Des 4 coins du monde
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Dans divers pays, des gens prennent la parole, se mobilisent ; des choses bougent. Restons à l'écoute.
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Pierre Rabhi : « Si nous nous accrochons à notre modèle de société, c’est le dépôt de bilan planétaire »

Pierre Rabhi : « Si nous nous accrochons à notre modèle de société, c’est le dépôt de bilan planétaire » | Des 4 coins du monde | Scoop.it

« La croissance est un problème, pas une solution », affirme Pierre Rabhi, paysan-philosophe.

Face à la disparition des questions écologiques dans le débat politique, et à la frénésie marchande qui nous a pris en otages, il invite à repenser la vie sur un mode à la fois « sobre et puissant ». Et à inventer, pour éviter des explosions sociales et un chaos généralisé, un autre modèle de civilisation. Entretien.

 

Basta ! : Vous défendez une société de la sobriété. Les crises actuelles et l’austérité qui menace vont-elles permettre de remettre en question le système économique dans lequel nous vivons ?

 

Pierre Rabhi : Je ne me réjouis pas de cette situation, mais je me dis finalement que l’être humain a besoin d’entrer dans des impasses pour mieux comprendre. Les impasses peuvent soit finir sur un chaos généralisé, soit permettre d’initier autre chose. Le chaos est tout à fait possible : une sorte de cocotte-minute d’incertitudes et d’inquiétudes est en train de miner les âmes et les consciences. Qu’une seule ville explose et toute la France explose. Le problème aujourd’hui n’est pas de se réjouir de cela, mais de voir ce qu’on peut tirer de cette évolution. Notre modèle de société montre son inadéquation, son incapacité à continuer. Si nous nous y accrochons, ce sera le dépôt de bilan planétaire. Tous les pays émergents veulent vivre à la moderne. Où va-t-on puiser les ressources ? C’est totalement irréaliste. Il y a aujourd’hui à repenser la vie sur un mode qui soit à la fois sobre et puissant. Je crois beaucoup à la puissance de la sobriété. Je ne crois pas à la puissance des comptes en banque. La vraie puissance est dans la capacité d’une communauté humaine à se contenter de peu mais à produire de la joie. Notre société déborde de tout, mais nous sommes un des pays les plus consommateurs d’anxiolytiques, pour réparer les dégâts que produit la « société de la matière » ! Nous sommes une espèce de planète psychiatrique. Combien de souffrances produisons-nous ?

 

 

Pendant la campagne électorale, l’écologie a quasiment disparu du débat politique. Qu’en pensez-vous ?

C’est parce que les citoyens ne sont pas véritablement conscients de l’enjeu de l’écologie que nous sommes obligés d’avoir une écologie politique pour lui donner une place au forceps. Dans la réalité, l’écologie concerne absolument tout le monde. Je suis évidemment reconnaissant envers ceux qui essayent de placer l’écologie dans le débat politique. Mais c’est une anomalie. Car l’écologie est une affaire de tous. C’est ce qui détermine l’existence de tout individu, du phénomène de la vie. Nous sommes donc tous concernés.

 

 

Selon vous, le progrès technologique nous asservirait ?

La civilisation moderne est la civilisation la plus fragile de toute l’histoire de l’humanité. Plus d’électricité, de pétrole, de télécommunications et la civilisation s’écroule. Elle ne tient sur rien du tout. Le progrès ne libère pas. Plusieurs avancées ont apporté un certain bien-être. Mais ce bien-être n’est pas forcément partagé. Il faut que l’humanité se pose la question : le progrès, pour quoi faire ? Et avant : qu’est-ce que vivre ? S’il s’agit juste de consommer, je n’appelle pas ça la vie, cela n’a aucun intérêt. Nous sommes devenus des brigades de pousseurs de Caddie. Cela me terrifie. Nous sommes revenus au néolithique : nous sommes des cueilleurs, nous passons dans les rayons et nous cueillons. Tout cela n’est pas bon. 

 

 

Peut-on se passer de l’industrie et du progrès technologique sur une planète qui comptera bientôt 9 milliards d’êtres humains ?

Le progrès technologique ne rétablit pas de l’équité dans le monde, au contraire. Une minorité en bénéficie. Ce ne sont pas les pays en voie de développement qui consomment le plus de voitures ou de frigos. C’est un leurre de dire que la planète ne pourra pas suffire, parce que nous serons plus nombreux. C’est une injustice totale : sur 7 milliards d’humains aujourd’hui, la moitié n’a pas accès à la nourriture pendant que les autres se bâfrent et gaspillent à outrance. Un cinquième de l’humanité consomme les 4/5es des ressources produites. Ce serait très pernicieux d’invoquer la démographie pour dire qu’on ne va pas s’en sortir. Non ! Plusieurs milliards d’humains ne s’en sortent déjà pas. Ce ne sont pas les pauvres qui épuisent les ressources. La démographie n’est pas en cause. Je sens cet argument s’insinuer de façon très vicieuse.

 

 

Comment convaincre ceux qui profitent le plus de la société de consommation et d’accumulation ?

Qui enrichit ces gens-là ? C’est nous. Ils s’enrichissent parce que des gens insatiables achètent de plus en plus, parce que toute une communauté humaine leur donne les pleins pouvoirs. Ils n’existent que parce que nous les faisons exister. Je ne roule pas en char à bœufs mais en voiture, je pollue malgré moi, j’ai le confort moderne. Ce qui fausse tout, c’est que cela devient prétexte à un enrichissement infini. Ce serait différent si les objets fabriqués par le génie du monde moderne avaient vocation à améliorer la condition humaine. Nous donnons très peu de place à ce qui est indispensable, à ce qui amène véritablement la joie. Et nous ne mettons aucune limite au superflu.

 

Il faut changer les règles du jeu démocratique, dites-vous… Pour aller vers quoi ?

On ne peut pas changer un monstre pareil du jour au lendemain. Ce que je regrette, c’est qu’on ne se mette pas sur la voie du changement. Ce modèle a été généré par l’Europe. La première victime de ce nouveau paradigme, cette nouvelle idéologie, c’est l’Europe elle-même. L’Europe était une mosaïque extraordinaire. Tout a été nivelé, standardisé. Et on a exporté ce modèle partout ailleurs, en mettant un coup de peinture « démocratie » là-dessus. Aujourd’hui ce modèle se délite, il n’a aucun moyen d’être réparé. Il faut aller vers autre chose. Ce que propose la société civile : elle est le laboratoire dans lequel est en train de s’élaborer le futur. Partout des gens essayent de faire autrement. Un État intelligent devrait encourager ça. Sinon, cela se fera sous la forme d’explosion sociale. Une grande frange des citoyens sont secourus par les dispositifs de l’État. Cela ne durera pas. Le jour où la société ne pourra plus produire de richesses, où prendra-t-on ce qu’il faut pour soutenir ceux qui sont relégués ?

Nous sommes dans un système « pompier-pyromane » : il produit les dégâts et prétend en plus les corriger. On met des rustines au lieu de changer de système : ce n’est pas une posture politique intelligente.

 

Entretien en entier et vidéo en cliquant sur l'image.

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Le Japon met à l'arrêt son dernier réacteur nucléaire

Le Japon met à l'arrêt son dernier réacteur nucléaire | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Samedi 5 mai, pour la première fois depuis 1965, l'Archipel va vivre sa première nuit sans énergie nucléaire. Une situation intenable pour les opérateurs électriques, qui réclament un redémarrage rapide pour éviter toute pénurie.

