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A première vue la physique des particules n'a rien à voir avec la métaphysique de Jean Delacroix, et pourtant Basarab Nicolescu, c'est vous qui faites cette analogie avec le monde quantique. Supposons que nous n'ayons jamais entendu parler du monde quantique, que pouvez-vous dire pour nous introduire dans cet univers inconnu et totalement invisible a nos yeux ? Le problème que vous posez, d'emblée, c'est la nature de la réalité. Si j'ai cité Jean Delacroix, c'est parce qu'il disait apparemment deux choses contradictoires : il parlait de la nuit des sens, comme démarche nécessaire pour toucher cette réalité qu'il cherchait, en tant que chercheur traditionnel, et en même temps il disait : les organes des sens sont les fenêtres de notre prison. J'ai trouvé dans cette affirmation quelque chose d'exemplaire qui s'est illustré de manière éclatante quelques siècles plus tard, par la physique quantique. Dans quel sens? Tout d'abord l'échelle quantique. L'échelle quantique on peut la visualiser d'une manière approximative, en termes de distance. Supposez que vous prenez un centimètre, vous le divisez en dix, vous prenez la dixième partie, vous la divisez en dix à nouveau. Vous faites cette opération treize fois et vous arrivez ainsi aux portes du monde quantique. Donc ainsi, par cette notion d'échelle, d'échelle d'espace, il y a quelque chose de vertigineux, parce que nous nous approchons de quelque chose qu'on ne voit pas, de l'invisible. Donc quelque chose qui est éloigné de nos organes des sens. Bien entendu nous avons les prolongements de nos organes des sens qui sont les instruments de mesure en physique et, tout particulièrement ces microscopes fabuleux qu monde quantique qui sont les accélérateurs de particules. Et ainsi nous pouvons pénétrer dans ces mondes, sans réellement les voir… Nous pouvons voir des traces, des signes, nous pouvons reconstituer, reconstruire ces mondes. Mais nous n'entrons jamais nous- même dans ces mondes quantiques Est-ce qu'on pourrait expliquer ce que c'est ? Pourquoi quantique, qu'est que "les quanta" ? Toute l'aventure -entraînée par la découverte du monde quantique, -spirituelle lire la suite http://www.caravancafe-des-arts.com/Basarab-Nicolescu-Le-Monde-quantique.htm ( photo toile cs)
Carol Shapiro, peintre, chercheur, poète… et j'en passe… Carol Shapiro a toujours été la discrétion faite femme, pourtant la belle réussite de « (...) (Merci à France Delville, porteuse d'eau, de sens, et mémoire parlante de l'art qui se joue/ s'est joué à Nice et sur la côte) pour ces écrits/ témoignages - travaux et vidéo réalisés vers 2000) Part I http://www.artcotedazur.fr/artcotetv,188/ecole-de-nice,217/france-delville,273/carol-shapiro,6514.html part II http://www.artcotedazur.fr/artcotetv,188/ecole-de-nice,217/france-delville,273/carol-shapiro,6516.html Part II http://www.artcotedazur.fr/artcotetv,188/ecole-de-nice,217/france-delville,273/carol-shapiro,6514.html (... PartIV http://www.artcotedazur.fr/artcotetv,188/ecole-de-nice,217/france-delville,273/carol-shapiro,6530.html Partt V http://www.artcotedazur.fr/artcotetv,188/ecole-de-nice,217/france-delville,273/carol-shapiro,6532.html
traces d'un rêve calligraphique
Soutien à la création contemporaine, collections en ligne, calendrier et guide-annuaire de l’art contemporain, ressources artistiques
http://nessyduloch.com/lhomme-au-profil-de-lion/ Dans quelques jours, je rencontrerai avec émotion une personne que je connais depuis douze ans. Douze ans sur internet. Nous ne nous sommes jamais vu « en vrai » et le plus amusant, c’est que je connais pas son visage. C’est un exploit de sa part. Difficile aujourd’hui de ne montrer de soi que des mots et un profil de lion, toujours le même ou presque*, surtout lorsqu’on est journaliste, politologue, rédacteur en chef d’une revue, J:mag et critique de cinéma. J’ai rencontré la première fois Malik Berkati à l’époque où les réseaux sociaux se nommaient encore mailing list, newsgroup, forum. Dans la vie « carbonée » j’animais un groupe d’artistes transdisciplinaire et transculturel et je faisais comme lui sur internet la chasse aux tendances. Je suivais ses éditos sur j:mag, j’en