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Les coiffeurs s’engagent dans un label « développement durable »

Les coiffeurs s’engagent dans un label « développement durable » | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Les professionnels de la coiffure réagissent en s'engageant pour le développement durable via le label « mon coiffeur s'engage ».

 

En moyenne, 22 litres d’eau à 40 °C sont consommés pour chaque client d’un salon de coiffure. Avec 60 000 salons en France, on peut dire que le secteur consomme une quantité pharaonique de ressources, que ce soit en eau ou en énergie : 8 millions de m3 d’eau chaque année et 600.000 MWh environ.

De plus, les shampoings, les colorants, décolorants, défrisages, etc. manipulés au quotidien représentent non seulement un risque pour la santé du fait des substances contenues (parabens, phénol, persulfate…) mais aussi pour l’environnement car ils sont rejetés. En tout, les salons produisent 75 000 tonnes de déchets.

Les professionnels de la coiffure réagissent en s’engageant pour le développement durable via le label « mon coiffeur s’engage ».

 

Salon de coiffure, un impact lourd pour l’environnement

Eau, électricité, déchets… Un salon de coiffure a un impact significatif sur l’environnement. Conscient de cela et du fait qu’il est possible d’agir, les professionnels de la coiffure ont créé un label appuyant leur démarche pour encourager des bonnes pratiques environnementales dans leurs salons.

Ainsi, un salon labellisé s’engage sur plusieurs points :

Connaître les impacts de la profession sur l’environnement et la santé et respecter les réglementations en vigueur ;Intégrer au mieux la prise en compte de l’environnement dans son activité, la santé des clients et des salariés de son salon ;Préserver les ressources en énergie et développer des actions d’économie en eau, chauffage, électricité ;Assurer l’assainissement et l’amélioration de la qualité de l’air dans son salon réduire sonempreinte écologique en privilégiant des achats de matériels et de produits écoresponsables ;Adopter les pratiques qui préservent la santé, la sécurité et le confort de travail de son équipe informe sa clientèle, assurer son bien-être.

Pour respecter au mieux ces engagements, l’initiative a mis en place une liste de bons gestes à adopter au quotidien. Ils portent sur la gestion des ressources en eau et en énergie, la qualité de l’air, les nuisances sonores, les équipements, la gestion des déchets etc.

Pour obtenir le label, le salon doit répondre aux exigences établies par une commission. Celle-ci attribue ou non le label pour une durée de 3 ans.

 

Si chaque salon de coiffure en France mettait en place de simples écogestes comme remplacer toutes les ampoules par des ampoules à basse consommation, remplacer la moitié des sèche-cheveux ou casques à 1500 W ou plus, par des 1 000 W, entretenir correctement ballon d’eau chaude et chaudière, installer un climatiseur de classe

A moins énergivore, le secteur réaliserait une économie de 16.000 MWh chaque année, soit l’éclairage annuel d’une ville de 1,5 million d’habitants.

 

 

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Le Parlement adopte la loi sur les "lanceurs d'alerte" sanitaires ou environnementaux

Le Parlement adopte la loi sur les "lanceurs d'alerte" sanitaires ou environnementaux | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Le texte écologiste vise à protéger les "lanceurs d'alerte" sur des risques sanitaires ou environnementaux et à renforcer l'indépendance des expertises scientifiques.

 

Les lanceurs d'alerte, ces scientifiques ou simples citoyens qui attirent l'attention sur des risques sanitaires et environnementaux, seront désormais protégés. Le Parlement a adopté, mercredi 3 avril, la proposition de loi qui vise à préserver ces"lanceurs d'alerte" et à renforcer l'indépendance des expertises scientifiques.Un sujet brûlant, que ramènent régulièrement au-devant de l'actualité des dossiers comme la prescription de médicaments à risque, l'exposition aux pollutionschimiques ou aux ondes électromagnétiques.

Les sénateurs ont voté sans modification, en deuxième lecture, la proposition de loi présentée par le groupe écologiste du Sénat, rendant son vote définitif. C'est la première fois de son histoire que le Parlement adopte un texte écologiste.

Le Parti socialiste, les communistes et une grande partie du groupe RDSE (à majorité PRG) ont soutenu le texte de leurs collègues écologistes, ainsi que quatre centristes, l'UMP s'y opposant. Les autres centristes se sont abstenus. Le rapporteur du texte, Ronan Dantec, a exprimé "son émotion" devant cette première.

