Des 4 coins du monde
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Dans divers pays, des gens prennent la parole, se mobilisent ; des choses bougent. Restons à l'écoute. Sur Twitter : @LBM_T
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ETATS-UNIS. Des amendes pour des bouteilles d'eau en plastique

ETATS-UNIS. Des amendes pour des bouteilles d'eau en plastique | Des 4 coins du monde | Scoop.it
A Concord, la vente de bouteilles de moins d'un litre est désormais interdite et passible d'une amende maximum de 50 dollars.

 

La ville américaine de Concord (Massachusetts) est devenue ce 1er janvier la première à interdire la vente de petites bouteilles d'eau en plastique, par souci pour l'environnement.

Depuis le 1er janvier, la vente de l'eau plate en bouteilles de plastique de moins d'un litre y est interdite et passible d'une amende maximum de 50 dollars, selon un arrêté municipal. 

Jean Hill, 84 ans, initiatrice de la mesure

La mesure avait été votée en avril dernier lors d'une réunion publique par 403 voix pour et 364 contre. Elle a été approuvée en septembre par le procureur du Massachusetts.

L'arrêté stipule cependant qu'elle pourra être suspendue, si sa mise en application s'avère trop coûteuse.

Cette interdiction a été poussée pendant trois ans par une octogénaire de cette petite ville de 16.000 habitants, à quelque 30 km à l'ouest de Boston.

Jean Hill, 84 ans, était soutenue par le mouvement "Ban the bottle" ("interdisez les bouteilles") qui dénonce notamment la pollution créée par les bouteilles en plastique dont beaucoup ne sont pas recyclées. Le mouvement souligne également que l'eau en bouteille coûte plus de 1.000 fois plus cher que l'eau du robinet.

"Je me battrai jusqu'au bout"

"Les marchands d'eau en bouteille assèchent nos aquifères et nous la revendent", avait expliqué Jean Hill en 2010 au New York Times. "Je me battrai jusqu'au bout", avait ajouté cette grand-mère sensibilisée au problème des bouteilles en plastique par son petit-fils de 10 ans, qui lui avait parlé de la plaque de déchets du Pacifique.

Selon "Ban the bottle", les Américains ont consommé plus de 50 milliards de petites bouteilles d'eau en plastique en 2007. "Avec un taux de recyclage de seulement 23%, 38 milliards ont fini dans des décharges".

A la faveur de ce mouvement, l'eau en petites bouteilles a également été interdite dans plusieurs campus, selon "Ban the bottle".

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La justice allemande fait trembler les grands patrons

La justice allemande fait trembler les grands patrons | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Les mises en cause de dirigeants d’entreprise se multiplient outre-Rhin. La justice doit faire face à une hausse de la délinquance économique.

 

La justice allemande remet en cause la probité des dirigeants d’entreprise. Fraude fiscale, abus de confiance, manipulation de cours, information financière trompeuse… Les griefs ne manquent pas ces mois-ci pour les procureurs de Francfort, Munich ou Stuttgart, décidés à partir à la« chasse au gros gibier », comme le quotidien « Handelsblatt » en faisait récemment sa manchette.

 

 « Chasse au gros gibier »

La dernière illustration spectaculaire a été la mise en examen du coprésident de Deutsche Bank, Jürgen Fitschen. Les reproches faits au banquier à la tête de la première banque allemande, comme au directeur financier, Stefan Krause, portent sur un délit supposé de fraude fiscale lié au marché des droits d’émissions de CO2. L’enquête s’est accompagnée d’une perquisition au siège de la banque comme Francfort n’en a jamais connu. Des dizaines de camions de police avec 500 hommes en tenue, dont certains armés, ont littéralement pris d’assaut les tours jumelles comme s’il s’agissait du quartier général d’une organisation criminelle.

Dans le Land voisin du Bade-Wurtemberg, le parquet de Stuttgart vient de demander le renvoi devant un tribunal de l’ex-patron de Porsche, Wendelin Wiedeking, de même que de Holger Härter, l’ancien directeur financier. Le procureur général à l’origine de cette décision, Hans Richter, soixante-quatre ans, se revendique comme un ancien « soixante-huitard » qui veut que le droit passe partout. Outre les dirigeants de Porsche, il inquiète aussi le patron de feu l’empire de la droguerie Schlecker, l’ancien banquier à la tête de la banque régionale LBBW, et une ancienne star de la banque d’investissement, Dirk Notheis, de Morgan Stanley.

 

 Hausse de la délinquance économique

A Munich, le parquet a dans le viseur l’ancien directeur général de BayernLB, Michael Kemmer, comme l’ancien président de Deutsche Bank, Josef Ackermann, soupçonné de faux témoignage lors du procès civil lié à la faillite du groupe Kirch.

La délinquance économique a gagné du terrain en Allemagne ces dernières années. Le nombre d’affaires détectées est passé de quelque 85.000 à plus de 103.000 entre 2008 et 2010, selon la direction fédérale de la police judiciaire. En face, « les parquets sont mieux armés. Des unités spécialisées se sont mises en place avec des enquêteurs ayant une très bonne compréhension des délits économiques », analyse un avocat d’un grand cabinet francfortois, qui préfère garder l’anonymat.

 

S’ajoute dans bien des cas la recherche d’une responsabilité en haut de la pyramide. « Quel que soit l’échelon où est commise une irrégularité, celle-ci sera attribuée à la direction de l’entreprise », poursuit la même source. Or une plainte d’un dirigeant au pénal peut emporter des conséquences sur des procès civils en cours. Après la mise en cause de Wendelin Wiedeking, les investisseurs floués trouvent un appui supplémentaire à leurs demandes de dommages et intérêts contre Porsche et Volkswagen.

 

 

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Carlo Petrini, créateur du mouvement SlowFood, "La crise comme opportunité"

Carlo Petrini, créateur du mouvement SlowFood, "La crise comme opportunité" | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Dans une série exclusive pour Relaxnews, Carlo Petrini, créateur du mouvement Slow Food, dévoilera chaque mois son point de vue sur la façon dont nous nous alimentons. Il démarre cette première collaboration par un bilan de l'année 2012.

 

Comme à chaque fin d'année, on regarde dans le rétroviseur pour chercher l'événement le plus frappant, le mot-clé qui puisse donner une signification au passé, pour mieux envisager le futur.

 

Pas de doute cette fois : 2012 est l'année de la crise, qui est arrivée au coeur de l'Europe. Crise économique et financière bien sûr, mais aussi crise énergétique, alimentaire, environnementale. Une chose est sûre et certaine : nous n'allons pas nous en sortir sans changer en profondeur...

 

Au demeurant, pas besoin de gestes éclatants, de bouleversements révolutionnaires. Le changement, pour être pérenne, doit partir de la vie quotidienne, de nos habitudes, de nos besoins. J'aime dire que nous devons changer de paradigme : pas de croissance du PIB, mais une nouvelle définition de nos besoins et de la façon de les satisfaire.

 

En ces mois dramatiques de 2012, j'ai eu des nouvelles qui m'ont conforté dans mes opinions. Etant italien, j'ai suivi avec autant d'attention que de consternation l'évolution de la crise en Grèce, ce pays qui d'une manière très symbolique, représente l'origine de la culture et de la civilisation Occidentale.

 

Et c'est justement de là-bas que sont arrivés les premiers signes de ce changement de paradigme.

Un jeune entrepreneur a créé un site internet qui a eu un grand succès, à travers lequel les citoyens "louent" un morceau de terre, et reçoivent directement à la maison les légumes cultivés par l'agriculteur. Les citoyens arrivent à dépenser jusqu'à 70% en moins par rapport aux tarifs pratiqués en supermarché. De leur côté, les agriculteurs ont des revenus sûrs et sont assurés de tout vendre, sans gaspillage. Et le jeune webmaster y gagne aussi son pain.

L'ancien aéroport d'Athènes est devenu un jardin potager, et ce n'est pas le seul exemple de ce retour à la terre hellénique. Les Athéniens ont déjà créé d'autres espaces verts, destinés à nourrir les communautés. Qui non seulement donnent à manger, mais renforcent aussi une dimension sociale que la ville a rendu difficile, et enfin offrent quelques oasis de beauté dans un désert de ciment.

Plusieurs jeunes grecs considèrent ce retour à la terre, abandonnée par leurs parents, comme une solution enthousiasmante. Pavlos Georgiadis, ethnobiologiste et partie intégrante du réseau des jeunes du mouvement Slow Food, cultive maintenant ses oliviers millénaires à Alexandroúpolis, non pas dans l'isolement et la fatigue de ses ancêtres, mais en conjuguant technologie et tradition pour obtenir un produit de qualité.

Ces personnes sont à l'avant-garde d'un changement global.

Gageons qu'elles ne lutteront pas longtemps seules.

 

Quand Carlo Petrini s'est dressé contre McDonald's dans les années 80 afin de stopper l'implantation d'un fast-food à Rome, peu ont pensé que cette prise de position allait devenir immensément populaire au point de trouver de fervents adeptes dans plus 150 pays dans le monde. Cette protestation a initié l'un des principaux mouvements contestataires contre la malbouffe, le Slow Food, qui privilégie la nourriture traditionnelle, régionale et à visée environnementale.

 

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Conso alternative : « Les classes moyennes ont changé de valeurs »

Conso alternative : « Les classes moyennes ont changé de valeurs » | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Rencontre avec l’auteure d’un livre porteur d’espoir : partout dans le monde, des citoyens s’organisent pour subvenir à leurs besoins et inventer une autre société.

 

A l’heure où la phrase de Margaret Thatcher « There is no alternative » (au libéralisme, à la rigueur budgétaire) n’a jamais été autant dans la bouche des dirigeants, il est bon de rappeler la réponse de Susan George : « There are thousands of alternatives ».

 

La journaliste Bénédicte Manier est partie de la deuxième assertion et, pendant deux ans, est allée voir ce qui fait bouger la société civile, les graines de changement semées partout et qui inventent un « autre monde possible ». Elle en a ramené un livre passionnant, « Un million de révolutions tranquilles »(Editions Les liens qui libèrent), qui fourmille d’utopies réalisées.

Des assemblées villageoises qui gèrent l’eau en Inde aux banques citoyennes en Espagne, elle décrit le fonctionnement de quelques-unes des solutions susceptibles de contourner la grande machine capitaliste.

 

Rue89 : Qu’est-ce qu’une « révolution tranquille » exactement ?

Bénédicte Manier : Ce sont des changements locaux, qui se mettent en place silencieusement pour résoudre les problèmes auxquels la population est confrontée – chômage, pauvreté, malnutrition, dégâts sur l’environnement... –, défis que les pouvoirs publics semblent impuissants à résoudre. Alors les citoyens décident d’agir eux-mêmes. Et aujourd’hui, on assiste à un foisonnement d’initiatives sur tous les continents, de solutions locales facilement transférables d’un pays à l’autre.

