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Football: Al Ahly, 9 mois après

Al Qarra - Match au sommet en finale de la Ligue des Champions Africaine. L'Espérance Tunis, double vainqueur de l'épreuve et tenant du titre, affronte les Cairotes d'Al-Ahly, qui tenteront de remporter un septième succès dans la compétition. L'Espérance, c'est une armoire à trophées qui contient 63 récompenses. Sur l'étagère de l'ogre égyptien, on en compte 123. En clair, l'affiche oppose les deux plus grands clubs du continent et ne pouvait être plus belle.

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revue de presse sur l'actualité culturelle, archéologique, politique et sociale de l'Égypte
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Academics voice concern over ‘mismanagement’ of Juyushi Mosque restoration

Academics voice concern over ‘mismanagement’ of Juyushi Mosque restoration | Égypt-actus | Scoop.it
CAIRO: A series of before and after photos showing the external appearance of the recently restored Juyushi Mosque has drawn the criticism of several archaeologists concerned over what they say is the Antiquities Ministry’s lack of commitment to...
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Egypt’s El-Shorbagy Becomes World’s Number One in Squash

Egypt’s El-Shorbagy Becomes World’s Number One in Squash | Égypt-actus | Scoop.it
Egypt’s El-Shorbagy and Malaysia’s Nicol David
Egyptian athlete Mohamed El-Shorbagy won the US Open final for Squash on Sunday.
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L'Egypte signe le contrat pour un nouveau canal de Suez - Capital.fr

L'Egypte signe le contrat pour un nouveau canal de Suez - Capital.fr | Égypt-actus | Scoop.it
LE CAIRE (Reuters) - L'Egypte a signé samedi des contrats avec six sociétés internationales qui seront chargées de creuser un deuxième canal de Suez,
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Edouard Naville : une foi totale en l'égyptologie

Edouard Naville  : une foi totale en l'égyptologie | Égypt-actus | Scoop.it

Né à Genève le 14 juin 1844, Henri-Edouard Naville reçoit une solide éducation, enrichie par des cours au King’s College de Londres. "Vers l'époque où il terminait ses études, tandis que l'Assyriologie végétait, l'Égyptologie, au contraire, à la suite des étonnants succès de Mariette, de Rougé, de Maspero, se présentait aux esprits curieux de progrès comme une science d'avenir ; ce fut vers elle qu'Edouard Naville orienta ses recherches".

Pour enrichir ses connaissances sur la civilisation égyptienne, il se rend à Rome (hiver 1864), où il fait la connaissance de l'illustre épigraphiste Gian Battista de Rossi, à Bonn (1865), dont l'Université est alors, sous l'impulsion de B. G. Niebuhr, un haut lieu de la philologie classique, à Paris (1866), où il obtient sa licence en égyptologie, et Berlin (1867), où il suit les cours du célèbre égyptologue Richard Lepsius. Celui-ci “le dirigera vers l'étude des textes religieux, le mettra sur la piste du Livre des Morts de l'ancienne Égypte et l'encouragera à entreprendre très tôt des voyages en Égypte, jugeant avec pertinence que seule la vision des lieux permet une véritable connaissance du passé historique”.


De novembre 1868 à avril 1869, Naville est ainsi en Égypte. Il descend jusqu'à Assouan et travaille à relever des hiéroglyphes, des peintures et des bas-reliefs dans toute une série de temples, en particulier des textes relatifs au mythe d'Horus recueillis dans le temple d'Edfou. Ce travail, “auquel il se consacre avec le sentiment de l'urgence devant l'état de dégradation des vestiges”, aboutit à la collecte de cinq caisses de dessins et d'estampes qu’il publiera avec les encouragements de Lepsius et le concours d'un helléniste bernois, d'un établissement lithographique et d'un éditeur genevois. Entre-temps, il effectue un deuxième voyage en Égypte, à l'occasion de l'ouverture du canal de Suez. Le résultat de ses travaux, publié en 1870, attire sur lui l'attention du monde savant.


En avril 1873, il épouse Isabelle Marguerite de Pourtalès, aquarelliste de talent, qui partagera fidèlement sa vie. Elle mènera, à ses côtés, en tant qu'épouse et copiste, 14 campagnes de fouilles car, suivant les conseils de son maître et ami Lepsius, Edouard Naville est, autant qu'il le peut, sur le terrain.

Mais, à chaque séjour, il ne peut que déplorer la dégradation des monuments. Il initie alors l'idée de subventionner le service de conservation des antiquités. Au tout début des années 80, Amelia Edwards qui fait, elle-même, à chaque voyage ce même constat, souhaite protéger l'immense patrimoine pharaonique avant qu'il ne soit trop tard… Elle adhère à l'idée émise par Naville et crée, en 1882, l'Egypt Exploration Fund (EEF).

Ses études sur les bords de la Tamise font de lui un parfait anglophile. Les contacts qu'il y a noués facilitent la recherche des financements pour les premières campagnes : il en sera donc le premier directeur. Ses rapports avec Amelia sont chaleureux, ils partagent la même passion et le même objectif : jusqu'à son décès en 1892, ils échangeront plus de 200 lettres !

Il participe aux fouilles de Tell el-Maskhuta ; en 1885 et 1886, il explore le Wadi Tumilat, puis jusqu'en 1889, le site de Bubastis, où il découvre des tombes dans lesquelles, par milliers, avaient été inhumées des momies et des statuettes de chats.


Mais son grand chantier demeure Deir el Bahari : de 1893 à 1907, il fouille le site, du temple d'Hatchepsout au temple de Montouhotep, poursuivant ainsi les travaux débutés par Mariette en 1858. Il publiera le résultat de ses recherches en six volumes édités par l'EEF entre 1905 et 1909.

Une anecdote intéressante mérite d'être rapportée. En 1898, il a, dans son équipe, un jeune anglais qui a la charge de copier les reliefs peints des murs du temple d'Hatchepsout. Un matin, celui-ci lui signale que son cheval a chuté sur l'arasement d'une structure devant le temple de Mentouhotep et lui suggère de mener des fouilles… mais le secteur est en dehors du territoire de l'EEF et Naville refuse. Ce jeune homme, c'est Howard Carter : en 1900, il reviendra sur place et découvrira ce qui est connu sous le nom de El-Bab el-Hosan, la "tombe du cheval", qui recèle, entre autres, la magnifique statue de Monthouhotep.

En 1910, on retrouve Naville en inspection sur la nécropole royale d'Abydos ; puis, en 1914, il participe à la fouille de l'Osireion avec Gibson et Wainwright, fouille interrompue par la Première Guerre mondiale.

Les publications se succèdent : celle de 1870 sur le mythe d'Horus : “La Litanie du Soleil” en 1875 ; le “Livre des Morts” en 1886 ; “Archéologie de l'Ancien Testament” en 1913, publication fondée notamment sur des tablettes contemporaines des XVIIIe et XIXe dynasties découvertes à Tell el-Amarna…


Il est à l'origine de la première chaire d'égyptologie à l'Université de Genève et, à partir de 1912, il exerce la fonction de professeur d'archéologie dans cette même faculté.

Edouard Naville a toujours été très intéressé par la religion. Il pensait que l'égyptologie "devait surtout l'aider à résoudre les nombreux problèmes que soulève l'étude des textes bibliques, qui furent durant toute sa vie le sujet préféré de ses recherches". Il consacrera d'ailleurs ses dernières années à des recherches bibliques.

Actif et engagé, tout au long de sa vie dans de nombreuses oeuvres humanitaires (Croix-Rouge, Prisonniers de Guerre, Ligue internationale philarménienne, …), il décède dans sa maison de Malagny, dans la commune de Genthod, en Suisse, le 17 octobre 1926, à l’âge de 82 ans.

MC - MG


Pour en savoir plus :

http://www.ees.ac.uk/about-us/delta-deir-el-bahari.html

http://egyptophile.blogspot.fr/2014/06/carter-trouve-une-tombe-sous-le-sabot.html?q=tombe+du+cheval

http://artehistoire.over-blog.com/search/Naville/  

http://www.wikiwand.com/fr/Henri_%C3%89douard_Naville  http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/crai_0065-0536_1926_num_70_4_75338  

http://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_%C3%89douard_Naville

“La Plume, le Pinceau, la Prière ; l'Egyptologue Marguerite Naville”, Collectif,  1914





Illustration The Temple of Deir el Bahari, by Edouard Naville,... Part I. Plates. I-XXIV. The North-Western and of the upper platform...

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Jacques Vandier, de la vallée du Nil au Louvre

Jacques Vandier, de la vallée du Nil au Louvre | Égypt-actus | Scoop.it

Jacques Vandier naît le 28 octobre 1904 près de Lille où il fera des études perturbées par la guerre, puis par des problèmes de santé. Il s'inscrit ensuite à l'École du Louvre et entre à l'Institut catholique de Paris. C'est avec l'un de ses professeurs, l'abbé Etienne Drioton, qu'il découvre la discipline qui orientera sa vie : l'égyptologie.

"Au cours des années passées aux Hautes Études, Jacques Vandier, tout en s'initiant aux subtilités de la syntaxe égyptienne, apprend à connaître des garçons qui suivent les mêmes cours que lui et qui resteront toute sa vie ses camarades. Il y rencontrera surtout celle qui partagera son existence."

Son mariage avec Jeanne Marie Thérèse Vandier d’Abbadie a lieu le 5 novembre 1931 et le couple d'égyptologues oeuvrera, côte à côte, toute la vie.

Jacques Vandier présente sa thèse sur "La famine dans l'Égypte ancienne", puis le couple rejoint l'IFAO au Caire. Ils apprennent à aimer l'Égypte où ils passeront de longues et belles années.

"Il commence sa carrière d'archéologue militant sur le terrain, dans la Place de la Vérité, site majeur de la nécropole thébaine. Du lever au coucher du soleil, il surveille le chantier au milieu d'un nuage de poussière. Après le travail, armé d'une torche électrique, il visite les temples et les tombes : la Vallée des Rois, le Ramesséum, Médinet Habou et tous les autres sites célèbres ou méconnus. Deir el-Médineh est admirablement placé pour cette exploration. Le jour de souk, le dimanche des fouilleurs, il traverse le Nil pour aller à Louqsor et à Karnak. Pourtant il trouve le temps de préparer, en collaboration avec Mme Vandier d'Abbadie, la publication de la tombe de Nefer-Abou, qui comprend, en appendice, tous les monuments de ce personnage disséminés dans différents musées."


Puis, alors qu'il se trouve au temple de Tôd, occupé à relever les inscriptions ptolémaïques, il assiste à une découverte extraordinaire : "Le 8 février 1936, à 16 heures, il voit apparaître, sous le dallage du Moyen Empire que les ouvriers démontent, quatre coffrets de bronze contenant le fameux trésor d'argent et de lapis-lazuli : lingots, cylindres, innombrables coupes importés de Syrie."

Il parcourt les grands sites de la vallée du Nil, se rend à Nubie, puis à Kharga. Intéressé par la période qui précède le Moyen Empire, Pierre Lacau lui confie la "publication du tombeau d'Ankhtifi à Mo'alla, au sud de Louqsor. C'est une chance insigne pour un débutant. En effet, parmi les textes de la Première Période Intermédiaire, il n'existe rien de comparable aux inscriptions biographiques et historiques du prince de Héfat, tant pour le volume de la documentation que pour son intérêt."

Il fera un travail remarquable, connu et reconnu de tous…

Il est approché par Charles Boreux pour prendre le poste de conservateur des antiquités égyptiennes au Louvre. "Le philologue convaincu, pour qui l'égyptologie se limitait à l'étude des textes, se mue en archéologue et en historien de l'art pharaonique." Là encore, il excelle et devient très vite un expert incontournable. "Bien des objets acquis par Jacques Vandier présentent à la fois une valeur archéologique et artistique… L'examen approfondi des objets que les antiquaires lui apportaient sans cesse, ont conduit Jacques Vandier à acquérir une connaissance hors pair des antiquités égyptiennes de toutes les catégories et de toutes les époques. Il avait un jugement sûr, mais ne se fiait jamais à son flair ni à l'impression qu'il retirait de l'examen initial. Il entendait s'entourer de toutes les précautions possibles."


Parallèlement, il enseigne l'archéologie à l'École du Louvre (1940-1955), ainsi qu'à l'Institut Catholique de Paris (1936-1951). Lorsqu’Étienne Drioton, appelé à prendre la tête du Service des Antiquités au Caire, l'informe qu'il n'a plus de temps pour poursuivre "la rédaction de l'Histoire de l’Égypte ancienne pour la collection 'Clio', Jacques Vandier accepte de prendre le relais. Le "Drioton-Vandier" sera dès lors, pour les égyptologues, un "incontournable".

Malgré sa santé fragile, notamment une attaque de poliomyélite en 1955, Jacques Vandier semblait infatigable. "Le mot 'vacances' était pour lui synonyme d'ennui ; il cherchait toujours à les occuper."