 

Déposé en octobre 2012 par les sénateurs d'Europe Ecologie - Les Verts (EELV), le texte veut éviter que les lanceurs d'alerte soient victimes de discrimination professionnelle "pour avoir relaté ou témoigné, de bonne foi", à leur employeur ou aux autorités, "des faits relatifs à un danger pour la santé publique ou l'environnement" dont ils auraient eu connaissance par leurs fonctions.

 

De la dénonciation du Mediator par la pneumologue Irène Frachon au renvoi du toxicologue André Cicolella de l'Institut national de recherche et de sécurité après qu'il a sonné l'alerte sur les dangers des éthers de glycol, les exemples ne manquent pas de combats solitaires de chercheurs ou de citoyens contre l'institution.

 

 

"UNE CULTURE DE L'ALERTE EN ENTREPRISE"

Lors du passage devant l'Assemblée nationale, les députés ont ajouté au texte sénatorial une définition de l'alerte : "Toute personne physique ou morale a le droit de rendre publique ou de diffuser de bonne foi une information concernant un fait, une donnée ou une action, dès lors que la méconnaissance de ce fait, de cette donnée ou de cette action lui paraît dangereuse pour la santé ou pour l'environnement."


Dans les entreprises, un droit d'alerte est accordé au représentant du personnel au Comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT), et celui-ci doit être informé spécifiquement des alertes lancées et des suites données. Les députés ont ajouté qu'en cas de litige sur le bien-fondé ou la suite donnée à l'alerte par l'employeur, le représentant du personnel au CHSCT pourra saisir le préfet."Une culture de l'alerte est bien créée dans l'entreprise, mais l'alerte n'est pas gérée en son sein", s'est félicité M. Dantec.

 

Le texte crée aussi une Commission nationale de la déontologie et des alertes en matière de santé et d'environnement, chargée d'établir des règles de déontologie qui s'appliqueront à toutes les agences d'expertise. La commission aura aussi pour mission de recevoir les alertes et des les transmettre aux agences concernées. Elle ne pourra toutefois être saisie que par des associations ou des corps constitués, et non par les lanceurs d'alerte eux-mêmes.

 

 

LE GOUVERNEMENT A IMPOSÉ UN COMPROMIS

Les sénateurs écologistes ambitionnaient initialement la création d'une Haute autorité de l'expertise scientifique et de l'alerte en matière de santé et d'environnement, dotée de la personnalité morale et de pouvoirs étendus. Les parlementaires socialistes et le gouvernement ont imposé un compromis : la création d'une commission aux compétences et aux moyens plus restreints.

 

Pour Delphine Batho, ministre de l'écologie, cette commission nouvelle "constitue un maillon manquant pour rétablir la confiance de nos citoyens dans nos instituts de contrôle". "Il n'y aura pas création d'une institution nouvelle", s'est-elle en outre félicitée. La Commission nationale de la déontologie et des alertes en matière de santé et d'environnement sera créée par une refonte de l'actuelle Commission de prévention et de sécurité.

 
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OGM: Rome demande une interdiction de culture du MON 810 dans l'UE

OGM: Rome demande une interdiction de culture du MON 810 dans l'UE

 

BRUXELLES - Le gouvernement italien a demandé à la Commission européenne de ne pas renouveler l'autorisation de culture demandée par le groupe Monsanto pour son maïs OGM MON 810, dans un courrier dont l'AFP a obtenu une copie jeudi.

Deux OGM seulement ont été autorisés à la culture dans l'UE: la pomme de terre Amflora, développée par le groupe allemand BASF, qui s'est avérée un échec commercial, et le maïs OGM MON 810 de la multinationale Monsanto.

La culture du MON 810 a été autorisée en 1998 pour 10 ans. Monsanto a demandé le renouvellement de ce permis en 2007, mais le processus d'autorisation est gelé en raison de l'hostilité de plusieurs Etats. 

Huit pays --France, Allemagne, Luxembourg, Autriche, Hongrie, Grèce, Bulgarie et Pologne-- ont même adopté des clauses de sauvegarde pour interdire sur leurs territoires la culture des OGM autorisés.

La demande du gouvernement italien vient donc renforcer le bloc des pays hostiles à la culture du MON 810.

Le courrier adressé à la Commission européenne par le ministre italien de la Santé, Renato Balduzzi, demande de suspendre l'autorisation de mise en culture des semences de maïs MON 810 dans tous les pays de l'UE en raison des risques pour l'environnement. La requête est appuyée par un dossier.

