Des 4 coins du monde
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Dans divers pays, des gens prennent la parole, se mobilisent ; des choses bougent. Restons à l'écoute.
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Antibactérien nocif : le Triclosan bientôt retiré de nos produits d'hygiène

Antibactérien nocif : le Triclosan bientôt retiré de nos produits d'hygiène | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Composant antibactérien, le Triclosan est présent dans de nombreux produits d’hygiène de la vie courante. Le hic ?

Sa nocivité vient d'être prouvée par une étude américaine…

 

Dentifrice, savon liquide, liquide vaisselle, déodorant... La plupart des produits que l'on utilise au quotidien comportent du Triclosan. Le problème ? D’après une étude américaine publiée dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences, il semblerait que cette substance soit gravement nocive pour la santé !

 

Elle est suspectée d'endommager la fonction musculaire (y compris celle du muscle cardiaque), d'être à l'origine d'une dépression thyroïdienne ou encore d’être la cause de graves allergies...
Plutôt gênant pour un produit censé limiter les risques de maladies, concept même de l'hygiène !

 

La réaction de la société Johnson and Johnson, (détentrice des marques Neutrogena, RoC, Lubriderm…) qui utilise du Triclosan dans la composition de ses produits ne s’est pas faite attendre : elle a sagement décidé d'y renoncer.

 

Dans un communiqué le géant américain a en effet annoncé « la disparition totale » du Triclosan dans les produits pour bébés d'ici 2013. Quant aux produits pour adultes, il faudra attendre 2015.

 

A noter que, précurseur dans son domaine, la société Colgate Palmolive avait pris une longueur d'avance en supprimant dès 2011 l'élément nocif de tous ses produits, excepté du dentifrice Colgate Total...

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Interdiction des semences OGM dans l’état du Maharashtra en Inde

Interdiction des semences OGM dans l’état du Maharashtra en Inde | Des 4 coins du monde | Scoop.it

L’Etat indien de Maharashtra vient de suspendre les autorisations de culture de coton OGM.

La région revient donc, après quelques années de commercialisation, sur sa décision d’autoriser ce type de cultures.

Ces autorisations avaient été accordées à la firme Mahyco Monsanto Biotech, entreprise née de l’union entre 28 entreprises indiennes vendeuses de semences et la multinationale spécialisée dans le transgénique.

 

Alors que plus de 90% des cultivateurs indiens de coton recourent aux semences OGM, le ministère de l’agriculture du pays a reconnu en janvier 2012 un lien entre les suicides de fermiers, souvent ruinés, et l’usage de semences génétiquement modifiés, rapporte le site Environmental News Network le 12 août.

 

Alors que le gouvernement a commandé un rapport indépendant afin de déterminer les conséquences socio-économiques du recours aux OGM, le ministre de l’Agriculture du Maharashtra Radhakrishna Vikhe-Patil reconnaît : « notre système a échoué à répondre aux attentes des fermiers et ils ont souffert à cause de l’introduction d’une série de politiques et de technologies ».

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Argentine: premier procès de pesticides causant tumeurs et malformations

Argentine: premier procès de pesticides causant tumeurs et malformations | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Un premier procès pénal ouvert en Argentine pour l'utilisation de pesticides soupçonnés d'avoir provoqué des malformations et des dizaines de cas de cancer entrera mardi à Cordoba (centre) dans sa dernière phase, a-t-on appris lundi auprès de l'accusation.


"Nous sommes impatients de voir sortir un verdict favorable", a déclaré à l'AFP Sofia Gatica, 44 ans, l'un des nombreux citoyens qui ont porté plainte conjointement. "Ce procès peut faire jurisprudence en Argentine et en Amérique latine", a-t-elle assuré.


L'accusation veut prouver que le recours massif à des pesticides dans des champs de soja transgénique a provoqué, entre 2001 et 2010, une augmentation des cas de cancer atteignant 193 cas pour 6.000 habitants à Ituzaingo, dans la banlieue sud-est de Cordoba.
Le verdict interviendra "lundi ou mardi de la semaine prochaine", a précisé à l'AFP Miguel Martinez, avocat de l'accusation.


Sont poursuivis comme instigateurs deux producteurs de soja, Francisco Parra, 57 ans, et Jorge Gabrielli, 51 ans, et comme auteur matériel un pilote d'avion, Eduardo Pancell, 54 ans.
Ils risquent des peines de 3 à 10 ans de prison, selon l'avocat de l'accusation.


La contamination a été prouvée par l'Organisation panaméricaine de la Santé (OPS) dans un rapport datant de 2007, tandis qu'une commission d'enquête gouvernementale avait indiqué en 2009 que "33% des habitants du quartier (d'Ituzaingo) mourraient des suites d'une tumeur", selon Sofia Gatica.
La quatrième fille de Sofia Gatica, née avec une malformation au foie, est décédée fin 2001 à l'âge de trois mois.


"Je demande que justice soit faite", a-t-elle annoncé. "Même si je sais que personne ne me rendra ma fille, ni la santé de mon autre fille âgée de 17 ans, qui a des produits chimiques dans le sang, ni la santé de mon fils, qui a passé un certain temps sans pouvoir marcher", a-t-elle poursuivi.


Cordoba, ville de 1,3 million d'habitants, est la capitale de la province éponyme, l'une des plus riches pour la Culture du soja en Argentine, premier exportateur au monde d'huile de soja et troisième de graines de soja avec 19 millions d'hectares cultivés.

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L'effet domino de l'extinction des espèces démontré scientifiquement

L'effet domino de l'extinction des espèces démontré scientifiquement | Des 4 coins du monde | Scoop.it
BIODIVERSITE - Des chercheurs ont montré que loin d'être en compétition, les prédateurs s'entraident...

 

C’était jusqu’à présent une intuition, c’est désormais une certitude. L’extinction des espèces animales serait un grand jeu de dominos, ont démontré des scientifiques britanniques de l’université d’Exeter. Selon leurs recherches, publiées dans le journal Royal Society Biology letters, l’extinction d’un carnivore pourrait entraîner la mort de plusieurs autres prédateurs à cause des liens qu’ils peuvent avoir dans la chaîne alimentaire.

 

Pour aboutir à ces conclusions, les chercheurs ont élevé deux espèces de guêpes et les deux types de pucerons dont elles se nourrissent respectivement. Dans un premier bocal, ils ont mis une seule espèce de guêpe : elle s’est éteinte au bout de quelques semaines. Dans un second bocal, ils ont mis les deux espèces et elles ont toutes deux prospéré. Pas de compétition donc mais bien plutôt une entraide utile : lorsqu’une seule espèce de guêpe est présente, les pucerons que ces guêpes ne mangent pas se sont multipliés, menaçant la survie de l’autre espèce de pucerons dont elles se nourrissent.

Elles ont donc eu moins à manger que les guêpes qui se rendaient mutuellement service en régulant la quantité de proies de chacune.

 

Les scientifiques en ont conclu que les programmes de préservation d’une seule espèce, comme il en existe aussi bien pour les tigres que pour les baleines, avaient tout faux : ce sont des écosystèmes entiers qu’il faudrait préserver.

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Brésil: un tribunal ordonne l'arrêt des travaux du barrage géant de Belo Monte

Brésil: un tribunal ordonne l'arrêt des travaux du barrage géant de Belo Monte | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Un tribunal brésilien a ordonné mardi l'arrêt des travaux du barrage de Belo Monte, le troisième plus grand ouvrage de ce type en construction dans le monde, au coeur de l'Amazonie brésilienne, au motif que les indiens de la région n'avaient pas été préalablemnent consultés.

 

Le Tribunal régional fédéral de la première région (TRF1) a indiqué avoir "ordonné l'arrêt des travaux parce que les indigènes n'avaient pas été consultés avant le début de la construction".

"En 2005, quand le parlement brésilien a approuvé ce chantier, il a exigé une étude d'impact environnemental postérieure au lancement des travaux et non préalable comme l'ordonne la loi", a souligné le tribunal.

 

Les indiens devront être auditionnés par les parlementaires avant que les travaux ne puissent reprendre, selon une source de ce tribunal qui a précisé que cette décision était susceptible d'appel par le consortium public Norte Energia, en charge des travaux.

Le consortium, interrogé par l'AFP, a indiqué attendre la notification officielle du jugement pour y répondre sur le plan juridique.

 

Le tribunal a fixé une amende journalière de 250.000 dollars en cas de non respect de sa décision par le consortium.

"C'est une décision historique pour le pays et pour les peuples (du fleuve) Xingu. C'est une grande victoire qui montre que Belo Monte n'est pas un fait aquis. Nous sommes très heureux et satisfaits", a réagi Antonia Melo, coordinatrice du Mouvement Xingu Vivo.

En construction sur le fleuve Xingu, le barrage d'un coût de près de 13 milliards de dollars, est le plus important en cours d'édification au Brésil et le troisième du monde. Il fournira 11.233 MW, soit 11% de la capacité installée du pays.

Son édification entraînera l'inondation de 502 km2. Et même si les terres des populations indiennes locales ne sont pas inondées, leur mode de vie risque d'être affecté car elles tirent leurs subsistance de la pêche.

 

Le gouvernement prévoit des investissements de 1,2 milliard de dollars d'ici à la fin des travaux pour réduire les impacts négatifs de la construction. La première turbine devrait entrer en opération en 2015 et la dernière en 2019.

Il est normalement prévu que d'ici la fin de l'année 12.000 ouvriers travaillent jour et nuit sur le chantier, et jusqu'à 22.000 en 2013.