ai même copié quelques-uns au Fond du lac, ici et là. Dire que j’apprécie Malik serait au-dessous de la réalité, il fait partie des belles personnes, humaines, attentives au monde, sensibles et de caractère que j’aime lire car elles me rendent un peu moins bête. Ou pour le dire autrement, doté d’une belle intelligence. Nous nous sommes retrouvés récemment sur twitter grâce à une amie internet commune, Carol Shapiro de CaravanCafé, une autre magnifique personne que j’aimerais aussi rencontrer irl (in real life). Aujourd’hui Malik anime en plus depuis Berlin, avec le Lorientais Joël Coché, La République des Debouts, un think tank citoyen et populaire. Voici les premières paroles du Manifeste des Debouts : « Nous ne sommes rien et nous sommes tout. Rien de plus que de simples citoyens, rien de plus important que de simples citoyens. Tout car notre vocation, c’est l’universalité. Nous n’ambitionnons ni richesse monétaire ni pouvoir de domination. Nous pensons la complexité qui au travers de la connaissance de soi permet de cheminer vers la simplicité choisie en s’éloignant du consumérisme dans une esthétique de la vie. Notre vie est accumulation d’immédiateté, de désirs, de plaisirs, de choix, de rencontres, d’échanges, d’immatériel mais non d’objets, de produits, d’argent, de gratifications symboliques. Nous avons réfléchi à nos valeurs, faites-le ! [...] » image ** autoportrait de Malik Berkati à la Berlinale 2013
Dix oeuvres de Carol Shapiro. Géographies des Invisibles, Cartes Marines, Equations 2000-2004
contribution/performance invisible pour les 50 ans de Fluxus (juste pour le fun d'un soir) Non so che Pièce sonore et koan incernable " allumage d'allumettes" faire crac contre la boite pour allumer l'allumette en bois, seul ou avec, de 1 à 10 ( à 12 pour le douzième art de Mas) et à plus si y a du plus, ou peu, et jeter le bois brûlé dans un bol zen rempli de 'non so che' (il doit y avoir écrit "non so che" sur le bol) sonner le gong sur le bol zen qui vibre, quand c'est fini... allumer une allumette
le pas des éléphants comme une pesanteur vibrante de toute cette histoire portée par les voix de la terre légère aussi, dans l'instant de la création virtualité le pas de l'éléphant vers quelle plaine quelle eau quels jeux voleurs dans les cascades ? Les pas de l'éléphant donnent nous donnent cette présence au monde celle oubliée depuis cocaloca depuis les caddies des grands boulevards depuis même les vespas des rues de Florence Mais, les rues Florence entendent le pas de l'éléphant. Alors on danse dirait ce chanteur de transe moderne et les gens entrent dans le pas d'un moment libéré de cette pesanteur des contraintes insensées que l'enfant a "grandi" en marchant sur les routes Noté, balloté, additionné il a ménage ses forces pour résister aux lendemains pour plaire aux copains bien lunés pour tenter de trouver une raison de ne plus danser Pourtant, dans cette clameur qu'on entend tous, caché derrière où même à côté et aussi avant/après on entend les rigoles de l'eau des jeux jaillissante les limonades sous les parasols des plages d'enfance Bien loin de la plaine de brousse, bien loin des corridors du rêve ikeén et la feuille, balancée celle au dessus du toit dans cet instant qui porte une marche indéterminée une danse solide et légère rythmée dans le miroir de toutes ces chansons racontées paroles semées dans les tournesols qui tournent comme les moulins des foires avec l'imprudence vivante d'une bourrasque d'un éclat de temps qui vient brouiller ce reflet qui invente l’eau transparence surface qui rencontre la lumière entièrement et laisse voir cette plaine cette colline où les herbes frôlées complotent leurs pollens poussière ocre des vents porteurs qui avancent les chaloupes jusque dans les déserts à cristaux de neige fractales on boira du porto avec un peu de ciel dans le verre transparent un parfum imprudent qui change les parcours des humains arrangés ceux qui n'ont plus entendu les murmures des bulles ni les billes de verre qui sonnent dans les poches des gamins d'avant et ceux de là qui courent avec leur skate et des vieux à tête joyeuses portés toujours par l'impatience d'un étonnement .... carol s 9 Octobre 2012 photo C.S.
