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Torna di moda l'Egitto post rivoluzionario

Torna di moda l'Egitto post rivoluzionario | Égypt-actus | Scoop.it
Per mesi, la rivoluzione egiziana e le sue conseguenze hanno scoraggiato i turisti. Ma ora le cose sono cambiate: l’Egitto è di nuovo una destinazione sicura.

Nel 2011, l’anno della rivoluzione, i turisti svizzeri sono rimasti alla larga dall’Egitto. In un anno, sono stati registrati 140 000 arrivi di ospiti dall’estero, il 28,8% in meno rispetto al 2010. È quanto ha riferito l’ufficio governativo responsabile del transito di stranieri.

Ora, dopo che la situazione si è tranquillizzata, gli svizzeri si recano di nuovo in Egitto per fare il pieno di sole. «Per il 2012, finora è stato registrato un aumento del 50%», si rallegra il portavoce della Kuoni Peter Brun. E per il mese di dicembre, le prenotazioni si attestano già al 20% in più rispetto all’anno precedente. «Nessun altro paese offre una così grande diversità turistica a poche ore di volo dalla Svizzera», spiega Brun. Ma Kuoni non è l’unico, anche gli operatori Tui Svizzera e Hotelplan osservano l’aumento delle richieste di viaggi in Egitto. «Si percepisce un netto aumento», afferma il portavoce di Tui Roland Schmid. Il ministero egiziano del turismo calcola che quest’anno il numero di ospiti raggiungerà quello dell’anno prima della rivoluzione.

Secondo il portavoce di Kuoni Brun, non ci si deve preoccupare per quanto riguarda la sicurezza. «Le destinazioni sul Mar Rosso erano sicure anche durante la rivoluzione». Il Dipartimento federale degli affari esteri (Dfae) consiglia invece di essere prudenti. Soprattutto se ci si reca nelle grandi città, nei mercati e le attrazioni turistiche come le piramidi. Secondo il Dfae bisogna anche evitare i grandi raggruppamenti di persone. (affari.tio.ch)

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revue de presse sur l'actualité culturelle, archéologique, politique et sociale de l'Égypte
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Nouvelle subvention de l'aérien en Egypte - Pagtour.net

Nouvelle subvention de l'aérien en Egypte - Pagtour.net | Égypt-actus | Scoop.it
(Travel inside + HD) Au lieu de dédommager les places vides, les places occupées seront récompensées. Le ministère du Tourisme égyptien a modifié le règlement de subventions pour les charters étrangers.
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Tanta receives 3 million visitors participating in Moulid Al-Sayed Al-Badawy festival

Tanta receives 3 million visitors participating in Moulid Al-Sayed Al-Badawy festival | Égypt-actus | Scoop.it
  By Mohamed Abel Monsef and Ahmed Salama Three million people visited Tanta, capital of the Gharbia governorate, to participate in celebrations of the Moulid Al-Sayed Al-Badawy, a carnival that celebrates the birthday of a member of the Prophet...
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Germany lifts travel ban on Luxor and Aswan

Germany lifts travel ban on Luxor and Aswan | Égypt-actus | Scoop.it
CAIRO: The German Foreign Ministry has eased its travel ban on Nile cruise excursions sailing between Luxor and Aswan, according to a statement on the Egyptian Foreign Ministry’s Facebook page Sunday.
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Nora Griffith : fondatrice du Griffith Institute

Nora Griffith : fondatrice du Griffith Institute | Égypt-actus | Scoop.it

Nora Christina Cobban Macdonald est née le 7 décembre 1870, à Aberdeen, dans une famille de la grande bourgeoisie écossaise. En 1906, lors d'un voyage en Égypte, elle est amenée à rencontrer Norman de Garis Davies, un égyptologue anglais qui est alors à la tête de l'Egypt Exploration Fund.
Cette approche de l'égyptologie constitue pour elle une révélation et elle n'a de cesse, dès lors, de s'adonner à la fascination qu'exerce sur elle l'étude de l'ancienne civilisation.
Elle est pendant quelque temps conservatrice du Musée archéologique d'Aberdeen et suit des cours à l'Université d'Oxford. 
Elle y a pour professeur Francis Llrwellyn Griffith. Spécialiste du démotique, ce grand égyptologue a déjà une belle carrière professionnelle : il a participé aux fouilles de Naucratis et Tanis avec William Flinders Petrie et Edouard Naville en 1884 et 1888. 
En 1909, elle devient sa seconde épouse. 
Elle l'accompagne sur ses chantiers archéologiques et épigraphiques, de la Nubie au Soudan, en passant par Tell Amarna… Elle s'épanouit dans cette nouvelle vie d'égyptologue, aidant son mari dans ses recherches. Elle photographie, copie, relève des inscriptions. Il lui rend toujours hommage dans la préface de ses ouvrages mentionnant le travail qu'elle a effectué à ses côtés.
Dès 1923, elle rédige elle-même notes et publications.

Cette belle femme, toujours active, semble subjuguer ses proches par sa chaleureuse présence et son dynamisme. Très accueillante, elle paraît également être une personne, une amie sur laquelle on peut compter.
Sir Alan Gardiner est admiratif de sa vive intelligence et de ses talents artistiques. Il sait aussi la grande influence qu'elle a eue sur son époux. Il était renfermé, réservé ; au contact de Nora, il a "évolué" de fort belle manière, ne craignant plus de se montrer en société, se rendant à des dîners, pratiquant du sport.

En 1934, après de belles années de complicité et de collaboration, le drame s'abat sur le couple : Francis Griffith meurt, victime d'une crise cardiaque.
C'est avec une immense douleur que Nora perd son mari mais elle va, d'une certaine manière, prolonger leur quart de siècle de vie commune. Elle a à cœur de terminer son énorme travail de publication et d'édition dans le même esprit qu'il l'aurait fait lui-même. Elle poursuit également des chantiers en Nubie en 1934-1936.
Elle meurt d'une appendicite, à 64 ans, le 21 octobre 1937.
Elle laisse la majeure partie de sa succession - qui se conjugue à celle de son mari - à l'Université d'Oxford. Ce legs est constitué d'objets, de livres, de documents, mais aussi d'espèces qui représentent une somme plus que considérable. Cet argent est destiné à accomplir son souhait de créer un institut consacré à l'égyptologie.
"L'Institut Griffith a ouvert le 21 janvier 1939, et il est maintenant au cœur de l'égyptologie à Oxford."
Sur son site, le Griffith Institute définit ainsi son rôle : "Il est au cœur de deux grands projets de recherche, la bibliographie topographique (Porter & Moss) et la Bibliographie égyptologique en ligne (CEO ). L'Institut Griffith abrite également des archives des "choses merveilleuses" contenant la mémoire et la vie collective des travaux de certains des plus grands savants de l'égyptologie, y compris son fondateur Francis Llewellyn Griffith, ainsi que Sir Alan Gardiner et Jaroslav Černý. Peut-être les plus célèbres sont les dossiers de Howard Carter dont le nom est synonyme de la découverte de la tombe de Toutankhamon. L'Institut Griffith fournit des ressources essentielles pour l'étude de l'histoire et de la culture de l'Égypte ancienne et du Proche-Orient, qui peut être accessible directement, ou en ligne."
Lorsqu'il est fait état de la création de l'Institut, le nom de Francis Griffith est toujours cité, mais on omet très souvent de citer Nora, alors que c'est bien à elle que l'on doit "la réussite et le prestige de cette institution".
Marie Grillot

http://theacaciahouse.wordpress.com/2014/02/02/of-admirable-intellect-and-skill-in-draughtsmanship/ ;
http://www.griffith.ox.ac.uk/aboutus-institute.html ;
http://fr.wikipedia.org/wiki/Griffith_Institute ;
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Pour consulter l’ensemble des Unes d’ “Égypte-actualités” :http://egyptophile.blogspot.fr/2014/06/egyptophile-un-recueil-des-unes-degypte.html?view=flipcard

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Video of woman giving birth on the street draws social media outrage

Video of woman giving birth on the street draws social media outrage | Égypt-actus | Scoop.it
CAIRO: A woman screams from the pains of labor lying on the street outside of Kafr Al-Dawar hospital in Beheira, as her husband curses the hospital for refusing to admit her in a video that went viral on social media this weekend, prompting many to...
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Arabtec to commence Egypt’s 1M housing unit project by end of year

