L’énergie éolienne vit une nouvelle étape de compétitivité, avec 40 milliards de R$ d’investissements prévus d’ici 2020, soit plus de 15 milliards d’euros.

 

Seconde source d’énergie du pays

Les premiers investissements en énergie éolienne au Brésil datent de 2004. L’objectif était d’introduire de nouvelles technologies renouvelables de production d’énergie, notamment les PCH (Petites Centrales Hydroélectriques), la biomasse et l’éolien.

L’éolien est devenue la seconde source d’énergie la plus compétitive du pays. “Aujourd’hui, elle est juste derrière les grandes centrales hydroélectriques en terme de compétitivité”, affirme la présidente exécutive de l’Association Brésilienne d’Energie Eolienne, Elbia Melo.

De 2004 à 2011, l’industrie éolienne brésilienne a investi 10 milliards d’euros. Le potentiel éolien du pays totalise 300 GW et se concentre dans le Nordeste et le Sud.

 

Des perspectives futures favorables

En juin de cette année, 2 GW de capacité ont été installés sur 71 parcs. D’ici fin 2016, l’objectif est d’insérer dans le système électrique national 8,4 GW, soit atteindre 5,4% de participation dans la matrice électrique brésilienne, contre 1,5% actuellement. “Cela va grandir au fil des années pour arriver, en 2020, à 15% de participation de la ressource éolienne, si nous maintenons le rythme d’investissements” résume Elbia.

“Le scénario de l’éolien est relativement favorable en terme de perspectives futures parce que, en plus d’insérer cette ressource dans la matrice, c’est toute la chaine de production que nous structurons”, explique Elbia.

 

Le nombre de fabricants d’équipements est passé de 2, en 2008, à 11, l’an dernier. La compétitivité de l’éolien est fortement liée aux progrès technologiques. Les tours produisant de l’énergie à partir des vents avaient une hauteur de 50 mètres avant 2009, aujourd’hui elles dépassent les 100 mètres. Cette évolution a permis d’améliorer la captation du vent et la productivité, diminuant ainsi les coûts de production.