 

Il s'agit d'un entretien de routine, mais le symbole est fort : le réacteur de la centrale de Tomari, situé dans l'extrême nord du Japon, ne produira plus d'électricité demain soir. Les opérations de maintenance devraient durer au moins 70 jours et rien ne dit qu'il sera rallumé à terme. Or c’est le dernier réacteur encore en service au Japon.

 

Depuis le drame de Fukushima, Tokyo a mis progressivement à l'arrêt l'ensemble de son parc nucléaire. 53 réacteurs inactifs au total, arrêtés soit juste après le 11 mars, soit après une inspection de sécurité constatant qu’ils n’étaient pas adaptés aux nouvelles normes de sécurité. Aucun d’entre eux n’a depuis été remis en service.

 

Avant l'accident, le pays disposait d'une capacité de production nucléaire couvrant de 25 à 30 % de ses besoins. Aujourd'hui, elle est nulle, remplacée provisoirement par des importations de gaz notamment. Mais l’approvisionnement coûte une fortune à l'Etat, quatrième consommateur mondial d’énergie, et plombe sa balance commerciale. D'où cette idée, qui a du mal à passer auprès de la population, qu'il faudra bien rallumer certaines centrales.

 

Pour ce faire, le gouvernement et les opérateurs électriques jouent sur deux tableaux : le sérieux des tests de sécurité infligés aux centrales et le spectre de la pénurie d'énergie. Sur ce dernier point, les chiffres avancés ont de quoi inquiéter.

Selon les premiers calculs, au moins 5 % de la demande d'électricité de Tokyo ne pourra pas être satisfaite pendant l'été.

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Inde : modèle d’énergie solaire compétitive

Inde : modèle d’énergie solaire compétitive | Des 4 coins du monde | Scoop.it
L’Inde a instauré un programme national en faveur de l’énergie solaire, il y a deux ans. Aujourd’hui, selon La Tribune, ce programme porterait ses fruits et l’énergie solaire y serait compétitive.

 

Il est donc intéressant de s’attarder une minute sur ce pays qui semble modèle en la matière : « l’électricité solaire ne revient pas plus cher que celle issue du charbon ou du gaz ».

 

Le marché de l’électricité solaire est tellement compétitif, depuis le lancement du programme « National Solar Mission » que « tous les grands groupes spécialisés dans le solaire se pressent pour profiter de ce nouveau marché ». L’attrait pour l’Inde est d’autant plus fort que les marchés européen et américain sont actuellement ralentis, en raison d’une forte baisse des tarifs de rachat de l’électricité d’origine solaire. On a en tête les polémiques françaises liées à la baisse du rachat de l’électricité photovoltaïque.

En Inde, en seulement deux ans, « les capacités installées ont bondi de 17,8 à plus de 500 mégawatts (MW) ». Mais c’est surtout la baisse les prix qui promet un développement rapide du secteur : « à 0,15 cents par kilowattheure, un plancher atteint plus rapidement que ne l’avaient anticipé la majorité des experts, l’électricité solaire est compétitive avec celle issue du charbon (qui compose aujourd’hui 69 % du mix énergétique) ou du gaz naturel ».

 

Toutefois, affirme La Tribune, « les conditions de financement » dans le pays resteraient « délicates ». Par ailleurs, si le volume des installations solaires a fortement augmenté, « on est encore loin de l’objectif de 22 gigawatts fixé pour 2022 ». L’enjeu est tout de même de produire 20GW raccordés au réseau ainsi que 2 GW hors réseau afin d’alimenter les zones rurales qui ne sont pas desservies par le réseau électrique.

 

Parallèlement au programme national, des Etat ont pris des initiatives louables. Le Gujarat par exemple. Situé dans l’Ouest de l’Inde, cet Etat a instauré des « incitations », ce qui l’a conduit à attribuer « 600MW de projets » en un an. Parmi ces projets figure un parc situé dans la région de Patan, qui représente à lui seul 214 MW d’énergie solaire.

 

Au total, indique La Tribune, « pas moins de cinquante entreprises sont impliquées dans des projets solaires situés dans le seul état du Gujarat ». Sachez aussi qu’en plus de l’énergie verte, le Gujarat se démarque aussi en matière d’énergie éolienne, avec une production de « 2580 MW » fin janvier.

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La Bolivie nationalise le réseau électrique géré par une entreprise espagnole

La Bolivie nationalise le réseau électrique géré par une entreprise espagnole | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Le président bolivien, M. Morales, confronté à des revendications sociales croissantes, a nationalisé l'entreprise à capitaux espagnols gestionnaire des deux tiers du réseau électrique du pays.

 

Le président bolivien, Evo Morales, confronté à des revendications sociales croissantes, a nationalisé, mardi 1er mai, l'entreprise à capitaux espagnols gestionnaire des deux tiers du réseau électrique en Bolivie, deux semaines après que l'Argentine eut partiellement exproprié la filiale YPF du groupe espagnol Repsol.

 

M. Morales, premier président amérindien de Bolivie et membre de la gauche radicale latino-américaine, a signé mardi un décret pour prendre le contrôle des 99,94 % de Transportadora de Electricidad (TDE) détenus par Red Electrica Internacional, filiale du groupe espagnol Red Electrica Corporacion (REE), gestionnaire du réseau de transport d'électricité espagnol.

"Ce décret suprême a pour objet de nationaliser en faveur de l'Entreprise nationale d'électricité [ENDE, publique], au nom de l'Etat, le paquet d'actions que possède l'entreprise Red Electrica Internacional [REI] dans l'entreprise Transportadora de Electricidad", a déclaré M. Morales lors d'une cérémonie publique au palais présidentiel, à La Paz.

 

Le président a également ordonné aux forces armées de "prendre le contrôle de la direction et de l'administration" de TDE, dont les locaux se trouvent à Cochabamba, à 400 kilomètres à l'est de La Paz, ce qui a été fait quasiment à l'instant de la déclaration. TDE, dont les actifs bruts s'élevaient à 225 millions de dollars en 2005, selon les derniers chiffres disponibles sur le site Internet de l'entreprise, gère 73 % des lignes électriques de la Bolivie.

L'entreprise a été privatisée en 2007, sous le gouvernement ultralibéral de Gonzalo Sanchez de Lozada, et adjugée à l'espagnole Union Fenosa, qui a cédé ses parts en 2002 à Red Electrica Internacional.

Des responsables du groupe REE, cités par les médias espagnols, se sont déclarés "surpris" par la décision bolivienne, dont ils ont dit "tout ignorer" jusqu'à mardi. Ils ont ajouté vouloir obtenir une indemnisation "adéquate" pour cette nationalisation. Mardi après-midi, les autorités espagnoles étaient en train de "recueillir des informations" après la décision du président Morales, ont déclaré à l'AFP des sources gouvernementales.

Elles estimaient toutefois que celle-ci est "un cas distinct" de l'expropriation par les autorités argentines il y a quinze jours de 51 % de la compagnie pétrolière YPF, filiale argentine du groupe espagnol Repsol. Selon ces sources, "c'est l'impression qui est ressortie après contact avec les autorités boliviennes".

 

A la mi-avril, la présidente argentine, Cristina Kirchner, avait annoncé que 51 % d'YPF, contrôlée à 57 % par Repsol, passeraient dans le giron public, provoquant la colère de Madrid et de nombreuses réactions hostiles, de Washington à l'Union européenne. Repsol a estimé la valeur de sa filiale à 10 milliards de dollars. Le décret présidentiel bolivien stipule que l'évaluation des actifs de TDE serait menée dans les cent quatre-vingts jours, afin de procéder à leur paiement.