Arabtec to commence Egypt’s 1M housing unit project by end of year | Égypt-actus | Scoop.it
CAIRO: The United Arab Emirates’ Arabtec Holding announced in a Sunday statement posted on the Dubai Financial Market (DFM) website that it is about to conclude a final agreement with Egyptian authorities to commence the construction of a million...
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Six soldats égyptiens tués par une explosion dans le Sinaï

Six soldats égyptiens tués par une explosion dans le Sinaï | Égypt-actus | Scoop.it
" Six soldats égyptiens tués par une explosion dans le Sinaï: LE CAIRE (Reuters) - Six soldats ég... http://t.co/vXSEUF1x6f Press #Yahoo
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“Mouillard, le “Faransawî magnoun” qui, dans le ciel d’Égypte, a découvert l’aviation

“Mouillard, le “Faransawî magnoun” qui, dans le ciel d’Égypte, a découvert l’aviation | Égypt-actus | Scoop.it

Méconnu, voire ignoré, Louis Pierre-Marie Mouillard (30 septembre 1834 - 20 septembre 1897) n’en est pas moins un pionnier de l’aéronautique.
Dans sa belle ville natale de Lyon, au cours de ses années d’école, il collectionne les mauvaises notes... mais prend goût au dessin ! Puis, à partir de 1847, le cancre s’améliore. Il remporte des prix en composition française, en physique et en peinture. Et même un prix d’honneur en gymnastique.
Tout jeune encore, il s’intéresse aux oiseaux et à leur merveilleuse mécanique aérienne. Une indéniable passion qu’il décrira en ces termes dans l’ouvrage de sa vie “L’empire de l’air” (1881) : “Cette étude date de loin. J’avais quinze ans quand le hasard voulut qu’un oiseau produisît devant moi une évolution qui fut pour moi une révélation. Depuis lors, je n’ai plus douté, et je n’ai poussé plus loin cette étude que pour pouvoir persuader ceux qui n’ont pas vu.” 
Après avoir suivi des cours aux Beaux-Arts de Paris, dans l’atelier d’Ingres, il part en Algérie, en 1857, comme exploitant d’une terre agricole. Il n’en oublie pas pour autant de donner libre cours à sa passion, mais ses deux essais de maîtrise de l’air, avec deux ailes d’une surface totale de 12 m⊃2;, ne sont pas très concluants. Première tentative le 12 septembre 1865 : du haut d'un talus, il s'élance et réalise un parcours aérien de 42 mètres en 15 secondes. Le contact avec le sol avec un peu chaotique, à la fois pour le pilote et son engin. Deuxième tentative le lendemain : sous l’effet d’une rafale de vent, les ailes se brisent et l’apprenti pilote souffre d’une luxation de l'épaule. Mais il en est convaincu : l’homme peut voler ! S’il parvient à imiter les manœuvres des oiseaux planeurs, en utilisant les vents modérés, il pourra atteindre des vitesses de l'ordre de 25 à 37 miles par heure.

En 1866, il est nommé au Caire comme professeur de dessin à l’École polytechnique. Il a 32 ans et passera autant d’années en Égypte. Sur la route qui le mène de son domicile, dans le quartier du Mousky, à l’école (quartier d’Abbassieh), il observe les évolutions du grand vautour fauve (milan), maître du vol sans battements : “Ce vol, écrit-il, est si beau qu’il pétrifie, qu’il stupéfie. Chaque fois qu’on le voit, on se morigène de n’avoir pas encore essayé de le reproduire. C’est si simple ! C’est tellement ce qu’on demande qu’on ne désire rien au delà ; on se contente de cette simple et grande allure et on n’en veut pas d’autre.”
Il élabore alors le projet de réaliser, comme l’écrit Gabriel Dardaud, une “géniale transposition aux appareils susceptibles de permettre à l’homme de se déplacer à travers les airs”, de passer du vol des “voiliers” à son imitation mécanique. 
“Ce sont les oiseaux, tous les oiseaux, poursuit Gabriel Dardaud, dans une conférence donnée à l’Aéro Club d’Égypte, le 1er mars 1937, que Louis Mouillard interrogeait. (...)
Il avait une question, une seule à leur poser, un secret à leur arracher, et lambeaux par lambeaux, dans ses pauvres yeux de visionnaire, se précisa la réponse de ses amis les oiseaux : il sut, avant les naturalistes, avant les mathématiciens, comment la nature avait organisé la vie aérienne et la gent ailée ; il sut comment volaient les oiseaux, et, ayant compris leur méthode, il voulut faire voler les hommes et leur donner des ailes.
Lorsqu’il mourut le 20 septembre 1897, il avait l’impression d’avoir totalement échoué. Le secret des oiseaux avait fait de lui la risée de tous les gens de bon sens. Ses essais avaient d’abord inquiété, puis apitoyé les pauvres Arabes qui en furent les témoins aux confins du Caire. En le voyant courir sur les pentes de la Montagne Rouge, les épaules chargées des ailes de toile qu’il s’était fabriquées, en le voyant, des heures entières, couché sur sa terrasse, suivre dans le ciel les évolutions d’un milan, un mot montait (...) à leurs lèvres : “Magnoun el Françaoui, c’est le fou français !”
Or ce fou (...), disparu dans l’indifférence générale, avait découvert une réalité merveilleuse qui transforme aujourd’hui toute la civilisation humaine. (...) Mouillard, dans le ciel d’Égypte, avait découvert l’aviation.”

Le 28 décembre 1913, Jules Védrines, à qui est donné copie du masque funéraire de Louis Pierre Mouillard, établit la première liaison aérienne entre Paris et le Caire. Le 4 janvier suivant, un autre Français, Pourpe, s’envole du Caire et, remontant la vallée du Nil, atteint Khartoum pour revenir au Caire.
MC

Pour en savoir plus :
“L’empire de l’air” (1881) :http://www.archive.org/stream/lempiredelaires01mouigoog#page/n49/mode/2up ;
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/roman_0048-8593_2003_num_33_120_6107 ;
http://calm.sopixi.fr/louis-mouillard.htm ;

Merci à Albert Arié d’avoir attiré notre attention sur ce génial inventeur, nommé citoyen d’honneur d’Égypte, et pourtant si méconnu.
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Pour consulter l’ensemble des Unes d’ “Égypte-actualités” :http://egyptophile.blogspot.fr/2014/06/egyptophile-un-recueil-des-unes-degypte.html?view=flipcard

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Il y a 110 ans Schiaparelli découvrait la demeure d'éternité de la sublime Nefertari

Il y a 110 ans Schiaparelli découvrait  la demeure d'éternité de la sublime Nefertari | Égypt-actus | Scoop.it

Dès le début du XVIIIe des égyptologues - dont les plus renommés comme Wilkinson, Champollion et Rosellini, ou encore Lepsisus ou Brugsh - mènent des fouilles dans la Vallée des Reines (c'est d'ailleurs Champollion qui donnera ce nom à la nécropole).

En 1903, la concession est attribuée aux Italiens du musée de Turin. Les deux années de fouilles, menées sous la direction d'Ernesto Schiaparelli, seront couronnées par la mise à jour de pas moins de 13 tombes. Parmi les plus connues, celles des princes Amonherkhepshef et Khaemouaset qui sont ouvertes actuellement au public.

Mais la plus belle, la plus extraordinaire de leur découverte, a lieu en 1904, sur le versant nord du ouadi principal. Il s'agit de la tombe de Nefertari, grande épouse du pharaon Ramsès II. "À la cour d'Égypte, on l'appelait "Mout la Belle" ou encore "Mout la Divine", mais son véritable nom était Nefertari. On le traduisit par "Celle qui appartient à le Beauté", "Sa belle", "La plus belle de toutes", "La plus belle d'entre elles".


Avec de telles épithètes, de tels superlatifs, peut-on s'étonner que sa demeure d'éternité soit si belle et si parfaite qu'elle constitue le joyau de Ta Set Neferou ?

Lors de la découverte, l'escalier est rapidement dégagé par les ouvriers, mais la porte qui devait protéger la sépulture est ouverte. "Des déblais avaient glissé, pénétré dans la première salle et ce remplissage atteignait presque le plafond", note Schiaparelli. Le sol de la tombe est entièrement recouvert de boue solidifiée.


Voici la première description qu'il fait de la tombe : "Un premier escalier conduit à la salle d'entrée, sur les murs de laquelle on peut déjà voir les belles sculptures qui ornent toute la tombe, qui sont gravées ou peintes sur du stuc, et que malheureusement l'humidité a endommagées. À droite de cette salle s'en trouve une autre décorée de la même manière. De ces deux salles part un escalier conduisant à un palier dominant de quatre marches la salle du sarcophage ; un autre tout pareil est de l'autre côté de la salle ; sur l'un et l'autre reposent deux piliers qui portent le plafond, et tandis que le premier palier a deux petites chambres latérales, le second en a une seule qui ouvre sur le milieu. Les sculptures sont toutes religieuses, et de longs textes qui les accompagnent sont tirés du Livre des Morts."