L'autorisation de culture a été accordée sur la base d'un avis de l'Autorité européenne pour la sécurité des aliments (EFSA) fondé sur une étude de risques pour la santé humaine et animale. Mais les risques pour l'environnement n'ont pas été étudiés.

Le MON 810 était cultivé fin 2011 sur 115.000 hectares dans six pays: Espagne, Portugal, République tchèque, Pologne, Slovaquie et Roumanie. La Pologne a depuis mis fin à ces cultures.

Le processus d'évaluation pour les demandes d'autorisation de culture et de commercialisation d'OGM se déroule en quatre temps: consultation de l'EFSA sur les risques pour la santé, demande d'autorisation aux Etats sur la base d'un avis favorable de l'EFSA, procédure d'appel si aucune majorité qualifiée ne se dégage entre les Etats. Enfin, si cette situation perdure, la décision finale revient à la Commission européenne.

A ce jour, l'EFSA n'a jamais rendu un avis négatif et aucune majorité qualifiée n'a jamais été trouvée entre les Etats pour interdire ou autoriser un OGM.

Selon les règles en vigueur, le MON 810 pourra continuer à être cultivé dans les Etats qui le souhaitent jusqu'à ce que l'UE prenne une décision.

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Santé, environnement : quelle place pour ceux qui nous alertent?

Avec son étude choc sur un maïs OGM, le Pr Gilles-Eric Séralini appartient à la cohorte de ceux qui, de l'amiante au Mediator, "alertent" sur des dangers sanitaires ou environnementaux. Le Sénat va bientôt débattre de la façon de donner plus de poids à ces "lanceurs d'alerte".

 

L'étude Seralini "constitue une nouvelle illustration de l'urgence à faire progresser la loi", clame la fondation Sciences citoyennes, association qui plaide depuis dix ans pour un véritable statut du "lanceur d'alerte".

L'étude, au-delà de ses résultats sur une possible toxicité d'un maïs transgénique, a rouvert le débat sur la façon dont sont menées les expertises permettant d'autoriser ou non les organismes génétiquement modifiés.

Ce débat va gagner les rangs du Sénat où le groupe écologiste a déposé une proposition de loi visant à mieux enregistrer ces "alertes" scientifiques et clarifier les procédures d'expertise, régulièrement contestées sur fond de conflits d'intérêts ou de lobbying industriel.

L'examen du texte débutera le 15 octobre mais des réticences pourraient renvoyer aux calendes grecques une éventuelle adoption.

 

Les "lanceurs d'alerte" sont ces scientifiques, experts ou associations qui rendent publiques leurs "découvertes" sur des risques pour la santé ou l'environnement en bravant, parfois, leur hiérarchie ou des firmes puissantes.

De Henri Pézerat, avec l'amiante, à Irène Frachon, dans l'affaire du Mediator, en passant par des spécialistes des ondes ou du bisphénol A, ils ont appris à se faire entendre.

Pour autant, ils ne sont "absolument pas protégés", affirme Glen Millot, de la fondation Sciences citoyennes. "Au mieux, s'ils sont fonctionnaires, ils sont placardisés et leurs crédits asséchés. Au pire, ils peuvent être licenciés".

 

La loi sur le contrôle des médicaments, votée en 2011 pour empêcher un nouveau scandale comme celui du Mediator, protège de sanctions ceux qui alertent sur un produit. Les sénateurs écologistes souhaitent "élargir" cette protection "à l'ensemble des lanceurs d'alerte", explique le rapporteur du texte, Ronan Dantec.

 

Autre mesure envisagée: la création d'une "Haute autorité de l'expertise scientifique et de l'alerte", une "structure qui garantisse l'indépendance de l'expertise et puisse recueillir les signaux d'alerte". Elle ne mènerait pas elle-même des expertises mais édicterait quelques principes généraux et vérifierait que les alertes sont examinées.

Pour le toxicologue André Cicolella, lui-même licencié en 1994 de l'INRS (Institut national de recherche et de sécurité) après avoir alerté sur la toxicité de certains solvants, harmoniser les procédures pourrait "aider les agences qui font de l'expertise à ne pas être juge et partie".

Cette idée d'une nouvelle instance laisse en revanche "dubitatif" Pierre Le Coz, qui préside le comité de déontologie et de prévention des conflits d'intérêts de l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses).