 

Cet ouvrage gigantesque symbolise les dilemmes de la sixième économie mondiale. Le Brésil a réduit drastiquement la déforestation de l'Amazonie et affirme avoir la source énergétique la plus propre parmi les grandes économies. Mais il s'est aussi lancé dans de gigantesques projets d'infrastructure, dont des barrages et des routes en Amazonie pour accompagner son développement.

 

Belo Monte a gagné une notoriété mondiale avec la campagne menée contre le barrage par des célébrités comme le chanteur Sting et le réalisateur à succès de Titanic et d'Avatar, James Cameron.

 

Le chef indien brésilien Raoni, 82 ans, connu dans le monde entier pour son combat en faveur de l'Amazonie et des peuples indiens, avait demandé "l'arrêt" de la construction du barrage lors de la conférence sur le développement durable de l'ONU Rio+20 en juin à Rio de Janeiro.

Quelque 150 indiens ont récemment occupé pendant trois semaines l'un des quatre chantiers du barrage pour exiger que le consortium tienne ses engagements envers leurs communautés.

Norte Energia a accepté notamment de remettre immédiatement aux indiens des véhicules de transport et de construire des écoles et des postes de santé.

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Kokopelli/ La guerre des graines a commencé

Kokopelli/ La guerre des graines a commencé | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Connaissez-vous Kokopelli ? Depuis 20 ans cette association distribue gratuitement des semences potagères anciennes ou rares pour faire vivre la biodiversité agricole. Les semences qui dérangent, on fait le point !

 

Depuis 20 ans Kokopelli distribue gratuitement des semences potagères anciennes ou rares pour faire vivre la biodiversité agricole. Tout cela grâce à un réseau militant de producteurs, d’adhérents, de parrains et marraines qui permettent de maintenir une collection planétaire unique de plus de 2200 variétés. En 2007, elle distribuait 550 variétés de tomates, 300 variétés de piments, 130 variétés de laitues, 150 variétés de courges et 50 d’aubergines ! Chaque année Kokopelli distribue gratuitement près de 200 colis de semences aux communautés rurales, associations ou ONG.

Ces semences sont produites par les adhérents de l’Association et les “parrains“ et marraines : pour l’une d’elle, Meiyna Vernet, “Produire, offrir, échanger des semences, c’est un acte de résistance qui permet de favoriser la biodiversité cultivée, de préserver notre patrimoine génétique, en cultivant des variétés anciennes, reproductibles et menacées de disparition, de retrouver notre autonomie alimentaire en récoltant nos propres graines et en cessant d’acheter des graines chaque année, d’entrer dans une dynamique d’échanges et de solidarité, de privilégier des semenciers qui travaillent réellement à la sauvegarde des variétés, et d’œuvrer à l’adaptation des variétés existantes et créer de nouvelles variétés“.

 

En 2005 Kokopelli avait été attaquée par la société Graines Baumaux pour concurrence déloyale. Le verdict est tombé. Enorme événement largement passé inaperçu : le 12 Juillet, la Cour de Justice Européenne, désavouant Kokopelli, a estimé que l'Europe avait raison d'imposer l'obligation de ne commercialiser que des semences de légumes recensées dans des catalogues officiels. La Cour a estimé que l'objectif premier des lois européennes en vigueur "consiste à améliorer la productivité des cultures de légumes ". Comme si la Justice avait à se préoccuper des rendements !

 

Pourtant l’avocat général, Juliane Kokott, n’avait pas manqué d’affirmer que les règles relatives à l’admission des semences au Catalogue Officiel, qui en recense toutes les catégories qui veulent être commercialisées, n’ont “aucun rapport avec la santé des plantes“ et qu’il “appartient aux agriculteurs de décider des variétés qu’ils cultivent“. Mais surtout il estimait : « le fait que les agriculteurs soient cantonnés à des variétés admises réduit enfin la diversité génétique dans les champs Européens ».

Car c’est l’enjeu ! Non seulement la biodiversité est en cause mais la privatisation des semences de plus en plus aux mains des grands groupes industriels du type Monsanto. Un enjeu mondial : Marie-Christine Robin auteur de l’excellent “Le monde selon Monsanto“*, décrit le calvaire des paysans indiens qui se suicident en masse depuis l’introduction des semences OGM, puisqu’ils se trouvent ruinés, obligés après chaque récolte de racheter les semences à Monsanto. Le processus était le même que celui auquel nous assistons : on leur promettait une productivité phénoménale, des rendements mirifiques. Les variétés traditionnelles ont été interdites et la place faite aux grandes compagnies semencières.

 

Vandana Shiva, féministe et adepte de Gandhi, parfois décrite comme le “José Bové en Sari“ dénonce sans relâche ce système qui en commençant par “breveter le vivant“ aboutit à privatiser tout un secteur et, dans le cas de l’Inde, à affamer des populations entières. A l’instar des brevets industriels, les entreprises réussissent à breveter un gène, c’est-à-dire une séquence de l’ADN d’une plante, qu’elles ont isolé ! Savez vous qu’aux USA, dans les années 90, on a breveté des gènes humains ! Pour les végétaux, en Inde, cela a commencé par le Seed act qui, en 2004, risquait d’aboutir, selon Vandana Shiva, à une véritable dictature semencière.

 

En France depuis plusieurs décennies, la pratique des semences de ferme permettant aux agriculteurs de replanter leurs graines n’allait déjà plus de soi : ces semences étaient protégées par un Certificat d’obtention végétale (COV) – à savoir le droit de propriété des "obtenteurs" de l’espèce. Ressemer ces graines était théoriquement interdit. Mais cet usage demeurait, dans les faits, largement toléré en France.

 

Puis vint une proposition de loi UMP qui légalise les semences de ferme …à condition de verser une “rémunération“ aux titulaires des COV c’est à dire des entreprises de semenciers. Et enfin cette dernière décision de la cour de Justice européenne qui est un nouveau pas dans la marchandisation : après l’école, le corps et le trafic d’ovocytes et la vente d’organes, c’est la marchandisation de la nature qui est en jeu.

 

On comprend que Kokopelli se sente menacé et appelle à ce qu’on les soutienne, “car il n'est pas admissible que les variétés anciennes, héritage de nos grands-parents, soient interdites de cité“.

Nous en appelons également à notre gouvernement. La gauche, sous les précédents gouvernements de droite, nous a dit pouvoir compter sur son soutien à de nombreuses reprises. Il est temps maintenant qu'elle transforme ses promesses en actes

 

 

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Les énergies renouvelables portent secours aux cliniques africaines

Les énergies renouvelables portent secours aux cliniques africaines | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Des étudiants du MIT ont élaboré un projet pour pourvoir les cliniques africaines en énergie propre.

 

Après avoir passé deux ans au Lesotho avec l’organisme Peace Corp, Matthew Orosz, un jeune étudiant du MIT (Massachusetts Institute of Technology), s’est fixé pour objectif d’aider les cliniques médicales en les pourvoyant d’une énergie durable, ce qui permettrait de remplacer les traditionnels générateurs diesel très polluants et leur donnerait un accès simple à l’eau chaude.

 

Le dispositif solaire baptisé ORC (Organic Rankine Cycle) est en fait un système doté d’un miroir parabolique pour capter plus facilement la lumière astrale. La chaleur fait ensuite chauffer un fluide contenu dans un tube situé le long de l’axe du miroir. Combiné avec l’air froid, ledit fluide génère alors de l’électricité. En parallèle, il peut aussi chauffer de l’eau.

 

 

Le développement durable investit doucement l’Afrique

L’équipe de l’étudiant, qui opère sous le nom de STG International, espère pourvoir quelques-unes des 30 000 cliniques et 60 000 écoles à travers le monde qui ne fonctionnent qu’avec une source d’électricité peu fiable et non respectueuse de l’environnement, alors même qu’elles bénéficient d’une exposition au soleil conséquente. D’ores et déjà installé au Lesotho, l’un des pays les plus pauvres du monde, le premier système pilote semble bien au point. Il faut dire que le projet a mûri pendant de longues années afin que le système soit entièrement automatisé et informatisé et surtout facilement exploitable par les collectivités locales.

 

Les énergies renouvelables n’ont visiblement pas fini de rendre service, aussi bien dans les pays les plus défavorisés que dans les plus riches. Matthew Orosz et ses coreligionnaires projettent d’installer quatre autres systèmes au Lesotho dès cette année. Qui sait s’ils ne s’implanteront pas dans d’autres pays africains dans les années ou même les mois à venir…

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Argentine: premier procès de pesticides causant tumeurs et malformations

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Un premier procès pénal ouvert en Argentine pour l'utilisation de pesticides soupçonnés d'avoir provoqué des malformations et des dizaines de cas de cancer entrera mardi à Cordoba (centre) dans sa dernière phase, a-t-on appris lundi auprès de l'accusation.

 

"Nous sommes impatients de voir sortir un verdict favorable", a déclaré à l'AFP Sofia Gatica, 44 ans, l'un des nombreux citoyens qui ont porté plainte conjointement. "Ce procès peut faire jurisprudence en Argentine et en Amérique latine", a-t-elle assuré.

 

L'accusation veut prouver que le recours massif à des pesticides dans des champs de soja transgénique a provoqué, entre 2001 et 2010, une augmentation des cas de cancer atteignant 193 cas pour 6.000 habitants à Ituzaingo, dans la banlieue sud-est de Cordoba.

Le verdict interviendra "lundi ou mardi de la semaine prochaine", a précisé à l'AFP Miguel Martinez, avocat de l'accusation.

Sont poursuivis comme instigateurs deux producteurs de soja, Francisco Parra, 57 ans, et Jorge Gabrielli, 51 ans, et comme auteur matériel un pilote d'avion, Eduardo Pancell, 54 ans.

Ils risquent des peines de 3 à 10 ans de prison, selon l'avocat de l'accusation.