M. Morales, au pouvoir depuis 2006 et qui a déjà profité des célébrations du 1er mai pour annoncer la nationalisation de filiales de multinationales dans les secteurs des hydrocarbures (Repsol en 2006 ou AirBP en 2009), de l'électricté, des télécommunications (Telecom en 2008) ou des mines (Glencore en 2010), est confronté depuis des semaines à une grogne sociale croissante, notamment de la part de sa base électorale populaire, ouvrière et indigène.

Mardi, à quelques blocs de la place d'Armes, où le président a fait son annonce, des ouvriers mécontents faisaient exploser des pétards et des charges de dynamite, assurant que cette nationalisation ne freinerait pas leurs revendications salariales.

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Roland Moreno, l'inventeur de la carte à puce, est mort

Roland Moreno, l'inventeur de la carte à puce, est mort | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Sans lui , pas de carte Visa, pas de carte SIM, pas de pass Navigo. Ce génial inventeur-bidouilleur qui avait déposé les premiers brevets de la carte à mémoire en 1974 disparait à l'âge de 66 ans.

 

Autodidacte et bidouilleur génial, Roland Moreno, l'inventeur de la carte à puce en 1974, est décédé dimanche à l'âge de 66 ans, laissant derrière lui une technologie qui a révolutionné les usages dans le monde mais dont les brevets étaient depuis longtemps tombés dans le domaine public.

 

Né le 11 juin 1945 au Caire, ce passionné d'électronique, bac scientifique en poche, débute une carrière éclectique qui le verra successivement garçon de course pour l'hebdomadaire L'Express ou encore employé aux écritures au ministère des Affaires sociales, des emplois qui ne l'empêchent pas de poursuivre sa grande passion : les expérimentations électroniques.

 

En 1972, il fonde la société Innovatron avec l'objectif de "vendre des idées". Deux ans plus tard, il dépose ses premiers brevets de la "carte à mémoire", un circuit intégré capable de contenir et traiter des informations.L'invention de la carte à puce a débouché sur de multiples usages, tels la carte de crédit bancaire, la carte SIM utilisée dans les téléphones portables ou encore la carte Vitale de la Sécurité sociale.

Mais si Roland Moreno va déposer quelque 45 brevets jusqu'en 1979 - qui lui auraient rapporté un total de 100 millions d'euros - ces brevets sont tour à tour tombés dans le domaine public au bout de vingt ans, le dernier lui ayant échappé en 1999.

 

La société Innovatron se retrouve alors dans une situation financière très difficile, elle licencie une grande partie de son personnel et vend plusieurs de ses activités. Aujourd'hui, elle se concentre notamment sur le développement de cartes sans contact, comme celle utilisée pour le passe Navigo servant dans les transports publics parisiens.

 

En 2000, Roland Moreno avait annoncé qu'il offrirait un million de francs à qui réussirait à violer une carte à puce existante dans un délai de trois mois, un pari qu'il avait gagné. Roland Moreno était également l'auteur de plusieurs ouvrages: Eurêka, Théorie du bordel ambiant et Carte à puce, l'histoire secrète.

 

A France Soir qui lui demandait en 2006 s'il avait un fantasme, Roland Moreno avait répondu: "Je suis déjà cité dans les dictionnaires comme le Larousse ou le Littré, mais mon ambition serait d'entrer au musée Grévin. Pour moi, ce serait la plus formidable consécration".

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Cameroun, 139 sociétés frappées d'amendes pour pollution

Cameroun, 139 sociétés frappées d'amendes pour pollution | Des 4 coins du monde | Scoop.it

D’après le ministère chargé de l’Environnement, de la protection de la nature et du développement durable, les institutions publiques et autres établissements privés mis à l’index ont écopé de pénalités en raison de la violation de la loi de 1996 relative à la gestion de l’environnement.

 

Ce département ministériel vient d’infliger des sanctions à 139 installations d’organismes publics ou privés et même de simples particuliers en infraction.

 

On retrouve, au nombre de sanctions pécuniaires, divers comportements répréhensibles : le déversement des eaux usées dans la nature sans traitement préalable, les décharges sauvages de filtres à huile, les constructions sans étude d’impact environnemental préalable, les dégradations de l’environnement, le déversement dans la nature de déchets issus de fosses septiques domestiques, pollution du sol, de l’eau, de l’air ou même l’exploitation frauduleuse d’une forêt communautaire.

 

Les sanctions pécuniaires varient autant que les lieux de commission de l’infraction. C’est le cas avec un Groupement d’initiatives communes (Gic) à Nanga-Eboko condamné à payer au Trésor public la somme de 500 000 F Cfa et une station-service à Yaoundé qui est frappée d’une amende de 10 000 000.

 

Au nombre des contrevenants, on trouve également une compagnie agro-industrielle qui produit du thé dans le Sud-ouest, la Société sucrière du Cameroun (Sosucam), la Communauté urbaine de Bamenda, la Société immobilière du Cameroun (Sic), les opérateurs de téléphonie mobile Orange et Mtn Cameroun, la société Hygiène et salubrité du Cameroun (Hysacam), l’immeuble d’un huissier de justice de exerçant à Maroua et un navire battant pavillon étranger, des laboratoires pharmaceutiques, les Aéroports du Cameroun, des entreprises de BTP, des établissements hôteliers, des abattoirs d’animaux, des supermarchés, etc.

 

A noter que les distributeurs de produits pétroliers sont très largement représentés parmi les contrevenants ainsi dénoncés. Sur les 139 cas répertoriés, 35 stations-services du Marqueteur français Total ont été condamnés à un total de 94,5 millions CFA d’amendes pour diverses infractions.

«Normalement, les personnes mises en cause doivent s’acquitter naturellement des sanctions. Mais, il se trouve que, cette année notamment, beaucoup traînent des pieds ou essayent de tromper la vigilance du ministère.

Ces derniers payent en partie ce qu’ils doivent et ne se signalent plus pour le reste», explique un collaborateur du ministre de l’Environnement. Selon le communiqué, les contrevenants se verront traduits devant les juridictions territorialement compétentes dans la suite de la procédure.

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Les « antis » manifestent sur le Pont de l’Europe à Strasbourg

Les « antis » manifestent sur le Pont de l’Europe à Strasbourg | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Pour marquer le 26 e anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl, une centaine de militants antinucléaires ont manifesté hier midi sur le Pont de l’Europe, à Strasbourg, pendant une demi-heure.

Après un « die in » et une minute de silence en mémoire des victimes de Tchernobyl et de Fukushima, les manifestants leur ont rendu hommage en jetant des fleurs dans le Rhin, avant de demander une nouvelle fois à la France de sortir du nucléaire et de fermer la centrale de Fessenheim.

 

Côté français, la police avait fermé préventivement l’accès au pont, mais pas côté allemand, où des voitures ont été bloquées par les manifestants.

 

Il n’y a pas eu de blessé, mais la police a dû intervenir pour calmer les choses.

Aucun autre incident n’a été à déplorer.

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La mort est dans le pré: émission du 17 avril 2012 en replay gratuit

La mort est dans le pré: émission du 17 avril 2012 en replay gratuit | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Le replay de "La mort est dans le pré" du mardi 17 avril 2012 est disponible en streaming pendant quelques jours sur France 2.

 

Un agriculteur de 47 ans, atteint d'un cancer, s'exprime : «Quand on découvrira toute la vérité sur les dangers des pesticides, ce sera un scandale pire que celui du sang contaminé». Des centaines d'agriculteurs sont victimes des produits phytosanitaires, jusqu'à récemment présentés comme «anodins».

Ils les ont utilisés pendant des années, jusqu'au jour où les maux de tête, la fatigue, les comas successifs les ont conduits à l'hôpital.

Une épidémie de cancers et autre maladie de Parkinson liés aux pesticides apparaît au grand jour. Ce documentaire est une immersion auprès d'agriculteurs atteints de maladies mortelles.


