Revue de presse : écriture de scénarios
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The Four Undramatic Plot Structures - The New Yorker

The Four Undramatic Plot Structures - The New Yorker | Revue de presse : écriture de scénarios | Scoop.it
The artist Tom Gauld on the four undramatic plot structures of a book.
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[VIDÉO] Les motifs favoris du cinéma d'Hitchcock résumés en cinq minutes

[VIDÉO] Les motifs favoris du cinéma d'Hitchcock résumés en cinq minutes | Revue de presse : écriture de scénarios | Scoop.it
Alfred Hitchcock fait sans doute partie des cinéastes qui se prêtent le mieux à l'exercice du supercut, et un récent montage, signé du réalisateur Steven Benedict, en fournit une nouvelle fois la preuve. En cinq minutes, ce dernier a compilé toute une série de motifs qui reviennent...
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Ennuyeux les conifères? Pas dans les films d'horreur

Ennuyeux les conifères? Pas dans les films d'horreur | Revue de presse : écriture de scénarios | Scoop.it
Depuis quelques années, les (sa)pins sont devenus un accessoire incontournable pour effrayer les spectateurs.
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Jean-Paul Salomé : « En France, nous sommes un peu protégés, mais dès qu’on passe les frontières, c’est très dur » - SACD

Jean-Paul Salomé : « En France, nous sommes un peu protégés, mais dès qu’on passe les frontières, c’est très dur » - SACD | Revue de presse : écriture de scénarios | Scoop.it
Fondée en 1777 par Beaumarchais, la SACD a pour mission de protéger les droits des auteurs. Présentation, informations pratiques, actualités.
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Le CNC sous pression

Le CNC sous pression | Revue de presse : écriture de scénarios | Scoop.it
Bonne nouvelle pour le Centre national du cinéma et de l'image animée ( CNC ), établissement public en charge du financement du cinéma et de...
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Les chaînes thématiques à la recherche d’un second souffle

Les chaînes thématiques à la recherche d’un second souffle | Revue de presse : écriture de scénarios | Scoop.it

L’Association qui défend le secteur estime que l’attractivité des chaînes reste forte mais elle demande un statut plus souple pour concurrencer Netflix.

L’actualité récente n’a pas été très tendre avec les chaînes thématiques payantes visibles sur le câble, le satellite ou l’ADSL. Lorsqu’il plaidait pour le passage de LCI sur la TNT gratuite , le patron de TF1 Nonce Paolini n’a pas hésité à dire que sa chaîne d’info n’était pas viable sur le payant. Son homologue Nicolas de Tavernost chez M6 avait de même annoncé fin juillet qu’il envisageait tout simplement la fermeture de Paris Première, pourtant un des canaux les plus appréciés du paysage, s’il ne trouvait pas d’équation économique satisfaisante. Aujourd’hui, selon « Le Figaro », il lui manquerait 5 millions d’euros sur les 20 millions qu’il juge nécessaires pour que sa chaîne puisse fonctionner après le renouvellement en fin d’année des contrats avec ses diffuseurs.

C’est dans ce contexte difficile que l’Association des chaînes conventionnées éditrices de services (Acces) a tenté jeudi de reprendre la main. Sur fond de baisse des recettes publicitaires et d’arrivée de nouvelles formes de concurrence comme Netflix, le lobby du secteur a en effet envoyé un double message : l’attractivité de ces chaînes reste forte, mais il faut faire évoluer leur cadre réglementaire.

Audience stable

Sur le premier point, l’Acces concède que les revenus publicitaires des chaînes thématiques ont chuté de 30 % sur douze mois, mais elle rappelle que ces recettes ne pèsent que 20 % à 30 % du total. Surtout, elle note que l’audience de ces chaînes est stable à 11 % (27 % parmi leurs abonnés). Au vu de son baromètre de l’attractivité des chaînes thématiques, elle estime enfin que les résultats restent bons, même si elle a gardé pour ses membres les résultats les moins à leur avantage.

