Des 4 coins du monde
17.1K views | +5 today
Follow
Des 4 coins du monde
Dans divers pays, des gens prennent la parole, se mobilisent ; des choses bougent. Restons à l'écoute. Sur Twitter : @LBM_T
Curated by L B-M
Your new post is loading...
Your new post is loading...
Scooped by L B-M
Scoop.it!

Samedi 22 septembre, 24 heures pour nettoyer la planète

Samedi 22 septembre, 24 heures pour nettoyer la planète | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Samedi 22 septembre, 24 heures pour nettoyer la planète - TERRAECO.NET- A l’appel de l’association Let’s Do It France, vous êtes invités à participer ce samedi 22 à une vaste opération de nettoyage des sites parsemés de déchets...

 

Le mouvement est né en 2008 en Estonie, sur un sol parsemé de déchets. « Après l’occupation soviétique, l’attitude n’était pas très bonne en Estonie. On pouvait à peine marcher 200 mètres avant de rencontrer un nouveau tas de détritus. Et le gouvernement n’avait pas les moyens de faire grand chose », se souvient Rainer Nõlvak, aujourd’hui « motivateur en chef » du World Cleanup.

 

Alors il lance une « action de la dernière chance ».

Avec ses amis puis les amis de ses amis, il arpente pendant sept mois les routes estoniennes, notant scrupuleusement toutes les décharges illégales, formant semaine après semaine « la carte la plus laide du pays ». 10 000 tonnes de détritus en tout genre sont ainsi répertoriés. Pour les trier en 5 catégories et les évacuer en une seule journée (le moyen de rendre l’action plus « fun » et plus efficace, assure Rainer Nõlvak)

Il faut 40 000 personnes, selon les calculs de l’équipe.

50 000 répondent à l’appel le jour J aux 260 points de ralliement répartis à travers tout le pays. Soit 3,6% de la population. En retroussant leurs manches, les volontaires battent même des records de vitesse, expédiant le travail en cinq heures, grâce  quand même  à quelques machines.

 

Pour mener une opération de nettoyage de cette envergure, le gouvernement aurait dû débourser 22,5 millions d’euros et s’affairer pendant trois ans, assure une vidéo narrant l’opération.

« Nous n’avions pas ressenti ça en tant que nation depuis longtemps. Cette impression de pouvoir changer les choses. Ce n’était pas une manifestation contre quelque chose, on ne se plaignait pas, on ne demandait pas de l’argent, on mettait nos vêtements sales et on se mettait à l’action, pour une cause », se souvient Rainer.

 

Le succès de l’opération

Les organisateurs le doivent à une très forte mobilisation médiatique, au soutien de nombreuses personnalités du show biz, des politiques, des ONG. Seules les entreprises habituellement chargées de gérer les ordures ne voient pas la campagne d’un bon œil. Il faut dire que la chose est illégale : pour avoir le droit de gérer des ordures, il faut une licence spéciale. « Ils nous ont menacés. Ils nous ont dit : “ donnez-nous un million d’euros et on vous fait la même chose ”. Sauf que nous, ça ne nous a rien coûté. »

Le demi million d’euros de frais divers (notamment le carburant destiné aux camions ou aux tractopelles et les taxes pour le recyclage des déchets) a été réglé par près de 600 entreprises partenaires.

 

Et le résultat valait bien quelques suées. En Estonie, il est ensuite « devenu honteux de jeter des ordures dans la nature. Cela a changé l’attitude des plus récalcitrants. Certes, il y a encore des décharges illégales près des grandes villes mais en petite quantité. Les villes peuvent s’en occuper », souligne Rainer Nõlvak.

 

Débarrasser la planète de 100 millions de tonnes de détritus
Mieux, la campagne a fait des petits. Après l’Estonie, la Lettonie, la Lituanie, le Portugal, l’Inde, la Slovénie, la Serbie, la Finlande, la Roumanie, la Bulgarie, la Moldavie, l’Ukraine, le Cambodge, la Russie, la Hongrie et le Brésil lui emboîtent le pas. Seize pays en tout.

 

Alors pourquoi pas tous ? En février, le mouvement Let’s do it et son équipe de coordinateurs des premiers jours appelle les pays volontaires à se manifester. Huit mois plus tard, 60 nations ont répondu à l’appel. Leur objectif ? Débarrasser la planète des 100 millions de tonnes de détritus qui la jonchent illégalement.

Pour cela, il faudra 300 millions de participants dans chacun des pays. Le jour ne sera pas le même pour tous, questions climatiques oblige mais l’action devra avoir lieu entre le 24 mars et le 25 septembre 2012.

En France, elle se tiendra le premier jour. Utile pour la planète, pour la société aussi. « C’est une bonne manière de lier les gens entre eux. Nous avons finalement de la chance d’avoir les ordures pour ça », s’amuse Rainer Nõlvak.

more...
No comment yet.
Scooped by L B-M
Scoop.it!

Japon : destruction d’un barrage hydroélectrique pour des raisons environnementales

La destruction du barrage d’Arase, construit en 1955 pour produire de l’électricité propre, a commencé. Une victoire pour les habitants de la région, qui réclamaient la destruction du barrage pour des raisons écologiques depuis des années.

 

Mais c’est bien une première que cette déconstruction. Jamais au Japon une installation de production hydroélectrique n’avait été détruite sans être suivie d’un nouveau chantier pour ériger des installations plus puissantes.

En prenant la décision de détruire le barrage, les autorités ont implicitement reconnu que la production électrique du barrage ne justifiait pas les conséquences négatives pour l’environnement et la population locale.

 

Depuis les années 1990, les habitants de la région protestaient contre ce barrage qu’ils accusent d’avoir été à l’origine d’une pollution des eaux et d’une diminution drastique de la population de poissons. Selon les industriels de la pêche installés à Yatsushiro, commune sur laquelle repose le barrage, les prises ont chuté régulièrement depuis sa construction. « Auparavant, les poissons pouvaient remonter le fleuve sans problème. Avec cette barrière artificielle, beaucoup d’espèces ont vu leur taux de reproduction tomber en flèche », explique un pêcheur.

 

C’est donc une victoire pour les défenseurs de l’environnement, remarquable à l’heure où le Japon est confronté à une crise énergétique sans précédent. La fermeture de la majorité des centrales nucléaires après l’accident de Fukushima a fait chuter la production électrique, et le gouvernement n’a pas encore de solution au casse tête.

Pour réduire les émissions de CO2 sans vivre une période de pénurie électrique, le recours à l’hydroélectrique aurait du sens. Mais le pays devra donc désormais se passer de l’énergie fournie par le barrage d’Arase.

Le chantier commencé début septembre devrait se prolonger jusqu’à mars 2018. Le décommissionnement coûtera 8,8 milliards de yens (près de 88 millions d’euros) à l’état japonais.

more...
No comment yet.
Scooped by L B-M
Scoop.it!

Ecologie : les cinq mesures d'urgence de Nicolas Hulot

Ecologie : les cinq mesures d'urgence de Nicolas Hulot | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Pour alimenter la Conférence Environnementale, organisée par le Ministère de l'Ecologie, et qui se tiendra ce week-end à Paris, La Fondation Nicolas Hulot propose 5 mesures d'urgence à mettre en place dès maintenant.

 

En prolongement du Grenelle de l'Environnement, le Gouvernement Ayrault va organiser ce 14 et 15 septembre sa Conférence Environnementale dont l'objectif annoncé est de préparer et d'assurer la transition écologique. La Fondation Nicolas Hulot qui avait beaucoup oeuvré pour l'écologie pendant la présidence de Nicolas Sarkozy, remonte au créneau et précise à François Hollande quelles sont selon elle les changements écologiques à prendre en compte. Dès maintenant.


1. Création d' une banque de la transition écologique
Pour permettre aux entreprises, aux ménages et aux collectivités d'accéder à des financements pour leurs projets écologiques, La Fondation Nicolas Hulot propose la création d'une Banque de la transition écologique. Cette banque pourrait être dotée de 3 milliards d'Euros dès 2013. Elle serait alimentée par plusieurs sources : " suppression des niches fiscales défavorables à l'environnement, fléchage d'une partie de l'épargne (livret A ou LDD ?), ou encore recettes issues de la vente des quotas d'émissions de CO2 ".
Elle pourrait en outre , à l'image des autres banques, se refinancer auprès de la Banque Centrale Européenne.


2. Lancer un moratoire sur l'exploitation des énergies fossiles non conventionnelles
Pour la Fondation Nicolas Hulot, si les avantages économiques des ressources fossiles non-conventionnelles peuvent sembler intéressants à court terme, ils ne résolvent pas la question de la hausse du prix de l'énergie. Et leur exploitation est en totale contradiction avec l'objectif de limiter le réchauffement à 2°C par rapport aux niveaux préindustriels, adopté à Copenhague par la Communauté Internationale.

Leurs conséquences sur l'environnement immédiat peuvent être catastrophiques (pollution de l'eau, marées noires...), et très coûteuses pour nos sociétés. La principale voie pour réduire notre dépendance aux importations de ses énergies doit donc être la maîtrise de la consommation d'énergie.
Aussi , dans l'attente des conclusions du Grand Débat National sur l'Energie, et compte tenu des enjeux climatiques, la Fondation estime qu'il est " nécessaire d'établir un moratoire sur l'ensemble des nouveaux projets d'exploration et d'exploitation des hydrocarbures non-conventionnels. L'objectif de notre société doit être selon elle " la sortie des énergies fossiles ". Et elle préconise d' " interdire l'exploitation des nouvelles sources de pétrole et de gaz ".


3. Financer la rénovation de 400 000 logements de ménages en précarité énergétique
Pour lutter sérieusement contre la précarité énergétique, la Fondation Nicolas Hulot propose que l'Etat engage dès 2013 la rénovation de 400 000 logements détenus par des ménages qui ne disposent pas de la capacité d'engager des travaux lourds de rénovation et d'isolation, et qui sont exclus des dispositifs d'aides existants.

L'Etat et les Collectivités Territoriales pourraient prendre en charge, après un repérage effectué par les acteurs compétents (Préfectures dans les tables rondes départementales sur la précarité énergétique, Ademe, Anah...), des travaux de rénovations lourds, imposant le respect du cahier des charges " Bâtiments Basse Consommation - Rénovation ". Cela permettrait aussi de renforcer la formation des acteurs du bâtiment.