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Apparition de Michel Gaudet dans la revue Alias Dans le n°3, Michel Gaudet écrit sur Dominique Landucci : « Les toiles rouges de Landucci ont (...) "La vache et l’olivier J’ai eu le plaisir de retrouver des contes écrits par Carol Shapiro, où la surprise des mots, le raffinement et l’humour surréel masquent très pudiquement des tragédies humaines, mais d’où émerge à chaque fois une issue de sagesse… l’issue d’un Art du Possible, peut-être… En attendant les œuvres complètes, voici son conte le plus court, une sorte de tendre Genèse…
« Un sordide désordre emportait les lieux dans un torrent trop rapide pour être ni vu, ni suivi, ni parcouru. Pêle mêle tout basculait et les animaux sur les rives assistaient impuissants à cette démoniaque cérémonie. Le torrent gagna en richesse et en profondeur, traversait les cours, les places, et les routes placides. L’orage s’en mêla et le torrent à moitié fou s’enivra dans l’épanchement tempétueux. L’eau arriva, chargée d’indescriptible enchevêtrement, jusqu’à l’oliveraie encore chargée de chaleur estivale, et le torrent ivre se dirigea vers une sorte d’arène profonde que les arbres entouraient, et s’y jeta. C’est alors qu’arriva en ce lieu un jeune animal qui, emporté dans un zèle curieux, plongea dans ce mélange de matière et de cendres.. Il ne sut rien comprendre tant la complexité des choses était absurde. Il ressortit de l’eau, et, comme apaisé alla se coucher sous un de ces arbres qui donnèrent l’aliment des premières lumières. Il s’y endormit »."
(texte écrit ) vers 1985 (Merci à France Delville, porteuse d'eau, de sens, et mémoire parlante de l'art qui se joue/ s'est joué à Nice et sur la côte) pour ces écrits/ témoignages - travaux et vidéo réalisés vers 2000) Part I http://www.artcotedazur.fr/artcotetv,188/ecole-de-nice,217/france-delville,273/carol-shapiro,6514.html part II http://www.artcotedazur.fr/artcotetv,188/ecole-de-nice,217/france-delville,273/carol-shapiro,6516.html Part II http://www.artcotedazur.fr/artcotetv,188/ecole-de-nice,217/france-delville,273/carol-shapiro,6514.html (... PartIV http://www.artcotedazur.fr/artcotetv,188/ecole-de-nice,217/france-delville,273/carol-shapiro,6530.html Partt V http://www.artcotedazur.fr/artcotetv,188/ecole-de-nice,217/france-delville,273/carol-shapiro,6532.html ( à suivre) Comment 0 Share
Lou Reed & John Cale performing Berlin at the Bataclan in Paris in 1972.
"‘Mais le spectacle est aussi nourri - comme l’est Brook- par les deux autres parties du livre où Hampâté Bâ rassemble les paroles de Tierno Bokar et brosse les bases de son enseignement spirituel. «Brook et le soufisme», il y a le sujet d’une thèse dont, tôt ou tard, un étudiant s’emparera. Quelle que soit la religion (ou pas) de chacun, Tierno Bokar conseillait de méditer ce verset du Coran : «La création des cieux et de la terre, la diversité de vos langues et de vos couleurs sont autant de merveilles pour ceux qui y réfléchissent.» Ceux qui fondent la notion de nationalité sur l’exclusion gagneraient à venir méditer un soir aux Bouffes du Nord.’ [source Jean-Pierre Thibaudat, Rue89, 2009]" via http://www.facebook.com/groups/12465829228/ Le maître incontesté du théâtre à Paris, Peter Brook, est anglais. Il a signé ses premières mises en scène au privé dans les années 1960 et fit les soirs inoubliables du Théâtre des Nations. Depuis 1974, il s'est installé, avec son administratrice, âme de toutes ses entreprises, Micheline Rozan, aux Bouffes du Nord, devenues un lieu mythique dans le monde entier. Après avoir mis en scène d'une manière pure et forte Les Sonnets de Shakespeare, il revient à une œuvre qui le hante depuis longtemps, Tierno Bokar, le sage de Bandiagra (éditions du Seuil) d'Amadou Hampaté Bâ. C'est un des très beaux livres du XXe siècle, un petit livre de sagesse écrit par le disciple, à la gloire de son maître. Une histoire qui se déroule en Afrique du temps des colonies et l'on retrouve là une des préoccupations majeures du citoyen de Sa Très Gracieuse Majesté : Brook déplore la manière dont certains représentants des puissances occidentales ont pu traiter la sagesse du Vieux Continent.Eleven and Twelve, qui se donne en anglais, dans une langue simple, accessible, avec d'excellents surtitres facilement lisibles, est un conte moral qui nous montre comment s'élabore une tradition et comment il faut trouver la rigueur et ne pas se laisser emporter par la