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Le club de réflexion proche du PS Terra Nova publie un rapport sur la participation des associations à la vie démocratique. Ce travail, dont « La Croix » publie les principales conclusions, propose de leur donner plus de prérogatives dans le champ politique et d’accroître leur présence au sein du Conseil économique, social et environnemental.
L’économie sociale et solidaire (ESS), ce sont 2,4 millions d’emplois dans des coopératives, des mutuelles ou des associations, 10% du PIB et un ministre délégué, Benoît Hamon, qui prépare un projet de loi sur le sujet. Problème : sous prétexte d’ouvrir le secteur à d’autres entrepreneurs, le ministre serait prêt à enterrer l’une des spécificités de l’ESS : une gestion relativement démocratique des entreprises, les détenteurs du capital n’étant pas les seuls à prendre les décisions. Un projet de loi sur l’économie sociale et solidaire sera débattu au Parlement dans quelques mois, pour assurer davantage de reconnaissance à ce secteur, qui représente 10 % du PIB et 2,4 millions d’emplois, et accompagner son développement. A la lecture du projet de loi porté par Benoît Hamon, ministre délégué à l’Economie sociale et solidaire (ESS) et à la Consommation, on reste largement sur sa faim ! On ne sait s’il vaut mieux en rire ou en pleurer...
L'un des processus démocratiques les plus directs en Europe s'intitule l'initiative citoyenne ! Si vous n'en avez jamais entendu parler, c'est certainement que les médias s'y intéressent peu ! Il s'agit d'une innovation du traité de Lisbonne donnant un droit d'initiative politique à un rassemblement d'au moins un million de citoyens de l'Union européenne, venant d'au moins un quart des pays membres.
« Le suffrage donne le droit de gouverner, il n’en donne pas le pouvoir. » (André Gorz-1975) 1 Dans un contexte de démocratie de plus en plus confisquée, tant au niveau politique qu’économique et de débat totalement usurpé, il n’est probablement pas suranné de formuler quelques remarques liminaires sur les notions de démocratie.
TRIBUNE - Cent parlementaires PS appellent à voter le projet de réforme du contrat de travail.
L’accord sur l’emploi conclu le 11 janvier entre les partenaires sociaux marque une nouvelle ère pour le dialogue social en France. Grâce à cette méthode, la démocratie s’enrichit de la participation des acteurs sociaux à notre objectif commun de lutte contre le chômage.
Parlementaires de la majorité, nous soutenons cette méthode parce qu’elle donne enfin une chance à la démocratie sociale dans notre pays. De quelle méthode s’agit-il? François Hollande, alors candidat, en avait dessiné les grands traits dès son discours "Pour une nouvelle donne sociale" en janvier 2011. Sous l’autorité du président de la République, elle est mise en oeuvre par le gouvernement de Jean-Marc Ayrault. Hier, l'"acte national pour la croissance, la compétitivité et l'emploi" a placé les entreprises devant leurs responsabilités pour qu’elles réinvestissent le crédit d’impôt dans l’innovation et la recherche, aujourd’hui un pas de plus est franchi. Car cette méthode repose sur le dialogue, la concertation et la responsabilité. Nous sommes convaincus que c’est ainsi que peut être mise en mouvement la société toute entière.
S'il est un lieu en France où, depuis dix ans, s'est exercée la démocratie, c'est bien Notre-Dame-des-Landes, commune verdoyante de Loire-Atlantique, à 20 kilomètres au nord de Nantes. Qu'on en juge : en octobre 2000, le Premier ministre, Lionel Jospin, relance un projet aéroportuaire des années 60, afin de « valoriser la dimension internationale et européenne des échanges de l'Ouest atlantique ». Ça ne rate pas, trois mois plus tard, les contestataires débarquent, l'Union française contre les nuisances des aéronefs dépose une saisine auprès de la Commission nationale du débat public.S'il est un lieu en France où, depuis dix ans, s'est exercée la démocratie, c'est bien Notre-Dame-des-Landes, commune verdoyante de Loire-Atlantique, à 20 kilomètres au nord de Nantes. Qu'on en juge : en octobre 2000, le Premier ministre, Lionel Jospin, relance un projet aéroportuaire des années 60, afin de « valoriser la dimension internationale et européenne des échanges de l'Ouest atlantique ». Ça ne rate pas, trois mois plus tard, les contestataires débarquent, l'Union française contre les nuisances des aéronefs dépose une saisine auprès de la Commission nationale du débat public.
Via Laurent Samuel, Tinkuy, Aquitaine decroissance
Le documentaire "I love democracy: Cuba sans Fidel" d'Arte nous entraîne à Cuba pour prendre le pouls de cette société en plein changement. Réforme agraire en 2009, ouverture des petits commerces privés en 2011, ou suppression du fameux permiso de salida (permis de sortir), depuis le 14 janvier 2013.