Il est très prolifique et ses œuvres demeurent des références. Comment ne pas citer les 11 volumes du "Manuel d'archéologie égyptienne" qui paraîtront de‎ 1952-1964, ainsi que l'édition du "Papyrus Jumilhac "(du nom du château où il fut conservé en Dordogne). Ce papyrus de 9 m, jugé au départ comme peu intéressant, lui avait été apporté dans son bureau au Louvre. Une étude approfondie lui en révèle la grande valeur : il s'agit d'un recueil en hiéroglyphes des mythes et de légendes qui expliquent l'origine des noms de lieux, des centres religieux, des coutumes et des croyances d'une des provinces les moins bien connues de l'Égypte.


Jacques Vandier a eu une vie riche : riche de savoir et riche en relations humaines. L'hospitalité du couple Vandier faisait que dans leur demeure, se succédaient amis et connaissances du monde de l'égyptologie.

Jacques Vandier s'est éteint le 15 octobre 1973. Il me semble difficile de ne pas terminer cet hommage sans les mots magnifiques de Georges Posener (déjà largement cité) : "L'homme était d'une qualité aussi rare que le savant."

MG


"Notice sur la vie et les travaux de M. Jacques Vandier", par M. Georges Posener

http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/crai_0065-0536_1975_num_119_1_13075  

http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/crai_0065-0536_1973_num_117_3_12924

http://www.brown.edu/Research/Breaking_Ground/bios/Vandier%20d%5C'Abbadie_Jeanne%20Marie%20Threse.pdf

Illustration : Jacques Vandier en 1950 -  photo du Griffith Institute
En fond, le Papyrus Jumilhac dont il a réalisé le déchiffrement et l'exégèse

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Pour consulter l’ensemble des Unes d’ “Égypte-actualités” : http://egyptophile.blogspot.fr/2014/06/egyptophile-un-recueil-des-unes-degypte.html?view=flipcard


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Le pharaon de légende Sésostris III déplace de nouveau les foules au musée des Beaux-Arts de Lille

Le pharaon de légende Sésostris III déplace de nouveau les foules au musée des Beaux-Arts de Lille | Égypt-actus | Scoop.it
Depuis jeudi, et jusqu’au 25 janvier, le palais des Beaux-Arts de Lille consacre une vaste manifestation au pharaon Sésostris III. - Région - La Voix du Nord
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Gaza: reconstruction et paix au menu à la conférence

Gaza: reconstruction et paix au menu à la conférence | Égypt-actus | Scoop.it
La section International de Canoe Actualités propose une variété de contenus, articles, vidéos, photos reliés à aux faits marquants aux États-Unis, dans les Amériques, en Europe, en Asie, en Afrique et de part le monde.
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Naguib Mahfouz, premier écrivain de langue arabe à recevoir le Prix Nobel

Naguib Mahfouz, premier écrivain de langue arabe à recevoir le Prix Nobel | Égypt-actus | Scoop.it

Le 13 octobre 1988, le talent du grand romancier égyptien Naguib Mahfouz était honoré par le Prix Nobel de littérature. Pour commémorer cet événement, “Égypte actualités” a fait appel au talentueux traducteur et romancier Khaled Osman.

Nous lui renouvelons notre plus amical merci pour ce précieux apport à notre revue de presse.

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En 1988, il y a de cela 26 ans - déjà! -, le grand romancier égyptien Naguib Mahfouz se voyait décerner le Prix Nobel de littérature, récompense signant l'accueil de l'écrivain au sein de la littérature mondiale.
Cette nouvelle a été accueillie avec une joie immense, non seulement en Égypte et dans l'ensemble de l'aire arabe, mais aussi un peu partout à travers le monde, chez ceux qui connaissaient déjà ou ont découvert à cette occasion la valeur de cet hommes de lettres exceptionnel.
Pour célébrer cet événement heureux, et plutôt que d'ajouter aux centaines d'analyses, d'études et de thèses qui ont souligné - à juste titre - la puissance et la richesse de son oeuvre, on s'attachera dans le texte qui suit à relever quelques paradoxes - certains seulement apparents - autour de cette reconnaissance.


* Un écrivain arabe enfin récompensé par le Nobel : la fin d'une malédiction?
Le jury Nobel a mis bien longtemps (87 ans) à inscrire parmi ses lauréats un écrivain de langue arabe. Plusieurs autres, avant ou après Mahfouz, auraient également pu y prétendre : citons pêle-mêle Taha Hussein, Tewfiq al-Hakim (auquel “Égypte-Actualités” a consacré il y a quelques jours une très belle "une"), Kateb Yacine, Abdellatif Laâbi, Mohammed Dib, et bien d'autres encore. Mais s'il n'en avait fallu qu'un autre, cela aurait assurément dû être l'immense poète palestinien Mahmoud Darwich (et ce manquement est hélas irrattrapable). Depuis, périodiquement, des noms surgissent, tel celui d'Adonis qui revient en boucle chaque année (et fait la fortune des bookmakers londoniens) avant d'être immanquablement infirmé. Finalement, il semble que le couronnement de Mahfouz n'ait pas stoppé la malédiction qui continue de frapper la littérature arabe contemporaine : il l'a simplement désamorcée le temps d'une année.
Un peu à l'image de ce qui s'est passé avec la publication de cette production en Europe. Avec le Nobel, on a pu croire que cette littérature allait enfin accéder à l'universel, et de fait, les traductions de l'oeuvre de Mahfouz ont vu le jour à foison, parfois chez des éditeurs qui n'avaient jamais daigné s'intéresser à cette aire-là. Hélas, cet enthousiasme de circonstance n'a guère duré.
Cela ne signifie pas pour autant que nous n'y avons rien gagné : la stature de Mahfouz a indéniablement attiré vers cette aire culturelle des lecteurs qui n'y seraient probablement jamais allés spontanément, et a ancré chez les éditeurs et critiques d'ici et d'ailleurs l'idée que pouvaient s'y abriter des écrivains capables d'enflammer les imaginaires collectifs par-delà les frontières…


* Un couronnement d'écrivain pour celui qui n'a jamais voulu se définir comme tel...
On a parfois peine à l'imaginer au vu de son oeuvre prolifique, mais Mahfouz ne s'est pas toujours rêvé en écrivain. Lecteur compulsif, il avait lu et continuait de lire dans tous les domaines, aussi bien des oeuvres produites localement que traduites de l'étranger. Mais le champ qui l'intéressait le plus était... la philosophie. Cela explique du reste pourquoi les questions métaphysiques ne sont pas absentes de son oeuvre, comme dans le "Voleur et les chiens", voire en forment la colonne vertébrale, comme dans  "Les Fils de la Médina".
Par ailleurs, à un moment de sa vie, Mahfouz s'est trouvé incapable d'écrire et a pu penser qu'il n'avait plus rien à dire. Heureusement pour nous, ce moment n'a duré que quelques courtes années, après quoi il a pu reprendre le fil d'une oeuvre qui allait nous réserver maints joyaux.
C'est après cette traversée du désert que, sans que sa modestie l'autorise à se définir lui-même comme écrivain, il va tout de même embrasser sa vocation d'auteur en se ménageant - pour lui-même - un rituel d'écriture, et en encourageant avec beaucoup de bienveillance - chez les autres - les talents naissants, comme a pu en témoigner son cadet Gamal Ghitany. En cela, on peut dire que, sans l'avoir toujours pressenti ou voulu, Mahfouz à réussi à incarner à nos yeux une figure particulièrement attachante de l'écrivain.


* Une récompense universelle pour un auteur foncièrement égyptien...
Non seulement Mahfouz s'est rarement déplacé hors d'Égypte - il ne l'a fait qu'à deux reprises, encore était-ce à son corps défendant, contraint par des obligations professionnelles - mais son oeuvre elle-même est profondément ancrée dans la capitale égyptienne, et plus précisément encore dans les quartiers qu'il affectionnait. Lorsqu'il a - une seule fois - planté son décor ailleurs, c'était à Alexandrie - une ville qui lui était tout de même familière puisque c'était son lieu habituel de villégiature - et ce fut "Miramar" et sa formidable pension de famille agitée par le souffle des embruns.
Mais le paradoxe n'est qu'apparent: en explorant au plus profond l'âme de ses voisins de patrie, Mahfouz les a certes peints plongés dans leur milieu local si particulier, mais il a aussi mis au jour avec une lucidité et une profondeur rares les ressorts de leur personnalité. Or, ces ressorts-là ne sont-ils pas ceux qui façonnent l'âme humaine, d'où qu'elle vienne?  
A ce titre, on peut dire qu'en partant d'un environnement extrêmement particulier (voire réduit aux dimensions d'une minuscule impasse, comme dans "Passage des miracles"),  Mahfouz a réussi à toucher à la plus grande universalité.

C'est ainsi que des hommes et des femmes de tous pays se sont reconnus et continuent de s'identifier à ses personnages, aussi éloignés d'eux qu'ils aient pu leur apparaître de par leur naissance, leur personnalité ou leurs valeurs morales (de "l'épouse "soumise" - mais pas tant que cela - de la "Trilogie" au "faiseur d'infirmes" du "Passage des miracles", en passant par le bourreau du "Karnak Café"). Et cela, c'est indéniablement la marque d'un écrivain universel...

Khaled Osman

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On campus in Egypt, a heavy security clampdown | Middle East Institute

At Cairo University's campus, new, black steel walls have gone up. A private security firm has put up surveillance cameras. Guards have bomb-detection devices. Just outside, heavily armed riot police have permanent positions.

Summer vacation ends this weekend, and universities across Egypt are preparing for the return of students with a heavy, pre-emptive security clampdown. The aim is to prevent a resurgence of protests by supporters of Mohammed Morsi, the Islamist president who was removed by the military just over a year ago.

Last school year, universities became the focus of pro-Morsi protests and campuses turned to war zones as police tried to suppress them. But the clampdown now is going beyond supporters of Morsi's Muslim Brotherhood and other Islamists and threatens to silence all political activism in the universities.

It reflects what rights activists have warned is happening nationwide under President Abdel-Fattah el-Sissi: Dissent in general is being snuffed out in the name of fighting Islamists.

University presidents have been given new, unquestioned powers to expel students or fire professors suspected of involvement in protests or any political activities, without independent review of the cases.

In one of his first moves after his inauguration in June, el-Sissi halted the election of university presidents by professors and deans, a practice begun after the 2011 uprising that ousted autocrat Hosni Mubarak. Instead, he reinstated the Mubarak-era practice by which the head of state chooses the heads of universities, a sign of how the post is seen as crucial for keeping control.

Moreover, the government last year ended a traditional ban on security forces entering university campuses, allowing police to move in if the university president invites them, or simply if they feel it is necessary. Elections for student unions, a major venue for campus political activity, have been called off for the time being.

Last week, el-Sissi gave a speech in Cairo University, warning students "not to get involved with malignant activists." He accused an "unpatriotic group" — referring to the Brotherhood — of "seeking to sabotage the nation and using the youth to achieve its goals."

Egypt's universities have historically been an incubator for political activism of all stripes, from hard-line Islamists to secular leftists.

Last year, campuses were a vital lifeline for Morsi's Muslim Brotherhood after security forces shattered the group and its Islamist allies with a nationwide crackdown that killed hundreds of protesters and arrested more than 20,000. Protests were all but crushed in the streets, but they continued almost daily at universities.

The campus protests frequently turned to clashes as police battled with the Islamists. At least 16 students were killed in campus protests, according to the watchdog group Student Watch.

More than 1,000 students were arrested, according to security officials. Many of those have since received heavy prison sentences in mass trials. More than 500 students were expelled or suspended, almost all of them from the Al-Azhar chain of universities, which have large concentrations of Islamist students and saw the heaviest protests.

The protests eased when universities let out in June. Authorities delayed the start of this university school year for nearly two weeks to put security measures in place. With classes starting up nationwide Saturday — a school day here — pro-Morsi activists vow a new wave of protests.

Mahmoud al-Azhari, a student protest leader at Al-Azhar University in Cairo, said the clampdown will only increase student anger.

"After all the killings, the detentions and the expulsions, they (students) will not retreat from pushing for the liberation of their universities," he told The Associated Press.

Bahaa Eddin Abdel-Sadek was the student union head in Al-Azhar University's school of Religion and Shariah law, until he was expelled from the school in the spring. He said he never planned protests, only participated in them and that he was summarily expelled without being notified or given a chance to argue his side.

"There will be more demonstrations, and by students who never joined protests before," he said.

Security officials, in turn, promise to crush any demonstrations.

"If you extend your neck, we will break it for you," a senior official in charge of the "education" section of the National Security Agency — the main internal intelligence apparatus — told the AP when asked what the policy would be. He spoke on condition of anonymity because he was not authorized to talk to the press.

Student activists who oppose both the Islamists and the security agencies say they are being crushed between the two.