Le changement de statut des chaînes n’en reste pas moins nécessaire. « Le cadre général est calqué sur celui des chaînes hertziennes qui utilisent l’espace public », déplore Guillaume Gronier, délégué général de l’Acces. Les chaînes thématiques voudraient se trouver une place à côté des chaînes hertziennes et des services de média audiovisuel à la demande (Smad) comme Netflix .

Plus de souplesse

Pour que le terrain de jeu soit plus équitable, l’Acces souhaiterait ainsi que les obligations de production d’oeuvres françaises ne commencent, comme pour les Smad, qu’à partir de 10 millions de chiffre d’affaires par chaîne et non pas au premier euro, comme c’est le cas actuellement.

Le secteur voudrait aussi bénéficier de plus de souplesse pour offrir non seulement de la télé non linéarisée en rattrapage mais également des services et même une « bibliothèque » de programmes disponibles à tout moment. « C’est difficile aujourd’hui », explique Guillaume Gronier.

Enfin, l’Acces voudrait que soient réformés les quotas de diffusion d’oeuvres françaises. Les nouvelles chaînes de la TNT filiales des chaînes hertziennes historiques trustant les programmes de ces dernières, les chaînes thématiques peinent à y accéder.

Pour faire valoir son cas, l’Acces met en avant son poids économique  : un budget de programmes de 700 millions d’euros, un milliard de revenus et 3.900 salariés permanents.

 


Via Virginie Colnel
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Les Inrocks - Thomas Bidegain, sparring-partner de Jacques Audiard, et co-scénariste de "Saint Laurent"

Les Inrocks - Thomas Bidegain, sparring-partner de Jacques Audiard, et co-scénariste de "Saint Laurent" | Revue de presse : écriture de scénarios | Scoop.it
Ce fou de cinéma hollywoodien s'est illustré par son travail de scénariste sur les films de Jacques Audiard, avec qui il a noué une relation particulière. Il est le co-scénariste de "Saint Laurent" de Bertrand Bonello, et s'apprête à tourner son premier film.
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Nos héros de séries préférés nous rendent-ils meilleurs?

Nos héros de séries préférés nous rendent-ils meilleurs? | Revue de presse : écriture de scénarios | Scoop.it
C'est indéniable, dès que l'on plonge le nez dans plusieurs tomes d'un bouquin ou dans une série que l'on va suivre sur cinq saisons, on s'identifie à certains de ses personnages. Et qui ne s'est jamais dit: «Qu'aurait fait [insérez ici votre personnage de série préféré] à ma...
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Ces nouvelles comédies qui dopent le cinéma français - L'Express

Ces nouvelles comédies qui dopent le cinéma français - L'Express | Revue de presse : écriture de scénarios | Scoop.it
L'Express
Ces nouvelles comédies qui dopent le cinéma français
L'Express
"On a tous envie de retravailler ensemble, mais il faut se mettre d'accord sur le scénario.
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Netflix :  menace sur le financement des séries et films made in France

Netflix :  menace sur le financement des séries et films made in France | Revue de presse : écriture de scénarios | Scoop.it
Programmée pour le 15 septembre, l'arrivée de Netflix en France sera lourde de conséquences sur le paysage très réglementé de l'audiovisuel...
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Les Inrocks - Les dix séries immanquables de la saison 2013-2014

Les Inrocks - Les dix séries immanquables de la saison 2013-2014 | Revue de presse : écriture de scénarios | Scoop.it
Alors que les programmes de l'été débutent et que de nouvelles surprises sont à venir, retour (non exhaustif) sur les séries de la saison 2013-2014 qui nous auront le plus marquées et qu'il ne faut surtout pas manquer.
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Comment est née Alexia, le premier personnage transgenre digne de ce nom en France

Comment est née Alexia, le premier personnage transgenre digne de ce nom en France | Revue de presse : écriture de scénarios | Scoop.it
Dans «Paris», une série Arte, Sarah-Jane Sauvegrain incarne le premier personnage transgenre non caricatural dans une série française
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“Accused” vs “Accusé” : que vaut la version française de la série britannique ?

“Accused” vs “Accusé” : que vaut la version française de la série britannique ? | Revue de presse : écriture de scénarios | Scoop.it

L’adaptation française de l’excellente série judiciaire britannique “Accused” a-t-elle su préserver sa justesse psychologique et sociale ? Verdict mitigé. 