 

La contamination a été prouvée par l'Organisation panaméricaine de la Santé (OPS) dans un rapport datant de 2007, tandis qu'une commission d'enquête gouvernementale avait indiqué en 2009 que "33% des habitants du quartier (d'Ituzaingo) mourraient des suites d'une tumeur", selon Sofia Gatica.

La quatrième fille de Sofia Gatica, née avec une malformation au foie, est décédée fin 2001 à l'âge de trois mois.

"Je demande que justice soit faite", a-t-elle annoncé. "Même si je sais que personne ne me rendra ma fille, ni la santé de mon autre fille âgée de 17 ans, qui a des produits chimiques dans le sang, ni la santé de mon fils, qui a passé un certain temps sans pouvoir marcher", a-t-elle poursuivi.

 

Cordoba, ville de 1,3 million d'habitants, est la capitale de la province éponyme, l'une des plus riches pour la Culture du soja en Argentine, premier exportateur au monde d'huile de soja et troisième de graines de soja avec 19 millions d'hectares cultivés.

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Le Japon peut se passer du nucléaire d'ici à 2030 selon le ministre de l'industrie

Le Japon peut se passer du nucléaire d'ici à 2030 selon le ministre de l'industrie | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Le ministre japonais de l'industrie a jugé mardi envisageable que le Japon se passe complètement d'énergie nucléaire à partir de 2030, sans que cela porte préjudice à l'économie du pays.

 

"Nous pouvons le faire", a déclaré le ministre de l'économie, du commerce et de l'industrie, Yukio Edano, lors d'une conférence de presse, en réponse à une question sur les conséquences négatives d'un éventuel arrêt total des réacteurs d'ici là.
Le gouvernement nippon planche actuellement sur la définition d'un nou<veau bouquet énergétique, près d'un an et demi après l'accident nucléaire de Fukushima qui a rendu caduc l'objectif antérieur d'élever la part du nucléaire d'un peu moins de 30 % de la production d'électricité à 53 % d'ici à 2030.

 

Les autorités étudient actuellement trois scénarios possibles d'ici à 2030 : se passer totalement de l'énergie nucléaire, baisser sa part à 15 % de l'électricité ou ne la réduire que marginalement, entre 20 et 25 % de l'électricité produite.

"Je ne pense pas que le scénario zéro soit négatif pour l'économie japonaise", a souligné M. Edano. "Au contraire, il favoriserait la croissance car il faudrait développer les énergies renouvelables et améliorer notre efficacité énergétique, ce qui soutiendrait la demande intérieure", a-t-il précisé. Des experts désignés par le gouvernement ont précédemment affirmé qu'un scénario "zéro nucléaire" réduirait de 1,2 % à 7,6 % le produit intérieur brut de la troisième puissance économique mondiale en 2030.

 

Le sentiment antinucléaire s'est développé au Japon depuis l'accident de Fukushima de mars 2011, le pire depuis celui de Tchernobyl, en Ukraine, en 1986 et qui a forcé une centaine de milliers de riverains à quitter leurs logements. Des manifestations de plusieurs milliers de personnes, un nombre significatif pour le Japon, sont organisées chaque vendredi devant le bureau du premier ministre, Yoshihiko Noda, pour lui demander de ne pas relancer les réacteurs actuellement à l'arrêt et de faire sortir le pays du nucléaire.

 

Seuls deux réacteurs sur les cinquante du Japon sont actuellement en service, les autres ayant été stoppés soit à cause d'un séisme, soit en raison des nouvelles mesures de sécurité exigées par les autorités depuis Fukushima. L'archipel a même été complètement privé d'énergie atomique aux mois de mai et juin, avant que M. Noda n'autorise le redémarrage de deux réacteurs dans le centre du pays, provoquant la colère des antinucléaires.

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La Terre absorbe encore 50% du carbone émis par l’homme

La Terre absorbe encore 50% du carbone émis par l’homme | Des 4 coins du monde | Scoop.it
La Terre, avec ses océans, ses forêts et ses autres écosystèmes, parvient encore à absorber 50% du carbone produit par les activités humaines, en particulier avec la combustion de carburants fossiles comme le pétrole ou le charbon.

 

Ce résultat provient d’une étude publiée le 2 août 2012 dans la revue Nature par des scientifiques de l’université Boulder du Colorado et de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA).

Nul doute qu’il s’agit là d’une bonne nouvelle qui démontre les formidables capacités de la Terre pour jouer un rôle d’amortisseur des variations de la composition de l’atmosphère. Ainsi, l’augmentation de l’effet de serre, principal responsable du réchauffement climatique, n’en déplaise aux sceptiques (voir commentaires d’un billet récent), reste décalée par rapport à celle de la concentration de CO2.

La mauvaise nouvelle, c’est que 50% du carbone émis… reste dans l’atmosphère. Et toute la question est de savoir pendant combien de temps la Terre va continuer à être capable d’engloutir de telles masses de carbone. Les chercheurs ne répondent pas à cette interrogation mais ils assurent que le phénomène ne peut être éternel. Tout se passe comme si la planète nous donnait un délai de grâce.

 

Le résultat publié aujourd’hui signifie que l’augmentation de la concentration de CO2 dans l’atmosphère (représentée ci-dessus) serait nettement plus forte sans la part de 50% des émissions absorbée par la Terre. Il faut remarquer que ce phénomène s’est fortement accentué. “Par rapport à 1960, la planète absorbe deux fois plus de CO2″, note Ashley Ballantyne, principal auteur de l’étude publiée dans Nature. Pour autant, et le résultat publié aujourd’hui le montre, les scientifiques ne comprennent pas exactement comment la Terre effectue ce travail d’absorption massive et variable en fonction des quantités émises. D’où l’impossibilité de créer de nouveaux puits de carbone avec une garantie sur leur efficacité. “Comme nous ne savons pas pourquoi ni où le processus se produit, nous ne pouvons pas compter dessus, commente Pieter Tans, climatologue de la NOAA.

Nous devons clarifier ce qui se passe afin de pouvoir améliorer nos projections sur les futures concentrations de CO2 et notre compréhension de la façon dont le changement climatique va évoluer dans l’avenir”.

 

Les effets de l’absorption du carbone par les océans, estimée au quart des émissions, se traduit par une acidification des eaux qui a des conséquences sur la vie marine, en particuliers sur les écosystèmes des récifs coralliens qui abritent 25% des espèces de poissons répertoriées sur la planète. “Plus les océans s’acidifient, plus il deviendra difficile pour eux d’absorber plus de carbone”, estime Pieter Tans qui précise néanmoins que le ralentissement de ce phénomène n’est pas encore perceptible. Des irrégularités apparaissent néanmoins avec une absorption qui s’est réduite dans les années 1990 avant d’augmenter entre 2000 et 2010. Cette instabilité pourrait être le signe des difficultés croissantes rencontrées par le mécanisme d’absorption. “Si nous conduisons à 150 km/h, la voiture va commencer à trembler et cliqueter en raison d’instabilités et cela signifie qu’il est temps de relâcher l’accélérateur”, explique Jim White, professeur à l’université Boulder. “C’est la même chose pour les émissions de CO2″.

 

La courbe de croissance de la concentration en CO2 sur une longue période (courbe de gauche) laisse néanmoins craindre que le moment pour les océans seront saturés en CO2 pourrait arriver assez vite. Les courbes ne laissent pas apparaître le moindre signe d’inflexion malgré la multiplication des “sommets de la Terre” au cours des dernières décennies. En 2010, 33,6 milliards de tonnes de CO2 ont été rejetées dans l’atmosphère et, en 2011, 34,8 milliards de tonnes. A ce rythme, la concentration en CO2 devrait atteindre les 400 parts par million (ppm) en 2016, contre 394 ppm aujourd’hui. Avant l’ère industrielle, cette valeur était de 280 ppm. Entre 1959 et 2010, 350 milliards de tonnes de carbone ont été relâchées dans l’atmosphère, ce qui correspond à environ 1000 milliards de tonnes de CO2. La nouvelle étude montre donc que seulement la moitié de cette quantité a été absorbée par la Terre. “Nous constatons déjà un changement climatique, note Caroline Alden, doctorante à l’université de Boulder. Si les puits naturels de carbone saturent, comme les modèles le prédisent, l’impact des émissions humaines de CO2 dans l’atmosphère doublera”.

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Les îles Tokelau les premières à passer à l'énergie 100% solaire

Les îles Tokelau les premières à passer à l'énergie 100% solaire | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Les 1.400 habitants des trois îles Tokelau, un archipel polynésien du Pacifique sous souveraineté néo-zélandaise, seront les premiers au monde à utiliser uniquement de l'énergie solaire à partir de septembre prochain.

 

"Nous avons terminé la semaine dernière l'installation des 1.584 panneaux solaires sur l'atoll de Fakaofo", il reste à ériger des batteries solaires sur les deux autres atolls, a déclaré Dean Parchomchuk, ingénieur en chef du projet réalisé par la société néozélandaise Powersmart Solar.


Financé par le ministère néozélandais des Affaires étrangères et du commerce, le projet d'installation de 4.000 panneaux solaires coûte 7,5 millions de dollars.


"Nous pourrons enfin renoncer à l'exploitation des génératrices au diesel. Les fuites de combustible créent des problèmes écologiques graves pour nos atolls. En plus, les panneaux solaires nous permettront de devenir indépendants de l'énergie importée", a déclaré le ministre de l'Energie de Tokelau, Foua Toloa.

"Nous comptons amortir les frais du projet en cinq ans, le système ne demandera pas de travaux de maintenance sérieux les 20 prochaines années", a estimé Mike Bassett, directeur de Powersmart Solar.