Le déblaiement est long et fastidieux ; les différentes phases sont notées, relevées et photographiées. Les 135 plaques photographiques qui sont au musée de Turin sont autant de témoignages de l'état dans lequel la tombe apparaît aux découvreurs, puis de l'avancée des travaux.

La porte ouverte constituait aussi le triste signe que cette demeure d'éternité avait été violée et pillée dès l'antiquité. Du fabuleux et royal trésor qu'elle a dû abriter, il ne reste que "de rares objets, au milieu de linceuls déchirés, tout montrait à quel point le viol et le saccage avaient été systématiques". Les pilleurs n'ont laissé que "des scarabées, des fragments du couvercle du sarcophage en granit, et des fragments d'un couvercle de cercueil en bois doré. Une trentaine de "chaouabtis”, de nombreux tessons de poterie… Une des niches ménagées pour les briques magiques dans la chambre funéraire contenait le "pilier Djed en bois cloisonné avec incrustation de pâte de verre qui avait, un jour, décoré la brique. Il est inscrit au nom de la reine Nefertari… Enfin pour finir, humble mais émouvant objet délaissé par les pillards, une paire de sandales en corde…"

Il est intéressant - étonnant ? - de rapporter que "quelques pièces du mobilier funéraire de la reine sont apparues sur le marché des antiquités de Louxor en 1904. Elles ont été rachetées par le musée de Boston. Il y avait là une grande plaque d'argent, une petite plaquette d'or emboutie, un pendentif en bronze, et quatre serviteurs funéraires".


Et qu'en est-il de la momie de la reine ? Il apparaît presque comme un crime de lèse-majesté de relater que seuls les deux genoux ont été retrouvés. A-t-elle, dans des temps troublés, été mise à l'abri dans une cachette royale, l'équivalent de la DB 320 pour les reines ?

Mais l'image de la reine, elle, est demeurée bien vivante ! Car, bien que pillée, violée, martyrisée, la QV 66 recèle de véritables richesses : la richesse de ses peintures et notamment les représentations de la reine. Sur plus de 500 m⊃2;, la féminité affleure, la noblesse est là. La beauté rayonne partout, exprimée, sublimée, dans des scènes peintes dans le goût le plus exquis et dans une palette de couleurs jusqu'alors inégalée… Il nous faut noter une entorse à l'habituelle couleur jaune-ocre destinée à la chair des femmes, celle de Nefertari est résolument de couleur rouge-rose.


Mais "la Vallée des Reines n'est pas réputée pour la qualité de son calcaire. En effet, comme la majorité des roches composant la région thébaine, le calcaire a été fracturé par des tremblements de terre et il est bagué de veines de silex. Par conséquent, il n'est pas bien adapté à la peinture ou la sculpture". Les siècles, les infiltrations, l'humidité ont fragilisé les enduits, et les peintures se délitent, menacent de tomber et de disparaître. Dès 1950, des mesures de sauvegarde sont prises, et la tombe sera ensuite fermée à plusieurs reprises pour consolidation et restauration. La dernière, la plus importante, a été menée par le Getty Institute de Los-Angeles, de 1987 à 1992.


Depuis novembre 1995, la QV 66 n'a été rouverte que très rarement, et pour un nombre confidentiel de visiteurs, notamment ceux pouvant payer une somme conséquente. En juillet dernier, le Conseil suprême des Antiquités a annoncé son projet de construction d'une réplique exacte, grandeur nature de la tombe.

Des manifestations seront organisées, dans la Vallée des Reines, à partir du 15 octobre 2014, pour le 110ème anniversaire de cette magnifique découverte.

Marie Grillot


Plus d’informations

Nefertari, Christian Leblanc, Editions du Rocher 1999

http://www.getty.edu/conservation/publications_resources/pdf_publications/pdf/house_eternity1.pdf

https://www.getty.edu/conservation/publications_resources/pdf_publications/pdf/house_eterniy2.pdf

http://www.getty.edu/conservation/publications_resources/pdf_publications/pdf/house_eternity3.pdf

http://www.carneycastle.com/Nefertari/index.htm

http://www.osirisnet.net/tombes/pharaons/nefertari/nefertari_01.htm

http://www.nileinternational.net/fr/full_story.php?ID=125409

"http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/jds_0021-8103_1926_num_4_1_5659

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5,4 milliards de dollars pour la reconstruction de Gaza - Moyen-Orient - RFI

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En Egypte, la conférence pour la reconstruction de Gaza s'est terminée dimanche 12 octobre. Une conférence où la cinquantaine d’Etats participants se sont montrés généreux puisqu’ils ont...
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Quelques suggestions de lecture : ouvrages récents sur l’Égypte et l’égyptologie

Quelques suggestions de lecture : ouvrages récents sur l’Égypte et l’égyptologie | Égypt-actus | Scoop.it

“Moyen-Orient” n° 24, Octobre-Décembre 2014


‘L’ordre. Voici le maître mot qui plane au-dessus de l’Égypte, au sens militaire, politique, mais aussi au sens moral du terme. Un homme l’incarne : Abdel Fattah al-Sissi. Ce maréchal devenu président en mai 2014, avec un résultat digne d’un régime soviétique (96,9 %), a fait renouer le pays avec son passé le plus glorifié, quand Gamal Abdel Nasser (1954-1970) symbolisait l’Égypte tout entière et le nationalisme arabe au-delà de ses frontières. Il suffit de regarder les affiches et autres objets de propagande représentant M. Al-Sissi : il apparaît tel un lion, entouré de ses deux « pères », Gamal Abdel Nasser et Anouar el-Sadate (1970-1981). Le chaînon manquant entre ces deux générations de dirigeants a été soigneusement retiré des images officielles. Car il ne faudrait pas remettre en question le principal acquis de la révolution de janvier 2011 : la chute de Hosni Moubarak (1981-2011). Abdel Fattah al-Sissi se sent l’héritier de ce soulèvement unique dans l’histoire de l’Égypte et garde un silence approbateur quand on le compare à Charles de Gaulle, cet autre militaire devenu président (1959-1969) dans cet autre pays, la France, qui fit de la Révolution – celle de 1789, cela va sans dire – un marqueur identitaire, un patrimoine historique et politique.

L’Égypte de 2014 a certes besoin de sécurité après trois années de grande instabilité politique, économique et sociale. Mais fallait-il pour cela renverser Mohamed Morsi, le premier président démocratiquement élu en juin 2012 ? Et ce, quelles que soient les opinions de chacun sur les Frères musulmans. Le débat n’est plus aujourd’hui de savoir si l’organisation souhaitait « islamiser » l’État et la société – Olivier Roy rappelle d’ailleurs avec justesse que le pouvoir en place promeut une vision conservatrice de l’islam –, mais si Abdel Fattah al-Sissi est capable de répondre aux attentes de son peuple. La situation est urgente : l’économie est au point mort, les manifestations à caractère social continuent. L’instauration d’un régime fort inquiète.

Près de quatre ans après le soulèvement de 2011, la place Tahrir semble se taire, victime d’un moment de populisme et de nationalisme, d’espoir d’un minimum de prospérité, et de répression. Pour combien de temps ? La rue égyptienne, mais aussi des forces de l’« État profond » capables de tout pour protéger leurs intérêts, y compris de se débarrasser d’un dirigeant devenu gênant, ont montré qu’elles pouvaient se réveiller à chaque instant. Si beaucoup se demandent si un nouveau soulèvement aura lieu, il semble que la révolution égyptienne est encore en train de s’écrire.” (Guillaume Fourmont)

http://www.moyenorient-presse.com/?p=1675#more-1675

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“American Travelers on the Nile

Early U.S. Visitors to Egypt, 1774–1839”, by Andrew Oliver


“A fascinating study of the early American experience in Egypt and the Eastern Mediterranean

The Treaty of Ghent signed in 1814, ending the War of 1812, allowed Americans once again to travel abroad. Medical students went to Paris, artists to Rome, academics to Göttingen, and tourists to all European capitals. More intrepid Americans ventured to Athens, to Constantinople, and even to Egypt. Beginning with two eighteenth-century travelers, this book then turns to the 25-year period after 1815 that saw young men from East Coast cities, among them graduates of Harvard, Yale, and Columbia, traveling to the lands of the Bible and of the Greek and Latin authors they had first known as teenagers. Naval officers off ships of the Mediterranean squadron visited Cairo to see the pyramids. Two groups went on business, one importing steam-powered rice and cotton mills from New York, the other exporting giraffes from the Kalahari Desert for wild animal shows in New York. Drawing on unpublished letters and diaries together with previously neglected newspaper accounts, as well as a handful of published accounts, this book offers a new look at the early American experience in Egypt and the eastern Mediterranean world. More than thirty illustrations complement the stories told by the travelers themselves.” (présentation de l’éditeur)

The American University in Cairo Press, oct. 2014, 424 pages

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“Modern Tahtib”, par Adel Paul Boulad


Le Modern Tahtib est le résultat de l'actualisation d'un art martial millénaire égyptien. Plus de 5000 ans après ses premières transcriptions, il s'est modernisé pour répondre aux besoins d'un art pacifique. Il se compose de mouvements et de joutes (combats) exécutés à l'aide d’un bâton d'1,30 mètre de long dans une ambiance festive et martiale (comme la capoeira) orchestrée par les musiciens et le public.