 

En agriculture, on voit émerger de nouvelles zones d’autosuffisance alimentaire, avec des réformes agraires menées par les habitants eux-mêmes ou la régénération d’écosystèmes grâce à l’agroforesterie et au bio. En Afrique, en Asie, en Amérique latine, des coopératives créent de l’emploi et sortent de la pauvreté des milliers d’oubliés de la croissance.

Une autre façon d’habiter les villes a aussi émergé, avec partout l’essor de coopératives de logement et de l’agriculture urbaine (New York, par exemple, compte 800 jardins partagés). Contre la spéculation, des filières d’épargne citoyennes se sont développées.

Pour les exclus du système de santé, des citoyens américains ont ouvert 1 200 cliniques gratuites. Contre la « malbouffe », les consommateurs japonais ont adhéré par millions aux « Teikei » (les Amap locales) et aux coopératives d’achat direct aux fermiers. Ils ont aussi créé leurs propres services (crèches, emplois familiaux...). Dans des domaines très variés, la société civile reprend ainsi en main les enjeux qui la concernent et devient un vrai moteur du changement social.

 

De quand datent ces initiatives ?

Certaines d’il y a vingt ans, mais depuis une dizaine d’années, les changements sont devenus très visibles dans le domaine de la consommation. Les classes moyennes des pays industrialisés ont largement adopté la« consommation collaborative », qui consiste à acheter moins, mais mieux, et entre soi : on achète d’occasion, on partage, on loue, on troque, on répare au sein d’ateliers participatifs, on échange des services sans argent...

En bref, on développe les « 4 R » (réduire, réutiliser, réparer, recycler). On se tourne aussi vers le local et le bio, pour savoir ce qu’on mange et soutenir l’économie de proximité. Et en imposant ces nouveaux comportements, la société civile a en partie réorganisé la distribution et amorcé une transition vers des modes de vie plus économes et plus écologiques.

C’est ce qu’on appelle le « penser global, agir local », que Coline Serreau avait décrit dans son dernier film ?

Exactement. C’est une évolution profonde : les gens se rendent compte que le modèle de développement actuel a trouvé ses limites et souhaitent d’autres logiques que le tout-marchand. En soutenant une coopérative locale ou uneAmap, en échangeant dans un système d’échange local (SEL) ou en plaçant son épargne dans l’économie solidaire, le citoyen contribue à une activité économique qui répond mieux à ses valeurs.

 

Est-ce aussi ce qu’on appelle l’économie de la débrouille ?

Oui, mais pas seulement. L’« économie de la débrouille » donne l’impression que c’est uniquement déclenché par la crise. En réalité, cela fait plusieurs années que les classes moyennes ont silencieusement changé de valeurs. Par exemple, quand une petite partie d’entre elles se détache des banques commerciales pour aller vers des circuits financiers solidaires, c’est parce qu’elles cherchent du sens et veulent voir leur argent servir à autre chose que la spéculation. Ce changement d’aspiration date d’avant la crise et celle-ci n’a fait que l’accentuer.

 

Quels sont les profils concernés ?

On a affaire à des générations très connectées, très informées, conscientes des grands enjeux et qui ne se retrouvent plus dans l’hyperconsommation, mais davantage dans des comportements conviviaux et coopératifs.

Les consommateurs sont ainsi devenus des acteurs des filières ; en partageant leurs outils de bricolage, leurs maisons (Couchsurfing) ou en organisant leurs propres circuits de livraison de colis par covoiturage, ils mettent en place une économie collaborative, ce qu’explique Anne-Sophie Novel dans son livre « Vive la co-révolution ».

Les logiciels libres notamment sont issus de cette coopération transversale. C’est une forme de déclaration d’indépendance vis-à-vis de l’économie classique, qui se fait sans vraiment d’idéologie, mais plutôt avec pragmatisme. C’est finalement une génération post-mondialisation, qui en a adopté les outils (Internet, smartphone), mais qui les met au service d’actions citoyennes participatives et décentralisées.

 

Décroissants, créatifs culturels, sous quelle bannière les regrouper ?

Certains sont dans l’une ou l’autre tendance, mais beaucoup n’entrent dans aucune. Les créatifs culturels sont ceux qui dans les années 1990 ont créé une autre manière d’être au monde, en étant davantage dans l’être que dans l’avoir. Mais aujourd’hui, le changement s’est élargi à d’autres groupes sociaux. Je ne me hasarderais pas à quantifier, mais visiblement le changement concerne une bonne partie des classes moyennes.

Deux livres parus en 2010 aux Etats-Unis ( « Consumed : Rethinking Business in the Era of Mindful Spending » et « Spend Shift : How the Post-Crisis Values Revolution Is Changing the Way We Buy, Sell, and Live ») ont montré que 72% des habitants des pays industrialisés ont adopté des modes d’achat plus écologiques et plus sociaux, et que 55% des ménages américains ont mis en place une consommation « démondialisée », en adhérant à des valeurs d’autosuffisance, de « do it yourself » ou d’achat sur les marchés fermiers locaux.

 

Quelle peut être la traduction politique de tout cela ?

Ces changements silencieux se font en dehors des groupes constitués, c’est typique des sociétés en réseaux où l’on se regroupe entre voisins ou en groupes informels aidés par les réseaux sociaux. Il n’y a pas de relais politique : les citoyens ont plus ou moins intégré l’idée qu’on ne change pas le monde avec un parti politique, ce qui exprime une sorte de fatigue de la démocratie, comme l’explique Pierre Rosanvallon.

Et ils ne descendent plus dans la rue. La contestation des Indignés et du mouvement Occupy Wall Street a d’ailleurs trouvé ses limites et ces groupes se réinvestissent maintenant dans les initiatives concrètes. Les Indignésespagnols créent par exemple des coopératives de logement et des systèmes d’échange gratuit de services. On n’est plus dans la protestation, mais dans le passage à l’acte.

 

Est-ce que le nouveau réseau social Newmanity est susceptible de leur donner plus d’occasions de se rencontrer et plus d’écho ?

Il est intéressant de voir se développer des réseaux sociaux davantage liés à ce changement d’aspirations. Cette nouvelle génération de réseaux va au-delà de la simple mise en relation, pour proposer du sens : elle propose de partager les mêmes valeurs éthiques. Et si Newmanity diffuse ces initiatives de changement, il va sans doute accélérer leur progression, notamment par une logique de « translocal », une reproduction d’un territoire à un autre.

 

Parmi les acteurs importants, il y a le Québec. Qu’a-t-on à apprendre de lui ?

Les coopératives d’habitants se sont beaucoup développées là-bas, car la société civile a créé des structures de professionnels qui aident les gens à transformer des bâtiments désaffectés en habitats coopératifs, ou à concevoir des immeubles écologiques et conviviaux où on habite ensemble en mutualisant les charges. Les logements sont à l’abri de la spéculation et sont loués nettement en dessous du marché. Au Québec, on en compte 1 200, qui logent 50 000 personnes.

Elles se sont aussi développées en Allemagne, en Angleterre, en Suède, aux Etats-Unis... mais peu en France, pays très réglementé et plus colbertiste. Les« Babayagas » ont ainsi eu beaucoup de mal à créer une forme d’habitat coopératif : parce qu’il n’entre dans aucune case administrative, elles ont dû passer par un office HLM. De même, il est difficile ici de créer des coopératives d’énergies renouvelables, notamment parce qu’il faut revendre son électricité à EDF, qui a baissé ses tarifs de rachat. L’individualisme joue aussi sans doute un rôle.

Les initiateurs de l’expérience des éoliennes citoyennes en Pays de Vilaine ont ainsi ramé pendant dix ans ! Mais ailleurs, ça se développe : au Danemark, 86% des parcs éoliens appartiennent à des coopératives de citoyens. Et en Allemagne, une quarantaine de villages sont déjà autonomes en électricité et se la revendent entre eux, préfigurant ce que Jeremy Rifkin appelle la Troisième révolution industrielle.

 

Quels sont les projets les plus avancés en France ?

Chez nous, ce qui marche bien, ce sont les circuits courts, les monnaies locales, la consommation collaborative ou, dans une certaine mesure, l’épargne solidaire, avec par exemple Terre de liens pour sauver les fermes de terroir. Mais une coopérative financière comme la NEF reste bien moins importante que les grandes coopératives d’épargne américaines (les « credit unions »), ou que la Coop57– coopérative catalane grâce à laquelle les particuliers financent directement l’économie solidaire locale –, ou encore que les banques sociales et écologiques comme la Triodos Bank des Pays-bas ou la Merkur Bank du Danemark.

« Un million de révolutions tranquilles » peuvent-elles faire une grande révolution ?

Je décris une évolution des mentalités lente mais réelle, qui va certainement se développer car elle est portée par les classes moyennes, ces « trendsetters » qui fixent les normes de demain. Est-ce qu’un jour tout cela atteindra une masse critique ? Je n’en sais rien, mais on est certainement dans une transition. Les citoyens vont plus vite que les politiques, et ils inventent de nouveaux comportements parce qu’ils ont envie de vivre mieux. Ce mouvement « bottom up » est certainement amené à se développer.

 

Comme dirait Pierre Rabhi, changer le monde nécessite de changer soi-même, non ?

Les gens ont déjà cette intuition que les théoriciens de la décroissance comme Rabhi, Latouche, Viveret, les penseurs de la transition, Rob Hopkins, formulent. Ce sont des initiatives encore minoritaires, mais qui se multiplient maintenant d’un bout à l’autre de la planète, montrant que quelque chose est en train de bouger à la base de la société. Quand des habitants commencent à transformer l’habitat, l’agriculture ou d’autres les aspects de la vie quotidienne, on est peut-être en train de passer à une autre époque.

 

L B-M's insight:

« Un million de révolutions tranquilles » (Editions Les liens qui libèrent)

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Comment nourrir tout le monde ?