4. Diviser par 2 des subventions à la pollution d'ici 2017
Chaque année, des cadeaux fiscaux sont faits aux activités polluantes, comme le transport aérien, l'artificialisation des sols ou encore les agro-carburants.
Pour la Fondation Nicolas Hulot un engagement de réduction de la moitié des niches fiscales défavorables à l'environnement permettrait de programmer la fin des niches fiscales nuisibles à l'environnement en laissant aux acteurs le temps de s'adapter :
- réduction du tiers de la défiscalisation des agro-carburants, soit environ 65 millions d'Euros économisés, et la fin totale des subventions fin 2014 pour cette filière ;
- réduction d'un tiers de l'exonération sur le kérosène aérien en 2013, soit 400 millions d'Euros économisés cette année, et la fin totale de l'exonération fin 2015 ;

- réduction des exonérations de taxe sur les raffineries, pour un montant de 40 millions d'Euros en 2013.


5. Zéro artificialisation nette des terres en 2020
L'artificialisation des sols progresse en France de façon alarmante au détriment des terres agricoles et de espaces naturels. Ainsi tous les sept ans, l'équivalent d'un département français disparait sous le bitume et le béton. Elle est principalement causée par l'étalement urbain : développement des zones économiques à la périphérie des villes, des infrastructures de transport, et de zones résidentielles.

Pour la Fondation Nicolas Hulot, la France doit se fixer en ce début de quinquennat un objectif maximal de 10% d'artificialisation du territoire (contre environ 8,5 aujourd'hui). Cet objectif serait ensuite décliné régionalement, à l'image de certains pays, comme les Pays-Bas qui se sont dotés d'une limite maximum d'affectation des sols, pour atteindre l'objectif de zéro pour cent d'artificialisation des sols en 2020.

 

more...
No comment yet.
Scooped by L B-M
Scoop.it!

Le Japon annonce l'arrêt total de sa production nucléaire d'ici 30 ans

Le Japon annonce l'arrêt total de sa production nucléaire d'ici 30 ans | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Depuis l'accident de Fukushima en 2011, les autorités planchent sur un "nouveau plan énergie" pour le Japon.

 

Le gouvernement japonais a annoncé, vendredi 14 septembre, l'arrêt progressif de la production nucléaire sur trente ans, dix-huit mois après l'accident de Fukushima qui a provoqué une catastrophe sans précédent dans le monde depuis Tchernobyl, il y a vingt-cinq ans.


Le Japon devient ainsi le troisième pays, après l'Allemagne et la Suisse, à faire part de son intention de stopper ses réacteurs depuis l'accident du 11 mars 2011 à Fukushima Daiichi, consécutif à un puissant séisme et au passage d'un tsunami géant sur la région.

"Le gouvernement va instaurer toutes les mesures possibles pour amener la production nucléaire à zéro pendant les années 2030", a énoncé le gouvernement dans un document consacré au nouveau plan énergétique à établir.

Il a édicté trois principes pour parvenir à cet objectif : ne plus construire de centrale nucléaire, arrêter les réacteurs existants après quarante ans d'activité et, enfin, n'accepter le redémarrage des tranches suspendues qu'après des examens de sécurité menés par une autorité ad hoc.

 

Avant l'accident, l'énergie nucléaire représentait près de 30 % de la consommation de courant au Japon. Et les autorités prévoyaient d'augmenter cette part à 53 % d'ici à 2030. Mais cette catastrophe, qui a poussé une centaine de milliers d'habitants à fuir leur domicile, souvent sans perspective claire de retour, a complètement modifié la donne. Le sentiment anti-nucléaire a fortement augmenté parmi la population et des manifestations sont régulièrement organisées contre l'exploitation de l'atome.

La production nucléaire a fortement baissé depuis, et seuls deux des 50 réacteurs de l'Archipel sont actuellement en activité, dans le centre du Japon. Les 48 autres sont arrêtés, soit à cause d'un séisme, soit en raison des mesures de sécurité supplémentaires exigées par les autorités après l'accident.

Mais les compagnies d'électricité, soutenues par une bonne partie des milieux d'affaires, réclament à cor et à cri de pouvoir redémarrer des tranches arrêtées. Elles doivent en effet faire tourner leurs centrales thermiques à plein régime pour compenser le manque énergétique et doivent importer massivement des hydrocarbures, ce qui a plongé la balance commerciale dans le rouge. Les autorités risquent donc de faire face à d'importantes oppositions avant de parvenir à l'objectif qu'elles viennent de fixer.

 

Depuis des mois, les autorités planchaient sur un "nouveau plan énergie" pour le Japon, qui a dû fortement augmenter ses importations de gaz naturel depuis l'accident pour compenser la baisse de production nucléaire. La semaine dernière, le Parti démocrate du Japon (PDJ, centre-gauche) de M. Noda a publié un programme énergétique qui devrait servir de canevas aux décisions du gouvernement.

Le programme du PDJ suggère, outre l'arrêt de la production nucléaire d'ici 2030, que le Japon développe davantage les énergies renouvelables, prenne des mesures d'économie d'énergie, exploite les ressources des mers entourant l'archipel et se fournisse à un prix raisonnable en GNL (gaz naturel liquéfié) et autres énergies fossiles, y compris les gaz de schiste.

more...
No comment yet.
Scooped by L B-M
Scoop.it!

Les Français très soucieux d'écologie et de santé environnementale

Les Français très soucieux d'écologie et de santé environnementale | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Les Français, très soucieux d'écologie, attendent au premier chef de la conférence environnementale des décisions concernant l'impact de l'environnement sur la santé mais aussi sur la transition énergétique, selon un sondage publié mercredi.


Le sondage a été réalisé en ligne par l'Ifop, du 4 au 6 septembre, auprès de 1.004 personnes, à la demande du WWF et du Rassemblement pour la planète.


Plus de la moitié (52%) des personnes interrogées (63% chez les femmes, 41% chez les hommes) attendent des décisions sur les liens entre santé et environnement, un des cinq grands thèmes de la conférence.


Quelque 24% mettent au premier rang de leurs soucis la transition énergétique (32% des hommes, 17% des femmes), 9% la biodiversité, 8% la fiscalité écologique et 7% la place de l'environnement dans les institutions.


"Ce sondage confirme le grand intérêt des Français pour les questions de santé environnementale", souligne dans un communiqué Nadine Lauverjat, présidente du Rassemblement pour la planète, qui fédère plus de 50 ONG écologistes. "Le gouvernement doit maintenant prendre des engagements forts dans ce domaine".


Les Français, selon ce sondage, sont vraiment écolo.
Une écrasante majorité d'entre eux (94%) sont pour le développement de moyens de transport écologiques (transports en commun, covoiturage, vélo...), 74% pour une obligation de rénovation thermique de tous les bâtiments, 72% pour l'interdiction "définitive" de l'exploration et exploitation des gaz de schiste, 65% pour l'interdiction des forages en haute mer.


Sur le plan de la biodiversité, 95% veulent une pêche plus respectueuse de l'environnement, 82% une confirmation de l'interdiction des OGM, 71% la réintroduction de nouveaux ours dans les Pyrénées.


Dans le domaine santé-environnement, 95% sont favorables au lancement d'études sanitaires auprès des professions exposées et aux voisins d'installations à risque.
89% veulent la suppression des avantages fiscaux ou aides publiques à des activités néfastes à l'environnement, 85% des zones franches écologiques dans les quartiers sensibles, 60% la tarification progressive de la consommation d'électricité, mais 44% seulement une taxe sur la consommation d'énergie non renouvelable.
88% enfin veulent que soit obligatoire l'affichage environnemental sur les produits et services.

more...
No comment yet.
Scooped by L B-M
Scoop.it!

L'éolien et la géothermie à l'honneur au Japon

L'éolien et la géothermie à l'honneur au Japon | Des 4 coins du monde | Scoop.it
La politique énergétique japonaise prend un tournant nouveau dans lequel l'accent est mis sur un fort investissement dans le domaine des énergies renouvelables, et en particulier l'éolien et la géothermie.

 

Une volonté entrepreneuriale et gouvernementale de développement de l'éolien

 

L'éolien offshore est un axe important de la nouvelle politique énergétique du gouvernement japonais puisque ce dernier vise une production de 8,3MkW à l'horizon 2030. C'est dans cet esprit qu'un regroupement de six entreprises japonaises [1] a annoncé avoir décidé d'investir dans l'éolien, et tout particulièrement dans la construction d'éoliennes offshore. Cette option, déjà évoquée à plusieurs reprises notamment dans la région du Nord-Est, fortement affectée par les événements du 11 mars 2011, se concrétisera par l'installation d'un champ d'éoliennes offshore d'une puissance combinée de 300.000kW sur 10 ans.

 

Le projet débutera en 2015 par la construction d'une ferme pilote de 7000kW qui permettra une étude du comportement des éoliennes offshore (corrosion saline...) et d'optimiser ainsi les conditions d'utilisation. Si le site définitif d'implantation du champ d'éoliennes n'a pas encore été fixé, les eaux au large de l'île méridionale de Kyushu offrent des conditions d'exploitation très favorables à l'éolien offshore. L'électricité générée par les éoliennes sera revendue à l'opérateur électrique local, le Japon étant divisé en régions où les compagnies locales exercent un quasi-monopole.

 

 

La géothermie, une ressource encore peu exploitée

 

Si l'éolien bénéficie fortement de la nouvelle politique énergétique japonaise, la géothermie, jusqu'ici peu exploitée en raison de l'impossibilité d'exploitation des sources géothermiques, sera fortement mise à profit à l'avenir. Le but affiché est de doubler la production actuelle d'ici à 2020, pour passer de 0,53MkW à 1,07MkW, puis de la quadrupler d'ici à 2030 pour arriver à 3,88MkW.

 

En effet, ces sources sont généralement situées dans des parcs naturels, or la loi japonaise empêchait toute construction de centrales géothermiques en leur sein jusqu'en avril 2012. La loi ayant été relaxée et le gouvernement poussant vers une diversification du mix énergétique national, la construction de centrales a pu à nouveau débuter. La première construite [2] dans un parc naturel sera édifiée dans le nord du pays, dans la préfecture d'Akita (parc naturel de Kurikoma), elle sera d'une puissance de 30.000 à 70.000 kW.

 

La construction de centrales n'est pas le seul volet de cette nouvelle politique énergétique : elle se traduit aussi par un encouragement financier substantiel à la recherche dans la géothermie via la mise en place dès 2013 d'un fond spécial doté de 1,5 milliard de yens, soit 15 millions d'euros.

