"Des astuces et de la chance

Ciampi et Prodi réussirent relativement bien par rapport à leurs prédécesseurs. En s’appuyant sur des réformes et des coupes budgétaires, ils parvinrent à réduire la contraction de nouveaux emprunts et à faire baisser l’inflation. Mais le pays était confronté à des problèmes plus importants, et le gouvernement en avait entièrement conscience. Les Italiens avaient d’ailleurs par deux fois proposé de reporter le lancement de l’euro, en 1997. Mais les allemands rejetèrent cette idée. C’était “un sujet tabou”, se souvient Bitterlich, l’ancien conseiller de Kohl, soulignant que les allemands avaient placé tous leurs espoirs dans Ciampi. “Tout le monde avait le sentiment qu’il était le garant de l’Italie, d’une certaine manière, et qu’il allait arranger les choses.”..."