Via Catherine Closson
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Greenpeace dénonce les réseaux de l'industrie nucléaire en France

«Facenuke», un outil en ligne lancé vendredi par Greenpeace, met en évidence les interactions entre les hommes et organisations qui font la politique énergétique de la France, tels que Areva, les grands partis politiques, les patrons de l'industrie ou les chercheurs, sans négliger les hommes de l'ombre.

 

Le système se présente comme une carte où des points plus ou moins gros, représentant les individus dans leurs organisations, sont reliés entre eux dans un réseau serré.

 

Facenuke, explique Greenpeace, donne à voir «une sorte d'Etat dans l'Etat qui décide de la politique énergétique de la France depuis 40 ans», «un univers d'experts et de technocrates». «La visualisation de ce système explique l'inertie de la politique énergétique française», ajoute l'association, pour qui le consensus français sur le nucléaire n'est qu'un consensus «entre les deux partis de gouvernement et les réseaux», qui exclut le citoyen des décisions énergétiques.

 

 

Il y a les incontournables, comme le président Nicolas Sarkozy, dont les liens sont relevés avec nombre de membres de l'Autorité de sûreté nucléaire, le Commissariat à l'énergie atomique, EDF, l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire. François Hollande, qui n'a lui-même jamais exercé le pouvoir, a des liens avec des socialistes nucléophiles. Anne Lauvergeon, ex-présidente d'Areva, le connecte indirectement à Areva, GDF-Suez et Total. «Il accepte l'héritage et ne le remet pas en question», affirme à l'AFP Karine Gavand, chargée des questions politiques chez Greenpeace.

Ramon Fernandez, directeur du Trésor, a des liens au CEA, à GDF Suez et à l'UMP. Marcel Boiteux, qui a fait toute sa carrière dans le nucléaire, est connecté avec le CNRS, EDF et la Fédération de l'environnement durable. Une association, selon Karine Gavand, «pro-nucléaire et anti-éolien». Quelques inconnus du grand public tiennent leur place dans le réseau comme Colette Lewiner, qui a travaillé successivement chez EDF, à la Cogema (ex-Areva), et aujourd'hui chez Capgemini. Bruno Bensasson, membre du comité exécutif de GDF Suez, a été conseiller du président Jacques Chirac en 2006 et a des liens avec l'ASN.

 

Selon Karine Gavand, le politique a un rôle important à jouer: il reste «tout à fait possible qu'un président de la République refuse l'héritage et réoriente la politique énergétique de la France».

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Le wir, carburant de l'économie suisse

Le wir, carburant de l'économie suisse | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Il serait l'une des clés de la légendaire stabilité économique helvétique.

Le wir, monnaie complémentaire interentreprises suisse suscite de plus en plus d'intérêt dans l'Hexagone.

 

« C’est tout sauf du folklore », assure Jean-Marc Ayrault évoquant le projet de lancement d’une monnaie locale complémentaire sur l’agglomération nantaise. L’objectif affiché du député-maire est d’aider les entreprises à faire face à la crise des liquidités et à faciliter l’accès au crédit à une période où les défaillances de PME se multiplient. « En 2008, beaucoup d’entreprises sont parvenues à passer le cap parce qu’elles avaient de la trésorerie. Aujourd’hui, elles se trouvent en difficultés parce qu’elles en sont dépourvues », souligne Pascal Bolo, adjoint au maire de Nantes chargé des finances, du dialogue citoyen et de l’évaluation des politiques publiques.
Si les élus nantais sont aussi convaincus, c’est aussi qu’ils ont en tête le succès de monnaie locale, comme le Wir.

Créée en 1934 pendant la grande dépression, par une poignée de petits patrons zurichois, la banque Wir, cette société coopérative sans but lucratif émet sa propre monnaie : le Wir (« nous » en allemand opposé au « Ich », le « je » français). L’objectif des initiateurs du projet était de créer une organisation d’entraide et de suppléer à la pénurie d’argent liquide due, selon eux, à une excessive thésaurisation de la monnaie.
Cantonné à la Suisse, le Wir circule aujourd’hui au sein d’un réseau de 60 000 PME adhérentes, soit 20% des PME helvétiques. Ici, pas de taux d’intérêt. Les avoirs ne sont pas rémunérés en application des thèses du théoricien monétaire Silvio Gesell (1862-1930) qui s’était fait l’apôtre d’une monnaie fondante, c’est-à-dire d’une monnaie qui se déprécie si on ne l’utilise pas. Les Wir qui ne sont pas utilisés perdent de leur valeur du fait de l’inflation. Le système a été conçu pour encourager la circulation de la monnaie. « C’est la rotation de l’argent qui permet à l’économie de se développer et de prospérer. Celle-ci doit être la plus rapide possible », insiste Hervé Dubois, le responsable de la communication de la banque qui « coule sous les demandes d’interviews ».

Adossé au franc suisse (1 wir = 1 franc suisse) mais non convertible, le wir est une monnaie purement scripturale. Pas de pièces, ni de billets mais des ordres de virement qui fonctionnent comme des chèques et des cartes qui s’utilisent comme des cartes de crédits. En 2010, le chiffre d’affaires cumulé réalisé en wir a atteint l’équivalent de 1,6 milliard de francs suisses.

Le bâtiment figure en tête des secteurs qui recourent le plus à cette monnaie complémentaire, suivis par le commerce de gros et de détail et les prestations de services. En règle générale, les factures sont payées en partie en wir (20 à 30%) et en partie en franc suisse. « 1,6 milliard de wir injectés dans l’économie génèrent un chiffre d’affaires 10 à 30 fois supérieur », analyse Roland Canonica, directeur régional de la banque Wir à Lausanne. De nombreux investissements ne se réaliseraient pas si les PME ne pouvaient puiser dans leurs avoirs en wir.

C’est un économiste et professeur d’Université américain, James Stodder, qui a mis le doigt sur ce phénomène. Dans les périodes de forte croissance de l’économie, le volume des échanges en wir se réduit. En revanche, il gonfle et prend de l’ampleur dès qu’une récession ou un ralentissement économique pointe le bout de son nez. « Lors de la dernière récession qui a frappé la suisse, dans les années 1990, des milliers de PME ont pu survivre sans trop de dommages grâce au système Wir » affirme Hervé Dubois. « Sans le Wir, mon hôtel n’existerait peut-être plus », affirme, de son côté, cet hôtelier de Saint Blaise qui a pu rénover son établissement grâce au taux d’intérêt attractif (1,7% au lieu de 6 à 8% sur le marché) que lui a consenti la banque Wir. Depuis 1998, celle-ci octroie des crédits commerciaux et hypothécaires en WIR et en francs suisses et accepte des dépôts et placements en francs.
« En 1992, en pleine crise quand l’activité était au plus bas, j’ai maintenu la totalité de mes emplois grâce au wir », jubile Norbert Voyame. Ce patron romand de deux PME d’une trentaine de salariés - une entreprise d’architecture-construction et une autre de fabrication d’horloges- réalise environ 20% de son chiffre d’affaires en wir. « L’échange monétaire est presque éclipsé par la relation humaine », poursuit-il soulignant la convivialité de ce marché captif.

 

Les travaux de construction et de rénovation, de renouvellement d’équipements représentent les dépenses les plus fréquentes réalisées en wir par les patrons de PME qui utilisent aussi cette monnaie pour leurs besoins privés : construction d’une maison, achat de matériel bureautique, courses dans des supermarchés. 

