Des 4 coins du monde
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Des 4 coins du monde
Dans divers pays, des gens prennent la parole, se mobilisent ; des choses bougent. Restons à l'écoute.
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Une carte collaborative pour récolter la nourriture de la rue

« Gratuivores », « freegans » et glaneurs, cette carte est faite pour vous.  

 

L’association américaine Falling Fruit a lancé depuis 2013 une carte collaborative proposant aux urbains du monde entier d’identifier les lieux où l’on peut « récolter » de la nourriture gratuitement.


Sont donc référencés les arbres fruitiers et certains arbustes mais aussi... les poubelles des supermarchés qui jettent le plus de produits alimentaires.


Ainsi, à Rennes, on apprend que les poubelles du magasin Monoprix rue de Cartage sont pleines le lundi, mercredi et vendredi vers 16h30. Bon appétit !

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PUR etc. : fast-good bio et local à Paris cet été ?

PUR etc. : fast-good bio et local à Paris cet été ? | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Le Fast Food locavore et bio PUR etc. devrait ouvrir ses portes à Paris à l'été 2014. Ce restaurant d'origine strasbourgeoise propose des repas équilibrés et cuisinés maison, à emporter ou à déguster sur place.

 

L'esprit "cueilli aux environs et cuisiné à la maison" du Fast-Good locavore PUR etc. a le vent en poupe. 

Ce concept de restauration rapide a été initié à Strasbourg en 2011 par deux jeunes ingénieurs Héloïse CHALVIGNAC et Vincent VIAUD. Depuis, deux restaurants ont vu le jour grâce à une vaste opération de crowdfunding ayant permis de rassembler 200.000 €. Ils proposent des plats 100% bio, aux aliments de saison et locaux. 

 

Vivement ce nouveau fast food bio locavore à Paris

Un premier PUR etc. ouvrirait donc ses portes cet été à Paris. En projet également, des kiosques dans des lieux de passage tels que les centres commerciaux et les aéroports pour manger sainement tout le temps.

Le développement d’un "Food-truck" est à l’étude. Il desservira les environs de Strasbourg cet été. Développement à suivre !

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Sortie de l’édition 2014 du « Guide des Sushis Responsables »

Sortie de l’édition 2014 du « Guide des Sushis Responsables » | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Sortie de l’édition 2014 du « Guide des Sushis Responsables » et lancement de l\'appel aux dons pour financer l\'appli smatphone "SushiSafe".

 

C’est pour aider les consommateurs à apprécier les sushis et sashimis sans contribuer à la disparition d’espèces couramment consommées et déjà menacées, en conciliant protection des océans et plaisir gustatif, que nous rééditons, en collaboration avec l’ONG Seaweb Europe, le « Guide des Sushis Responsables », cinq ans après la sortie de la première version. Rappelons que les Français, déjà gros consommateurs de poissons, fréquentent de plus en plus les restaurants de sushis - séduits par le raffinement des plats et les apports nutritionnels du poisson riche en acides gras et en minéraux indispensables à notre santé.

 

Mais les richesses marines et côtières sont menacées par la surpêche et l’impact environnemental souvent problématique de l’aquaculture intensive. En 2005, selon la FAO, 75% des réserves mondiales sauvages étaient concernées par la surpêche : 52 % des espèces exploitées à la limite de leur capacité de renouvellement, 16 % surexploitées et 8 % déjà épuisées. Le saumon et le thon font partie des espèces les plus menacées : les stocks de saumon sauvage ont été divisés par deux en 20 ans, et 95% du saumon consommé en France provient d’élevages trop souvent peu respectueux de l’environnement.

 

De leur côté, les stocks de thon ont diminué de 80% en 20 ans : le marché japonais, pour la fabrication des sushis, est considéré comme étant le premier responsable de cette surexploitation. Bonne nouvelle néanmoins : les actualités récentes ont mis en avant l’intérêt croissant des consommateurs français face à ces enjeux, comme en témoigne le succès retentissant de la pétition de l’association Bloom contre le chalutage en eaux profondes fin 2013.
Fondé sur des données actualisées et une approche plus pragmatique partant de la pression sur la ressource, le « Guide des sushis responsables » précise, grâce à un code couleur clair et facilement identifiable par les consommateurs, les espèces à privilégier, celles à consommer avec modération ou bien à éviter. Un focus santé permet également  aux amateurs de sushis d’identifier en un clin d’œil les espèces bénéfiques d’un point de vue nutritionnel (omégas 3, minéraux, etc.) et celles présentant des risques potentiels pour la santé (contamination par des métaux lourds, polluants, etc.). 
Le « Guide des Sushis Responsables » est disponible ici, à plier et à glisser dans un portefeuille ou un sac à main… histoire de ne pas se trouver démuni(e) au moment de passer la commande.
Profitant du lancement du guide, nous souhaitons maintenant développer une application smatphone dédiée. Intitulée SushiSafe, elle sera la déclinaison interactive du guide papier. Nous avons besoin de vous pour financer ce nouveau projet.

 

Rendez-vous sur notre page KissKissBankBank pour en savoir plus et apporter votre contribution !

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Lancement de l'extension de nom de domaine .BIO

Une extension internet .bio pour permettre aux communautés « bio » de mieux s'identifier sur le web.


C'est l'idée de la start-up française Starting Dot.

Destinée aux acteurs de la filière bio (producteurs,  distributeurs,  négociants…)  ainsi qu'à ceux des sciences de la vie, la nouvelle extension .bio sera lancée le 11 juin et gérée en partenariat avec l'Ifoam (Fédération Internationale des Mouvements d'Agriculture Biologique).

