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L'île de Rotuma: une ferme bio de 43 kilomètres carrés

L'île de Rotuma: une ferme bio de 43 kilomètres carrés | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Des habitants s'exilent, des terres se libèrent… une île certifiée biologique émerge.

 

Les faits tout d'abord : Rotuma est l'île la plus au nord de l'archipel fidjien, 43 kilomètres carrés à plus de 400 kilomètres de Fidji. Elle est plus proche de Tuvalu que de Suva, la capitale fidjienne.

De nombreux habitants se sont exilés à Fidji et ailleurs. Il n'y aurait à présent que 2 000 ou 3 000 personnes à Rotuma.

Cette exode a libéré pas mal de terres arables et la demande pour des fruits et des légumes biologiques ne fait qu'augmenter. L'idée est donc de transformer la totalité de l'île de Rotuma en une ferme certifiée biologique pour favoriser les exportations et générer des revenus.

L'année dernière, Rotuma a interdit tous les produits chimiques agricoles pour parvenir à obtenir la certification bio. Hiagi Foraete est le responsable de ce projet.

FORAETE : « Oui, nous sommes dans ce programme et nous avons interdit l'usage des produits chimiques sur l'île. Notre voulons que l'île soit reconnue comme une île biologique. Ce programme fait partie du Secrétariat de la Communauté du Pacifique et nous l'avons commencé il y a deux ans. »

Le but est donc de favoriser les exportations… Mais vers quels marchés ?

FORAETE : « Ce que nous cherchons en ce moment avec cette certification, c'est de trouver des niches en Australie et en Nouvelle-Zélande. Avec certaines régions, nous devrons passer par un programme de certifications d'une tierce partie pour nos produits bio.

Mais avec le programme de certification sur lequel nous sommes en ce moment, nous ciblons l'hôtellerie à Fidji (Viti Levu), un marché sensible à une alimentation saine. »

Comment les produits bio vont être exportés et quels sont ces produits ?

FORAETE : « Actuellement, c'est par bateau. Par voie aérienne, nous n'avons pas d'appareils assez gros qui viennent sur l'île pour exporter nos produits. C'est donc par bateau et les produits sont traités contre les organismes nuisibles.
En ce moment, nous exportons vers Tuvalu. Nous n'avons pas d'autres marchés actuellement. Mais nous exportons des melons et des ananas et nous comptons aussi exporter des oranges, des mangues et des avocats.
Pour les légumes, du taro, des aubergines et des choux pour répondre aux besoins de Tuvalu. »

Un petit marché donc, Tuvalu compte un peu plus de 10 000 habitants, mais qui risque de devenir grand. Si Rotuma ne commet aucune faute et livre des produits vraiment bio sans aucun produit chimique,  la certification bio pourrait être  accordée d'ici 18 mois.

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Aquaponie : les poissons font pousser des légumes !

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Le système mis au point par deux jeunes inventeurs chiliens combine élevage et culture hors-sol dans un même bassin, misant sur la complémentarité des activités.

Au cours de leur développement, les deux espèces s’aident à satisfaire leurs besoins respectifs.


Une production d’azote naturelle

Développer un système d’aquaponie en agriculture biologique, tel est l’objectif de Sebastián Lira (25 ans) et Marko Bremer (26 ans), deux jeunes psychologues passionnés d’agronomie.

Baptisé Kopera, leur projet est destiné à offrir aux particuliers ou aux communautés la possibilité de produire eux-mêmes des aliments sains à petite échelle.

 

Système de production mixte associant maraîchage et élevage d’animaux aquatiques, l’aquaponie trouve ses origines en Amérique centrale avec le développement des chinampas par les Aztèques.

« Les poissons sont nourris, puis génèrent de l’ammoniaque à travers leur métabolisme et leurs excréments. Celui-ci se dissout dans l’eau et monte à la surface vers un substrat où se trouvent les plantes à cultiver. Ce substrat contient des bactéries dégradant l’ammoniaque pour former des nitrites et des nitrates, qui constituent le principal engrais pour la croissance des plantes. De leur côté, les plantes purifient l’eau en éliminant les déchets des poissons afin qu’ils puissent vivre », explique Sebastián Lira.

 

 

Le risque de maladies diminue

La partie inférieure du système accueille les poissons et nécessite un entretien réduit mais régulier : une fois par semaine, il est nécessaire de vérifier le pH et la température de l’eau. La culture hydroponique (hors-sol) offre quant à elle de nombreux avantages : l’absence de terre diminue le risque de maladies ou d’insectes nuisibles, les besoins en eau sont réduits et le système gagne en modularité.

