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Québec s'attaque au drame de l'analphabétisme | Annie Mathieu | Éducation

Québec s'attaque au drame de l'analphabétisme | Annie Mathieu | Éducation | Éducation | Scoop.it
La ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport (MELS), Marie Malavoy, s'attaquera au «drame de l'analphabétisme» au Québec dans sa politique nationale d'éducation...
Marie-Christine Miller's insight:

Je suis abasourdie par le nombre de Québécois analphabètes! Ce ne sont apparemment pas seulement des personnes sous-scolarisées ou des immigrants allophones qui sont aux prises avec des difficultés de lecture et d’écriture! Selon cet article, une bonne proportion des individus concernés a déjà maîtrisé les « compétences de littératie et de numératie » de base. On parle alors d’analphabétisme fonctionnel, c’est-à-dire d’une incapacité à comprendre un texte simple malgré l’aptitude à déchiffrer des mots. Je me questionne à savoir si c’est vraiment au gouvernement à prendre de nouvelles mesures pour contrer ce phénomène de la perte des compétences de lecture/ écriture ou s’il incombe aux individus d’entretenir leurs connaissances précédemment acquises. Il me semble que le système scolaire nous donne les outils pour fonctionner et que c’est ensuite à chacun de les utiliser…

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profODS2013A's comment, December 4, 2013 11:25 AM
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Rescooped by Marie-Christine Miller from santé et services sociaux
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Prévenir le décrochage... grâce aux ordinateurs portables

Prévenir le décrochage... grâce aux ordinateurs portables | Éducation | Scoop.it

Via catherine pelletier-légaré
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catherine pelletier-légaré's curator insight, September 15, 2013 7:11 PM

(Québec) Est-ce que chaque élève dans la province devrait avoir un ordinateur portable en classe? Oui, répondent les experts qui ont constaté que son utilisation favorisait la motivation à l'école. Mais l'encadrement pédagogique doit être à la hauteur de la plus récente technologie, préviennent-ils.

 

L'exemple de la commission scolaire Eastern Townships revient souvent lorsqu'il est question de doter tous les élèves du primaire et du secondaire de ce puissant outil. Alors qu'elle avait un des pires taux de décrochage scolaire dans la province, celui-ci a chuté de façon draconienne après l'arrivée des ordinateurs, passant de 42 % à 18,8 % entre 2006 et aujourd'hui.  

 

La directrice générale, Chantal Beaulieu, explique avoir mis la gomme pour lutter contre la désertion des enfants des bancs de ses 25 écoles. Les portables ne sont donc peut-être pas les seuls responsables du succès de la commission scolaire, mais ils ont joué un rôle important selon elle. 

 

Ainsi, depuis que les enfants pianotent sur leur propre clavier, le taux d'absentéisme en classe a chuté, ce qui, en toute logique, amène moins de jeunes à décrocher, explique Mme Beaulieu. S'ils demeurent cloués à leur siège, c'est simplement parce que «c'est plus intéressant qu'avant», poursuit la directrice générale. 

 

Selon elle, la société québécoise doit se poser la question suivante : est-ce que notre système éducatif donne le goût d'apprendre? Chantal Beaulieu répond par la négative, ajoutant que ce dernier n'a pas beaucoup changé au cours du dernier siècle, au contraire des nouvelles générations. «C'est leur monde la technologie! Et de ne pas en avoir pour l'enseignement, c'est aussi inconcevable que de ne pas avoir de crayon il y a 100 ans», illustre-t-elle.  

 

Toutefois, la directrice générale prévient qu'il faut aussi investir énormément dans la formation aux professeurs pour que le jeu en vaille la chandelle. «Si tu utilises l'ordinateur juste comme projecteur, pour faire du traitement de texte ou des recherches, ça ne change pas grand-chose», met-elle en garde. 

 

Un avis partagé par la directrice du Centre de recherche et d'intervention sur la réussite scolaire, Thérèse Laferrière. «Ça demande une gestion de classe plus complexe et une pédagogie beaucoup plus diversifiée que ce qu'on connaît dans la majorité des écoles», souligne la professeure de la Faculté des sciences de l'éducation de l'Université Laval.

 

«Sinon, c'est payé cher pour ce que ça donne», laisse tomber celle qui estime qu'une «infrastructure sociale» doit accompagner «l'infrastructure technologique». Elle explique que l'outil doit servir, entre autres, à faire des choses plus difficiles sur papier, comme créer des modèles mathématiques ou travailler à plusieurs sur un même texte. 

 

Mme Laferrière et ses collègues universitaires ont étudié la motivation des élèves qui ont suivi le programme PROTIC au Collège des Compagnons, qui a innové il y a maintenant 17 ans en fournissant aux enfants un environnement technologique jamais vu au Québec et quasi inconnu en Amérique du Nord. 