Les trois atolls de Tokelau - Fakaofo (2,6 km⊃2;), Nukumonu (5,4 km⊃2;) et Atafu (2,2 km⊃2;) - utilisent actuellement près de 2.000 barils de diesel pour plus d'un million de dollar par an.

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Tous ensemble pour la planète !

Tous ensemble pour la planète ! | Des 4 coins du monde | Scoop.it
DECHETS - Le 22 septembre, la France est appelée à se mobiliser pour la toute première édition du World Clean up, organisée par l'association Let's do it France.

 

Le principe: nettoyer en une journée les décharges sauvages pour se débarrasser définitivement des déchets qui polluent et défigurent nos rivières, nos montagnes, nos campagnes, nos rivages…

 

Plus de 94 pays participent à cette forte initiative. En Slovénie, par exemple, 270.000 personnes ont participé à l’évènement, soit près de 14% de la population…. Il faut savoir que chaque année, 65 tonnes de déchets sont ramassées grâce aux bénévoles. Pour atteindre son objectif de 100.000 volontaires, l’association Let’s do it France a besoin de bras pour que cette opération se transforme en un véritable éco-événement.

Un programme unique et judicieux a été développé pour mieux géolocaliser les décharges sauvages partout dans le monde et pour estimer le type et les quantités de déchets repérés.

 

Associations, professionnels, citoyens, collectivités, entreprises, écoles…votre aide est précieuse! Réalisez une carte précise et efficace qui permettra de cibler les lieux à nettoyer.

Objectif ? Lutter de manière forte contre les déchets sauvages et sensibiliser le monde, l’opinion publique, les élus et les industriels à la nécessité de modifier les comportements face aux déchets.

 

Plus d’informations sur www.letsdoitfrance.org

 

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La presse japonaise se convertit à l'antinucléaire | Slate

La presse japonaise se convertit à l'antinucléaire | Slate | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Lors de la catastrophe de Fukushima, la mainmise du lobby nucléaire sur les médias a été souvent dénoncée. Quelques titres, pourtant, ont décidé de résister.

 

L'accident nucléaire de Fukushima survenu l'année dernière a révélé une certaine censure pesant sur la presse japonaise, dénoncée à plusieurs reprises par Reporters sans frontières.

 

L'autocensure est également présente avec des médias qui pour la plupart, continuent de soutenir à bout de bras une industrie minée par une catastrophe sans précédent depuis Tchernobyl. C'est le cas notamment du Yomiuri Shinbun, principal quotidien de l'Archipel et dont l'ancien directeur, Matsutarô Shôriki, fut aussi le principal artisan du développement du nucléaire civil [1].

C'est également le cas du Asahi Shinbun, deuxième quotidien, qui tout en se se disant neutre, combat entre les lignes les opinions antinucléaires [2]. Quand au quotidien économique Nikkei Shinbun, il souligne avec vigueur la menace que ferait planer sur l'économie japonaise une sortie définitive du nucléaire.

Idem dans les médias audiovisuels, qui pour la plupart et sur tout les sujets, se contentent de relayer les communiqués rassurants du gouvernement. Ou dans la presse régionale, les deux quotidiens régionaux de Fukushima –Fukushima Minpo et Fukushima Minyu du groupe Yomiuri– refusant par exemple de mener des investigations sur les conséquences sanitaires de la catastrophe.

Il faut dire que tous les grands groupes industriels ayant des liens avec le nucléaire civil –Mitsubishi, Toshiba et Hitachi sont aussi des constructeurs de centrales– il n'est pas très recommandé de critiquer cette industrie si l'on veut garder sa principale source de revenus: la publicité.

 

Pourtant, depuis le 11 mars, des brèches sont apparus dans ce bloc de médias pro-nucléaires et trois quotidiens d'envergure nationale ont fait le choix d'informer en détails leurs lecteurs sur l'accident et ses conséquences, voire pour certains de se positionner sur le créneau porteur de l'antinucléaire, la population étant pour une sortie du nucléaire à plus de 70% selon divers sondages [3]. Il s'agit du troisième quotidien national, le Mainichi Shinbun, du quotidien tokyoïte Tokyo Shinbun, et du quotidien communiste Shinbun Akahata.

Le Mainichi Shinbun n'est pas à proprement parler antinucléaire, mais depuis le 11 mars, le journal a choisi d'informer régulièrement son lectorat, plutôt populaire, sur la situation de la centrale ou sur les conséquence sanitaires. Troisième quotidien national avec 5 millions d'exemplaires vendus chaque jour, il s'est illustré aussi par des scoops et la dénonciation de scandales liés au «village nucléaire» (genshiryoku mura原子力村) qui désigne au Japon la collusion entre les grands groupes du nucléaire, le ministère de l'Economie et de l'Industrie (Meti) et le monde politique [4].

En novembre 2011, le Mainichi avait notamment mis en lumière que les procédures de sécurité exigées par l'Agence de sûreté et sécurité nucléaire étaient rédigées entièrement par les compagnies d'électricités elles-mêmes [5]. Par ailleurs, le Mainichi s'est distingué en donnant la parole plus nettement aux antinucléaires.

Il ne s'agit pas ici d'une nouveauté. En 2009, le Mainichi couvrait déjà largement une petite réunion d'antinucléaires à Rokkasho-mura, lui consacrant une page entière dans les pages régionales d'Aomori, avec en complément des rappels historiques sur vingt ans de lutte contre l'usine de retraitement de Rokkasho [6]. Le quotidien se voulant plus proche du peuple n'a donc pas failli à sa tâche depuis l'accident du 11 mars.

 

Le cas du Tokyo Shinbun (1,5 million d'exemplaires) est encore plus emblématique de ce revirement post-Fukushima. Ce quotidien régional vendu uniquement dans la région de Tôkyô, est devenu célèbre pour s'être «spécialisé» sur le créneau antinucléaire. Non seulement les manifestations antinucléaires apparaissent ici en une du journal, mais la rédaction prend clairement fait et cause pour une sortie du nucléaire, sans toutefois tomber dans le carcan d'une écriture militante.

Lors de la sortie involontaire mais bien réelle du nucléaire réalisée le 5 mai 2012, avec l'arrêt du dernier réacteur en fonctionnement, le quotidien ne masque guère son enthousiasme en invitant le Japon à «relever le défi de l'ère du zéro nucléaire» (genpatsu zero jidai ni idomu 原発ゼロ時代に挑む). Un petit dessin –élément très rare en une– présente avec ironie cette fin du nucléaire.

Intitulé «Et puis, il n'y eut plus personne» [7], on y voit Tomari Haruko («la petite centrale Tomari») dernier membre du groupe de pop GNP 54 (parodie de AKB 48 signifiant ici les «54 centrales nucléaires») faire ses adieux en larmes à la scène. Promettant qu'elle sera «bientôt de retour avec toutes les autres membres», la foule la hue. Déçue, elle pose le micro et disparaît de la scène.

S'autorisant ce genre d'humour, Tokyo Shinbun n'en reste pas moins un quotidien qui a su attirer de nouveaux lecteurs et lectrices depuis le 11 mars, grâce à de longues enquêtes sur l'univers fermé du village nucléaire.

 

Enfin, un troisième quotidien a aussi connu une certaine révolution depuis le 11 mars, en consacrant une grande partie de ses pages à la critique du nucléaire et aux reportages sur les actions antinucléaires. Il s'agit du quotidien communiste Shinbun Akahata, un quotidien à grand tirage.

Bien que disponible quasi-exclusivement par abonnement, l’organe de presse du Parti communiste japonais (PCJ) s'écoule à plus de 240.000 exemplaires par jour –soit beaucoup plus que certains quotidiens français– et 1,3 million pour son édition du dimanche.

Alors que le PCJ est resté pendant longtemps pro-nucléaire, les journalistes eux se sont orientés rapidement vers une critique radicale de l'industrie nucléaire. Akahata est reconnu chez les antinucléaires pour avoir soulevé certains «scoops» sur l'industrie nucléaire. Le journal reste cependant très militant, offrant des titres en une qui sont proches du tract politique. L'édition du dimanche 10 juin titrait ainsi «Je dis non à la remise en marche de la centrale d'Ôi!» (ôi genpatsu watashi ha saikadô nô 大飯原発私は再稼動ノー).

 

La principale conséquence de cet engagement «antinucléaire» est une chute des recettes publicitaires. Cela ne concerne pas Akahata, financé en grande partie par le PCJ, et dans lequel les grands groupes industriels n'ont jamais diffusé de publicités. Le Mainichi Shinbun, qui a su garder un ton neutre semble également moins touché.

Mais le Tokyo Shinbun, qui par son ton volontiers antinucléaire a su s'attirer les courroux du Keidanren, le lobby patronal, a été la cible d'une véritable campagne de boycott. En effet, la plupart des grands groupes refusent désormais de diffuser des publicités dans le quotidien tokyoïte. L'exceptionnelle envolée des ventes et abonnements survenue après le 11 mars pourrait-elle combler les pertes engendrées par le black-out publicitaire?

Tokyo Shinbun s'est lancé à corps perdu depuis l'année dernière dans une course pour augmenter son lectorat. En début d'année 2012, une grande campagne de promotion fut lancée, avec la possibilité de recevoir le journal gratuitement pendant une semaine. Si Tokyo Shinbun arrive à survivre dans la tempête, c'est qu'il bénéficie d'une situation exceptionnelle.