"Cela nous paraît un peu complexe et nécessiterait d'avoir des hyper-experts", relève le philosophe, rappelant que de plus en plus d'agences se dotent de leurs propres comités de déontologie.

Depuis l'affaire du Mediator, estime-t-il, les experts ont compris l'intérêt d'accroître la transparence pour "retrouver une crédibilité auprès du public".

La proposition écologiste suscite aussi des réticences au Sénat : "Nous ne sommes pas favorables à la création d'une nouvelle agence", souligne Yves Daudigny, rapporteur général PS de la commission des Affaires sociales.

 

Malgré le risque de voir le débat tourner court, M. Dantec reste optimiste, estimant que "les choses sont mûres au niveau politique" pour permettre une adoption du texte.

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L'Université de Rennes 1 lance un Master Patrimoine Naturel et Biodiversité

L'Université de Rennes 1 lance un Master Patrimoine Naturel et Biodiversité | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Cette formation s'adresse aux professionnels désirant élargir leur champ de connaissances et compétences dans le domaine de la biodiversité et de la préservation du patrimoine naturel.

 

Ce master permet d'acquérir des bases théoriques et pratiques solides concernant à la fois la diversité écologique, la diversité des espèces et la diversité génétique (les trois composantes de la biodiversité) dans le cadre de la poursuite de travaux de recherche fondamentaux
La durée de la formation est d'une année universitaire : enseignements théoriques de septembre à février ; stage en structure professionnelle de 6 mois avec rédaction d'un mémoire devant être soutenu devant un jury de mars à septembre.


Le master PNB fait partie des masters proposés aux apprenants inscrits au campus numérique ENVAM (environnement et aménagement), seul campus national numérique dans ce domaine, actuellement reconnu et financé par notre Ministère de tutelle.


Conditions d'accès
La formation s'adresse à des professionnels (salariés et demandeurs d'emploi) titulaires du master 1 patrimoine naturel et biodiversité ou d'un diplôme de niveau bac+4 en écologie, environnement avec en pré-requis, de préférence, une licence en biologie des organismes.


Une validation des acquis est possible pour les candidats non titulaires d'un bac+4.

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"Combattre Monsanto : résistance populaire au pouvoir de l'industrie agroalimentaire"

"Combattre Monsanto : résistance populaire au pouvoir de l'industrie agroalimentaire" | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Dans ce rapport, Via Campesina, les Amis de la terre et Combat Monsanto dressent un état des lieux des luttes populaires contre l’agroindustrie dont Monsanto est un des principaux représentants. Malgré les nombreuses controverses dont Monsanto fait l’objet et les défis mondiaux auxquels nous sommes confrontés (le problème alimentaire mondial, la perte de la biodiversité et l’épuisement des ressources naturelles), cette multinationale continue à prospérer. Mais sur tous les continents la lutte s’organise…

 

Monsanto : une multinationale prospère

Cette multinationale au chiffre d’affaires de 12 milliards de dollars est le principal fournisseur de semences GM (génétiquement modifiées). Elle exerce un quasi monopole sur ce marché car elle a racheté dans les années 90 les principaux semenciers. Monsanto contrôle 27 % du marché des semences commerciales et 90 % du marché des semences de soja. Le contrôle de Monsanto sur les variétés de semences a été renforcé par l'utilisation du droit des brevets.

Celui-ci oblige généralement les agriculteurs achetant ses semences brevetées à signer des contrats leur interdisant de conserver les graines et de les replanter. Ceux qui ne respectent pas cette clause peuvent faire l'objet de poursuites. Voir l'article "Victoire des paysans brésiliens sur le géant Monsanto"

 

 

Des résistances populaires sur tous les continents

- L’Europe résiste assez bien à la production alimentaire OGM. Les deux seules cultures GM autorisées dans l'Union européenne sont le maïs MON810 de Monsanto, résistant aux insectes et la pomme de terre BASF Amflora. Cependant, des interdictions sont désormais en place pour le maïs MON810 en France, en Allemagne, en Grèce, en Hongrie, au Luxembourg et en Bulgarie. De plus, entre 2008 et 2010, la surface totale de terres agricoles dédiées aux OGM dans l'UE a diminué de 23 % et un mouvement européen pour la souveraineté alimentaire s’est organisé. Mais Monsanto contre-attaque : elle fait du lobbying agressif auprès de l’Union européenne afin que les Etats lèvent leur moratoire anti OGM.


