ECONOMIE ET POLITIQUE
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Pourquoi le chômage n'a pas fini de grimper en France

Pourquoi le chômage n'a pas fini de grimper en France | ECONOMIE ET POLITIQUE | Scoop.it

Le taux de chômage en France a franchi fin 2012 la barre des 10%, ce qui n'était pas arrivé depuis 1999. Il est en hausse continue depuis près de deux ans et devrait encore progresser en 2014. Mais ce n'est pas une fatalité. Interview d'Eric Heyer, spécialiste du marché du travail à l'OFCE.

Le taux de chômage en France métropolitaine a bondi à 10,2% au quatrième trimestre 2012, soit 0,3 point de plus qu'au trimestre précédent, a annoncé ce jeudi l'Insee. Avec l'Outre-mer, le chômage a atteint 10,6%. Le record absolu de chômage est de 10,8% pour la métropole et de 11,2% avec les DOM. Il avait été atteint en 1994 et 1997.

 

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Actualité économique et politique
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François Hollande a réussi à inverser la courbe… de l’emploi

François Hollande a réussi à inverser la courbe… de l’emploi | ECONOMIE ET POLITIQUE | Scoop.it
Les chiffres sont terribles : de juillet 2013 à septembre 2015, la France a créé 57.000 emplois privés… l’Allemagne...
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La Banque de France veut être davantage à l’écoute des TPE

La Banque de France veut être davantage à l’écoute des TPE | ECONOMIE ET POLITIQUE | Scoop.it
La Banque de France va mettre à disposition des dirigeants de très petites entreprises un « correspondant TPE » dans chaque département. Objectif : leur venir en aide avant que les difficultés surviennent.
Tout ne va pas bien pour les...
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La bourde de la ministre du Travail qui tombe mal pour le gouvernement

La bourde de la ministre du Travail qui tombe mal pour le gouvernement | ECONOMIE ET POLITIQUE | Scoop.it
C'est une gaffe qui tombe très mal, au lendemain de la présentation de la grande réforme du Code du Travail… Interviewée par Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV et RMC jeudi matin, la ministre du Travail Myriam El Khomri a été incapable de donner le nombre maximum de renouvellements de CDD possibles.

"3 fois ? Jusqu'à… 3 ans ?" a dans un premier temps bafouillé la benjamine du gouvernement, avant de lâcher : "je ne pourrais pas vous le dire". La bonne réponse était 2 fois (article L1243-13 du Code du travail), en règle générale dans la limite de 18 mois.

Voir la vidéo de l'interview de Myriam El Khomri :


La bourde est d'autant plus embêtante que ce nombre de renouvellements a été récemment modifié par une loi portée par le ministère du Travail, celle sur le dialogue social, promulguée en août dernier. Auparavant, un seul renouvellement était en effet possible. Pour nuancer, rappelons tout de même qu'à l'époque c'était François Rebsamen, et non Myriam El Khomri, qui était au poste de ministre…

Cette affaire ne va en tout cas pas arranger les choses pour le gouvernement, déjà taxé "d'amateurisme" ces derniers jours après les multiples couacs sur les impôts locaux des retraités, les aides aux communes ou encore l'allocation versée aux handicapés.

Mise à jour le 5 novembre à 20h55 : une première version de cet article faisait référence de manière erronée à l'article L1254-17 du Code du travail. Il s'agissait de l'article L1243-13 de ce même code.
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Le code du travail va être entièrement réécrit

Le code du travail va être entièrement réécrit | ECONOMIE ET POLITIQUE | Scoop.it
La ministre du Travail a remis ses premières pistes pour une réforme du code du travail. A ce stade, il s'agit plutôt d'annonces sur la méthode suivie que sur le fond de la réforme. Une commission va être chargée de réécrire le code sur deux ans..
Ceux qui attendaient le « grand soir » du code du travail vont être déçus. En réalité, ils l'étaient déjà depuis que le président de la République et le Premier ministre avaient annoncé en septembre qu'il n'était pas question de réformer le contrat de travail, le Smic ou encore la durée légale du temps de travail. Mais ceux qui s'attendaient à des annonces, même a minima, sur le fond, vont aussi être déçus. De fait, à ce stade, les premières pistes de la réforme du code du travail présentées ce mercredi 4 novembre au Premier ministre par la ministre du Travail Myriam El Khomri, tiennent davantage du discours de la méthode. Il s'agit plutôt d'annoncer « comment on va faire » que « ce que l'on va faire ».

Encourager  la dynamique de la négociation
Myriam El Khomri développe longuement les enjeux de la future réforme qui fera l'objet d'un premier projet de loi début 2016. Il s'agit d'adapter le droit du travail à la nouvelle économie numérique mais aussi de le rendre plus lisible, moins complexe. De même la ministre reconnaît que « le dialogue social est la meilleure voie pour concilier les besoins des entreprises et des salariés au niveau de la branche et de l'entreprise ». Soit exactement le même constat que celui dressé le 9 septembre au moment de la remise du  rapport Combrexelle" sur la place à accorder à la négociation collective dans l'élaboration des normes en droit du travail.

Mais, non sans raison, la ministre explique qu'avant de refonder le code du travail, il s'agit d'abord de dynamiser la négociation collective, afin d'instituer une « vraie » culture de la négociation, moins formalisée qu'aujourd'hui.
Elle propose donc de « systématiser » des clauses de revoyure dans les accords d'entreprise et de branche et d'obliger les accords à fixer leur durée de vie. Ainsi, les accords pourront être renégociés pour davantage coller à un contexte changeant.
De même, il s'agira de simplifier les règles de dénonciation et de révision des accords et, notamment, de mieux définir ce que l'on appelle les « droits individuels acquis - un sujet qui donne lieu à un important contentieux. Pour ce faire, une mission est confiée au professeur de droit Social Jean-François Cesaro (Paris II).

Une nouvelle architecture du Code du travail
Pour le reste, la ministre est d'accord avec les conclusions du rapport Combrexelle sur le besoin de bâtir une nouvelle architecture du code du travail. Elle imagine trois niveaux :
- Celui de l'ordre public social auquel aucun accord ne peut déroger (Smic, durée légale du travail, etc.) ;
- Celui constitué par le domaine ouvert à la négociation et définissant l'articulation entre la branche et l'entreprise ; la loi déterminant le champ de l'ordre public conventionnel de branche.
- Celui constitué par les dispositions applicables en l'absence d'accord d'entreprise et de branche ; ce que l'on appelle les dispositions supplétives.
Etant entendu que pour la ministre, il n'est pas question d'inverser la hiérarchie des normes mais seulement de « traiter le sujet au niveau le plus adapté ».
En revanche, la ministre estime qu'il « conviendra d'étendre le principe de l'accord majoritaire ». Actuellement, sauf opposition, un accord conclu par des syndicats ayant obtenu 30 % des suffrages aux élections professionnelles est considéré comme valable. Il s'agirait de porter ce seuil à 50 %.

Le Code du travail va être réécrit
Une mission de sages, présidée par Robert Badinter et composée des « plus hautes autorités » des juridictions administratives et judiciaires (Cour de cassation et Conseil d'Etat), sera dès ce mois de novembre chargée de définir des « principes fondamentaux du droit du travail ». Ces principes seront intégrés dans le projet de loi qui interviendra en janvier. Ces principes fondamentaux guideront également les travaux de réécriture du code du travail qui auront lieu sur deux ans et qui seront confiés à une mission élargie à des personnalités qualifiées (juriste, universitaires, etc.).

Cependant, la ministre a annoncé une exception à ce long travail de réécriture étalé sur deux ans. En effet, sans attendre, dès le projet de loi de janvier, la partie essentielle « du code du travail consacrée à la durée du travail, au repos et aux congés » sera réécrite. Il s'agit de rendre plus claires les dispositions sur les durées hebdomadaires et quotidiennes du travail, l'aménagement sur l'année, etc. Il faut reconnaître pour les non spécialistes, l'ensemble des règles en vigueur est un véritable maquis, composé de différentes strates successives (loi Aubry de 1998, loi Fillon de 2003, loi Bertrand de 2007, etc.).

Pour le reste, rien de très innovant. Comme ses prédécesseurs, Myriam El Khomri veut réduire drastiquement le nombre des branches professionnelles de 700 actuellement à 200 dans trois ans et à 100 à terme. Elle laisse pour ce faire agir les partenaires sociaux, avant, éventuellement, d'intervenir si rien n'avance.
Par ailleurs, elle veut prendre en compte les particularités des TPE/PME en prônant l'élaboration au niveau des branches d'un contrat de travail type et d'accords d'entreprises-types spécifiques s'appliquant aux petites entreprises.

On le voit, les premières pistes dévoilées par la ministre tiennent davantage de la méthode. A ce stade, elles ne devraient pas fâcher grand monde. Mais, politiquement parlant, il n'était pas question d'ouvrir une nouvelle polémique, alors que les échéances des élections régionales se rapprochent. Cependant, potentiellement, les pistes avancées peuvent conduire à de sérieuses remises en cause: quels seront les droits fondamentaux ? quid des règles supplétives en l'absence d'accord ? que va devenir ce que les juristes appellent le "principe de faveur"?