 

Enfin un dernier volet concerne l'incitation à la mise en place de chauffage grâce à la géothermie auprès des particuliers, des petites entreprises et des agriculteurs (tout particulièrement le chauffage des serres), là aussi via la mise en place d'un autre fond spécial de 3 milliards de yens, soit 30 millions d'euros.

 

La géothermie est une ressource encore peu exploitée dans l'archipel mais qui recèle un grand potentiel puisqu'elle pourrait, si elle était exploitée à son maximum, produire 23,5 millions de kW.

--

[1] Toshiba, Hitachi Zosen, JFE Steel, Sumitomo Electric Industries, Toa Corp, Toyo Construction.

[2] Idemitsu Kosan, Inpex Corp.

--

Taux de change utilisé : 1 Euro : 99 Yens

more...
No comment yet.
Scooped by L B-M
Scoop.it!

Comment éviter les produits toxiques dans le cartable de ses enfants

Comment éviter les produits toxiques dans le cartable de ses enfants | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Solvants, chlore, vernis, métaux lourds, conservateurs... les fournitures scolaires, que les enfants manipulent et mettent à leur bouche toute la journée, peuvent contenir des produits nocifs pour la santé.

 

Les fournitures scolaires sont des produits de consommation courante qui ont un impact sur notre environnement et sur notre santé. Certaines contiennent des produits nocifs pour la santé, dont certains peuvent se retrouver dans l'air intérieur des classes et à la maison.

Une mauvaise qualité de l'air peut avoir des effets sur la santé : maux de têtes, irritations (voies respiratoires, yeux, peau), hyperactivité... voire, en cas d'exposition à long terme, cancérogènes ou toxiques pour la fertilité...


Pour éviter ces produits indésirables pour la santé et limiter l'impact des fournitures scolaires sur notre environnement, des alternatives faciles et accessibles existent.


Se repérer pour bien acheter
Pour bien acheter et être sûr des performances des produits, des labels officiels existent sur bon nombre de fournitures scolaires.
Les labels officiels garantissent la qualité du produit et un impact environnemental réduit de son cycle de vie : de sa fabrication à son élimination. Ils limitent aussi l'utilisation de produits toxiques pour l'environnement et la santé. Demandez-les à vos commerçants !


Les labels écologiques à connaitre :
Ecolabel européen
NF Environnement
Ange Bleu
Nordic Swan
FSC et PEFC (gestion durable des forêts pour le bois)
Öko-Test (garantie l'absence de produits nocifs pour la santé et l'environnement, avec les mentions "Bien" ou "Très Bien")
Boucle de Moebius (précise le taux de matière recyclée utilisée)


A savoir : Le logo Öko-Test est attribué aux produits ayant fait l'objet d'une évaluation du magazine allemand de consommateurs Öko-Test, qui "note" le produit sur l'absence de toxicité et le respect de l'environnement, avec la mention "Bien" ou "Très bien".


Guide pour bien acheter
- Pour les cahiers, privilégiez les modèles brochés ou à spirales (sans colle).


- Les colles peuvent contenir des composants volatiles (solvants...) qui peuvent être inhalés, irriter les yeux ou la peau, ou être allergisants, surtout manipulés par les doigts, voire la bouche d'enfants créatifs ! Privilégiez-la : sans solvant, à base d'eau ou à base végétale, sans OGM, en bâton plutôt que liquide.
Optez pour un ruban d'adhésif en polypropylène et à base d'eau (sans solvant).


- Les crayons et stylos sont des instruments " à grignoter ". Attention à leurs revêtements et aux vernis qui peuvent contenir des métaux lourds. Le marquage CE est à privilégier. Privilégiez les crayons non vernis certifiés FSC ou PEFC (gestion durable des forêts). Pour les stylos, préférez les matières recyclées (papier, plastique) ou naturelles (bois FSC ou PEFC non vernis).


- Pour les feutres, choisissez-les à l'eau, lavables, sans odeur et sans parfum


- Pour les surligneurs : privilégiez des crayons surligneurs secs en bois certifié FSC ou PEFC, sans vernis ou avec une mine à la cire naturelle


- Pour les marqueurs, retenez ceux à base d'eau, sans odeur, sans toluène ni xylène. A savoir : Aujourd'hui, il existe des marqueurs en carton recyclé et rechargeables...


- Les correcteurs peuvent porter des pictogrammes de danger qui précisent leur nocivité pour la santé et l'environnement. Évitez-les ! Achetez-le à base d'eau, sans solvant et sans pictogramme de danger


- Le petit matériel (règle, taille-crayon,...) : sélectionnez-le robuste (métal, bois non vernis...), sans chlore, en plastique recyclé solide. Évitez les modèles souples qui peuvent contenir des phtalates.


- La gomme : choisissez-la en caoutchouc naturel ou synthétique, non parfumée, non teintée, sans PVC (sans phtalate)

 

- La peinture : Pour obtenir un effet brillant, laqué ou à paillettes, les peintures et vernis peuvent contenir du formaldéhyde et des solvants irritants pour la peau et les voies respiratoires. Certains sont classés cancérogènes. Privilégiez la norme de jouets EN-71-3 ou EN-71-7 (peinture à doigt) ou CE.

Puis vérifiez que les peintures sont : à base d'eau, lavables à l'eau, conditionnées dans un emballage rechargeable. Vérifiez également la composition. Elles doivent être : avec des colorants alimentaires, sans formaldéhyde, sans phénoxyéthanol et sans bronopol.


Pour plus d'informations, consultez le site www.moncartablesain.fr

more...
No comment yet.
Scooped by L B-M
Scoop.it!

Transport écologique : Hertz et Nissan se lancent dans la voiture électrique de location

Transport écologique : Hertz et Nissan se lancent dans la voiture électrique de location | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Le numéro 1 mondial de la location de voitures et le constructeur japonais s'associent afin de faire découvrir au plus grand nombre la mobilité électrique avec la Nissan Leaf, la première berline compacte 100% électrique produite industriellement.

 

Pour donner envie d'essayer la voiture électrique, Hertz a décidé de faciliter lʼaccès à la location de la Nissan Leaf dans ses agences de Paris, Nice et Monaco et en garantissant ce modèle à la réservation (exclusivité Hertz).
La Nissan Leaf est un véhicule économique, agréable à conduire avec sa boîte de vitesses automatique et pratique (familiale 5 places, 175 km dʼautonomie et GPS intégré), et se prête à tous les trajets. Et, avantage non négligeable, avec ce véhicule, il nʼy a plus besoin de faire le plein avant de le rendre.
La location dʼune Nissan Leaf coûte 110€ TTC par jour incluant 250 km / jour et rachat partiel de franchise en cas de dommages et/ou vol inclus.


Afin de soutenir lʼécomobilité, Hertz propose en outre à tous les propriétaires actuels et futurs acquéreurs dʼune Nissan Leaf une solution de mobilité complémentaire. Afin de couvrir l'intégralité de leurs besoins, Hertz leur offre sa carte de fidélité Hertz Horizons dʼune valeur de 29€.

Grâce à elle, ils pourront bénéficier dʼavantages et de tarifs privilégiés sur leurs locations (20% de remise sur le tarif de location dʼun véhicule, gratuité de 2 sièges bébé/enfant, sur-classement, suppléments conducteur additionnel et jeune conducteur offerts).

more...
No comment yet.
Scooped by L B-M
Scoop.it!

Canada : La fondation Suzuki et les enseignants souhaitent reconnecter les enfants avec la nature

Canada : La fondation Suzuki et les enseignants souhaitent reconnecter les enfants avec la nature | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Mère Nature n’est pas loin derrière les portes des classes. Mais quand les écoliers partent à sa rencontre, cela implique des trajets en autobus, des autorisations signées des parents et des sorties dans des zones protégées.

Mais à partir de l’automne, ce sera différent !

 

« Tisser des liens avec la nature »

En effet, partir de cet automne, les enseignants de 4 ème et 6 ème année disposeront d’un nouvel outil pour emmener les enfants à l’extérieur et les immerger dans la nature à portée de main.

« Tisser des liens avec la nature » est un nouveau guide pédagogique élaboré par la Fondation David Suzuki et le département d’éducation de l’Université Nipissing. L’ouvrage de 170 pages est disponible gratuitement sur le site de la fondation.

« Il repousse les murs de la salle de classe, il va au-delà du tableau noir et met les élèves à l’extérieur, leur faisant utiliser leurs sens à mesure qu’ils apprennent », explique Jenny Guibert, l’une des deux responsables du projet à l’Université.

«C’est la façon dont les enfants se connectent instantanément avec la nature. »

 

Des enfants qui manquent de contact avec la nature ?

À une époque où les « troubles déficitaires avec la nature » est devenue une expression à la mode et que les enfants passent plus de temps dans le monde virtuel que réel, ce plein air quotidien est plus important que jamais.

C’est pourquoi ces sorties incluent des activités comme une simple promenade dans la cour d’école afin d’identifier les éléments de la nature qui la compose ou une randonnée dans le quartier pour trouver des sources d’eau, des pollinisateurs ou encore compter sur le nombre de personnes à pied, à vélo, en voiture ou qui attendent aux arrêts d’autobus.

Chacune de ces activités deviennent alors des tremplins de discussions sur des sujets divers et variés tel que la biodiversité, la préservation de l’eau ou le transport vert.

 

Impliquer les enfants pour les responsabiliser

Cette approche reflète un changement de mentalité parmi les écologistes, affirme Leanne Clare de la Fondation David Suzuki, qui a codirigé le projet avec Madame Guibert.

Jusqu’à récemment, l’enseignement avait mis l’accent sur des questions telles que le recyclage et les changements climatiques. Maintenant, elle cultive d’abord un amour de la nature pour aider les enfants à reconnaître et à apprécier son existence.

« Cela doit être le point de départ, surtout avec ce groupe d’âge», explique L. Clare. « Vous voulez construire sur ce sentiment d’émerveillement. »

Une fois que les enfants comprennent la nature ainsi que ses interconnections, ils sont beaucoup plus susceptibles d’être intéressés à la protéger.

 

Le projet « Tisser des liens avec la nature » a été lancé en 2010 lorsque la Fondation Suzuki a décidé de mettre à jour son guide pédagogique 2006.

Le premier guide était né après plus de 2 000 heures de bénévolat et les feedbacks de 600 élèves-maîtres.

Le Toronto District School Board est enthousiaste à cette proposition parce qu’elle coïncide avec ses initiatives visant à promouvoir les « éco-écoles » ou encore leurs projets récents de convertir des parties des cours d’école en « zones d’étude de la nature », explique le surintendant Jeff Hainbuch.