- Les activités de Monsanto en Inde sont très développées. Monsanto a la mainmise sur la production du coton et beaucoup d’agriculteurs endettés par l’achat des OGM se suicident par ingestion des pesticides toxiques (plus de 250 000 suicides en 16 ans selon le rapport). C’est ainsi qu’un fort mouvement d’opposition « L’Inde dit non à Monsanto » s’est constitué. Un moratoire sur la culture de l’aubergine Bt a également été décrété et Monsanto a été accusé de biopiraterie par les autorités indiennes sur la biodiversité.


- L’Amérique Latine est un marché très lucratif pour Monsanto, particulièrement l’Argentine et le Brésil, 2ème producteur de cultures transgéniques au monde (soja, mais, coton). Au Brésil, Le mouvement des travailleurs sans terres (MST) s’organise et lutte pour une réforme agraire, des pratiques plus écologiques et contre l’utilisation excessive des pesticides qui vont de pair avec les cultures OGM. En Haïti, des mobilisations de masse ont rejeté les dons de ‘semences hybrides‘ après le tremblement de terre de 2010, en raison des menaces que cette ‘aide‘ faisait peser sur les petits paysans. Au Pérou en novembre 2011, le congrès a approuvé un moratoire de 10 ans sur les cultures et les importations d'OGM afin de protéger la biodiversité, l'agriculture domestique et la santé publique.


- En Afrique, la présence d’OGM se cantonne essentiellement à l’Afrique du sud mais le Burkina Faso et l’Egypte ont commercialisé des cultures transgéniques et d’autres pays ont adopté une législation favorable aux OGM. En 2011, l’alliance pour la souveraineté alimentaire en Afrique (AFSA) a été crée et rassemble des bergers, des pêcheurs, des peuples autochtones, des petits paysans. Son objectif est d’influencer les politiques et de promouvoir des solutions venant de la base. Voir le film "Penser Demain" sur la résistance des paysans africains.

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Gilles-Eric Seralini: «Il y a trop de secrets qui font qu'on a besoin de lanceurs d'alerte»

Gilles-Eric Seralini: «Il y a trop de secrets qui font qu'on a besoin de lanceurs d'alerte» | Des 4 coins du monde | Scoop.it
INTERVIEW - L'auteur de l'étude sur la toxicité des OGM estime que la loi votée par le Parlement pour protéger les lanceurs d'alerte n'est pas suffisante...

 

Protéger les lanceurs d’alerte est une bonne chose, mais protéger la santé publique en serait une meilleure. Les scientifiques qui, les premiers, alertent sur les dangers d’un médicament, d’un aliment, d’un produit, sont souvent seuls face à des institutions ou des lobbys.

Pour Gilles-Eric Séralini, auteur d’une étude très controversée sur les OGM publiée en septembre dernier, la loi adoptée par le Parlement ce mercredi devrait être complétée par des mesures pour une plus grande transparence des entreprises.

De quoi les lanceurs d’alerte ont-ils besoin d’être protégés?

Dans mon cas, après la sortie de mon étude sur les OGM, j’ai été confronté à la diffamation par les gens qui vendaient ces produits. On m’a même accusé d’appartenir à une secte. Cela a conduit l’université de Caen, où je suis chercheur, à être précautionneuse, à créer des problèmes… Cette marginalisation a des conséquences diffuses: il peut être difficile de se maintenir à son poste, de garder des étudiants en thèse, il peut y avoir des pressions sur l’université, les collègues…

 

La loi adoptée cette semaine vous parait-elle suffisante?

C’est une bonne chose mais cela souligne qu’aujourd’hui les problèmes sont graves pour la santé publique. Les «lanceurs de toxiques», eux, sont toujours dans l’illégalité: les grandes firmes chimiques, les producteurs d’OGM et de pesticides, et qui détiennent les brevets ne donnent pas les études qui ont permis la mise sur le marché de leurs produits. Il faut lever cette pseudo-confidentialité sur la manière dont ils font les tests et permettre une expertise contradictoire ouverte. Dans les cas du bisphénol A, du Médiator ou du sang contaminé, si on avait eu cette transparence, on aurait évité de devoir lancer des alertes.

 

La loi ne résout donc pas l’origine du problème?

Il y a trop de secrets qui font qu’on a besoin de lanceurs d’alerte. Les protéger ne créé pas une situation de transparence qui évite qu’on ait à crier. Il faut aussi régler le problème des collusions d’intérêt entre les agences officielles et les entreprises.