Sur le fond, il est évident que le chantier de la réforme du droit du travail ne peut être que de longue haleine et doit rencontrer un certain consensus.
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François Hollande de moins en moins populaire

François Hollande de moins en moins populaire | ECONOMIE ET POLITIQUE | Scoop.it
Il y a de quoi désespérer! Malgré tous ses efforts, François Hollande n'arrive pas à enrayer sa chute dans le baromètre TNS Sofres. Et pourtant, il ne ménage pas sa peine. Le chef de l'État a multiplié les déplacements et les interventions depuis la rentrée pour afficher à la fois sa proximité avec les Français et sa conviction que sa politique va porter ses fruits. Dix-huit visites depuis septembre dans un tour de France qui l'a mené du Havre à Marseille et de La Courneuve à Vandœuvre-lès-Nancy. Autant de prises de parole thématiques auxquelles s'ajoutent les entretiens ciblés au magazine Le Chasseur français ou la chaîne de télévision pour enfants Gulli.
Oui mais voilà, les Français ne semblent plus prêter attention à ce que peut dire ou faire le président de la République! Ou pire, ils ne sont plus dupes des opérations de communication montées par l'Élysée, comme cette visite présentée comme improvisée à une retraitée de Vandœuvre et qui s'est avérée minutieusement préparée, comme l'a relevé BFMTV. Comment expliquer autrement cette baisse continue depuis cinq mois? Avec une cote de confiance à 15 %, François Hollande retrouve son niveau d'avant les attentats de janvier. Quasiment une année de perdue pour lui, qui n'a pas su conserver plus de quelques mois la hausse de sa cote de confiance générée par la façon dont il avait géré les rassemblements du 11 janvier.
« Il faudrait un cataclysme pour qu'il s'inquiète ! »
Un ami de François Hollande
Autour du président, on veut croire qu'il n'y a pas d'hostilité à son égard. «Je ne sens pas de Hollande bashing, se persuade un de ses proches. Les gens hésitent, posent des questions mais ne sont pas hostiles.» Pourtant, avec 82 % de Français qui ne lui font pas confiance, difficile d'imaginer qu'il n'y a pas plus que de la déception envers un chef de l'État qui, de l'avis de cet ami, n'est pas plus soucieux que ça à un mois des régionales qui s'annoncent perdues pour la gauche: «Il faudrait un cataclysme pour qu'il s'inquiète!»
Cliquez ici pour agrandir l'infographie
Il devrait pourtant s'inquiéter du retour des couacs ministériels et des critiques sur l'amateurisme gouvernemental. Deux reproches contre le gouvernement Ayrault qui sont revenus cette semaine. Pire pour Hollande qui comptait faire passer l'idée qu'il baissait les impôts, l'affaire des retraités qui ont vu leur taxe foncière en hausse a gommé tous les efforts du gouvernement.
Il devrait surtout s'inquiéter d'une comparaison: en novembre 2010, la cote de Nicolas Sarkozy s'établissait à 26 % (11 points de mieux que lui). En mai 2011, elle était à son plus bas, 20 % (le plus bas de Hollande était à 13 % en décembre 2014). Et enfin, en avril 2012, un mois avant la présidentielle, l'ancien président était remonté à 33 %. Malgré une cote finalement plus élevée que celle de Hollande, Sarkozy a été battu. De quoi l'inquiéter ou au moins préoccuper ses troupes…
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«J'ai merdé», reconnaît El Khomri après sa bourde sur le CDD

«J'ai merdé», reconnaît El Khomri après sa bourde sur le CDD | ECONOMIE ET POLITIQUE | Scoop.it
LE SCAN POLITIQUE - La jeune ministre du Travail, qui n'a pas su répondre à une question pourtant basique jeudi matin sur BFMTV et RMC, se serait confié à une amie à sa sortie du studio, rapportent RTL et LCP.


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Faute avouée est à moitié pardonnée? Myriam El Khomri, qui s'est illustrée jeudi matin par son incapacité à répondre à une question pourtant basique sur le nombre de renouvellements possibles d'un CDD, assurait en début d'après-midi être «sereine». Une image de façade qu'a cherché à s'imposer la ministre, pourtant loin de refléter la vérité, si l'on en croit RTL et LCP qui relatent les doutes que celle-ci aurait confié en off à une amie.
«On n'est pas toujours sur nos gardes, ça a merdé, ça a merdé...», aurait-elle ainsi lâché, selon la chaîne parlementaire. Quand la radio se contente de rapporter un plus direct: «J'ai merdé». «Je ne suis pas là que pour la photo», aurait-elle encore poursuivi, expliquant son «bad buzz» de la veille par le fait d'être, selon ses propres termes, «femme, beur et jeune».
L'exécutif lui aurait garanti son maintien à Bercy

Ainsi la jeune élue, propulsée rue de Grenelle en septembre, aurait-elle également décidé de faire une pause avec Twitter et Facebook. «Surtout, ne pas regarder les réseaux sociaux aujourd'hui!», se serait-elle imposé. Quant à la comparaison avec les déboires de sa collègue de la Culture, Fleur Pellerin, qui n'a pas su citer un seul livre du Prix Nobel de littérature Patrick Modiano, elle souffle: «J'espère que ça durera moins longtemps».
Enfin, si elle a été la cible de critiques tantôt amusées, tantôt desespérées venant de la droite, Myriam El Khomri aurait semble-t-il été soutenue par l'exécutif, qui lui aurait donné des garanties quant à son maintien à son poste. «Ne t'inquiète pas!», aurait même tenté de la rassurer Emmanuel Macron par SMS, lui conseillant d'être «elle-même». «C'est ce que les Français attendent!», aurait-il enfin lancé. En connaissance de cause.
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Manuel Valls se donne deux ans pour réécrire le Code du travail

Manuel Valls se donne deux ans pour réécrire le Code du travail | ECONOMIE ET POLITIQUE | Scoop.it
+ DOCUMENT - Myriam El Khomri a dévoilé ce mercredi les grandes lignes de sa réforme. Prudent à l’approche des régionales, l’exécutif promet de préserver les «droits fondamentaux» des salariés. Mais il prépare de nouveaux assouplissements des 35 heures. Le poids de l’accord d’entreprise sera renforcé mais les arbitrages clefs restent en débat.
Des pistes de travail attendues, beaucoup de questions renvoyées à plus tard, une nouvelle série de missions lancées pour compléter la collection déjà fournie de rapports, un délai de deux ans pour finaliser la réécriture du Code du travail, de trois ans pour regrouper les branches, et une certaine prudence d’ensemble : la présentation, ce mercredi à Matignon par la ministre du Travail, Myriam El Khomri, de ses pistes de réforme sur le Code du travail n’aura pas beaucoup fait avancer le dossier alors que le projet de loi est annoncé pour janvier. Elle aura toutefois été marquée par l’annonce de nouvelles possibilités futures d’assouplissement des 35 heures , par accord d’entreprise. Cette opération de communication visait avant tout à rassurer la gauche à l’approche des élections régionales de décembre  et les syndicats, soucieux de préserver les droits des salariés.
Une « véritable révolution »
Manuel Valls et sa ministre ont ainsi répété que s’ils ambitionnent bien de « donner plus de place aux accords d’entreprise » et de « renforcer » le rôle des branches, il n’était pas question de sacrifier les « principes fondamentaux qui font notre droit du travail », comme « le SMIC et le contrat de travail ». « Il n’y aura pas d’inversion de la hiérarchie des normes », ont-ils assuré. Au risque, pointé par le patronat , que le champ des possibles ouverts par la réforme s’avère au final limité. Cela interroge sur sa capacité future à soutenir l’emploi, angle sous lequel la droite concentre déjà ses critiques.
« Certains parlent de “réformette” au prétexte que l’on ne reviendrait pas sur les protections fondamentales. Mais enfin, réformer, ce n’est pas faire le choix de tout casser, de la régression ! » s’est défendu Manuel Valls, pour qui la réforme à venir est même une « véritable révolution ».
Une architecture en trois niveaux
Concrètement, le Code du travail sera « réécrit », en deux ans, de « manière claire, accessible » et selon une architecture en trois niveaux, a-t-il annoncé. Le premier niveau fixera l’« ordre public social », socle de droits intangibles auxquels il ne sera pas possible de déroger. Le deuxième indiquera les domaines ouverts à la négociation et fixera l’articulation entre la branche et l’entreprise. Le troisième regroupera les dispositions applicables en l’absence d’accord de branche ou d’entreprise.
Une mission est confiée à des sages du Conseil d’Etat et de la Cour de cassation pour définir, d’ici à janvier, les « principes fondamentaux du droit du travail », qui guideront la réécriture du Code. Cette future architecture est inspirée des préconisations effectuées au printemps par Robert Badinter, qui présidera la commission des sages.
La partie du Code du travail dédiée au temps de travail sera, elle, réécrite dès janvier pour mettre en œuvre les assouplissements des 35 heures promis (sans modification de la durée légale du travail) et des mesures inspirées du rapport Mettling sur l’impact du numérique sur le travail (droit à la déconnexion, sécurisation des forfaits jours).
D’autres arbitrages clefs attendront
Donner plus de place aux accords d’entreprise nécessite d’y renforcer la culture et la dynamique du dialogue, autre objectif affiché. L’exécutif n’a pas retenu l’idée du rapport Combrexelle d’imposer une durée limitée aux accords, mais prévoit de systématiser les clauses de revoyure. Il promet aussi de « simplifier » les règles de révision et de dénonciation des accords : une mission est confiée au juriste Jean-François Cesaro.
D’autres arbitrages clefs attendront aussi : le principe de l’accord majoritaire sera étendu, mais selon un rythme et des modalités qui restent à définir. L’exécutif exclut d’autoriser les référendums auprès des salariés faute d’accord mais n’a pas précisé le sort à réserver à un salarié qui refuserait un accord modifiant son contrat de travail. Pour que les TPE et PME dépourvues de syndicats ne soient pas les oubliées de la réforme, il préconise que les branches (leur nombre doit passer de 700 à 200 d’ici à trois ans) bâtissent des accords spécifiques clefs en main. Autre piste privilégiée : renforcer les possibilités de mandatement d’un salarié par un syndicat pour négocier.
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La révolution attendra

