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Dialectic Rhetoric in Numeric
The art of logical argumentation Here & Now - Persuasion & disposition - holding different points of view about a subject figures of speech to rhetoric - theory of persuasive communication
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Languages recorded by Wikitongues

Languages recorded by Wikitongues | Dialectic Rhetoric in Numeric | Scoop.it

Les langues changent tout le temps, mais aujourd’hui l’évolution s’accélère. A cause d’internet, des réseaux sociaux, du temps qui presse. Bienvenue dans le dico hype d’Alexandre des Isnards.

Pourquoi avoir sorti un dictionnaire en plus des traditionnels Larousse et Robert?

Les dictionnaires classiques sont ouverts aux nouveaux mots, certes, mais ils ne proposent pas de réflexion sur ce que ces mots représentent et ce qu’ils disent de nous. Ils ne prennent pas la mesure de ce qui nous arrive ces dernières années: nos sociétés, et notre manière de parler, sont complètement changées par internet, les réseaux sociaux, l’accélération du temps. Une révolution passionnante, mais qui parfois fait peur. Ces dictionnaires jouent un rôle de référence, de patrimoine et, du coup, filtrent les nouveaux mots, notamment les anglicismes, même s’ils sont très utilisés. Et puis, ils ont aussi un problème de place, alors que moi je n’avais pas cette limite…

Comment avez-vous procédé pour établir cette liste de quatre cents mots?

Les dictionnaires traditionnels justifient l’apparition de nouveaux mots au nombre d’occurrences. Moi, cela fait plus de quatre ans que j’attrape des termes, qui ne sont pas dans le dico, comme «switcher», «matcher». Je les note et puis je les teste sur les moteurs de recherche des réseaux sociaux, comme Twitter. C’est le principal outil dont je me suis servi. Cela me permet de voir toutes les utilisations du mot, dès son origine. Et de découvrir les néologismes inventés par les jeunes, genre «bolosse» ou «ça passe crème», qui signifie «ça passe bien».

 

Vingt mille nouveaux mots apparaissent chaque année. Comment expliquez-vous cette incroyable effervescence de la langue?

Les nouveaux mots sont souvent inventés par les nouvelles activités du marketing industriel ou de la cosmétique. Ce secteur utilise, par exemple, l’adjectif «renforçateur» pour un shampoing anti-chute et ça ne choque personne. On trouve aussi le terme «robustifier» pour qualifier les parois de certaines montres. C’est une habitude d’efficacité très anglaise qui consiste à transformer un substantif en adjectif ou en verbe du moment que cela parle aux gens.

Mais est-ce une période de créativité particulière ou les langues, en l’occurrence le français, sont-elles toujours aussi bouillonnantes, vivantes et inventives?

Ce qui est particulier aujourd’hui, c’est que l’on n’a jamais autant écrit, contrairement à ce que l’on croit. Bien sûr, on écrit de façon orale, on utilise un langage fait d’onomatopées, d’acronymes. Les jeunes s’envoient en moyenne huitante SMS par jour, ce qui représente quand même beaucoup de mots! Les espaces participatifs, les réseaux sociaux se sont multipliés et, dès lors, tout le monde commente à longueur de journée, pour assurer sa propre visibilité. Aujourd’hui, il faut se mettre en avant, parce que si on ne parle pas, on est socialement mort.

Dictionnaire du nouveau français, dites-vous. Mais peut-on encore le qualifier comme tel quand l’essentiel des mots est anglais ou issu du langage texto…

C’est vrai. En fait, il y a un côté provocateur dans ce titre. Je voulais faire réagir, réfléchir sur ce que devient notre langue. Cela dit, je ne pense pas que le langage texto affecte le français. Au contraire, il a une certaine créativité, il oblige à dire de façon courte des pensées percutantes. De même que des études ont montré qu’il n’y a pas de lien entre la baisse de l’orthographe et cette nouvelle façon de parler. Mais on ne peut que constater la suprématie de la langue anglo-saxonne, en particulier dans le monde des affaires. Tant que la société sera préoccupée par la seule réussite, la tendance va s’accentuer. On risque fort d’utiliser de plus en plus cette langue du négociant, comme l’appelait déjà Nietzsche, au détriment du français, langue de la rhétorique. Peut-on changer les usages avec les académies? Je ne pense pas. C’est ainsi. Je voulais juste montrer que le nouveau visage de notre langue actuelle est anglais. Mais plutôt que de s’inquiéter, autant en tirer les conséquences et essayer d’en prendre le bon parti en gardant notre créativité.