Via Shabba
L B-M's insight:

Un film de Denis van Waerebeke écrit avec Sabrina Massen 
graphisme : Montag

animation : Juliette Hamon-Damourette

création sonore : Ruelgo

Voix : Michel Elias (français) - Mark Jane (anglais) - Andrea de Luca (italien) 
Equipe muséographique CSI : Dorothée Vatinel, Maud Gouy, Manon Courtay, Alisson Boiffard 

Production audiovisuelle CSI : Sabrina Massen

 

Un film produit par Montag pour la Cité des sciences et de l'industrie à l'occasion de l'exposition « Bon appétit »

Finaliste aux Vimeo awards 2010 (motion graphics)

Best infotainment at Webcuts.10
Prix du film éducatif, scientifique ou d'entreprise at Annecy 2011

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Interdiction du bisphénol A : publication de la loi n°2012-1442 du 24 décembre 2012

Interdiction du bisphénol A : publication de la loi n°2012-1442 du 24 décembre 2012 | Des 4 coins du monde | Scoop.it

La loi n°2012-1442 du 24 décembre 2012 visant à la suspension de la fabrication, de l’importation, de l’exportation et de la mise sur le marché de tout conditionnement à vocation alimentaire contenant du bisphénol A vient d’être publiée au Journal officiel du 26 décembre 2012 (ci-après « Loi du 24 décembre 2012 »). Par Sarah Nataf, avocat au cabinet Gossement Avocats.

 

Cette loi vient compléter et étendre des dispositifs d’interdiction sectorielle d’utilisation de certaines substances chimiques, lesquels ont été mis en place par la France, soit par transposition de dispositions du droit de l’Union européennes, soit de manière plus stricte par application du principe constitutionnel de précaution. 

La loi du 24 décembre 2012 prévoit une suspension, à compter du 1er janvier 2013, de l’importation, l’exportation et la mise sur le marché à titre gratuit ou onéreux de tout conditionnement, contenant ou ustensile comportant du bisphénol A et destiné à entrer en contact direct avec des denrées alimentaires pour les nourrissons et enfants en bas âge. Le Gouvernement peut néanmoins autoriser la reprise de ces opérations après avis de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail.

Le dispositif prévoit également une suspension dans les mêmes conditions, au 1er janvier 2015 pour tout autre conditionnement, contenant ou ustensile comportant du bisphénol A et destiné à entrer en contact direct avec des denrées alimentaires.

Le Gouvernement a l’obligation, de remettre au Parlement, avant le 1er juillet 2014, un rapport évaluant les substituts possibles au bisphénol A pour ses applications industrielles au regard de leur éventuelle toxicité.

En outre, le dispositif prévoit l’obligation de mentionner un avertissement sanitaire, sur tout conditionnement comportant du bisphénol A et destiné à entrer en contact direct avec les denrées alimentaires.

Au surplus, la loi du 24 décembre 2012 prévoit également l’interdiction d’utilisation de certaines substances chimiques dans certains dispositifs médicaux.

Il convient de souligner que la loi du 24 décembre 2012 modifie la loi n° 2010-729 du 30 juin 2010 tendant à suspendre la commercialisation de biberons produits à base de bisphénol A (ci-après « Loi du 30 juin 2010 »), en étendant l’interdiction d’utilisation du Bisphénol A, à tout conditionnement comportant du bisphénol A et destiné à recevoir des produits alimentaires.

Rappelons que la Loi du 30 juin 2010 avait suspendu la fabrication, l’importation, l’exportation et la mise sur le marché de biberons produits à base de bisphénol A jusqu’à ce que l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments rende un avis motivé autorisant à nouveau ces opérations. Par sa publication, la France amorçait une dynamique au niveau européen, l’Union européenne interdisant par la suite, l’utilisation du bisphénol A dans les biberons pour les nourrissons, dans la directive 2011/8/CE de la Commission du 28 janvier 2011 modifiant la directive 2002/72/CE.

Or, il ressort des débats parlementaires et rapports relatifs à la loi du 24 décembre 2012, que les parlementaires français souhaitent demander à l’Union européenne de généraliser cette interdiction.

Trois pays européens ont d’ores et déjà décidé d’interdire la commercialisation des contenants de produits alimentaires comportant du bisphénol A et destinés aux nourrissons et enfants de moins de 3 ans: le Danemark en 2010, la Belgique et la Suède en 2012.

Reste à savoir si cette dynamique se poursuivra, à l’échelle européenne, et si la France souhaitera, de nouveau, donner cette impulsion.

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De l’origan pour remplacer les antibiotiques dans les élevages

De l’origan pour remplacer les antibiotiques dans les élevages | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Des élevages de volailles renoncent à donner des antibiotiques à leurs animaux et préfèrent recourir à l’huile d’origan afin d’assurer la santé de leurs bêtes.

Certains éleveurs américains insistent sur le rôle de l’huile d’origan associée à une excellente hygiène dans les installations pour ne plus utiliser des antibiotiques.

« Il ne suffit pas de se contenter de remplacer les antibiotiques avec de l’huile d’origan et attendre que cela marche », affirme Scott Sechler, responsable de la ferme Bill & Evans un éleveur de volailles et pionnier de cette techniques aux Etats-Unis.


Près de 80 % des antibiotiques vendus aux Etats-Unis sont destinés aux élevages. Le New York Times rapporte qu’aux Etats-Unis, où le recours aux antibiotiques dans l’élevage est très courant, de plus en plus d’éleveurs se tournent vers des alternatives.

En effet, depuis 2011, le rôle des antibiotiques dans les élevages aux Etats-Unis a été remis en question en raison de l’augmentation de la résistance des animaux traités aux bactéries. En parallèle, le marché du bio se développe. 60 % des consommateurs seraient prêts à dépenser plus pour acquérir de la viande sans antibiotiques.

De plus, en novembre, le centre américain pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) a publié une note appelant à n'utiliser les antibiotiques qu’en cas de nécessité.

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Canada: Une chef amérindienne en grève de la faim pour sauver les siens

Canada: Une chef amérindienne en grève de la faim pour sauver les siens | Des 4 coins du monde | Scoop.it

L'amérindienne entend dénoncer les conditions de vie des autochtones...

 

Elle dort dans un tipi, se chauffe avec un petit feu et boit du bouillon de poisson pour garder des forces: la chef Theresa Spence campe devant le parlement canadien à Ottawa et observe une grève de la faim depuis le 10 décembre, inspirant une vaste contestation chez les autochtones.

Elle refuse de s'alimenter tant que le Premier ministre Stephen Harper ou le Gouverneur général David Johnston - qui représente la reine Elizabeth II dans cette ancienne colonie britannique - n'accepte pas de la rencontrer.

 

Chef de la tribu des Attawapiskat, dans le nord de la province de l'Ontario, Theresa Spence s'est installée sur une petite île sise au milieu de la rivière qui traverse Ottawa pour dénoncer les conditions de vie des 1,2 million d'autochtones du pays (Amérindiens, Métis et Inuits).

Son combat est rapidement devenu l'emblème du mouvement de défense des droits indigènes lancé il y a un mois par quatre jeunes Amérindiennes.

 Loi permettant de vendre des territoires à des non-autochtones

Theresa Spence a inspiré des dizaines d'autochtones canadiens réclamant le respect des traités signés par leurs ancêtres avec les envahisseurs britanniques. Les trois partis d'opposition à la Chambres des communes, Greenpeace, mais aussi le syndicat des postes ont officiellement affiché leur soutien à la grève de la faim de Mme Spence.

La fronde a été déclenchée par l'adoption récente d'une loi permettant aux Amérindiens, Inuits et Métis de vendre certains de leurs territoires à des non-autochtones, explique Tanya Kappo, l'une des fondatrices d'«Idle No more», estimant qu'un tel développement pourrait signer la fin du mode de vie traditionnel des premiers peuples d'Amérique du Nord.

 «Fin d'une manière de vivre»

«Ce sera la fin (...) d'une manière de vivre possible uniquement dans les réserves», explique-t-elle à l'AFP. Selon Tanya Kappo, il ne fait aucun doute: «le gouvernement essaie d'assimiler les Indiens» dans la société canadienne. «On essaie de nous enlever le peu qui nous reste», assène-t-elle.

Le Canada compte plus de 600 réserves, créées par sanction royale en 1763. Les règles entourant la vie de société ou le droit du sol dans ces territoires autonomes découlent de la Loi sur les Indiens de 1876.

Mais beaucoup estiment que cette loi, jugée paternaliste, est à l'origine de nombre de problèmes dans les réserves.

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L'ONG Générations futures conteste le calcul de taux résiduel de pesticides

L'ONG Générations futures conteste le calcul de taux résiduel de pesticides | Des 4 coins du monde | Scoop.it

L'ONG Générations futures affirme que le pourcentage de fruits et légumes contenant des pesticides au delà des seuils autorisés est "artificiellement" abaissé par le mode de calcul retenu par l'Union européenne depuis 2010.


Le mode de calcul en question "revient dans les faits à doubler la tolérance par rapport aux résidus de pesticides et à exposer la population européenne à des quantités toujours plus grandes de ces produits toxiques dans leur alimentation, ce qui est un pur scandale", avance dans un communiqué François Veillerette, porte-parole de Générations futures.

 

Générations futures explique que le mode de calcul établit un intervalle d'incertitude à plus ou moins 50% de la valeur mesurée par des laboratoires. Mais "le tour de passe passe" réside dans la prise en compte, pour comparaison avec les seuils autorisés, non pas de la valeur mesurée mais de celle-ci amputée de 50%.

 

"Il s'agit ni plus ni moins que de diviser la valeur mesurée par deux avant de la comparer à la limite maximale de résidus" de pesticides, conclut Générations futures qui précise que ce mode de calcul est appliqué depuis 2010.

 

Selon l'ONG, en France, le pourcentage de fruits et légumes contenant des pesticides au delà des limites autorisées est passée "artificiellement" à 1,5% en 2010 contre 3% en 2009, selon des données récemment publiées.

 
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Le chocolat bio, nouvel or noir des Indiens d’Amazonie

Le chocolat bio, nouvel or noir des Indiens d’Amazonie | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Pas question de toucher au pétrole du parc Yasuní, protégé grâce à un engagement de non-exploitation.
Mais la Réserve de biosphère recèle un autre trésor, bien plus profitable pour les communautés autochtones : un cacao cultivé au cœur de la jungle, qui s’introduit peu à peu sur les marchés les plus exigeants.

Développer au lieu d’exploiter
Pour préserver la biodiversité amazonienne, le gouvernement de Rafael Correa n’a pas hésité à prendre une décision inédite : renoncer à exploiter les immenses réserves d’hydrocarbures du sous-sol de la Réserve de biosphère Yasuní. En contrepartie, la communauté internationale s’engage à verser une compensation financière, destinée en priorité à des projets locaux de développement durable.

Parmi ces initiatives, la culture de cacao biologique apparaît comme l’une des plus prometteuses, en permettant de préserver à la fois l’environnement et le mode de vie des communautés autochtones de la forêt.

Le goût du terroir amazonien

La qualité exceptionnelle de cette matière première permet de produire un chocolat noir amer contenant 60 % de cacao de variété « Nacional », une espèce endémique d’Équateur. Baptisé Ecokao, le chocolat bio de la réserve de Yasuní se distingue par son arôme délicat et ses notes fruitées et florales.

