Vivre sans l’État dans les bidonvilles du Caire | Égypt-actus | Scoop.it


Lorsque les services essentiels font défaut, les habitants des bidonvilles doivent souvent prendre eux-mêmes des initiatives. Ils creusent le sol, construisent des fosses septiques et des canalisations, installent des citernes et collectent des fonds auprès des membres de la communauté pour payer des ingénieurs privés pour construire des conduits d’égouts et les connecter au réseau de la ville. 

« Ces communautés sont particulièrement autonomes lorsqu’il s’agit de trouver des manières de s’en sortir », a dit Thomas Culhane, cofondateur de Solar CITIES, une organisation non gouvernementale (ONG) qui investit dans les énergies renouvelables, notamment solaires, dans les communautés défavorisées.  

Rares sont ceux qui restent sans rien faire en attendant que le gouvernement tienne ses promesses. 

« Les habitants des bidonvilles se méfient beaucoup des intentions du gouvernement. On leur a tant promis et rien n’a été accompli », a dit Khalil Shaat, conseiller technique de l’Agence allemande pour la coopération internationale (GIZ).  

Selon les chiffres officiels du gouvernement, Le Caire compte 112 établissements informels. Vingt-quatre d’entre eux sont classés dans la « catégorie I », c’est-à-dire dangereux pour la vie de leurs habitants ; 28 sont de « catégorie II », ce qui signifie que les logements sont inadéquats ; 11 sont de « catégorie III », c’est-à-dire insalubres ; et 49 sont « planifiés ».