La révolution attendra | ECONOMIE ET POLITIQUE | Scoop.it

Le gouvernement s'est engagé ni plus ni moins, ce mercredi, à réécrire entièrement le Code du travail. Dans le document préparatoire au projet de loi El Khomri, il est écrit que «  l'entreprise est le lieu qui apparaît comme le niveau le plus pertinent pour négocier des accords », et que la complexité du Code «  nourrit les contentieux et décourage l'embauche dans les TPE ». Manuel Valls se défend d'engager une «  réformette » et n'hésite pas à parler de «  révolution ». Diantre. François Hollande aurait-il décidé de renverser la table, en concrétisant l'engagement de mener des réformes ambitieuses jusqu'à 2017 ? On en est loin, malheureusement. Matignon assure que, dans le Code du travail nouvelle version, il ne saurait être question de déroger à la durée légale du travail, au SMIC ou au contrat de travail. «  Il n'y a pas d'inversion de la hiérarchie des normes », est-il martelé. Quant à la réécriture du Code, il faudra être patient, puisque celle-ci prendra au moins deux ans. Bien sûr, la tâche est titanesque, mais enjamber l'échéance présidentielle de 2017 sur un sujet aussi clivant laisse songeur… Conscient du décalage entre les attentes des entreprises et le calendrier proposé, l'exécutif s'engage à réécrire, dès le projet de loi prévu début 2016, les 125 pages du Code du travail consacrées à la durée du travail, au repos et aux congés. Un périmètre un peu court, regrette à juste titre le Medef. D'autant que la porte reste fermée à la fixation de la durée légale dans l'entreprise - via la négociation du seuil de déclenchement des heures supplémentaires. Si la loi devrait de fait faciliter les accords de modulation du temps de travail, on peine à voir en quoi la réforme va globalement permettre de donner un nouveau souffle aux négociations d'entreprises et de branches. D'autant que rien n'est dit à ce stade sur la question clef du sort à réserver aux salariés refusant un accord collectif. Tant que ces salariés bénéficieront des garanties du licenciement économique, cela bridera les négociations sur le terrain. En réalité, au-delà d'un diagnostic partagé sur les défauts du droit du travail, les freins au changement restent manifestes et l'exécutif ne veut prendre aucun risque avant les régionales. Les syndicats réformistes sont très prudents, tandis que les contestataires sont vent debout. Le patronat est divisé entre un Medef très allant sur la primauté à donner aux accords d'entreprise, quand la CGPME et l'UPA plaident pour l'échelon de la branche professionnelle et attendent un allégement pur et simple du Code du travail. Le chemin est surtout très étroit au sein de la majorité, les élus socialistes restant rétifs à une réforme estampillée « de droite ». Pour une refonte complète du Code du travail, il faudra bel et bien attendre l'après-2017.

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Situation de l'économie : une évaluation selon de nouveaux indicateurs. En bref - Actualités - Vie-publique.fr

Situation de l'économie : une évaluation selon de nouveaux indicateurs. En bref - Actualités - Vie-publique.fr | ECONOMIE ET POLITIQUE | Scoop.it
Le gouvernement publie, pour la première fois en octobre 2015, un rapport dans lequel est évaluée la situation économique de la France en fonction de nouveaux indicateurs de richesse, différents des indicateurs classiques tels le Produit intérieur brut (PIB).

Dix indicateurs sont retenus dans le rapport : taux d’emploi, effort de recherche, endettement (dette publique, dette des entreprises et des ménages), espérance de vie en bonne santé, satisfaction dans la vie, inégalités de revenus, pauvreté en conditions de vie, sorties précoces du système scolaire, empreinte carbone, artificialisation des sols. Au-delà de la simple production de richesses, ces indicateurs sont censés mesurer l’impact des politiques publiques conduites par l’État sur la qualité de vie et le développement durable. Pour chaque indicateur, le rapport décrit son évolution récente et compare la position de la France à celle de ses partenaires européens. Par ailleurs, le rapport propose des évaluations, en fonction de ces indicateurs, pour six réformes en cours : le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) et le volet entreprises du Pacte de responsabilité et de solidarité, le volet ménages du Pacte et la création de la prime d’activité, le Plan très haut débit, le plan pluriannuel de lutte contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale, la réforme du collège, la loi relative à la transition énergétique pour une croissance verte.

Le rapport a été préparé en application de la loi du 13 avril 2015 visant à la prise en compte des nouveaux indicateurs de richesse. Son article unique prévoit que, le premier mardi d’octobre de chaque année, le gouvernement remet au Parlement, un rapport présentant l’évolution, à moyen terme, d’indicateurs de qualité de vie et de développement durable, ainsi qu’une évaluation qualitative ou quantitative de l’impact des principales réformes engagées l’année précédente et envisagées pour l’année suivante.

Mots clés : Economie

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Diesel : l'Europe nous enfume-t-elle sous la pression des lobbys ?

Diesel : l'Europe nous enfume-t-elle sous la pression des lobbys ? | ECONOMIE ET POLITIQUE | Scoop.it

De nouveaux tests en "situation" réelle vont être instaurés. Mais les plafonds d'émission d'oxydes d'azote vont être relevés. Décryptage.
Les chiffres présentés à l'issue du comité technique ont soulevé la colère des Verts et d'associations de protection de l'environnement. (FRED TANNEAU/AFP)

Un assouplissement qui veut se faire passer pour un durcissement des contraintes. Après le scandale de Volkswagen, la Commission européenne voulait imposer des tests d'émissions de gaz polluants plus contraignants. Résultat, après un vote par une très large majorité des 28 : les constructeurs automobiles, soutenus par certains Etats, ont obtenu de pouvoir émettre 2,1 fois le plafond d'oxydes d'azote actuel, jusqu'en 2019. L'Union européenne, elle, se félicite d'avoir mis en place des tests en "situation réelle". Alors, bonne ou mauvaise nouvelle pour l'écologie ?

Des tests réalisés en situation "réelle"

Seule avancée : les tests d'émissions de NOx (les oxydes d'azote, principaux composants du diesel) seront réalisés en "situation réelle" dès janvier 2016 et non plus seulement en laboratoire, et de manière contraignante d'ici à septembre 2017. "De fait, les tests effectués en conditions de conduite sur route sont une réelle avancée car ils permettent des mesures bien plus proches de la réalité qu'en laboratoire", écrit "Le Monde" dans son édition de vendredi.

Pour être homologué, un véhicule devra passer les deux tests, en laboratoire et sur route, le second étant plus efficace contre tout dispositif destiné à contourner les épreuves. L'utilisation d'un logiciel "tricheur" comme celui employé par Volkswagen, par exemple. Ou encore le gonflement artificiel des pneus. 

"Il faut voir le verre à moitié plein", lance une source européenne proche des discussions au "Monde".

Un seuil de tolérance 2,1 fois plus élevé sur les émissions de diesel 

Mais pour arracher cette concession, la Commission européenne a cédé à certaines exigences des constructeurs automobiles, et pas des moindres. Entre 2017 et 2019, les voitures pourront émettre en "situation réelle" jusqu'à 2,1 fois le plafond de NOx aujourd'hui autorisé dans l'Union pour les tests en laboratoires, soit 80mg/km. A partir de 2020, les véhicules pourront encore dépasser ce seuil de 50%. 

La décision sur le délai de trois ans vise officiellement à laisser le temps aux constructeurs d'adapter leurs lignes de construction. Et la tolérance de 50% au-dessus des 80mg/km à prendre en compte les éventuelles erreurs de relevés des mesures et la différence entre tests en laboratoire et tests sur route. Actuellement, en moyenne, les émissions en conduite réelle sont quatre fois plus élevées que le seuil appliqué pour les conduites en laboratoire.