« Vous ne pouvez pas comprendre cette connexion juste avec un manuel » dit-il. « Mais vous n’avez pas à aller à un centre de plein air pour le faire non plus. »

 

Jordan Tamblyn, 22 ans, se souvient de ce que c’est : être un enfant ; attraper des grenouilles, cueillir des fleurs et explorer les bois près de sa maison. C’est pourquoi l’étudiante de quatrième année en éducation à Nipissing a été ravie d’être embauchée comme rédactrice du projet.

« Les enfants veulent intrinsèquement aller dehors et c’est là qu’ils font la plupart de leur apprentissage», explique J. Tamblyn.

Partagez cet article sur Share on facebookShare on twitterShare on googleShare on linkedinShare on deliciousShare on scoopit

 

 

more...
No comment yet.
Scooped by L B-M
Scoop.it!

Des bus électriques parcourront Smartcity, la ville écologique expérimentale de Santiago du Chili

Des bus électriques parcourront Smartcity, la ville écologique expérimentale de Santiago du Chili | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Le plus grand parc de bureaux du pays se transforme en terrain d’expérimentation pour les technologies vertes.

 

Transports publics électriques, lampadaires à LED et contrôle à distance de l’éclairage dans les maisons permettront aux habitants de cette ville intelligente de réduire durablement leurs émissions de CO2.

 

Après Gênes et Bari en Italie, Barcelone et Malaga en Espagne et Buzios au Brésil, c’est au tour de Santiago du Chili de construire une « Smartcity », un espace urbain où sont testées grandeur nature les technologies qui intègreront les villes durables du futur.

Installée à Ciudad Empresarial, au cœur du plus vaste parc de bureaux du Chili, la ville verte comptera avec un système de bus électriques, mis en place par l’entreprise Alsacia.

 

Cinq véhicules de modèle K9, développé par l’entreprise BYD, équiperont un réseau qui deviendra opérationnel dès 2013. Pour les ravitailler, trois stations de recharge seront installées dans différents points de Ciudad Empresarial.

 

Claudio Inzunza, de l’entreprise distributrice d’électricité Chilectra, souligne l’aspect pédagogique de cette initiative :

«L’idée de ce laboratoire vivant baptisé Smartcity est de rendre accessibles à tous les technologies disponibles à travers le monde, afin qu’elles deviennent palpables. Les gens doivent prendre conscience qu’elles ne sont pas si éloignées d’eux et peuvent avoir un impact positif direct sur leur porte-monnaie et leur qualité de vie. »

 

Le projet comporte divers axes de travail, basés sur l’efficacité énergétique et la réduction des émissions de CO2.

Le premier d’entre eux consistera à installer des lampadaires à LED dont l’intensité lumineuse variera automatiquement en fonction de l’heure. Ce type d’éclairage équipera également les espaces verts et les passages piétons.

 

Des maisons intelligentes seront également testées, où les lumières et les radiateurs pourront être commandés grâce à un smartphone ou une télécommande.

Ces dispositifs seront mis en place dans quatre foyers : deux de classe sociale aisée et deux de classe moyenne, afin d’étudier différents comportements.

 

Ciudad Empresarial comptera également avec un réseau Wifi gratuit et des abris-bus « intelligents », équipés de panneaux d’information électroniques.

Parallèlement, un centre de contrôle permettra de superviser le fonctionnement et l’efficacité des différentes technologies proposées aux habitants.

 

En Mars 2013, un showroom interactif en accès libre situé dans le centre du parc invitera les étudiants, les autorités et les utilisateurs à découvrir le projet.

Comme le souligne Claudio Inzunza, « L’idée est de créer nos propres standards d’utilisation de ces technologies et d’apporter des preuves empiriques d’économie et de réduction des émissions de CO2. »

more...
No comment yet.
Scooped by L B-M
Scoop.it!

Un homme veut "sauver la nuit" de la pollution lumineuse

Un homme veut "sauver la nuit" de la pollution lumineuse | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Jocelyn Paris est un informaticien du sud de la France qui a décidé de partir en guerre contre la pollution lumineuse. Un fléau qui a selon lui, des effets nuisibles sur l'observation du ciel mais aussi sur la faune et la flore.

 

La "pollution lumineuse", c'est la lumière artificielle créée par les humains pour améliorer leur quotidien : éclairages de la voirie, des sites culturels ou naturels, enseignes lumineuses, phares des voitures, etc. Mais si toutes ces lumières s'avèrent souvent utiles, elles représentent aussi un véritable fléau.

C'est ce qu'a expliqué Jocelyn Paris, un informaticien vivant dans le sud de la France lors d'une conférence tenue à Tourrettes-sur-Loup. L'homme de 58 ans n'en était toutefois pas à sa première initiative puisque celui-ci mène aujourd'hui une véritable guerre contre la pollution lumineuse.

 

"Il y a cinq ans, raconte ce colosse barbu à l'interminable queue de cheval, j'ai pris conscience de cette préoccupation, soulevée par les astronomes", mais peu à peu, "je me suis rendu compte que ça gênait de nombreuses autres personnes, des architectes aux géomètres, en passant par les entomologistes", se souvient t-il cité par l'AFP. Envoûté par la nuit noire, l'homme a lors décidé de prendre son bâton de pèlerin et d'éduquer le profane. Le but : expliquer les effets nuisibles de cette éclairage intempestif. Des effets qui se manifestent non seulement dans l'observation du ciel étoilé mais aussi sur la faune et la flore.

 

Les premiers concernés sont les insectes et les oiseaux, souligne Jocelyn Paris. La lumière "fascine certaines espèces et transforme les sources lumineuses en véritables pièges". Un phénomène dont les exemples ne manquent pas : ainsi, sur l'île de la Réunion, les Pétrels de Barau meurent par centaines attirés par les lumières au sol qui les font s'écraser avant même d'avoir atteint la mer.

Scénario identique pour les milliers d'oiseaux migrateurs qui s'abattent sur les gratte-ciel allumés en pleine nuit ou pour les bébés-tortues qui, naturellement attirés vers la mer grâce au reflet de la lune, sont désorientés par les rivages éclairés de Floride.

 

 

"Apprendre à éclairer juste"

D'après Jocelyn Paris, le nombre de points lumineux a augmenté de 30% en 10 ans. Néanmoins, tout n'est pas perdu pour autant souligne l'informaticien : l'escalade n'est pas irrémédiable car "l'une des premières causes de pollution lumineuse, c'est l'éclairage public", que "l'on peut faire régresser facilement".

A défaut de moins éclairer, il suffirait déjà de "mieux" éclairer, relève t-il en proposant d'éliminer les lampadaires boules et leur flux perdu de lumière vers le ciel ou d'installer des appliques qui s'allument grâce à un détecteur de présence.

 

Un avis que partage l'Association française de l'Eclairage (AFE) regroupant des spécialistes du secteur. "Nous devons apprendre à éclairer juste" et "réduire les consommations excessives", reconnaît le responsable de l'association en Nord-Picardie, Bernard Caby, qui suggère de "mieux contrôler les flux lumineux".

De son côté, Jocelyn Paris estime que cela peut aller plus loin. Son rêve serait ainsi d'éteindre villes et villages afin de "sauver la nuit". "Mais il est difficile de faire comprendre aux politiques que la modernité, c'est arrêter d'éclairer", constate t-il.

 

Selon l'Association nationale pour la protection du ciel et de l'environnement nocturne (ANPCEN), quelque 2.800 communes pratiquent aujourd'hui "l'extinction nocturne en milieu de nuit".

Mais la diffusion du telle initiative est loin d'être évidente alors que la "peur du noir" est toujours tenace. Et si la hausse du prix de l'énergie milite pour une telle pratique, les efforts restent insuffisants selon ces défenseurs de la nuit.

more...
No comment yet.
Scooped by L B-M
Scoop.it!

Rentrée : Des labels pour des fournitures scolaires écolos

Rentrée : Des labels pour des fournitures scolaires écolos | Des 4 coins du monde | Scoop.it
CONSO - Les écolabels envahissent les cartables. Mais qui sont-ils vraiment?...

 

Un cahier 24x32 à petits carreaux et grande marge, un Stabilo vert pistache à pointe biseautée, un classeur à rabats volants numérotés… A la liste de fournitures parfois cryptique s’ajoute cette année le décodage des écolabels sur les fournitures scolaires. La plupart des cahiers ou stylos arborent désormais des logos attestant de leur respect de l’environnement. Mais que veulent-ils dire exactement?

 

Bon aussi pour la santé

A en croire l’Ademe, on peut acheter les produits écolabellisés «les yeux fermés». Cahiers, carnets, intercalaires, copies doubles, mais aussi stylos, marqueurs, feutres de coloriage, surligneurs, crayons, porte-mines et gommes sont concernés par ces labels. Il en existe deux principaux: l’écolabel européen, représenté par une petite fleur entourée des étoiles du drapeau de l’Union européenne, et la norme NF Environnement, dont le logo ovale et bleu est orné d’une feuille verte. Leurs critères sont sensiblement identiques et concernent tout le cycle de vie du produit.

 

Murielle Gauvain, chargée des écolabels à l’Afnor, décrypte ce qui se cache derrière la norme NF Environnement apposée sur un cahier: «On va déjà s’intéresser aux matières premières: les fibres sont soit recyclés, soit vierges mais issues de forêts gérées durablement.

 

Ensuite on regarde la consommation d’énergie et les rejets dans l’eau et l’air de l’usine qui fabrique les cahiers. Enfin, sur le produit fini, nous avons des critères concernant les substances dangereuses. Par exemple, le label interdit le blanchiment du papier au chlore. Il y a aussi des exigences en terme de qualité, notamment la résistance du papier, et sur la fin de vie avec la possibilité de recycler les produits.»

Outre l’aspect environnemental, le label NF Environnement est aussi un gage de non nocivité des produits. Fini de sniffer la colle: les glues labellisées sont sans composés organiques volatils et sans phtalates.

 

 

Pas de cartables écolabellisés

Les labels, s’ils sont attribués par un organisme certificateur indépendant, restent de l’initiative des industriels. Une démarche volontaire qui n’est pas encore adoptée par tout le monde : «Un certain nombre de produits ne sont pas couverts: les cartables ou les peintures scolaires par exemple», note Murielle Gauvain.

Les référentiels, issus de négociations entre industriels, associations de consommateurs et de protection de l’environnement, distributeurs et pouvoirs publics, restent donc à élaborer pour ces produits.

 

Pour les consommateurs dont l’étiquette de prix reste le principal critère d’achat, pas de panique assure Murielle Gauvain: «La CLCV, une association de consommateurs, a fait une étude comparative de prix sur cinq produits.