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« Bio et local en restauration collective : c’est possible ! », un film pédagogique

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En Champagne-Ardenne, l’introduction de l’agriculture biologique dans le quotidien des habitants a fait un un pas en avant depuis que le bio et le local a débarqué dans les cantines. Direction Charleville-Mézières, une ville qui a introduit 15% de produits bio en restauration collective.

De la conduite de projet à l’approvisionnement en passant par la gestion des surcoûts, découvrez l’engagement de tous les acteurs de la filière dans le documentaire « Bio et local en restauration collective : c’est possible ! ».


Via Courts-Circuits.com | @CircuitsCourts on Twitter
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Les avocats s’opposent à la reconversion express des politiques - Rue89

Les avocats s’opposent à la reconversion express des politiques - Rue89 | Des 4 coins du monde | Scoop.it
En permettant aux futurs ex-ministres et aux parlementaires de devenir avocats sans aucun examen, le gouvernement a provoqué la colère de la profession.

 

Un décret paru mercredi ouvre la profession d’avocat à toutes « les personnes justifiant de huit ans au moins d’exercice de responsabilités publiques les faisant directement participer à l’élaboration de la loi », et ce, sans aucun examen pour évaluer leurs compétences juridiques ou leur déontologie.

 

Une formule trop floue, estime le Conseil national des barreaux (CNB), qui doit annoncer ce vendredi le dépôt d’un recours devant le Conseil d’Etat.

Dans un communiqué, le CNB s’étonne : « Qu’est-ce que la participation directe à l’élaboration de la loi ? Le texte vise-t-il tous les rédacteurs et rédactrices chargés de préparer les propositions ou les projets de lois et/ou, sans distinction, tous les parlementaires, quelles que soient les commissions où ils ont été appelés à siéger et quand bien même ils n’auraient que rarement assisté à des débats en Assemblée, donnant leur pouvoir à un collègue pour voter à leur place la plupart du temps ? »

C’est bien à l’ensemble des parlementaires et des ex-ministres que la réforme s’appliquera. Le gouvernement a simplement conservé une exigence déjà présente dans la loi, celle de disposer d’une maîtrise de droit ou d’un diplôme équivalent.

 

De nombreux responsables politiques, de Jean-François Copé à Dominique de Villepin, en passant par Noël Mamère sont déjà devenus avocats. Ils avaient dû, pour cela, faire valoir leurs diplômes et des responsabilités précises dans l’administration ou au gouvernement.

La réforme facilitera donc les reconversions, pour les anciens ministres ou parlementaires, et les doubles activités, pour les élus encore en place.

Le CNB ne se prononce pas sur les risques de conflit d’intérêts, et se défend de tout corporatisme : « Il n’y a dans l’attitude du Conseil national des barreaux ni parti pris de méchanceté, ni jalousie, ni frilosité, mais le seul désir que ceux qui nous font l’honneur de nous rejoindre, loin de banaliser le nom que nous portons, nous rendent au contraire fiers de les compter parmi nos nouveaux confrères. »

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Les Français souhaitent plus de local et de traçabilité

Les Français souhaitent plus de local et de traçabilité | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Les Français souhaitent mieux connaître l'origine et l'information environnementale des produits alimentaires qu'ils consomment tout en privilégiant les productions locales.

Ce sont quelques uns des enseignements tirés d'une étude présentée le 2 avril sur les modes de consommation des Français. A la question « Sur quelles familles de produits souhaiteriez-vous en priorité avoir une information environnementale ? », les sondés répondent à 76 % les produits alimentaires, loin devant les produits d'entretien et les produits d'hygiène et de beauté.


Parmi les informations que les enquêtés souhaitent prioritairement lire sur les étiquettes, 52 % répondent l'origine des matières premières (+ 4,6 points par rapport à la même étude réalisée en 2011) et le lieu de fabrication (49 % : + 9,5 points). Par ailleurs, pour les Français, un produit permettant de « consommer responsable » doit avant tout être fabriqué localement (42 %) et être respectueux de l'environnement (33 %).

Cette étude montre enfin que la santé « devient moins prégnante dans les réponses » alors que la préoccupation environnementale reste forte.


Via Courts-Circuits.com | @CircuitsCourts on Twitter
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Le dernier réacteur nucléaire japonais a fermé | Slate

Le dernier réacteur nucléaire japonais a fermé | Slate | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Ce samedi 5 mai, quand un des trois réacteurs de l'usine de Tomari à Hokkaido sera arrêté pour maintenance,  le Japon aura débranché son dernier réacteur nucléaire encore en activité. 

 

Pour la première fois depuis 1966, l’archipel ne pourra plus compter sur un apport en énergie nucléaire.

 

Comme le rappelle le Washington Post, un tiers de la fourniture énergétique du pays était produite par cette filière, avant l’accident à l’usine de Fukushima Daiichi l’an dernier. Depuis, le gouvernement souhaite remettre en activité les réacteurs mais il se heurte aux autorités locales, et la crainte des habitants de vivre à l’ombre d’une industrie qui n’a pas su rassurer et convaincre qu’il n’y avait aucun risque.

 

Même si les centrales nucléaires sont construites dans des zones rurales, elles ne sont jamais très loin d’une grande ville. Ce pays très dense, où l’espace vital est un enjeu, reste sous la menace permanente d’un nouveau tremblement de terre majeur et d’un tsunami dévastateur.

 

Dans ces conditions, rappelait Michel Albergati sur Slate.fr il y a quelques semaines, comment accepter d’ajouter volontairement une menace à celles que la nature fait, depuis toujours, peser sur le pays?

Pour ce qui est du danger nucléaire, les Japonais répondent à cette question sans même recourir à un grand débat national, ni même à des décisions politiques officielles. Ils exploitent une loi particulière qui soumet le démarrage des réacteurs nucléaires à la décision du gouverneur de la province dans laquelle ils sont construits.

 

17 des 54 réacteurs nucléaires du pays en opération avant le 11 mars 2011 ont été endommagées ou forcées à fermer après le séisme de l’an dernier et le tsunami. Résultat, le Japon a dû augmenter ses importations énergétiques pour éviter de se retrouver en panne sèche, explique la BBC.

L’arrivée de l’été, et les craintes de coupures électriques qui l’accompagne — en raison de la forte demande en climatisation, le pic de consommation de l’année pourrait dépasser de 10% la puissance disponible, pourraient conduire à la remise en marche de deux réacteurs.

 

Jusqu’à preuve du contraire, le Japon est donc en train de sortir du nucléaire sans le dire. Un exemple qui va certainement, ou qui devrait, peser sur les politiques de l’ensemble de pays utilisant cette énergie.

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Japon : plus d'énergie nucléaire à partir de samedi

Japon : plus d'énergie nucléaire à partir de samedi | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Le Japon sera sans énergie nucléaire à partir de samedi lorsque le dernier réacteur en service sera arrêté pour maintenance, une situation intenable pour les opérateurs électriques du pays qui demandent le redémarrage de leurs réacteurs pour éviter la pénurie de courant pendant l'été.

 

Depuis la tragédie de Fuskushima, un seul des 50 réacteurs du Japon est actuellement en marche - à la centrale de Tomari, dans le nord d'Hokkaïdo (extrême nord)- mais il doit être arrêté pour une

session d'entretien de routine.

Les agents de la centrale devraient actionner la barre de contrôle du réacteur 3 samedi vers 17 heures locales (10 heures en France) pour une extinction complète prévue dans la soirée, a précisé un porte-parole de l'électricien régional Hokkaido Electric Power Co. Le travail de maintenance devrait prendre un peu plus de 70 jours, au terme duquel l'opérateur espère pouvoir redémarrer le réacteur.. Mais cette hypothèse reste très incertaine. Aucun des réacteurs arrêtés pour inspection après le désastre de la centrale de Fukushima, dont quatre des six réacteurs ont été saccagés par le séisme et le tsunami du 11 mars 2011, n'a été relancé depuis.