Mais la Commission aurait initialement prévu d'aller plus loin, selon les informations du "Monde". Or des représentants de l'industrie automobile (dont la liste n'est pas publique) siègent au Technical Commitee On Motor Vehicles (TCMV), une instance technique à l'origine de cette décision dont font aussi partie des représentants des 28 Etats membres et de la Commission, et qui se réunit... à portes closes.

"C'est un honteux coup monté qui une fois de plus place les intérêts des constructeurs automobiles devant la santé des gens", a tonné la libérale-démocrate Catherine Bearder. Pour Yannick Jadot, député européen Europe Ecologie-Les Verts (EELV), "c’est un blanc-seing donné aux constructeurs automobiles pour continuer à polluer, c’est une récompense pour ceux qui ont triché".

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1% des entreprises concentrent 55% de l'emploi et 68% de l'investissement

1% des entreprises concentrent 55% de l'emploi et 68% de l'investissement | ECONOMIE ET POLITIQUE | Scoop.it
Selon l'Insee, les 2,4 millions d'entreprises du secteur marchand ont réalisé en 2013 un chiffre d'affaires global de 3.700 milliards d'euros et une valeur ajoutée de 986 milliards d'euros, soit 52% du PIB.
Tout connaître ou presque sur les entreprises en France. L'Insee , dans sa collection "References" a publié une nouvelle étude sur les entreprises qui comporte une mine d'enseignements. Tour d'horizon.

Combien sont-elles? En 2013, les secteurs principalement marchands non agricoles et non financiers comptent 2,4 millions d'entreprises pour un chiffres d'affaires hors taxe global de 3.700 milliards d'euros et une valeur ajoutée de 986 milliards d'euros, soit 52% de la valeur ajoutée de l'ensemble de l'économie française.

Quelles valeur ajoutée? En 2013, la moitié des 4.200 entreprises de 250 salariés ou plus ont une valeur ajoutée supérieures à 32 millions d'euros. Cette valeur médiane est trente fois supérieure à celles des entreprises de 10 à 249 salariés.Mais, surtout, 1% des entreprises concentrent... 65% de la valeur ajoutée, 55% de l'emploi et 68% de l'investissement.

La crise pour tout le monde? La valeur ajoutée a augmenté pour plus de la moitié des entreprises actives entre 2012 et 2013. Ce sont les plus grandes entreprises qui réalisent le plus de croissance: la moitié de celles de plus de 250 salariés ont augmenté leur valeur ajoutée de plus de 1,6%. A l'inverse, pour la moitié des entreprises sans salarié, la valeur ajoutée a stagné ou diminué, particulièrement pour celle du commerce (- 2,3%) et de l'industrie (-1,5%).

Quel poids pour le CICE? Entre 2012 et 2013, le taux de marge moyen est resté stable après avoir diminué entre 2011 et 2012 (- 1,2 point). Dans le détail, en 2013, le taux de marge moyen a augmenté dans les services aux particuliers (2,2 points), la construction (0,8 point), les transports et l'entreposage (0,5 point) et l'hébergement/restauration (0,4 point). Des secteurs où les salaires sont en moyenne faibles et qui ont donc bénéficié des effets du crédit d'impôt compétitivité emploi (CICE).

En revanche, du fait de salaires plus élevés, toujours en moyenne, le taux de marge a diminué de 0,1 point dans l'industrie et de 1,6 point dans le secteur de l'information et de la communication.

Recul de l'investissement. L'investissement a reculé à nouveau en 2013 de 1,8%, après - 2,7% en 2012. Ce recul est plus marqué dans les petites entreprises: - 15,5% pour les entreprises sans salarié et -6,4% pour celle jusqu'à 10 salariés. A noter que les 239.000 entreprises créées en 2013 ont investi pour 6,7 milliards d'euros.

Si une entreprise sur deux a investi en 2013, les plus grosses structures investissent presque toutes. En revanche, seules 30% des 1,3 million d'unités entreprises sans  salariés l'on fait.Et la moitié des entreprises de 250 salariés ou plus ont inveti plus de deux millions d'euros. In fine, l'investissement est concentré sur un nombre relativement faible d'entreprise: 1% d'entre elles, investissant chacune plus de 500.000 euros, sont à l'origine de 85% du montant total des investissements.

Des exportations très concentrées.  Sur une population de 2,4 millions d'entreprises hors micro-entreprises et microentrepreneurs, seules 9 % ont exporté, soit un peu moins qu'en 2012. De plus, 1% des entreprises ayant le plus exporté concentrent 97 % des exportations. A noter que la moitié des 24.000 d'entreprises ayant les exportations les plus importantes sont sous le contrôle d'une firme multinationale et cumulent 89 % des exportations de ces entreprises fortement exportatrices.
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Pourquoi la Fed réajuste (encore) son discours

Pourquoi la Fed réajuste (encore) son discours | ECONOMIE ET POLITIQUE | Scoop.it
La Réserve fédérale américaine se dit prête à dégainer une hausse des taux d'intérêt en décembre. Pour cela, elle a décidé de ne plus prendre en compte le paramètre de la conjoncture mondiale, pour revenir aux fondamentaux de son mandat (emploi, inflation).
Augmentera ou n'augmentera pas ses taux ? Janet Jellen pourrait mettre fin au cruel dilemme auquel elle est confrontée depuis sa prise de fonction il y a de cela deux ans maintenant. Réuni mercredi, le comité monétaire de la Réserve fédérale américaine a indiqué qu'elle laissait inchangé ses taux d'intérêts mais qu'elle pourrait procéder à l'amorce d'un resserrement en décembre. Elle a jugé que si les créations d'emplois avaient ralenti, il n'en restait pas moins que les fondamentaux de l'économie américaine (notamment la consommation et les investissements) étaient suffisamment solides pour envisager une première hausse des taux d'intérêts.

Fin du suspense
Si cette hausse survenait, la Fed mettrait un terme à deux années de suspense insupportable pour les marchés, et plus globalement, les pays émergents. En 2013, en pleine passation de pouvoir entre Ben Bernanke et Janet Yellen, la puissante institution monétaire américaine avait annoncé qu'elle allait mettre fin à son cycle de politique monétaire accommodante. Mais elle s'était alors employée à agir progressivement, en commençant par baisser ses injections de liquidités dans l'économie, reléguant à plus tard la hausse des taux d'intérêts. Celle-ci annoncée pour 2015, mais la Fed s'était bien gardée de donner toute indication sur le timing.

L'emploi montre des signes de fragilité
Or, tout au long de l'année 2015, les indicateurs économiques ont montré des signes de fragilité. Les chiffres de l'emploi, certes, ne sont pas alarmants puisque le taux de chômage est non seulement au plus bas depuis sept ans mais également proche de son niveau d'équilibre (ou dit de plein-emploi). Mais, aux yeux de la Fed, cet objectif de plein emploi a trop tardé. En outre, de plus en plus d'économistes s'interrogent sur la pertinence de cette statistique qui ne prend plus compte des facteurs démographiques et surtout laisse de côté les chômeurs de longue durée qui ont abandonné leur recherche d'emploi, et qui sont de plus en plus nombreux. Enfin, l'inflation ne parvient toujours pas à dépasser 1%, soit moitié moins que l'objectif de la Fed. Mais, ce ne sont pas ces éléments qui ont réellement conduit la Fed à surseoir au relèvement des taux promis.

L'économie mondiale inquiète
En fait, la Fed avait décidé de prendre en compte un élément tout à fait inédit dans son histoire : la conjoncture économique mondiale. Ainsi, Janet Yellen avait clairement clamé son inquiétude quant au coup de frein de la croissance mondiale amorcé par le brutal ralentissement de l'économie chinoise. Pourtant, ce facteur ne fait pas partie du mandat de la Réserve Fédérale. Mais, Janet Yellen avait estimé qu'une action trop précipitée de la Fed aurait nécessairement un impact sur l'économie mondiale et par ricochet, sur l'économie américaine. Pour rappel, en 2013 lorsque la Fed avait annoncé la fin de son cycle de politique accommodante, les investisseurs avaient massivement rapatrié leurs fonds aux Etats-Unis dans l'espoir d'y trouver une rémunération plus intéressante. Les pays émergents se sont ainsi retrouvés contraints d'injecter des milliards de dollars dans leur économie et d'augmenter drastiquement leur taux d'intérêt afin de limiter cette hémorragie, prenant le risque d'asphyxier leur croissance.

A la recherche d'une stratégie
Mercredi, la Réserve fédérale a indiqué que ce facteur ne serait pas pris en compte dans sa décision de politique monétaire. En se débarrassant de ce risque, la Fed ouvre donc la voie à une hausse des taux d'intérêts. Sauf accident majeur de l'économie américaine...

De plus, la Fed ne pouvait plus continuer dans cette direction sans donner de visibilité aux marchés. Les investisseurs étaient de plus en plus nombreux à critiquer Janet Yellen et sa communication devenue brouillonne. La Réserve fédérale ne pouvait pas se permettre de se dédire après avoir si longtemps hésité. De plus, les décisions prises en comité monétaire ne faisaient plus l'unanimité. Certains membres ont d'ailleurs publiquement affiché leur désaccord, réclamant une hausse des taux immédiate.