Aujourd’hui, je pense sincèrement qu’il n’est plus possible d’avoir une véritable expertise indépendante car l’Etat ne paye pas ses experts alors que les entreprises les payent à foison. En publiant les dossiers d’évaluation des produits et en organisant une expertise contradictoire, un monde avec des produits bien évalués pourrait commencer à poindre.

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A 19 ans, Boyan Slat a peut-être trouvé comment nettoyer les océans | Slate

A 19 ans, Boyan Slat a peut-être trouvé comment nettoyer les océans | Slate | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Boyan Slat a 19 ans, habite aux Pays-Bas et a commencé à étudier la possibilité de débarrasser les océans du monde des millions de tonnes de plastique qui les polluent à l’occasion de son projet de dernière année de lycée.

 

Après quelques centaines d’heures de travail supplémentaire, il a présenté à une conférence TEDx à Delft, en octobre 2012, un concept qui pourrait permettre de retirer des océans 7,25 millions de tonnes de plastique en 5 années à peine.

Le projet, sur lequel travaillent à présent 50 ingénieurs, n’en est qu’à un quart de son étude de faisabilité. S’il vient à être réalisé, les bénéfices pour la faune et la flore océanique ainsi que pour nous, qui nous trouvons au bout de la chaîne alimentaire, seront exceptionnels.


Il y a dans les océans de la planète cinq principaux gyres océaniques, gigantesques tourbillons animés par la force de Coriolis. Tous entraînent dans leurs courants des tonnes de déchets, qui y restent bloqués éternellement. On y trouve en très grande majorité des plastiques, auxquels il faut généralement entre 50 et 1.000 ans pour se décomposer.


Le plus tristement célèbre de ces gyres se trouve dans l’Océan Pacifique et a été surnommé vortex de déchets ou «8econtinent» (les Américains comptent l’Amérique du Nord et l’Amérique du Sud comme deux continents séparés; le 7e continent est l’Antarctique). Il a été dit que les déchets y recouvrent une surface deux fois grande comme le Texas, mais il n’existe en fait pas d’estimation fiable de la taille de cette soupe de plastique.

Et pour cause, le 8e continent est transparent pour les satellites. On ne peut voir les tonnes de microdébris (issus de la dégradation de déchets plastiques) qui le composent que depuis le pont d’un bateau. Ils sont pourtant plus nombreux que le plancton.

Ces déchets plastiques, ainsi que d’autres plus gros –tels les bouchons de bouteille ou les filets perdus en mer– sont consommés par les oiseaux, les poissons et les mammifères marins.


On trouve régulièrement baleines à bosse et cachalots, échoués sur les côtes, des dizaines de kilos de matières plastiques obstruant leurs estomacs. On estime à une centaine de millions les oiseaux marins qui meurent dans les mêmes conditions, notamment des albatros qui confondent les bouchons de plastique avec de la nourriture.

Les poissons consomment eux aussi des microdébris, qui transportent des polluants tels que PCB et DDT. Ceux-ci se retrouvent ensuite dans nos assiettes.

 

Par ailleurs, Boyan Slat rapporte que les déchets plastiques sont responsables chaque année de dégats à hauteur d’un milliard de dollars sur les navires américains. Les conséquences économiques sont nombreuses, notamment pour le tourisme lorsque les plages sont touchées.

 

Le capitaine Charles Moore, qui a découvert le vortex de déchets du Nord Pacifique, a estimé qu’il faudrait 79.000 années pour tout nettoyer. Mais c’est avec les moyens conventionnels, c’est-à-dire en utilisant des bateaux équipés de filets qui pêcheraient des déchets plastiques.

Boyan Slat propose une solution radicalement différente. Au lieu d’utiliser de l’énergie pour se battre contre les courants marins, le projet Ocean Cleanup s’appuierait sur des bases fixes et laisserait les courants amener les déchets dans ses barrages flottants. Selon une hypothèse qui nécessite d’être testée, le plancton pourrait nager en dessous des barrages mais même les plus petits morceaux de plastique resteraient bloqués.

 

Le projet pourrait même se révéler rentable, le recyclage des matières plastiques récupérées pouvant rapporter 500 millions de dollars. The Ocean Cleanup Foundation lancera prochainement une campagne de crowdfunding.

Même si ce projet venait à se concrétiser, le travail de prévention et de réduction de la production de plastique devrait continuer en parallèle.