"We lost everything, all weight, all voice. There is only terror now," said Mahmoud Radwan, a liberal who heads the student union at the University of Alexandria. "If you open your mouth, if you protest, you are considered Brotherhood, automatically."

Ezz Eddin Abu-Sttait, deputy head of Cairo University, told the AP that the university banned all activities by political parties, because they "exploit ... the presence of large number of young students in one place to recruit members."

But he insisted that "holding political forums or debates is not banned."

Cairo University president Gaber Nasser has told reporters that showing political emblems on campus will be penalized. Nasser has also dissolved all student clubs linked to political groups, according to the head of the Cairo University student union, Hashim Sharaf.

At Cairo University, considered the country's premier institution, heavy new steel walls have been erected at the main gate to provide a space for students to be searched.

A private security firm has been hired that can operate within the campus grounds. They effectively replace the official university guards, who since the 2011 revolution were barred from entering because they were seen as tools of police repression. Surveillance cameras are everywhere.

At Al-Azhar University, the campus walls have been raised to prevent protesters from throwing things at police outside — and the walls have been extended to prevent others from joining the protests. A metal and cement wall surrounds the administrative building, which protesters last year tried to storm.

Applicants to live in the dormitories have been tightly screened to weed out anyone involved in previous protests, said Yousser Hassanian, a media official at Al-Azhar University.

The Youth Affairs Offices at universities, a body that grants permits for student clubs and other activities, are planning to more aggressively promote non-political organizations with activities like beach trips or concerts to pull students away from political activities.

The offices are usually run by student informers for the police, said Osama Ahmed from the Socialist Revolutionaries, a leftist movement. Ahmed said the security agencies are working to clam surveillance all over campuses, with cameras and listening devices.

"The state seeks to deprive us of everything," he said.

Copyright (2014) Associated Press. All rights reserved. This material may not be published, broadcast, rewritten, or redistributed.

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Un barrage à deux branches pour irriguer le Delta

Un barrage à deux branches pour irriguer le Delta | Égypt-actus | Scoop.it


Évidemment, depuis qu’Assouan lui a volé la vedette, le barrage dit “du Nil”, construit à la hauteur de la ville d’al-Qanater Al-Khaïriya (28 km au nord du Caire), n’a pas droit aux mêmes égards touristiques.

Et pourtant, sa raison d’être mérite d’être soulignée : “Maintenir toute l’année à la même hauteur, lisons-nous dans le guide Baedeker (1908), le niveau du fleuve dans le Delta et au-dessus, tout en remplaçant les anciennes machines d’irrigation qui exigent un grand nombre de bras, et en supprimant les obstacles qui s’opposent à la navigation pendant les mois d’étiage.”

Le “barrage du Nil” est double puisque le fleuve a décidé en cet endroit d’emprunter deux voies, l’une des deux branches s’orientant vers Damiette, l’autre bifurquant vers Rosette. La partie orientale est la plus longue : elle mesure 522 mètres et possède 71 vannes. Celle correspondant à la branche de Rosette a 438 mètres de long et comporte 61 portes d’écluse.


L’idée d’une retenue d’eau à cet emplacement est fort ancienne. Elle remonte à Bonaparte, auquel on attribue ces mots : ”Un jour viendra où I'on entreprendra un travail d'établissement de digues barrant les branches de Damiette et de Rosette au ventre de la vache (*), ce qui, moyennant des batardeaux, permettra de laisser passer successivement toutes les eaux du Nil dans une branche ou dans I'autre et de doubler ainsi l’inondation."


Le premier véritable initiateur du projet est Linant de Bellefonds. Mais la mise en oeuvre qu’il conçoit est jugée trop coûteuse, puisqu’elle inclut une dérivation du fleuve. L’ingénieur sera donc renvoyé à ses chères études, tout en ayant le mérite d’avoir dissuadé Méhémet Ali Pacha de détruire rien moins que les Grandes Pyramides de Guizeh pour en récupérer les pierres qui, au demeurant, auraient représenté un excellent matériau pour la construction du barrage ! D’autres relations historiques attribuent toutefois cette idée saugrenue à Abbas 1er, successeur de Méhémet Ali, le contradicteur étant alors l’ingénieur Dieudonné Eugène Mougel.

Ce dernier succède en effet en 1843, soit dix ans après le début du chantier, à Linant de Bellefonds. Son plan, qui consiste à œuvrer directement dans le lit du fleuve, est accepté. Le satisfecit du souverain lui vaut le titre honorifique de Bey. Mais les événements seront moins favorables par la suite : le projet, consistant à édifier, dans un mauvais sous-sol, deux ponts-barrages reliés par un quai sur chacun des deux bras principaux du Nil, s’avère lui aussi trop coûteux. Mougel est à son tour remercié et le chantier est abandonné en 1867, d’autant plus aisément qu’un ouvrage d’une autre envergure monopolise l’attention du gouvernement égyptien : le percement du canal de Suez.


C’est seulement de 1885 à 1890 que le barrage est achevé, avec l’intervention des Britanniques Colin Scott-Moncrieff et William Willcocks. Avec ses vannes, grandement améliorées, pouvant maintenant contenir jusqu'à 4 mètres de colonne d'eau, il est en état de prouver son utilité pour les travaux d’agriculture au coeur du Delta. Au moins jusque dans les années 1930, car il doit, suite à une mauvaise implantation, être consolidé à plusieurs reprises. En 1936, un second barrage est construit à deux cents mètres en aval par la société britannique McDonald Gibbs & Co. ; il est inauguré en décembre 1939.

En amont, le vieux barrage, qui a failli coûter à l’Égypte ses plus glorieuses pyramides, est maintenant un lieu de promenade verdoyant privilégié des Cairotes qui s'y rendent en navette fluviale.

“Le site du Barrage du Delta abrite aussi un musée de l’irrigation. Installé dans l’ancienne résidence de l’ingénieur en chef du barrage, ce musée possède une collection de maquettes des principaux ouvrages d’art du pays. L’ensemble retrace l’évolution de la technologie des barrages depuis 1860 jusqu’à nos jours. Il est en projet que les monuments d’Al-Qanater et ses vastes jardins d’antan soient développés et restaurés dans le cadre d’un appel lancé par Mohamad Abdel-Zaher, gouverneur de Qalioubiya. L’initiative vise à mettre en valeur cette zone touristique et à l’inclure dans la carte générale du tourisme en Egypte.” (Dalia Farouq, “Al Ahram Hebdo” - 05/02/2014)


(*) Le Delta commence au nord de la ville du Caire, à quelque 150 km de la côte méditerranéenne, en un lieu, une ‘pointe’ que les Égyptiens nommaient  (nomment ?) “le Ventre de la vache” (“Batn el-Baqara”).


Plus d’informations :

http://www.egy.com/landmarks/


http://www.answers.com/topic/delta-barrages#ixzz3Ck73UwlW


https://archive.org/details/historyofbarrage00browrich


http://hebdo.ahram.org.eg/NewsContent/1011/32/97/5046/AlQanater,-un-mod%C3%A8le-dirrigation-moderne.aspx

 


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La comtesse et le roi du désert

La comtesse et le roi du désert | Égypt-actus | Scoop.it

Dans son ouvrage “Du Caire à Assouan”, publié en 1913, la Comtesse de la Morinière de la Rochecantin s'interroge et disserte de fort belle manière  sur le Sphinx :


“Après avoir regardé, sans trop en comprendre les beautés, la pyramide de Khéops, une des merveilles du monde, je me hâte vers le roi du désert, le Grand Penseur, celui qui semble avoir toujours été tant il a vu de siècles, dont l'existence a précédé celle de Khéops.

Le lion couché, à tête humaine, au front obstiné qui semble vouloir garder le désert, représentait le dieu Harmakis (le soleil brillant). Les oreilles plates et vastes de ce monstre sont-elles fatiguées d'avoir entendu tant de cris de triomphe et de douleur ? d'avoir perçu trop de bruit de fêtes ou de combats ?

Est-il blasé d'entendre à présent les exclamations enthousiastes des voyageurs de passage ou les vains mots des désœuvrés ? S'attriste-t-il des soupirs des délicats, de ces pauvres êtres fragiles, qui se désespèrent de ne pas retrouver la santé, la joie de vivre sous l'égide de son ombre protectrice ?

Ses larges yeux sont-ils las d'être ouverts jour et nuit sur le monde ? Se souvient-il des conquérants glorieux et des vaincus humiliés qu'ils traînaient à leur suite ?

(...)

À l'heure de la sieste ou dans le calme des nuits sans lune, quelle énigme le sphinx songe-t-il à poser au monde entier ?

Préfère-t-il les caresses enflammées du soleil ou est-il ému par la tendresse douce qui se dégage d'un ciel constellé d'étoiles, qu'une puissance inconnue se plaît à faire briller au-dessus de sa tête ?

Si j'ignore l'heure de prédilection du monstre à tête humaine, je conseille de préférence pour l'admirer le moment où la lune se lève.

Par une claire nuit égyptienne, le globe d'or précieux répand sur toute la campagne une lueur tendre et assez vive pour permettre de distinguer loin et bien toute chose.

En vérité, de ma seconde visite au sphinx, j'attendais trop ; rien ne devait effacer l'impression éprouvée en venant vers lui par une nuit de clair de lune, la première et la seule que nous ayons passée au Caire en débarquant d'Alexandrie. Sa face de pierre énigmatique m'avait semblé alors animée et ses yeux avoir un regard insondable.

Après une si grande et si religieuse joie, comment avais-je pu supposer qu'une autre lui serait comparable, même à l'heure fameuse de la méridienne !

Je dois ajouter que si le sphinx est surtout une divinité nocturne, la beauté du désert qui l'environne s'avive sous le grand soleil de midi. Les pyramides, à ce moment précis, revêtent une grandeur, une noblesse très particulière et sont d’un éclat plus réel et plus saisissant.” (“Du Caire à Assouan”, Jouve et Cie éditeurs, 1913)

--------------

Sensible à la façon dont la comtesse a relaté ses impressions de voyage, l’égyptologue Georges Legrain a ainsi joliment préfacé l'ouvrage : “Je vous confesserai que, avant d'ouvrir votre livre, je craignais que vous n'eussiez retenu trop de ce que vous conta (votre drogman), mais, faisant une juste part à ses dires, vous prîtes le bon parti de le laisser bavarder tout à son aise, de l'écouter d'une oreille plus ou moins attentive et (...) de regarder de vos propres yeux et de noter vos impressions personnelles. C'est la meilleure façon de voyager et de se rendre compte des choses.”


Illustration : photo datée de 1875, sans mention d’auteur. Collection particulière.

***************

Pour consulter l’ensemble des Unes d’ “Égypte-actualités” : http://egyptophile.blogspot.fr/2014/06/egyptophile-un-recueil-des-unes-degypte.html?view=flipcard

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6 octobre 1981 : le jour où le président Sadate a été assassiné Extraits de l’ouvrage de Robert Solé : “Sadate”, éditions Perrin, 2013

6 octobre 1981 : le jour où le président Sadate a été assassiné Extraits de l’ouvrage de Robert Solé : “Sadate”, éditions Perrin, 2013 | Égypt-actus | Scoop.it

"J'ai tué pharaon !"


“Le défilé du 6 octobre est toujours un grand moment pour Sadate. Il se fait faire chaque année un nouvel uniforme par un tailleur de Londres ou de Milan. Pour ce huitième anniversaire de “la traversée”, il portera une tenue gris-bleu, très cintrée, couverte de décorations, qui le fera ressembler à un général d’opérette. D’habitude, il y ajoute un bâton de maréchal, que son épouse juge excessif. Mais, cette fois, il ne l’a pas pris en partant. “L’oublia-t-il ? S’était-il finalement ravisé par égard pour moi ? Qui le saura jamais ?” se demande-t-elle. Il a insisté, en tout cas, pour que son petit-fils Chérif, 5 ans, le fils de Gamal, assiste au défilé, vêtu de l’uniforme qu’il lui a fait tailler sur le modèle du sien. Mais, comme il fait très chaud, Jihane a pris sur elle de laisser à l’enfant des habits légers, promettant de s’en expliquer plus tard avec son mari.

Sadate a refusé, une fois de plus, de porter un gilet pare-balles. Il sait pourtant qu’on cherche à l’éliminer. Le mois précédent, les services de sécurité ont déjoué un énième projet d’attentat, commandité par la Libye : un jeune Egyptien originaire de la ville de Qéna, excellent tireur, devait louer un appartement à Alexandrie sur le parcours emprunté par le ‘raïs’, puis se faire livrer un fusil de précision caché dans une voiture. Mais l’intéressé était en liaison avec les services secrets égyptiens et les informait pas à pas de ce complot. Le fusil et les munitions étaient bien dissimulés, comme prévu, dans une Fiat 132 arrivée par bateau. Ils ont été saisis et montrés à Sadate, qui a voulu les conserver, pour s’en servir publiquement le moment venu.