En réalité, en décembre, les investisseurs attendent moins une décision de politique monétaire, qu'une stratégie de politique monétaire précis et crédible, et si possible avec un consensus.
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Le salaire brut mensuel moyen des non-cadres s'élève à 1.556 euros

Le salaire brut mensuel moyen des non-cadres s'élève à 1.556 euros | ECONOMIE ET POLITIQUE | Scoop.it
Avec un salaire moyen brut de 1.556 euros par mois au premier semestre 2015, les non-cadres ont vu leur rémunération moyenne progresser de... 13 euros sur un an, d'après le 7e baromètre Randstad. 12,6 millions de salariés en France ont un niveau de salaire compris entre + 4,3 % et + 7,9 % au-dessus du Smic.
Ce n'est vraiment pas le nirvana! Selon le 7e baromètre annuel réalisé par le géant de l'Intérim, l'entreprise Randstad, le salaire moyen mensuel brut des salariés non-cadres s'élève à 1.556 euros au premier semestre 2015. Par rapport au premier semestre 2014, cela représente une hausse de 0,9 %... soit 13 euros.

Le données de Randstad s'appuient sur l'analyse de 1,3 million de fiches de paie, à travers 25.000 entreprises et 132 métiers non-cadres. Compte-tenu de l'évolution de l'inflation qui a été nulle sur les six premiers mois de l'année 2015, cette - maigre - progression correspond également au gain de pouvoir d'achat. A noter que le rythme de la hausse continue de se tasser pour la quatrième année consécutive (1,25 % en 2014, 1,8 % en 2013, 12,2 % en 2012 et 2,4 % en 2011). En fait, les salaires des non-cadres ont surtout bénéficié de la seule revalorisation du Smic de 0,8 % intervenue le 1er janvier 2015 qui a porté le salaire minimum brut mensuel à 1 457,52 euros.

Les non-cadres gagnent en moyenne... 6,7% de plus que le Smic
A 1.556 euros, le salaire moyen des non-cadres affiche donc un niveau de rémunération supérieur de 6,7 % par rapport au salaire minimum. Dit autrement, selon le baromètre Randstad, un salarié non-cadre gagne en moyenne 106,7 % du Smic, contre 106,6 % en 2014.

On constate donc, sans surprise, que les évolutions du Smic se répercutent sur les niveaux de salaires qui lui sont les plus proches. Ainsi, les salaires moyens des ouvriers non qualifiés, des ouvriers qualifiés et des employés progressent au premier semestre dans une fourchette comprise entre + 0,6 % et + 0,9 % sur un an, soit à des niveaux extrêmement proches des 0,8 % de la revalorisation du Smic. En revanche, la hausse des salaires des professions intermédiaires - qui parmi les non-cadres bénéficient des salaires les plus élevés - de 0,2 % apparaît davantage décorrélée de la progression du Smic.


Il apparaît aussi que les salaires non-cadres sont fortement concentrés autour du Smic. Résultats à l´appui, les salaires des ouvriers (non qualifiés et qualifiés) et des employés au premier semestre 2015 représentent de 104,3 % (1.521 euros bruts pour les ouvriers non qualifiés) à 107,9 % du salaire minimum (1.574 euros bruts pour les ouvriers qualifiés). Ainsi, 12,6 millions de salariés en France ont un niveau de salaire compris entre + 4,3 % et + 7,9 % au-dessus du Smic.

Par secteur, c'est le BTP qui se retrouve le secteur "le plus" rémunérateur, avec un salaire moyen de 1.642 euros, en hausse de 1,3 % par rapport aux six premiers mois de 2014. Pour Randstad, si le BTP est le secteur qui propose les rémunérations les plus attrayantes, c'est pour tenter de palier ses difficultés chroniques de recrutements, via une politique salariale attractive.

Enfin, c'est la région Rhône-Alpes qui propose les salaires non-cadres les plus élevés en France (1.580 euros mensuels bruts).
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Le FMI s’inquiète des risques de « déraillement » de l’économie mondiale

Le FMI s’inquiète des risques de « déraillement » de l’économie mondiale | ECONOMIE ET POLITIQUE | Scoop.it
+ Infographie. Le FMI revoit à la baisse ses prévisions de croissance. La fragilité des émergents soulève des...
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Où vivent les familles en France ? - Localtis.info - Caisse des Dépôts

Où vivent les familles en France ? - Localtis.info - Caisse des Dépôts | ECONOMIE ET POLITIQUE | Scoop.it

Plus on s'éloigne des villes-centres, plus il y a de familles. Mais si on s'éloigne trop, et que l'on sort complètement des aires urbaines, il y en a moins.

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Le temps de travail, chantier numéro 1 d'une réforme marathon

Le temps de travail, chantier numéro 1 d'une réforme marathon | ECONOMIE ET POLITIQUE | Scoop.it
Rendre plus lisible le Code du travail français, un monument de 3.800 pages et 1,5 kg : c'est l'objectif affiché par le gouvernement, qui vient de dévoiler les grandes lignes de sa grande réforme, qui vise à favoriser la négociation collective et renforcer le rôle des accords ainsi conclus dans les entreprises et les branches.

Le gouvernement propose, sur la base d'un rapport du conseiller d'Etat Jean-Denis Combrexelle, de réorganiser le Code du travail en trois niveaux : un socle de droits protégés par la loi (durée légale du travail et déclenchement des heures supplémentaires, principe de non-discrimination, salaire minimum, etc.) ; les domaines ouverts à la négociation ; des dispositions applicables en l'absence d'accord collectif. Une "mission de sages" présidée par l'ancien garde des Sceaux Robert Badinter étant chargée de définir le socle des droits fondamentaux.

Cette réécriture du Code du travail, confiée à une commission ad hoc, s'étalera sur deux ans, a précisé Manuel Valls. La refonte commencera par la question sensible de l'organisation du temps de travail dans l'entreprise : durées hebdomadaires et quotidiennes, aménagement sur l'année, repos compensateurs et congés, astreintes, majoration des heures supplémentaires, etc. Cela fera l'objet d'un projet de loi présenté au premier trimestre 2016.

Le gouvernement veut enfin saisir cette occasion de prendre en compte les évolutions liées au numérique sur lesquelles Bruno Mettling, directeur des ressources humaines d'Orange, a récemment fait des propositions (télétravail, sécurisation du forfait-jours pour les cadres, droit à la déconnexion ...). "On aurait pu prendre un thème plus facile mais c'est un sujet de préoccupation quotidien pour les salariés et les employeurs", explique l'entourage de Manuel Valls.

Le texte porté par Myriam El Khomri donnera par ailleurs le coup d'envoi à la réduction du nombre de branches, condition d'un élargissement du rôle de la négociation collective. L'objectif fixé par Manuel Valls est de ramener les quelque 700 branches professionnelles existantes à 400 d'ici fin 2016, 200 d'ici deux ans et une centaine à terme. La loi fixera le principe du rattachement des branches territoriales aux branches nationales et de la disparition de celles qui n'ont eu aucune activité depuis plus de dix ans.

Les orientations annoncées mercredi feront l'objet de nouvelles concertations sur leur contenu concret avec les partenaires sociaux au cours des prochaines semaines. Elles doivent notamment porter sur le sort des salariés refusant les ajustements prévus par un tel accord, ce qui est un motif de licenciement.
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Climat social : jusqu'où ira la tension française ?

Climat social : jusqu'où ira la tension française ? | ECONOMIE ET POLITIQUE | Scoop.it
La dernière note de conjoncture sociale réalisée par l'association Entreprise & Personnel ne table pas sur une explosion sociale en France mais pronostique une forte montée des tensions catégorielles et locales.
Ça se tend mais ça ne va pas forcément exploser au niveau national. En revanche, les conflits locaux pourraient se multiplier. C'est, en substance, ce qui caractérise le climat social actuel, selon la dernière note de conjoncture sociale réalisée chaque année par Entreprise & Personnel (E&P), une association qui regroupe plus d'une centaine de dirigeants d'entreprises afin d'échanger sur les problématiques liées aux ressources humaines et aux relations du travail.


La montée des tensions au sein de la société
Selon E&P donc, cette fin d'année 2015 est marquée par une montée des « tensions » alors que la situation économique peine à se décanter. Et ces tensions sont partout. Tensions politiques à gauche dans la perspective des élections régionales qui s'annoncent très difficiles... Sans oublier l'élection présidentielle qui apparaît déjà en point de mire. Tensions croissantes également au sein du monde syndical « avec un fossé croissant entre acteurs des réformes et opposants ». A cet égard, le récent accord sur les retraites complémentaires a en effet montré ce clivage. Mais tensions également dans l'opinion, après les évènements d'Air France et le débat qui s'est instauré sur « la violence réelle est la violence symbolique ». Tensions enfin dans le débat intellectuel avec le phénomène des « néo réac ».

E&P constate aussi une certaine radicalisation dans le domaine social, avec des camps "qui ont durci leurs discours". Ainsi, plusieurs thème apparaissent totalement clivants : « pour ou contre le Code du travail, pour ou contre une décentralisation du dialogue social, échec ou réussite du dialogue social à la française, régression sociale ou nouveaux droits, etc. ».