Mais comment voyez-vous cette évolution du français: ne risque-t-il pas de disparaître?

La langue n’est qu’un symptôme de ce que nous devenons. Ce qui est inquiétant, c’est cette course à la compétition, même dans les domaines les plus intimes. Houellebecq l’a bien montré dans son livre Extension du domaine de la lutte. Nous vivons constamment dans la concurrence et si nous ne le sommes plus, nous sommes exclus, parce que nous n’avons plus rien à raconter de compétitif. Les signes de reconnaissance se mesurent désormais avec des indices tels que le nombre de partages, de tweets et de retweets, de likes. Nous sommes dans un système qui veut que tout soit évalué, quantifié et cette obsession est inquiétante. Ces anglicismes révèlent aussi que nous vivons dans une sorte d’urgence, de frénésie. De ce point de vue là, l’anglais est une langue qui permet d’aller très vite.

Qu’est-ce qui fait que la «life» est plus tendance que la «vie», «checker» que «contrôler»?

C’est une question d’image de marque. Dès que l’on traduit un terme en anglais, il a l’air plus efficace, plus glamour aussi. Quand on dit les «nominés» plutôt que les «candidats sélectionnés» aux cérémonies de cinéma, on a l’impression d’importer le glamour hollywoodien. Le terme «life» vient du rap. Entre jeunes, ça fait plus cool de parler comme ça. Mais ce n’est pas nouveau…

Et quand le français s’accroche et persiste, c’est avec des fautes…

Exactement. Par exemple, les gens ne disent plus, en cas d’alternative, «ou non», mais «ou pas». Cette faute de français a même figuré en titre du Monde et de Libé, ce qui signifie que ce n’en est plus une. Cela dit, il y a aussi des fautes d’anglais que nous intégrons, comme la «loose». En anglais, le mot ne s’écrit qu’avec un seul o. Mais tout le monde, jeunes et bloggeurs expérimentés, l’écrit avec deux o. On peut se dire que c’est peut-être une manière française de s’approprier l’anglais. Cessons de jouer les redresseurs de torts. A une époque, le latin a changé, évolué vers le français. Finalement, les langues peuvent aussi naître des fautes. On lit de moins en moins et on écrit de plus en plus, de façon orale. On est pressé, donc on prend les premiers mots qui nous viennent à l’esprit.

Vous parlez aussi de tout un nouveau vocabulaire de l’hyperbole…

C’est une tendance révélatrice de notre époque, qui réclame de la visibilité. On doit se vendre soi-même et se faire entendre. Comme on parle tous en même temps, puisqu’on est tous des émetteurs avec internet, c’est donc à celui qui parle le plus fort. D’où le recours à un vocabulaire de l’exagération. On ne dira pas «j’ai bien aimé ce film», mais «c’est énorme». Ce vocabulaire de l’hyperbole vient aussi des jeux vidéo, où l’on trouve des expressions comme «je vais le poutrer» ou «je vais le découper». Ces mots parlants, forts, exagérés finissent par être utilisés dans d’autres contextes.

Pourquoi avoir redéfini le mot «ami»?

Parce qu’un ami n’a plus la même signification non plus. Un ami sur Facebook, c’est quoi? La même chose qu’un ami dans la vie ou un simple contact? On peut désormais supprimer un ami en un clic, alors qu’autrefois un ami, c’était pour la vie, même à la vie à la mort.

Pourquoi avez-vous retenu d’horribles termes comme «confusant», «impacter»...