Non, il ne portera pas de gilet pare-balles. Pourquoi s’encombrerait-il de cette protection, alors qu’il se trouvera au milieu de son armée, parmi ses “enfants” ? Quelques jours plus tôt, il s’est rendu à Mansourah, malgré les mises en garde de son ministre de l’intérieur, Al-Nabaoui Ismaïl : il y a été accueilli par des ovations exceptionnelles et a fendu la foule sans problème en voiture découverte.

Informé des bruits inquiétants qui circulaient, l’homme d’affaires Osman Ahmad Osman, son ami intime, lui a suggéré d’annuler d’autres déplacements. Sadate lui a répliqué : “Tu es stupide, ya Osman ! Je mourrais à l’instant où Dieu le décidera.”

Le ministre de l’intérieur est revenu à la charge, à deux reprises, la veille du 6 octobre, pour tenter de le dissuader de présider le défilé, mais il s’est heurté chaque fois à une réaction agacée.

La célébration a lieu comme chaque année à Madinet Nasr, une banlieue de l’est du Caire. Ce 6 octobre 1981, le corps diplomatique y est représenté notamment par les ambassadeurs des États-Unis , du Royaume-Uni, d’Israël et du Soudan, auxquels est venu s’ajouter le nouvel ambassadeur de France, Philippe Cuvillier, à peine arrivé au Caire et qui n’a pas encore présenté ses lettres de créance. Il se présente aux diplomates présents. “Vous verrez, lui dit en souriant son homologue belge, en Egypte, on ne s’ennuie jamais. Jihane al-Sadate se trouve avec quatre de ses petits-enfants dans une loge vitrée, en haut de la tribune.

Le ‘raïs’ fait son apparition à bord d’une Cadillac noire décapotée, debout, à côté de son vice-président, Hosni Moubarak. Des gardes du corps se tiennent sur les marchepieds, de part et d’autre. Arrivé à la tribune, Sadate lève les yeux et adresse un sourire à sa femme et à ses petits-enfants, avec un petit signe de la main. Il prend place au premier rang, entouré de Moubarak et du ministre de la défense, le général Abou Ghazala. A sa demande, le cheikh d’Al Azhar, ainsi que l’Anba Samuel, l’un des cinq évêques qu’il a désignés pour remplacer Chenouda III à la tête de l’Eglise copte, sont également présents.

Pour le défilé, la sécurité du ‘raïs’ est assurée par ses gardes du corps personnels, mais aussi par des hommes du ministère de l’intérieur, de la sécurité militaire et de la garde présidentielle. L’un d’eux s’est posté devant la tribune. Sadate lui fait signe de s’écarter. L’homme va alors s’asseoir sur le côté droit, au pied de l’escalier. Pour s’attirer un nouveau regard de mécontentement, qui le fait remonter de quelques marches. Quant aux membres de la garde présidentielle, ils ne se trouvent pas des deux côtés de la tribune, mais à l’arrière.

Comme toujours, le défilé est émaillé de quelques incidents : un moteur qui s’arrête et refuse de redémarrer, un parachutiste qui rate son atterrissage... Cette fois, c’est un motard en panne, qui doit piteusement garer sa machine sur le bas-côté et poursuivre sa route à pied. Pour le moment, les officiels et la foule ont les yeux tournés vers le ciel pour admirer un ballet d’avions de combat, suivis de traînées de fumées colorées. Sadate a retiré son képi et l’a posé sur le rebord de la balustrade, devant lui. Il affiche un sourire de satisfaction. C’est à ce moment qu’un camion s’arrête à la hauteur de la tribune. Encore une panne ? Personne n’a le temps de se poser la question. Hussein Abbas, le tireur d’élite, vise le raïs et l’atteint au cou, tandis que le lieutenant Islamboulli surgit du véhicule et lance deux grenades en direction de la tribune, qui n’explosent pas. Protégé par un écran de fumée et suivi de ses complices, il se rue alors vers sa cible et tire au fusil mitrailleur en direction du “traître” avant de crier : “J’ai tué Pharaon !”. Il aurait également hurlé en direction du ministre de la défense, le général Abou Ghazala, assis à la gauche du ‘raïs’ : “Pousse-toi, c’est ce chien que je veux !”

Reprenant leurs esprits, les gardes du corps et les autres responsables de la sécurité déchargent leurs armes sur les assaillants. La fusillade a duré 35 secondes.

La tribune n’est plus qu’un champ de bataille, avec du sang partout, des chaises renversées, des personnes qui rampent sur le sol, au milieu des cadavres et des blessés. Sadate, mourant, est évacué en hélicoptère vers l’hôpital militaire de Méadi, accompagné par son médecin personnel, le docteur Mohammad Atteya, et un garde du corps. Ses derniers mots ont été mich ma’aoul (“ce n’est pas possible !”).

Dans la foule, c’est la panique. Plusieurs personnes sont piétinées ou écrasées par des véhicules, tandis que rugissent les sirènes des premières ambulances. Le nouvel ambassadeur de France s’inquiète pour son collègue belge, qui a été atteint d’une balle et perd du sang. Il descend de la tribune, hèle la première voiture venue et se fait conduire avec le blessé à l’hôpital militaire de Méadi.

La télévision interrompt sa retransmission, arguant de “raisons techniques”, pour diffuser ensuite un documentaire sur l’art copte. Un garde du corps assure à Jihane al-Sadate que son mari n’est que blessé à la main. Rassurant ses petits-enfants, affolés, elle les fait déposer à la maison, pour se rendre elle-même à l’hôpital de Méadi. La manière silencieuse dont elle y est accueillie lui fait pressentir le pire. Son mari, lui dit-on, est au bloc opératoire. Dans la salle d’attente, elle trouve ses filles, les membres du gouvernement, et Hosni Moubarak, dont la main gauche, bandée, a été éraflée par une balle. Gamal, le fils des Sadate, qui a appris la nouvelle par la télévision américaine, appelle des États-Unis. L’ambassade d’Égypte a déjà mis un avion à sa disposition. Il prévoit de faire escale à Londres pour emmener avec lui au Caire le professeur copte Magdi Yaacoub, un chirurgien cardiaque de renommée mondiale.


Comme un Kennedy

Au bout d’une demi-heure, aucun médecin n’étant venu rassurer Jihane, elle se lève, se tourne vers Moubarak et lui dit d’une voix ferme : “Sadate est décédé, semble-t-il. Maintenant c’est à vous de diriger le pays. Je vous en prie, monsieur. Prenez soin de l’Égypte.”

Le vice-président la regarde, sans réagir. Quelqu’un s’écrie : “Ne dites pas cela, madame ! Ne dites pas cela !” C’est le journaliste Anis Mansour, directeur de la revue ‘October’, l’un des intimes de Sadate. En réalité, dès son arrivée à l’hôpital, Moubarak a été informé de la mort du ‘raïs’.

Jihane raconte la suite dans ses mémoires : “Personne ne m’arrête quand je retraverse le hall toute seule et pénètre dans le bloc opératoire (...) Anouar est étendu sur un lit ; il est encore dans son nouvel uniforme. On en a déchiré une manche pour que les médecins puissent tout de suite procéder à une transfusion. Mais il n’y avait déjà plus rien à faire. Je me précipite vers lui, je me jette en pleurant sur sa poitrine. Je suis tellement éperdue de chagrin que des minutes ont passé quand je remarque les médecins et infirmières qui se tiennent tout autour de la pièce, eux aussi le visage ruisselant de larmes. Déjà ils lui ont fermé les yeux.”

Reprenant le contrôle de la situation, elle exige que ses filles s’approchent du défunt avec leurs maris. Ensemble, ils récitent la ‘chahâda’ (prière des morts). En sortant, elle demande de nouveau à Moubarak - ‘comme pétrifié sur sa chaise’, assure-t-elle - de prendre en main les destinées du pays. De nombreuses personnes sont en train de pleurer ou de se lamenter à l’entrée de l’hôpital. Une femme, assise par terre, invoque Dieu à grands cris : c’est la ministre des affaires sociales...

A huit heures du soir, Hosni Moubarak apparaît enfin à la télévision, les traits tirés, pour annoncer la mort d’Anouar al-Sadate. On apprendra que cinq autres personnalités – dont l’évêque Samuel et l’aide de camp du raïs – ont péri dans la tuerie. Parmi les blessés figurent le chef d’état-major des armées, le général Abdel Rab Nabi Hafez, le président de la Chambre, Sayed Mareï, le ministre irlandais de la défense, Jim Tully, ainsi que les ambassadeurs de Belgique et de Cuba. Quant aux six auteurs de l’attentat, deux ont été tués et les autres capturés, dont Khaled al-Islamboulli. Le tireur d’élite, Hussein Abbas, qui avait réussi à s’enfuir, sera retrouvé au bout de deux jours.

Les enquêteurs demandent à Jihane l’autorisation de retirer la seule balle qui est restée dans le corps du défunt. Elle dit oui, à condition que son fils Gamal, qui connaît bien les armes à feu, assiste à l’opération. “Je n’excluais pas, explique-t-elle, que mon mari eût été en fait abattu de dos, par un partisan des fanatiques ayant eu accès aux tribunes, ou même par un membre de la garde ! Je me méfiais de tout le monde.” Elle insiste pour être présente, elle aussi, à l’autopsie. Le chirurgien en chef tente de l’en dissuader. Mais elle en réfère à Moubarak, qui ne se sent pas le droit de refuser. On retire la balle. Gamal l’examine : elle est bien du même type que celle employée par les assaillants. Aucun membre des différents services de sécurité n’utilise ce genre de munition.

Contrairement à ce qui sera publié ici ou là, Sadate n’a pas reçu une quarantaine de balles, mais trois seulement, dont l’une a été mortelle : celle qui s’est logée dans le cou. C’est ce que précisera, plusieurs mois plus tard, le médecin légiste, lorsqu’un tabloïd égyptien fera scandale en publiant une photo dénudé du défunt lors de l’autopsie.

Anouar al-Sadate, l’homme que l’Amérique fascinait, est mort comme un Kennedy. L’acteur qu’il aurait voulu être, la vedette des télés occidentales, a eu droit à une dernière scène, tragique, filmée en direct. Comme si cet instant ultime d’une vie hautement romanesque avait été spécialement conçu pour le petit écran…” (Robert Solé)

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Un cordial merci à Robert Solé.


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Video of woman giving birth on the street draws social media outrage

Video of woman giving birth on the street draws social media outrage | Égypt-actus | Scoop.it
CAIRO: A woman screams from the pains of labor lying on the street outside of Kafr Al-Dawar hospital in Beheira, as her husband curses the hospital for refusing to admit her in a video that went viral on social media this weekend, prompting many to...
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Arabtec to commence Egypt’s 1M housing unit project by end of year

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CAIRO: The United Arab Emirates’ Arabtec Holding announced in a Sunday statement posted on the Dubai Financial Market (DFM) website that it is about to conclude a final agreement with Egyptian authorities to commence the construction of a million...
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Six soldats égyptiens tués par une explosion dans le Sinaï

Six soldats égyptiens tués par une explosion dans le Sinaï | Égypt-actus | Scoop.it
" Six soldats égyptiens tués par une explosion dans le Sinaï: LE CAIRE (Reuters) - Six soldats ég... http://t.co/vXSEUF1x6f Press #Yahoo
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“Mouillard, le “Faransawî magnoun” qui, dans le ciel d’Égypte, a découvert l’aviation

“Mouillard, le “Faransawî magnoun” qui, dans le ciel d’Égypte, a découvert l’aviation | Égypt-actus | Scoop.it

Méconnu, voire ignoré, Louis Pierre-Marie Mouillard (30 septembre 1834 - 20 septembre 1897) n’en est pas moins un pionnier de l’aéronautique.
Dans sa belle ville natale de Lyon, au cours de ses années d’école, il collectionne les mauvaises notes... mais prend goût au dessin ! Puis, à partir de 1847, le cancre s’améliore. Il remporte des prix en composition française, en physique et en peinture. Et même un prix d’honneur en gymnastique.
Tout jeune encore, il s’intéresse aux oiseaux et à leur merveilleuse mécanique aérienne. Une indéniable passion qu’il décrira en ces termes dans l’ouvrage de sa vie “L’empire de l’air” (1881) : “Cette étude date de loin. J’avais quinze ans quand le hasard voulut qu’un oiseau produisît devant moi une évolution qui fut pour moi une révélation. Depuis lors, je n’ai plus douté, et je n’ai poussé plus loin cette étude que pour pouvoir persuader ceux qui n’ont pas vu.” 
Après avoir suivi des cours aux Beaux-Arts de Paris, dans l’atelier d’Ingres, il part en Algérie, en 1857, comme exploitant d’une terre agricole. Il n’en oublie pas pour autant de donner libre cours à sa passion, mais ses deux essais de maîtrise de l’air, avec deux ailes d’une surface totale de 12 m⊃2;, ne sont pas très concluants. Première tentative le 12 septembre 1865 : du haut d'un talus, il s'élance et réalise un parcours aérien de 42 mètres en 15 secondes. Le contact avec le sol avec un peu chaotique, à la fois pour le pilote et son engin. Deuxième tentative le lendemain : sous l’effet d’une rafale de vent, les ailes se brisent et l’apprenti pilote souffre d’une luxation de l'épaule. Mais il en est convaincu : l’homme peut voler ! S’il parvient à imiter les manœuvres des oiseaux planeurs, en utilisant les vents modérés, il pourra atteindre des vitesses de l'ordre de 25 à 37 miles par heure.