La flexibilité du travail à la française existe déjà
A cet égard, E&P semble s'étonner de la focalisation des débats sur le faux problème du droit du travail dont la complexité jouerait contre l'emploi. Pour ces professionnels des relations sociales, pas vraiment connus pour leur « gauchisme », « la flexibilité à la française existe » déjà : encadrement des licenciements, « barèmisation » des indemnités prud'homales, rupture conventionnelle du contrat de travail, recours amplifiés aux CDD et à l'intérim, etc.

Pour E&P : « Difficile d'aller plus loin sans se rapprocher d'un système à l'américaine (liberté de se libérer à tout moment d'un collaborateur) mais où le contrat social implicite repose sur une croissance priorisée et donc la possibilité elle aussi rapide de retrouver un emploi ».

Vers davantage de conflits locaux et catégoriels
Mais la question centrale que pose la note d'E&P est de savoir s'il y a un risque d'explosion sociale en France ? Les évènements d'Air France seraient-ils précurseurs de cette déflagration ? Les analystes d'E&P, à la lumière de leurs nombreuses interventions en entreprises n'y croient pas trop. Ils continuent de penser que "c'est lors des élections que le mécontentement s'exprimera" et non pas dans la rue. D'ailleurs, la note d'E&P estime qu'il est peu réducteur de parler d'un seul « climat social ». En fait, il y aurait différentes réalités à différents niveaux.

Ainsi, au niveau interprofessionnel, les mouvements sociaux sont quasi anecdotiques. Les journées d'action organisées par les confédérations syndicales ne remportent aucun succès. Toujours au niveau national, en revanche, les mouvements catégoriels se multiplient. Les mobilisations successives  des taxis, des paysans, des avocats, des policiers etc. pont payé. A chaque fois, le gouvernement a, en toute ou partie, reculé, ne voulant prendre aucun risque d'une déflagration sociale.

E&P s'attend aussi à de vives tensions dans le secteur public aux prises avec la nécessité de se restructurer. Il y a eu Radio France, puis Air France. Demain se sera peut-être le tour de la SNCF et de La Poste. Mais les experts d'E&P croient davantage « à des conflits éclatés sur le territoire autour le plus souvent de petites structures ».

Au niveau des entreprises privées, E&P perçoit un certain retour de la conflictualité, notamment sur la question des salaires. Selon la note, le « pilotage de la négociation annuelle obligatoire (NAO) 2016 sur les salaires va être délicat », tant les salariés ont le sentiment d'avoir perdu en pouvoir d'achat. Des conflits locaux sont donc très fortement envisagés.

Pas de déflagration nationale
En résumé, selon E&P, « Il semble que cette année 2015 marque un basculement progressif de la résignation vers des mobilisations, certes indépendantes les unes aux autres, chacune sur ses objectifs, mais nourries en arrière plan par un cran de plus dans le rejet de la politique gouvernementale par une fraction militante du mouvement syndical ».
Et d'ajouter :


"La politique menée aujourd'hui est comprise par une partie du salariat comme excessivement favorable aux entreprises, déséquilibrée, autrement dit « de droite ». Les sorties du ministre de l'Economie, la volonté du Premier ministre d'affirmer une posture d'autorité avec des mots forts sont exploitées et perçues comme autant de provocations".
Mais rien « n'explosera » sur la scène nationale car, selon la note, « ni la CGT, ni l'extrême gauche, ni FO ne sont capables d'organiser des mobilisations massives ».
En revanche, donc, les « colères » catégorielles risquent de se multiplier.
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Quelles sont les régions françaises les plus touchées par le chômage ?

Quelles sont les régions françaises les plus touchées par le chômage ? | ECONOMIE ET POLITIQUE | Scoop.it
LE SCAN ÉCO/INFOGRAPHIE - À un mois du début des élections régionales, l'Insee a publié une note sur l'évolution de l'emploi et du chômage depuis le début de la crise en intégrant les nouvelles régions, qui entreront en vigueur le 1er janvier 2016.


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À un mois des élections régionales, à quoi ressemble la nouvelle carte de France du chômage? A-t-on constaté des réductions ou des hausses d'écarts depuis la fusion entre régions? «De manière générale, le processus de regroupement conduit mécaniquement à atténuer les écarts entre régions, explique l'Insee au Figaro. Ainsi par exemple, en 2014, l'écart entre le taux de chômage le plus élevé et le plus bas était plus important avec les anciennes régions (5,4 points) qu'il ne l'est avec les nouvelles (3,7 points).»
Ce qui n'empêche pas, toutefois, que les régions du nord et du sud de la France restent, dans l'ancienne comme dans la nouvelle configuration, les plus touchées par le chômage avec des taux tous supérieurs à 10%, et atteignant pour certains (Nord-Pas-de-Calais et Picardie, et Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées) les 12%, selon une étude de l'Insee qui intègre les nouvelles régions qui entreront en vigueur le 1er janvier 2016. Des niveaux nettement supérieurs à la moyenne de l'année dernière, à savoir 9,9%. Et pourtant, ce sont les régions où l'emploi a le plus fortement progressé (+11,3% en Corse, notamment). «Bien qu'en forte hausse en PACA, Languedoc-Roussillon Midi-Pyrénées et Corse, l'emploi progresse moins que la population active», explique-t-on au sein de l'Insee.
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La progression de l’extrême pauvreté en France en trois chiffres

La progression de l’extrême pauvreté en France en trois chiffres | ECONOMIE ET POLITIQUE | Scoop.it
Le Secours catholique rend public son rapport annuel le 5 novembre. Un document qui montre, une fois de plus, l’accentuation de la très grande pauvreté en France. On savait que la misère gagnait du terrain dans la société française avec la crise. On sait désormais que le phénomène de grand dénuement touche de plus en plus de monde. Trois chiffres symbolisent cette situation.

535 EUROS
C’est, par mois, le montant du niveau de vie médian des 600 000 personnes reçues dans les permanences du Secours catholique en 2014.

Pour mener son étude, les bénévoles de l’organisation caritative ont établi une fiche recueillant de manière anonyme les situations des personnes qui viennent frapper aux portes des permanences, qui pour obtenir un petit-déjeuner, qui une douche ou un abri pour la nuit.

Les trois-quarts des personnes rencontrées par l’association font partie des 4 % les plus pauvres de la population française. Elles ont un niveau de vie inférieur au seuil de pauvreté le plus bas – niveau fixé par l’Insee à 40 % du niveau de vie médian des Français, soit 667 euros. En 2014, ce niveau de vie concerne 2,1 millions de personnes.

43 ANS
C’est l’âge moyen du public accueilli en 2014 par le Secours catholique. Il était de 41,7 ans en 2010. Si les adultes dans la fleur de l’âge (25-39 ans) sont toujours les plus nombreux à franchir les portes des permanences, les 50-60 ans sont en nette progression, tout comme la part des ménages sans enfants et celle des mères seules.

33,6 %
C’est la part, en 2014, des étrangers dans cette catégorie des plus pauvres. Et cette part a beaucoup progressé, puisqu’elle était de 20 % en 2000. Plus de la moitié de ces migrants sont sans statut (soit en attente de statut, soit sans papiers) et, depuis trois ans, leur situation s’est « très nettement dégradée » du fait de l’allongement des délais de traitement des dossiers, souligne le rapport.
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Code du travail : 55 % des Français pour une refonte en profondeur

Code du travail : 55 % des Français pour une refonte en profondeur | ECONOMIE ET POLITIQUE | Scoop.it
EXCLUSIF + DOCUMENT et VIDEO - Selon un sondage Elabe pour « Les Echos » et l’Institut Montaigne, plus d’une personne sur deux veut une réforme « en profondeur » du Code du travail. Deux sur trois sont favorables aux accords en entreprise sur le temps de travail.
« Sur la question de la réforme du droit du travail, le statu quo n’est pas possible ». Pour le président d’Elabe, Bernard Sananès, le gouvernement, qui s’est montré mercredi très prudent sur la question , ne pourra pas trop tergiverser. Selon un sondage Elabe pour « Les Echos », Radio Classique et l’Institut Montaigne, plus d’un Français sur deux (55 %) se dit en faveur d’une refonte « en profondeur pour alléger fortement» le Code du travail. En ajoutant ceux qui sont pour « l’aménager sur quelques aspects seulement », plus de neuf sondés sur dix (93 %) veulent que les choses bougent.
Des nuances selon l'âge des sondés
Derrière cette écrasante majorité, les résultats méritent toutefois d’être nuancés en fonction principalement des classes d’âge. Premier enseignement, ce sont les plus de 65 ans qui soutiennent l’idée de la réforme avec le plus d’enthousiasme, puisque 75 % d’entre eux se prononcent en faveur d’un changement profond . En d’autres termes, les premiers défenseurs de la refonte du Code du travail sont ceux qui sont sortis du marché du travail...
A l’inverse, la prudence est beaucoup plus forte chez les 18-24 ans, puisqu’ils ne sont que 31 % à être favorables à une évolution importante. Chez les actifs de 25 à 49 ans, premiers concernés à court terme, les partisans d’une réforme en profondeur et ceux plus favorables à des aménagements se répartissent en deux blocs plus ou moins égaux.
VIDEO L'analyse de Bernard Sananès (Elabe)