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Aquaponie : les poissons font pousser des légumes !

Aquaponie : les poissons font pousser des légumes ! | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Le système mis au point par deux jeunes inventeurs chiliens combine élevage et culture hors-sol dans un même bassin, misant sur la complémentarité des activités.

Au cours de leur développement, les deux espèces s’aident à satisfaire leurs besoins respectifs.


Une production d’azote naturelle

Développer un système d’aquaponie en agriculture biologique, tel est l’objectif de Sebastián Lira (25 ans) et Marko Bremer (26 ans), deux jeunes psychologues passionnés d’agronomie.

Baptisé Kopera, leur projet est destiné à offrir aux particuliers ou aux communautés la possibilité de produire eux-mêmes des aliments sains à petite échelle.

 

Système de production mixte associant maraîchage et élevage d’animaux aquatiques, l’aquaponie trouve ses origines en Amérique centrale avec le développement des chinampas par les Aztèques.

« Les poissons sont nourris, puis génèrent de l’ammoniaque à travers leur métabolisme et leurs excréments. Celui-ci se dissout dans l’eau et monte à la surface vers un substrat où se trouvent les plantes à cultiver. Ce substrat contient des bactéries dégradant l’ammoniaque pour former des nitrites et des nitrates, qui constituent le principal engrais pour la croissance des plantes. De leur côté, les plantes purifient l’eau en éliminant les déchets des poissons afin qu’ils puissent vivre », explique Sebastián Lira.

 

 

Le risque de maladies diminue

La partie inférieure du système accueille les poissons et nécessite un entretien réduit mais régulier : une fois par semaine, il est nécessaire de vérifier le pH et la température de l’eau. La culture hydroponique (hors-sol) offre quant à elle de nombreux avantages : l’absence de terre diminue le risque de maladies ou d’insectes nuisibles, les besoins en eau sont réduits et le système gagne en modularité.

Comme le souligne Sebastián Lira, les bassins développés pour le projet Kopera permettent une production de poissons et de végétaux en continu :

« Ce système est conçu pour arriver à maturité au bout de six mois et pour ne plus jamais s’arrêter de produire. »



Une alimentation plus saine pour les particuliers

Les deux psychologues cherchent désormais à diminuer au maximum le coût de l’équipement afin de le rendre accessible au plus grand nombre. Car si l’investissement initial est supérieur à celui d’un jardin traditionnel, les coûts de maintenance sont en revanche peu importants.

 

À travers leur projet, ils espèrent également changer les habitudes alimentaires des Chiliens, qui consomment généralement peu de poisson.

 


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Retrait du Canada du Protocole de Kyoto: un professeur de droit, Daniel Turp, fait appel

Retrait du Canada du Protocole de Kyoto: un professeur de droit, Daniel Turp, fait appel | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Le professeur de droit Daniel Turp a déposé sa requête en appel dans le dossier du retrait du Canada du Protocole de Kyoto.

 

M. Turp et son « Équipe Kyoto » avaient contesté le droit du gouvernement Harper de décider à lui seul du retrait du Canada du Protocole de Kyoto, en décembre dernier. Ce retrait doit prendre effet un an plus tard, soit le 15 décembre prochain.

 

Ils avaient été déboutés par la Cour fédérale, le 17 juillet, et ont donc déposé leur requête devant la Cour d'appel fédérale.

Dans sa requête, obtenue par La Presse canadienne, M. Turp demande encore une fois au tribunal de déclarer « illégal, nul et sans effet » le retrait du Canada du Protocole de Kyoto.

 

Il affirme que la Chambre des communes et les provinces auraient dû être consultées avant que soit annoncé par le gouvernement Harper le retrait du Canada du Protocole de Kyoto.

« On prétend, comme on l'a fait en première instance, que le principe démocratique crée une obligation de consulter la Chambre des communes et le Sénat et également les provinces. On est d'ailleurs assez content du fait que le juge de première instance a décidé de considérer cet argument-là ; il ne l'a pas écarté. Il a laissé entendre que le principe démocratique était pertinent, mais il a dit qu'il n'impliquait pas l'obligation de consulter la Chambre des communes et le Sénat. C'est une des questions importantes pour nous », a souligné en entrevue M. Turp.

 

L'ancien député péquiste et bloquiste, aujourd'hui professeur en droit, soutient également que le retrait du Canada du Protocole de Kyoto est en violation même de la Loi de mise en oeuvre du Protocole de Kyoto.

