait montre de toute l'habileté acquise au cours de sa carrière, achevant dans un espace de temps relativement court des opérations qu'il aurait pu paraître impossible de mener à bien, même dans une période beaucoup plus longue."

On disait de lui qu'il était infatigable. Mais les difficiles travaux qu'il a entrepris, pendant toutes ces années, souvent sous de fortes chaleur, ont fatigué son organisme et tout particulièrement son coeur.
Alexandre Barsanti décède dans la nuit du 24 octobre 1917, d'une crise cardiaque. Georges Daressy rend compte ainsi des derniers adieux : "Tout le personnel du Service présent au Caire tient à accompagner à sa demeure dernière ce bon et gai camarade dont l'existence entière a été un exemple de labeur incessant." 
De Guizeh à Philae, le nombre de sites sur lesquels Barsanti a travaillé est considérable. On ne peut que s'étonner de la discrétion dans laquelle son nom est resté, et le déplorer... 
Marie Grillot

Pour en savoir plus :
"Annales du Service des antiquités de l'Egypte", tome XVII, 1917, par Georges Daressy
"Gaston Maspero, Lettres d'Égypte - Correspondance à Louise Maspero", Elisabeth David, Seuil, avril 2003
http://www.touregypt.net/featurestories/royaltomb.htm#ixzz3Gslj61Su ;
http://books.google.fr/books?id=qHj9b3lSr4UC&pg=PA8&lpg=PA8&dq=atelier+parvis+peintre+caire&source=bl&ots=ql7A9e3V2x&sig=DQ5lsgporwDzexG86T28KgOxg78&hl=fr&sa=X&ei=crVHVKCOB8XzPMr1gdAP&ved=0CCsQ6AEwAg#v=onepage&q=atelier%20parvis%20peintre%20caire&f=false ;
http://ankhesamon.free.fr/page12quartre.htm ;
http://fr.wikipedia.org/wiki/Alexandre_Barsanti ;

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Égypte: attentat à l'université du Caire | L'Égypte sous tension

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TV5MONDE : actualites : Egypte: le pouvoir resserre l'étau sur les universités, carrés de la contestation

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Quelques suggestions de lecture : ouvrages récents sur l’Égypte et l’égyptologie

Quelques suggestions de lecture : ouvrages récents sur l’Égypte et l’égyptologie | Égypt-actus | Scoop.it

“25 siècles de bains collectifs en Orient - Actes du colloque de Damas, 2009”, par M.-Fr. Boussac, S. Denoix, Th. Fournet, B. Redon (éd.)


“Depuis 2006, Balnéorient mène une enquête sur le bain collectif en Méditerranée orientale, de l’Antiquité (haute époque hellénistique) à l’époque contemporaine. Ce programme fédératif s’était donné pour but d’étudier les divers aspects d’une pratique sociale dans une région qui n’avait jamais encore été prise comme épicentre d’une réflexion menée à la fois sur le temps long et dans un cadre géographique large.

L’ouvrage présent réunit 63 articles, études de cas et synthèses, accompagnés d’une bibliographie commune. Ils examinent le phénomène balnéaire à l’échelle du Proche-Orient et permettent d’en proposer une vision d’ensemble, ne serait-ce que pour en souligner la complexité et mettre en lumière l’extrême richesse du patrimoine thermal de cette région. L’approche diachronique adoptée permet, en particulier, de proposer une autre lecture de l’histoire du bain collectif, ailleurs présentée comme ponctuée de temps forts, que seraient les époques romaine et ottomane, et jalonnée de moments atones ou de périodes de reculs comme la fin de l’Antiquité ou l’époque contemporaine. Au contraire, le présent ouvrage démontre l’extrême richesse et la diversité du patrimoine balnéaire du Proche-Orient, à toutes les époques et dans toutes les contrées sur lesquelles a porté notre étude.”

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“Since 2006 the Balnéorient team has been studying ancient (from the Early Hellenistic period on) to contemporary collective baths in the Eastern Mediterranean. This federative program aimed at examining the various aspects of this hugely attested social practice in an area that had never been, so far, taken as the focal point of a survey on both the longue durée and this wide geographical context.

