« Nous dirions qu'il y a physiquement assez d'eau dans le Nil pour tous les pays riverains », a dit Simon Langan, directeur du Bureau Afrique de l'Est et Bassin du Nil de l'Institut international de gestion des ressources en eau (International Water Management Institute, IWMI), lors du lancement à Addis Abeba de The Nile River Basin : Water, Agriculture, Governance and Livelihoods (Bassin du Nil : eau, agriculture, gouvernance et moyens de subsistance), publié par le Programme sur les défis en matière d'eau et d'alimentation du Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale (GCRAI).
« Ce que nous devons réellement faire, c'est nous assurer que cette eau est accessible [...] Le taux de pauvreté est d'environ 17 pour cent en Égypte, mais il atteint près de 50 pour cent dans cinq des pays riverains plus en amont. L'accès à l'eau est donc très important », a ajouté M. Langan.
Selon un avis aux médias informant de la sortie du livre, le Nil a un débit « suffisant pour alimenter les barrages et irriguer les terres agricoles arides des dix pays riverains, mais les décideurs risquent de déposséder les pauvres de leur accès à l'eau s'ils n'adoptent pas des mesures de gestion de l'eau qui ne laissent personne de côté. »
Selon Seleshi Bekele, coéditeur du livre et spécialiste des ressources en eau et du climat à la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique, si de meilleurs semences et outils sont essentiels pour améliorer la productivité agricole, l'eau est encore plus importante.



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