En revanche, il n’existe pas de différence notable entre les catégories socio-professionnelles : le même pourcentage pour des changements importants (48 %) se retrouve chez les cadres et les employés et ouvriers. Sans surprise, les sympathisants de droite sont, sur ce sujet, plus favorables à la réforme que leurs homologues de gauche. Mais même chez les sympathisants de Jean-Luc Mélenchon on trouve un pourcentage significatif de partisans d’un changement important dans le Code du travail (28 %).
Pas un « grand soir » social
Encourageant pour l’exécutif, deux Français sur trois (66 %) estiment que les entreprises devraient être « libres de fixer par accord avec les représentants des salariés leur durée hebdomadaire du travail », selon ce sondage. L’une des pistes sur lequel veut s’engager le gouvernement Valls . Une majorité de sympathisants de gauche (58 %) partage notamment ce point de vue.
Mais, pour Bernard Sananès, les Français demandent aussi des garanties et ne souhaitent pas un « grand soir » social. « Dans l’opinion, la pédagogie des bénéfices de la réforme n’est pas encore complètement faite et il n’y a pas non plus d’attente d’une ultra-libéralisation », estime-t-il. Ce qui pourrait expliquer la grande prudence du gouvernement.
POUR EN SAVOIR PLUS :
DOCUMENT L'intégralité des résultats du sondage
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Vers un nouveau krach de l’euro face au dollar ?

Vers un nouveau krach de l’euro face au dollar ? | ECONOMIE ET POLITIQUE | Scoop.it
La parité euro/dollar devrait fortement baisser au cours des prochains mois, et plus encore sur les prochaines années, jugent la plupart des banques. En cause, la divergence des perspectives économiques de part et d’autre de l’Atlantique, qui incite les autorités monétaires de la zone euro et des Etats-Unis à suivre des politiques diamétralement opposées.

La monnaie unique est au bord du gouffre, face à la devise américaine. Après avoir déjà chuté de 25% entre le pic de mai 2014 et le creux de mars 2015, l’euro/dollar s’apprête à connaître une nouvelle phase de faiblesse prolongée.

Selon plusieurs grandes banques, comme Deutsche Bank et Goldman Sachs, la parité pourrait perdre beaucoup de terrain sur les prochaines années. Goldman Sachs vise 0,95 dollar pour un euro d’ici un an et même 0,80 d’ici 2017. Deutsche Bank a de son côté un objectif de 0,85 à cet horizon. Ce qui correspondrait en moyenne à une nouvelle baisse de 25%, par rapport au niveau actuel (1,09).

Ce pessimisme sur la parité euro/dollar s’explique par le fort contraste entre les politiques monétaires menées par la Banque centrale européenne (BCE, autorité monétaire de la zone euro) et la Réserve fédérale (Fed), son équivalent aux Etats-Unis.

Cette dernière vient d’indiquer que l'orientation de l’économie américaine pourrait justifier un relèvement " dès décembre " du taux directeur, alors qu’a contrario, le président de la BCE, Mario Draghi, a laissé explicitement la porte ouverte à une extension de ses mesures de soutien monétaire .

La perspective d’un dollar mieux rémunéré et de nouvelles largesses de Mario Draghi dans la zone euro devrait progressivement faire chuter le cours de la devise européenne face au billet vert.

Les anticipations baissières des banques se retrouvent dans l’analyse technique. Robert Haddad (Banque SBA), fondateur du Centre de formation d’analyse technique et de trading (CFAT), s’attend ainsi à voir la parité glisser à 1,02-1,03 d’ici le printemps prochain.

Cliquez ci-dessous pour agrandir



Nicolas Gallant
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Légère baisse du moral des ménages

Légère baisse du moral des ménages | ECONOMIE ET POLITIQUE | Scoop.it

La confiance des ménages, indicateur publié par l'Insee, vient tempérer la baisse du chômage en septembre, la plus importante depuis huit ans.

L'indicateur de la confiance des ménages est important, car il permet d'estimer comment se comportera dans les prochains mois la consommation (photo d'illustration). © AFP PHOTO/ PHILIPPE HUGUEN
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Un indicateur vient tempérer la bonne nouvelle, récente, de la baisse du chômage en septembre, la plus importante depuis huit ans. "En octobre 2015, après avoir atteint en septembre son plus haut niveau depuis octobre 2007, la confiance des ménages baisse légèrement", annonce l'Insee dans un communiqué. L'indicateur diminue de 1 point et atteint 96, soit moins que sa moyenne de longue période (100). En revanche, l'opinion des ménages sur leur situation financière personnelle passée progresse à son plus haut niveau depuis novembre 2010.
Cet indicateur est important, car il permet d'estimer comment se comportera dans les prochains mois la consommation, un des principaux piliers d'une croissance française qui peine à décoller.
Après une nette hausse en septembre, la proportion de ménages considérant comme opportun de faire des achats importants baisse de 6 poins, revenant à son niveau d'août. Il reste néanmoins légèrement au-dessus de sa moyenne de long terme. Enfin, l'opinion des ménages sur leur capacité d'épargne se dégrade.

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Coût du travail : la politique de François Hollande commence à payer !

Coût du travail : la politique de François Hollande commence à payer ! | ECONOMIE ET POLITIQUE | Scoop.it
Depuis l'arrivée du socialiste à l'Élysée, le coût du travail augmente moins vite que sous Nicolas Sarkozy, grâce au crédit d'impôt compétitivité-emploi.
PAR MARC VIGNAUD
Publié le 28/10/2015 à 13:08 - Modifié le 28/10/2015 à 13:34 | Le Point.fr
François Hollande aura au moins réussi à modérer le coût du travail depuis son arrivée à l'Elysée. © AFP PHOTO / HALLDOR KOLBEINS
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Les bonnes nouvelles sont rares pour François Hollande. Mais celle-là devrait lui mettre du baume au cœur. Sa politique en faveur des entreprises porte ses fruits. En tout cas en matière de coût du travail. Depuis 2012, il progresse de façon plus modérée que sous Nicolas Sarkozy, notamment grâce au fameux crédit d'impôt compétitivité-emploi (Cice), selon une étude de l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee).
Depuis le début du mandat de François Hollande, le coût du travail par heure travaillée dans l'industrie s'est accru de 1,1 % en moyenne par an, contre 2,1 % en moyenne dans la zone euro. C'est beaucoup moins que de 2008 à 2012, où il avait progressé de 2,4 %, plus vite qu'en Allemagne.
Rattrapage allemand

Sous François Hollande, le coût du travail hexagonal dans l'industrie a par exemple moins augmenté qu'en Italie et au Royaume-Uni, sans parler de l'Allemagne. Outre-Rhin, la hausse a atteint 3,2 %, signe que les entreprises redistribuent désormais les fruits de la prospérité. Ce dynamisme peut en effet être considéré comme une phase de rattrapage, après une longue période de modération salariale entamée en 2000, dénoncée comme une stratégie non coopérative menée au détriment du reste de la zone euro par certains économistes, notamment ceux de l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE).
La tendance à la modération du coût du travail en France de 2012 à 2014 est similaire dans les services marchands (+ 0,8 % par an contre 1 % en moyenne dans la zone euro et 1,4 % en Allemagne, et 1,9 % au Royaume-Uni).
© Insee
Ajustement des pays du Sud

Encore plus encourageant pour l'actuel locataire de l'Élysée, la modération du coût du travail persiste quand on la rapporte à la production totale, c'est-à-dire en tenant compte de la productivité. Le « coût salarial unitaire », comme disent les spécialistes, a augmenté de seulement 1,3 % en France contre 1,8 % en Allemagne. Par comparaison, cette progression était de 2 % par an de 2008 à 2012, à peine moins qu'en Allemagne (2,1 %), lorsque Nicolas Sarkozy était aux manettes.
De manière générale dans la zone euro, ce sont les pays au coût du travail le plus faible qui ont fait le plus d'efforts en la matière depuis 2012, après des années durant lesquelles le prix de la main-d'œuvre avait explosé (Grèce, Portugal, Espagne). Au contraire, les pays dont le coût du travail était déjà élevé l'ont davantage laissé progresser (Allemagne, Finlande…).
La France, toujours parmi les pays les plus chers de l'UE

Mi-2015, la France reste toutefois parmi les pays les plus chers de l'Union européenne, avec un indice du coût de la main-d'œuvre de 36,20 euros dans l'ensemble de l'économie marchande, contre 33,95 en Allemagne et 27,69 en Italie, selon les chiffres de l'institut statistique européen Eurostat. L'Hexagone est seulement devancé par le Danemark, la Suède, la Belgique et le Luxembourg.
Pour certains économistes, ce niveau de coût du travail élevé est d'autant plus handicapant qu'il n'est pas adapté au niveau de gamme des exportations françaises, et pourrait expliquer une partie de son déficit commercial.
Vers une nouvelle baisse du coût du travail ?