Moderne, cet ouvrage utilise les nouvelles technologies en embarquant des flash-codes qui ouvrent des sessions internet présentant des séries en mouvement. Ce manuel de progression officielle bilingue français-anglais s'adresse aux débutants comme aux enseignants qui y trouveront un guide d'apprentissage, mais également aux curieux s'intéressant à de nouvelles disciplines martiales, à la culture égyptienne, sans oublier les chorégraphes et les danseurs qui pourront s'en inspirer.

Ce livre comporte :

• Plus de 2000 photos et près de 200 dessins de scènes de combat.

• 70 techniques martiales dont 20 feintes.

• Six formes codifiées avec les techniques et les astuces des différentes écoles.

• Flash codes (QR Codes) lisibles par les smartphones/tablettes pour accéder à des vidéos inédites.

• La bibliographie et les références historiques couvrant 5 millénaires (jusqu’à 2800 av. J-C. !) (présentation de l’éditeur)

Editions Budo, 2014, 240 pages

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“La Tombe Royale d’Akhenaton”, par François Tonic


“Découvrez dans ce livre exceptionnel la tombe du pharaon Akhenaton. Ce roi révolutionna l’Egypte et bouleversa la religion ancestrale en imposant un dieu unique, le disque solaire Aton.

Méconnue du grand public, la tombe d’Akhenaton est un monument historiquement important et propose une architecture et un décor totalement atypique et apparaît comme le précurseur des grandes tombes des Ramsès de la Vallée des Rois.

François Tonic (historien, rédacteur en chef de la revue “Pharaon Magazine”, fondateur de “Toutankhamon Magazine” en 2001) propose une analyse complète de la tombe en s’appuyant sur les travaux historiques et archéologiques les plus récents.” (présentation de l’auteur)

Editions Nefer-IT, 2014, 196 pages

http://neferit.fr/tombe-akhenaton

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“Music Theory in Mamluk Cairo - The ġāyat al-maṭlūb fī ‘ilm al-adwār wa-’l-ḍurūb by Ibn Kurr”, by Owen Wrigh


“The ġāyat al-maṭlūb fī ‘ilm al-adwār wa-'l-ḍurūb by Ibn Kurr is the only theoretical text of any substance that can be considered representative of musicological discourse in Cairo during the first half of the fourteenth century CE. Indeed, nothing comparable survives from the whole Mamluk period, which extends from 1260 until the Ottoman invasion and conquest of Egypt in 1516. But its value does not derive merely from its fortuitous isolation: it is important, rather, because of the richness of the information it provides with regard to modal and rhythmic structures, and also because of the extent to which the definitions it offers differ from those set forth in an interrelated series of major theoretical works in both Arabic and Persian that span the period from the middle of the thirteenth century to the late fifteenth. Alongside the presumption of transregional uniformity these texts suggest, it consequently asserts the significance of local particularism.

Owen Wright provides a critical edition of the text itself, together with a glossary, prefaced by an introduction and a detailed commentary and analysis. The introduction provides immediate context, situating the work in relation to the dominant theoretical tradition of the period and providing biographical information about the author, active in Cairo during the first half of the fourteenth century.”

Contents: Prelude; Introduction; Rhythm; Interlude: performance strategies and formal procedures; Mode; Comparisons; Postlude; Text and edition; Glossary; Bibliography; Index;The ġāyat al-maṭlūb fī ‘ilm al-adwār wa-’l-ḍurūb by Ibn Kurr.

About the Author: Owen Wright is Research Professor of Musicology of the Middle East at the School of Oriental and African Studies, University of London. He is also the author of Touraj Kiaras and Persian Classical Music: An Analytical Perspective and Demetrius Cantemir: The Collection of Notations.” (présentation de l’éditeur)

Ashgate Publishing Limited - New edition, 2 juillet 2014, 357 pages

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“The Woman Who Would Be King : Hatshepsut's Rise to Power in Ancient Egypt”, by Kara Cooney


“An engrossing biography of the longest-reigning female pharaoh in Ancient Egypt and the story of her audacious rise to power.

Hatshepsut—the daughter of a general who usurped Egypt's throne and a mother with ties to the previous dynasty—was born into a privileged position in the royal household, and she was expected to bear the sons who would legitimize the reign of her father’s family. Her failure to produce a male heir was ultimately the twist of fate that paved the way for her improbable rule as a cross-dressing king.  At just over twenty, Hatshepsut ascended to the rank of pharaoh in an elaborate coronation ceremony that set the tone for her spectacular reign as co-regent with Thutmose III, the infant king whose mother Hatshepsut out-maneuvered for a seat on the throne. Hatshepsut was a master strategist, cloaking her political power plays in the veil of piety and sexual reinvention. Just as women today face obstacles from a society that equates authority with masculinity, Hatshepsut shrewdly operated the levers of power to emerge as Egypt's second female pharaoh.

Hatshepsut successfully negotiated a path from the royal nursery to the very pinnacle of authority, and her reign saw one of Ancient Egypt’s most prolific building periods. Scholars have long speculated as to why her monuments were destroyed within a few decades of her death, all but erasing evidence of her unprecedented rule. Constructing a rich narrative history using the artifacts that remain, noted Egyptologist Kara Cooney offers a remarkable interpretation of how Hatshepsut rapidly but methodically consolidated power—and why she fell from public favor just as quickly. The Woman Who Would Be Kingtraces the unconventional life of an almost-forgotten pharaoh and explores our complicated reactions to women in power.” (présentation de l’éditeur)

Crown, October 14, 2014, 320 pages

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Pour consulter l’ensemble des Unes d’ “Égypte-actualités” : http://egyptophile.blogspot.fr/2014/06/egyptophile-un-recueil-des-unes-degypte.html?view=flipcard

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Égypte : l’hôtel le plus somptueux de l’Orient est devenu le palais de la République

Égypte : l’hôtel le plus somptueux de l’Orient est devenu le palais de la République | Égypt-actus | Scoop.it

“Qasr al-Ittihadya” - palais de l’Union, ou palais d'el-Orouba - est l’une des résidences officielles du président de la République arabe d'Égypte. C’estdans le cadre de ce bâtiment prestigieux que s’est déroulée, il y a quelques mois, la cérémonie d’investiture du président El-Sissi.
Il est situé dans le quartier résidentiel d'Héliopolis, au nord-est du centre-ville du Caire. C’est également autour de ce palais qu’eurent lieu de nombreuses et souvent violentes manifestations au cours de la Révolution du 25 Janvier 2011 qui chamboula le destin de l’Égypte.

Conçu initialement pour être un hôtel de luxe, l’édifice est construit en 1908 et inauguré en 1910. Le propriétaire en est le Belge Georges Marquet, également à la tête de nombreux autres hôtels de prestige : le Claridge à Paris, le Negresco à Nice, le Palace et l’Astoria à Bruxelles, le Real à Santander, etc.