Ce journal tokyoïte a en fait été racheté dans les années 1960 par un autre journal, régional cette fois, le Chunichi Shinbun de Nagoya, dans la préfecture d'Aichi. Celui-ci réalise un record de vente dans cette région et lui permet de soutenir le Tokyo Shinbun malgré ses déficits. Combien de temps le Tokyo Shinbun pourra-t-il survivre dans cette situation périlleuse? Difficile à pronostiquer. Mais pour l'heure, le journal tokyoïte est devenu un allié de poids pour le mouvement antinucléaire nippon et une sérieuse source d'ennuis pour le village nucléaire japonais.

 

[1] Sur les liens entre le Mastutarô Shôriki et l'industrie nucléaire, cf. Tino Bruno «La promotion du nucléaire civil dans la presse japonaise», Ebisu. Catastrophes du 11 mars, désastre de Fukushima: fractures et émergences, n°47, printemps-été 2012 (à paraître); Sur l'histoire du Yomiuri, cf. «Yomiuri Shimbun, le géant de la presse nippone». Retourner à l'article

[2] Lorsque le Premier ministre Kan Naoto décida d'appeler à une sortie du nucléaire, peu avant d'être démissionné en août 2011, Asahi Shinbun s'empressa de donner la parole à des parlementaires du même parti trouvant cette option impossible, voire ridicule. Le Asahi Shinbun a cependant adopté depuis quelques mois une attitude beaucoup plus critique sur le nucléaire. Retourner à l'article

[3] Dès août 2011, le Asahi Shinbun publiait un premier sondage où 76% des répondants se déclaraient contre le nucléaire. En mars 2012, Tokyo Shinbun publie un autre sondage où 78% des répondants se déclarent en faveur d'une sortie du nucléaire. Cf. Mathieu Gaulène, «Le mouvement antinucléaire japonais depuis Fukushima», Dossier du Ceri, Juin 2012

[4] Pour une description du lobby nucléaire japonais, cf. Mathieu Gaulène, «Convertir les “allergiques à l’atome”. La promotion du nucléaire au Japon», Ebisu. Catastrophes du 11 mars, désastre de Fukushima: fractures et émergences, n°47, printemps-été 2012 (à paraître) ; Voir aussi «Fukushima: voici venu le temps de l'imposture scientifique». Retourner à l'article

[5] Le Japon à l'envers, «L'agence de sûreté nucléaire japonaise fait du copier-coller», 5 novembre 2011. Retourner à l'article

[6] Pour une explication de la lutte contre l'usine de retraitement de Rokkasho-mura, cf. «Rokkasho-mura, la presqu'île au nucléaire japonaise». Retourner à l'article

[7] Il s'agit d'un clin d'oeil au roman d'Agatha Christie, Les Dix petits nègres, parfois titré en anglais «And then there were none». Retourner à l'article

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Restaurant durable : Campus Responsables lance le 1er label de développement durable pour la restauration collective - [CDURABLE.info l'essentiel du développement durable]

Restaurant durable : Campus Responsables lance le 1er label de développement durable pour la restauration collective - [CDURABLE.info l'essentiel du développement durable] | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Campus Responsables, le réseau français des universités et grandes écoles engagées sur le développement durable, vient de lancer le label Restaurant durable©, à l’attention dans un premier temps des acteurs de la restauration collective travaillant en gestion concédée dans les établissements d’enseignement supérieur (30% des établissements environ).

 

L’objectif : les inciter à adopter une démarche responsable en prenant en compte tous les enjeux du développement durable dans la gestion de leurs activités – des conditions de travail des équipes jusqu’aux questions de santé et nutrition, en passant par les équipements (cuisine, entretien) et naturellement l’impact social ou environnemental des ingrédients qui composent les menus (viande, poisson, produits de saison, produits locaux, etc.). Rappelons que l’alimentation est aujourd’hui la première source d’impact environnemental dans la vie d’un individu, avec 1/3 des émissions mondiales de gaz à effet de serre, 75% des consommations d’eau, etc.

 

Historique du projet

L’originalité de l’approche, initiée en 2011 par Campus Responsables et sa fondatrice Elisabeth Laville (par ailleurs à l’origine du cabinet Utopies), a été de fonder l’élaboration du référentiel et du label sur un travail réalisé avec des représentants des parties prenantes de la restauration collective dans l’enseignement supérieur français : établissements d’enseignement, producteurs, sociétés de restauration collective, distributeurs spécialisés, nutritionnistes, associations environnementales, etc. Concrètement, un groupe de travail a été formé, qui a travaillé en commun pendant plus d’un an sur l’élaboration de ce label.

 

Fonctionnement

Le label peut être mis en œuvre par les établissements d’enseignement supérieur et leurs prestataires, soit au moment du renouvellement de leur appel d’offre, soit en cours de marché. Différents outils d’accompagnement seront testés en 2012 et 2013 par sept établissements d’enseignement supérieur « pilotes », membres de Campus responsables : ‐ Le référentiel composé d’environ 70 critères de qualité, précisant les niveaux à atteindre sur chacun des critères et les modes de preuve à apporter ; ‐ Un outil de calcul de points qui permet aux restaurants et à leurs prestataires de s’auto‐évaluer dans un premier temps pour définir les actions d’amélioration à mener. Dans un second temps, cet outil permettra également à l’organisme externe de contrôle de décerner le label lors de la procédure de vérification ; ‐ Un guide de mise en œuvre qui aide à comprendre le fonctionnement du référentiel, à en transcrire les exigences dans les appels d’offres et marchés publics, à identifier les étapes à suivre pour mettre en place un Restaurant durable©.  Le référentiel Restaurant durable© est fondé sur une série de critères et sur un barème de points attribués en fonction des critères auxquels le restaurant candidat se conforme. Le restaurant engagé dans la démarche Restaurant durable© devra atteindre un niveau minimum de points chaque année, sans quoi il ne pourra prétendre obtenir (ou conserver) la labellisation. Le campus peut choisir les critères qu’il souhaite privilégier pour l’obtention de ces points. Si le seuil des 500 points est dépassé, le restaurant pourra prétendre à l’obtention d’une mention Bronze, Argent ou Or. A compter de 2013, au‐delà de la phase pilote, un organisme indépendant de contrôle prendra en charge l’audit des sites et validera l’obtention du label.

 

Un exemple de critère

Laits et produits laitiers : Un minimum de 20 % du lait et des produits laitiers (yaourts, desserts à base de lait, fromages frais et fromages...) doit être issu d’un mode de production agricole conforme au règlement sur l’agriculture biologique européen ou équivalent.

Plusieurs niveaux de conformité sont possibles :
Conforme => gain de 30 points
Non conforme mais avec 10% de produits respectant le critère => gain de 20 points
Non conforme mais avec 5% de produits respectant le critère => gain de 15 points
Non conforme => 0 points

Certains critères ne proposent pas plusieurs niveaux gradués. Dans ce cas, le restaurant est conforme ou non au critère, comme par exemple sur la mise en place d’un système de tri des déchets ou encore sur le déploiement d’actions de sensibilisation des étudiants convives.

 

 

Les campus pilotes sur ce projet :

-Euromed mangement

- Ecole des Mines de Nantes

- Institut polytechnique La Salle de Beauvais

- Esc Clermont FerranD

- RMS ) Reims

- Université de Nantes

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Prêt à tout plaquer, un maraîcher bio reçoit 8 000 euros des internautes

Thomas Boonen testait depuis trois ans ses compétences de maraîcher bio au Germoir, pépinière d'activités agricoles bio et rurales à Ambricourt dans le Pas-de-Calais. Décidé à s´installer pour de bon, mais sans le sou, il a fait appel à la générosité des internautes pour s´équiper en matériel.

 

Et ca a marché. Sur Kisskissbankbank.com, une plateforme de financement de projets, il a récolté 8000 euros (8064 euros très exactement), soit plus que la somme visée au départ ! Les dons des « Kissbankers », plus de 140 au total, se sont échelonnés entre 10 et 980 euros.

 

Avec cet argent, Thomas va s´acheter un cultirateau, qu´il décrit comme « LA » machine indispensable pour poursuivre son travail. Comme son nom l´indique, il s´agit d´un engin polyvalent, doté à l´avant d´une fraise pour ameublir le sol, à l´arrière d´un rateau qui forme « la planche », le lit des futures semences. « L'outil réduit les coûts de production et allège le travail du maraîcher – et comme il manque toujours du temps pour tout faire, ce n'est pas un luxe », explique Thomas.

 

Sur ses deux hectares de terre, il souhaite cultiver une grande variété de légumes dont des variétés rares ou oubliées (topinambours, panais, potimarrons...). Il vendra sa production directement aux voisins du Pays des 7 Vallées, au Lillois qui pourront commander par Newsletter, ainsi qu´au membres parisiens de la Ruche qui dit oui !, du Comptoir général (10e), de l'Age d'Or (13e) et de la Bellevilloise (20e).

 

Sur la page des commentaires de KissKissBankBank, on peut notamment lire : « En plus d'être délicieux, les légumes auront maintenant un bon p'tit gout de solidarité ! » 

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Tokyo, une ville où on ne plaisante pas avec le tri sélectif

Tokyo, une ville où on ne plaisante pas avec le tri sélectif | Des 4 coins du monde | Scoop.it
A Tokyo au Japon, le tri sélectif est total : tout est trié du début à la fin. Cette corvée est toutefois utile et l’environnement et la propreté s’en ressentent.

 

Tokyo est une des capitales les plus peuplée du monde. En 2000, la ville produisait ainsi 5,5 millions de tonnes d'ordures ménagères par an. A cette époque, 930.000 d’entre elles étaient recyclées, soit 17% seulement. Mais la ville a depuis largement repris les choses en main. En effet, en 2010, Tokyo ne produisait déjà plus qu'environ 4,34 millions de tonnes, dont 1,11 million étaient recyclées, soit 25,6%. Parallèlement, à la même période, Paris recyclait 6% de ses ordures ménagères et New-York 15%. Seule Londres faisait pratiquement jeu égal avec 25%.