S’il n’y a quasiment pas d’écolabels sur les premiers prix, les marques de distributeurs restent un choix intéressant car les produits écolabellisés sont au même prix que ceux qui ne le sont pas.»

more...
No comment yet.
Scooped by L B-M
Scoop.it!

Puma veut passer au 100% coton équitable

Puma veut passer au 100% coton équitable | Des 4 coins du monde | Scoop.it

La célèbre marque de textile de sport Puma se met (enfin !) au développement durable avec une collection en coton équitable, la collection Wilderness Automne-Hiver 2012/2013, « qui s’inscrit dans le cadre de l’engagement de PUMA Vision à créer un monde meilleur pour les générations futures« . Un petit geste pour une grande ambition.

 

Du coton Fairtrade africain pour la collection automne

Cette nouvelle collection Wilderness Automne-Hiver 2012/2013, est donc confectionnée avec du coton équitable fairtrade et fabriquée principalement en Afrique. Selon le communiqué de Puma, « la collection affiche une démarche respectueuse de l’environnement et responsable socialement à travers ses matériaux et ses procédés de fabrication.Fabriquée pour l’essentiel en Afrique, elle contribue au développement des économies dans les régions et à la réduction des émissions liées au transport. »

 

Cette nouveauté sert donc comme argument dans l’engagement de PUMA Vision à créer un monde meilleur pour les générations futures. Concrètement ? Puma s’engage « dans la mesure du possible » (?!) à utiliser du coton équitable Fairtrade.

75% des vêtements de la collection Automne-Hiver 2012 sont fabriqués à partir de coton Fairtrade, pour payer aux cultivateurs de coton un prix équitable et favorisant une agriculture durable.


Pour les cultivateurs, les prix planchers établis par Fairtrade sont censés à couvrir le prix moyen d’une production favorable au développement durable de chaque région.

Puma apportera également son soutien aux cultivateurs de coton « en payant la prime Fairtrade, une somme en plus du prix d’achat qui permet aux fermiers d’investir dans des projets communs comme l’éducation, la santé ou des améliorations agricoles selon leurs besoins« . La prime Fairtrade peut être égale ou supérieure au prix plancher.


Objectif 100% coton bio équitable

Puma a assigné à la collection Wilderness l’objectif d’être collection de vêtements fabriquée à 100 % avec du coton issu du commerce équitable d’ici 2013. Un bel objectif qui va au-delà de l’engagement de ses grands concurrents. Mais cet engagement arrive bien tard par rapport à des marques comme Somewhere pour n’en citer qu’une qui ont ce un souci éthique il y a déjà plusieurs années.

 

Le Puma Phone, l’équipementier n’en est pas à son premier coup d’essai en matière d’emballage. En avril, la compagnie a mis au point le « Clever Little Bag », une armature en carton pour emballer ses chaussures dans un sac réutilisable. Le but: montrer au public l’intérêt de la marque pour l’environnement mais aussi soutenir l’objectif qu’elle s’est fixée en matière de réduction carbone, soit une diminution de 25% de CO2, d’énergie, d’eau et de déchets dans tous les lieux Puma (bureaux, magasins, entrepôts) d’ici 2015… 

 

Puma, la filiale du groupe de luxe PPR, poursuit ainsi sa forte politique de communication pour se présenter comme exemplaire en termes de durabilité. Déjà, on vous avait signalé en 2010 la très originale boite à chaussure écologique (Puma remplace ses boites à chaussures) dont le but est de réduire l’impact écologique des quelque 70 millions de chaussures vendues par l’équipementier.

 

En 2009, la marque avait inauguré son nouveau siège social, un bâtiment neutre en termes d’émissions de carbone. Un déménagement qui avait précédé l’annonce de son plan de réduction de 25% de ses émissions de gaz à effet de serre à tous les niveaux.

 

 

Préférez le coton bio !

La culture conventionnelle du coton est l’une des plus polluantes de la planète. Elle consommerait 25% des insecticides consommés dans le monde et 10% des pesticides utilisés en agriculture, après le riz et le blé, pour seulement 2,5% de la totalité des terres cultivées de la planète. Le blanchiment du coton exige fréquemment d’utiliser du chlore ou des azurants chimiques.

La teinture du coton, elle, requiert souvent d’employer des métaux lourds comme du plomb ou du chrome, évidemment toxiques. Un T-shirt consommait pour sa production 25 000 litres d’eau et émettait 5,2 kg de CO2 (autant que 27 km en avion)

Le coton bio, quant à lui est cultivé sans OGM, ni produits chimiques. Le coton bio est ensuite transformé sans traitement chimique puis teint avec des produits exempts de métaux lourds. Choisir des vêtements bio c’est limiter les risques d’allergies tout en respectant l’environnement.

more...
No comment yet.
Scooped by L B-M
Scoop.it!

Data Center : la ferme solaire d'Apple pratiquement achevée

Data Center : la ferme solaire d'Apple pratiquement achevée | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Une vidéo, filmée par la télévision WCNC, a montré l'état d'avancement de la future "ferme solaire" d'Apple, une structure capable de délivrer une puissance totale de 40 MégaWatts.

 

Il y a cinq mois, Apple avait annoncé vouloir fournir à ses Data Centers de l'énergie provenant de source renouvelable. C'est presque chose faite pour celui de Caroline du Nord (situé près de la ville de Maiden) et les premiers visuels sont assez impressionnants.

 

Le Data Center, en blanc sur les photos, sera effectivement alimenté par deux "fermes solaires", chacune disposant d'une superficie de 404.000 m⊃2; et pouvant diffuser 20MW chacune.

 Grâce à elles, 60 % de l'énergie du Data center proviendra d'une source "propre" et naturellement renouvelable.Apple prévoit également d'adjoindre une centrale de pile à combustible qui devrait produire 40 millions de Kw par heure.

 

L'ensemble serait, à l'heure actuelle, la plus importante "ferme solaire" des États-Unis ; elle pourrait, selon les dires d'Apple, fournir 10.874 foyers en électricité.

more...
No comment yet.
Scooped by L B-M
Scoop.it!

David contre….. Monsanto!

David contre….. Monsanto! | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Imaginez qu’une tempête balaie votre jardin et qu’à votre insu et sans votre consentement, des graines étrangéres génétiquement modifiées s’introduisent dans le potager que vous choyez depuis des années.

 

Quelques jours après, des représentants d’une multinationale frappent à votre porte, réclament tous vos légumes et portent plainte contre vous pour utilisation illégale de semences patentées en exigeant le paiement d’une amende de 20’000 euro.
Et le tribunal donne, en plus, raison à la multinationale.

Mais vous résistez…

 

Cette anecdote n’a malheureusement rien de fictif. C’est une réalité amère, à l’échelle mondiale et en particulier pour les canadiens Percy et Louise Schmeiser, détenteurs du Prix Nobel alternatif, qui se battent depuis 1996 contre le chimiste et fabricant de graines Monsanto.

Environ trois quart récoltes mondiales de plantes génétiquement modifiées sont issues des laboratoires Monsanto, une multinationale américaine à laquelle on doit les tristes inventions du DDT, du PCB et de l’agent orange.

 

Monsanto ne recule devant rien pour contrôler la chaîne de production allant des champs jusqu’à l’assiette du consommateur. C’est ce qu’ont vécu les agriculteurs Troy Rush, David Runyon et Marc Loiselle ainsi que milliers d’autres paysans dans le monde.

Ceux-ci ne luttent pas seulement contre Monsanto pour survivre en tant que paysans mais également pour pour la liberté d’expression et le droit de propriété.

 

Pourtant, c’est surtout l’avenir de leurs enfants et petits-enfants qu’ils se sont engagés, pour que ces derniers puissent grandir dans le monde exempt de nourriture génétiquement modifiée.

 

Ce film est porteur d’espoir : Pour tous les individus qui craignent de ne pas faire le poids face au monde de la politique, de la finance et aux multinationales. « David contre Monsanto » nous prouve le contraire.

 

Cliquez sur ce lien pour voir la vidéo http://showyou.com/lbm_t

more...
No comment yet.
Scooped by L B-M
Scoop.it!

Cultiver ses légumes à l’intérieur avec une « windowfarm »

Cultiver ses légumes à l’intérieur avec une « windowfarm » | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Les windowfarms sont un système de culture hydroponique vertical conçu à partir de bouteilles en plastique recyclées que l’on place tout simplement devant sa fenêtre.

 

Et si vous faisiez pousser laitue, petits pois et poivrons dans votre appartement ? Pour cela, vous aurez besoin d’un peu de temps et de bouteilles en plastique recyclées pour adopter cet ingénieux système de « ferme de fenêtre » mis au point par une artiste new yorkaise.

 

L’engouement pour le jardinage devient presque sans limite. Le jardinage est devenu un des loisirs préférés des Français. Dans notre société hyperactive, un retour à la terre et aux activités saines fait le plus grand bien. Alors si s’adonner au plaisir de jardiner reste facile à la campagne, pour les citadins, c’est une autre histoire. Le projet Windowfarms va leur plaire. Il s’agit d’un système de culture hydroponique vertical conçu à partir de bouteilles en plastique recyclées que l’on place tout simplement devant sa fenêtre. C’est ingénieux, écolo, rigolo et cela permet à n’importe qui de cultiver des légumes dans son appartement !

 

A l’origine de Windowfarms, Britta Riley, artiste américaine qui vit à Brooklyn. Même si comme toute New-Yorkaise Britta voue une vraie passion pour la Grosse Pomme, il n’empêche qu’elle envie ceux qui produisent eux-même leurs aliments, car elle aime manger de bons produits frais dont elle connaît la provenance. D’où son idée de faire pousser ses propres fruits et légumes. Mais comment faire lorsqu’on habite un appartement en ville ?

L’artiste a ainsi eu la brillante idée de se servir de la lumière naturelle apportée par la fenêtre de sa cuisine. Elle y a installé un système équipé d’une petite pompe à air qui fait circuler par un goutte à goutte du terreau liquide dans les bouteilles remplies de billes d’argile.

Et voilà un potager vertical hydroponique : il n’y a pas besoin de terre pour cultiver !

Les Windowfarms permettent ainsi aux citadins de produire une partie de leur alimentation dans leur habitation toute l’année.

Pour concevoir le prototype, la jeune femme a utilisé son imagination, quelques fournitures et ce qu’elle a pu trouver dans les bennes de recyclage en bas de son immeuble. La Windowfarm, à l’instar d’un potager plus traditionnel, permet de consommer des légumes qui n’auront pas été traités chimiquement.