Nous sommes tous des criminels en puissance. Sur ce point, Accusé ne laisse guère la place au doute : il suffit d'un rien, d'une mauvaise rencontre ou d'un mauvais réflexe pour qu'une vie nimbée des apparences rassurantes de la normalité bascule.

 

Comment Hélène (Clémentine Célarié), élégante agent immobilier et mère de famille attentionnée, a-t-elle pu se retrouver impliquée dans une affaire de meurtre ? Quel coup du sort a conduit Martin (Pascal Légitimus), épicier respectable, devant une cour d'assises ? En cinquante-deux minutes, chacun des six épisodes de la série dénoue le fil de leur histoire, à partir du jour de leur procès...

 

Bande-annonce d'Accusé.

 

Cette mécanique entre polar et drame psychologique, Accusé ne l'a pas inventée : elle l'emprunte à Accused, remarquable série britannique diffusée dès 2010 sur BBC One – qui n'est, hélas, pas disponible en France en version sous-titrée. Même construction en flash-back, même principe de l'anthologie (avec une distribution qui change à chaque épisode). Sur la forme, Accusé est la copie conforme d'Accused.

Sur la forme seulement. Car Ivan Sadik, directeur de la fiction de Troisième OEil, qui produit la série, s'est bien gardé de reprendre les scénarios « brillants mais très durs » de Jimmy McGovern, auteur reconnu outre-Manche (notamment pour avoir signé Cracker et The Street) et porteur d'une vision plus noire que noire de la condition humaine.

Esthétique “carcérale”

Avec cette adaptation, qui sera bientôt suivie de la version française de Broadchurch(autre remarquable polar britannique que la chaîne a choisi de téléporter dans notre beau terroir), France 2 ne pouvait qu'éveiller la tentation de la comparaison. Nous n'y avons pas résisté, avec quelques édifiantes surprises à la clé.

 

Si Accusé est sombre, cela se voit surtout à l'image. Cadrages oppressants, photo tout en nuances de gris, décor minéral... L'heure n'est pas à la bonne humeur béate de Camping Paradis, certes. Mais cette esthétique « carcérale » très appuyée finit par lasser lorsqu'elle se retrouve en décalage avec un propos pas si désespéré que ça.

Sophie (Isabelle Gélinas) est poursuivie pour avoir déclenché une fausse alerte à la bombe dans un aéroport. Et Claire (Hélène de Fougerolles) a falsifié les notes d'un de ses élèves de 17 ans, soupçonné d'être son amant. C'est vilain, mais loin de l'enfer qui s'ouvre sous les pieds des justiciables britanniques. Difficile d'oublier le regard perdu de Kenny, jugé pour avoir massacré à coups de poing un joggeur qu'il pensait être l'agresseur de sa fillette. A tort.

 

Frôler les portes de la folie

 

Mais au-delà de la « gravité des faits reprochés », la différence entre le modèle et son adaptation (dirigée par le scénariste Laurent Vivier) tient surtout au traitement des personnages. En France, ils ne sont qu'une des clés de l'intrigue – semée de rebondissements et de révélations plus ou moins crédibles. Au Royaume-Uni, l'énigme, c'est l'accusé lui-même : sa personnalité, ses fêlures, ses lâchetés mais aussi sa grandeur insoupçonnée.

 

Jimmy McGovern explore avec une acuité parfois cruelle la psychologie de ces êtres prétendument ordinaires, qui, à l'évidence, le fascine. Jusqu'à frôler les portes de la folie dans l'épisode consacré à Liam, chauffeur de taxi dévoré par une passion malsaine pour une de ses clientes. Violence crue, ambiguïté inconfortable : Accusedose le malaise... Et ne dérange pas que le téléspectateur anonyme.

Extrait d'Accused, Liam's story. Liam, modeste chauffeur de taxi est obsédée par une de ses clientes. Mensonges,vols,espionnages... Liam dérape, jusqu'à commettre l'irréparable.