En 1866, il est nommé au Caire comme professeur de dessin à l’École polytechnique. Il a 32 ans et passera autant d’années en Égypte. Sur la route qui le mène de son domicile, dans le quartier du Mousky, à l’école (quartier d’Abbassieh), il observe les évolutions du grand vautour fauve (milan), maître du vol sans battements : “Ce vol, écrit-il, est si beau qu’il pétrifie, qu’il stupéfie. Chaque fois qu’on le voit, on se morigène de n’avoir pas encore essayé de le reproduire. C’est si simple ! C’est tellement ce qu’on demande qu’on ne désire rien au delà ; on se contente de cette simple et grande allure et on n’en veut pas d’autre.”
Il élabore alors le projet de réaliser, comme l’écrit Gabriel Dardaud, une “géniale transposition aux appareils susceptibles de permettre à l’homme de se déplacer à travers les airs”, de passer du vol des “voiliers” à son imitation mécanique. 
“Ce sont les oiseaux, tous les oiseaux, poursuit Gabriel Dardaud, dans une conférence donnée à l’Aéro Club d’Égypte, le 1er mars 1937, que Louis Mouillard interrogeait. (...)
Il avait une question, une seule à leur poser, un secret à leur arracher, et lambeaux par lambeaux, dans ses pauvres yeux de visionnaire, se précisa la réponse de ses amis les oiseaux : il sut, avant les naturalistes, avant les mathématiciens, comment la nature avait organisé la vie aérienne et la gent ailée ; il sut comment volaient les oiseaux, et, ayant compris leur méthode, il voulut faire voler les hommes et leur donner des ailes.
Lorsqu’il mourut le 20 septembre 1897, il avait l’impression d’avoir totalement échoué. Le secret des oiseaux avait fait de lui la risée de tous les gens de bon sens. Ses essais avaient d’abord inquiété, puis apitoyé les pauvres Arabes qui en furent les témoins aux confins du Caire. En le voyant courir sur les pentes de la Montagne Rouge, les épaules chargées des ailes de toile qu’il s’était fabriquées, en le voyant, des heures entières, couché sur sa terrasse, suivre dans le ciel les évolutions d’un milan, un mot montait (...) à leurs lèvres : “Magnoun el Françaoui, c’est le fou français !”
Or ce fou (...), disparu dans l’indifférence générale, avait découvert une réalité merveilleuse qui transforme aujourd’hui toute la civilisation humaine. (...) Mouillard, dans le ciel d’Égypte, avait découvert l’aviation.”

Le 28 décembre 1913, Jules Védrines, à qui est donné copie du masque funéraire de Louis Pierre Mouillard, établit la première liaison aérienne entre Paris et le Caire. Le 4 janvier suivant, un autre Français, Pourpe, s’envole du Caire et, remontant la vallée du Nil, atteint Khartoum pour revenir au Caire.
MC

Pour en savoir plus :
“L’empire de l’air” (1881) :http://www.archive.org/stream/lempiredelaires01mouigoog#page/n49/mode/2up ;
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/roman_0048-8593_2003_num_33_120_6107 ;
http://calm.sopixi.fr/louis-mouillard.htm ;

Merci à Albert Arié d’avoir attiré notre attention sur ce génial inventeur, nommé citoyen d’honneur d’Égypte, et pourtant si méconnu.
*****************
Pour consulter l’ensemble des Unes d’ “Égypte-actualités” :http://egyptophile.blogspot.fr/2014/06/egyptophile-un-recueil-des-unes-degypte.html?view=flipcard

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Il y a 110 ans Schiaparelli découvrait la demeure d'éternité de la sublime Nefertari

Il y a 110 ans Schiaparelli découvrait  la demeure d'éternité de la sublime Nefertari | Égypt-actus | Scoop.it

Dès le début du XVIIIe des égyptologues - dont les plus renommés comme Wilkinson, Champollion et Rosellini, ou encore Lepsisus ou Brugsh - mènent des fouilles dans la Vallée des Reines (c'est d'ailleurs Champollion qui donnera ce nom à la nécropole).

En 1903, la concession est attribuée aux Italiens du musée de Turin. Les deux années de fouilles, menées sous la direction d'Ernesto Schiaparelli, seront couronnées par la mise à jour de pas moins de 13 tombes. Parmi les plus connues, celles des princes Amonherkhepshef et Khaemouaset qui sont ouvertes actuellement au public.

Mais la plus belle, la plus extraordinaire de leur découverte, a lieu en 1904, sur le versant nord du ouadi principal. Il s'agit de la tombe de Nefertari, grande épouse du pharaon Ramsès II. "À la cour d'Égypte, on l'appelait "Mout la Belle" ou encore "Mout la Divine", mais son véritable nom était Nefertari. On le traduisit par "Celle qui appartient à le Beauté", "Sa belle", "La plus belle de toutes", "La plus belle d'entre elles".


Avec de telles épithètes, de tels superlatifs, peut-on s'étonner que sa demeure d'éternité soit si belle et si parfaite qu'elle constitue le joyau de Ta Set Neferou ?

Lors de la découverte, l'escalier est rapidement dégagé par les ouvriers, mais la porte qui devait protéger la sépulture est ouverte. "Des déblais avaient glissé, pénétré dans la première salle et ce remplissage atteignait presque le plafond", note Schiaparelli. Le sol de la tombe est entièrement recouvert de boue solidifiée.


Voici la première description qu'il fait de la tombe : "Un premier escalier conduit à la salle d'entrée, sur les murs de laquelle on peut déjà voir les belles sculptures qui ornent toute la tombe, qui sont gravées ou peintes sur du stuc, et que malheureusement l'humidité a endommagées. À droite de cette salle s'en trouve une autre décorée de la même manière. De ces deux salles part un escalier conduisant à un palier dominant de quatre marches la salle du sarcophage ; un autre tout pareil est de l'autre côté de la salle ; sur l'un et l'autre reposent deux piliers qui portent le plafond, et tandis que le premier palier a deux petites chambres latérales, le second en a une seule qui ouvre sur le milieu. Les sculptures sont toutes religieuses, et de longs textes qui les accompagnent sont tirés du Livre des Morts."


Le déblaiement est long et fastidieux ; les différentes phases sont notées, relevées et photographiées. Les 135 plaques photographiques qui sont au musée de Turin sont autant de témoignages de l'état dans lequel la tombe apparaît aux découvreurs, puis de l'avancée des travaux.

La porte ouverte constituait aussi le triste signe que cette demeure d'éternité avait été violée et pillée dès l'antiquité. Du fabuleux et royal trésor qu'elle a dû abriter, il ne reste que "de rares objets, au milieu de linceuls déchirés, tout montrait à quel point le viol et le saccage avaient été systématiques". Les pilleurs n'ont laissé que "des scarabées, des fragments du couvercle du sarcophage en granit, et des fragments d'un couvercle de cercueil en bois doré. Une trentaine de "chaouabtis”, de nombreux tessons de poterie… Une des niches ménagées pour les briques magiques dans la chambre funéraire contenait le "pilier Djed en bois cloisonné avec incrustation de pâte de verre qui avait, un jour, décoré la brique. Il est inscrit au nom de la reine Nefertari… Enfin pour finir, humble mais émouvant objet délaissé par les pillards, une paire de sandales en corde…"

Il est intéressant - étonnant ? - de rapporter que "quelques pièces du mobilier funéraire de la reine sont apparues sur le marché des antiquités de Louxor en 1904. Elles ont été rachetées par le musée de Boston. Il y avait là une grande plaque d'argent, une petite plaquette d'or emboutie, un pendentif en bronze, et quatre serviteurs funéraires".


Et qu'en est-il de la momie de la reine ? Il apparaît presque comme un crime de lèse-majesté de relater que seuls les deux genoux ont été retrouvés. A-t-elle, dans des temps troublés, été mise à l'abri dans une cachette royale, l'équivalent de la DB 320 pour les reines ?

Mais l'image de la reine, elle, est demeurée bien vivante ! Car, bien que pillée, violée, martyrisée, la QV 66 recèle de véritables richesses : la richesse de ses peintures et notamment les représentations de la reine. Sur plus de 500 m⊃2;, la féminité affleure, la noblesse est là. La beauté rayonne partout, exprimée, sublimée, dans des scènes peintes dans le goût le plus exquis et dans une palette de couleurs jusqu'alors inégalée… Il nous faut noter une entorse à l'habituelle couleur jaune-ocre destinée à la chair des femmes, celle de Nefertari est résolument de couleur rouge-rose.


Mais "la Vallée des Reines n'est pas réputée pour la qualité de son calcaire. En effet, comme la majorité des roches composant la région thébaine, le calcaire a été fracturé par des tremblements de terre et il est bagué de veines de silex. Par conséquent, il n'est pas bien adapté à la peinture ou la sculpture". Les siècles, les infiltrations, l'humidité ont fragilisé les enduits, et les peintures se délitent, menacent de tomber et de disparaître. Dès 1950, des mesures de sauvegarde sont prises, et la tombe sera ensuite fermée à plusieurs reprises pour consolidation et restauration. La dernière, la plus importante, a été menée par le Getty Institute de Los-Angeles, de 1987 à 1992.


Depuis novembre 1995, la QV 66 n'a été rouverte que très rarement, et pour un nombre confidentiel de visiteurs, notamment ceux pouvant payer une somme conséquente. En juillet dernier, le Conseil suprême des Antiquités a annoncé son projet de construction d'une réplique exacte, grandeur nature de la tombe.

Des manifestations seront organisées, dans la Vallée des Reines, à partir du 15 octobre 2014, pour le 110ème anniversaire de cette magnifique découverte.

Marie Grillot


Plus d’informations

Nefertari, Christian Leblanc, Editions du Rocher 1999

http://www.getty.edu/conservation/publications_resources/pdf_publications/pdf/house_eternity1.pdf

https://www.getty.edu/conservation/publications_resources/pdf_publications/pdf/house_eterniy2.pdf

http://www.getty.edu/conservation/publications_resources/pdf_publications/pdf/house_eternity3.pdf

http://www.carneycastle.com/Nefertari/index.htm

http://www.osirisnet.net/tombes/pharaons/nefertari/nefertari_01.htm

http://www.nileinternational.net/fr/full_story.php?ID=125409

"http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/jds_0021-8103_1926_num_4_1_5659

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Pour consulter l’ensemble des Unes d’ “Égypte-actualités” : http://egyptophile.blogspot.fr/2014/06/egyptophile-un-recueil-des-unes-degypte.html?view=flipcard

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5,4 milliards de dollars pour la reconstruction de Gaza - Moyen-Orient - RFI

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En Egypte, la conférence pour la reconstruction de Gaza s'est terminée dimanche 12 octobre. Une conférence où la cinquantaine d’Etats participants se sont montrés généreux puisqu’ils ont...
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Quelques suggestions de lecture : ouvrages récents sur l’Égypte et l’égyptologie

Quelques suggestions de lecture : ouvrages récents sur l’Égypte et l’égyptologie | Égypt-actus | Scoop.it

“Moyen-Orient” n° 24, Octobre-Décembre 2014


‘L’ordre. Voici le maître mot qui plane au-dessus de l’Égypte, au sens militaire, politique, mais aussi au sens moral du terme. Un homme l’incarne : Abdel Fattah al-Sissi. Ce maréchal devenu président en mai 2014, avec un résultat digne d’un régime soviétique (96,9 %), a fait renouer le pays avec son passé le plus glorifié, quand Gamal Abdel Nasser (1954-1970) symbolisait l’Égypte tout entière et le nationalisme arabe au-delà de ses frontières. Il suffit de regarder les affiches et autres objets de propagande représentant M. Al-Sissi : il apparaît tel un lion, entouré de ses deux « pères », Gamal Abdel Nasser et Anouar el-Sadate (1970-1981). Le chaînon manquant entre ces deux générations de dirigeants a été soigneusement retiré des images officielles. Car il ne faudrait pas remettre en question le principal acquis de la révolution de janvier 2011 : la chute de Hosni Moubarak (1981-2011). Abdel Fattah al-Sissi se sent l’héritier de ce soulèvement unique dans l’histoire de l’Égypte et garde un silence approbateur quand on le compare à Charles de Gaulle, cet autre militaire devenu président (1959-1969) dans cet autre pays, la France, qui fit de la Révolution – celle de 1789, cela va sans dire – un marqueur identitaire, un patrimoine historique et politique.