 

Une « ferme de fenêtre » peut faire pousser jusqu’à 25 plantes simultanément. C’est sûr, il n’est pas (encore ?) possible de faire pousser tout un potager devant sa fenêtre, et vous aurez encore besoin de votre AMAP ou votre magasin bio pour les carottes, pommes de terre, radis et compagnie. Cependant, les Windowfarms sont idéales pour les fines herbes, les laitues, les choux, les tomates cerises, les fraises, les poivrons, les cornichons, les piments, les petits pois etc.

A adopter aussi pour les plantes médicinales ! En infusion ou en inhalation, les aromates sont à privilégier pour soigner les petits maux avant d’avoir recours aux molécules chimiques : thym, romarin, origan, sarriette, pin sylvestre contre le rhume ; camomille, lavande, menthe, mélisse, tilleul, verveine, angélique contre les maux de tête ; marjolaine, origan ou mauve contre les maux de gorge, etc.

 

 

 

 

more...
No comment yet.
Scooped by L B-M
Scoop.it!

Nicolas Hulot exige un moratoire sur les gaz de schiste

Nicolas Hulot exige un moratoire sur les gaz de schiste | Des 4 coins du monde | Scoop.it
A l'occasion de la prochaine conférence environnementale, Nicolas Hulot exige un moratoire sur les gaz de schiste...

 

L’écologiste Nicolas Hulot espère que la conférence environnementale qui aura lieu vendredi et samedi prochain par le gouvernement aboutira à des décisions concrètes.

Invité aujourd’hui sur RTL, Il a notamment soulevé la question de l’exploration et de l’exploitation du gaz de schiste, faisant d’un moratoire une condition de succès incontournable pour cet événement.

 

La conférence environnementale aura lieu les 14 et 15 septembre prochains et traitera de la transition énergétique et de la préservation de la biodiversité. Elle devrait engager des travaux pour « élaborer des réponses » notamment « sur la fiscalité écologique » et « le lien entre la santé et l’environnement » a précisé Delphine Batho.

A cette occasion, Nicolas Hulot, invité sur RTL, a insisté sur les objectifs concrets à mettre en œuvre dès la fin de cette semaine, pour « définir une vision et un échéancier ».

« Ce qui serait bien, dans cette conférence, c’est que l’on acte de qu’on peut faire tout de suite, ce qu’on peut faire en cinq ans et ce que la France peut exiger dans la construction européenne. »

 

Selon lui, la conférence doit être l’occasion pour le président François Hollande de donner « de la profondeur, une vision et de la cohérence » à l’action publique en matière d’énergie et d’environnement.

L’écologiste attend notamment de la conférence qu’elle « pose le principe d’un moratoire sur l’exploitation des énergies fossiles non conventionnelles », autrement dit le gaz de schiste. « S’il n’y a pas un moratoire, ajoute-t-il, […] je pense que ça augure mal de cette conférence. »

more...
No comment yet.
Scooped by L B-M
Scoop.it!

Des tournesols « mutés » pris pour cible par des faucheurs

Des tournesols « mutés » pris pour cible par des faucheurs | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Plusieurs fauchages ont eu lieu le week-end du 1er septembre dans la Drôme et l’Isère visant des variétés végétales obtenues par mutagenèse.

Les faucheurs ont souhaité, en s'attaquant à ce type de variétés rarement visées jusqu'à présent, dénoncer le développement de cultures qui s’apparentent selon eux à des cultures transgéniques.

 

Selon Philippe Collin, porte-parole de la Confédération Paysanne, « les plantes issues de la mutagenèse devraient logiquement êtres évalués comme des OGM ».

La mutagenèse est une technologie génétique qui consiste à encourager artificiellement les mutations et à sélectionner celles qui sont intéressantes en termes agronomiques. Elle permet d'obtenir des plantes aux propriétés nouvelles, mais ne repose pas sur un transfert de gènes par delà la barrière des espèces, comme dans le cas des OGM.

Vendues pour leur résistance aux herbicides, les variétés de tournesols visées sont de « véritables OGM qui ne disent pas leur nom », selon le communiqué de presse du comité des faucheurs volontaires envoyé au journal Le Monde.

Mais selon Emmanuel Lesprit, directeur de la réglementation et de l’innovation à l’Union Française des Semenciers, la mutagénèse est «un phénomène naturel mis à profit pour sélectionner des variétés en fonction de leurs propriétés ». Il rappelle par ailleurs que la filière française des semences s’est « engagée à respecter un plan supervisé par le ministre de l’Agriculture, destiné à n’utiliser la mutagenèse qu’en cas de réelle nécessité ».


Quoi qu'il en soit, les faucheurs volontaires souhaitent que soient appliqués à toutes les plantes issues de transformations génétiques, par transgenèse ou mutagenèse, « les mêmes directives européennes d’évaluation, d’autorisation et de contrôle ».

more...
No comment yet.
Scooped by L B-M
Scoop.it!

La dangereuse imposture nucléaire

La piscine du réacteur 4 menace l'humanité d'une catastrophe pire encore que celle de Tchernobyl.

 

L'information commence à émerger : dans la centrale nucléaire de Fukushima, la piscine du réacteur 4, remplie de centaines de tonnes de combustible très radioactif, perchée à 30 mètres, au-dessus d'un bâtiment en ruine, munie d'un circuit de refroidissement de fortune, menace l'humanité d'une catastrophe pire encore que celle de Tchernobyl.

Une catastrophe qui s'ajoute à celle de mars 2011 à Fukushima : 3 réacteurs percés qui déversent leur contenu mortel dans l'air, dans l'océan et dans la terre.


Les ingénieurs du nucléaire ne savent pas quoi faire face à tous ces problèmes. Ils ont déclamé que la sécurité, dans le nucléaire, était, est et sera totale, que, lorsqu'une catastrophe majeure a lieu, personne n'a de solution à proposer. Telle est l'effroyable vérité que révèle Fukushima. Tchernobyl avait été mis au compte de l'incompétence technique des Soviétiques. Impossible de resservir la même fable politique.

 

Si l'on fait usage de sa raison, il ne reste qu'une seule conclusion : l'incompétence des ingénieurs du nucléaire. En cas de panne du circuit de refroidissement, si l'échauffement du réacteur atteint un seuil de non-retour, il échappe au contrôle et devient un magma en fusion de radionucléides, de métal fondu et de béton désagrégé, très toxique et incontrôlable (le corium).

 

La vérité, posée par Three Miles Island, Tchernobyl et Fukushima, est que, une fois ce seuil franchi, les ingénieurs sont impuissants : ils n'ont pas de solution. Ils ont conçu et fabriqué une machine nucléaire mais ils ignorent quoi faire en cas d'accident grave, c'est-à-dire "hors limite". Ce sont des prétentieux ignorants : ils prétendent savoir alors qu'ils ne savent pas. Les pétroliers savent éteindre un puits de pétrole en feu, les mineurs savent chercher leurs collègues coincés dans un tunnel à des centaines de mètres sous terre, etc. Eux non, parce qu'ils ont décrété qu'il n'y aurait jamais d'accidents très graves.

 

Dans leur domaine, ils sont plus incompétents que les ouvriers d'un garage dans le leur. S'il faut changer le cylindre d'un moteur, les garagistes savent comment faire : la technologie existe. Si la cuve d'un réacteur nucléaire est percée et si le combustible déborde à l'extérieur, les "nucléaristes" ne savent pas ce qu'il faut faire. On objectera qu'une centrale nucléaire est plus complexe qu'une voiture. Certes, mais c'est aussi plus dangereux. Les ingénieurs du nucléaire devraient être au moins aussi compétents dans leur propre domaine que ceux qui s'occupent de la réparation des moteurs de voiture en panne : ce n'est pas le cas.

 

Le fait fondamental est là, affolant et incontestable : les radionucléides dépassent les capacités technoscientifiques des meilleurs ingénieurs du monde. Leur maîtrise est partielle et elle devient nulle en cas d'accident hors limite, là où on attendrait un surcroît de compétence : telle est la vérité, l'incontestable vérité. D'où l' aspect de devin à la boule de cristal des ingénieurs et des "spécialistes" du nucléaire. La contamination nucléaire ? Sans danger, affirment-ils, alors qu'ils n'en savent rien. L'état du réacteur détruit sous le sarcophage de Tchernobyl ? Stabilisé, clament-ils, alors qu'ils n'en savent rien. La pollution nucléaire dans l'océan Pacifique ? Diluée, soutiennent-ils, alors qu'ils n'en savent rien. Les réacteurs en ruine, percés, détruits, dégueulant le combustible dans le sous-sol de Fukushima ? Arrêtés à froid et sous contrôle, assurent-ils, alors qu'ils n'en savent rien.

 

Les effets des radionucléides disséminés dans l'environnement sur les générations humaines à venir ?

Nuls, clament-ils, alors qu'ils n'en savent rien. L'état des régions interdites autour de Tchernobyl et Fukushima ? Sans nocivité pour la santé, aujourd'hui, comme pour des décennies, proclament-ils, alors qu'ils n'en savent rien. Pour qui les radiations sont-elles nocives ? Seulement pour les gens tristes, avancent-ils, alors qu'ils n'en savent rien. Ce sont des devins. L'art nucléaire est un art divinatoire. C'est-à-dire une tromperie.

 

Le nucléaire, qui s'annonçait comme la pointe avancée du savoir technoscientifique au point de se présenter comme une sorte de religion du savoir absolu, se révèle d'une faiblesse extrême non pas par la défaillance humaine mais par manque de savoir technoscientifique. Quelle que soit la cause contingente du dépassement du seuil de non-retour (attentat terroriste, inondation, séisme), l'incapacité de réparer et de contrôler la dissémination des radionucléides manifeste un trou dans le savoir qui menace la certitude de soi de la modernité. Les modernes prétendaient avoir rompu avec les conduites magiques. Le nucléaire est l'expérience d'une brutale blessure narcissique dans l'armature de savoir dont s'entoure l'homme moderne ; une souffrance d'autant plus grande que c'est sa propre invention qui le place en situation de vulnérabilité maximale.

 

En effet, le refus de considérer la possibilité réelle d'un accident hors limite a pour conséquence la négligence pratique et l'indisponibilité de fait des moyens techniques appropriés à ces situations hors limite. Ces moyens n'existent pas ; et personne ne sait si l'on peut les fabriquer. Peut-être qu'un réacteur en "excursion" est incontrôlable ou irrécupérable.