Cultivé non loin des berges du fleuve Napo, un affluent direct de l’Amazone, le cacao offre une activité à six communautés de l’ethnie Kichwa. Au total, près de 400 agriculteurs se sont formés aux techniques de la production durable et écologique au cours des trois dernières années.

Des bonnes pratiques contrôlées par la Fondation équatorienne Préservation et Développement, qui encourage la culture en « chacras ». Ce terme désigne des petites parcelles traditionnelles, cultivées à l’ombre d’autres espèces sylvestres.

Selon les spécialistes de la fondation, ce type d’exploitation est l’une des rares activités agricoles à la fois respectueuse de l’environnement et rentable sur le plan économique. Elle permet surtout d’offrir des ressources aux populations locales sans bouleverser leur mode de vie et leurs traditions.

Une nouvelle technique de séchage naturel
L’ONG Préservation et Développement travaille depuis 1997 avec des producteurs de tout le pays et explique que les cultures de cacao ombragées représentent un véritable refuge pour la biodiversité. Elles abritent près de 43 % de la faune de la région, et 25 % des espèces d’oiseaux.

Le séchage des fèves de cacao constitue une autre étape essentielle de la production. Soumis aux aléas climatiques, le séchage naturel au soleil se révèle souvent inefficace, tandis que le séchage utilisant du gasoil contamine la récolte. Grâce à des bâches thermiques normalement utilisées pour la production de fleurs d’altitude, l’ONG a mis au point une nouvelle méthode extrêmement efficace. Stockées sous des tentes rudimentaires emmagasinant la chaleur du soleil, les fèves peuvent désormais sécher même par temps pluvieux.

En s’engageant à ne pas toucher au pétrole de Yasuní, qui représente pourtant 20 % des réserves de brut du pays, l’Équateur offre un nouvel or noir aux habitants des forêts, et l’espoir de continuer à vivre en harmonie avec leur environnement.
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Fukushima: le rapport japonais en français

Fukushima: le rapport japonais en français | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Le résumé du rapport de la commission nommée par le Parlement japonais sur la catastrophe de la centrale nucléaire de Fukushima Daï Ichi, a été traduit en français à partir de sa version anglaise.

J'avais présenté ce rapport lors de sa parution, en juillet dernier. Voici un court extrait de la note : «Ce rapport (ici le résumé sur le net, là en pdf) tranche de manière radicale et sans appel l'interrogation centrale posée par cet accident : était-il évitable dans sa survenue et ses conséquences ? La cause profonde de sa survenue, l'incapacité à résister à un tsunami géant, était-elle suffisamment connue pour que des travaux ou l'arrêt de ces réacteurs soient décidés ? Et son déroulement a t-il eu des conséquences en termes d'émissions de radioactivité et d'évacuation de territoires qui auraient pu être évité ?

La Commission - dix Japonais (sismologue, avocats, médecins, journaliste scientifique, professeurs) désignés par les parlementaires, tous extérieurs à l'industrie nucléaire - a auditionné plus de 1000 personnes durant plus de 900 heures. Présidée par le professeur Kyoshi Kurokawa, elle a interrogé les principaux acteurs de l'époque et mené des investigations depuis décembre 2011.

Elle répond catégoriquement oui à ces deux questions dans son rapport de 641 pages. Surtout, elle a le courage d'affirmer que cette catastrophe n'est pas seulement "a manmade disaster", mais est profondément "made in Japan". «L'accident (..) est le résultat d'une collusion entre le gouvernement, les agences de régulation et l'opérateur Tepco, et d'un manque de gouvernance de ces mêmes instances», écrit la Commission.» La suite ici.

Je copie ci-dessous la très intéresssante introduction de son président Kiyoshi Kurokawa:
«LE SÉISME ET LE TSUNAMI du 11 mars 2011 sont des catastrophes naturelles dont l'ampleur a choqué le monde entier. Quoiqu'il ait été déclenché par ces cataclysmes, l‘accident de Fukushima Daiichi qui s‘en est suivi ne peut pas être considéré comme une catastrophe naturelle. Ce fut un désastre d'origine spécifiquement humaine ‒ qui aurait pu et aurait dû être prévu et empêché. De plus, ses effets auraient pu être atténués par une réponse plus efficace.

Comment un tel accident a-t-il pu se produire au Japon, une nation qui a une telle préoccupation de sa réputation d'excellence en ingénierie et en technologie? Cette Commission est d'avis que le peuple japonais ‒ et la communauté mondiale ‒ méritent une réponse complète, honnête et transparente à cette question.

Nos rapports listent une multitude d'erreurs et de négligences délibérées qui ont laissé la centrale de Fukushima démunie devant les événements du 11 mars. Ils examinent également de graves lacunes dans la gestion de l'accident par TEPCO, les régulateurs et le gouvernement.

Malgré tous les détails qu'il fournit, ce rapport ne peut pas réellement faire comprendre, surtout à une audience internationale, l'état d‘esprit qui a nourri la négligence à la source de cette catastrophe.

Ce qu'il faut admettre, aussi douloureux soit-il, c'est que nous avons à faire à un désastre «made in Japan». Les raisons fondamentales sont à chercher dans le souci des convenances qui fait partie intégrante de la culture japonaise : notre obéissance automatique, notre réticence à remettre en cause l'autorité, notre attachement au «respect du programme», notre dépendance au groupe et notre insularité.

Si d'autres Japonais s‘étaient trouvés à la place de ceux qui sont responsables de l‘accident, le résultat aurait fort bien pu être le même.

Après les «chocs pétroliers» des années 1970, le Japon a accéléré le développement de l‘énergie nucléaire pour s'efforcer d‘assurer la sécurité énergétique nationale. C'est ainsi que ce développement est devenu un objectif politique pour le gouvernement comme pour l'industrie et qu‘il a été poursuivi avec cette détermination farouche qui a permis le miracle économique d‘après guerre au Japon. Forte d'un tel mandat, l‘énergie nucléaire est devenue une force échappant au contrôle de la société civile. Sa régulation a été confiée à une bureaucratie gouvernementale engagée dans sa promotion. À une époque où le Japon avait une grande confiance en soi, une petite élite soudée bénéficiant d'énormes ressources financières avait peu d'égards pour ce qui n‘était « pas inventé ici ».

Cette arrogance a été renforcée par la mentalité collective de la bureaucratie japonaise, pour laquelle le premier devoir de tout bureaucrate est de défendre les intérêts de son organisation. Poussée à l'extrême, cette mentalité a conduit les bureaucrates à placer les intérêts de l'organisation avant leur devoir primordial, qui est de protéger la population. C'est seulement en l'abordant ainsi que l'on peut comprendre comment l'industrie nucléaire japonaise est passée à côté des leçons de Three Mile Island et de Tchernobyl, et comment il est devenu habituel de résister à la pression réglementaire et de dissimuler les petits accidents. C'est cette mentalité qui a conduit à la catastrophe de Fukushima Daiichi.

Ce rapport critique sévèrement de nombreux individus et organisations, mais l'objectif n'est pas ‒ et ne devrait pas être ‒ la réprobation. L'objectif doit être de tirer les leçons de cette catastrophe, et de réfléchir profondément sur ses causes fondamentales, afin de s'assurer qu'elle ne se répète jamais. Parmi les leçons à tirer, beaucoup ont trait aux politiques et aux procédures, mais la leçon principale devrait inciter chaque citoyen japonais à se livrer à une profonde réflexion. Les conséquences de la négligence de Fukushima se sont révélées catastrophiques mais la mentalité sous-jacente se retrouve d‘un bout à l'autre du Japon. En admettant ce fait, chacun d‘entre nous se doit de s‘interroger sur notre responsabilité en tant qu‘individus dans une société démocratique.

Parce que nous sommes la première commission d'enquête indépendante de la bureaucratie et disposant de l'aval de la législature, nous espérons que cette initiative pourra contribuer au développement de la société civile japonaise. Et surtout, nous avons entrepris de produire un rapport qui satisfasse aux plus hautes exigences de la transparence. Les habitants de Fukushima, la population du Japon et la communauté internationale ne peuvent se contenter de moins.»
L B-M's insight:

Voici la version française du rapport :

http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/4/37/62/00/rapports/Rapport-NAIIC-V3.pdf

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Les OGM remis en question en Inde, en Afrique et au Pérou

Les OGM remis en question en Inde, en Afrique et au Pérou | Des 4 coins du monde | Scoop.it

En Inde, six scientifiques recommandent un moratoire de dix ans sur les essais en plein champ des plantes génétiquement modifiés, d’après Inf’OGM.

« Les essais en champs doivent être arrêtés », lit-on dans l’avis. Rendu public le 17 octobre 2012, cet avis été demandé au printemps dernier par la cour suprême de l’Union indienne.

Conditions auxquelles les essais en champ pourront être repris: la création d’un comité d’experts qui établira la biosécurité des plantes génétiquement modifiées ; la fin des conflits d’intérêts au sein des institutions d’évaluation des OGM ; l’obligation de réaliser des études de toxicité à long terme et multigénérationnelles sur des animaux ; enfin, l’établissement d’une liste des sites où pourront se dérouler les essais, en-dehors des cultures conventionnelles.

En Inde, quasiment la totalité du coton cultivé est génétiquement modifié. Les auteurs du rapport pointent l’absence d’étude faite sur les conséquences de la diffusion de ce coton Bt, notamment quels sont les bénéficiaires de cette biotechnologie. Pas les paysans en tout cas, vu le taux de suicides important ces dernières années, en grande partie dû à leur dépendance vis-à-vis des semenciers. Inf’OGM rapporte d’ailleurs qu’un rapport parlementaire indien, sorti l’été dernier, concluait que le gouvernement devait « diligenter une enquête sur l’autorisation donnée pour ce coton Bt, et sur l’évaluation faite de l’aubergine Bt ».

 

Outre-Atlantique, au Pérou, un moratoire de dix ans a été pris sur les cultures d’OGM, par un décret du 13 novembre dernier, toujours selon Inf’OGM. Les importations d’organismes transgéniques seraient par contre autorisées pour l’alimentation humaine et animale, après avoir été sujets à des analyses de risques.

 

Au Kenya, le gouvernement aurait annoncé vouloir interdire les importations de plantes génétiquement modifiées, d’après le site citizennews.ke. Et ce « jusqu’à ce que le pays puisse certifier que les PGM n’ont pas d’impacts négatifs sur la santé humaine ». Selon Inf’OGM, si une telle interdiction venait à être mise en œuvre, elle aurait peu de chances d’être appliquée.

« Nos capacités de contrôle d’entrée des OGM sur notre territoire sont quasi nulles », déclarait à Inf’OGM Allois Kullaya, chargé de recherche sur les PGM à l’institut de recherche agronomique Mikocheni de Tanzanie, en octobre 2011.