 

"Au cœur de notre action, il y a ce qu'on appelle les trois "R": réduire, réutiliser, recycler. Pour réduire la quantité de déchets, il faut donc trier soigneusement ce qui peut être recyclé ou réutilisé du reste", explique Toru Kaneko, le "Monsieur Recyclage" de la municipalité de Tokyo cité par l'AFP. Une idée séduisante qui demande toutefois une certaine dévotion. Concrètement, tout trier est un véritable casse-tête chinois.

Un blogueur étranger témoigne : "Pour ce qui est du ramassage des ordures, c'est une catastrophe et très honnêtement je n'y comprends rien, les Japonais trient tellement que je ne sais jamais ce qu'il faut sortir et quel jour". Heureusement, il existe le guide du "parfait petit jeteur d'ordure". Ce livret explique par le menu et avec force détails où jeter, comment jeter et quel jour jeter.

 Pour commencer, il faut méticuleusement séparer les déchets combustibles des non-combustibles. Les combustibles (par exemple les papiers et les déchets organiques, essentiellement alimentaires) sont à jeter le jour hebdomadaire de collecte. Mieux vaut donc ne pas le rater en été ! Si on se réfère au fameux petit guide, l’huile de cuisson doit être absorbée dans du papier ou des chiffons, ou "solidifiée avec un agent coagulant". Les non-combustibles (cuir, verre cassé, céramique, flacons spray, plastiques alimentaires et plastiques chimiques tels que les flacons de produit vaisselle ou détergents, par exemple) sont eux carrément sous-triés. En effet, tous les plastiques ne sont pas regroupés !

 

Attentions aux remontrances si on se trompe

Viennent ensuite les déchets recyclables tels que les objets métalliques (boîtes de conserve, canettes, bouchons), les cartons d'emballage (qu'il faut plier et ficeler), les journaux (eux aussi à ficeler), les prospectus de publicité (dont on retrouve plein les boîtes aux lettres), les bouteilles en verre (qu'il faut rincer, sans oublier de retirer les étiquettes)...

Surtout, l’erreur n’est pas permise. Si vous vient la mauvaise idée de mettre un flacon plastique dans un sac inapproprié attendez- vous à ce que votre sac ne soit pas ramassé (les sacs sont transparents). Vous aurez peut-être même droit à un avis rouge apposé par l'éboueur-contrôleur (de quoi être sûr de vous faire remarquer par vos voisins). Dans les "cas graves" vous pouvez même recevoir la visite d'un agent municipal !

 

Depuis tout petit maintenant, les Japonais sont sensibilisés à ce tri sélectif. "On organise par exemple des visites d'écoliers dans les centres de traitement des ordures pour sensibiliser les enfants", explique Toru Kaneko. Les Tokyoïtes peuvent même télécharger la vidéo d'une chanson qui vante le tri sélectif intitulée "mottaïnaï", littéralement : ne pas gaspiller. La municipalité compte aussi sur le sens civique des habitants, et sur la pression sociale qui s’exerce sur les quelques récalcitrants, les "non-sélectifs" qui font de la résistance.

 

Aussi, le résultat est probant. Malgré sa taille, Tokyo est une ville incroyablement propre... à tel point qu’on se croirait en Suisse. Reste à protéger les sacs poubelles des dizaines de milliers de corbeaux qui passent leur temps à éventrer les sacs sur les trottoirs pour festoyer.

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Bientôt une éco-étiquette sur les vêtements?

Bientôt une éco-étiquette sur les vêtements? | Des 4 coins du monde | Scoop.it
CONSO - De plus en plus de marques de vêtements affichent des arguments écolos pour séduire les clients...

 

Collections «éthiques» et tee-shirts en coton bio fleurissent dans les magasins de vêtements. Mais bien souvent, ces étiquettes semblent suspectes à côté des «made in China» et des «-50%».

Pour assurer le consommateur sur le mode de fabrication des vêtements, le créateur de la marque Rapanui souhaite développer une échelle identique à celle que l’on peut trouver sur l’électroménager.

 

Remplacer l’écolabel européen

Dans une tribune publiée par The Ecologist, Rob Drake-Knight milite pour la création d’une échelle et l’attribution d’une note par un organisme indépendant des marques.

Combinant des critères environnementaux et sociaux, l’écolabel permettrait de visualiser rapidement le caractère éthique et écolo d’un vêtement. L’écolabel européen, qui garantit le respect de normes environnementales notamment en termes de pollution de l’eau et de l’air lors de la production, est encore peu connu du grand public.

 

La marque Rapanui a donc proposé à la Commission européenne de remplacer la petite fleur souvent absconse par l’échelle qui comprendrait à la fois des critères sociaux, environnementaux et qualitatifs.

Conditions de travail, niveaux de salaire des ouvriers, présence de syndicats ou durée du travail seraient aussi importants que les émissions de carbone ou la consommation d’eau générée par la fabrication du produit. Le choix des matières, la longévité du produit ou encore sa possibilité d’être recyclé entrerait également en ligne de compte.

 

Reste à savoir si les fashionistas seront plus sensibles à ces arguments qu’au dernier modèle de jupe à la mode.

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Tokyo: de l'art de bien trier ses ordures

Tokyo: de l'art de bien trier ses ordures | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Si vous pensez que le tri sélectif des ordures ménagères est une véritable corvée, une semaine à Tokyo vous fera comprendre votre bonheur: ici il faut tout trier, absolument tout. Mais finalement ça paye du point de vue de l'environnement.

 

Jugez-en: en 2000 la capitale, l'une des plus peuplées du monde, produisait 5,5 millions de tonnes d'ordures ménagères par an, dont seulement 930.000 étaient recyclées, soit 17%.

 

Dix ans plus tard (2010) Tokyo n'en générait plus qu'environ 4,34 millions de tonnes, dont 1,11 million étaient recyclées, soit 25,6%!.

L'homme qui donne ces chiffres à l'AFP est Toru Kaneko, le "Monsieur Recyclage" de la municipalité de Tokyo.

 

A titre de comparaison, en 2010 Paris recyclait 6% de ses ordures ménagères (verre excepté), New-York 15%, seul Londres faisait pratiquement jeu égal avec 25%.

 

"Au coeur de notre action, explique Toru Kaneko, il y a ce qu'on appelle les trois "R": réduire, réutiliser, recycler. Pour réduire la quantité de déchets, il faut donc trier soigneusement ce qui peut être recyclé ou réutilisé du reste".

Dit comme cela, c'est séduisant. Dans la pratique c'est un calvaire pour les étrangers, une contrainte pour les Japonais.

 

Un blogueur "gaijin" (étranger) témoigne: "Pour ce qui du ramassage des ordures, c'est une catastrophe et très honnêtement je n'y comprends rien, les japonais trient tellement que je ne sais jamais ce qu'il faut sortir et quel jour".

Il s'y fera après avoir digéré le guide du "parfait petit jeteur d'ordure" qui, avec un luxe de détails vous dit où jeter, comment jeter, quel jour jeter.

 

Plusieurs fois par semaine, le cérémonial se répète dans tous les foyers: il faut d'abord et avant tout méticuleusement séparer les déchets combustibles des non-combustibles.

 

Côté combustible, il y par exemple les papiers et les déchets organiques, essentiellement alimentaires. Pour ces derniers, mieux vaut ne pas rater LE jour hebdomadaire de collecte, surtout en été.

"Raffinement" supplémentaire: pour se débarrasser de l'huile de cuisson, il faut, dixit le manuel, soit l'absorber dans du papier ou des chiffons, soit la "solidifier avec un agent coagulant". De quoi vous dégoûter pour toujours des frites ou des "tempura" maison (beignets).

 

Côté non-combustible: cuir, verre cassé, céramique, flacons spray, plastiques alimentaires, plastiques chimiques (flacons de produit vaisselle ou détergents par exemple), etc. Le tout dans des sacs séparés. Eh oui! les plastiques ne vont pas tous au même cimetière.

Puis les recyclables: objets métalliques (boîtes de conserve, canettes, bouchons), cartons d'emballage (qu'il faut plier et ficeler), journaux (qu'il faut aussi ficeler) et prospectus de publicité (qui étouffent les boîtes aux lettres), bouteilles en verre (qu'il faut rincer, il est également recommandé d'enlever les étiquettes)...

Tout cela est emporté par une armada de petits camions-benne bleus scandaleusement propres.

 

Mais attention aux erreurs d'aiguillage: par exemple une bouteille plastique dans un sac inapproprié. Cela peut vous valoir diverses contrariétés :

1) votre sac ne sera pas ramassé,

2) l'éboueur-contrôleur y aura apposé un infamant avis en rouge,

3) vous pouvez essuyer un regard oblique de vos voisins de quartier,

4) dans les "cas graves" vous pouvez recevoir la visite d'un agent municipal...

Et comme les sacs à ordures sont transparents, le "malfaisant" est facilement repéré, surtout s'il est étranger, grâce à un journal en français par exemple.

 

Les habitants de Tokyo, poursuit M. Kaneko, ont commencé à prendre conscience de la gravité du problème dans les années 70, l'époque dite de "haute croissance" durant laquelle le Japon s'envolait économiquement, produisait et consommait à tout va, avec donc toujours plus d'ordures à la clé.

 

"Il y a eu dans le passé des +guerres des ordures+ entre quartiers, le habitants de l'un ne voulant pas recevoir et traiter celles des autres. Mais c'est fini. L'éducation aide beaucoup. On organise par exemple des visites d'écoliers dans les centres de traitement des ordures pour sensibiliser les enfants", explique Toru Kaneko.