Conformément au souhait du baron Édouard Empain, homme d'affaires belge passionné d'orientalisme, rien n’est trop beau dans l’aménagement extérieur et intérieur de l’ “Hôtel le plus somptueux de l’Orient”, offrant le “confort le plus moderne dans un décor de Mille et Une Nuits”. Le bâtiment est dessiné par l’architecte belge Ernest Jaspar, dans le style Héliopolis (synthèse de courants architecturaux arabe, perse et néo-mauresque, teintés d'influences européennes, notamment néo-classiques). Le hall central de 55 mètres de haut, véritable “cœur” du bâtiment, est l’oeuvre de l'architecte français Alexandre Marcel et il est aménagé par le décorateur Georges-Louis Claude dans le goût orientaliste de l'époque, avec des tapis persans, des lampes mauresques…

L’Héliopolis Palace comporte 400 chambres et 55 appartements privés. De nombreuses personnalités y sont accueillies dans la première moitié du XXe siècle, dont le roi des Belges Albert Ier, qui s’exclame, en entrant dans le hall principal de l’hôtel : "C'est une merveille !" 
Le souverain est accompagné de son épouse, la reine Elisabeth, qui se remet à peine d’une typhoïde et vient chercher l’air sec d’Héliopolis, sur recommandation de ses médecins bruxellois, pour améliorer son état de santé. Le couple royal passera ainsi un mois entier en terre égyptienne.

Pendant les deux guerres mondiales, l'hôtel suspend ses activités et est transformé en hôpital militaire (maison de convalescence) pour les soldats britanniques ou originaires des dominions. Puis il conservera sa fonction hôtelière jusqu'au début des années 1960, époque à laquelle diverses administrations publiques s'y installent. En 1972, il abrite le siège de l'éphémère Union des Républiques arabes (Égypte, Syrie et Libye). C’est alors que lui est donné le nom qu’il garde encore : Palais de l'Union.

Dans le courant des années 1980, après des travaux de restauration, il devient l’une des résidences présidentielles officielles.

Pour en savoir plus :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Palais_d'el-Orouba ;
http://english.ahram.org.eg/NewsContent/32/138/103847/Folk/Photo-Heritage/Cairo-hotel-that-became-a-presidential-palace.aspx ;
http://en.wikipedia.org/wiki/Heliopolis_Palace ;
http://www.egy.com/landmarks/98-03-19.php ;
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TV5MONDE : actualites : Egypte: le pouvoir resserre l'étau sur les universités, carrés de la contestation

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Le site de TV5MONDE chaîne internationale de télévision francophone : Les émissions, les programmes, l'information en continu, la météo, la musique, les ressources pédagogiques, le guide des voyageurs et les cultures du monde.
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Quelques suggestions de lecture : ouvrages récents sur l’Égypte et l’égyptologie

Quelques suggestions de lecture : ouvrages récents sur l’Égypte et l’égyptologie | Égypt-actus | Scoop.it

“25 siècles de bains collectifs en Orient - Actes du colloque de Damas, 2009”, par M.-Fr. Boussac, S. Denoix, Th. Fournet, B. Redon (éd.)


“Depuis 2006, Balnéorient mène une enquête sur le bain collectif en Méditerranée orientale, de l’Antiquité (haute époque hellénistique) à l’époque contemporaine. Ce programme fédératif s’était donné pour but d’étudier les divers aspects d’une pratique sociale dans une région qui n’avait jamais encore été prise comme épicentre d’une réflexion menée à la fois sur le temps long et dans un cadre géographique large.

L’ouvrage présent réunit 63 articles, études de cas et synthèses, accompagnés d’une bibliographie commune. Ils examinent le phénomène balnéaire à l’échelle du Proche-Orient et permettent d’en proposer une vision d’ensemble, ne serait-ce que pour en souligner la complexité et mettre en lumière l’extrême richesse du patrimoine thermal de cette région. L’approche diachronique adoptée permet, en particulier, de proposer une autre lecture de l’histoire du bain collectif, ailleurs présentée comme ponctuée de temps forts, que seraient les époques romaine et ottomane, et jalonnée de moments atones ou de périodes de reculs comme la fin de l’Antiquité ou l’époque contemporaine. Au contraire, le présent ouvrage démontre l’extrême richesse et la diversité du patrimoine balnéaire du Proche-Orient, à toutes les époques et dans toutes les contrées sur lesquelles a porté notre étude.”

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“Since 2006 the Balnéorient team has been studying ancient (from the Early Hellenistic period on) to contemporary collective baths in the Eastern Mediterranean. This federative program aimed at examining the various aspects of this hugely attested social practice in an area that had never been, so far, taken as the focal point of a survey on both the longue durée and this wide geographical context.

The present book includes 63 articles, case studies and syntheses, together with a common bibliography. These examine the bathing phenomenon within the broader Middle Eastern context and allow for a panoramic view of the phenomenon that underlines its complexity and highlights the striking wealth of bath-related heritage in this region. The diachronic approach, in particular, suggests a history of the bathing phenomenon across times that differs from the one which was presented elsewhere as being made of peaks, such as the Roman and Ottoman periods, and stagnant phases or declines, such as the end of Antiquity or the modern era. On the contrary, this book demonstrates the extreme richness and diversity of bath-related heritage of the Middle East, in all periods and in all countries in which we conducted our study.” (présentation de l’éditeur)

IFAO, 2014, 4 vol., 1260 pages

http://www.ifao.egnet.net/publications/catalogue/978-2-7247-0642-0/

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“Historical and Archaeological Aspects of Egyptian Funerary Culture - Religious Ideas and Ritual Practice in Middle Kingdom Elite Cemeteries”, by Harco Willems


“Historical and Archaeological Aspects of Egyptian Funerary Culture, a thoroughly reworked translation of Les textes des sarcophages et la démocratie published in 2008, challenges the widespread idea that the “royal” Pyramid Texts of the Old Kingdom after a process of “democratisation” became, in the Middle Kingdom, accessible even to the average Egyptian in the form of the Coffin Texts. Rather they remained an element of elite funerary culture, and particularly so in the Upper Egyptian nomes. The author traces the emergence here of the so-called “nomarchs” and their survival in the Middle Kingdom. The site of Dayr al-Barshā, currently under excavation, shows how nomarch cemeteries could even develop into large-scale processional landscapes intended for the cult of the local ruler. This book also provides an updated list of the hundreds of (mostly unpublished) Middle Kingdom coffins and proposes a new reference system for these.” (présentation de l’éditeur)

Brill, 2014

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“Une seule porte et des demeures - Poèmes”, par Ahmad Al-Shahawy


“Chaque occasion de découvrir en langue française un immense poète contemporain de langue arabe est une merveille. (...) “Une seule porte et des demeures”, le titre de cet ensemble d’Ahmad Al-Shahawy dit beaucoup sur le sens de la poésie du poète, maître d’œuvre d’une poésie qui ne délie pas le sacré du poème. Nous sommes ici dans la lignée des grands poètes soufis d’hier, et la poésie Al-Shahawy est par nature poésie du dévoilement.

Ahmad Al-Shahawy est né en Égypte, en 1960. Journaliste, fondateur de mensuels, directeur de pages culturelles, poète, invité dans les principaux festivals de poésie de la planète, il a malheureusement été victime de persécutions, du fait de l’orientation intérieure de sa poésie, ce que nous dit son précieux traducteur et passeur en langue française, Mohamed Miloud Gharrafi : « Voilà pourquoi le poète fait constamment l’objet d’attaques virulentes de la part des extrémistes religieux en Égypte, l’accusant d’hérésie. Al-Azhar, la haute institution religieuse, a ordonné le retrait du marché de son livre “Recommandations pour l’amour des femmes” et a émis une fatwa appelant les musulmans à ne pas le lire. La réponse du poète est sans équivoque : “Je viole l’obscurité - pour en extraire la lumière.”

Il suffit souvent au poète authentique de deux vers pour signer sa “marque”, à l’image des compagnons constructeurs d’autrefois et de leurs poèmes/cathédrales. Et en le lisant on ne peut qu’être en accord avec les mots de son traducteur/passeur : “Lire l’œuvre de Shahawy, c’est accéder sans rituels au temple de la poésie (…) nous y feuilletons tous les livres sacrés et y voyons plusieurs portes et… une seule demeure : celle de la poésie. (…) A l’instar d’un ascète se contentant du minimum vital tout en aspirant sans cesse à la connaissance divine, Shahawy nous introduit dans l’insatisfaction et la quête permanente du sens occulté par des mots ordinaires.” (...)