Je ne les aime pas non plus... Mais à travers mon livre, je pose un diagnostic, je ne prends pas leur défense. En fait, ce sont souvent des anglicismes, que l’on entend chez les personnes qui veulent prendre une pose experte, acquérir un crédit scientifique. Dire «cela m’a déçu», «son discours était confus», c’est trop simple. Des gens très sérieux, notamment dans le monde publicitaire, les utilisent, sans se soucier de la beauté de la langue. Au contraire, c’est le signe que l’on ne s’attarde pas à des fioritures littéraires, mais que l’on est là pour faire des affaires. On en revient à l’efficacité.

Finalement, qu’est-ce que tous ces mots disent de notre société?

Sans faire un tableau trop sombre, cela montre une effervescence, qui s’approche de la frénésie. On parle, on gesticule, on se croise sans se frotter. On a des vies liquides, on commence une conversation, on l’arrête en plein milieu, et personne ne va se formaliser. Cela se fait tout le temps avec les chats. Du coup, on trouve des mots clés, des formules qui permettent d’esquiver, de se comprendre sur le plus petit dénominateur commun, sans nuance et sans complexité. C’est comme le binaire «J’aime, j’aime plus» de Facebook. Notre société encourage énormément la mise en scène: beaucoup de nouveaux mots sont liés à l’exposition de soi ou à l’esthétique. «Bogoss», «botoxer», «photoshoper»… parce que nous vivons dans une époque qui favorise le narcissisme collectif. Un narcissisme 2.0 qui passe par la validation et la reconnaissance du regard des autres. S’il fallait choisir un seul mot? «Selfie» est sans doute le mot de l’année, l’aboutissement d’une tendance qui a commencé avec les premières émissions de téléréalité ou le quart d’heure de célébrité de Warhol. Une tendance qui s’achève dans le «buzz»: on parle tous en même temps et de plus en plus fort. Du coup, on n’entend plus rien!


Via Charles Tiayon
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Charles Tiayon's curator insight, June 30, 3:51 AM

Les langues changent tout le temps, mais aujourd’hui l’évolution s’accélère. A cause d’internet, des réseaux sociaux, du temps qui presse. Bienvenue dans le dico hype d’Alexandre des Isnards.

Pourquoi avoir sorti un dictionnaire en plus des traditionnels Larousse et Robert?

Les dictionnaires classiques sont ouverts aux nouveaux mots, certes, mais ils ne proposent pas de réflexion sur ce que ces mots représentent et ce qu’ils disent de nous. Ils ne prennent pas la mesure de ce qui nous arrive ces dernières années: nos sociétés, et notre manière de parler, sont complètement changées par internet, les réseaux sociaux, l’accélération du temps. Une révolution passionnante, mais qui parfois fait peur. Ces dictionnaires jouent un rôle de référence, de patrimoine et, du coup, filtrent les nouveaux mots, notamment les anglicismes, même s’ils sont très utilisés. Et puis, ils ont aussi un problème de place, alors que moi je n’avais pas cette limite…

Comment avez-vous procédé pour établir cette liste de quatre cents mots?

Les dictionnaires traditionnels justifient l’apparition de nouveaux mots au nombre d’occurrences. Moi, cela fait plus de quatre ans que j’attrape des termes, qui ne sont pas dans le dico, comme «switcher», «matcher». Je les note et puis je les teste sur les moteurs de recherche des réseaux sociaux, comme Twitter. C’est le principal outil dont je me suis servi. Cela me permet de voir toutes les utilisations du mot, dès son origine. Et de découvrir les néologismes inventés par les jeunes, genre «bolosse» ou «ça passe crème», qui signifie «ça passe bien».

Vingt mille nouveaux mots apparaissent chaque année. Comment expliquez-vous cette incroyable effervescence de la langue?

