Égypt-actus
Follow
Find tag "BD"
391.9K views | +13 today
Égypt-actus
Égypt-actus
revue de presse sur l'actualité culturelle, archéologique, politique et sociale de l'Égypte
Curated by Egypt-actus
Your new post is loading...
Your new post is loading...
Scooped by Egypt-actus
Scoop.it!

Le magazine Tok Tok est plus préoccupé par la situation sociale du pays que par les politiciens du jour

Le magazine Tok Tok est plus préoccupé par la situation sociale du pays que par les politiciens du jour | Égypt-actus | Scoop.it
Jonathan GuyerFebruary 17, 2014

In times of political crisis, out comes the red pen. Egyptian journalists have long labored under various forms of censorship, but by most accounts, conditions have become worse after the overthrow of the Hosni Mubarak regime. In the tumultuous three years since the Tahrir Square uprising, a number of young Egyptian cartoonists have persevered to defend a crack of space for free expression and dissent. Among their favorite slings: Tok Tok, an alt-comic magazine.

Tok Tok is more preoccupied with the country’s social issues than with the politicians of the day. Its narratives range from wordless strips on corrupt government officials and businessmen, to the misadventures of an antihero combating sexual harassment. The quarterly’s illustrations depict an Egypt largely absent in the mainstream press—downtown street corners, packed minibuses, cramped apartments, and daily addictions such as coffee or hashish. The artists challenge readers to attune themselves to the city life around them. Variously drawing on the aesthetics of Mad Magazine and Walt Disney, noir film and street art, Tok Tok captures Cairo’s grit, and is always penned in colloquial dialects. Mohammed Andeel, one of the magazine’s five co-founders, who goes only by his last name in the tradition of Egyptian cartoonists, calls Tok Tok  “an answer to censorship.”

more...
No comment yet.
Scooped by Egypt-actus
Scoop.it!

“La tête haute dans les rues du Caire”

“La tête haute dans les rues du Caire” | Égypt-actus | Scoop.it
Ingénieur en électronique, Pino Creanza a pour passion le dessin, qu’il met entre autres au service des souvenirs et impressions qu’il rapporte de ses voyages.
De 2008 à 2011, il fit plusieurs séjours au Caire, au terme desquels il rassembla sa lecture de l’actualité sous forme de “cartes postales”. En clair : des illustrations dessinées, accompagnées de brefs commentaires complétant ce que le trait ne peut qu’esquisser ou suggérer.

Nous nous retrouvons ainsi, en 2009, dans la mégalopole cairote avec ses encombrements, son urbanisme chaotique, ses vagues de touristes, son surpeuplement, ses contrastes sociaux. 

Quelques haltes bien choisies permettent à l’auteur de s’attarder sur ce qui donne à la capitale égyptienne sa personnalité : ses monuments éminemment représentatifs de l’art islamique, le Nilomètre de l’île de Rodah, al-Azhar, le quartier des “zabbalines” (éboueurs, profession représentative de la communauté copte) et, bien entendu, l’incontournable, l’emblématique place Tahrîr qui fut au coeur de la Révolution du 25 janvier 2011, ainsi que des soubresauts ultérieurs de ce soulèvement populaire.

Par touches successives, Pino Creanza donne à son récit en images une tournure journalistique. Il s’intéresse ainsi à la naissance du syndicalisme en Égypte, dans les milieux du textile, à la situation de la communauté copte, à la position de l’université d’Al-Azhar au regard de la politique égyptienne, au rôle des femmes dans la société, aux signes annonciateurs de la Révolution de janvier 2011…

L’ouvrage ne décrit pas cette Révolution. Mais son récit en est comme imprégné. 
Certes, on ne peut attendre d’une BD qu’elle évolue dans les contours d’un exposé sociologique ou d’une analyse politique. Elle ne peut qu’illustrer, par raccourcis et condensés, des tranches de vie ou fragments d’histoire. De surcroît, la société égyptienne que l’auteur nous donne à voir est exclusivement celle du Caire. 

Néanmoins, en observateur sans préjugés, Creanza a consigné avec soin ce qui change dans la ville, tout comme ce qui semble immuable. Son témoignage est intéressant pour permettre au lecteur de comprendre les événements qui se sont déroulés ces dernières années en Égypte, mais aussi ce qui est en train de s'y produire aujourd'hui.
“L’avenir de l’Égypte, écrit l’auteur en commentaire de l’un de ses dessins, reste difficile et incertain, mais pour les protagonistes de cette Révolution, rien ne sera plus comme avant. Maintenant, les hommes, les femmes et les gosses de la place Tahrîr peuvent vraiment marcher la tête haute dans les rues du Caire.”

“Cairo Blues”, par Pino Creanza, Rackham, 2014, 96 pages 
more...
No comment yet.