 

En 2010, l'histoire de Frankie a provoqué la colère de l'armée britannique. L'épisode, qui se déroule en Afghanistan, montre avec une brutalité difficilement soutenable le calvaire d'un jeune soldat persécuté par un gradé sadique.

 

Extrait d'Accused : en pleine intervention militaire en Afghanistan, Frankie, jeune soldat, assiste impuissant à la persécution de son pote d'enfance par un gradé. Un épisode d'une grande dureté, qui n'est pas sans évoquer Full Metal Jacket.

 

Avec le format mais sans l'esprit originel, Accusé trouve une efficacité certaine, mais déçoit en partant du principe que les histoires imaginées par McGovern « ne sont pas adaptées à un public français » (qui appréciera). Fallait-il se plier pour autant avec tant d'application aux encombrantes injonctions du prime time – du drame, oui mais pas trop ; du suspense à gogo et un environnement plutôt douillet ?

L'occasion était belle de s'emparer d'une réalité sociale plus contrastée qu'à l'habitude. La série se rassure avec des profils plutôt CSP + (un propriétaire d'hôtel, un banquier...), chouchous de la fiction française, très loin du touchant Willy, le plombier fauché d'Accused qu'on jurerait sorti d'un film de Ken Loach.

 

Extrait d'Accused. A la veille du mariage de sa fille, qu'il tient absolument à financer (on pense au héros de Raining Stones de Ken Loach), Willy, plombier sans histoire, se retrouve au bord de la faillite... jusqu'au jour où il trouve un mystérieux sac rempli de billets. Coup de chance ou début d'un horrible cauchemar ?

 

Jimmy McGovern, né à Liverpool dans une famille pauvre de neuf enfants, n'a pas oublié d'où il vient. Et sa série s'enrichit de quelque chose de précieux, qui ne se transpose pas facilement : le vécu.

 


Via Virginie Colnel
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Comment est née Alexia, le premier personnage transgenre digne de ce nom en France | Slate.fr

Comment est née Alexia, le premier personnage transgenre digne de ce nom en France | Slate.fr | Revue de presse : écriture de scénarios | Scoop.it
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Les Inrocks - Bilan cinéma : 2014, l'année des métamorphoses

Les Inrocks - Bilan cinéma : 2014, l'année des métamorphoses | Revue de presse : écriture de scénarios | Scoop.it
Raréfaction des espèces, menaces d’extinction, mais gros espoirs dans les mutations en tout genre. Dans le biotope dérangé du cinéma mondial, 2014 fut l’année des métamorphoses.
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Les séries françaises doivent devenir rentables (partie 5)

Les séries françaises doivent devenir rentables (partie 5) | Revue de presse : écriture de scénarios | Scoop.it
Les séries tv françaises souffrent d'un manque global de rentabilité: audiences faibles, exports inexistants, qualité souvent critiquée, forment le cercle vicieux de notre modèle économique. Comment en sortir?
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Pourquoi les personnes âgées n'ont pas le même sens de l'humour que les jeunes

Pourquoi les personnes âgées n'ont pas le même sens de l'humour que les jeunes | Revue de presse : écriture de scénarios | Scoop.it
Pourquoi vos grands-parents ont-ils du mal avec l'humour second degré un peu trash et décalé? Parce qu'ils n'ont pas même notion de ce qui est convenable. Des chercheurs en psychologie ont fait regarder des extraits de séries comiques comme Mr. Bean, The Office et Curb Your Enthusiasm à...
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Des “Soprano” à “Mad Men”, les âmes tourmentées de l'âge d'or des séries

Des “Soprano” à “Mad Men”, les âmes tourmentées de l'âge d'or des séries | Revue de presse : écriture de scénarios | Scoop.it

A travers les portraits croisés de David Chase ou Matthew Weiner, la fascinante histoire d'une révolution télévisuelle. Rencontre avec Brett Martin, dont le livre, “Des Hommes tourmentés”, sort en France.