Comme nombre de poètes de toutes les époques dont la poésie est reliée au Poème, ainsi qu’à un Principe d’architecture de la vie, Shahawy évoque beaucoup la Femme dans ses vers, une femme proche, sa mère, une femme plus éloignée, celle qu’il aime et qui lui manque, mais aussi la Femme principe, celle dont l’occident a pu parler en tant qu’ “éternel féminin”, ce qui fut aussi l’immense préoccupation de Jung par exemple. De ce point de vue, ou bien le long de cette voie/voix, la réalité du monde est réalité féminine et la femme microcosme reproduit en elle l’œuf macrocosme de l’univers. On le voit, cette poésie ne parle pas du vide sidéral qui envahit cette époque où règne la quantité, mais bel et bien des qualités qui forment le réel de la vie et des vies. On joue ici dans une autre catégorie que celles des minuscules « rentrées » dites « littéraires ». Cela parle de l’éternité de ce qui anime la vie en dedans de l’homme. Des mondes qui palpitent en nous. “ (Malika Hadji, “Recours au Poème”)

Aile éditions, Texte original en arabe et traduction française, 150 pages

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“Lettere ai morti nell'Egitto antico e altre storie di fanstami”, a cura di Gianluca Miniaci


“Piramidi erette verso il cielo, tombe scavate nella profondità della terra, sarcofagi, mummie, libri dei morti e rituali funerari infiniti sono all'origine dell'idea che l'Egitto fosse il più prossimo dei portali di accesso al mondo dei morti. Dietro questo Egitto si nasconde una società di gente comune, che se non trovò spazio in discussioni teologiche e testi religiosi, d'altro canto viveva di cose concrete e quotidiane come possono essere il pane per mangiare o il denaro per vivere. E queste persone erano solite scrivere ai propri defunti per ottenere beni materiali, per questioni di denaro, di eredità, di furti, di malattie, tradimenti, salute, fecondità, ecc. In queste lettere non c'era nulla di solenne; erano lettere irriverenti che venivano deposte nelle tombe, riaperte di continuo a ogni nuova richiesta, e miravano a scuotere il defunto dal suo sonno eterno. Nell'antologia curata da Gianluca Miniaci, oltre a lettere di questo tipo sono raccolti e commentati altri testi che raccontano di fantasmi, di morti e di spiriti, di formule di protezione e metodi per respingere i fantasmi, e anche una storia "senza fantasmi" in cui l'anonimo autore, disilluso da un mondo ultraterreno che non si vede, s'interroga sulla reale prosecuzione della vita oltre la morte.” (présentation de l’éditeur)

Paideia, 2014, 184 pages

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“The Arabian Horse of Egypt”

Photographs by Nasr Marei - Text by Cynthia Culbertson - Foreword by HRH Princess Alia Bint Al Hussein


“Magnificent photographs celebrating the history and splendor of this special breed—new paperback edition

Prized for their stamina and their acclimation to the harsh conditions of the Arabian deserts, the ancestors of the horses that are now recognized as the Egyptian Arabian purebred horse entered Egypt centuries ago, establishing the valuable bloodlines of the breed there. The breeding programs in Egypt therefore became the root source for the finest Arabian horses, attracting passionate enthusiasts from all corners of the world. Artists, poets, and historians have for centuries been inspired by their great beauty and romantic legacy. Nasr Marei is the third-generation owner of a stud farm in Giza, Egypt. His love for and knowledge of the Egyptian Arabian horse, coupled with his sensitive and striking photography, have inspired this visual tribute. His extraordinary photographs, accompanied by text that traces the history and evolution of the Arabian’s journey into Egypt, celebrate the lineage of this living treasure of Egyptian heritage.” (présentation de l’éditeur)

The American University in Cairo Press, 2014, 152 pages

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“Journal d’Egypte - 1963-1965”, par Henri Froment-Meurice

Préface de Robert Solé


“En mai 1963, de Gaulle reprend avec l'Egypte les relations diplomatiques rompues depuis la crise de Suez en 1956. Le Quai d'Orsay désigne l'ambassadeur Henri Froment-Meurice. Dans ce témoignage exceptionnel, il raconte au jour le jour sa mission dans la capitale égyptienne, notamment les négociations sur le retour des professeurs français dans les lycées nationalisés et sur l'indemnisation des biens et entreprises séquestrés.” (présentation de l’éditeur)

L’Harmattan, 2014, 188 pages

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Un avion contraint d'atterrir au Caire - Le Figaro

Un avion contraint d'atterrir au Caire Le Figaro Un avion de la compagnie néerlandaise KLM venant d'Amsterdam a été contraint aujourd'hui d'atterrir à l'aéroport du Caire, en Egypte, en raison d'une fausse alerte à la bombe, ont indiqué des...
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L'étonnant visage de Toutânkhamon

L'étonnant visage de Toutânkhamon | Égypt-actus | Scoop.it
Représenté avec des traits fins et grâcieux, Toutânkhamon a en réalité plutôt un petit air de famille ...
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L'Égypte veut relancer le pèlerinage sur les pas de la Sainte Famille - La Croix

En présence du premier ministre égyptien, du patriarche copte-orthodoxe Tawadros et de nombreuses autres personnalités, le ministre du tourisme Ahmed ...
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Academics voice concern over ‘mismanagement’ of Juyushi Mosque restoration

Academics voice concern over ‘mismanagement’ of Juyushi Mosque restoration | Égypt-actus | Scoop.it
CAIRO: A series of before and after photos showing the external appearance of the recently restored Juyushi Mosque has drawn the criticism of several archaeologists concerned over what they say is the Antiquities Ministry’s lack of commitment to...
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Egypt’s El-Shorbagy Becomes World’s Number One in Squash

Egypt’s El-Shorbagy Becomes World’s Number One in Squash | Égypt-actus | Scoop.it
Egypt’s El-Shorbagy and Malaysia’s Nicol David
Egyptian athlete Mohamed El-Shorbagy won the US Open final for Squash on Sunday.
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L'Egypte signe le contrat pour un nouveau canal de Suez - Capital.fr

L'Egypte signe le contrat pour un nouveau canal de Suez - Capital.fr | Égypt-actus | Scoop.it
LE CAIRE (Reuters) - L'Egypte a signé samedi des contrats avec six sociétés internationales qui seront chargées de creuser un deuxième canal de Suez,
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Edouard Naville : une foi totale en l'égyptologie

Edouard Naville  : une foi totale en l'égyptologie | Égypt-actus | Scoop.it

Né à Genève le 14 juin 1844, Henri-Edouard Naville reçoit une solide éducation, enrichie par des cours au King’s College de Londres. "Vers l'époque où il terminait ses études, tandis que l'Assyriologie végétait, l'Égyptologie, au contraire, à la suite des étonnants succès de Mariette, de Rougé, de Maspero, se présentait aux esprits curieux de progrès comme une science d'avenir ; ce fut vers elle qu'Edouard Naville orienta ses recherches".

Pour enrichir ses connaissances sur la civilisation égyptienne, il se rend à Rome (hiver 1864), où il fait la connaissance de l'illustre épigraphiste Gian Battista de Rossi, à Bonn (1865), dont l'Université est alors, sous l'impulsion de B. G. Niebuhr, un haut lieu de la philologie classique, à Paris (1866), où il obtient sa licence en égyptologie, et Berlin (1867), où il suit les cours du célèbre égyptologue Richard Lepsius. Celui-ci “le dirigera vers l'étude des textes religieux, le mettra sur la piste du Livre des Morts de l'ancienne Égypte et l'encouragera à entreprendre très tôt des voyages en Égypte, jugeant avec pertinence que seule la vision des lieux permet une véritable connaissance du passé historique”.


De novembre 1868 à avril 1869, Naville est ainsi en Égypte. Il descend jusqu'à Assouan et travaille à relever des hiéroglyphes, des peintures et des bas-reliefs dans toute une série de temples, en particulier des textes relatifs au mythe d'Horus recueillis dans le temple d'Edfou. Ce travail, “auquel il se consacre avec le sentiment de l'urgence devant l'état de dégradation des vestiges”, aboutit à la collecte de cinq caisses de dessins et d'estampes qu’il publiera avec les encouragements de Lepsius et le concours d'un helléniste bernois, d'un établissement lithographique et d'un éditeur genevois. Entre-temps, il effectue un deuxième voyage en Égypte, à l'occasion de l'ouverture du canal de Suez. Le résultat de ses travaux, publié en 1870, attire sur lui l'attention du monde savant.


En avril 1873, il épouse Isabelle Marguerite de Pourtalès, aquarelliste de talent, qui partagera fidèlement sa vie. Elle mènera, à ses côtés, en tant qu'épouse et copiste, 14 campagnes de fouilles car, suivant les conseils de son maître et ami Lepsius, Edouard Naville est, autant qu'il le peut, sur le terrain.