L’Union africaine voit par ailleurs plus de 400 organisations africaines de petits paysans, mouvements sociaux, producteurs bio, consommateurs, etc. lui demander d’interdire les cultures et importations d’OGM sur le continent. Ces organisations rappellent, entre autres, l’incertitude des OGM concernant la sécurité alimentaire. Elles réclament le respect du principe de précaution, se référant à l’étude de Gilles-Eric Séralini, publiée en septembre 2012 dans la revue Food and chemical toxicology. Si les importations d’aliments génétiquement modifiées ont lieu aujourd’hui sur tout le continent africain, seule l’Afrique du Sud en cultive.

 

L’Union européenne, en revanche, ne remet pas en question son dispositif d’évaluation des plantes génétiquement modifiées avant mise sur le marché. Dispositif pourtant controversé, notamment depuis que l’étude Séralini a mis en lumière ses lacunes : pas d’obligation d’étude de toxicologie, études de 90 jours fournies par les pétitionnaires eux-mêmes, pas d’étude de puissance statistique de ces études, principe d’équivalence en substance scientifiquement non fondé, conflits d’intérêt au sein de l’autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa). Actuellement, aucune plante génétiquement modifiée n’est cultivée en France.

Mais la moitié des protéines consommées par nos animaux d’élevage sont importées d’Amérique du Sud, où le soja OGM est roi.

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Code Planète's curator insight, December 12, 2012 1:58 AM

En Inde, six scientifiques recommandent un moratoire de dix ans sur les essais en plein champ des plantes génétiquement modifiés, d’après Inf’OGM.

 

« Les essais en champs doivent être arrêtés », lit-on dans l’avis. Rendu public le 17 octobre 2012, cet avis été demandé au printemps dernier par la cour suprême de l’Union indienne.

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Des chirurgiens-dentistes cherchent la voie du développement durable

Consciente des millions d'ustensiles en plastique mis à la poubelle par les cabinets, l'Association dentaire française (ADF) veut s'engager sur la voie du développement durable avec la publication d'une charte pour inciter à des comportements plus vertueux, a-t-elle annoncé jeudi.

 

L'ADF a pour objectif d'aider les chirurgiens-dentistes à faire évoluer leur pratique dans le sens d'une plus grande responsabilité sociale et environnementale, explique dans un communiqué cette association représentante des 40.000 chirurgiens-dentistes français.

Ceux-ci sont pourtant les plus gros consommateurs au monde de plateaux jetables, ces plateaux en plastique à usage unique qu'ils utilisent pour déposer leurs instruments lors des soins, selon Barbara Vernet qui a conduit une enquête sur les comportements environnementaux des dentistes.

Chaque année, environ 160 millions d'ustensiles à usage unique comme des pompes à salive, des bavoirs ou des plateaux jetables sont utilisés par les cabinets dentaires en France, selon des chiffres fournis par le Dr Julien Laupie, secrétaire général adjoint de l'ADF.

Il y a une problème sur lequel nous devons travailler c'est l'usage unique. Il faudrait supprimer l'usage unique, mais ce sera difficile s'il n'y a pas de nouveaux produits, a dit Jean-Patrick Druo, secrétaire général de l'ADF, lors d'une conférence de presse organisée sur ce sujet.

 

Selon l'enquête Comportements sociaux, environnementaux des chirurgiens dentistes, les deux tiers des professionnels sont volontaires pour s'engager dans une démarche de développement durable mais déclarent à 88% manquer d'information pour la mettre en pratique au quotidien.

Déjà, la législation les oblige à respecter des normes assez strictes en matière de déchets, avec par exemple l'utilisation de séparateurs d'amalgames, des équipements permettant de récupérer les plombages dentaires usagers qui contiennent du mercure.

Ces normes sont très bien respectées, avec 95% des cabinets équipés d'un séparateur d'amalgames, selon l'enquête conduite auprès de 20.000 dentistes libéraux français.

 

Mais avec sa charte, l'ADF veut aller plus loin, pour notamment inciter les dentistes à privilégier les produits peu emballés, recyclés ou recyclables, trier systématiquement tout ce qui est peut être recyclé ou encore économiser l'eau.

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OGM: la Pologne interdit deux cultures transgéniques

Le gouvernement polonais a interdit mercredi des cultures de maïs et de pomme de terre transgéniques, selon un communiqué officiel publié à l'issue d'une réunion du Conseil des ministres.

Le cabinet du Premier ministre Donald Tusk a adopté deux arrêtés interdisant la culture de la pomme de terre Amflora du groupe BASF et du maïs MON 810 du groupe Monsanto, deux organismes génétiquement modifiés (OGM) autorisés dans l'Union européenne. 

Les deux arrêtés entreront en vigueur le 28 janvier.

L'organisation écologiste Greenpeace a immédiatement salué la décision du gouvernement. 

Le gouvernement a tenu ses promesses, s'est félicité Greenpeace dans un communiqué.

Le chef du gouvernement avait promis d'exclure les cultures OGM juste après le vote au Sénat (chambre haute) d'une loi autorisant l'enregistrement et le commerce des OGM sur le territoire polonais, jusqu'alors interdits.

Selon M. Tusk, l'adoption de cette loi, entrée en vigueur le 1er janvier 2013, a été imposée par des règlements européens.

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« On peut nourrir 10 milliards d’humains en bio sans défricher un hectare »

« On peut nourrir 10 milliards d’humains en bio sans défricher un hectare » | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Résoudre la question alimentaire à l’échelle planétaire, en se passant de l’agriculture conventionnelle ? Ça ressemble à une utopie, mais c’est la réalité de demain, selon certains. Parmi eux, l’agronome Jacques Caplat. Entretien.

 

Jacques Caplat est agronome et géographe.

 

L’idée que les rendements en bio sont plus faibles qu’en conventionnel est récurrente…

Si l’on considère que l’agriculture bio, c’est faire la même chose qu’en conventionnel moins la chimie, alors oui, c’est certain. Mais ça n’est pas ça du tout !

Que faut-il comparer, alors ?

Le système conventionnel s’est construit sur l’idée qu’on peut augmenter les rendements en sélectionnant les semences. On les isole et on regarde comment on peut les faire produire au maximum dans un contexte artificiel. On obtient alors de très hauts rendements, mais ils n’ont plus aucune relation avec la réalité biologique. Et dans le réel, ces variétés doivent être soutenues en permanence par des pesticides et engrais chimiques. Elles deviennent très fragiles. Les parasites se précipitent dessus. Il faut multiplier les intrants. C’est un cercle vicieux.

L’agriculture bio est un autre concept. C’est la mise en relation des trois grandes composantes de l’agriculture : un écosystème (le sol, les points d’eau, des haies), un agrosystème (plusieurs espèces végétales, des animaux) et des humains autonomes, en situation de prendre des décisions et non de se les voir imposer par des semenciers ou des politiques.

Ce concept fonctionne de façon optimale avec un mélange de cultures sur une même parcelle. Des légumineuses, parce qu’elles sont capables de capter l’azote de l’air. Des arbres, parce qu’ils vont chercher le potassium en profondeur et le restituent en surface. Il n’y a plus de concurrence entre les plantes, mais une complémentarité. Cela permet de bien meilleurs rendements. En Europe, un hectare de blé conventionnel produit 10 tonnes par an. Sur une même surface consacrée au maraîchage diversifié, avec 20 à 30 espèces différentes, on atteint entre 20 et 70 tonnes. Les légumes contenant plus d’eau que le blé, on peut ramener ces chiffres entre 15 et 25 tonnes de matière sèche. Le rendement est deux fois plus grand !

Vous soutenez que l’agriculture bio est le seul système viable dans les pays tropicaux…

Le système conventionnel ne marche qu’en milieu tempéré. Il lui faut une stabilité climatique. Dans les pays tropicaux, les excès de pluie ou de sécheresse peuvent anéantir une année de production en monoculture. L’agriculture associée est plus adaptée. On peut semer des espèces résistantes à la sécheresse, d’autres à des conditions plus humides. Le rendement de chacune n’est pas garanti, mais le rendement global l’est. Et s’il y a des arbres, ils stabilisent les sols et limitent l’érosion. Or, ces conditions aléatoires atteignent les milieux tempérés. Avec le réchauffement, les incidents climatiques sont plus fréquents. Et notre système est d’autant plus fragile que les sols se sont appauvris.

 

 

Que disent les études scientifiques sur cette question ?

L’université anglaise de l’Essex a réalisé en 2006 une synthèse sur 57 pays et 37 millions d’hectares. Elle conclut que les rendements sont 79 % plus élevés en agriculture bio dans les zones tropicales. Le Programme des Nations unies pour l’environnement évaluait en 2008 que le passage en bio en Afrique permettrait de doubler les rendements. Olivier de Schutter, rapporteur des Nations unies pour le droit à l’alimentation, écrivait en 2010 : « Pour nourrir le monde, l’agroécologie surpasse l’agriculture industrielle à grande échelle. » 

Un bémol cependant : en 2006, l’université américaine du Michigan montrait que la conversion intégrale en bio de l’Amérique du Nord et de l’Europe ferait chuter leurs rendements de 5 % à 10 %. Car il s’agirait, dans ce cas, de faire du conventionnel sans chimie, de la monoculture. Mais à long terme, si l’on répand les techniques de cultures associées, on peut penser qu’il y aura une amélioration. Et puis, comme dans les pays tropicaux les rendements augmenteront énormément, à l’échelle planétaire, tout ira bien ! On peut nourrir 10 milliards d’humains sans défricher un hectare de plus. D’un point de vue agronomique, c’est indéniable.

 

 

Cette transition est-elle possible ?

Dans les années 1960, on s’est donné un objectif, celui d’une révolution agricole industrielle, et on y est parvenu. Pourquoi pas aujourd’hui ?

Qu’attendre de la réforme de la PAC, la politique agricole commune, en 2013 ?

Elle ne va pas changer la donne. Mais sur la plan national, on peut expliquer aux paysans que l’agriculture bio, c’est l’avenir. Pour 90 % d’entre eux, c’est ringard. Alors que techniquement, c’est très moderne. Beaucoup de progrès récents en sont issus. On peut ensuite faire de l’accompagnement. Et une réforme fiscale. L’agriculture bio réclame plus de main-d’œuvre. Or, aujourd’hui, il est plus avantageux d’acheter une machine que d’embaucher.

Que pensez-vous de la politique du gouvernement actuel ?

Je suis sceptique et déçu. L’objectif du Grenelle d’atteindre 20 % de bio en 2020 n’était pas mauvais. Signé par tous les partis, il permettait de faire basculer les choses.