Je ne le sais pas et aucun "nucléariste" ne le sait; mais il est sûr que personne ne le saura jamais si l'on n'essaye pas de fabriquer ces outils techniques. Or l'affirmation d'infaillibilité empêche leur conception. Sans doute, ouvrir ce chantier impliquerait d'avouer une dangerosité jusqu'ici tue et de programmer des surcoûts jusque-là évités. Ainsi, l'infaillibilité des papes du nucléaire a plusieurs avantages : endormir les consciences et accroître les profits, du moins tant que tout va bien ; l'inconvénient majeur est de nous exposer sans aucun recours à des risques extrêmes.

 

Tout savoir scientifique ou technique est, par définition, incomplet et susceptible de modification. Affirmer l'infaillibilité d'un savoir technoscientifique ou se comporter comme si cette infaillibilité était acquise, c'est ignorer la nature du savoir et confondre celui-ci avec une religion séculière qui bannit le doute et nie l'échec. D'où l'effet psychotique de leurs discours (infaillibles et certains) et de leurs pratiques (rafistolages et mensonges). T

out observateur est frappé par cette contradiction et plus encore par son déni. Chacun est sommé d'un côté de leur reconnaître une science et une technique consommées et de l'autre côté de se taire malgré le constat de leur échec. Bref, le nucléaire rend fou. Mais ce n'est qu'un aspect de notre condition nucléaire.

Contaminés de tous les pays, unissez-vous !

more...
No comment yet.
Scooped by L B-M
Scoop.it!

Nicolas Hulot souhaite la création d'une agence française de la biodiversité

Nicolas Hulot souhaite la création d'une agence française de la biodiversité...

 

Nicolas Hulot a plaidé jeudi 6 septembre pour la création d'une agence française de la biodiversité qui, sur le modèle de l'Ademe (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie) pour le climat, permettrait de mettre en oeuvre concrètement les engagements français.

"La France se distinguerait à mettre en oeuvre une agence de la biodiversité", a-t-il indiqué à l'AFP à Bruxelles, où il a participé au Parlement européen à un colloque sur les enjeux de la prochaine conférence internationale sur la biodiversité, qui aura lieu du 8 au 19 octobre en Inde.

more...
No comment yet.
Scooped by L B-M
Scoop.it!

L'agriculture biodynamique expliquée par Claude et Lydia Bourguignon

L'agriculture biodynamique expliquée par Claude et Lydia Bourguignon | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Dans cette interview, les deux "médecins du sol" Claude et Lydia Bourguignon répondent à nos questions sur l'agriculture biodynamique. Quelle est la différence avec l'agriculture bio ? Comment franchir le cap de la biodynamie et avec quelles aides ?

 

Bioaddict.fr : Qu'entendez-vous par le concept de "mort des sols" ?
C&L Bourguignon : On parle de mort des sols lorsque leur activité biologique est trop basse pour pouvoir nourrir les plantes et que celles-ci deviennent totalement dépendantes des engrais. La mort des sols est provoquée par l'excès d'engrais et par l'irrigation (cette dernière est passée de 4% à 1.6% en France de 1950 à 2000). Privée de matière organique, la faune des sols meurt or c'est elle qui permet l'aération des sols et qui fait remonter les éléments nutritifs. Sans faune, les sols s'asphyxient et perdent donc leur fertilité.

 

- Quels avantages peut-on tirer d'une conversion à la biodynamie ?

Ils sont multiples : les économies liées à la non utilisation d'intrants chimiques, l'augmentation de la qualité du produit et donc l'accès à des niches économiques porteuses.

 

- Y-a-t'il des conditions particulières à remplir avant de pouvoir se lancer dans l'agriculture biodynamique ?

Il faut seulement attendre trois ans, c'est la législation. Nos recherches ont conclu que c'est le temps nécessaire pour faire remonter un peu l'activité biologique d'un sol (entre 2 et 3 ans).
Le terme agriculture biologique est légalement protégé en France depuis la loi d'orientation agricole du 4 juillet 1980 et le décret du 10 mars 1981, lesquels l'ont définie, et ont fixé les conditions d'homologation des cahiers des charges. Ils précisent également les substances pouvant être utilisées dans la production, la conservation et la transformation des produits agricoles dits biologiques.

 

- Quelles sont les aides ou formations mises à disposition des intéressés pour effectuer une transition ?
Il existe des modules d'agriculture biologique dans les formations pour adultes en lycée agricole ou CFPPA mais aussi sur le terrain avec des stages pratiques dans des exploitations déjà existantes. Pour les moyens financiers, la formation peut être prise en charge par un organisme de formation/crédit d'impôts formation.
Les agriculteurs doivent investir dans du matériel adapté au type de culture. Par exemple : pour des semis direct sous couvert, un semoir en semis direct. Mais en contre parti, ils n'auront plus besoin de charrue, et de tout autre matériel nécessaire au travail du sol préalble aux semis.
Pour la biodymanie, il faut savoir que l'on suit, entre autres, le rythme lunaire. C'est un investissement personnel qui demande de la disponibilité.


- Pouvez-vous nous présenter votre laboratoire d'analyse de sol (LAMS) et nous expliquer ses missions ?
Le LAMS est un laboratoire d'analyse des sols indépendant au service des agriculteurs, vignerons, terrains sportifs, maraîchers, arboriculteurs, éleveurs, associations et collectivités locales. L'analyse effectuée nécessite un déplacement sur place (nous ne faisons pas l'analyse d'échantillons envoyés par la poste). Certaines données nous sont indispensables sur le sol en place (analyse, environnement, observation) car nous l'analysons sur le plan physique, chimique et biologique. Ce diagnostic permet de connaître les réserves du sol en kg/ha et de réaliser en conséquence, des économies d'engrais. Enfin, dans un second temps, nous faisons des recommandations d'"itinéraires techniques restaurateurs de fertilités" comme le BRF (bois ramèal fragmenté) ou le semis direct sous couvert.

 

 

En Bref
" L'agriculture biodynamique est une agriculture assurant la santé du sol et des plantes pour procurer une alimentation saine aux animaux et aux Hommes " Rudolf Steiner
L'agriculture bio-dynamique a été conceptualisée par le philosophe autrichien Rudolf Steiner en 1924. La différence avec l'agriculture biologique réside dans l'inclusion du concept philosophique d'" organisme agricole ", qui consiste à regarder toute exploitation agricole (qu'elle soit céréalière ou d'élevage) comme un organisme vivant, dont la richesse des sols doit être préservée par la non utilisation d'intrants chimiques (remplacés par des préparations naturelles).

La finalité de cette pratique est de produire des aliments sans entamer la capacité des générations suivantes à réaliser le même objectif voire à améliorer cette capacité.
Elle connaît un succès grandissant chez les viticulteurs et jouit d'un label spécifique : Demeter.

more...
No comment yet.
Scooped by L B-M
Scoop.it!

Des bioplastiques moins chers grâce aux huiles de cuisson

Des bioplastiques moins chers grâce aux huiles de cuisson | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Des bioplastiques moins chers grâce aux huiles de cuisson - Les bioplastiques à base de PHA semblent promis à un bel avenir, mais leur production coûte actuellement trop cher.

 

Les bioplastiques à base de PHA semblent promis à un bel avenir, mais leur production coûte actuellement trop cher. L'exploitation de bactéries, que l'on nourrirait avec des huiles de cuisson usagées plutôt qu'avec du sucre, pourrait apporter une solution élégante.

La question des déchets plastiques revient de plus en plus souvent sur le devant de la scène. Ce matériau a certes révolutionné notre quotidien de bien des manières mais il présente un inconvénient de taille : il n’est pas biodégradable et peut donc s’accumuler dans l’environnement. Pour preuve, un véritable continent de particules de plastique ou microplastiques de près de 3,43 millions de km⊃2; flotterait actuellement dans le Pacifique.

 

La solution à ce problème environnemental majeur pourrait provenir de la nature. Plusieurs organismes, à l’image de la bactérie Ralstonia eutropha, sont en effet capables de synthétiser des polyhydroxyalkanoates (PHA). Ces polyesters sont dégradables et présentent des caractéristiques proches de celles des pétroplastiques. Des bioplastiques de ce type sont déjà produits à partir de micro-organismes mais cette industrie est peu rentable, les coûts de fabrication étant trop élevés. Il faut en effet fournir de grandes quantités de glucose aux bactéries pour que la fermentation puisse se faire efficacement.

 

Des chercheurs de l’University of Wolverhampton (Royaume-Uni) pourraient avoir trouvé la solution. Ils sont en effet parvenus à produire du bioplastique en fournissant des huiles de cuisson usagées à des bactéries adaptées. Cette nouvelle technique basée sur le recyclage d’un produit aisément disponible devrait à terme faire chuter les coûts de production. Elle a été présentée par Iza Radecka et Victor Irorere à la conférence automnale de la Society for General Microbiology (SGM) à l’University of Warnick (Royaume-Uni).

 

 

Les chercheurs ont utilisé une souche génétiquement modifiée de la bactérie Ralstonia eutropha H16. Sa particularité réside dans le fait qu'elle utilise des lipides lors de la fermentation, donc pour la synthèse des plastiques. Le résultat est pour le moins efficace. Les nouvelles bactéries grandissent beaucoup plus vite en présence d’huiles que celles nourries avec du sucre. Durant la période test (48 heures), la production de poly-3-hydroxybutyrate (PHB), un polymère de la famille des PHA, a même triplé par rapport à celle du groupe témoin.

 

Non toxique, ce plastique d'origine biologique serait de plus particulièrement bien adapté pour des applications médicales, comme la réalisation de nanocapsules utilisées dans le cadre de traitements contre le cancer ou pour la fabrication d’implants.

 

Cette méthode pourrait donc à la fois réduire la quantité de déchets plastiques non dégradables et celui des déversements illégaux d'huiles usagées. Les avantages sont donc doubles. Il reste encore une étape importante à franchir : sortir le concept du laboratoire et l’adapter au niveau industriel.

more...
No comment yet.
Scooped by L B-M
Scoop.it!

Quelques banques stoppent la spéculation sur les denrées alimentaires

Quelques banques stoppent la spéculation sur les denrées alimentaires | Des 4 coins du monde | Scoop.it
La spéculation sur les prix des denrées alimentaires est de plus en plus mal vue par l'opinion.

 

C'est pourquoi certaines banques essaient de se refaire une vertu en prenant des distances avec les produits dérivés des cours des matières premières agricoles.