Côté pédagogique, les tokyoïtes peuvent même télécharger la vidéo d'une chanson rythmée (http://youtu.be/M10Dxm-27bc) qui vante le tri sélectif intitulée "mottaïnaï", littéralement: ne pas gaspiller.

La municipalité compte aussi sur le sens civique des habitants, et la pression sociale sur les récalcitrants, les "non-sélectifs" en quelque sorte.

 

En tout cas, le résultat est là: malgré sa taille, Tokyo est une ville outrageusement propre... quand les corbeaux ne s'en mêlent pas.

Il y en a des dizaines de milliers, qui passent leur temps à éventrer les sacs sur les trottoirs pour festoyer. Seule parade: de grands et solides filets bleus qui recouvrent les tas.

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Les murs végétaux, un outil important contre la pollution urbaine

Les murs végétaux, un outil important contre la pollution urbaine | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Une étude britannique montre que les plantes en ville sont un dépolluant de premier ordre, en particulier les murs verts dans les rues cernées de hauts immeubles.

 

Que les plantes nettoient notre air n’est pas une surprise, mais à quel point elles peuvent avoir un impact positif sur la pollution urbaine est maintenant plus clair.

 

Une nouvelle recherche, qui a été publiée le mois dernier dans le journal Environmental Science and Technology, montre que les murs verts et autres infrastructures végétales (aussi simples que des arbres et des buissons et aussi complexes que des murs végétaux) pourraient réduire la pollution dans les environnements citadins, et cela jusqu’à 30%.

 

Selon les chercheurs, l’infrastructure verte – particulièrement les murs verts d’herbe, de plantes grimpantes et autres végétaux – est plus de 10 fois plus efficace pour réduire la pollution qu’on ne le pensait jusqu’alors.

 

Les « canyons urbains », où les rues sont entourées de hauts bâtiments faits de béton et de verre, étaient la cible de cette étude. C’est dans ces zones urbaines que les gens sont exposés aux plus hauts niveaux de pollution. Quand les chercheurs ont utilisé des modèles informatiques pour montrer l’impact des végétaux sur ces rues canyons comparé à des plantes dans des parcs ou sur les toits, les murs verts ont été les plus efficaces à enlever la pollution.

 

Les arbres dans les rues, d’un autre côté, étaient moins efficaces dans les rues canyons parce qu’ils piégeaient la pollution au niveau du sol, mais ils étaient efficaces dans des rues moins polluées. Les chercheurs suggèrent aussi des « panneaux verts » comme moyen d’augmenter la quantité de plantes dans les rues canyons.

 

« Jusqu’à présent, chaque initiative pour réduire la pollution a été une approche de haut en bas, en mettant les vieilles voitures à la ferraille, en ajoutant des pots catalytiques aux voitures, et en instaurant des péages urbains – certaines de ces mesures n’ont pas eu l’effet désiré », a déclaré Rob MacKenzie, professeur de l’université de Birmingham et coauteur de l’étude, dans un communiqué.

« L’avantage des murs verts est qu’ils nettoient l’air qui arrive et qui reste dans la rue canyon – en planter plus, de façon stratégique, pourrait être une méthode relativement simple de maîtriser nos problèmes locaux de pollution. »

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Un "die-in" sous la Tour Eiffel contre les armes nucléaires

Une cinquantaine de personnes ont participé mercredi 8 août à un "die-in" sous la Tour Eiffel organisé par plusieurs associations antinucléaires pour réclamer l'abolition des armes nucléaires.


Via L'Info Autrement
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Greens Japan ou l'entrée en scène du premier parti écolo nippon

Greens Japan ou l'entrée en scène du premier parti écolo nippon | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Signe que le mouvement anti-nucléaire prend racine au Japon, le 28 juillet est né le parti politique Greens Japan. Dans un pays où l’échiquier politique est traditionnellement bipartite, ce nouveau-né écologiste espère trouver sa place.

 

C’est un mini-coup de poker politique réussi dans un pays essentiellement dominé par le Parti libéral démocrate (au pouvoir quasiment sans interruption de 1955 à 2009) et le parti démocrate (PDJ). Samedi 28 juillet, le parti écologiste Greens Japan a vu le jour au pays du soleil levant.

Une première d'autant plus étonnante que depuis les catastrophes nucléaires qui ont secoué le Japon à travers son histoire – d’Hiroshima (août 1945) à Fukushima (mars 2011) - aucun parti politique vert n’avait réussi, avant lui, à se faire une place sur l’échiquier politique.

Pour Jean-François Sabouret, chercheur et spécialiste du Japon au CNRS, l'atterrissage politique réussi de Greens Japan est dû à deux facteurs : la prise de conscience collective sur les risques du nucléaire civil depuis la catastrophe de Fukushima, d'une part, et le rôle joué par les réseaux sociaux qui a permis au petit parti de se faire connaître rapidement, d'autre part.

 

"Après Hiroshima, la priorité était la reprise économique, après Fukushima, tout a changé"

"Dans les années 1990, d'autres avaient en effet essayé de créer un parti vert. Les différentes tentatives ont été des échecs. Les préoccupations de la population, à cette époque, n'étaient pas centrées sur l'environnement. Fukushima n’avait pas encore brutalement marqué les esprits et Twitter et Facebook n’existaient pas. Il était donc impossible de se faire connaître et de rassembler en un temps record les citoyens anti-nucléaire autour d’un projet commun", explique l’expert.

À Tokyo, il est vrai, la rue porte aujourd'hui les stigmates d'un changement "green". L’ampleur des manifestations anti-nucléaire depuis la décision du gouvernement, début juillet, de redémarrer un réacteur nucléaire à l’arrêt dans le Kansai a fait des émules. Les rassemblements, quasi quotidiens, réunissent à chaque fois des dizaines de milliers de contestataires.

 

Claude Meyer, professeur à Sciences-Po, spécialiste de l’Asie et auteur de "Chine ou Japon, quel leader pour l’Asie ?" partage l'analyse de son confrère du CNRS. Il tient toutefois à étayer son propos. Selon le chercheur, il est en effet important de justifier la naissance de ce parti en tenant compte aussi de l’évolution des mentalités japonaises depuis 1945. "Après la Seconde guerre mondiale et les bombardements de Hiroshima et Nagasaki, la préoccupation des Japonais était la reconstruction du pays. Beaucoup se sont demandés pourquoi les Japonais ne sont pas devenus naturellement pro-environnement. Mais à cette époque, la reprise économique et la reconstruction du pays étaient obsessionnelles, la lutte anti-nucléaire complètement secondaire. Aujourd’hui tout est différent. Fukushima résonne comme un danger technologique et la population est déçue par la gestion de la catastrophe ", avance-t-il.

 

Un parti encore fragile et peu structuré

Reste à savoir si ce nouveau-né politique résistera au temps. Pour le moment, le parti tâtonne et n’a pas encore mis au point de véritable structure ni un programme politique clair. "Tout ce que je peux dire, c’est que ce parti vert regroupent des jeunes personnes, activistes ou élus locaux, beaucoup de femmes et qu’il tire son idéologie de la ‘Révolution des hortensias’ [mouvement de contestation de la jeunesse japonaise, né après le drame de Fukushima]", précise Jean-François Sabouret, "il place l’abolition du nucléaire comme priorité numéro un, mais on sait peu de choses de sa hiérarchie et de ses projets économiques ou sociaux."

Des lacunes que les écologistes devront s’atteler à combler rapidement avant qu’elles ne deviennent de lourds inconvénients. "Greens Japan ne compte en son sein ni de transfuges politiques, ni de ‘professionnels de la politique’", explique Jean-François Sabouret. "Son mode de fonctionnement est celui d’un mouvement associatif, sans poids et sans charisme pour contrer les deux géants politiques japonais", ajoute Claude Meyer qui insiste sur l’urgence à se structurer solidement.

 

"La politique, une affaire de gros sous"

Et Greens Japan n’est pas au bout de ses peines : car outre la consolidation de la carte politique et l'amélioration de sa vitrine marketing, le parti doit aussi réfléchir à son financement. Au Japon, insiste Jean-François Sabouret, "la politique n’est qu’une affaire de gros sous". Et les fonds risquent de manquer au jeune parti. "Des entreprises comme Tepco [compagnie d’électricité, gérant de la centrale de Fukushima] ont souvent arrosé les partis politiques de droite comme de gauche. Le clientélisme tourne à plein régime. Or, les sociétés du pays sont majoritairement pro-nucléaires, trouver des appuis ne sera pas simple", explique-t-il.

 

En attendant de trouver une solution à la problématique pécuniaire, le chercheur suggère à Greens Japan de jouer la carte de l’engagement international. "Les Verts doivent s’associer à d’autres partis écologistes dans le monde. Ils doivent se donner du poids, se faire connaître et, pour cela, sortir de l’archipel", argumente-t-il. Un conseil que les Verts semblent vouloir appliquer.

 

Greens Japan envisage de s’associer aux partis écologistes européens et à l’ONG internationale Greenpeace. Cette vitrine internationale sera-t-elle suffisante pour convaincre les Japonais du bien-fondé de son existence politique ?

Réponse dans les urnes, à l’été 2013, lors des prochaines législatives.