Les nouveaux mots sont souvent inventés par les nouvelles activités du marketing industriel ou de la cosmétique. Ce secteur utilise, par exemple, l’adjectif «renforçateur» pour un shampoing anti-chute et ça ne choque personne. On trouve aussi le terme «robustifier» pour qualifier les parois de certaines montres. C’est une habitude d’efficacité très anglaise qui consiste à transformer un substantif en adjectif ou en verbe du moment que cela parle aux gens.

Mais est-ce une période de créativité particulière ou les langues, en l’occurrence le français, sont-elles toujours aussi bouillonnantes, vivantes et inventives?

Ce qui est particulier aujourd’hui, c’est que l’on n’a jamais autant écrit, contrairement à ce que l’on croit. Bien sûr, on écrit de façon orale, on utilise un langage fait d’onomatopées, d’acronymes. Les jeunes s’envoient en moyenne huitante SMS par jour, ce qui représente quand même beaucoup de mots! Les espaces participatifs, les réseaux sociaux se sont multipliés et, dès lors, tout le monde commente à longueur de journée, pour assurer sa propre visibilité. Aujourd’hui, il faut se mettre en avant, parce que si on ne parle pas, on est socialement mort.

Dictionnaire du nouveau français, dites-vous. Mais peut-on encore le qualifier comme tel quand l’essentiel des mots est anglais ou issu du langage texto…

C’est vrai. En fait, il y a un côté provocateur dans ce titre. Je voulais faire réagir, réfléchir sur ce que devient notre langue. Cela dit, je ne pense pas que le langage texto affecte le français. Au contraire, il a une certaine créativité, il oblige à dire de façon courte des pensées percutantes. De même que des études ont montré qu’il n’y a pas de lien entre la baisse de l’orthographe et cette nouvelle façon de parler. Mais on ne peut que constater la suprématie de la langue anglo-saxonne, en particulier dans le monde des affaires. Tant que la société sera préoccupée par la seule réussite, la tendance va s’accentuer. On risque fort d’utiliser de plus en plus cette langue du négociant, comme l’appelait déjà Nietzsche, au détriment du français, langue de la rhétorique. Peut-on changer les usages avec les académies? Je ne pense pas. C’est ainsi. Je voulais juste montrer que le nouveau visage de notre langue actuelle est anglais. Mais plutôt que de s’inquiéter, autant en tirer les conséquences et essayer d’en prendre le bon parti en gardant notre créativité.

Mais comment voyez-vous cette évolution du français: ne risque-t-il pas de disparaître?

La langue n’est qu’un symptôme de ce que nous devenons. Ce qui est inquiétant, c’est cette course à la compétition, même dans les domaines les plus intimes. Houellebecq l’a bien montré dans son livre Extension du domaine de la lutte. Nous vivons constamment dans la concurrence et si nous ne le sommes plus, nous sommes exclus, parce que nous n’avons plus rien à raconter de compétitif. Les signes de reconnaissance se mesurent désormais avec des indices tels que le nombre de partages, de tweets et de retweets, de likes. Nous sommes dans un système qui veut que tout soit évalué, quantifié et cette obsession est inquiétante. Ces anglicismes révèlent aussi que nous vivons dans une sorte d’urgence, de frénésie. De ce point de vue là, l’anglais est une langue qui permet d’aller très vite.

Qu’est-ce qui fait que la «life» est plus tendance que la «vie», «checker» que «contrôler»?

C’est une question d’image de marque. Dès que l’on traduit un terme en anglais, il a l’air plus efficace, plus glamour aussi. Quand on dit les «nominés» plutôt que les «candidats sélectionnés» aux cérémonies de cinéma, on a l’impression d’importer le glamour hollywoodien. Le terme «life» vient du rap. Entre jeunes, ça fait plus cool de parler comme ça. Mais ce n’est pas nouveau…

Et quand le français s’accroche et persiste, c’est avec des fautes…

Exactement. Par exemple, les gens ne disent plus, en cas d’alternative, «ou non», mais «ou pas». Cette faute de français a même figuré en titre du Monde et de Libé, ce qui signifie que ce n’en est plus une. Cela dit, il y a aussi des fautes d’anglais que nous intégrons, comme la «loose». En anglais, le mot ne s’écrit qu’avec un seul o. Mais tout le monde, jeunes et bloggeurs expérimentés, l’écrit avec deux o. On peut se dire que c’est peut-être une manière française de s’approprier l’anglais. Cessons de jouer les redresseurs de torts. A une époque, le latin a changé, évolué vers le français. Finalement, les langues peuvent aussi naître des fautes. On lit de moins en moins et on écrit de plus en plus, de façon orale. On est pressé, donc on prend les premiers mots qui nous viennent à l’esprit.