 

Avant l'accident, le Japon disposait d'une capacité de production nucléaire couvrant de 25 à 30% de ses besoins en électricité. Une douzaine d'unités ont été stoppées sine die et toutes celles qui étaient déjà arrêtées ou ont été mises en arrêt pour entretien depuis n'ont pas pu redémarrer en raison des nouvelles conditions de sécurité imposées.

 

Les compagnies régionales d'électricité font pression sur les autorités et le public pour forcer le redémarrage de leurs réacteurs, arguant d'un risque de pénurie de courant lors des périodes de grosses chaleurs.
Le chef de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), Angel Gurria, a récemment exhorté le Japon à relancer l'exploitation des réacteurs dont la sécurité aura été confirmée, arguant des risques économiques d'une insuffisance de courant.« Vous devez avoir suffisamment d'énergie pour alimenter les ménages, les entreprises et les infrastructures, ceci est une condition à la politique de croissance économique », a-t-il dit.

Le gouvernement du Premier ministre Yoshihiko Noda affirme que deux réacteurs de la centrale d'Oi (ouest) répondent aux exigences de sécurité et peuvent être redémarrés mais l'opposition du public à l'énergie nucléaire s'est intensifiée et les autorités régionales sont réticentes.

 

Des manifestations anti-nucléaire sont programmées samedi au Japon à l'occasion du Jour des enfants avec pour mot d'ordre un avenir plus sûr pour les prochaines générations.

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Un isolant issu du recyclage des vieux vêtements

Un isolant issu du recyclage des vieux vêtements | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Un isolant issu du recyclage des vieux vêtementsBatiactuLe Relais, une émanation d'Emmaüs, a mis au point et commercialise depuis plusieurs années toute une gamme de produits d'isolation : Métisse.

Leur particularité ?

Provenir du recyclage de vieux vêtements en coton, dont des blue jeans ou des pantalons en velours. Ces isolants, qui présentent des performances intéressantes en termes de retardement de flamme ou de respect de la santé des installateurs et des occupants, ont été certifiés par le CSTB

 

Depuis quelques années, la qualité des vêtements textiles décline. Jusqu’en l’an 2000, la part de vêtements réutilisables par le mouvement des associations Emmaüs était d’environ 60 %, mais la prédominance actuelle des fibres synthétiques à bas coût a réduit cette proportion à 40 %. Après près de 3 années de recherches, Le Relais a décidé de développer une nouvelle application : une gamme de produits d’isolation en coton recyclé.

Le procédé mis au point s’est tout d’abord heurté à la présence de corps étrangers dans la matière première : boutons pression, œillets, etc. Une solution a été trouvée en installant des griffes et un dispositif d’aimantage, ainsi que par l’adaptation de la machine à effilocher afin de permettre un défibrage sans poussière. La fibre textile obtenue (85 % de fibres recyclées dont 70 % de coton) est mélangée à 15 % de fibres polyester thermofusibles, afin de lier le produit au four à 140 °C, puis elle est traitée anti-bactéries et anticryptogamique, et nappée en panneaux ou en rouleaux. « La phase de nappage sera bientôt réalisée en propre dans une deuxième unité », précise Lucie Contet, responsable de la communication du Relais.


Via éco-Tom
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L'espoir renaît pour les rhinocéros de Java

L'espoir renaît pour les rhinocéros de Java | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Le premier bilan d'un plan visant à sauver le rhinocéros de Java fait renaître l'espoir. De réels progrès ont été observés au cours des douze derniers mois dans le parc national de Ujung Kulon, grâce aux actions menées par le groupe de travail pour la conservation de l'espèce menacée de disparition (CWG, Conservation Working Group).

 

Le rhinocéros de Java échappera-t-il à la menace d'extinction qui pèse sur lui ?

Un espoir renaît à l'issue de la première année de travail du groupe de travail pour la conservation du rhinocéros de Java (CWG). Ce groupe réunit les experts du parc national de Ujung Kulon, des ONG locales, des universitaires et des entreprises du secteur privé, et a mené au cours des douze derniers mois de nombreuses actions pour tenter d'enrayer le dramatique déclin de la population de l'espèce sur l'île indonésienne.

 

Ce partenariat public-privé s'est fixé pour objectif d'accroître de 50% le nombre de rhinocéros du parc national, et ce d'ici à cinq ans. Et déjà, de réels progrès sont annoncés par le groupe. Des mesures importantes ont été mises en place pour améliorer la protection de l'habitat des rhinocéros, limiter l'empiètement des communautés locales et le braconnage. Un plan qui semble porter ses fruits. Une vidéo filmée par des caméras placées au sein de l'habitat des rhinos a en effet "révélé une communauté florissante estimés à 35 individus, dont plusieurs jeunes" annonce le CWG dans un communiqué publié sur le site Rainforest Realities.

 

Ces images "montrent que la bataille pour sauver le rhinocéros de Java de l'extinction n'est pas perdu. Il y a une petite mais prospère communauté de rhinocéros dans le parc national qui peut se développer si les conditions sont réunies" souligne le Dr Ir. Moh. Haryono, M.Si, le directeur du parc national Ujung Kulon et président du groupe de travail.

 

Pour parvenir à son objectif, le CWG croit en l'éco-tourisme, qui selon lui "pourrait fournir un cadre économique afin de permettre à la population de rhinocéros de Java de se développer à nouveau durablement". Le groupe mise en outre sur la sensibilisation des populations locales auxquelles sont enseignés des moyens de subsistance alternatifs pour éviter qu'elles cessent d'empiéter sur l'habitat des rhinocéros.

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Energies renouvelables : EDF ENR lance des ombrières solaires pour parkings

EDF ENR Solaire a annoncé, en début de semaine, le lancement de la commercialisation d'ombrières photovoltaïques. Fabriquées en France, elles sont destinées à être installées sur des parkings, où, tout en protégeant les véhicules du soleil, elles produiront de l'énergie.

 

EDF ENR, filiale d'EDF dédiée aux énergies nouvelles, a annoncé lundi la commercialisation d'ombrières solaires ouvrant selon elle la voie à "une nouvelle génération de parkings durables".

De fabrication française, ces abris photovoltaïques permettront aux professionnels de protéger les voitures de leurs clients du soleil et des intempéries tout en produisant de l'énergie verte.

 

Ces ombrières, composées d'une charpente métallique ou en bois et de panneaux photovoltaïques d'une puissance installée allant de 32 à 99 kWc (kilowatt-crête), sont en outre conçues pour accueillir des véhicules électriques.

Il est en effet "possible d'y installer des bornes de recharges" souligne EDF ENR. Un abri couvre une surface de 230m2 environ, soit douze à vingt places de parking. Il peut être accompagné d'un système de monitoring pour surveiller sa production.

 

Le coût des installations, destinées aux parkings de la grande distribution, des concessions automobiles, des collectivités, des stations de véhicules électriques, de nettoyage à sec ou encore aux abris des transports en commun, n'est pas précisé.

Mais le groupe affirme que "cet investissement éco-responsable s'autofinance grâce aux recettes annuelles issues de la production d'une énergie verte qui peut être revendue ou autoconsommée tout en réduisant ses émissions de CO2".

Selon EDF ENR, un tel projet peut être rentabilisé en dix à quatorze ans, en fonction de la région où il est réalisé.