The present book includes 63 articles, case studies and syntheses, together with a common bibliography. These examine the bathing phenomenon within the broader Middle Eastern context and allow for a panoramic view of the phenomenon that underlines its complexity and highlights the striking wealth of bath-related heritage in this region. The diachronic approach, in particular, suggests a history of the bathing phenomenon across times that differs from the one which was presented elsewhere as being made of peaks, such as the Roman and Ottoman periods, and stagnant phases or declines, such as the end of Antiquity or the modern era. On the contrary, this book demonstrates the extreme richness and diversity of bath-related heritage of the Middle East, in all periods and in all countries in which we conducted our study.” (présentation de l’éditeur)

IFAO, 2014, 4 vol., 1260 pages

http://www.ifao.egnet.net/publications/catalogue/978-2-7247-0642-0/

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“Historical and Archaeological Aspects of Egyptian Funerary Culture - Religious Ideas and Ritual Practice in Middle Kingdom Elite Cemeteries”, by Harco Willems


“Historical and Archaeological Aspects of Egyptian Funerary Culture, a thoroughly reworked translation of Les textes des sarcophages et la démocratie published in 2008, challenges the widespread idea that the “royal” Pyramid Texts of the Old Kingdom after a process of “democratisation” became, in the Middle Kingdom, accessible even to the average Egyptian in the form of the Coffin Texts. Rather they remained an element of elite funerary culture, and particularly so in the Upper Egyptian nomes. The author traces the emergence here of the so-called “nomarchs” and their survival in the Middle Kingdom. The site of Dayr al-Barshā, currently under excavation, shows how nomarch cemeteries could even develop into large-scale processional landscapes intended for the cult of the local ruler. This book also provides an updated list of the hundreds of (mostly unpublished) Middle Kingdom coffins and proposes a new reference system for these.” (présentation de l’éditeur)

Brill, 2014

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“Une seule porte et des demeures - Poèmes”, par Ahmad Al-Shahawy


“Chaque occasion de découvrir en langue française un immense poète contemporain de langue arabe est une merveille. (...) “Une seule porte et des demeures”, le titre de cet ensemble d’Ahmad Al-Shahawy dit beaucoup sur le sens de la poésie du poète, maître d’œuvre d’une poésie qui ne délie pas le sacré du poème. Nous sommes ici dans la lignée des grands poètes soufis d’hier, et la poésie Al-Shahawy est par nature poésie du dévoilement.

Ahmad Al-Shahawy est né en Égypte, en 1960. Journaliste, fondateur de mensuels, directeur de pages culturelles, poète, invité dans les principaux festivals de poésie de la planète, il a malheureusement été victime de persécutions, du fait de l’orientation intérieure de sa poésie, ce que nous dit son précieux traducteur et passeur en langue française, Mohamed Miloud Gharrafi : « Voilà pourquoi le poète fait constamment l’objet d’attaques virulentes de la part des extrémistes religieux en Égypte, l’accusant d’hérésie. Al-Azhar, la haute institution religieuse, a ordonné le retrait du marché de son livre “Recommandations pour l’amour des femmes” et a émis une fatwa appelant les musulmans à ne pas le lire. La réponse du poète est sans équivoque : “Je viole l’obscurité - pour en extraire la lumière.”

Il suffit souvent au poète authentique de deux vers pour signer sa “marque”, à l’image des compagnons constructeurs d’autrefois et de leurs poèmes/cathédrales. Et en le lisant on ne peut qu’être en accord avec les mots de son traducteur/passeur : “Lire l’œuvre de Shahawy, c’est accéder sans rituels au temple de la poésie (…) nous y feuilletons tous les livres sacrés et y voyons plusieurs portes et… une seule demeure : celle de la poésie. (…) A l’instar d’un ascète se contentant du minimum vital tout en aspirant sans cesse à la connaissance divine, Shahawy nous introduit dans l’insatisfaction et la quête permanente du sens occulté par des mots ordinaires.” (...)

Comme nombre de poètes de toutes les époques dont la poésie est reliée au Poème, ainsi qu’à un Principe d’architecture de la vie, Shahawy évoque beaucoup la Femme dans ses vers, une femme proche, sa mère, une femme plus éloignée, celle qu’il aime et qui lui manque, mais aussi la Femme principe, celle dont l’occident a pu parler en tant qu’ “éternel féminin”, ce qui fut aussi l’immense préoccupation de Jung par exemple. De ce point de vue, ou bien le long de cette voie/voix, la réalité du monde est réalité féminine et la femme microcosme reproduit en elle l’œuf macrocosme de l’univers. On le voit, cette poésie ne parle pas du vide sidéral qui envahit cette époque où règne la quantité, mais bel et bien des qualités qui forment le réel de la vie et des vies. On joue ici dans une autre catégorie que celles des minuscules « rentrées » dites « littéraires ». Cela parle de l’éternité de ce qui anime la vie en dedans de l’homme. Des mondes qui palpitent en nous. “ (Malika Hadji, “Recours au Poème”)