 

Dans son captivant essai, Des Hommes tourmentés, le journaliste américain Brett Martin brosse un portrait croisé de David Simon (The Wire), David Chase (Les Soprano) ou encore Matthew Weiner (Mad Men), showrunners bourrés de névroses, rebelles souvent égocentriques qui, à force de caractère, ont changé à jamais l’histoire de la télévision américaine – et, par conséquent, la nôtre.

De véritables personnages, que Brett Martin s’évertue à peindre comme autant de antihéros, doubles à peine maquillés des figures à qui ils donneront vie. Il revient sur leur enfance, les événements intimes qui déteindront sur leurs œuvres, retrace leur parcours souvent chaotique, leurs années de galère. Jusqu’à la libération, sur le petit écran, d’une envie, d'un besoin qui renversera les logiques économiques classiques pour pousser HBO, FX, AMC et d’autres chaînes câblées américaines à développer des séries d’auteurs, à fouiller sans retenue la psyché humaine et les entrailles de la société contemporaine.

 

Prodigieuse somme d’anecdotes et de témoignages, résultat de plus de trois ans d’enquête, Des Hommes tourmentés livre en filigrane le récit de ce « troisième âge d’or » des séries américaines, qui vit aussi apparaître Oz, Six Feet Under ou The Shield. Inestimable mine d’or pour les sériephiles – on jurerait que Brett Martin a vécu ces quinze dernière années dans le secret des réunions de scénaristes – il s’applique aussi à rendre accessible aux néophytes son histoire et son analyse de la révolution télévisuelle. C'est un récit choral profondément romanesque, plein de rebondissements, de seconds rôles colorés et d’humour – même s’il perd un peu de sa verve dans la traduction française. Grâce à ces « hommes difficiles » (le titre original), il tord le cou aux a priori dépassés qui voient les auteurs de télévision comme des scribouillards dénués de talent, et leurs œuvres comme de vulgaires produits de grande consommation.

 

Pourquoi ce titre (« des hommes difficiles », Difficult Men, dans la version originale, ndlr) ?


C'est un titre à double sens. D'abord, les histoires auxquelles je m'intéresse ici sont majoritairement celles d'hommes en crise. Le nouvel âge d'or des séries américaines s'est construit autour de récits qui, des Soprano à Mad Men, sont ceux d'hommes confrontés à un changement, à un conflit à la fois intime et extérieur. Des antihéros avec qui les téléspectateurs entretiennent une relation difficile, elle aussi, mélange d'attirance, d'attachement et de répulsion. Ensuite, et c'est là le sens premier de ce titre, Difficult Men parle de ceux qui ont fait cet âge d'or, et qui sont des types fascinants, compliqués, tourmentés, qui ressemblent bien souvent aux hommes qu'ils ont créés. Et qui ont permis aux séries de devenir une forme artistique respectée, où les auteurs ont leur place.

 

C'est donc un moyen de parler du « troisième âge d'or » des séries, qui s'est ouvert avec HBO à la fin des années 1990 ?


Certainement, mais il y a déjà eu pas mal de livres qui se sont arrêtés sur le contenu des œuvres clefs de cet âge d'or. Avec Internet, il y a chaque jours des centaines de nouveaux articles qui dissèquent les séries. Ce qui m'intéresse ici, ce sont les coulisses, et comment ces artistes ont pu trouver leur espace, ont pu s'exprimer pleinement, dans un monde qui, ne l'oublions pas, est avant tout un marché.

“Ce n'est pas un livre critique,
c'est un récit.”

 

Vous en parlez comme de véritable personnages de séries eux-mêmes…


J'espère que Des Hommes tourmentés se lit comme une fiction. Ce n'est pas un livre critique, c'est un récit.

 

Vous n'êtes pas un spécialiste des séries, mais un journaliste généraliste, intéressé par exemple par la cuisine. Qu'est-ce qui vous a amené a écrire ce livre ?


Je suis journaliste, je vais là où il y a une histoire à raconter. Je connais le monde des séries, j'ai écrit il y a quelques années un livre sur Les Soprano (The Sopranos : the complete book, ndlr), mais je pense qu'il y a du bon à ne pas être spécialiste du genre pour écrire un tel ouvrage. J'ai vu là, avant tout, une histoire humaine, une histoire artistique, mais aussi une histoire économique.