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Alimentation : les paniers des AMAP fêtent leur 10 ème anniversaire

Alimentation : les paniers des AMAP fêtent leur 10 ème anniversaire | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Les AMAP soufflent leurs dix bougies.Encore marginal, le circuit court du producteur au consommateur semble avoir fait du chemin pour faire évoluer les habitudes des consommateurs...

Renforcer les liens entre les agriculteurs et les consommateurs, tel était le pari des Associations pour le maintien d’une agriculture paysanne (AMAP). Créées en 2001, les AMAP permettent un circuit court du producteur au consommateur. Et ce, par le biais d’un système de distribution de paniers composés de produits fermiers. Une forme de consommation responsable qui « fait des petits ».


Via Catherine Closson
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Pressings : la fin annoncée du perchloroéthylène

Pressings : la fin annoncée du perchloroéthylène | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Le perchloroéthylène, ce solvant utilisé dans les pressings vit-il ses derniers jours ? Classé comme « potentiellement cancérogène » par l’Union européenne (UE) et néfaste pour l’environnement, il est pour le moment toujours autorisé en France.

 

C’est pourquoi le ministère de l’Ecologie a mis en consultation, fin 2011, un projet d’arrêté encadrant « les installations de nettoyage à sec l’utilisant ».
« Contrairement à ce que l’on peut entendre ici et là, il ne s’agit là que d’un projet d’arrêté ministériel » nous a expliqué Patricia Blanc de la Direction générale de la Prévention des Risques (DGPR) auprès du ministère en charge de l’Ecologie.

« Avant d’être adopté, il sera soumis, cet été, à la signature du ministre de l’Ecologie ».


Ce texte prévoit :
- « L’interdiction immédiate du perchloroéthylène dans les nouvelles installations ;
- La fermeture immédiate des installations induisant une contamination des riverains supérieure à 1 250 microgrammes par mètre cube ;
- L’arrêt au 1er janvier 2014 des installations de plus de 15 ans ;
- L’arrêt des installations existantes dites non NF au 1er janvier 2018 ;
- L’arrêt au 1er janvier 2022 des installations NF qui ne respecteraient pas certaines distances de rejet par rapport aux bâtiments voisins. »

Le perchloroéthylène est le solvant le plus utilisé par les pressings pour le nettoyage à sec. Il sert également à dégraisser les pièces métalliques dans les industries automobile et métallurgique. On le trouve également dans quelques produits d’usage ménager comme des solvants pour la peinture ou pour enlever les taches.
Il est classé par l’Union européenne (UE) comme « cancérogène suspecté de catégorie 3 ». Autrement dit, ses effets sont probables, mais les preuves scientifiques sont insuffisantes. Le Centre international de Recherche sur le Cancer (CIRC) le classe quant à lui comme un cancérigène probable (catégorie 2A). « En cas d’exposition fréquente et intense, le perchloroéthylène peut se révéler toxique pour les reins et le système nerveux, et provoquer des irritations des yeux et des voies respiratoires, ainsi que des vertiges et des nausées » précise le ministère en charge de la Santé dans un communiqué.

Selon le collectifs associatif, Réseau environnement santé (RES), « lors de l’ouverture du hublot d’une machine de nettoyage à sec, les vapeurs de perchloroéthylène s’échappent. Les personnes travaillant ou habitant au-dessus d’un pressing sont exposées à ces vapeurs. Ces dernières peuvent traverser le béton et les planchers. Les alentours des pressings au perchloroéthylène sont aussi très souvent contaminés et sont dangereux pour les passants, clients et voisins des pressings au perchloroéthylène »
Pour étayer son propos, le RES rappelle le cas d’une septuagénaire décédée en 2009 et dont l’appartement était situé au dessus d’un pressing. Son autopsie avait révélé la présence du solvant dans presque tous ses organes. Le procès du gérant, pour homicide involontaire, est d’ailleurs en cours à Nice.

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Une mission guyanaise va explorer le «continent de plastique» du Pacifique

Une mission guyanaise va explorer le «continent de plastique» du Pacifique | Des 4 coins du monde | Scoop.it
PLANETE - Des tonnes de déchets flottent au beau milieu de l'océan Pacifique...

 

Guidée par des satellites high-tech, une goélette des années 1930 va prochainement partir à la découverte du «septième continent», gigantesque plaque de déchets plastiques flottant sur l'océan Pacifique, grande comme six fois la France mais largement méconnue.

«Choqué par les déchets rencontrés dans l'océan» lors de sa participation à la course en solitaire transatlantique à l'aviron Rames-Guyane, en 2009, l'explorateur guyanais Patrick Deixonne a décidé de monter cette expédition scientifique pour alerter sur la «catastrophe écologique» en cours dans le nord-est du Pacifique.

 

Cette plaque de déchets est «située dans des eaux peu concernées par la navigation marchande et le tourisme, le problème n'intéresse que les écologistes et les scientifiques. La communauté internationale ne s'en soucie guère pour l'instant», estime-t-il.

 

Les déchets s'amalgament au point de rencontre de courants marins qui s'enroulent sous l'effet de la rotation de la Terre, selon le principe de la force de Coriolis, et forment un immense vortex appelé «gyre». La force centripète aspire lentement les détritus vers le centre, une spirale qui serait l'une des plus importantes connues sur la planète: 22.200 km de circonférence et environ 3,4 millions de km2, selon le Centre national des études spatiales (Cnes) qui parraine le projet.

«On estime à plusieurs dizaines de millions de tonnes les quantités de déchets dans chacun des cinq gyres du globe», explique Georges Grépin, biologiste conseiller scientifique d'OSL. Ce sont «essentiellement des microdéchets de plastique décomposé en suspension sur 30 mètres de profondeur. Ce n'est pas un continent sur lequel on peut marcher au sens propre», précise-t-il.

 

La mission «Septième continent» appareillera le 2 mai de San Diego (Etats-Unis) à bord de L'Elan, une goélette à deux-mâts de 1938, pour un mois de navigation et un périple de 2.500 milles entre la Californie et Hawaï, où l'explorateur Charles Moore a découvert par hasard en 1997 cette incroyable nappe de débris plastiques.

Jusqu'à présent, hormis un passage de la mission Tara-Océans dans la zone pour y prélever du plancton, seules deux expéditions américaines l'ont étudiée, en 2006 et 2009. La goélette sera guidée par deux satellites de la NASA, Aqua et Terra, pour se rendre là où la concentration de déchets est la plus forte afin d'en mesurer la densité, avec des prélèvements d'eau, de planctons et de matériaux.

Ex-sapeur pompier au Centre spatial de Kourou et fin connaisseur de la forêt guyanaise, Patrick Deixonne, 47 ans, se définit comme un «explorateur d'une nouvelle génération qui doit documenter les grandes problématiques environnementales, car l'information est la clef du changement».

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Réduire notre consommation de viande, un impératif pour limiter le réchauffement climatique

Réduire notre consommation de viande, un impératif pour limiter le réchauffement climatique | Des 4 coins du monde | Scoop.it

ETUDE - De nouvelles recherches prouvent que l'alimentation du bétail joue un rôle important dans le changement du climat...

 

A chaque fois que l’on mange un steak, on contribue au réchauffement climatique. Pas à cause des gaz des vaches, accusées d’émettre du méthane, mais à cause des aliments qu’elles mangent: des céréales cultivées à grands coups de pesticides le plus souvent sur des terres déforestées. Une étude publiée par Environmental Research Letters estime que la consommation mondiale de viande devrait diminuer de 50% d’ici à 2050 pour éviter un désastre climatique.