haine. Amadou Hampaté Bâ (1900-1991) était né au Mali. Il fut scolarisé dans les écoles françaises, travailla dans l'administration coloniale, entra à l'Unesco. Il rendit hommage à son maître Tierno Bokar, qui descendait d'une famille de sages soufis (1875-1939) et fonda l'école coranique de Bandiagara. Il y aurait beaucoup à raconter sur ces deux destins de noblesse et de foi. Critique Avec le temps, Peter Brook épure encore son travail et atteint une bouleversante simplicité. Une pièce de tissu tendue par deux acteurs, un autre assis de profil entre les plis et tout à coup surgissent le voyageur, une pirogue et le fleuve… C'est l'une des confondantes images de cette histoire contée par un musicien, le délicat Toshi Tsuchiotori, et sept comédiens, venus de toute la planète pour incarner des personnages qui s'expriment clairement et s'adressent au cœur autant qu'à la réflexion. Africains d'origine, comme Tunji Lucas, belle et jeune autorité qui est Hampaté Bâ ou le jeune Abdou Ouologuem, arborant une belle coiffure « rasta » tel Jared Mc Neil ; Palestiniens, comme le magnifique Makram J. Koury qui est Tierno Bokar ou Khalifa Natou ; Européens comme César Sarachu qui dessine l'autorité coloniale ou le jeune Maximilien Seweryn, enfant de la balle, maman du Liban, papa de Pologne, c'est bien l'humanité entière qui s'adresse avec douceur à nous. Un moment de haut théâtre qui enchante et émeut. http://www.lefigaro.fr/theatre/2009/12/02/03003-20091202ARTFIG00001-eleven-and-twelve-la-lumiere-de-peter-brook-.php
Meetings with Remarkable Men
Rencontres avec des Hommes Remarquables (vo st fr)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Rencontr... Film inspiré du livre du même nom, autobiographie de Georges Gurdjieff parue en 1963. Catégorie Vie pratiqu
(...) La peinture de Carol a cet air de piste de danse, une fantaisie qui se livre à des figures inconnues. "Oui" à ce qui n'est pas encore mais peut survenir, la censure n'est pas invitée, les météorites connaissent l'adresse, viennent s'exploser, s'onduler, se durcir en nouveaux jouets cosmiques, laissant dans le texte leurs virgules ludiques, contrairement à ce fonctionnaire de Gogol, du Manteau, qui devient fou de ne pouvoir changer un accusatif en datif. Changer une virgule, il ne peut pas. Il ne peut ni décliner, ni incliner…
Dans la peinture de carol semble s'etre jetée avec l'espèce de non-sense à la Carroll, avec l'extravagance enfantine de l'acrobate de Blade Runer, cette éphémère personne, la Réplicante. Ephémère touché par Carol, captivé mais captivant car il donne leur respiration aux choses. Ephémère apprivoisé par Carol, calmé, dans son écho : à certains jours, je pourrais crier d'horreur… que serait-ce s'ils entendaient non l'écho mais la voix, confie Julien Green (..) France Delville
carol shapiro, interview de malik berkati pour j_mag, génève 2004, > Votre travail s'attache à témoigner de l'invisible, des frontières ténues entre l'existence et le non-être, entre la vie des sens et des signes. Pouvez-vous expliquer votre démarche ? Mon itinéraire s'est tissé dans les traverses des rencontres et des transmissions, au-delà des directions préétablies. Puis la peinture s'est imposée comme une évidence. Elle a mûri dans les ateliers des invisibles entre le zen, le judaïsme, le christianisme, la psychanalyse, le soufisme : la diversité des regards posés sur le monde où le sacré rejoint la rue dans l'oubli des dogmes rassurants qu'on ose parfois dépasser en acceptant l'insécurité. La peinture donne cette possibilité d'inscrire, de découvrir, des itinéraires défrichés dans les entrelacs des transmissions. Elle permet de rencontrer, de converser avec ces espaces fluctuants, comme les particules du monde de la quantique : ici et là-bas à la fois. Ainsi, si le moment est propice, sur une toile vient se poser un tracé venu de l'autre côté du hasard.
Que vous révèlent ces bribes de vies découvertes par hasard ?
La peinture trouve d'elle-même ses itinéraires où souvent se révèlent un signe, un objet trouvé. Ces objets sont la base de mon travail : inscrire l'Autre, dans une toile, dans l'entrelacs des signes apparus qui, à leur insu, les rattachent à un processus de création. Avec ces papiers, cartes marines et cahiers d'écoliers, je réinvente une histoire, je leur rends un hommage anonyme. Comme un lien vers ailleurs, car tout dans la naissance d'une œuvre vient de l'autre.
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