Mais, à chaque séjour, il ne peut que déplorer la dégradation des monuments. Il initie alors l'idée de subventionner le service de conservation des antiquités. Au tout début des années 80, Amelia Edwards qui fait, elle-même, à chaque voyage ce même constat, souhaite protéger l'immense patrimoine pharaonique avant qu'il ne soit trop tard… Elle adhère à l'idée émise par Naville et crée, en 1882, l'Egypt Exploration Fund (EEF).

Ses études sur les bords de la Tamise font de lui un parfait anglophile. Les contacts qu'il y a noués facilitent la recherche des financements pour les premières campagnes : il en sera donc le premier directeur. Ses rapports avec Amelia sont chaleureux, ils partagent la même passion et le même objectif : jusqu'à son décès en 1892, ils échangeront plus de 200 lettres !

Il participe aux fouilles de Tell el-Maskhuta ; en 1885 et 1886, il explore le Wadi Tumilat, puis jusqu'en 1889, le site de Bubastis, où il découvre des tombes dans lesquelles, par milliers, avaient été inhumées des momies et des statuettes de chats.


Mais son grand chantier demeure Deir el Bahari : de 1893 à 1907, il fouille le site, du temple d'Hatchepsout au temple de Montouhotep, poursuivant ainsi les travaux débutés par Mariette en 1858. Il publiera le résultat de ses recherches en six volumes édités par l'EEF entre 1905 et 1909.

Une anecdote intéressante mérite d'être rapportée. En 1898, il a, dans son équipe, un jeune anglais qui a la charge de copier les reliefs peints des murs du temple d'Hatchepsout. Un matin, celui-ci lui signale que son cheval a chuté sur l'arasement d'une structure devant le temple de Mentouhotep et lui suggère de mener des fouilles… mais le secteur est en dehors du territoire de l'EEF et Naville refuse. Ce jeune homme, c'est Howard Carter : en 1900, il reviendra sur place et découvrira ce qui est connu sous le nom de El-Bab el-Hosan, la "tombe du cheval", qui recèle, entre autres, la magnifique statue de Monthouhotep.

En 1910, on retrouve Naville en inspection sur la nécropole royale d'Abydos ; puis, en 1914, il participe à la fouille de l'Osireion avec Gibson et Wainwright, fouille interrompue par la Première Guerre mondiale.

Les publications se succèdent : celle de 1870 sur le mythe d'Horus : “La Litanie du Soleil” en 1875 ; le “Livre des Morts” en 1886 ; “Archéologie de l'Ancien Testament” en 1913, publication fondée notamment sur des tablettes contemporaines des XVIIIe et XIXe dynasties découvertes à Tell el-Amarna…


Il est à l'origine de la première chaire d'égyptologie à l'Université de Genève et, à partir de 1912, il exerce la fonction de professeur d'archéologie dans cette même faculté.

Edouard Naville a toujours été très intéressé par la religion. Il pensait que l'égyptologie "devait surtout l'aider à résoudre les nombreux problèmes que soulève l'étude des textes bibliques, qui furent durant toute sa vie le sujet préféré de ses recherches". Il consacrera d'ailleurs ses dernières années à des recherches bibliques.

Actif et engagé, tout au long de sa vie dans de nombreuses oeuvres humanitaires (Croix-Rouge, Prisonniers de Guerre, Ligue internationale philarménienne, …), il décède dans sa maison de Malagny, dans la commune de Genthod, en Suisse, le 17 octobre 1926, à l’âge de 82 ans.

MC - MG


Pour en savoir plus :

http://www.ees.ac.uk/about-us/delta-deir-el-bahari.html

http://egyptophile.blogspot.fr/2014/06/carter-trouve-une-tombe-sous-le-sabot.html?q=tombe+du+cheval

http://artehistoire.over-blog.com/search/Naville/  

http://www.wikiwand.com/fr/Henri_%C3%89douard_Naville  http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/crai_0065-0536_1926_num_70_4_75338  

http://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_%C3%89douard_Naville

“La Plume, le Pinceau, la Prière ; l'Egyptologue Marguerite Naville”, Collectif,  1914





Illustration The Temple of Deir el Bahari, by Edouard Naville,... Part I. Plates. I-XXIV. The North-Western and of the upper platform...

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Jacques Vandier, de la vallée du Nil au Louvre

Jacques Vandier, de la vallée du Nil au Louvre | Égypt-actus | Scoop.it

Jacques Vandier naît le 28 octobre 1904 près de Lille où il fera des études perturbées par la guerre, puis par des problèmes de santé. Il s'inscrit ensuite à l'École du Louvre et entre à l'Institut catholique de Paris. C'est avec l'un de ses professeurs, l'abbé Etienne Drioton, qu'il découvre la discipline qui orientera sa vie : l'égyptologie.

"Au cours des années passées aux Hautes Études, Jacques Vandier, tout en s'initiant aux subtilités de la syntaxe égyptienne, apprend à connaître des garçons qui suivent les mêmes cours que lui et qui resteront toute sa vie ses camarades. Il y rencontrera surtout celle qui partagera son existence."

Son mariage avec Jeanne Marie Thérèse Vandier d’Abbadie a lieu le 5 novembre 1931 et le couple d'égyptologues oeuvrera, côte à côte, toute la vie.

Jacques Vandier présente sa thèse sur "La famine dans l'Égypte ancienne", puis le couple rejoint l'IFAO au Caire. Ils apprennent à aimer l'Égypte où ils passeront de longues et belles années.

"Il commence sa carrière d'archéologue militant sur le terrain, dans la Place de la Vérité, site majeur de la nécropole thébaine. Du lever au coucher du soleil, il surveille le chantier au milieu d'un nuage de poussière. Après le travail, armé d'une torche électrique, il visite les temples et les tombes : la Vallée des Rois, le Ramesséum, Médinet Habou et tous les autres sites célèbres ou méconnus. Deir el-Médineh est admirablement placé pour cette exploration. Le jour de souk, le dimanche des fouilleurs, il traverse le Nil pour aller à Louqsor et à Karnak. Pourtant il trouve le temps de préparer, en collaboration avec Mme Vandier d'Abbadie, la publication de la tombe de Nefer-Abou, qui comprend, en appendice, tous les monuments de ce personnage disséminés dans différents musées."


Puis, alors qu'il se trouve au temple de Tôd, occupé à relever les inscriptions ptolémaïques, il assiste à une découverte extraordinaire : "Le 8 février 1936, à 16 heures, il voit apparaître, sous le dallage du Moyen Empire que les ouvriers démontent, quatre coffrets de bronze contenant le fameux trésor d'argent et de lapis-lazuli : lingots, cylindres, innombrables coupes importés de Syrie."

Il parcourt les grands sites de la vallée du Nil, se rend à Nubie, puis à Kharga. Intéressé par la période qui précède le Moyen Empire, Pierre Lacau lui confie la "publication du tombeau d'Ankhtifi à Mo'alla, au sud de Louqsor. C'est une chance insigne pour un débutant. En effet, parmi les textes de la Première Période Intermédiaire, il n'existe rien de comparable aux inscriptions biographiques et historiques du prince de Héfat, tant pour le volume de la documentation que pour son intérêt."

Il fera un travail remarquable, connu et reconnu de tous…

Il est approché par Charles Boreux pour prendre le poste de conservateur des antiquités égyptiennes au Louvre. "Le philologue convaincu, pour qui l'égyptologie se limitait à l'étude des textes, se mue en archéologue et en historien de l'art pharaonique." Là encore, il excelle et devient très vite un expert incontournable. "Bien des objets acquis par Jacques Vandier présentent à la fois une valeur archéologique et artistique… L'examen approfondi des objets que les antiquaires lui apportaient sans cesse, ont conduit Jacques Vandier à acquérir une connaissance hors pair des antiquités égyptiennes de toutes les catégories et de toutes les époques. Il avait un jugement sûr, mais ne se fiait jamais à son flair ni à l'impression qu'il retirait de l'examen initial. Il entendait s'entourer de toutes les précautions possibles."


Parallèlement, il enseigne l'archéologie à l'École du Louvre (1940-1955), ainsi qu'à l'Institut Catholique de Paris (1936-1951). Lorsqu’Étienne Drioton, appelé à prendre la tête du Service des Antiquités au Caire, l'informe qu'il n'a plus de temps pour poursuivre "la rédaction de l'Histoire de l’Égypte ancienne pour la collection 'Clio', Jacques Vandier accepte de prendre le relais. Le "Drioton-Vandier" sera dès lors, pour les égyptologues, un "incontournable".

Malgré sa santé fragile, notamment une attaque de poliomyélite en 1955, Jacques Vandier semblait infatigable. "Le mot 'vacances' était pour lui synonyme d'ennui ; il cherchait toujours à les occuper."