 

Eric Davidson, qui a mené l’étude, espère que les pays développés donneront l’exemple en réduisant leur consommation de produits carnés: «C’est un défi de convaincre les habitants des pays riches de réduire la quantité et la fréquence de leur consommation de viande. Cela fait partie de notre culture.» Mais notre culture influence les pays émergents, comme la Chine et l’Inde, qui sont de plus en plus friands de viande: selon les calculs des chercheurs, à l’horizon 2050, un habitant de pays riche consommerait 89 kilos de viande par an, et un habitant de pays pauvre 37 kilos. Avec près de neuf milliards d’humains sur terre, cela deviendrait intenable.

 

Mais l’origine du problème n’est pas tant la démographie ou l’accroissement du pouvoir d’achat dans les pays émergents: c’est le mode d’élevage du bétail qui devrait également être revu. Les produits phytosanitaires, utilisés pour produire le fourrage destiné au bétail, sont de gros émetteurs de protoxyde d’azote, un puissant gaz à effet de serre qui vit jusqu’à 120 ans dans l’atmosphère. L’épandage du fumier pose également problème, puisqu’il produit des nitrates qui s’infiltrent dans les sols. Avec la hausse de la demande, les éleveurs pourraient être tentés de produire toujours plus de viande, au mépris des impacts que cela pourrait avoir sur l’environnement: «La solution n’est pas que tout le monde devienne végétarien, nuance Eric Davidson.

 

Simplement réduire les portions et manger moins souvent de la viande serait un bon début.»


Via éco-Tom
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Le Japon investit dans le solaire

Le Japon investit dans le solaire | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Pour faire face à l’arrêt des réacteurs nucléaires dans l’archipel, le Japon a décidé de construire la plus grande centrale solaire du pays. Celle-ci devrait être en mesure de fournir 70 mégawatts.

 

Mardi, un consortium d’entreprises japonaises ont fait part de leur projet de construction de la plus grande centrale solaire du pays. Celle-ci devrait permettre de faire face au cruel manque d’énergie dont souffre l’archipel depuis l’accident à Fukushima.

En effet, sur un parc de 54 réacteurs atomiques, un seul est encore actif, alors que la part de l'énergie nucléaire dans la production japonaise d'électricité se situait entre 25% et 30% du total avant le 11 mars 2011.

 

Selon les informations dévoilées, le groupe Kyocera fournira les panneaux photovoltaïques, avec l'aide de la firme d'industries lourdes IHI et de la banque Mizuho. La centrale mesurera 1,27 million de mètres carrés (l’équivalent de 27 terrains de baseball), coûtera 25 milliards de yens (235 millions d'euros) et devrait être en mesure de fournir 70 mégawatts, de quoi alimenter quelques 22 000 foyers. La construction doit démarrer en juillet.

Comme le rappelle l'AFP, le manque d’énergie dû à l’accident de Fukushima avait jusqu’ici été compensé par des économies énergétiques dans tout le pays mais maintenant, le Japon se tourne vers les énergies renouvelables, solaire en tête.

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Le diplôme de Pivot

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En février, Bernard Pivot remettait dans les cités des diplômes de langue française à des femmes soucieuses de s'intégrer. Le « premier diplôme de [leur] vie » pour beaucoup.

 

Parmi elles, Tassidit, Algérienne de 63 ans, dont notre blogueur associé Philippe Bilger a jugé bon de refaire le portrait aujourd'hui.

Elle est présente en France depuis 1971. Mère au foyer immigrée de la première génération, elle a élevé douze enfants.

Elle n'est jamais allée à l'école mais avec dix-neuf autres compagnes nées au Maghreb ou au Kosovo, elle a décidé de suivre des cours d'alphabétisation, trois matinées par semaine, au sein de l'association Quartiers sans frontières, dans une cité de la ville d'Haumont.
Elle a appris, s'est familiarisée avec la langue française et de son propre aveu, maintenant elle sait «lire les factures» et «s'est ouverte à la société».

Elle n'hésite pas à déclarer : « Les leçons de français m'ont encore rapprochée de la France. Aujourd'hui je me sens plus Française qu'Algérienne. Mais ici comme là-bas je suis toujours considérée comme une immigrée ».

Elle s'est présentée à l'examen du diplôme initial de langue française. Elle a dû répondre à des questions à l'oral et à l'écrit. Elle a été brillamment reçue.

Agée de 63 ans, elle a obtenu « le premier diplôme de sa vie » des mains de Bernard Pivot, dans la salle des fêtes de Boussières-sur-Sambre, dans le Nord. Cet inlassable défenseur de la langue française avait en effet accepté de parrainer cette cérémonie parce qu'il désirait exprimer sa reconnaissance à l'égard de ces femmes qui avaient eu le «mérite» d'en arriver là, aidées, il est vrai, par une formatrice exceptionnelle, Mélanie Bensoltane (Le Parisien).

 

Ce n'est qu'un début. Maintenant qu'elle a été gratifiée par ce premier diplôme, elle a l'ambition de poursuivre : « Notre prochain diplôme c'est le bac, enfin, si on est encore en vie ! »
Elle apporte, dans le délétère climat d'aujourd'hui, avec des camarades aussi méritantes qu'elle, de l'espoir, du courage, de l'effort, de l'humanité et du bonheur. Tous les aigres, les racistes au quotidien, ceux qui confondent les meilleurs avec les pires en un vaste amalgame destructeur en sont pour leurs frais avec ces volontés et ces personnalités que la France est fière d'accueillir et d'abriter. Parce qu'elles l'honorent.
Mais qui est cette femme enthousiaste, chaleureuse et déterminée, qui est cette Algérienne qui nous fait du bien ?

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Forages en Méditerranée : en action !

Forages en Méditerranée : en action ! | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Ce matin, des militants de Greenpeace ont suspendu une banderole indiquant Forages : touche pas à ma mer ! sur Notre-Dame de la Garde à Marseille, cette basilique symbole de la ville, protectrice des marins.


Par cette action, Greenpeace demande aux pouvoirs publics de rejeter la demande déposée par les sociétés Melrose et Noble Energy de renouveler leur permis exploratoire les autorisant à procéder à des forages profonds en mer, à 24 km au large de Marseille, pour rechercher des hydrocarbures liquides et gazeux.

 

À commencer par l’actualité récente … Total n’ayant toujours pas réussi à colmater la fuite de gaz sur sa plateforme d’Elgin, alors que celle-ci est présentée par Total comme une référence mondiale en matière de sécurité et que ce forage est situé en mer du Nord, une zone exploitée depuis longtemps.
Personne ne peut garantir l’absence d’incident grave sur une plateforme de forage …où qu’il soit … Et dans le cas du projet au large de Marseille, la zone de forage se trouve à 30 km du projet de parc national des Calanques et à proximité immédiate du sanctuaire de Pelagos, un vaste espace maritime dédié à la protection des mammifères marins.

 

En Méditerranée comme ailleurs (en Guyane et en Arctique notamment), cette ruée vers l’or noir provoque un emballement climatique irréversible et maintient nos sociétés dans leur addiction au pétrole. Les réserves mondiales s’épuisent : la sortie du pétrole est inéluctable.
Avec un prix du baril qui ne cesse d’augmenter, ce sont les citoyens qui paieront, in fine, la facture de l’incurie des gouvernements.

 

Un grand nombre d’associations, de collectifs dont Greenpeace, appellent à un rassemblement pour montrer l’opposition des citoyens , des riverains à ce projet. Tous les bateaux du littoral sont invités à se rassembler le dimanche 8 avril à 14h devant le fort de Brégançon, près d’Hyères (Var). Un rassemblement est également organisé à terre au parc de La Navale à La Seyne-sur-Mer (Var) à partir de 12h.


Mobilisons-nous pour que ce permis soit rejeté !

Plus d’informations : www.non-aux-hydrocarbures-en-mer.org

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