Quand on a la chance de rentrer d'un long séjour à l'étranger, on est toujours surpris par le décalage entre ce que l'on a ressenti là bas et ce que l'on retrouve ici . Alors, imaginez les expatriés... Au-delà de la mosaïque de destins particuliers et des histoires de chaque implantation communautaire, chaque "Français établi hors de France" (terminologie officielle) a un point de vue distancié sur sa terre natale. Et c'est souvent passionnant. Et peu importe que l'on réside en Suisse voisine (la plus grosse communauté) ou à Sidney, aux antipodes. Peu importe que l'on soit exilé fiscal, professionnel nomade, coopérant, étudiant ou descendant de bagnard. De droite, de gauche, bi national ou apatride. Le décalage est souvent fécond.

Trés mobilisés en 2007, les expatriés ont vu leur poids politique renforcé par la création de 11 circonscriptions législatives dédiées à partir de 2012. Jusqu'ici, ils pouvaient compter sur 12 sénateurs (8 "UMP", 4 "PS", depuis le 25 septembre) élus par un collège électoral spécifique l'AFE (Assemblée élue des Français de l'Etranger),

Les grandes manœuvres ont commencé avec la nomination de David Douillet, comme secrétaire d'état chargé des Français de l'étranger puis son remplacement par Edouard Courtial.

La matière m'intéresse depuis la première participation des expats aux soirées électorales de France 3. C'était en 2007, en direct par webcam. Aujourd’hui, petit revue de liens à 4 entrées :
DU BOUT DU MONDE AU COIN DE LA RUE, une chronique de l'expatriation et des échos de la campagne présidentielle( voir également le blog http://blog.france3.fr/ftv-expats/), LEGISLATIVES : UNE CAMPAGNE INEDITE, centrée sur les 11 circonsciptions, EXPATRIÉS ET ÉLECTIONS, LES DONNÉES, les références, les textes et les historiques des scrutins précédents
ET LES AUTRES, ILS FONT COMMENT ? pour le plaisir de comparer les enjeux et les solutions à travers la planète.