Les réformes se multiplient et la société cubaine semble se réveiller tout doucement d'un long sommeil. Alors pour prendre la température de la démocratie à Cuba, les deux réalisateurs Léa Viktoria et Frédéric Vassort se sont immergés durant plusieurs semaines dans cette île des Caraïbes de onze millions d’habitants, un visa cinéma en poche, faute de pouvoir obtenir un visa journaliste. Évoquer le régime reste encore un tabou à Cuba.
Licenciements, dépôts de bilan, fermeture d'entreprises... Face au déclin de l'économie française, salariés et patrons se tournent vers de nouveaux modèles économiques pour trouver des solutions. Les Sociétés coopératives et participatives, les Scop, se présentent comme une alternative intéressante. Gouvernance démocratique, partage des décisions, répartition équitable des bénéfices... Cette forme d'économie plus juste et plus humaine fait rêver les salariés. Mais attention, la Scop n'est pas la solution miracle pour les entreprises en difficulté. Le modèle est en revanche tout à fait adapté pour la reprise ou la transmission de sociétés en bonne santé. Explications avec Sylvie Nourry de l'Union régionale des Scop Ile-de-France.
La dernière analyse de ce cahier thématique sur la démocratie économique est consacrée à la finance. Ce n’est pas un hasard tant ce secteur aurait besoin de davantage de contrôle démocratique. La crise économique et financière en cours depuis 2007 est en effet la conséquence directe d’une perte de contrôle progressive du politique sur le monde économique en général, et sur la finance internationale en particulier.
La construction d’une métropole est un travail patient qui engage un changement d’échelle pour l’exercice de la démocratie. En parallèle des discussions entre élus au sein de Paris Métropole et avec les habitants, Paris a engagé un travail avec les chercheurs. Anne Hidalgo et Pierre Mansat reviennent sur ce qu’ils ont retenu de ces échanges.
Via association concert urbain
La France s’est constituée à travers ses phases historiques autour d’un pouvoir central fort, que ce soit la monarchie ou la république. L’époque de l’après-guerre a accentué le côté colbertiste de notre État. Animée par les hauts fonctionnaires issus de polytechnique et de l’Ena, la reconstruction de notre pays s’est distinguée par de grandes politiques publiques (aéronautique, plan calcul, nucléaire…), baignant dans un discours gaullien sur fonds de croissance soutenue. Il s’est ainsi forgé l’idée que le progrès ne pouvait venir que par le haut et était affaire de spécialistes. Les identités collectives étaient clairement définies : organisations syndicales, la famille, les partis politiques. Chacun jouait son rôle dans un dialogue bien établi, recevant en retour les fruits de la croissance.
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La politique traverse aujourd'hui une crise de légitimité et d'efficacité, dont l'abstentionnisme et la défiance des citoyens vis-à-vis des décideurs publics sont les symptômes les plus manifestes. Dans le même temps, les citoyens aspirent de plus en plus à s'impliquer dans la chose publique, et les structures qui leur permettent de s'investir dans la vie de la cité sont en nombre croissant : la France compte aujourd'hui 1,3 million de structures associatives, qui représentent 14 millions de bénévoles. Le rapport de Terra Nova "Démocratie et société civile", présenté aujourd'hui dans La Croix, montre que la société civile organisée est un puissant levier de redynamisation de la démocratie. Il formule vingt propositions pour assurer une réelle participation des citoyens et de leurs associations à l'action publique, parmi lesquelles de nouvelles prérogatives accordées aux associations, comme le droit de saisir le Conseil constitutionnel pour tout projet ou proposition de loi. En contrepartie, les règles de contrôle et de transparence seraient renforcées.
Que vaut une démocratie où une partie importante de la population est trop fragilisée pour pouvoir peser sur sa vie, pour pouvoir se construire un projet ? Accepter et reconnaître la fragilité, ce n’est pas vouloir maintenir les personnes dans la dépendance et la passivité, pas plus que cela interdit la confrontation ou la compétition, c’est au contraire fournir les moyens pour que chacun puisse se construire, (re)trouver de l’estime de soi. La démocratie vivante c’est aussi ce processus d’accompagnement.
A contre-courant jusqu'au bout, l'économiste, humaniste et écrivain espagnol José Luis Sampedro s'est éteint. "Bien sûr qu’il existe des alternatives. Ne vous inquiétez pas, quand le système aura coulé, et il coule -ce que nous vivons actuellement est la barbarie que provoque son effondrement- autre chose viendra. La vie ne s’arrête jamais. Ou les banquiers pensent-ils qu’ils sont immortels?" L’Espagnol José Luis Sampedro s’est éteint dans la nuit du dimanche 7 avril, à l’âge de 96 ans. Son décès, annoncé deux jours après, a ému de nombreux Espagnols.