Mais à la Conférence environnementale de septembre dernier, l’objectif a été fixé à 7 % en 2017. Il n’y a aucune ambition politique. Il faudrait dès aujourd’hui consacrer 20 % de la recherche et des moyens d’accompagnement à l’agriculture bio. Or, à l’Inra, seuls 2 % à 3 % des chercheurs sont dessus. Et il s’agit de volontés individuelles !

 

 

Et au niveau international ?

C’est très complexe. Prenez la région d’Atakora, au Bénin. Des associations se sont montrées capables de nourrir l’ensemble du pays avec des méthodes d’agroécologie. Mais les paysans ne peuvent pas vendre leur mil à Cotonou, la capitale, car le blé, français ou américain, y est vendu moins cher. Un mécanisme de compensation, prenant en compte les coûts environnementaux (pollution des nappes, conséquences sur la santé) rendrait la concurrence plus juste. —

 

L B-M's insight:

L’Agriculture biologique pour nourrir l’humanité, de Jacques Caplat (Actes Sud, 2012)

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La France oblige les industriels à déclarer les nanoparticules dans leurs produits

La France oblige les industriels à déclarer les nanoparticules dans leurs produits | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Au 1er janvier, la déclaration des nanomatériaux sera obligatoire. Une plus grande transparence qui ne signifie pas un plus grand contrôle.

 

C'est une première en Europe. Une amorce de régulation qui laisse encore à désirer, mais qui vient, tardivement, combler un vide alarmant. A compter du 1erjanvier, les fabricants et distributeurs de produits contenant des nanoparticules devront les déclarer à l'Agence nationale de sécurité sanitaire afin d'assurer un minimum de traçabilité, d'informations au public et un recensement des produits mis sur le marché.

Alors que les nanotechnologies se répandent depuis des années dans des champs aussi variés que la médecine, l'électronique, l'énergie ou l'alimentation, cette initiative de la France ne manque pas d'inspirer d'autres pays européens,comme le Danemark – qui pourrait adopter une déclaration obligatoire dès 2014 –, la Belgique, les Pays-Bas, ou encore l'Italie, qui réfléchit à une déclaration basée sur le volontariat.

Si les Etats européens se mettent à agir chacun de leur côté, c'est que l'UE n'a pas élaboré, jusqu'ici, de régulation spécifique pour encadrer ces nanomatériaux aux propriétés nouvelles – et ce, malgré un grand flou autour des risques potentiels qu'ils font courir sur la santé et l'environnement.

En 2009 déjà, le Parlement européen demandait à la Commission de "réviser toute la législation en la matière d'ici à deux ans afin de garantir la sécurité de toutes les applications de nanomatériaux". Il estimait notamment que "la notion d'approche'sûre, responsable et intégrée' prônée par l'Union européenne est compromise par l'absence d'informations sur les nanomatériaux qui sont déjà sur le marché".

 

SECRET INDUSTRIEL ET MANQUE DE SENSIBILISATION

S'il devenait urgent, ce premier pas de la France en laisse déjà certains sur leur faim. Comme Rose Frayssinet, du réseau écologiste Les Amis de la Terre, qui doute que, même s'il en aura désormais la possibilité, "le consommateur, bien peu sensibilisé aux nanoparticules, prenne l'initiative de rechercher s'il y en a dans sa barre chocolatée". Le gouvernement a toutefois promis "un étiquetage systématique des ingrédients nanoparticulaires" dès 2014. Une plus grande transparence donc, mais qui ne signifie pas forcément un plus grand contrôle des produits "nano" avant qu'ils ne soient mis sur le marché.

Autre point qui focalise les critiques : les seuils retenus pour qu'un produit soit soumis à la déclaration obligatoire. Il doit contenir au moins 50 % de nanoparticules – quand le Comité scientifique européen des risques sanitaires émergents recommandait une concentration de 0,15 %. Et ces nanoparticules doivent mesurer entre 1 et 100 nanomètres (nm). Aux Etats-Unis, la limite retenue par la Food and Drug Administration est de 1 000 nm, selon VeilleNanos.

Enfin, relève Rose Frayssinet, "les industriels peuvent se cacher derrière la clause de confidentialité. Donc c'est pipeau." Le secret industriel et commercial peut en effet être brandi et dispenser un producteur de déclarer la composition de son produit, ce qui rend l'obligation toute relative. Surtout si l'on considère par ailleurs le montant de la sanction en cas de non respect de la loi : 3 000 euros, avec une astreinte journalière de 300 euros. Et si l'on considère, enfin, la difficulté à contrôler les déclarations des industriels – face à une avalanche de produits divers et variés, et à des nanoparticules difficiles à détecter.

 

LA "PARALYSIE" FACE À UNE NANO-RÉGLEMENTATION

Dans l'industrie alimentaire, les nanomatériaux sont principalement soumis, au niveau européen, au règlement "Novel Food" : les nouveaux aliments doiventrecevoir une autorisation avant d'être mis sur le marché. Toutefois, comme le relève le ministère, jusqu'ici, "aucune demande d'autorisation (...) n'a été recensée au niveau européen". 

Ils sont aussi soumis, sans disposition spécifique, au règlement européen sur les substances chimiques,"Reach", en vigueur depuis 2007. Mais, selon VeilleNanos,"en réalité, les nanomatériaux sont mis sur le marché (...) sans enregistrement préalable ni suivi, en contradiction avec le principe directeur de Reach : 'Pas de données, pas de mise sur le marché'". D'une part, parce qu'il ne s'applique pas en dessous d'une production d'une tonne par an, rarement atteinte chez les "nanos". D'autre part, parce qu'il n'oblige pas à différencier le nanomatériau de son cousin existant à l'échelle macroscopique, depuis bien plus longtemps en général (par exemple, le nanoargent de l'argent). Et ce, quand bien même leurs propriétés sont différentes.

En octobre, la Commission européenne a pourtant répété que Reach était "le meilleur cadre possible pour la gestion des risques liés aux nanomatériaux", tout en concédant le besoin "d'exigences plus spécifiques", auquel elle entend répondre en modifiant des annexes "après 2013". Le Conseil européen de l'industrie chimique a applaudi cette approche. Plusieurs associations, les Verts européens et la société civile un peu moins. Le Bureau européen des unions de consommateurs, par exemple, a déploré qu'"une nouvelle fois, consommateurs et environnement aient perdu face aux objectifs d'innovation et de croissance économique".

 

En décembre, ce sont plusieurs Etats membres, dont la France, qui ont exprimé à la Commission qu'ils ne se satisfaisaient pas d'une modification annexe de Reach pour encadrer les nanomatériaux. Les voix n'en finissent plus de se joindre pourpousser l'Europe à davantage de régulation des nanotechnologies.

En juillet, ce sont des scientifiques qui, dans un article de Nature intitulé "Enough is enough" (c'en est assez), dénonçaient le flot de commandes d'études scientifiques qui, au lieu de déboucher sur l'action de l'UE, ne faisait que l'enfoncer dans la "paralysie".

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Produits bio : le Canada et la Suisse adoptent la même réglementation

Produits bio : le Canada et la Suisse adoptent la même réglementation | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Le Canada vient de confirmer officiellement à l'Office fédéral suisse de l'agriculture qu'il reconnaissait comme équivalentes les réglementations suisses en matière de produits bio.

 

Les réglementations de ces deux pays concernant la culture, la transformation et l'étiquetage de produits bio, mais aussi les systèmes de contrôle, sont ainsi reconnues réciproquement comme équivalentes.

 

En pratique le Canada reconnaît dès à présent tous les produits bio suisses contenant des ingrédients bio en provenance de la Suisse, d'Etats membres de l'UE ou du Canada comme équivalents. En contrepartie, la Suisse va adapter l'ordonnance du Département fédéral de l'économie sur l'agriculture biologique et ajouter dans les meilleurs délais le Canada à la liste des pays reconnus.

 

Pour la Suisse et le Canada la reconnaissance mutuelle de cette équivalence va faciliter et dynamiser la commercialisation des produits bio entre les deux pays.

L B-M's insight:

L'association "Biosuisse" regroupe plus de 30 organisations professionnelles paysannes ainsi que l'Institut de recherche de l'agriculture biologique.

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Mon Bio Pays, une nouvelle marque régionale est née

Mon Bio Pays, une nouvelle marque régionale est née | Des 4 coins du monde | Scoop.it
L'association des Transformateurs Bio des Pays de la Loire vient de lancer une nouvelle marque. "Mon Bio Pays", un label qui pourrait faire son entrée dans les magasins Bio de la région. Une nouvelle marque est née !

 

Elle se prénomme "Mon Bio Pays".

Elle est le fruit du travail et de la volonté de l’association des transformateurs Bio des Pays de la Loire qui regroupe aujourd'hui 42 entreprises agro-alimentaires Bio de la région. En lançant cette nouvelle marque valorisant les produits bio, ils ont tous à cœur de participer à leur développement dans un esprit de coopération, de synergie et de mutualisation. 

Regroupés pour échanger et réfléchir sur la valorisation des savoir-faire auprès des consommateurs de la région, les transformateurs Bio ont souhaité partager leur engagement dans l’agriculture biologique, la promotion des valeurs sociales, environnementales et d’économie locale. "Cette nouvelle marque est aussi une façon de valoriser le tissu économique local et sensibiliser les consommateurs à l’achat responsable, l’achat de soutien à une économie locale", expliquent-ils. Avant d'ajouter : "En choisissant les produits Mon Bio Pays, le consommateur de la région cultive nos valeurs." 

Ce nouveau "label" est aussi le reflet d'un engagement des consommateurs. "Ils soutiennent la production et la transformation biologiques. Ils participent à l’économie locale, car toutes les entreprises ont leur outil de production dans la région et fonctionnent grâce aux hommes et femmes des territoires de la région, poursuit l'association. Et ils valorisent notre savoir-faire en achetant des produits élaborés par des entreprises engagées sur les volets environnemental, social, et ancrés dans leur territoire". 

La région Pays de la Loire est aujourd'hui la deuxième de France au rang de la production agricole biologique. Plusieurs entreprises sont pionnières de la transformation avec une expérience de plus de 30 ans dans ce domaine. 

Soutenue par la Région au travers d’une contribution financière à la création des outils de communication pour les magasins biologiques, une première expérience (réussie) a été menée en octobre dernier dans les magasins nantais Chlorophylle. "Nous avons trouvé excellent le principe de faire ressortir des rayons des produits locaux. Nos clients sont aujourd’hui très sensibles au local, à la qualité, le bio, le prix, l’accueil, le conseil, et à la proximité du point de vente, confie Cédric Cadoret, son directeur, totalement partant pour renouveler l'opération. Même s'il est encore trop tôt pour connaître les retombées précises de cette action collective. Mais il est nécessaire de l’inscrire dans le temps pour le consommateur". 