L’Égypte de 2014 a certes besoin de sécurité après trois années de grande instabilité politique, économique et sociale. Mais fallait-il pour cela renverser Mohamed Morsi, le premier président démocratiquement élu en juin 2012 ? Et ce, quelles que soient les opinions de chacun sur les Frères musulmans. Le débat n’est plus aujourd’hui de savoir si l’organisation souhaitait « islamiser » l’État et la société – Olivier Roy rappelle d’ailleurs avec justesse que le pouvoir en place promeut une vision conservatrice de l’islam –, mais si Abdel Fattah al-Sissi est capable de répondre aux attentes de son peuple. La situation est urgente : l’économie est au point mort, les manifestations à caractère social continuent. L’instauration d’un régime fort inquiète.

Près de quatre ans après le soulèvement de 2011, la place Tahrir semble se taire, victime d’un moment de populisme et de nationalisme, d’espoir d’un minimum de prospérité, et de répression. Pour combien de temps ? La rue égyptienne, mais aussi des forces de l’« État profond » capables de tout pour protéger leurs intérêts, y compris de se débarrasser d’un dirigeant devenu gênant, ont montré qu’elles pouvaient se réveiller à chaque instant. Si beaucoup se demandent si un nouveau soulèvement aura lieu, il semble que la révolution égyptienne est encore en train de s’écrire.” (Guillaume Fourmont)

http://www.moyenorient-presse.com/?p=1675#more-1675

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“American Travelers on the Nile

Early U.S. Visitors to Egypt, 1774–1839”, by Andrew Oliver


“A fascinating study of the early American experience in Egypt and the Eastern Mediterranean

The Treaty of Ghent signed in 1814, ending the War of 1812, allowed Americans once again to travel abroad. Medical students went to Paris, artists to Rome, academics to Göttingen, and tourists to all European capitals. More intrepid Americans ventured to Athens, to Constantinople, and even to Egypt. Beginning with two eighteenth-century travelers, this book then turns to the 25-year period after 1815 that saw young men from East Coast cities, among them graduates of Harvard, Yale, and Columbia, traveling to the lands of the Bible and of the Greek and Latin authors they had first known as teenagers. Naval officers off ships of the Mediterranean squadron visited Cairo to see the pyramids. Two groups went on business, one importing steam-powered rice and cotton mills from New York, the other exporting giraffes from the Kalahari Desert for wild animal shows in New York. Drawing on unpublished letters and diaries together with previously neglected newspaper accounts, as well as a handful of published accounts, this book offers a new look at the early American experience in Egypt and the eastern Mediterranean world. More than thirty illustrations complement the stories told by the travelers themselves.” (présentation de l’éditeur)

The American University in Cairo Press, oct. 2014, 424 pages

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“Modern Tahtib”, par Adel Paul Boulad


Le Modern Tahtib est le résultat de l'actualisation d'un art martial millénaire égyptien. Plus de 5000 ans après ses premières transcriptions, il s'est modernisé pour répondre aux besoins d'un art pacifique. Il se compose de mouvements et de joutes (combats) exécutés à l'aide d’un bâton d'1,30 mètre de long dans une ambiance festive et martiale (comme la capoeira) orchestrée par les musiciens et le public.

Moderne, cet ouvrage utilise les nouvelles technologies en embarquant des flash-codes qui ouvrent des sessions internet présentant des séries en mouvement. Ce manuel de progression officielle bilingue français-anglais s'adresse aux débutants comme aux enseignants qui y trouveront un guide d'apprentissage, mais également aux curieux s'intéressant à de nouvelles disciplines martiales, à la culture égyptienne, sans oublier les chorégraphes et les danseurs qui pourront s'en inspirer.

Ce livre comporte :

• Plus de 2000 photos et près de 200 dessins de scènes de combat.

• 70 techniques martiales dont 20 feintes.

• Six formes codifiées avec les techniques et les astuces des différentes écoles.

• Flash codes (QR Codes) lisibles par les smartphones/tablettes pour accéder à des vidéos inédites.

• La bibliographie et les références historiques couvrant 5 millénaires (jusqu’à 2800 av. J-C. !) (présentation de l’éditeur)

Editions Budo, 2014, 240 pages

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“La Tombe Royale d’Akhenaton”, par François Tonic


“Découvrez dans ce livre exceptionnel la tombe du pharaon Akhenaton. Ce roi révolutionna l’Egypte et bouleversa la religion ancestrale en imposant un dieu unique, le disque solaire Aton.

Méconnue du grand public, la tombe d’Akhenaton est un monument historiquement important et propose une architecture et un décor totalement atypique et apparaît comme le précurseur des grandes tombes des Ramsès de la Vallée des Rois.

François Tonic (historien, rédacteur en chef de la revue “Pharaon Magazine”, fondateur de “Toutankhamon Magazine” en 2001) propose une analyse complète de la tombe en s’appuyant sur les travaux historiques et archéologiques les plus récents.” (présentation de l’auteur)

Editions Nefer-IT, 2014, 196 pages

http://neferit.fr/tombe-akhenaton

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“Music Theory in Mamluk Cairo - The ġāyat al-maṭlūb fī ‘ilm al-adwār wa-’l-ḍurūb by Ibn Kurr”, by Owen Wrigh


“The ġāyat al-maṭlūb fī ‘ilm al-adwār wa-'l-ḍurūb by Ibn Kurr is the only theoretical text of any substance that can be considered representative of musicological discourse in Cairo during the first half of the fourteenth century CE. Indeed, nothing comparable survives from the whole Mamluk period, which extends from 1260 until the Ottoman invasion and conquest of Egypt in 1516. But its value does not derive merely from its fortuitous isolation: it is important, rather, because of the richness of the information it provides with regard to modal and rhythmic structures, and also because of the extent to which the definitions it offers differ from those set forth in an interrelated series of major theoretical works in both Arabic and Persian that span the period from the middle of the thirteenth century to the late fifteenth. Alongside the presumption of transregional uniformity these texts suggest, it consequently asserts the significance of local particularism.

Owen Wright provides a critical edition of the text itself, together with a glossary, prefaced by an introduction and a detailed commentary and analysis. The introduction provides immediate context, situating the work in relation to the dominant theoretical tradition of the period and providing biographical information about the author, active in Cairo during the first half of the fourteenth century.”

Contents: Prelude; Introduction; Rhythm; Interlude: performance strategies and formal procedures; Mode; Comparisons; Postlude; Text and edition; Glossary; Bibliography; Index;The ġāyat al-maṭlūb fī ‘ilm al-adwār wa-’l-ḍurūb by Ibn Kurr.

About the Author: Owen Wright is Research Professor of Musicology of the Middle East at the School of Oriental and African Studies, University of London. He is also the author of Touraj Kiaras and Persian Classical Music: An Analytical Perspective and Demetrius Cantemir: The Collection of Notations.” (présentation de l’éditeur)

Ashgate Publishing Limited - New edition, 2 juillet 2014, 357 pages

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“The Woman Who Would Be King : Hatshepsut's Rise to Power in Ancient Egypt”, by Kara Cooney


“An engrossing biography of the longest-reigning female pharaoh in Ancient Egypt and the story of her audacious rise to power.

Hatshepsut—the daughter of a general who usurped Egypt's throne and a mother with ties to the previous dynasty—was born into a privileged position in the royal household, and she was expected to bear the sons who would legitimize the reign of her father’s family. Her failure to produce a male heir was ultimately the twist of fate that paved the way for her improbable rule as a cross-dressing king.  At just over twenty, Hatshepsut ascended to the rank of pharaoh in an elaborate coronation ceremony that set the tone for her spectacular reign as co-regent with Thutmose III, the infant king whose mother Hatshepsut out-maneuvered for a seat on the throne. Hatshepsut was a master strategist, cloaking her political power plays in the veil of piety and sexual reinvention. Just as women today face obstacles from a society that equates authority with masculinity, Hatshepsut shrewdly operated the levers of power to emerge as Egypt's second female pharaoh.

Hatshepsut successfully negotiated a path from the royal nursery to the very pinnacle of authority, and her reign saw one of Ancient Egypt’s most prolific building periods. Scholars have long speculated as to why her monuments were destroyed within a few decades of her death, all but erasing evidence of her unprecedented rule. Constructing a rich narrative history using the artifacts that remain, noted Egyptologist Kara Cooney offers a remarkable interpretation of how Hatshepsut rapidly but methodically consolidated power—and why she fell from public favor just as quickly. The Woman Who Would Be Kingtraces the unconventional life of an almost-forgotten pharaoh and explores our complicated reactions to women in power.” (présentation de l’éditeur)

Crown, October 14, 2014, 320 pages

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Pour consulter l’ensemble des Unes d’ “Égypte-actualités” : http://egyptophile.blogspot.fr/2014/06/egyptophile-un-recueil-des-unes-degypte.html?view=flipcard

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Égypte : l’hôtel le plus somptueux de l’Orient est devenu le palais de la République

Égypte : l’hôtel le plus somptueux de l’Orient est devenu le palais de la République | Égypt-actus | Scoop.it

“Qasr al-Ittihadya” - palais de l’Union, ou palais d'el-Orouba - est l’une des résidences officielles du président de la République arabe d'Égypte. C’estdans le cadre de ce bâtiment prestigieux que s’est déroulée, il y a quelques mois, la cérémonie d’investiture du président El-Sissi.
Il est situé dans le quartier résidentiel d'Héliopolis, au nord-est du centre-ville du Caire. C’est également autour de ce palais qu’eurent lieu de nombreuses et souvent violentes manifestations au cours de la Révolution du 25 Janvier 2011 qui chamboula le destin de l’Égypte.

Conçu initialement pour être un hôtel de luxe, l’édifice est construit en 1908 et inauguré en 1910. Le propriétaire en est le Belge Georges Marquet, également à la tête de nombreux autres hôtels de prestige : le Claridge à Paris, le Negresco à Nice, le Palace et l’Astoria à Bruxelles, le Real à Santander, etc.

Conformément au souhait du baron Édouard Empain, homme d'affaires belge passionné d'orientalisme, rien n’est trop beau dans l’aménagement extérieur et intérieur de l’ “Hôtel le plus somptueux de l’Orient”, offrant le “confort le plus moderne dans un décor de Mille et Une Nuits”. Le bâtiment est dessiné par l’architecte belge Ernest Jaspar, dans le style Héliopolis (synthèse de courants architecturaux arabe, perse et néo-mauresque, teintés d'influences européennes, notamment néo-classiques). Le hall central de 55 mètres de haut, véritable “cœur” du bâtiment, est l’oeuvre de l'architecte français Alexandre Marcel et il est aménagé par le décorateur Georges-Louis Claude dans le goût orientaliste de l'époque, avec des tapis persans, des lampes mauresques…

L’Héliopolis Palace comporte 400 chambres et 55 appartements privés. De nombreuses personnalités y sont accueillies dans la première moitié du XXe siècle, dont le roi des Belges Albert Ier, qui s’exclame, en entrant dans le hall principal de l’hôtel : "C'est une merveille !" 
Le souverain est accompagné de son épouse, la reine Elisabeth, qui se remet à peine d’une typhoïde et vient chercher l’air sec d’Héliopolis, sur recommandation de ses médecins bruxellois, pour améliorer son état de santé. Le couple royal passera ainsi un mois entier en terre égyptienne.

Pendant les deux guerres mondiales, l'hôtel suspend ses activités et est transformé en hôpital militaire (maison de convalescence) pour les soldats britanniques ou originaires des dominions. Puis il conservera sa fonction hôtelière jusqu'au début des années 1960, époque à laquelle diverses administrations publiques s'y installent. En 1972, il abrite le siège de l'éphémère Union des Républiques arabes (Égypte, Syrie et Libye). C’est alors que lui est donné le nom qu’il garde encore : Palais de l'Union.

Dans le courant des années 1980, après des travaux de restauration, il devient l’une des résidences présidentielles officielles.

Pour en savoir plus :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Palais_d'el-Orouba ;
http://english.ahram.org.eg/NewsContent/32/138/103847/Folk/Photo-Heritage/Cairo-hotel-that-became-a-presidential-palace.aspx ;
http://en.wikipedia.org/wiki/Heliopolis_Palace ;
http://www.egy.com/landmarks/98-03-19.php ;
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Pour consulter l’ensemble des Unes d’ “Égypte-actualités” :http://egyptophile.blogspot.fr/2014/06/egyptophile-un-recueil-des-unes-degypte.html?view=flipcard

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Egypt's political parties struggle to find popular strength

Egypt's political parties struggle to find popular strength | Égypt-actus | Scoop.it

Egyptian President Abdel Fattah al-Sisi is surely not accountable for the crisis plaguing political parties, as it is a structural and inherited crisis that started with the emergence and evolution of parties, back when Anwar Sadat allowed their existence in 1977. This crisis continued through the long years of Hosni Mubarak’s rule, during which he constricted the work of parties and prevented dozens of new parties from obtaining a license for the conduct of their business. Add to these limitations other factors from within the parties themselves that led to their weakening and fragmentation. One good example is the leading elite in these parties, which was made of old people who would monopolize the leadership and reject any intellectual renovation, leadership rotation or youth motivation.