José Luis Sampedro était l'inspirateur du mouvement "Democracia real ya!" et des Indignés du 15 mai.
Le terme de "République coopérative" a été lancé par Charles Gide, pour indiquer que le mouvement coopératif avait vocation à changer la société, au moyen d’un fer de lance : les coopératives de consommation. Celles-ci ont aujourd’hui disparu du paysage, au moins en France. Mais Jean-François Draperi ne se résigne pas à enterrer l’utopique ambition. Les mirages mettent en route les caravanes, écrit-il, reprenant une image d’Henri Desroche.
« Le plus important, et je le dis à mes amis européens, ce ne sont pas les marchés financiers. » Entretien (sur un nuage) avec Olafur Ragnar Grimsson, élu cinq fois à la tête du « laboratoire » islandais.
Björk n’était pas la seule star islandaise en tournée en France cette semaine. Le président du pays Olafur Ragnar Grimsson, 70 ans, était en visite officielle, auréolé des succès islandais contre la crise, et du rôle qu’il a joué dans ce redressement spectaculaire, en décidant à deux reprises de consulter le peuple par référendum.
L’intelligence, c’est la capacité de relier différentes choses de manière cohérente et évolutive (adaptation croissante). Cette capacité peut être renforcée et développée. L’intelligence collective, c’est l’union, la fusion synergique de différents points de vue, de différentes personnes ; c’est la convergence de la diversité ; c’est l’expression d’un réseau de personnes qui interagissent les unes avec les autres. Il est déjà difficile de développer l’intelligence individuelle… alors, qu’est-ce que ça doit être pour l’intelligence collective !! Et pourtant, c’est possible ! Cela est démontré par le travail des équipes composées de nombreux scientifiques, ainsi que de nombreux groupes et mouvements qui organisent d’innombrables activités sociales partout dans le monde. Dans les dernières décennies, le travail d’équipe s’est développé de plus en plus (dans le domaine de la science, de l’activité sociale, ainsi que dans bien d’autres domaines), on pourrait dire par nécessité dans un monde toujours plus complexe et plus riche en relations, en outils, en communication, etc.
Via Karine SACEPE, Luciana Calvetti
Les modalités d'association du public à l'élaboration des décisions de l'Etat ayant une incidence sur l'environnement sont maintenant réécrites. Une ordonnance devra régler la question pour les décisions des collectivités locales.
Via Armel Le Coz, Florence Piron
Trois chercheurs suisses ont récemment décortiqué le réseau mondial des multinationales en se servant d’une base de données de l’OCDE (Organisation de Coopération et de Développement Economiques) regroupant plus de 30 millions d’acteurs du marché économique. Les scientifiques sont parvenus à une synthèse en les regroupant sous forme d’un réseau de 43060 multinationales. Leurs rapports de force mutuels furent également reconstitués par l’angle de la propriété : une entreprise possédant plus de 50% des parts d’une autre est considérée comme en détenant le contrôle.
Via Christophe CESETTI
Chaque jour, Youphil.com déniche pour vous des initiatives solidaires innovantes. Nous en avons sélectionné 10, venues des quatre coins du monde.
Il y a bien des possibilités de réagir à des crises de toutes sortes. Les pays souffrant de leur endettement luttent actuellement contre leurs problèmes économiques par des mesures d’économie, la dérégulation et la privatisation. Les entreprises étatiques de l’approvisionnement de base, dans les domaines du trafic, de l’énergie, de la formation et de la santé, sont bradées sur diktat des créanciers, comme l’argenterie lorsqu’on est dans le besoin. On diminue les pensions de retraite et on supprime des milliers de places de travail. Des économies sont pillées, que ce soit en Grèce ou ailleurs. Le sauvetage prôné de l’euro est placé au-dessus de la garantie de l’état de marche des économies nationales tenaillées. La concurrence débridée ne connaît aucune indulgence: celui qui n’est pas concurrentiel a gâché son droit à l’existence. Sur le soi-disant «marché libre», les puissants – les «global players» – fixent les limites comme bon leur semble. Ils mettent les Etats-nations sous tutelle, nient la constitutionnalité, et volent le droit à l’autodétermination des peuples et donc leur liberté. Les Etats endettés qui n’ont pas carte blanche pour faire des dettes (comme les Etats-Unis), sont assujettis. Et cela jusqu’à ce qu’ils se soumettent sans limite au service du grand capital, en trahissant les intérêts légitimes de leur propre population. Ou alors les citoyens prennent l’initiative et exigent de leur gouvernement une économie nationale qui satisfasse aux intérêts de tous les citoyens, et par conséquent à ceux de l’Etat.
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