Comme le souligne Sebastián Lira, les bassins développés pour le projet Kopera permettent une production de poissons et de végétaux en continu :

« Ce système est conçu pour arriver à maturité au bout de six mois et pour ne plus jamais s’arrêter de produire. »



Une alimentation plus saine pour les particuliers

Les deux psychologues cherchent désormais à diminuer au maximum le coût de l’équipement afin de le rendre accessible au plus grand nombre. Car si l’investissement initial est supérieur à celui d’un jardin traditionnel, les coûts de maintenance sont en revanche peu importants.

 

À travers leur projet, ils espèrent également changer les habitudes alimentaires des Chiliens, qui consomment généralement peu de poisson.

 


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Produits bio : où en est le made in France ?

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Ces dernières années ont vu la consommation de produits bio augmenter, malgré la crise, malgré le prix. Entre les produits régionaux et ceux en provenance de Pologne ou du Maroc, on ne sait plus si préférer le bio au local, ou l’inverse. Les chiffres le disent, la tendance actuelle du bio pencherait du côté « made in France » !


Le bio de plus en plus local et régional

Même si en 2012 les ventes de produits bio ont été effectuées en grande majorité dans les grandes surfaces et les magasins spécialisés (83%), laconsommation bio locale a tendance à augmenter.

La vente locale directe (producteur-consommateur) a représenté 12% des ventes totales en 2012 (croissance de 16% depuis 2011). D’ailleurs, les 3/4 des aliments ou produits bio vendus sont « made in France » et cela atteint presque les 100% pour les produits comme la viande, les oeufs et le vin. Comment expliquer l’augmentation de ces chiffres ?

 

L’augmentation de la vente directe de matières premières ou de produits transformés sur place démontre un intérêt pour les produits locaux. Chez les distributeurs, on dénote une tendance à l’approvisionnement de plus en plus régional et national. Les acheteurs quant à eux considèrent à 67 % ( en 2013 contre 62 % en 2012) que la provenance régionale est un critère importantpour le choix de leur produit bio.

 

Le critère d’origine française reste quand même relatif selon les produits. Le graphique suivant montre la consommation des aliments bio français selon le type de produit.

 

Les fraises en hiver et les oranges en été, même bio, n’ont pas la côte, 80% des consommateurs sont également très attentifs à la saisonnalité des produits.



La restauration collective s’y met aussi

Tous secteurs confondus, la restauration collective fait également le choix du bio « made in France ». En 2013, les produits utilisés sont à 85% d’origine française et à 45% d’origine régionale. Mais à quelle fréquence la restauration collective propose ces ingrédients bio ?

 

Ce sont 56%  des restaurants collectifs qui se fournissent en produits bio, que ce soit régulièrement ou de temps en temps. Et la fréquence est à la hausse avec 45% des restaurateurs qui en proposent au moins une fois par semaine.

73% de la restauration collective scolaire propose du bio (idem en 2012)50%  de la restauration collective d’entreprise (contre 53% en, 2012)30% de la restauration collective secteur social-santé (contre 29% en, 2012)

 

De plus, le gouvernement souhaite développer la restauration hors-domicile avec son plan « ambition bio 2017″ et a pour objectif d’atteindre les 20% de produits bio dans les restaurants collectifs appartenant à l’Etat.

 

 

Inégalités parmi les régions

Il existe et persiste cependant, des régions qui sont plus bio que d’autres. Parmi les 3 régions qui possèdent le plus d’exploitations on retrouve :

la région Rhône-Alpes avec 2 704 exploitations biola région Languedoc-Roussillon avec 2 633 exploitationsla région Midi-Pyrénées  avec 2 600 exploitations

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Le marché du « bio » à contre-courant en Espagne

Le marché du « bio » à contre-courant en Espagne | Des 4 coins du monde | Scoop.it
ESPAGNE. Le secteur alimentaire « bio » est l'un des rares segments qui échappent à la crise économique en Espagne. Le marché est en pleine croissance, au niveau de la production comme de la distribution.