Thus, there is no direct relationship between the weakness of the Egyptian political parties and Sisi. The latter has thus far neither helped nor repelled them. However, Sisi is assuming a big and direct responsibility to support the partisan life, rescue parties from their hardships and provide a general democratic climate that respects the constitution and guarantees the conduct of fair elections far from the intervention of either the state apparatus and the political capital and far from the influence of large families in the countryside.

This supports the democratic transformation process. Also, it is of benefit to the Republic of Sisi. The challenges facing Egypt and the region and the ambitious projects that Sisi has put forth require the participation of a broad mass based on negotiations and national consensus between the parties and real unions representing the population. [These challenges and projects] also require the active participation of civil society institutions. This ought to replace Sisi’s popularity, which could degrade or turn against him. In short, the president ought to dispense with the unorganized emotional populism that stood by him against the Muslim Brotherhood in his presidential campaign as soon as possible. He has to lead the regulatory process of such populism on a pluralist basis and through dialogue and national consensus on a strategic vision for the construction and renaissance of Egypt.

Dispensing with populism is a difficult and expensive step both morally and politically, but is urgently required because the circumstances in Egypt, as well as the international and regional context are not suitable for another replica of the idea of Al-Zaim — the president, who is surrounded by fans ready to heed his calls for mobilization and assembly. Gamal Abdel Nasser may have adopted that formula under the circumstances of his era, but history proved the failure of such formula. It proved that Abdel Nasser’s popularity and experience evaporated as soon as he passed away; the political organization that was built by Abdel Nasser when he was in power (the Socialist Union) collapsed and shifted toward supporting President Sadat, who adopted completely different policies from Abdel Nasser.

In this context, Sisi refuses to form a political party because he believes that such party would go through the same failure of the “Socialist Union,” “Misr Party” and “the National Party,” which was led by Sadat and then Mubarak, and was subsequently joined by the opportunists, the pharaoh's servants and statesmen. The party then became part of the state and its bureaucracy.

By no means does President Sisi want to combine the state presidency with the presidency of a new bureaucratic authoritarian party. He might, however, be betting on his ability to mobilize the masses and take advantage of his popularity. Thus, he must review his accounts and bet on an alternative democratic transformation that guarantees wide public participation through parties, unions and active civil society organizations that are able to maintain a balance between the state and the society.

There is no doubt that democratization is not only subject to Sisi’s will, but also to the participation of other sides. Chief among these are the weak political parties, whose number has reached 92 (there were 24 parties before the revolution of 2011) without the citizens feeling a mere sign of their presence. They are mostly elitist parties, with headquarters concentrated in Cairo and other big cities, or on newspapers and websites with limited expansion and influence. Sisi plays a major role in supporting parties and bringing about democratic transformation in light of the following considerations:

First, the weakness of parties, versus Sisi’s popularity and the president’s powers, qualify him to play a crucial role in:

Persuading citizens to politically participate in parties.Persuading the state security apparatus that there is no conflict between trade union and political works on the one hand and confronting violence and terrorism on the other.Marketing the idea of integrating Brotherhood members in the political process, from among those who were not involved in acts violence and terrorism.

The second consideration is how Sisi’s popularity and the broad public view of him as a hero and savior of the nation weakened the political movement generated by the January 25 and June 30 revolutions. Large segments of citizens, especially young people, showed less interest in political action, and at the same time parties joined the populist wave and failed to produce an independent rhetoric. Thus, they did not set conditions for the support of Sisi in the presidential elections or obtain gains to promote the democratization process, including, for example, the re-examination of the election and protest laws and setting a date for parliamentary elections.

Third, Sisi represents both the executive and legislative powers until the election of the new parliament, and therefore he enjoys the authority to change the election law. This law adopts the single-member district electoral system (80% of the seats) and weakens parties in favor of independent MPs. This law also retains the majority electoral system (50% plus one), while the former law adopted the proportional list system, which supported political parties and action and reduced the phenomenon of independent MPs that weakens partisan activity. From another angle, Sisi enjoys the power to determine electoral districts, announce a specific date for the parliamentary elections, activate the legal and social control mechanisms on the financing of political parties and prevent their work on a religious basis, and put an end to the financing by some businessmen of a number of well-known parties.

Fourth, the political parties are in urgent need of a healthy political climate enabling them to review their relationship with citizens and the state apparatus. Since their emergence, political parties suffered the restrictions of the emergency law, the dominance of the ruling party, security prosecutions, the intransigence of the government security agencies, and most dangerously of all, they suffered the systematic traditions of forged elections during Mubarak's rule. The climate of January 25 and June 30 revolutions requires changing this situation so as to provide parties with an ordinary environment to work among the people and with guarantees of the integrity of the elections. This also requires changing the political culture, in particular the relationship between state agencies on one hand and the political parties and the voting process on the other. There is no doubt that the fact that the president is not a member of any political party will support these changes and lead to deep shifts in favor of democratic transformation that will go forward in light of the continued support of the president and the review by the parties of their ideas, programs and activities in the street.

Fifth, the elite controlling the old (pre-revolution) parties and the new political parties must review their ideas, performance and perceptions of their role and relationship with the president and state institutions, and more importantly, its relations with the street and the credibility of its representation of the political and social forces. There are parties that lack popular bases or intellectual or ideological support and therefore dozens of parties have similar programs and political rhetoric. Therefore, these parties must either withdraw from the political scene or enter into alliances with blocs or merge with other political parties. In this context, it is necessary to renew the leadership of the parties, ensure a real alternation of power in leadership positions and stop all forms of personal rivalry, political opportunism and double standards in dealing with general national issues.

The above considerations underscore the need to support and develop political parties and the necessity that Sisi maintain his independence from these parties and play a pivotal role in supporting them and changing the political culture of the Egyptians. In this respect, the parties must help him in light of their shared responsibility and they must have one clear objective that is benefiting from Sisi’s popularity to support and organize political movement through strong parties able through alliances or large national blocs to maximize the capabilities of Egypt and Sisi’s Republic to face of the local and external challenges and achieve stability, development and social justice.

Egypt has seen in previous eras presidents who have enjoyed popularity, one political party integrated in the state apparatus and led by the president, as well as reliance on the security services and the prevalence of the security aspect over the political aspect.

All these experiences have proved to be failures, and there is no need to repeat failures. Let us try the democratic transformation formula based on abiding by the constitution and supporting political parties, independent trade unions, local government and civil society. This approach ensures the success of Egypt in achieving stability, changing its image in the world and restoring its soft power to become a democracy and development role model to the region's countries.



Read more: http://www.al-monitor.com/pulse/politics/2014/10/egypt-political-parties-popularity.html#ixzz3Fo8YKF78

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Xavier Marmier, un homme de lettres précurseur du tourisme moderne

Xavier Marmier, un homme de lettres précurseur du tourisme moderne | Égypt-actus | Scoop.it

Romancier, poète, traducteur des littératures du Nord, professeur, rédacteur en chef de la “Revue germanique”, bibliothécaire, académicien, bref ! homme de lettres, Xavier Marmier (22 juin 1808 - 11 octobre 1892) est considéré comme un “passeur culturel” qui a su allier la plume au goût du voyage.

Ce besoin de l’ailleurs le conduit non seulement loin de sa Franche-Comté natale à… Paris, mais également au-delà des frontières : plusieurs expéditions maritimes en Islande et en Scandinavie ; puis d’autres périples plus ou moins lointains aux Pays-Bas, en Finlande, en Russie, en Pologne, au Moyen-Orient, en Algérie, en Amérique du Nord et du Sud.


De son passage en Syrie, en Palestine et en Égypte, bien que ne se reconnaissant “ni savant, ni archéologue”, mais puisant des explications chez les auteurs qui ont déjà, selon lui, "assez disserté sur le sujet", il retient cet enseignement : “Ce qui donne aux voyages en Orient tant de supériorité sur ceux que l’on peut faire dans le Nord, c’est ce magnifique souvenir des anciens temps qui rayonne sur la misérable stérilité des temps modernes”.

On se plaît à souligner, dans sa personnalité de précurseur du tourisme moderne qui veut “voir les lieux où le soleil se lève”, des qualités d’observation, un attrait pour le pittoresque que ne connaissent pas “les voyageurs qui ont besoin de guides et d’intermédiaire”, car ils perdent “une foule d’observations intéressantes et de petites jouissances indéfinissables que nulle satisfaction matérielle ne peut compenser”.


Puisons une illustration de ce sens affiné de l’observation dans la description que l’auteur propose du Caire dans son ouvrage “Du Rhin au Nil”, publié en 1847. On y remarquera, clairement affichée, son admiration pour l’oeuvre “de grandeur et d’embellissement” de Méhémet-Ali (il sera le dernier à en tracer un portrait” français”), mais également des descriptions attestant d’un abîme avec la mégapole surpeuplée et chaotique que nous connaissons aujourd’hui. Lisons plutôt :

“À sept heures du matin, le mouvement du Caire commence ; au coucher du soleil, il cesse tout à coup comme par enchantement. On dirait une mer bruyante aplanie en un instant par un grand calme. Boutiques et ateliers, tout est clos, et tous les habitants sont rentrés dans leur demeure. Nul quartier n’étant éclairé, celui qui, à cette heure de solitude et de silence, se trouverait encore dans les rues, est obligé d’avoir un fanal allumé et serait mis à l’amende s’il ne prenait cette précaution.

“Pendant le jour, cette grande ville peuplée de tant de races différentes, cette ville de trois cent mille âmes se meut, marche, travaille, et se récrée avec la tranquille régularité d’un rouage d’horloge, ou d’une ville hollandaise.

“Dans les nombreuses excursions que j’y ai faites, tantôt d’un côté et tantôt de l’autre, je n’y ai pas vu une seule rixe, et n’ai pas été témoin d’une seule scène de brutalité. Je ne pourrais en dire autant des principales cités de l’Europe. Ce qui frappe surtout l’étranger dans les villes d’Orient, et plus encore dans une ville aussi populeuse que le Caire, c’est l’austère réserve des hommes envers les femmes. Non seulement il n’est pas permis de s’approcher d’elles, de les aborder, mais un musulman qui rencontrerait sur son passage son épouse légitime, sa soeur ou sa fille, n’oserait la saluer. (...)

En établissant un règlement de police et de discipline dans sa capitale, Méhémet-Ali en a facilité l’exécution par les travaux qu’il a ordonnés dans les quartiers les plus habités et les rues les plus étroites. On ne saurait se faire une idée de tout ce qu’il a, depuis une dizaine d’années, déblayé, démoli et reconstruit. Il semble qu’il ne soit content que lorsqu’il entend du salon de son palais le bruit des charrettes qui enlèvent des décombres, des scies qui tranchent les blocs de pierre ou des truelles qui crépissent un mur.”





Plus d’informations :

http://books.google.com.au/books/about/Du_Rhin_au_Nil.html?id=6u9aAAAAQAAJ

Jean-Marie Carré, “Voyageurs et écrivains français en Egypte”, tome deuxième, 1956

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Pierre-André Fontaine's curator insight, October 11, 1:25 AM

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Tawfiq al-Hakim, un magistral écrivain

Tawfiq al-Hakim, un magistral écrivain | Égypt-actus | Scoop.it

Né le 9 octobre 1898, dans la banlieue d'Alexandrie, Tawfiq al-Hakim connaît une jeunesse aisée, avec toutefois des restrictions imposées par un père autoritaire, “juge érudit qui exige de ses enfants un sérieux égal au sien”, et par la mentalité rigide de sa mère, issue de l’aristocratie turque.

Envoyé au Caire pour ses études secondaires et universitaires, il y entame, après l’obtention de son baccalauréat, une formation en droit, tout en suivant des cours de théâtre et de musique.

En 1925, sa licence de droit en poche, il part pour la France, afin d’y préparer une thèse de doctorat à la Sorbonne. Mais il abandonne ses études pour ne plus s’intéresser qu’au théâtre en fréquentant les salles les plus prestigieuses. Bilan du séjour : après trois années passées à Paris, il retourne au pays… bredouille, sans doctorat ! Mais il sait désormais que la littérature sera sa voie, avec l’ambition de transformer le théâtre égyptien en comblant un vide entre les traditions populaires de la comédie burlesque ou mélodramatique, en vogue à l’époque, et les versions traduites des chefs-d'œuvre dramatiques européens.


Le parcours littéraire de ce pionnier de la littérature arabe moderne, disparu le 26 juillet 1987, est ponctué de diverses responsabilités : magistrat à Tanta, Damanhur, Dasuq, Far Sukur, Itay al-Barud et Kom Hamadah ; directeur des enquêtes au ministère de l'Éducation ; directeur du Service d'information du ministère des Affaires sociales ; directeur de la Bibliothèque nationale (poste que lui confie l’éminent écrivain, alors ministre, Taha Husayn) ; membre de l'Académie de la langue arabe ; membre du Conseil supérieur des Arts et des Lettres ; représentant de l’Égypte auprès de l’Unesco…


Son oeuvre “n’a jamais été aussi contemporaine qu’aujourd'hui” écrivait Alban de Ménonville dans “Al-Ahram Hebdo” du 8 mai 2013.