Vous parlez aussi de tout un nouveau vocabulaire de l’hyperbole…

C’est une tendance révélatrice de notre époque, qui réclame de la visibilité. On doit se vendre soi-même et se faire entendre. Comme on parle tous en même temps, puisqu’on est tous des émetteurs avec internet, c’est donc à celui qui parle le plus fort. D’où le recours à un vocabulaire de l’exagération. On ne dira pas «j’ai bien aimé ce film», mais «c’est énorme». Ce vocabulaire de l’hyperbole vient aussi des jeux vidéo, où l’on trouve des expressions comme «je vais le poutrer» ou «je vais le découper». Ces mots parlants, forts, exagérés finissent par être utilisés dans d’autres contextes.

Pourquoi avoir redéfini le mot «ami»?

Parce qu’un ami n’a plus la même signification non plus. Un ami sur Facebook, c’est quoi? La même chose qu’un ami dans la vie ou un simple contact? On peut désormais supprimer un ami en un clic, alors qu’autrefois un ami, c’était pour la vie, même à la vie à la mort.

Pourquoi avez-vous retenu d’horribles termes comme «confusant», «impacter»...

Je ne les aime pas non plus... Mais à travers mon livre, je pose un diagnostic, je ne prends pas leur défense. En fait, ce sont souvent des anglicismes, que l’on entend chez les personnes qui veulent prendre une pose experte, acquérir un crédit scientifique. Dire «cela m’a déçu», «son discours était confus», c’est trop simple. Des gens très sérieux, notamment dans le monde publicitaire, les utilisent, sans se soucier de la beauté de la langue. Au contraire, c’est le signe que l’on ne s’attarde pas à des fioritures littéraires, mais que l’on est là pour faire des affaires. On en revient à l’efficacité.

Finalement, qu’est-ce que tous ces mots disent de notre société?

Sans faire un tableau trop sombre, cela montre une effervescence, qui s’approche de la frénésie. On parle, on gesticule, on se croise sans se frotter. On a des vies liquides, on commence une conversation, on l’arrête en plein milieu, et personne ne va se formaliser. Cela se fait tout le temps avec les chats. Du coup, on trouve des mots clés, des formules qui permettent d’esquiver, de se comprendre sur le plus petit dénominateur commun, sans nuance et sans complexité. C’est comme le binaire «J’aime, j’aime plus» de Facebook. Notre société encourage énormément la mise en scène: beaucoup de nouveaux mots sont liés à l’exposition de soi ou à l’esthétique. «Bogoss», «botoxer», «photoshoper»… parce que nous vivons dans une époque qui favorise le narcissisme collectif. Un narcissisme 2.0 qui passe par la validation et la reconnaissance du regard des autres. S’il fallait choisir un seul mot? «Selfie» est sans doute le mot de l’année, l’aboutissement d’une tendance qui a commencé avec les premières émissions de téléréalité ou le quart d’heure de célébrité de Warhol. Une tendance qui s’achève dans le «buzz»: on parle tous en même temps et de plus en plus fort. Du coup, on n’entend plus rien!