 

Non, toutes les nouvelles économiques ne sont pas mauvaises en Espagne. Même s'il faut bien reconnaître qu'il s'agit d'une exception, le secteur alimentaire « bio » affiche un dynamisme remarquable. D'abord au niveau de la production : les ventes de produits issus de l'agriculture biologique ont augmenté en 2011 de 20%, selon les chiffres fournis par les organisateurs du salon BioCultura, qui se tient chaque année à Barcelone.

 

Et la croissance devrait être identique en 2012. Ce qui se traduit par une augmentation permanente des surfaces agricoles « bio », qui atteint 16 700 km⊃2;. Il est vrai que l'Espagne part de loin. La tradition du « bio » reste très récente dans un pays où la législation demeure très conciliante, par ailleurs, avec la production d'OGM (l'Espagne se positionne même en championne d’Europe sur ce terrain des organismes génétiquement modifiés, avec 97 000 ha de terrains cultivés).

Le « bio » gagne donc du terrain en Espagne, dans tous les sens du terme... Mais l'augmentation des surfaces cultivées ne se veut que la conséquence d'une meilleure organisation de la filière, comme en témoigne l'exemple des producteurs espagnols de fruits et légumes spécialisés dans ce créneau, qui a su se fédérer au cours des dernières années pour développer notamment les ventes en ligne.

 

Plusieurs centaines d'entre eux sont aujourd'hui regroupés sur le site de commercialisation directe "directodelcampo.com", ce qui leur permet de composer une offre de paniers complets de fruits et légumes en fonction des saisons. Ce type de vente en ligne s'avère d'autant plus intéressant qu'elle offre une dimension internationale. Car la plus grosse part du chiffre d'affaires global de la production alimentaire « bio » se réalise toujours hors des frontières espagnoles : les exportations représentent 57% du volume des ventes. Sur un marché qui représente au total 1,36 mrd € par an en Espagne.

 

La marque espagnole Querida Carmen a déjà pris sa part de « gâteau » sur ce marché, et conserve un appétit prometteur. Créée il y a deux ans, la jeune entreprise de Huesca exporte déjà dans treize pays, de la Chine au Panama en passant par la Finlande, avec une offre de « conserves bio ».

Ana Guasch, l'une des fondatrices de la société, se réjouit d'avoir réussi un pari qui paraissait pourtant risqué : « Nous avons pris dès le départ un positionnement très écologique, en proposant des produits semi-cuisinés sans conservateurs ni colorants, ce qui représentait une innovation sur le marché espagnol ». Le succès se traduit aujourd'hui par une gamme de onze références qui vient tout juste de s'enrichir d'une "paella aux légumes".

Ce pourrait être l'occasion pour la marque de se développer sur le marché français, où Querida Carmen cherche un partenaire commercial. Avec toujours le même credo répété par Ana Guasch : " En défendant cette identité bio, nous voulons amener la cuisine méditerranéenne dans le monde.". À commencer évidemment par l'Espagne, autant que possible.

 

Dans la péninsule ibérique, Querida Carmen s'appuie notamment sur le réseau distribution des supermarchés Veritas, qui se revendique comme leader parmi les enseignes spécialisées dans l'alimentation écologique en Espagne.

Veritas regroupe 4 000 références garanties « 100% écologiques » (dont 400 références à marque propre) dans ses vingt cinq points de vente, essentiellement implantés en Catalogne, où l’enseigne est née. Et pour le directeur général de la chaîne, Silvio Elías, les possibilités de croissance demeurent importantes : "Nous progressons chaque année en répondant simplement à une demande croissante de la part des consommateurs espagnols, toujours plus préoccupés par le souci d'une alimentation à la fois saine et écologique ; nous avons eu le mérite d'être les premiers à répondre à ce besoin dès la création de notre enseigne, il y a dix ans, en intégrant dans nos rayons des produits certifiés « bio » que l'on ne trouvait pas ailleurs, comme ceux destinés notamment aux enfants."

 

Veritas devrait maintenant profiter de son antériorité sur ce segment de l'alimentation « bio ». Car l'un des grands atouts de ce secteur reste le potentiel de développement du réseau de distribution spécialisé, qui représente tout de même déjà actuellement en Espagne 4 000 points de vente, assurant 60% de la distribution des produits alimentaires « bio ».

Les 40% restants correspondant aux ventes à travers les magasins plus « généralistes », c'est-à-dire essentiellement la grande distribution qui intègre également de son côté toujours plus de produits alimentaires « bio ». Ce qui s'avère aussi un indicateur important de la capacité de croissance de ce secteur en Espagne.

 

 

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