D'autres opérations commerciales sont d'ores et déjà prévues en 2013. Les produits "Mon Bio Pays" pourrait bien faire leur entrée sur les étals dans les magasins biologiques de la région, dans le cadre du printemps Bio début juin.

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L’invention d’un chercheur japonais va révolutionner le rendement, facteur 3, des éoliennes !

L’invention d’un chercheur japonais va révolutionner le rendement, facteur 3, des éoliennes ! | Des 4 coins du monde | Scoop.it
L’invention d’un chercheur japonais, Yuji Ohyav, travaillant à l’Université de Kyushu, a permis de faire un grand pas en avant car elle permet de multiplier le rendement des éoliennes d’une nouvelle génération capable de produire de 2 à 3 fois plus d’énergie.


L’invention d’un chercheur japonais, Yuji Ohyav, travaillant à l’Université de Kyushu, a permis de faire un grand pas en avant car elle permet de multiplier le rendement des éoliennes d’une nouvelle génération capable de produire de 2 à 3 fois plus d’énergie. 

L’invention est aussi simpliste que génial. Il suffit d’ajouter une paroi, une sorte de court cylindre de forme conique appelle « lentille » positionné autour des palles.


L’ajout de cette « lentille » ( "Wind Lens" ou « Wind Lens Turbine » en anglais) permet de créer une zone de dépression qui aspire le vent, concentrant et accélérant le flux à travers les hélices. 


À l’instar d’une lentille optique qui a pour caractéristique de faire converger les rayons lumineux, la lentille à éolienne agrège les flux de vent.


 


Source : http://www.youtube.com/watch?v=vQex...
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OGM Audition Séralini Spiroux Assemblée Nationale COMPLET

Audition du 09/10/2012

Via Shabba
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Le monde durable du vin néo-zélandais

Le monde durable du vin néo-zélandais | Des 4 coins du monde | Scoop.it
L’industrie viticole se porte à merveille en Nouvelle-Zélande. Toujours prêts à innover, les néo-zélandais ont décidé de se lancer dans le vin… durable !

 

En effet, de plus en plus d’acheteurs demandent à ce que l’empreinte écologique de la production reste raisonnable, et exigent une qualité irréprochable du raisin… Une approche encore très récente, mais qui a du succès puisque le domaine de Yealands vient d’être élu leader du monde du vin durable.


92% des vins reconnus pour leur durabilité

Quand les premiers européens sont arrivés en Nouvelle-Zélande, ils ont exploité pour survivre les ressources de la nature, sans se soucier le moindre du monde de leurs conséquences. Mais heureusement, une prise de conscience s’est développée ces dernières décennies, surtout dans l’industrie viticole. Les consommateurs peuvent donc choisir leur vin chez de nombreux leaders du développement durable. Lors du dernier palmarès des vins de Nouvelle-Zélande – Air New Zealand Wine Awards, en 2012, 92% d’entre eux étaient reconnus pour leur durabilité. Cela signifie que le vin est fait à partir de raisins 100% certifiés dans des vignobles également garantis respectueux de l’environnement.

Le producteur Murdoch Wines a par exemple, décidé de commercialiser du vin bio. Sa philosophie est simple : il n’utilise ni insecticides, ni herbicides, ni pesticides, ni produits chimiques qui ne sont pas bio. Tous les vins sont fermentés avec des levures indigènes naturelles qui naissent naturellement dans les vignobles. Murdoch Wines préfère d’ailleurs appeler son vin « naturel » plutôt que bio.

Le domaine Brancott, lui, donne un dollar pour chaque bouteille vendue afin d’aider à la protection et la réintroduction du faucon néo-zélandais dans la région de Marlborough. « Travailler en harmonie avec la nature assure non seulement la durabilité de notre vin, mais aussi de la terre et de la vie qui en découle. « assure Patrick Materman, maître de chais à Brancott.

 

 Au domaine de Yealands, désigné leader du monde du vin durable, la devise est « Zéro Carbone »

Peter Yealands, propriétaire des vignobles, affirme que tout est fait pour les rendre respectueux de l’environnement. L’accent est mis sur la restauration des zones humides qui contiennent une biodiversité importante. Des moutons prennent soin des vignes en broutant les mauvaises herbes. Des faucons endémiques font peur aux oiseaux affamés, qui menacent de s’en prendre au raisin en saison de maturation. Des panneaux solaires produisent de l’énergie et la préservent, des éoliennes sont installées. Le viticulteur utilise également des bouteilles en plastique plus légères et respectueuses de l’environnement. Le domaine génère 54 % moins de gaz à effet de serre et utilise 19 % moins d’énergie pour produire les bouteilles en verre. Bref, tout a été réuni pour leur faire gagner la première place dans le classement des entreprises durable lors du International Green Awards; le prix de l’excellence en matière d’environnement

Les participants ont été évalués sur leur imagination, l’innovation et la durabilité de leur projet. Le prix est donné par une des organisations les plus durables au monde et essaie de mettre en valeur les entreprises qui ont atteint la durabilité à travers leur organisation.

 

La biodynamique est aussi valorisée. C’est un système de production agricole qui a une approche plus large et holistique dans la gestion des terres. Les terres sont vues comme appartenant à un écosystème vivant et influencé par le rythme naturel de la terre, de la lune et du soleil. Au domaine des plaines de Richmond, le processus a été mis en place depuis 1991, avec succès.

 

Du compost et du fumier sont répartis dans le vignoble alors que la lune décroît, ce qui renforce la croissance des racines et la fertilité du sol. Lorsque la lune croît, de la silice de corne et des thés de compost sont appliqués, ce qui améliorerait la vitalité des pousses, des fruits et des feuilles de vignes. Et la terre est revigorée grâce à un mélange de chicorée, de luzerne et de trèfles. En redécouvrant la nature, et en éliminant les produits chimiques, le vignoble a retrouvé vigueur et authenticité. Un parfait exemple de durabilité

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Les îles Cook créent un sanctuaire de requins grand comme le Mexique

Les îles Cook créent un sanctuaire de requins grand comme le Mexique | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Un nouveau sanctuaire de la taille du Mexique vient d'être créé pour les requins.

Les îles Cook viennent d'annoncer que leurs eaux sont à présent des zones interdites aux pêcheurs de requins, se joignant ainsi au nouveau sanctuaire établi la semaine dernière par la Polynésie française.

 

Il fait beau du côté des îles du Pacifique sud. La semaine dernière, laPolynésie française déclarait ses eaux comme sanctuaire pour les requins. Couvrant une zone de 4,7 millions de km2, cette zone représentait déjà une grande victoire pour ces animaux. Mais le 12 décembre 2012, les îles Cook, voisines des îles françaises, ont annoncé qu'elles créaient également leursanctuaire de requins, d'une étendue d’1,9 million de km2, soit presque l'étendue du Mexique. Les requins du Pacifique sud sont désormais protégés sur plus de 6,7 millions de km2 !

Il existe d'autres sanctuaires de requins dans le monde, mais celui formé par les îles Cook et la Polynésie française est de loin le plus grand. Après Palau, les Maldives, les îles Tokelau, le Honduras, les Bahamas et la Polynésie française, les îles Cook viennent donc adhérer à la cause des requins. « Nous nous joignons à nos voisins du Pacifique pour protéger ces animaux, qui sont vitaux pour la santé de nos océans et notre culture », déclare Teina Bishop, le ministre des Ressources marines des îles Cook.

 

Les requins, dans leur rôle de grands prédateurs, sont extrêmement importants pour l'équilibre des chaînes alimentaires. Pourtant, victimes de la surpêche, plus d'un tiers des espèces de requins sont référencées sur la liste rouge de l'UICN. En moyenne, 73 millions de requins meurent chaque année du fait de la surpêche. Souvent chassés pour leurs ailerons, les requins sont également utilisés pour l'alimentation, la maroquinerie et les cosmétiques. Les eaux polynésiennes comptent 21 espèces différentes. Plusieurs sont sur la liste rouge, mais deux sont en voie d'extinction et proposées pour la Convention sur le commerce international des espèces de la faune et de la flore sauvages menacées d'extinction (Cites). Il s'agit dugrand requin marteau (Sphyrna mokarran) et du requin pointes blanches du large (Carcharhinus longimanus).

L'annonce de la création du sanctuaire des îles Cook est le résultat de 18 mois de sensibilisation du public et des responsables communautaires. C'est le fruit du partenariat entre l'Initiative de conservation des îles du Pacifique (Pici) et le Pew Environment Group (Pew). « Nous sommes ravis de voir que les îles Cook font partie de ce mouvement mondial à une époque où les populations de requins sont tant menacées », déclare Jill Hepp, la directrice de la conservation des requins au sein du Pew. En 2006, la Polynésie avait voté un moratoire de 10 ans qui interdisait la pêche aux requins, mais les requins-taupes bleus (Isurus oxyrinchus) n'étaient pas protégés. Ils le sont à présent dans ce nouveau sanctuaire.

 

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Vote définitif du texte interdisant le bisphénol A dans les contenants alimentaires

Le Parlement a définitivement voté jeudi une proposition de loi PS interdisant le bisphénol A dans les contenants alimentaires, dès 2013 pour ceux destinés aux bébés et début 2015 pour les autres.

Lors de sa deuxième lecture au Sénat, la proposition de loi (PPL) du député socialiste de Haute-Garonne Gérard Bapt a été votée à l'unanimité et conforme - c'est-à-dire sans modifications -, ce qui rend son adoption définitive.

Ce texte prônant la suspension de la fabrication, de l'importation, de l'exportation, et de la mise sur le marché de tout conditionnement à vocation alimentaire contenant du bisphénol A avait commencé son parcours parlementaire il y a plus d'un an, en octobre 2011, à l'Assemblée nationale.

Le bisphénol A, composant chimique très répandu, se trouve dans les revêtements plastiques internes de canettes et boîtes de conserve, ainsi que dans certaines bouteilles en plastique et dans des composites dentaires.

De nombreuses études ont montré ses dangers comme perturbateur endocrinien, cancérigène et neurotoxique, et en 2011 un rapport de l'Agence de sécurité sanitaire de l'alimentation (Anses) a jugé nécessaire de le remplacer sans tarder.

L'interdiction générale a été fixée, après des débats animés, au 1er janvier 2015. Mais pour les contenants de produits alimentaires destinés à des enfants de moins de trois ans, l'interdiction entrera en vigueur en 2013, dès la promulgation du texte.

Le texte a en outre étendu l'interdiction du bisphénol A dans les biberons, en vigueur depuis 2010, aux maternités et services de néonatologie qui avaient échappé à la prohibition.