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"Combattre Monsanto : résistance populaire au pouvoir de l'industrie agroalimentaire"

"Combattre Monsanto : résistance populaire au pouvoir de l'industrie agroalimentaire" | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Dans ce rapport, Via Campesina, les Amis de la terre et Combat Monsanto dressent un état des lieux des luttes populaires contre l’agroindustrie dont Monsanto est un des principaux représentants. Malgré les nombreuses controverses dont Monsanto fait l’objet et les défis mondiaux auxquels nous sommes confrontés (le problème alimentaire mondial, la perte de la biodiversité et l’épuisement des ressources naturelles), cette multinationale continue à prospérer. Mais sur tous les continents la lutte s’organise…

 

Monsanto : une multinationale prospère

Cette multinationale au chiffre d’affaires de 12 milliards de dollars est le principal fournisseur de semences GM (génétiquement modifiées). Elle exerce un quasi monopole sur ce marché car elle a racheté dans les années 90 les principaux semenciers. Monsanto contrôle 27 % du marché des semences commerciales et 90 % du marché des semences de soja. Le contrôle de Monsanto sur les variétés de semences a été renforcé par l'utilisation du droit des brevets.

Celui-ci oblige généralement les agriculteurs achetant ses semences brevetées à signer des contrats leur interdisant de conserver les graines et de les replanter. Ceux qui ne respectent pas cette clause peuvent faire l'objet de poursuites. Voir l'article "Victoire des paysans brésiliens sur le géant Monsanto"

 

 

Des résistances populaires sur tous les continents

- L’Europe résiste assez bien à la production alimentaire OGM. Les deux seules cultures GM autorisées dans l'Union européenne sont le maïs MON810 de Monsanto, résistant aux insectes et la pomme de terre BASF Amflora. Cependant, des interdictions sont désormais en place pour le maïs MON810 en France, en Allemagne, en Grèce, en Hongrie, au Luxembourg et en Bulgarie. De plus, entre 2008 et 2010, la surface totale de terres agricoles dédiées aux OGM dans l'UE a diminué de 23 % et un mouvement européen pour la souveraineté alimentaire s’est organisé. Mais Monsanto contre-attaque : elle fait du lobbying agressif auprès de l’Union européenne afin que les Etats lèvent leur moratoire anti OGM.


- Les activités de Monsanto en Inde sont très développées. Monsanto a la mainmise sur la production du coton et beaucoup d’agriculteurs endettés par l’achat des OGM se suicident par ingestion des pesticides toxiques (plus de 250 000 suicides en 16 ans selon le rapport). C’est ainsi qu’un fort mouvement d’opposition « L’Inde dit non à Monsanto » s’est constitué. Un moratoire sur la culture de l’aubergine Bt a également été décrété et Monsanto a été accusé de biopiraterie par les autorités indiennes sur la biodiversité.


- L’Amérique Latine est un marché très lucratif pour Monsanto, particulièrement l’Argentine et le Brésil, 2ème producteur de cultures transgéniques au monde (soja, mais, coton). Au Brésil, Le mouvement des travailleurs sans terres (MST) s’organise et lutte pour une réforme agraire, des pratiques plus écologiques et contre l’utilisation excessive des pesticides qui vont de pair avec les cultures OGM. En Haïti, des mobilisations de masse ont rejeté les dons de ‘semences hybrides‘ après le tremblement de terre de 2010, en raison des menaces que cette ‘aide‘ faisait peser sur les petits paysans. Au Pérou en novembre 2011, le congrès a approuvé un moratoire de 10 ans sur les cultures et les importations d'OGM afin de protéger la biodiversité, l'agriculture domestique et la santé publique.


- En Afrique, la présence d’OGM se cantonne essentiellement à l’Afrique du sud mais le Burkina Faso et l’Egypte ont commercialisé des cultures transgéniques et d’autres pays ont adopté une législation favorable aux OGM. En 2011, l’alliance pour la souveraineté alimentaire en Afrique (AFSA) a été crée et rassemble des bergers, des pêcheurs, des peuples autochtones, des petits paysans. Son objectif est d’influencer les politiques et de promouvoir des solutions venant de la base. Voir le film "Penser Demain" sur la résistance des paysans africains.

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Chevron sommé de payer 19 milliards de dollars d'ici lundi

Chevron sommé de payer 19 milliards de dollars d'ici lundi | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Un tribunal équatorien a sommé la compagnie pétrolière américaine Chevron de payer d'ici lundi 19 milliards de dollars de dommages pour dégâts à l'environnement en Amazonie, a-t-on appris samedi de source judiciaire.

 

Une cour de la province amazonienne de Sucumbios (nord-est) a décidé vendredi que Chevron (CVX 111.12 1.71%) devait payer cette somme «dans un délai de 24 heures» ou «dans le même délai, mettre à disposition (de la justice équatorienne) des biens non hypothéqués d'une valeur équivalente à ce montant».

 

Juan Pablo Saenz, l'un des avocats des plaignants, a déclaré que la sommation venait à échéance lundi, car samedi et dimanche sont fériés en Equateur.

La compagnie américaine devra alors «payer ou désigner les biens qu'elle cèdera», a-t-il ajouté.

L'avocat a expliqué que si Chevron ne se pliait pas à la décision de justice, les plaignants procèderont aux démarches nécessaires pour faire séquestrer des biens.

 

 

C'est au tribunal de Sucumbios qu'a été intenté en premier lieu le procès pour dommages à l'environnement causés entre 1964 et 1990 en Amazonie équatorienne par Texaco, compagnie américaine acquise par Chevron en 2001.

En janvier 2012, la justice équatorienne a confirmé en appel une première condamnation de Chevron à 9,5 milliards de dollars. Cette somme a presque doublé depuis car la compagnie a refusé de présenter des excuses publiques pour les dommages causés à l'environnement, comme l'exigeait le verdict.

Chevron a fait appel du jugement devant la Cour suprême de justice à Quito, qui ne s'est pas encore prononcée.

Il y a une semaine, Chevron avait estimé que la sentence serait «inexécutable devant n'importe quel tribunal respectueux des lois», les plaignants ayant déjà intenté des procès similaires au Canada et au Brésil et annoncé qu'ils entreprendraient des actions en justice ailleurs pour être sûrs d'être payés.

 

 

En juillet, le porte-parole de la compagnie pour l'Amérique latine, James Craig, a affirmé que Texaco avait «déjà réglé cette affaire» à l'époque de son activité en Equateur, qu'«un arrangement avait été trouvé qui avait été approuvé à tous les niveaux du gouvernement équatorien» et que la compagnie avait été «déchargée de toute responsabilité future concernant l'environnement dans la zone de son ancienne concession» d'exploitation pétrolière.

«Chevron, qui n'a jamais travaillé en Equateur, ne peut pas être tenue pour responsable des problèmes de la région et n'a nullement l'intention de signer un chèque à des avocats qui se sont rendus coupables de fraudes, de subornation et de corruption du processus judiciaire», a dit James Craig.

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Nouveau label pour des meubles certifiés non toxiques

Nouveau label pour des meubles certifiés non toxiques | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Le groupe Cauval a développé le label "Home care". Il certifie que les produits vendus ne contiennent aucune substance toxique.

 

Depuis l’affaire des fauteuils toxiques qu’avait commercialisés Conforama en 2008, les meubles doivent prouver leur non toxicité. Pour rassurer définitivement ses clients, le groupe Cauval, qui fournit notamment les marques Dunlopillo, Simmons ou Tréca, a décidé de développer le label «Home care». Il certifie que les matières utilisées ne contiennent aucune substance dangereuse, nous apprend 20minutes.fr.

 

Présent depuis mars sur les produits des entreprises adhérentes à la charte, ce label concerne l’essentiel des produits : les revêtements (maille, microfibre, cuir, tissus…), les produits de garnissage (mousses de polyuréthane, laines ou cotons) et les bois (certifiés FSC ou PEFC). Comme l’explique Jacques Bouquet, directeur des opérations réglementaires du groupe Cauval, "nous sommes partis des substances visées par la directive Reach [le bois certifié n’y figure pas]. Puis nous avons évalué le risque de rencontrer telle ou telle substance dans nos matières premières afin d’obtenir une liste d’analyses type à pratiquer".

 

Le groupe va même plus loin que Reach en contrôlant "aussi le pH des tissus, car s’il est trop acide ou trop basique, cela peut provoquer des rougeurs" de plus, "nous avons complètement interdit les phtalates et remplacé les tissus enduits de PVC par du polyuréthane", conclut M. Bouquet. Afin d’obtenir le label, les fournisseurs doivent se soumettre à un programme d’analyses de laboratoire. "Si nous détectons une substance interdite sur un produit, nous lançons une procédure d’alerte. Nous pouvons remonter au lot de tissus chez le fournisseur, et en aval jusqu’au canapé chez le client", explique M. Bouquet.

Pour l’heure toutefois, aucune des 700 analyses effectuées n’a révélé de problème justifiant de déclencher l’alerte.

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Japon : manifestation massive contre le nucléaire

Japon : manifestation massive contre le nucléaire | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Au Japon, des dizaines de milliers de militants anti-nucléaires se sont rassemblés ce dimanche à Tokyo.

 

Leur marche les a menés jusqu’au parlement. Ils ont formé une chaîne humaine autour du bâtiment. Depuis des mois, les Japonais manifestent toutes les semaines pour dire non au nucléaire.

 

Après l’accident de Fukushima, le gouvernement avait arrêté tous les réacteurs. Mais il a récemment décidé d’en redémarrer deux. “On ne va pas laisser ces réacteurs être remis en marche, dit une militante. Et ça, on veut que le gouvernement le comprenne bien”.

“Cette mobilisation ne concerne pas seulement le nucléaire, ajoute une autre manifestante. Elle reflète la colère des gens face aux problèmes fondamentaux de la société et la manière avec laquelle l’opinion publique a été ignorée. Les gens sont en colère et ils en ont assez”.

 

L’opposition au nucléaire gagne du terrain au Japon. Un mouvement politique vient de voir le jour. Ce parti écologiste compte d’ailleurs présenter des candidats lors des prochaines législatives prévues au plus tard dans un an.

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