Aile éditions, Texte original en arabe et traduction française, 150 pages

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“Lettere ai morti nell'Egitto antico e altre storie di fanstami”, a cura di Gianluca Miniaci


“Piramidi erette verso il cielo, tombe scavate nella profondità della terra, sarcofagi, mummie, libri dei morti e rituali funerari infiniti sono all'origine dell'idea che l'Egitto fosse il più prossimo dei portali di accesso al mondo dei morti. Dietro questo Egitto si nasconde una società di gente comune, che se non trovò spazio in discussioni teologiche e testi religiosi, d'altro canto viveva di cose concrete e quotidiane come possono essere il pane per mangiare o il denaro per vivere. E queste persone erano solite scrivere ai propri defunti per ottenere beni materiali, per questioni di denaro, di eredità, di furti, di malattie, tradimenti, salute, fecondità, ecc. In queste lettere non c'era nulla di solenne; erano lettere irriverenti che venivano deposte nelle tombe, riaperte di continuo a ogni nuova richiesta, e miravano a scuotere il defunto dal suo sonno eterno. Nell'antologia curata da Gianluca Miniaci, oltre a lettere di questo tipo sono raccolti e commentati altri testi che raccontano di fantasmi, di morti e di spiriti, di formule di protezione e metodi per respingere i fantasmi, e anche una storia "senza fantasmi" in cui l'anonimo autore, disilluso da un mondo ultraterreno che non si vede, s'interroga sulla reale prosecuzione della vita oltre la morte.” (présentation de l’éditeur)

Paideia, 2014, 184 pages

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“The Arabian Horse of Egypt”

Photographs by Nasr Marei - Text by Cynthia Culbertson - Foreword by HRH Princess Alia Bint Al Hussein


“Magnificent photographs celebrating the history and splendor of this special breed—new paperback edition

Prized for their stamina and their acclimation to the harsh conditions of the Arabian deserts, the ancestors of the horses that are now recognized as the Egyptian Arabian purebred horse entered Egypt centuries ago, establishing the valuable bloodlines of the breed there. The breeding programs in Egypt therefore became the root source for the finest Arabian horses, attracting passionate enthusiasts from all corners of the world. Artists, poets, and historians have for centuries been inspired by their great beauty and romantic legacy. Nasr Marei is the third-generation owner of a stud farm in Giza, Egypt. His love for and knowledge of the Egyptian Arabian horse, coupled with his sensitive and striking photography, have inspired this visual tribute. His extraordinary photographs, accompanied by text that traces the history and evolution of the Arabian’s journey into Egypt, celebrate the lineage of this living treasure of Egyptian heritage.” (présentation de l’éditeur)

The American University in Cairo Press, 2014, 152 pages

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“Journal d’Egypte - 1963-1965”, par Henri Froment-Meurice

Préface de Robert Solé


“En mai 1963, de Gaulle reprend avec l'Egypte les relations diplomatiques rompues depuis la crise de Suez en 1956. Le Quai d'Orsay désigne l'ambassadeur Henri Froment-Meurice. Dans ce témoignage exceptionnel, il raconte au jour le jour sa mission dans la capitale égyptienne, notamment les négociations sur le retour des professeurs français dans les lycées nationalisés et sur l'indemnisation des biens et entreprises séquestrés.” (présentation de l’éditeur)

L’Harmattan, 2014, 188 pages

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Pour consulter l’ensemble des Unes d’ “Égypte-actualités” : http://egyptophile.blogspot.fr/2014/06/egyptophile-un-recueil-des-unes-dÉgypte.html?view=flipcard


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Un avion contraint d'atterrir au Caire - Le Figaro

Un avion contraint d'atterrir au Caire Le Figaro Un avion de la compagnie néerlandaise KLM venant d'Amsterdam a été contraint aujourd'hui d'atterrir à l'aéroport du Caire, en Egypte, en raison d'une fausse alerte à la bombe, ont indiqué des...
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L'étonnant visage de Toutânkhamon

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Représenté avec des traits fins et grâcieux, Toutânkhamon a en réalité plutôt un petit air de famille ...
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