 

«Les élèves qui vont à PROTIC, ce ne sont pas des élèves qui décrochent. Ils gardent une expérience beaucoup plus positive de leur passage au secondaire», révèle l'experte, qui arrive sensiblement à la même conclusion que la commission scolaire Eastern Township. «En plus, les enfants ont développé des habiletés de communication, de collaboration et d'organisation nécessaires dans le monde d'aujourd'hui», souligne-t-elle.

 

Le Québec, un modèle?

Le titulaire de la chaire de recherche du Canada sur les technologies de l'information et de la communication en éducation de l'Université de Montréal, Thierry Karsenti s'est penché sur le succès estrien. Il juge qu'il est primordial d'inculquer aux enfants l'idée que l'ordinateur portable en classe est un outil et non un jeu. «Il faut les responsabiliser», fait-il valoir, soulignant que beaucoup d'écoles font l'erreur de permettre aux enfants d'aller se divertir à l'écran. 

 

M. Karsenti explique par ailleurs que c'est en matière d'écriture que les élèves font le plus de progrès, grâce notamment aux logiciels qui indiquent en temps réel à l'auteur ses erreurs et la raison de celles-ci. Et puisque la maîtrise de cette habileté est à la base de tous les apprentissages, les résultats positifs se répercutent dans toutes les matières, dit-il. 

 

L'expert est par ailleurs convaincu que le Québec pourrait se démarquer de «manière importante» en fournissant à tous les élèves un ordinateur en classe. Thérèse Laferrière, de l'Université Laval, abonde dans le même sens, mais met en garde contre une implantation trop rapide et uniforme. Le tout doit se faire de manière progressive, dit-elle, puisque enfants comme adultes doivent se familiariser à l'outil à leur rythme.

 

Deux écoles branchées, deux approches distinctes

Parmi les manuels et les cahiers d'exercices, les élèves de première secondaire de deux écoles privées de la région glissent cette année dans leur sac à dos un ordinateur portable.

 

Le Collège François-de-Laval, dans le Vieux-Québec, a investi quelque 400 000 $ depuis deux ans pour permettre aux jeunes d'être branchés en classe avec l'aide de leur propre appareil. Contrairement à plusieurs autres initiatives similaires ailleurs au Québec, la direction du Collège n'a pas demandé aux parents d'acheter le même modèle, ce qui peut être dispendieux selon la marque.

 

«On ne voulait pas être associé à une compagnie. Et on voulait aussi que les jeunes partent avec un environnement qu'ils connaissaient déjà», fait valoir la professeure responsable du développement «technopédagogique» de l'école, Paule Delamarre. Résultat : lors de la visite du Soleil dans une classe d'anglais, des ordinateurs de toutes les couleurs et de tailles différentes étaient installés sur les bureaux des élèves.

 

Ces derniers et leurs enseignants travaillent donc avec «l'environnement nuagique» (cloud), explique le directeur général, Marc Dallaire. Ainsi, plutôt que d'aménager un bunker consacré aux serveurs informatiques, ce sont ceux accessibles sur Internet qui sont employés. L'avantage, dit Mme Delamarre, c'est que les enseignants pigent leurs outils pédagogiques «dans le grand buffet sans fin» de la communauté éducative Web.

 

Un choix unique

L'école secondaire Marcelle-Mallet, sur la Rive-Sud, a fait un choix différent. Tous les élèves sont dotés d'un MacBook de l'année, qui a coûté aux parents environ 1200 $. Pour le directeur des services pédagogiques, Robin Bernier, cette uniformité «est pratique» pour les enseignants et les adolescents. Depuis 2009, l'établissement privé a également investi environ 250 000 $ dans la machinerie pour avoir des serveurs sur place. «Le cloud n'était pas aussi développé il y a quelques années», explique-t-il.

 

M. Bernier vante les vertus de la technologie sur la motivation des élèves, qui ne sont par ailleurs pas autorisés à fréquenter les s en campagne, c'est très commun en campagne, c'est très commun ites de réseaux sociaux. «Ils sont toujours en action», souligne-t-il. Mme Delamarre, du Collège François-de-Laval, où une politique semblable est appliquée, fait le même constat et se dit fière de voir que les jeunes sont disciplinés.

 

Aussi enseignante de mathématiques, elle ajoute que certaines vidéos trouvées sur Internet permettent d'illustrer rapidement des concepts qui prennent un temps fou à détailler sur un tableau noir. Et si la matière est mal comprise, le jeune peut rejouer autant qu'il veut l'explication à partir de son ordinateur.