 

 

 

 

A qui s'adresse votre livre ? Aux sériephiles qui veulent en savoir plus, où aussi à ceux qui ne connaissent rien aux séries ?


La plupart de ceux qui achètent Des Hommes tourmentés sont certainement des connaisseurs, au pire des fans d'une ou deux des séries que j'aborde. Mais j'espère que même si vous n'y connaissez rien, l'histoire de The Wire sera fascinante à lire. David Simon est un personnage captivant, et le récit de comment il a pu, avec ses collègues anticonformistes et activistes, vendre un tel projet à la télévision, est passionnant.

 

Comment avez-vous collecté autant de détails sur la vie et le travail de ces hommes ?


Il m'a fallu trois ans de travail. J'ai parlé à tous ceux qui apparaissent dans le livre, y compris à Matthew Weiner (Mad Men) qui n'a pas voulu me répondre spécifiquement pour cet ouvrage, mais que j'avais croisé par le passé. Je ne fais pas partie du monde de la télévision, j'ai donc pu éviter les blocages de certains communicants, mais j'ai aussi dû être très patient, parce que je n'avais pas mes entrées. David Chase (Les Soprano) a par exemple mis un an et demi à me répondre. Il faut commencer par les « seconds rôles », parler à ceux qui sont moins connus, pour ensuite convaincre les têtes d'affiche qu'elles doivent vous répondre, puisque leurs anciens collaborateurs vous ont parlé d'eux !

“Pour bien raconter l'histoire de David Simon, 
il faut souligner aussi ses échecs.” 

 

Savaient-ils que vous les appelleriez des « hommes difficiles » ?


La majorité d'entre eux, oui. Et ça les faisait bien rire. Mais ce sont vraiment des hommes compliqués, qui travaillent dans un monde très dur, et qui portent une pression considérable sur leurs épaules. Des auteurs qui ont dû faire des compromis pour avancer, des sacrifices quotidiens. Je ne travaillerais avec eux pour rien au monde, car ils sont presque tous très durs, mais je comprends la nécessité de leur comportement. Il faut du caractère pour faire bouger les choses et imposer sa vision.

 

Avez-vous trouvé un point commun entre eux ?


Ce sont des hommes féroces, passionnés, qui ont chacun une vision nette de ce qu'ils veulent faire. Et qui sont prêts à tout pour lui donner vie, parce qu'ils ont besoin de la sortir de leur tête pour en faire une série.

 

 

 

 

Vous n'êtes pas tendre avec certaines de ces séries, vous critiquez la saison 5 de The Wire et Louie, notamment…


On ne peut pas écrire un livre en se retenant de donner son avis. Il m'a fallu faire des choix, en fonction de mes goûts. Par exemple, mon éditeur voulait que je parle de Battlestar Galactica, mais elle ne fait pas partie de mes œuvres favorites. Et j'ai écrit sur Deadwood, qui ne me fascine pas autant que les autres séries principales du livre. Pour bien raconter l'histoire de David Simon, il faut souligner aussi ses échecs. Même les génies ont besoin d'aide, et sans ses collaborateurs Ed Burns ou Eric Overymer, Simon est faillible. C'est ce que je voulais souligner. Quant à Louie, c'est une bonne série, mais je la trouve surestimée…

“Cette première vague de séries, 
au début des années 2000, était centrée
sur des personnages masculins.”

 

Il n'y a pas de comédies dans Des Hommes tourmentés. Pourquoi ?


C'est exact. J'étais particulièrement intéressé par ces séries qui se déroulent sur plusieurs saisons, dont l'intrigue évolue sur le long terme. Ces séries de la « révolution » des années 2000. Et ce sont des drames. Ceci étant dit, toutes les séries dont je parle sont pleines d'humour. David Chase m'a dit un jour qu'il n'était pas très sûr de savoir si Les Soprano était un drame ou une comédie, et je le crois. Je crois à un monde parallèle dans lequel il a fait Curb your enthusiasm et où Larry David a fait Les Soprano.