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De la société fluide à l'intelligence fluide | Jeff T@vernier

De la société fluide à l'intelligence fluide | Jeff T@vernier | Dialectic Rhetoric in Numeric | Scoop.it
Ces illustrations rappellent les travaux de Zygmunt Bauman à propos de la "société liquide" qu'il oppose à la société "solide" des institutions du passé. Il explique d'ailleurs que "la tendance à substituer la notion de « réseau ...
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Jusqu'au 22 février 2014 :: 5e édition de l'Odyssée des Mots à Quimper

Jusqu'au 22 février 2014 :: 5e édition de l'Odyssée des Mots à Quimper | Dialectic Rhetoric in Numeric | Scoop.it
Du 9 novembre 2013 au 22 février 2014, 5ème édition de l'Odyssée des Mots à Quimper.

Via Angèle Paoli | TdF Actu
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Dossier : la littérature numérique

Dossier : la littérature numérique | Dialectic Rhetoric in Numeric | Scoop.it
La BPI présente un dossier consacrée à la littérature numérique. Composé d'une infographie, de ressources et de liens, ce dossier permet de se plonger dans cet art à part entière. 

Via Thot - Cursus
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Olivier Roumieux's curator insight, October 19, 2013 4:34 AM

Très intéressante, la timeline...

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Aldous Huxley / 1939

Aldous Huxley / 1939 | Dialectic Rhetoric in Numeric | Scoop.it
« Pour étouffer par avance toute révolte, il ne faut pas s’y prendre de manière violente. Les méthodes du genre de celles d’Hitler sont dépassées.
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Open access: du rêve au cauchemar

Open access: du rêve au cauchemar | Dialectic Rhetoric in Numeric | Scoop.it

Via Fabrice Pozzoli-Montenay
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Fabrice Pozzoli-Montenay's curator insight, October 4, 2013 4:31 AM

"Or, les revues en accès libre ont aussi fait l'objet d'une prédation capitaliste. Des sociétés privées ont fondé en quelques années des milliers de revues. La liste du DOAJ (annuaire des revues en open access) affiche déjà plus de 9.900 revues; dont 1000 enregistrées en 2012. Elles ont constitué des comités éditoriaux et recruté des "reviewers" en inondant de spam des milliers de chercheurs à travers le monde. Ces revues n'ont en réalité, malgré les proclamations, aucune qualité scientifique, et peuvent publier absolument n'importe quoi: de la science non seulement médiocre, mais pathologique, mensongère, voire des purs canulars comme vient de le prouver Science. "

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Exercices basés sur le Sefer Yetsirah, par Aboulafia

Exercices basés sur le Sefer Yetsirah, par Aboulafia | Dialectic Rhetoric in Numeric | Scoop.it
Par Spartakus FreeMann Quelques exercices de Kabbale extatique qui m’ont été envoyés par un lecteur de KeL (Kabbale en Ligne). Ils semblent difficiles de prime abord à comprendre et nécessite...

Via Spartakus FreeMann
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Guy Debord 1931-1994 / Une vie, une oeuvre / A écouter

Guy Debord 1931-1994 / Une vie, une oeuvre / A écouter | Dialectic Rhetoric in Numeric | Scoop.it
AVEC LES PARTICIPATIONS VOLONTAIRES ET INVOLONTAIRES DE : Guy Debord, Romain de Becdelièvre, Christophe Bourseiller, Boris Donné, Michèle Bernstein, Michel Hazanavicius, Jean-Michel Mansion, Ralph Rumney, Daniel Blanchard, Gérard Berréby, Augustin...
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« La Culture du déchet », d'après Zygmunt Bauman (critique de ...

« La Culture du déchet », d'après Zygmunt Bauman (critique de ... | Dialectic Rhetoric in Numeric | Scoop.it
Le son et la fureur«Dans le cadre des exercices et menaces», la CieNotoire présente «laCulture dudéchet», une étrangeconférence sur ces hommes contraints d'émigrer et rejetés de toutes par… Hébergé par OverBlog.
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Les tourments de la modernité liquide - Zygmunt Bauman -

Les tourments de la modernité liquide - Zygmunt Bauman - | Dialectic Rhetoric in Numeric | Scoop.it
Ce livre ( l'identité de Zygmunt Bauman) résulte de l’initiative de Benedetto…