 

Une nouvelle flambée des prix alimentaires se profile, suite à l'envolée des cours des céréales depuis le mois de juin (+ 30 à 40% pour le blé et le maïs, + 25% pour le soja).

La spéculation financière est à nouveau accusée de souffler sur les braises et d'accentuer cette inflation. Alors les banques, déjà très décriées par l'opinion pour leur responsabilité dans la crise financière mondiale, essaient de se refaire une virginité.

Depuis le printemps et tout l'été, une demi-douzaine de banques, surtout nordiques et germaniques, il faut bien le constater, ont annoncé qu'elles prenaient des distances avec la spéculation sur les matières premières agricoles.

Une spéculation qui prend de multiples formes aujourd'hui, qu'il s'agisse d'indices comportant un pourcentage de soja, de maïs et de blé aux côtés - ou non - du pétrole, du cuivre et de l'or. Ou alors qu'il s'agisse de « trackers », les ETC ou les ETF, qui permettent aux investisseurs d'avoir dans leur portefeuille une tonne de soja aussi facilement que les actions d'une entreprise.

 

C'est la Deutsche Bank, numéro un en Allemagne, qui a donné le signal. En mars dernier elle annonçait qu'elle ne lancerait plus de nouveau produit dérivé des matières premières agricoles tant qu'elle n'aurait pas les résultats d'un rapport sur le sujet.

Dans la foulée, deux autres banques allemandes, Deka Bank et Landesbank, une banque scandinave, Nordea, puis une banque autrichienne, Volksbanken, renonçaient à ces produits. La Commerzbank, deuxième banque allemande, pour ne pas être en reste, a supprimé les produits agricoles d'un de ses plus petits fonds d'investissements.

Car il faut regarder les choses en face : ces efforts de vertus ont pour l'instant plus l'allure d'un cache-sexe. La Deutsche Bank, qui a impulsé le mouvement, conserve encore un milliard de dollars d'actifs adossés aux matières premières alimentaires.

Au total, les investissements dans les produits dérivés agricoles, même s'ils ont diminué de moitié pendant la période de reflux des prix l'an dernier, représentent toujours près de trois milliards de dollars.

more...
No comment yet.
Scooped by L B-M
Scoop.it!

Maria Montessori, la femme médecin qui a consacré sa vie à la pédagogie

Maria Montessori, la femme médecin qui a consacré sa vie à la pédagogie | Des 4 coins du monde | Scoop.it
En ce 31 août, Google a décide de rendre hommage grâce à son traditionnel Doodle, à Maria Montessori. Devenue la première femme médecin italienne en 1896, elle s'est surtout illustrée par une méthode pédagogique qui porte son nom.

Aujourd'hui, c'est le 142e anniversaire de sa naissance.

 

Une grosse lettre "g", un jeu de formes pour enfant, des baguettes de billes, un bloc de cubes : Google aurait-il décidé de rendre hommage à la rentrée en ce 31 août ? Pas exactement !

Ce nouveau Doodle n'est en effet pas destiné à nous rappeler que nos chers têtes blondes regagneront bientôt les bancs de l'école mais pour une nouvelle fois rendre hommage à un personnage célèbre : Maria Montessori. Ce nom ne vous dit peut-être pas grand chose (il faut avouer que Google est encore allé chercher loin) mais cette femme italienne, médecin de métier, est internationalement connue dans le domaine où elle s'est illustrée : la pédagogie. Or, aujourd'hui, cela fait tout juste 142 ans qu'elle est née.

 

En effet, Maria Montessori voit le jour le 31 août 1870 à Chiaravalle dans les Marches en Italie. Issue d'une famille bourgeoise, elle grandit aux côtés de son père militaire et de sa mère qui l'élève avec des règles de disciplines très strictes. En 1882, ses parents déménagent à Rome dans l'objectif de permettre à leur fille de suivre des études pour devenir enseignante. Mais les premières difficultés apparaissent peu après quand Maria se découvre une grande passion pour les mathématiques. Au lieu d'opter pour la carrière prévue par ses parents, elle intègre ainsi une école technique pour garçons et y découvre la biologie. Conquise, elle décide alors de devenir médecin et parvient à intégrer la faculté de médecine quelques temps plus tard.

Si pour elle c'est une vraie réussite, ceci va lui susciter un grand nombre de critiques de la part de personnes de son entourage dont son père. A l'époque, il n'existe aucune femme médecin en Italie. Mais ceci est loin de décourager la jeune femme qui poursuit ses études et finit par obtenir son diplôme en 1896 devenant ainsi la première femme médecin italienne et la première femme diplômée de médecine en Italie. Le point de départ d'une grande carrière.

Âgée de 26 ans, Maria travaille ensuite deux ans à la clinique psychiatrique de l'université de Rome où elle commence à étudier le comportement de jeunes "retardés mentaux". De jour en jour, elle réalise que ces enfants ne disposent d'aucun jeu adapté pour eux alors qu'ils ont besoin d'actions pour progresser et développer leur intelligence.

 

Une première Maison des enfants créée en 1907

Cette constatation alliée à la découverte des recherches d'autres médecins joue le rôle de révélation. En 1900, elle décide de se consacrer à la pédagogie et se met à travailler à la Scuola Magistrale Ortofrenica. Entre recherches, combat contre les préjugés et sensibilisation, Maria Montessori commence à se faire un nom dans le domaine.

A partir de 1899, elle donne plusieurs conférences à Rome au cours desquelles elle explique au sujet des enfants qu'elle étudie : "J'eus l'intuition que le problème de ces déficients était moins d'ordre médical que pédagogique… Je faisais un rapport d'éducation morale".

Peu de temps après, elle crée une école d'orthophrénie au sein de laquelle elle forme des enseignants et leur souligne l'importance de l'observation des enfants. De son côté, elle fait une étude approfondie des travaux d'autres grands noms du domaine, Jean Itard et Edouard Seguin notamment, tout en continuant de s'occuper d'enfants déficients à qui elle apprend à lire et à écrire. En 1901, elle commence néanmoins à s'intéresser aux enfants "normaux". Un intérêt qui va la plonger dans des études de philosophie et de psychologie.

Cinq ans plus tard, elle entame alors un véritable tournant dans sa vie en s'occupant d'enfants "normaux" qui n'ont pas encore l'âge d'aller à l'école. C'est de là que va naitre sa fameuse méthode pédagogique.

 

En 1907, un organisme met en chantier la construction de deux immeubles pour regrouper la population dans le quartier populaire de San Lorenzo à Rome. Le directeur demande alors à Maria Montessori de s'occuper des enfants habitants les immeubles et d'organiser leur vie avec deux objectifs principaux : regrouper tous ces enfants et les empêcher d'errer, de semer le désordre ainsi que procurer une meilleure hygiène et instaurer une harmonie familiale.

La pédagogue relève le défi : c'est la naissance de la première Maison des enfants. Les parents ont accès à cette école à condition de veiller à la propreté et à la bonne tenue des enfants. L'institutrice nommée doit de son côté restée disponible pour mieux collaborer avec les parents.

 

Une méthode qui va faire le tour du monde

Peu à peu, la Maison devient alors une base de recherche, un laboratoire d'expérimentation où Maria Montessori construit et éprouve sa méthode qui met en avant l'éducation sensorielle des enfants. A partir de 1913, elle organise également des cours internationaux qui vont contribuer à faire connaitre sa méthode et vont pousser des organisations à lui demander de créer d'autres maisons d'enfants. En 1914, la pédagogue commence à voyager et multiplie les congrès où elle fait la connaissance d'autres spécialistes. En 1929, elle fonde l'Association Montessori Internationale dont les objectifs sont de préserver, propager et promouvoir les principes pédagogiques et pratiques qu'elle a formulés pour le plein développement de l'être humain.

Mais en 1936, une partie de son travail est détruit lorsque le gouvernement italien fasciste condamne et proscrit ses principes, ordonnant la fermeture de toutes les écoles Montessori. Maria quitte alors l'Italie pour se réfugier en Espagne puis aux Pays-Bas. Pendant la seconde guerre mondiale, elle part vivre en Inde où elle en profite pour créer d'autres écoles.

En 1952, elle regagne l'Europe et l'Italie puis en repart pour se réinstaller aux Pays-Bas. Elle y décède malheureusement quelques temps plus tard à l'âge de 82 ans.

Son oeuvre ne s'arrête pourtant pas là puisque son fil Mario la poursuit jusqu'à sa mort en 1982.

 

Aujourd'hui, il y a plus de 22.000 écoles Montessori dans le monde qui utilise cette méthode. L'un des points essentiels de la pédagogie Montessori est d'encourager l'autonomie et l'initiative chez l'enfant, et ce, dès le plus jeune âge, d'une part pour faciliter et motiver ses apprentissages et d'autre part pour favoriser son développement en tant que personne.

Une technique qui a largement fait ses preuves et conquis des milliers d'enseignants à travers le monde. En Italie, Maria Montessori reste l'une des grandes figures de l'histoire du pays et a même figuré sur le dernier billet de 1.000 lires italiennes.

more...
No comment yet.
Scooped by L B-M
Scoop.it!

Manifeste pour un retour à la terre, de P. Desbrosses, E. Morin et O. De Schutter

Manifeste pour un retour à la terre, de P. Desbrosses, E. Morin et O. De Schutter | Des 4 coins du monde | Scoop.it

La planète a perdu en trente ans un tiers de ses terres arables.

Ce désastre préfigure des tragédies sanitaires et sociales pour l'ensemble des peuples qui n'auront pas su vivre en heureuse harmonie avec leur sol.

Partout, de l'Ukraine à la Californie, de l'Alaska au Sahel ou du Mexique à la Chine, la terre disparaît avec ses derniers paysans…


Pourtant, seul le milieu rural permettra renaissance économique durable dans une perspective de protection de l'environnement, de préservation des ressources, d'économie d'énergie, de qualité des produits et services, de sécurité, d'innovation, de développement soutenable et, plus généralement, de qualité de vie.


Il est urgent de sortir de l'impasse de l'agriculture pétrochimique. Réinventons le métier de paysan, organisons la « révolution verte » de l'agro-écologie. Il est urgent que la Terre redevienne notre « patrie commune ».

Philippe Desbrosses, agriculteur, docteur en sciences de l'environnement et écrivain est un des pionniers de l'agriculture biologique en Europe. Il fut expert-consultant auprès de la Commission de Bruxelles et président de la Commission nationale de l'Agriculture biologique au ministère de l'Agriculture.

Il s'est investi dans le sommet mondial de Rio + 20 aux côtés d'Edgar Morin et de Stéphane Hessel.

more...
No comment yet.