Tawfiq al-Hakim a puisé son inspiration dans des considérations philosophiques universelles, mais également, et sans doute surtout, dans son observation des réalités et transformations sociales de son pays, en particulier lors de la révolution de 1952, permettant à certains critiques d’établir des comparaisons avec la situation actuelle de l’Égypte. “Récemment, poursuivait Alban de Ménonville, plu­sieurs critiques ont relu Al-Hakim à la lumière des troubles qui ont précédé le 25 janvier 2011. Sa pièce de théâtre “Praxis ou Le Problème du pouvoir” écrite en 1954 relate, vers sa fin, la sortie des masses indignées contre les élites et leur cor­ruption “comme une mer rebelle”, tandis que le peuple plonge dans la pauvreté.”


Ses ouvrages ont fait l’objet de traductions et présentations en anglais, au nombre desquelles nous relevons deux publications récentes de l’American University in Cairo Press : “The Essential Tawfiq Al-Hakim”, édité par Denys Johnson-Davies, AUC Press, 2013, et “Return of the Spirit”, traduit par William M. Hutchins, AUC Press, 2013.

En langue française, par contre, c’est pour le moins la disette. Certes, quelques oeuvres ont fait, par le passé, l’objet de traductions, mais une recherche sur internet de ces références se termine généralement par un décourageant “épuisé”. On appréciera donc avec d’autant plus de ferveur littéraire : “L'oiseau d'Orient” (Nel, 2011, 176 pages), “L’âne de sagesse”, (L’Harmattan, 2000, 119 pages), et surtout le “Journal d'un substitut de campagne en Égypte” (éditions du CNRS, collection Terre Humaine, 2009, 306 pages).

“Nommé en 1928 magistrat à Faraskour, l’auteur note dans (ce dernier ouvrage) ses aventures de justicier au pays des fellahs, avec un humour mordant mêlé à un permanent souci d’humanité et de tolérance. Doué d’un esprit aigu d’observation qu’il met au service de ses enquêtes criminelles, il fait revivre le peuple de la vallée du Nil, avec ses peines, ses joies, et son sens admirable de la solidarité. Un impitoyable réquisitoire contre la misère humaine et la corruption, un portrait déchirant de l’Égypte des humbles, un grand témoignage anthropologique par l’un des géants de la littérature arabe. Un remarquable classique de la collection « Terre Humaine », dirigée par Jean Malaurie.

“Un livre essentiel parce qu’il y a là plus d’Égypte et plus de vérité que dans toute la bibliothèque inspirée par le peuple inimitable de la vallée du Nil.” (Jean Lacouture)

“Un document politique qui se situe au-dessus des théories et des idéologies, il est le témoignage d’un homme qui n’a jamais cessé de s’inquiéter du sort de son peuple dont il ne s’est jamais séparé malgré l’écriture et la gloire.” (Tahar ben Jelloun) (Quatrième de couverture)” (présentation de l’éditeur)

“Tewfik El-Hakim se place au point de jonction entre la recherche esthétique et le sens de la réalité populaire. Sa sensibilité alexandrine, sa culture profonde et une créativité perpétuellement en éveil ont fait de lui le chef de file d’un renouveau esthétique profondément enraciné dans le terroir national.” (Sazdel Yassine, “L’Atelier d’Alexandrie”, 1969)


Si l’ancrage dans le terreau de l’authenticité, joint à un regard à la fois universel et contemporain, est bien la marque des grands maîtres en littérature,Tawfiq al-Hakim en fait assurément partie.

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Quelques suggestions de lecture : ouvrages récents sur l’Égypte et l’égyptologie

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Le numéro 210 (septembre-octobre-novembre 2014) du “Monde de la Bible” : “L’Égypte et la Bible. Des Hébreux aux Coptes”


Ce dossier, réalisé en partenariat avec l’Institut Khéops , explore les nombreux liens que la Bible noue avec l’Égypte : l’influence de l’Égypte en Canaan et la présence des Hébreux, puis des juifs sur les rives du Nil ; les mythes fondateurs à travers les figures bibliques emblématiques que sont Joseph et Moïse ; la place de la Bible dans la naissance du christianisme copte ; l’aventure de l’archéologie biblique dans le delta du Nil ; et enfin la fascination toujours présente chez de nombreux artistes.

Dans ce numéro :

- une actualité sur les chrétiens de Terre sainte qui aspirent à la paix ;

- une évocation du prophète rebelle Jérémie en association avec les Rendez-vous de l’histoire à Blois ;

- un dossier, réalisé avec l’Institut Khéops, sur les liens multiples que nourrissent l’Égypte et la Bible, berceaux de nos cultures orientale et occidentale ;

- des découvertes archéologiques importantes notamment au Liban, sans oublier le récit de la grande découverte de la guéniza du Caire qui révéla de vieux manuscrits bibliques ;

- un portrait de Madeleine Scopello, historienne des religions ;

- l’actualité des expositions qui évoquent le Pérugin, le 800e anniversaire de Saint Louis, et le grand pharaon de légende Sésostris III ;

- la Bible des peintres qui passe au scanner Les Noces de Cana de Véronèse ;

- un superbe portfolio révélant dix chefs-d’œuvre des collections royales du château de Versailles, et dévoilant la relation inattendue d’un Louis XIV avec la Bible ;

- Bonnes Feuilles sur les chrétiens d’Afrique du Nord au temps de saint Augustin, et les recensions de nombreux livres… (présentation de l’éditeur)

disponible en kiosques et en librairies, ou commande en ligne : http://www.mondedelabible.com/categorie/toutes-les-revues/

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“Bonaparte et la République française d'Égypte”, par Juan Cole


Le 1er juillet 1798, plus de cinquante mille Français débarquent près d'Alexandrie sous le commandement du général Bonaparte qui a alors vingt-huit ans. C'est le point de départ d'une expédition militaire et scientifique qui conduira la France du Directoire à occuper le pays des pharaons trois ans durant.

La campagne d'Égypte a souvent été présentée comme un épisode glorieux du roman national, mais on sait moins le choc culturel qu'elle a été pour ces hommes, et encore moins la manière dont les Égyptiens l'ont vécue. Juan Cole raconte l'histoire de la “République française d'Égypte” en s'appuyant sur les témoignages des Français, mais aussi sur ceux des Égyptiens et des Ottomans. Il livre par là même un ambitieux récit d'histoire symétrique.

Mais comment concilier les idéaux démocratiques des Lumières, de la Révolution, et un régime d'occupation militaire qui ne recule devant aucune violence pour parvenir à ses fins ? Bonaparte chasse beys et mamelouks, tente d'obtenir le soutien des chefs religieux, crée des institutions sur le modèle du Directoire, tout en écrasant la population sous la répression et les impôts. Confrontée aux révoltes permanentes, à la peste qui ravage les troupes, la France devra finalement, humiliation suprême, faire appel à la marine anglaise pour rapatrier ses soldats et mettre fin à une aventure coloniale qui en annonce d'autres… (présentation de l’éditeur)

La Découverte, 2014, 320 pages

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“Soulèvements et recompositions politiques dans le monde arabe”, ouvrage collectif, sous la direction de Michel Camau et Frédéric Vairel


Les soulèvements populaires en Tunisie et en Égypte, avec la chute de Ben Ali et de Moubarak, ont produit un effet de démonstration des défauts de la cuirasse de régimes apparemment forts. Leurs succès ont favorisé une propension à l’action dans d’autres pays arabes, au sein de sociétés dont les revendications et les régimes ne sont pas forcément identiques. Ils ont ainsi ouvert un cycle de mobilisations qui, pour l’heure, n’est pas clos.

Mais peut-on parler vraiment de révolution ? De ces affrontements ont surgi de nouvelles façons d’envisager les rapports de pouvoir, et c’est sans doute là que réside la principale “révolution” : une transformation en cours dans les relations politiques, qui place l’ensemble des protagonistes des scènes politiques arabes sous le signe de l’incertitude.

Les auteurs s’appuient sur une connaissance de première main des terrains étudiés et prennent en compte la diversité des contextes pour expliquer ces événements et leurs répercussions au-delà de la rue.

Michel Camau est professeur émérite de science politique (Institut d’études politiques d’Aix-en-Provence).

Frédéric Vairel est professeur agrégé à l’École d’études politiques de l’Université d’Ottawa.

Ont participé à cet ouvrage : Marie-Noëlle AbiYaghi, Layla Baamara, Claire Beaugrand, Michaël Béchir Ayari, Joel Beinin, Ali Bensaâd, Laurent Bonnefoy, Assia Boutaleb, Myriam Catusse, Marie Duboc, Baudouin Dupret, Youssef El Chazli, Montserrat Emperador Badimon, Jean-Noël Ferrié, Vincent Geisser, Florian Kohstall, Jean Lachapelle, Romain Lecomte, Vincent Legrand, Fabio Merone, Thomas Pierret, Hervé Rayner, Marc Valeri et Leïla Vignal. (présentation de l’éditeur)

Les Presses de l’Université de Montréal, 2014, 520 pages

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“The Complete Cities of Ancient Egypt Hardcover”, by Steven Snape


Ancient Egyptian cities and towns have until recently been one of the least- studied and least-published aspects of this great ancient civilization. Now new research and excavation are transforming our knowledge. The Complete Cities of Ancient Egypt is the first book to bring these latest discoveries to a wide general and scholarly audience, and to provide a comprehensive overview of what we know about ancient settlement during the dynastic period. Divided in two halves, the book opens with an account of the development of urban settlement in Egypt, describing the pattern of urban life, from food production, government, crime and health to schooling, leisure, ancient tourism, and the interaction of the living community with the dead. The second half of the book takes the reader on a trip down the Nile from Aswan to the Delta, giving a comprehensive account of all cities and towns with details for each of their discovery, excavation and important finds, supported by maps and plans as well as recent photographs. This book is sure to appeal to all those concerned with urban design and history, as well as tourists, students and Egyptophiles.   

Thames and Hudson Ltd, Aug 2014, 240 pages

Autre édition : The American University in Cairo Press

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“Histories of Egyptology: Interdisciplinary Measures (Routledge Studies in Egyptology), by William Carruthers


“Histories of Egyptology” are increasingly of interest : to Egyptologists, archaeologists, historians, and others. Yet, particularly as Egypt undergoes a contested process of political redefinition, how do we write these histories, and what (or who) are they for? This volume addresses a variety of important themes, the historical involvement of Egyptology with the political sphere, the manner in which the discipline stakes out its professional territory, the ways in which practitioners represent Egyptological knowledge, and the relationship of this knowledge to the public sphere. “Histories of Egyptology” provides the basis to understand how Egyptologists constructed their discipline. Yet the volume also demonstrates how they construct ancient Egypt, and how that construction interacts with much wider concerns: of society, and of the making of the modern world. (présentation de l’éditeur)

Routledge, 2014, 298 pages

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“Revolution Is My Name: An Egyptian Woman's Diary from Eighteen Days in Tahrir” , by Mona Prince, Samia Mehrez


A writer, a university professor, a woman: this is the insightful and humorous description of one hesitant revolutionary's experiences through the eighteen days of the Egyptian uprising that led to the fall of President Hosni Mubarak in January/February 2011.

Juggling humor and horror, hope and fear, certitude and anxiety, Prince immerses us in each day's unexpected and inconclusive details, as she meets other writers and intellectuals involved in the demonstrations. Mixing the political and the personal, the public and the private, she exposes both her family's conservative politics and her own classist prejudices against other sectors of Egyptian society, all of whom teach her lasting transformative lessons.

There are moving descriptions of the brutal violence of the security forces against demonstrators, the daily battles of resistance, and the author's own abduction and beating at the hands of the police, but she also paints scenes of exceptional solidarity, perseverance, and humanity, while weaving in conversations with fellow demonstrators, new-found friends, and street children, as well as police conscripts and officers. She describes her fears for her sister, who disappears on the day of the infamous Battle of the Camel, their decision to join the sit-in, cooking for the protesters, singing and dancing in the cold to sustain energy during the long nights, and sleeping by the army tanks to stop them from moving in.

“Revolution Is My Name” is a testimony not only of women's participation in the Egyptian uprising and their courage in confronting constrictive gender divides at home and on the street but equally of the important contribution of women writers as chroniclers of the momentous events of January and February 2011.

The American University in Cairo Press, 2014, 208 pages

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10 Great Places to Walk in Cairo

10 Great Places to Walk in Cairo | Égypt-actus | Scoop.it
To counter the common perception that Cairo is one of the most un-walkable cities on Earth, we give you a list of the best places to take a walk (and sightsee!) in the crowded capital…
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