Via Véronique Bonnet
Dinah Douieb's insight:

Quand l’identité se radicalise à travers toutes sortes de discours dépouillant l’autre de son humanité, il reste une solution, celle proposée par E. Kant, lorsqu’il faisait du respect de l’universalité du genre humain la seule règle morale à appliquer. Mais force est de constater que l’humanité comme support de sens est plus que jamais prise dans des contradictions délétères. Il suffit d’être lucide sur le coût humain de la mondialisation pour voir que les êtres humains n’ont pas toujours à l’esprit le fait d’être porteurs de dimensions universelles et de partager un même sort, celui de vivre sur la même planète.

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Listen as Albert Einstein Reads 'The Common Language of Science ...

Listen as Albert Einstein Reads 'The Common Language of Science ... | Dialectic Rhetoric in Numeric | Scoop.it
Here's an extraordinary recording of Albert Einstein from the fall of 1941, reading a full-length essay in English: The essay is called The Common.
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Egypt filmmaker says word 'Jew' still a source of 'paranoia' - Al-Arabiya

Egypt filmmaker says word 'Jew' still a source of 'paranoia' - Al-Arabiya | Dialectic Rhetoric in Numeric | Scoop.it
Egypt filmmaker says word 'Jew' still a source of 'paranoia'
Al-Arabiya
The word “Jew” when said in Egypt still causes paranoia, said Egyptian film director Amir Ramses, speaking after the ban on his film “Jews of Egypt” was lifted this week.
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Dinah Douieb's comment, March 31, 2013 4:29 AM
He added that the documentary seeks to “correct this image about Judaism,” and explore how thousands of “Jews, Christians, Muslims, even Italians and Greeks lived together without phobias.”
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Teaching Students to Analyze Complex Nonverbal Texts

Teaching Students to Analyze Complex Nonverbal Texts | Dialectic Rhetoric in Numeric | Scoop.it
Standard 9 of the Common Core State Standards underscores the importance of students reading and writing about complex literary and informational texts, skills critical for "college and career readin (Teaching Students to Analyze Complex Nonverbal...

Via Darren Burris
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Mayra.Loves.Books's curator insight, April 6, 2013 9:54 AM

The points provided here are not new, but they offer new tie-ins to the common core and give great examples. Some people have been teaching this way for quite a while.

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UK Porn Censors Censor Pro-Censorship Politician

UK Porn Censors Censor Pro-Censorship Politician | Dialectic Rhetoric in Numeric | Scoop.it
In a moment of deliciously karmic irony, Claire Perry, a pro-Censorship member of British Parliament, has found her own website blocked by the U.K.’s controversial porn censors.
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Marguerite Duras, La Passion suspendue, entretiens avec Leopoldina Pallotta della Torre, par Matthieu Gosztola

Marguerite Duras, La Passion suspendue, entretiens avec Leopoldina Pallotta della Torre, par Matthieu Gosztola | Dialectic Rhetoric in Numeric | Scoop.it

« J’écris pour me vulgariser, pour me massacrer, et ensuite pour m’ôter de l’importance, pour me délester : que le texte prenne ma place,...


Via Angèle Paoli | TdF Actu
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Be The Change... Live The Dream In 2014 - WCTV

Be The Change... Live The Dream In 2014 - WCTV | Dialectic Rhetoric in Numeric | Scoop.it
Be The Change... Live The Dream In 2014 WCTV “This event provides our citizens with the opportunity to share in his wisdom through dialogue about how better communications can make us stronger as individuals and a community.” The Day of Dialogue is...
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Exposition « Les littératures numériques d’hier à demain »

Exposition « Les littératures numériques d’hier à demain » | Dialectic Rhetoric in Numeric | Scoop.it

L’exposition Les littératures numériques d’hier à demain vous propose, à l’occasion du festival « Chercher le texte », de découvrir un panorama des différents courants de la littérature numérique. Échappant à la page, le texte, en littérature numérique, est multimédia, animé, instable, temporaire, généré, interactif. La langue naturelle s’y confronte à d’autres systèmes d’expression : à l’image, au son, au mouvement, mais également, au geste ou au code informatique. Pourtant, loin de se perdre ou de se fondre dans un monde de signes, la langue s’en trouve « augmentée ».