A aussi été votée l'interdiction des collerettes de tétines et de sucettes et des anneaux de dentition pour bébés contenant du bisphénol A.

Cette proposition de loi ouvre aussi la voie à la prohibition de certains phtalates avec l'interdiction d'utiliser des tubulures médicales contenant du DEHP (substance de la famille des phtalates largement utilisée comme plastifiant, ndlr) dans les services de pédiatrie et maternités.
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La justice brésilienne rappelle l'industrie à l'ordre sur les OGM

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Royalties illégales, obligation d'étiquetage et publicité mensongère, la justice brésilienne sanctionne l'industrie sur les OGM. Les règles du jeu pourraient changer dans le pays, deuxième producteur mondial de cultures génétiquement modifiées.

Au Brésil, plusieurs procès sur les OGM opposent les industriels aux agriculteurs et aux consommateurs. Et la justice donne surtout raison aux deux derniers. Sur le paiement des royalties versées à Monsanto d’abord, les agriculteurs du Rio Grande do Sul multiplient les plaintes contre le géant américain. Dans cet État, premier producteur de soja OGM, des dizaines d’organisations agricoles contestent les redevances sur leurs cultures. Ils ont eu gain de cause dans un premier procès, où Monsanto a été condamné à rembourser aux agriculteurs le double des royalties prélevées, au motif que ses brevets étaient expirés depuis 2010. En juin 2012, la Cour suprême a étendu ce verdict à l’ensemble du territoire brésilien.

Monsanto prélève des royalties sur les semences et sur la récolte
Mais la bataille est loin d’être terminée. Pour les agriculteurs, l’enjeu est d’arrêter de payer deux fois des redevances, au moment de l’achat des semences et au moment de la vente des récoltes. Cette « double peine » s’explique par l’histoire des OGM au Brésil.
Les premières semences OGM étant entrées illégalement depuis l’Argentine, Monsanto n’avait pas pu recevoir des royalties sur la vente des graines. La compagnie décide donc de taxer un pourcentage de la récolte de soja, autour de 2-3%. C’est seulement après 2005 que le soja Roundup Ready est légalisé et qu’un marché des semences « soja RR » est formalisé.
Mais la double redevance est maintenue. Pour les agriculteurs, Monsanto n’a aucune raison de continuer à se payer sur le volume de leur récolte. D’autant que celui-ci peut être lié à leur travail ou à d’autres facteurs indépendants des semences. Ils dénoncent également la pratique consistant à tester les récoltes et taxer celle contenant des OGM, les contaminations entre leurs cultures OGM et non-OGM étant inévitables.
Pour la multinationale, la redevance sur les récoltes doit être maintenue au motif que les agriculteurs replantent illégalement les semences de soja GM d’une année sur l’autre sans payer les royalties. La nouvelle variété de soja RR2 lancée par Monsanto pour la saison 2012-2013 a mis de l’huile sur le feu, les royalties étant cinq fois supérieures. Les syndicats agricoles sont ainsi en procès contre Monsanto pour supprimer cette deuxième redevance.

« S’ils avaient le choix, ils retourneraient aux semences conventionnelles »
Malgré leur défiance à payer des royalties, les agriculteurs brésiliens ont largement adopté le soja RR qui résiste à l’herbicide Roundup. Cet OGM représente près de 70 % du soja brésilien, dans les exploitations familiales et les grandes entreprises. Pour Gabriel Bianconi, responsable du dossier OGM à l’ASPTA, une l’ONG brésilienne dédiée l’agriculture familiale, le succès des OGM auprès des agriculteurs est principalement lié au fait qu’il n’y ait rien d’autre sur le marché.
« Dans l’État du Rio Grande do Sul, de nombreux agriculteurs nous disent que, s’ils avaient le choix, ils retourneraient aux semences conventionnelles, pour éviter les royalties mais aussi les nombreux problèmes de résistances des mauvaises herbes au Roundup», explique pourtant Gabriel Bianconi. L’Embrapa, l’Inra brésilien, a en effet identifié près d’une dizaine d’espèces sauvages devenues résistantes au glyphosate, l’agent actif du Roundup, dans les zones de production de soja. L’ONG ASPTA est d’ailleurs en procès contre l’industrie sur des enjeux de biosécurité. « Mais nous avons beaucoup plus de mal à faire valoir nos arguments , regrette Gabriel Bianconi, malgré les évidences de la dissémination incontrôlée des OGM dans l’environnement ».
Si les OGM vont continuer à dominer l’agriculture brésilienne, la coexistence entre cultures GM et conventionnelles devient un véritable enjeu, selon John Wilkinson, spécialiste des questions agricoles à l’Université fédérale rurale de Rio. La demande grandissante de soja non-OGM, en particulier du marché européen, change en effet la donne. « Certains gros acteurs du secteur se mettent à promouvoir les cultures conventionnelles », explique l’expert. Dupont et Bunge ont en particulier créé la compagnie Solae qui fabrique des produits diététiques et pour bébé à base de soja sans OGM.

Etiquetage obligatoire quelque soit le pourcentage d’OGM
Deux autres jugements récents concernent la défense des consommateurs. En aout 2012, Monsanto a été condamné à payer 200 000 euros pour publicité mensongère pour avoir affirmé que l’utilisation conjointe du soja RR et du Round up était bénéfique à la préservation de l’environnement.
En août encore, un autre verdict a renforcé l’étiquetage des produits contenant des OGM. Depuis 2004, le Brésil impose de signaler la présence de plus de 1 % d’OGM dans un produit par un T dans un triangle jaune. L’industrie a mis plusieurs années à se soumettre à la règle, mais aujourd’hui le sigle trône dans les rayonnages.
Or, le tribunal fédéral vient de durcir encore les règles en imposant un étiquetage mentionnant le pourcentage d’OGM, même s’il est inferieur a 1 %. L’industrie agro-alimentaire a fait appel.
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Les produits bio aussi peuvent contenir de l'huile de palme, mais bio

Les produits bio aussi peuvent contenir de l'huile de palme, mais bio | Des 4 coins du monde | Scoop.it
HUILE DE PALME - Alors qu'on se demande si l'on a encore le droit de manger du Nutella, on oublierait que l'huile de palme tant décriée ne se trouve pas uniquement dans les produits conventionnels.

 

Contrairement à ce qu'on pourrait croire, on en trouve aussi dans les produits bio qu'il s'agisse de biscuits ou pâtes à tartiner. L'huile de palme qui rentre dans la composition de ces produits est évidemment issue de l'agriculture biologique, mais qu'est-ce que cela implique? Peut-on en consommer davantage, ou pas? Et quid de l'environnement? Bref, est-ce que l'huile de palme biologique est une huile de palme comme les autres?

 

L'huile de palme d'origine biologique est-elle moins dangereuse pour la santé?

Pour Laurent Chevallier, docteur en nutrition et auteur de Je mange sain, je maigris bien, que l'huile de palme soit d'origine biologique ou pas ne fait pas de grande différence. "C'est exactement la même teneur en acides gras, aux alentours de 50%, quant à la différence qu'il pourrait y avoir en matière de pesticides dans l'huile de palme biologique, on ne dispose pas d'études pour savoir si l'huile de palme biologique en contiendrait moins".

Produite principalement en Colombie, l'huile de palme biologique ne répond pas nécessairement aux mêmes normes qu'en Europe. Ce qui ne l'empêchera pas de porter ensuite le label "issu de l'agriculture biologique" au même titre que d'autres produits bio.

 

Les produits bio sont-ils mieux étiquetés que les autres ?

"L'huile de palme n'est pas mauvaise en soi", rappelle Laurent Chevallier. "Le problème, c'est l'excès. Or les normes d'étiquetage actuelles ne permettent pas de savoir en quelle quantité l'huile de palme se trouve dans certains produits. Cela ne facilite pas les choses pour surveiller sa consommation", précise le médecin.

Du point de vue de l'étiquetage, qu'il s'agisse d'un produit portant le label Agriculture Biologique ou le label européen, les industriels n'ont pour l'instant aucune obligation d'indiquer la quantité d'huile de palme.

Cependant, le plus souvent les produits biologiques indiquent s'ils contiennent de l'huile de palme ou non, contrairement à certains autres produits comme le Nutella qui dissimulent l'huile de palme sous la mention "huiles végétales".

"De manière générale, mieux vaut tout de même consommer bio", rappelle Laurent Chevallier. "Les produits bio restent les plus intéressants pour la santé puisque, de manière générale, ils sont moins exposés aux produits chimiques". De leur côté, les industriels font valoir que de nouvelles normes d'étiquetage seront bientôt mises en place.

"Cela fait des décennies qu'on le demande", tempête Laurent Chevallier. "Cela ne leur coûterait rien, alors que plus on reste opaque, plus cela entretient une forme de défiance face à leurs produits", explique-t-il.

 

L'huile de palme bio est-elle socialement et environnementalement plus responsable ?

Oui et non.

Oui, parce que la culture d'huile de palme biologique fait appel à moins de produits chimiques que la culture conventionnelle d'huile de palme. Elle est aussi plus respectueuse de la biodiversité et est censée contribuer moins à la déforestation.

Non, répond Sylvain Angerand, coordinateur des campagnes pour l'ONG Les Amis de la terre, et auteur du rapport "Arnaque à l'huile de palme durable".

"Sur le fond, l'huile de palme biologique est une bonne idée puisque sa culture limite le risque de développement d'immenses monocultures d'huile de palme. Le problème, c'est que la quasi totalité d'huile de palme biologique provient de Colombie. Elle y est produite par une société, Daabon, qui est en conflit avec de nombreux paysans dans la communauté de Las Pavas. Elle est aussi impliquée dans des projets critiqués en Colombie, comme une usine de production de biocarburants", précise Sylvain Angerand.

 

En 2010, le distributeur de cosmétiques The Body Shop, propriété du groupe L'Oréal, a d'ailleurs cessé de se fournir en huile de palme biologique auprès de Daabon. À l'époque, le magazine britannique The Observer avait révélé l'expropriation de 126 paysans colombiens à la suite de l'achat forcé de leurs terres par l'entreprise Tequemada, une filiale de Daabon.

En 2006, une milice paramilitaire avait déjà tenté de déloger les paysans, mais un recours en justice leur avait permis de rester sur ces terres. "C'est tout le problème de la culture d'huile de palme biologique", explique Sylvain Angérand, "Aujourd'hui, c'est un marché énorme, les terres nécessaires sont donc énormes", conclut-il.

Quitte à choisir, ne serait-ce que pour sa moindre exposition aux produits chimiques, mieux vaut donc tout de même opter pour des produits issus de l'agriculture biologique, même s'ils sont loin d'être parfaits.

De l'huile de palme dans les produits bio? Un tour au supermarché suffit pour s'en convaincre.

 

 

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