« C'est l'argument principal, le motif principal d'appel, a dit M. Turp. La loi crée une situation assez inédite en droit constitutionnel canadien, parce qu'elle aurait limité la prérogative de dénoncer le traité. » Dénoncer, dans ce contexte, signifie se retirer du traité.

 

Le Protocole de Kyoto, qui vise la réduction des émissions de gaz à effet de serre, a été signé par le Canada en 1998, sous un gouvernement libéral. Il n'est toutefois entré en vigueur qu'en 2005.

Le gouvernement conservateur a toujours critiqué ce traité environnemental international, le jugeant trop contraignant et nuisible au développement économique.

 

C'est d'ailleurs pendant que la délégation canadienne se trouvait à la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques, à Durban, en Afrique du Sud que le gouverneur en conseil a autorisé le ministre des Affaires étrangères à entreprendre les démarches pour officialiser le retrait du Canada du Protocole de Kyoto.

La requête en appel doit être entendue plus tard cet automne, cette fois par trois juges plutôt qu'un seul.

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Au Brésil, Monsanto condamné à payer plus de 200 000 euros pour publicité mensongère

Un tribunal de Porto Alegre a condamné le géant américain Monsanto à payer une amende de 250 000 dollars pour une publicité mensongère sur le soja transgénique.

Monsanto "a fait de la publicité abusive et mensongère en faisant l'éloge d'un produit (soja transgénique) dont la vente était interdite au Brésil et n'a pas dit que ses prétendus bénéfices étaient remis en question par la communauté scientifique", a argué le juge de deuxième instance, Jorge Antonio Maurique, dans sa sentence diffusée mercredi 22 août.


Monsanto avait diffusé en 2004 une publicité qui prônait l'utilisation de graines de soja génétiquement modifiées alors qu'elles étaient interdites au Brésil, ajoutant qu'elles étaient bénéfiques pour l'environnement, a rappelé le juge.

 

Le géant américain pourra faire appel de la sentence et son service de presse a dit qu'il attendait la communication officielle pour se prononcer.

Si la sentence est maintenue, la multinationale devra verser 500 000 reais, soit plus de 200 000 euros, à l'Etat brésilien et devra mettre en évidence les effets négatifs des désherbants à partir desquels les graines de soja sont modifiées.

 

Monsanto fait l'objet depuis quatre ans d'un autre procès au Brésil en raison du soja transgénique. En 1998, les premières semences OGM de soja sont entrées en contrebande dans le pays, via l'Argentine, et leur utilisation a été interdite jusqu'à la dernière décennie.

 

On estime aujourd'hui que 85 % des plantations de soja au Brésil, second exportateur mondial, contiennent des graines génétiquement modifiées.

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Les îles Tokelau les premières à passer à l'énergie 100% solaire

Les îles Tokelau les premières à passer à l'énergie 100% solaire | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Les 1.400 habitants des trois îles Tokelau, un archipel polynésien du Pacifique sous souveraineté néo-zélandaise, seront les premiers au monde à utiliser uniquement de l'énergie solaire à partir de septembre prochain.

 

"Nous avons terminé la semaine dernière l'installation des 1.584 panneaux solaires sur l'atoll de Fakaofo", il reste à ériger des batteries solaires sur les deux autres atolls, a déclaré Dean Parchomchuk, ingénieur en chef du projet réalisé par la société néozélandaise Powersmart Solar.


Financé par le ministère néozélandais des Affaires étrangères et du commerce, le projet d'installation de 4.000 panneaux solaires coûte 7,5 millions de dollars.


"Nous pourrons enfin renoncer à l'exploitation des génératrices au diesel. Les fuites de combustible créent des problèmes écologiques graves pour nos atolls. En plus, les panneaux solaires nous permettront de devenir indépendants de l'énergie importée", a déclaré le ministre de l'Energie de Tokelau, Foua Toloa.

"Nous comptons amortir les frais du projet en cinq ans, le système ne demandera pas de travaux de maintenance sérieux les 20 prochaines années", a estimé Mike Bassett, directeur de Powersmart Solar.


Les trois atolls de Tokelau - Fakaofo (2,6 km⊃2;), Nukumonu (5,4 km⊃2;) et Atafu (2,2 km⊃2;) - utilisent actuellement près de 2.000 barils de diesel pour plus d'un million de dollar par an.

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