François Hollande semble avoir endossé ce diagnostic fin 2012, après la remise du rapport Gallois sur la compétitivité du pays. Sa politique de baisse de coût du travail s'est accentuée avec la baisse de cotisations sociales mise en œuvre le 1er janvier 2015 sur les salaires inférieurs à 1,6 smic. Elle devrait encore être amplifiée à partir d'avril 2016 sur les salaires jusqu'à 3,5 smic.
Mais l'Insee semble douter de l'efficacité à terme de ces baisses de charges. Pour les auteurs de l'étude, le niveau du coût du travail ne semble pas corrélé au poids des cotisations sociales employeur. En effet, dans les pays où le poids des cotisations sociales patronales est moins élevé, et que la protection sociale (à niveau comparable) est davantage financée par l'impôt sur le revenu des salariés par exemple, les salaires brut qu'ils reçoivent sont plus élevés. Un constat à nuancer pour les travailleurs peu qualifiés qui ont moins de pouvoir pour négocier à la hausse leur salaire, dans un contexte de chômage élevé.
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Le secteur privé a créé 37.000 emplois en France au troisième trimestre

Le secteur privé a créé 37.000 emplois en France au troisième trimestre | ECONOMIE ET POLITIQUE | Scoop.it
La première étude française de l'indicateur ADP, un baromètre très suivi aux États-Unis, fait état de 37.000 créations d'emplois, dont 11.000 en septembre.
Le secteur privé non agricole en France a créé 37.000 emplois au troisième trimestre dont 11.000 au mois de septembre, selon une nouvelle enquête mensuelle lancée mercredi par ADP, dont la méthodologie est comparable à celle de son enquête américaine.

Un baromètre vedette aux Etats-Unis
Automatic Data Processing (ADP), spécialiste de l'externalisation de la gestion des ressources humaines, publie chaque mois aux Etats-Unis une estimation des créations d'emploi dans le secteur privé qui est très suivie car considérée comme un bon indicateur avancé des chiffres mensuels de l'emploi publiés le surlendemain par le département du Travail. De ce fait, aux Etats-Unis, les marchés y sont très attentifs.

"Nous sommes convaincus que notre 'Rapport national sur l'emploi en France' permettra d'apporter des connaissances supplémentaires sur les tendances économiques", a déclaré Ahu Yildirmaz, directrice d'ADP Research Institute, l'organisme d'études et de recherche d'ADP.
Les chiffres de l'Insee arrivent trop tard...
Elle a rappelé que les données sur les créations nettes d'emploi dans le secteur privé non agricole publiées par l'Insee étaient disponibles sur une base trimestrielle, avec une première estimation publiée environ 45 jours après la fin du trimestre concerné et des chiffres actualisés publiés environ 25 jours plus tard. Presque un mois et demi après, ce qui apparaît comme tardif pour nombre d'analystes.


L'emploi salarié dans les secteurs marchands non agricoles a augmenté de 0,2% au deuxième trimestre en France, avec 23.800 postes créés, après 7.100 destructions de postes au premier trimestre (0,0%), selon les dernières données de l'Insee.

Comme l'enquête sur l'emploi aux Etats-Unis, celle sur la France sera publiée en partenariat avec Moody's Analytics. La publication interviendra en milieu de mois pour l'estimation du mois précédent. La prochaine publication est prévue le 16 novembre pour les données du mois d'octobre.

(Avec Reuters)
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Optimisation fiscale: quand Eva Joly éreinte Moscovici et Juncker

Optimisation fiscale: quand Eva Joly éreinte Moscovici et Juncker | ECONOMIE ET POLITIQUE | Scoop.it
Près d’un an après le scandale "LuxLeaks", la commission spéciale "Taxe" du Parlement européen sur l'optimisation fiscale a adopté lundi 26 octobre son rapport final. Ce texte, résultat de huit mois d’enquêtes et d’auditions, met à nouveau en lumière les énormes cadeaux fiscaux que certaines pays européens continuent d’offrir aux firmes multinationales. Il formule aussi plusieurs propositions : créer un cadre juridique protecteur des lanceurs d’alerte qui risquent de perdre leur emploi suite à leurs révélations, imposer le "reporting pays par pays" pour les multinationales – il s’agit de la publication de leurs profits filiale par filiale –, harmoniser l’assiette de l’impôt sur les sociétés au sein de l'Union européenne (UE). 

Mais le rapport cible aussi la Commission européenne, coupable aux yeux des eurodéputés d'avoir failli dans sa mission de gardienne des traités, alors que les Etats membres de l'UE ne se tenaient pas informés des accords fiscaux qu’ils signaient avec les multinationales ("rulings" ou rescrits en français) malgré l’existence de plusieurs textes européens les y contraignant.

Vice-présidente de cette commission, la députée écologiste, Eva Joly, revient sur ces huit mois d'enquêtes et n'épargne ni le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, ni son commissaire aux affaires économiques et financières, à la fiscalité et à l'Union douanière, Pierre Moscovici. 

Comment jugez-vous le travail effectué par cette commission spéciale ?

Un travail transpolitique très important a été réalisé et beaucoup de champs ont été couverts. On s’est posé la question de savoir comment depuis 30 ans les États ont pu se priver de recettes fiscales aussi importantes. Notre mandat prend fin dans cinq semaines mais le travail n’est pas terminé. On veut notamment avoir accès à la retranscription des réunions du groupe dédié à ces questions qui a été créé en 1997, et qui dépend de la Commission européenne. Pour l’instant, la Commission nous refuse ces documents.

Plusieurs membres de la commission "Taxe" ont justement mis en cause la Commission européenne et notamment Jean-Claude Juncker, pour avoir failli à sa mission de gardienne des traités.

La Commission a été défaillante et cela ne date pas d’aujourd’hui. Il y a eu avant Juncker, dix ans de Barroso… Mais Jean-Claude Juncker, c’est vrai, n’a rien changé. Nous l’avons auditionné et il n’a pas pris cela très au sérieux. Il a dit que cette matière ne lui était pas inconnue, il a répondu à côté. Le ton n’y était pas. Ce n’est pas sa priorité. C’est terrible car le scandale "LuxLeaks" (il a révélé le contenu de centaines d'accords fiscaux très avantageux conclus avec le fisc luxembourgeois par des cabinets d'audit pour le compte de nombreux clients internationaux, Ndlr) a été insupportable à beaucoup de citoyens. Cela a entraîné une méfiance forte à l’endroit des politiques. Et elle n’est pas injustifiée puisque le seul qui doit répondre de ses actes pour avoir rendu public l’affaire est ce jeune lanceur d’alerte, Antoine Deltour. Il n’y a pas d’enquête sur les entreprises qui ont bénéficié de ces "rulings".

Certains chefs d’États comme François Hollande ou Angela Merkel ont-ils été assez volontaristes sur ces questions ?

Pas assez. Mais j’en veux surtout beaucoup à Pierre Moscovici qui a fait une proposition en mars sur le reporting pays par pays (obligation de rendre transparents les profits et les impôts payés par les multinationales dans chacun des pays où elles sont implantées, Ndlr) et l’a limitée aux services fiscaux plutôt que de le rendre public. Rien ne l’y obligeait. Juncker était affaibli par le scandale "LuxLeaks", il n’aurait pas pu s’opposer à Moscovici. Ce n’est pas acceptable. Il a volontairement réduit la portée de cette proposition comme il l’a d’ailleurs fait s’agissant de sa loi sur la séparation bancaire en France qui ne sépare pas grand-chose. Il a fait le minimum syndical et surtout il a mal négocié au sein de la Commission car il avait les cartes en main. Des dizaines de personnes auraient fait mieux que lui.

Quelle sont selon vous les premières mesures à mettre en œuvre pour lutter contre l’optimisation fiscale ?

Il faut d’abord rendre public le reporting pays par pays et ne pas le cantonner aux seuls services fiscaux étatiques. Les citoyens ont le droit de savoir. Je pense aussi que nous devons très vite harmoniser l'impôt sur les sociétés à l'échelle européenne et mettre fin à la concurrence fiscale que se livrent les pays.

Comment jugez-vous le travail de l’OCDE qui vient d’adopter le programme Beps qui a pour but de lutter contre la localisation des profits des sociétés dans les paradis fiscaux ?

Cela va dans le bon sens. Pascal Saint-Amans (directeur du centre de politique et d’évasion fiscale de l’OCDE, Ndlr) fait un travail de qualité. Mais ces mesures sont limitées aux pays de l’OCDE et ne prennent pas assez en compte les pays en voie de développement. Je pense aussi qu’il faut taxer les multinationales comme entité sans passer par des mesures qui vont s’appliquer à chaque filiale. On cherche des solutions très complexes alors qu’il suffirait de cibler en priorité les multinationales. Après je sais bien que tout cela est difficile à mettre en œuvre. Rien qu’en Europe, par exemple, la lutte contre les déficits publics nous a fait perdre 60.000 agents du fisc…
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