 

Le livre s'appelle Des Hommes tourmentés. Pas « des femmes tourmentées ». Et, de fait, il y a peu de femmes…


Il y a des femmes, et certaines sont de première importance. Carolyn Strauss, une des dirigeantes d'HBO, a un rôle héroïque, et sans elle il n'y aurait peut-être pas eu d'âge d'or. A l'image aussi, les femmes sont capitales, de Carmela Soprano à Skyler White (Breaking Bad). Elles sont captivantes, complexes, riches. Pour autant, c'est vrai que cette première vague de séries, au début des années 2000, était centrée sur des personnages masculins. L'Amérique était alors préoccupée par des questions très masculines : la remise en cause d'une certaine virilité, d'une force, le flou de la répartition des rôles entre hommes et femmes, etc. Les héroïnes de Mad Men ne sont peut-être pas aussi présentes que les héros, mais elles n'en sont pas moins essentielles.

 

Vous semblez, comme beaucoup de monde, penser que le troisième âge d'or est terminé, et qu'il n'y a plus de séries comme The Wire, Les Soprano ou Six Feet Under. On sent une forme de nostalgie à la fin de votre livre…


Les révolutions ne sont pas éternelles. Il arrive un moment où elles se calment, se stabilisent, deviennent « normales ». Il y a toujours d'excellentes séries à la télévision américaine, et la flamme de HBO brûle toujours fort. J'adore Game of Thrones, et je trouve que The Leftovers est sous-estimée, sans doute à cause de l'ombre de True Detective, qui est une expérience captivante. Mais il est extrêmement difficile, voire impossible, de retrouver l'étincelle des débuts. C'est sans doute ce que vous avez ressenti en me lisant.

 

Ces « hommes tourmentés » vous ont-ils dit ce qu'ils pensent de votre livre ?


Très peu (rires) ! Deux d'entre-eux, pas ceux avec lesquels je suis le plus sévère, m'ont fait savoir qu'ils étaient ravis du résultat.


Via Virginie Colnel
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"Panthers" : la nouvelle série événement de Canal+

"Panthers" : la nouvelle série événement de Canal+ | Revue de presse : écriture de scénarios | Scoop.it

Canal+ vient d’annoncer le tournage d’une création originale sur le crime organisé en Europe avec Tahar Rahim

 

Sitôt après l’annonce du tournage de la saison 2 des Revenants, la chaîne française s’associe à nouveau avec la société de production Haut et Court sur un projet de grande ampleur, Panthers. Une nouvelle création originale produite cette fois-ci avec Sky Atlantic et Warp Films.

 

D’après le communiqué de Canal+, “Panthers commence par un spectaculaire vol de diamants, puis bascule rapidement dans les bas-fonds de l’Europe, en proie  à une inquiétante alliance de truands et de bandits de la finance.” Fabrice de La Patellière, directeur de la fiction et des coproductions de Canal+ précise que “A travers la traque d’une poignée d’entre eux, la série dresse le portrait d’une Europe en prise avec de nouvelles formes de criminalité où se mêlent trafiquants, fonctionnaires Européens, criminels de guerre et banquiers de la City.”

La réalisation sera confiée à Johan Renck qui a déjà réalisé plusieurs épisodes de Breaking Bad et de Walking Dead. L’écriture de la série sera elle sous la responsabilité de Jack Thorne, scénariste de Skins, The Fades et This is England. Le tout d’après une idée originale de Jérôme Pierrat, journaliste et criminologue, spécialiste du crime organisé.

 

Les auteurs de ce vol de diamants seront traqués par Tahar Rahim (Un prophète, Le Passé) en Inspecteur Clouseau moderne, Samantha Morton (Minority Report) et John Hurt (Harry Potter, Only Lovers Left Alive). Un casting qui donne l’eau à la bouche.

Cette série est véritablement internationale car le tournage qui débutera le 27 octobre se déroulera entre Londres, Marseille, Belgrade et le Monténégro, on y parlera français, anglais et arabe et elle sera diffusée courant 2015 en France, au Royaume-Unis, en Irlande et également en Allemagne.