 

Pour l'instant, les deux écoles disent ne pas abandonner complètement les manuels et les cahiers d'exercices, qui ont toujours une place dans le sac à dos des jeunes. Mais à moyen terme, Marc Dallaire croit que le calcul sera facile à faire. Sur cinq ans, illustre-t-il, le coût des livres achetés par les parents ou les commissions scolaires peut facilement être équivalent ou surpasser celui d'ordinateurs qui, eux, ne doivent pas être renouvelés chaque année.

 

[Article d'Annie Mathieu, publié dans le journal Le Soleil, dimanche le 15 septembre 2013, QUébec, 117è année, no 255

catherine pelletier-légaré's comment, September 15, 2013 8:04 PM
Est-ce une bonne idée pour ces élèves du primaire et du secondaire d'apprendre au quotidien avec des ordinateurs portables personnels? Les écoles qui ont déjà mis de l'avant ce projet ont prouvé, en effet, que le taux d'absentéisme et de décrochage a diminué depuis, ce qui est déjà un beau progrès. Mais à mon avis, nous nous retrouverons avec des problématiques toutes aussi importantes d'ici quelques années. Bien entendu, je crois que la technologie rend l'apprentissage beaucoup plus intéressant pour cette «génération de la technologie», mais j'ai bien peur que nos jeunes développent certains problèmes d'apprentissage, alors que le projet vise un objectif tout à fait opposé. À l'aide de logiciels, les élèves créeront des modèles mathématiques, feront de la rédaction de texte, travailleront à plusieurs sur un même texte, etc. Mais toutes ces compétences qui demandaient au jeune de réfléchir, de résoudre des problèmes, de repérer ses erreurs de français, etc., ne seront plus résolues par le jeune, mais par l'ordinateur. Il est donc logique de croire que les capacités intellectuelles de ces jeunes ne feront que se déteriorer, puisqu'ils ne seront plus réellement confrontés à ces petites embûches, qui font que nos habiletés cognitives se perfectionnent et se maintiennent. C'est aussi sur le plan social que ces mêmes jeunes épprouveront des difficultés: le travail d'équipe sur des travaux communs mènent à développer des habiletés de communication, de collaboration et d'organisation, mais en travaillant seul devant leur écran (avec google drive par exemple), on ne privillégie pas une réelle communication ''humaine'', mais une communication '' virtuelle''. Par conséquent, je crois que ces derniers auront besoin de support pédagogique spécialisé supplémentaire (en l'occurence, nous!!! )pour surmonter ces difficultés scolaires et sociales et que ce n'est pas du tout de les aider, de les plonger encore davantage dans cet univers technologique, qui déjà en cemoment, nous rend dépendants sur le plan cognitif et nous coupe de réels contacts humains!
profODS2013A's comment, September 18, 2013 8:11 PM
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Apprentissage du français: remplacer le crayon rouge par... un logiciel | Annie Mathieu | Éducation

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«La bête noire des élèves, c'est l'écriture, et celle des professeurs, c'est de les corriger.» Pour contourner ce double obstacle, Nicole Frédérick a décidé...
Marie-Christine Miller's insight:
À mettre en lien avec l'article de la même auteure 'Prévenir le décrochage scolaire grâce aux ordinateurs portable', http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/education/201309/14/01-4689497-prevenir-le-decrochage-grace-aux-ordinateurs-portables-.php Je veux tout d’abord souligner l’initiative louable de Mme Frédérick d’amener ses élèves à corriger leur propre texte à l’aide du logiciel Antidote une fois par trois semaines. Il semble que cette méthode pédagogique motive les jeunes, les rende plus conscients de leurs ‘erreurs’ et de la manière les rectifier, favorise leur autonomie, leur sens autocritique et améliore leur rétention d’information (puisqu’ils l’ont cherchée eux-mêmes). Je félicite par-dessus tout cette enseignante du fait qu’elle encourage ses étudiants à utiliser des sources d’information variées entre les périodes réservées à l’utilisation dudit logiciel. Mais je m’inquiète. Je m’inquiète parce que l’informatique prend de plus en plus de place dans les salles de classe jusqu’à en devenir parfois le principal outil d’apprentissage. Je crains que, dans ce contexte, certains n’empruntent un raccourci intellectuel et rhétorique entre l’expérience réussie de Mme Frédérick et l’idée voulant que l’ordinateur soit LA solution aux problématiques de concentration et de motivation rencontrés dans les écoles.
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profODS2013A's comment, November 11, 2013 8:37 AM
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Des organismes dénoncent les coupes dans les services aux élèves en difficulté | Radio-Canada.ca

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Guillaume Pelletier's curator insight, September 7, 2013 12:22 AM

Vidéo en lien avec l'article compression  des services : les élèves en dificultés écopent.