Il est très prolifique et ses œuvres demeurent des références. Comment ne pas citer les 11 volumes du "Manuel d'archéologie égyptienne" qui paraîtront de‎ 1952-1964, ainsi que l'édition du "Papyrus Jumilhac "(du nom du château où il fut conservé en Dordogne). Ce papyrus de 9 m, jugé au départ comme peu intéressant, lui avait été apporté dans son bureau au Louvre. Une étude approfondie lui en révèle la grande valeur : il s'agit d'un recueil en hiéroglyphes des mythes et de légendes qui expliquent l'origine des noms de lieux, des centres religieux, des coutumes et des croyances d'une des provinces les moins bien connues de l'Égypte.


Jacques Vandier a eu une vie riche : riche de savoir et riche en relations humaines. L'hospitalité du couple Vandier faisait que dans leur demeure, se succédaient amis et connaissances du monde de l'égyptologie.

Jacques Vandier s'est éteint le 15 octobre 1973. Il me semble difficile de ne pas terminer cet hommage sans les mots magnifiques de Georges Posener (déjà largement cité) : "L'homme était d'une qualité aussi rare que le savant."

MG


"Notice sur la vie et les travaux de M. Jacques Vandier", par M. Georges Posener

http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/crai_0065-0536_1975_num_119_1_13075  

http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/crai_0065-0536_1973_num_117_3_12924

http://www.brown.edu/Research/Breaking_Ground/bios/Vandier%20d%5C'Abbadie_Jeanne%20Marie%20Threse.pdf

Illustration : Jacques Vandier en 1950 -  photo du Griffith Institute
En fond, le Papyrus Jumilhac dont il a réalisé le déchiffrement et l'exégèse

***************

Pour consulter l’ensemble des Unes d’ “Égypte-actualités” : http://egyptophile.blogspot.fr/2014/06/egyptophile-un-recueil-des-unes-degypte.html?view=flipcard


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Naguib Mahfouz, premier écrivain de langue arabe à recevoir le Prix Nobel

Naguib Mahfouz, premier écrivain de langue arabe à recevoir le Prix Nobel | Égypt-actus | Scoop.it

Le 13 octobre 1988, le talent du grand romancier égyptien Naguib Mahfouz était honoré par le Prix Nobel de littérature. Pour commémorer cet événement, “Égypte actualités” a fait appel au talentueux traducteur et romancier Khaled Osman.

Nous lui renouvelons notre plus amical merci pour ce précieux apport à notre revue de presse.

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En 1988, il y a de cela 26 ans - déjà! -, le grand romancier égyptien Naguib Mahfouz se voyait décerner le Prix Nobel de littérature, récompense signant l'accueil de l'écrivain au sein de la littérature mondiale.
Cette nouvelle a été accueillie avec une joie immense, non seulement en Égypte et dans l'ensemble de l'aire arabe, mais aussi un peu partout à travers le monde, chez ceux qui connaissaient déjà ou ont découvert à cette occasion la valeur de cet hommes de lettres exceptionnel.
Pour célébrer cet événement heureux, et plutôt que d'ajouter aux centaines d'analyses, d'études et de thèses qui ont souligné - à juste titre - la puissance et la richesse de son oeuvre, on s'attachera dans le texte qui suit à relever quelques paradoxes - certains seulement apparents - autour de cette reconnaissance.


* Un écrivain arabe enfin récompensé par le Nobel : la fin d'une malédiction?
Le jury Nobel a mis bien longtemps (87 ans) à inscrire parmi ses lauréats un écrivain de langue arabe. Plusieurs autres, avant ou après Mahfouz, auraient également pu y prétendre : citons pêle-mêle Taha Hussein, Tewfiq al-Hakim (auquel “Égypte-Actualités” a consacré il y a quelques jours une très belle "une"), Kateb Yacine, Abdellatif Laâbi, Mohammed Dib, et bien d'autres encore. Mais s'il n'en avait fallu qu'un autre, cela aurait assurément dû être l'immense poète palestinien Mahmoud Darwich (et ce manquement est hélas irrattrapable). Depuis, périodiquement, des noms surgissent, tel celui d'Adonis qui revient en boucle chaque année (et fait la fortune des bookmakers londoniens) avant d'être immanquablement infirmé. Finalement, il semble que le couronnement de Mahfouz n'ait pas stoppé la malédiction qui continue de frapper la littérature arabe contemporaine : il l'a simplement désamorcée le temps d'une année.
Un peu à l'image de ce qui s'est passé avec la publication de cette production en Europe. Avec le Nobel, on a pu croire que cette littérature allait enfin accéder à l'universel, et de fait, les traductions de l'oeuvre de Mahfouz ont vu le jour à foison, parfois chez des éditeurs qui n'avaient jamais daigné s'intéresser à cette aire-là. Hélas, cet enthousiasme de circonstance n'a guère duré.
Cela ne signifie pas pour autant que nous n'y avons rien gagné : la stature de Mahfouz a indéniablement attiré vers cette aire culturelle des lecteurs qui n'y seraient probablement jamais allés spontanément, et a ancré chez les éditeurs et critiques d'ici et d'ailleurs l'idée que pouvaient s'y abriter des écrivains capables d'enflammer les imaginaires collectifs par-delà les frontières…


* Un couronnement d'écrivain pour celui qui n'a jamais voulu se définir comme tel...
On a parfois peine à l'imaginer au vu de son oeuvre prolifique, mais Mahfouz ne s'est pas toujours rêvé en écrivain. Lecteur compulsif, il avait lu et continuait de lire dans tous les domaines, aussi bien des oeuvres produites localement que traduites de l'étranger. Mais le champ qui l'intéressait le plus était... la philosophie. Cela explique du reste pourquoi les questions métaphysiques ne sont pas absentes de son oeuvre, comme dans le "Voleur et les chiens", voire en forment la colonne vertébrale, comme dans  "Les Fils de la Médina".
Par ailleurs, à un moment de sa vie, Mahfouz s'est trouvé incapable d'écrire et a pu penser qu'il n'avait plus rien à dire. Heureusement pour nous, ce moment n'a duré que quelques courtes années, après quoi il a pu reprendre le fil d'une oeuvre qui allait nous réserver maints joyaux.
C'est après cette traversée du désert que, sans que sa modestie l'autorise à se définir lui-même comme écrivain, il va tout de même embrasser sa vocation d'auteur en se ménageant - pour lui-même - un rituel d'écriture, et en encourageant avec beaucoup de bienveillance - chez les autres - les talents naissants, comme a pu en témoigner son cadet Gamal Ghitany. En cela, on peut dire que, sans l'avoir toujours pressenti ou voulu, Mahfouz à réussi à incarner à nos yeux une figure particulièrement attachante de l'écrivain.


* Une récompense universelle pour un auteur foncièrement égyptien...
Non seulement Mahfouz s'est rarement déplacé hors d'Égypte - il ne l'a fait qu'à deux reprises, encore était-ce à son corps défendant, contraint par des obligations professionnelles - mais son oeuvre elle-même est profondément ancrée dans la capitale égyptienne, et plus précisément encore dans les quartiers qu'il affectionnait. Lorsqu'il a - une seule fois - planté son décor ailleurs, c'était à Alexandrie - une ville qui lui était tout de même familière puisque c'était son lieu habituel de villégiature - et ce fut "Miramar" et sa formidable pension de famille agitée par le souffle des embruns.
Mais le paradoxe n'est qu'apparent: en explorant au plus profond l'âme de ses voisins de patrie, Mahfouz les a certes peints plongés dans leur milieu local si particulier, mais il a aussi mis au jour avec une lucidité et une profondeur rares les ressorts de leur personnalité. Or, ces ressorts-là ne sont-ils pas ceux qui façonnent l'âme humaine, d'où qu'elle vienne?  
A ce titre, on peut dire qu'en partant d'un environnement extrêmement particulier (voire réduit aux dimensions d'une minuscule impasse, comme dans "Passage des miracles"),  Mahfouz a réussi à toucher à la plus grande universalité.

C'est ainsi que des hommes et des femmes de tous pays se sont reconnus et continuent de s'identifier à ses personnages, aussi éloignés d'eux qu'ils aient pu leur apparaître de par leur naissance, leur personnalité ou leurs valeurs morales (de "l'épouse "soumise" - mais pas tant que cela - de la "Trilogie" au "faiseur d'infirmes" du "Passage des miracles", en passant par le bourreau du "Karnak Café"). Et cela, c'est indéniablement la marque d'un écrivain universel...

Khaled Osman

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