Via Virginie Colnel
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Fiction française: il faut changer les mentalités (partie 4)

Fiction française: il faut changer les mentalités (partie 4) | Revue de presse : écriture de scénarios | Scoop.it
Suite d'une conversation avec des scénaristes français, Julie et Cédric Salmon. Ils reviennent aujourd'hui sur le problème des mentalités des acteurs du marché de la fiction française.
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Netflix : chocs en vue pour la télé et le cinéma français

Netflix : chocs en vue pour la télé et le cinéma français | Revue de presse : écriture de scénarios | Scoop.it

Selon l'étude réalisée par la Chaire Médias et Marques de Mines ParisTech, le cinéma pourrait perdre, dans le pire des scénarios, jusqu’à 22 % de ses financements d’ici à 2017Les financements du cinéma et de la télévision seront mis sous pression. Un rapport de ParisTech appelle à plus d’intégration verticale.

Programmée pour le 15 septembre, l’arrivée de Netflix en France sera lourde de conséquences sur le paysage très réglementé de l’audiovisuel et du cinéma. Une étude réalisée par la Chaire Médias et Marques de Mines ParisTech, sous la direction d’Olivier Bomsel, vient mettre des prévisions sur les craintes des uns et des autres et met en relief une certaine caducité du système français à l’heure de l’arrivée d’acteurs mondiaux non réglementés. Selon ce document, le cinéma pourrait perdre, dans le pire des scénarios, jusqu’à 22 % de ses financements d’ici 2017 (par rapport à 2012), le repli pouvant atteindre jusqu’à 24 % pour la fiction télévisuelle !

Cette baisse trouve principalement son origine dans le repli du financement en provenance des chaînes de télévision. Netflix va accroître la pression (baisse structurelle des recettes publicitaires, des recettes d’abonnement (Canal+ en tête) auxquelles elles sont déjà soumises depuis plusieurs années.

 

« Le régime des obligations de production, historiquement issu de la concession de marchés croissants et protégés, perd en pertinence et en légitimité. Face à la nouvelle donne concurrentielle comme l’apparition de la TNT, l’émergence de nouveaux services ou l’internationalisation de la distribution audiovisuelle, le marché de la télévision cesse d’être protégé , estime le rapport. Les apports réglementés, ne donnant pas accès aux droits de propriété des oeuvres, concourent à concentrer l’activité des chaînes sur la maximisation de leur audience nationale, laquelle entre en récession durable ».

 

Le rapport évoque même une prochaine crise du système réglementaire qui fait la spécificité du financement hexagonal du cinéma depuis le lendemain de la Seconde Guerre Mondiale (création du CNC) et de la fiction audiovisuelle depuis le milieu des années 80 et les premières mesures de libéralisation du « PAF ».

Intégration verticale

De ce fait, pour répondre à cette nouvelle donne, le rapport estime que le système de financement du cinéma et de la fiction n’aura d’autre solution que de changer en profondeur et d’aller vers plus de marché. Cela signifie notamment développer les exportations, sur lesquelles la fiction et le cinéma ne se sont jamais assez appuyées.

 

Cela passera également par une intégration verticale plus importante en matière audiovisuelle, c’est à dire par la possibilité pour les diffuseurs d’avoir des parts de co-production sur les oeuvres qu’ils financent pour arriver à une logique de catalogues.

Bref, le rapport plaide pour la création d’acteurs plus à mêmes de prendre des risques, à condition qu’on leur donne plus d’assise. « Le paradoxe du système actuel est qu’en raison de la désintégration verticale issue des décrets Tasca, le financement réglementé n’incite pas à valoriser les droits d’exploitation hors des antennes françaises. Et donc oriente la fiction audiovisuelle vers des produits peu exportables alors même que les chaînes accroissent leur dépendance vis-à-vis des importations », note le rapport.

 

Le sujet est déjà dans les projets du gouvernement depuis le rapport remis par Laurent Vallet en fin d’année dernière . « Il faut passer d’une industrie de gestionnaire de fréquences à une logique intégrée de studios », estime l’étude. Pour conclure, elle pense qu’il faut changer les mentalités pour que la France puisse encaisser le choc Netflix.


Via Virginie Colnel
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