Jusqu'au 1 er décembre 2013...


Via Bruno Essard-Budail
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Gibert Joseph remplacera Virgin à Paris-Barbès

Gibert Joseph remplacera Virgin à Paris-Barbès | Dialectic Rhetoric in Numeric | Scoop.it
Une enseigne culturelle en remplace une autre.

Via Disquaire Day
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Une interprétation ésotérique du préambule de l’I.W.W.

Une interprétation ésotérique du préambule de l’I.W.W. | Dialectic Rhetoric in Numeric | Scoop.it
Par Hakim Bey et Association for Ontological Anarchism, 1991.  Ceux qui pensent connaître nos idéaux politiques, qui savent que nous sommes des individualistes (ou pire des « néo-individualistes »)...

Via Spartakus FreeMann
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Qabbal

Qabbal | Dialectic Rhetoric in Numeric | Scoop.it
La Qabbale est en quelque sorte le face à face entre le poids de la lettre et celui ou celle qui la reçoit, qui l’accueille, qui va pouvoir s’identifier par un signe de reconnaissance ; c’est accep...

Via Spartakus FreeMann
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« Zygmunt Bauman : les illusions perdues de la modernité », par ...

« Zygmunt Bauman : les illusions perdues de la modernité », par ... | Dialectic Rhetoric in Numeric | Scoop.it
Né à Varsovie en 1925, Zygmunt Bauman passe en Union soviétique pour fuir le nazisme, revient en Pologne puis gagne l'Angleterre où il occupe une chaire de sociologie (1972) à l'université de Leeds. Penseur hétérodoxe ...
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Emeutes britanniques, une révolte de consommateurs frustrés

Emeutes britanniques, une révolte de consommateurs frustrés | Dialectic Rhetoric in Numeric | Scoop.it

Interview de Social Europe Journal de Zygmunt Bauman, sociologue et philosophe, professeur à l'Université de Leeds (GB), renommé pour ses travaux sur la modernité, le consumérisme et la mondialisation.


Via Corine Barella
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Hannah Arendt : l'humaine condition / Répliques / France Culture

Hannah Arendt : l'humaine condition / Répliques / France Culture | Dialectic Rhetoric in Numeric | Scoop.it
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Word hungry - The Hindu

Word hungry - The Hindu | Dialectic Rhetoric in Numeric | Scoop.it
The Hindu Word hungry The Hindu He sends out a simple email every day, A.Word.A.Day, containing a word, its definition and etymology, and an example of its current contextual usage; this to more than a quarter million subscribers in about 170...
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Don wants Nigerian government to rescind decision on indigenous languages - Premium Times Nigeria

Don wants Nigerian government to rescind decision on indigenous languages - Premium Times Nigeria | Dialectic Rhetoric in Numeric | Scoop.it

Professor Akinwunmi Isola said the removal of indigenous languages from schools’ curricula is improper.

A Professor of Yoruba Language, Akinwunmi Isola, has called on the Federal Government to rescind its decision that removed the indigenous languages from the list of compulsory subjects.

Mr. Isola made the remark at the 4th Convocation Lecture of the Ondo State ownedAdekunle Ajasin University, Akungba-Akoko (AAUA), titled ‘ Kini a fe fi ede Yoruba se?’ (What do we want to do with Yoruba language?), which was delivered in Yoruba Language.

Quoting a report credited to the National Education Research and Development Council, NERDC, Mr. Isola said the NERDC decision is disheartening and will have a negative impact on the nation.

“The implication is that Yoruba, Hausa or Igbo is no longer in the list of compulsory subjects to be offered at the Senior Secondary School Certificate Examination. This is a serious challenge for the continued survival of the mother tongue in Nigerian schools”, he said.


Via Charles Tiayon
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