Un cauchemar, dit-elle aujourd'hui. Piratée, identité usurpée, réputation salie. Elle a quitté son club de pom pom girls et de majorettes. «Même avec ma meilleure amie, on ne se parle plus».
Les réseaux sociaux peuvent aussi faire du dégât. À cause d'une banale rupture. Elle venait de passer quelques mois avec Didier, un garçon de 32 ans, rencontré à Limoges fin 2011. C'était en fait un ancien copain de lycée. «Mais il était déjà engagé. Lorsque je le lui ai demandé, il n'a pas su, n'a pas voulu choisir. Je l'ai quitté. Il n'a pas supporté».
Et tout a commencé. Harcèlement téléphonique, messages sur Facebook. «J'ai changé les codes, verrouillé mes pseudos». Elle s'est crue à l'abri, jusqu'à ce qu'une fille de l'association des pom pom girls lui intime d'effacer les photos où elles étaient ensemble «sur un site libertin. Je l'ai découvert comme ça. C'était vraiment cru». Les filles menaçaient de porter plainte. Nelly s'est sentie dans le collimateur. Elle a commencé à comprendre les avances à la sortie du boulot, les regards, les mots «doux» posés sur le scooter.



Your new post is loading...