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Des hôpitaux écologiques en Allemagne

Des hôpitaux écologiques en Allemagne | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Des hôpitaux écologiques qui soignent sansi polluer l'environnement, c'est un des paradoxes contemporains ! C'est en Allemagne avec des hôpitaux verts !

 

L’hôpital, le lieu pour guérir nos maux et pour soigner. Et pourtant, parallèlement, un gros pollueur néfaste à l’environnement. Drôle de paradoxe. C’est précisément pour lutter contre cette incohérence que l’Allemagne s’est penchée sur la mise en service d’hôpitaux écologiques. Alors, en quoi cela consiste-t-il ? Ces hôpitaux sont-ils de bons exemples à suivre ?


L’hôpital : un acteur majeur du développement durable

L’hôpital est une institution qui fait partie du développement durable.

En effet, dans sa dimension sociale (patients, etc.) et économique(consommation d’énergie, etc.), d’une part, et d’autre part, dans la dimensionécologique qu’elle devrait prendre.

Car l’hôpital est un gros consommateur d’énergies fossiles non renouvelables : électricité, eau, gazole.

L’hôpital : des déchets en masse !

Et les déchets sont nombreux, qu’ils soient liquides, solides, gazeux ou encore alimentaires.

Quelques chiffres l’illustrent : le traitement d’un patient, par exemple, serait responsable de la production quotidienne d’environ 5,5 kg de déchets. Le secteur hospitalier en France produit environ 700 000 tonnes de déchets solides par an.

En Allemagne, l’hôpital Ethianum passe au vert !

Pour lutter contre ce fléau, l’hôpital Ethianum* ouvert en 2010, àHeidelberg, suit le programme Green+Hospital.

Il s’agit d’un ensemble de technologies liées à la construction de bâtiments et à la gestion d’énergie 100% renouvelable.

Ajouté à cela, des technologies médicales efficaces et un système de communication moderne plaçant les patients au coeur du processus sont privilégiés.

Hôpital vert : en quoi cela consiste ?

L’hôpital Ethianum a équipé chacun de ses lits avec des terminaux digitaux.

Les médecins peuvent y consulter et y mettre à jour les dossiers médicaux des patients.

Ainsi, chaque patient suit un parcours de soins cliniques standardisés mais où seule la pratique médicale compte. Et non plus le contact froid avec la bureaucratie !

Dans la structure du bâtiment, on trouve des systèmes avancés d’automatisation des bâtiments, ainsi que des générateurs d’énergie géothermique. De bonnes astuces pour atteindre l’objectif fixé : gérer 3000 patients à l’année et réduire de 50% les dépenses énergétiques par séjour à l’hôpital.

Mettre tous les hôpitaux allemands dans le vert : des économies et un pas pour l’environnement !

L’entreprise Siemens, qui met en place le programme Green+Hospital estime que l’adoption de ce dernier par toutes les unités hospitalières en Allemagne permettrait d’économiser 600 millions d’euros par an. Cela permettrait aussi de diminuer les émissions de CO2 de 6 millions de tonnes.


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A Pékin, on paie le métro avec des bouteilles en plastique

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Les Pékinois peuvent recycler leurs bouteilles en plastique pour économiser sur le prix d'un ticket de métro

 

Depuis la fin 2012, de drôles de machines côtoient les distributeurs de titres de transport habituels. En effet, les millions de Pékinois qui se croisent dans le métro chaque jour – le métro de Pékin est le 3ème plus important métro au monde après celui de Moscou et celui de Tokyo avec 5 968 000 trajets par jour(1) – peuvent échanger leurs bouteilles en plastique usagées contre un ticket de métro.

C’est un principe gagnant/gagnant puisque l’initiative encourage au recyclage et permet aux usagers de faire des petites économies.
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Entre 2 trains, on plante des légumes au Pays du Soleil Levant !

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Entre 2 trains, on plante des légumes au Pays du Soleil Levant !

 

Comment s’occuper entre deux trains pour trouver le temps un peu moins long ? Certains se reposent, d’autres trompent l’ennui en bouquinant… des occupations plutôt courantes pour les voyageurs en correspondance.


Au Japon pourtant, certaines gares innovent et se sont dotées de jardins situés sur les toits des infrastructures ferroviaires. Issu de la collaboration entre la Compagnie ferroviaire du Japon de l’Est et une agence événementielle, ce projet intitulé « Soradofarm » vise à installer des espaces verts cultivables sur les toits de cinq bâtiments, dont la grande gare JR Ebisu à Tokyo.


Une jolie manière d’optimiser les quelques mètres carrés encore libres dans de tels espaces urbains ultra densifiés. Ces jardins sont également ouverts à la location pour les tokyoïtes souhaitant louer leur lopin de terre en hauteur.

Seul bémol : il leur en coûtera la coquette somme de ¥100,440 soit l’équivalent de 980 dollars ! Néanmoins, les initiateurs du projet comptent ouvrir d’autres jardins dans et sur les infrastructures de transport du pays.


Espérons que cela contribue à démocratiser l’accès à ces parcelles de verdure !

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Les écoles se convertissent doucement au bio

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Commune après commune, école par école, la distribution de repas bio progresse doucement en France. C'est souvent une bonne nouvelle pour les enfants.

 

Le bio arrive doucement dans les écoles et les assiettes des enfants. Chaque école qui « verdit » sa cantine l’annonce à grands renforts médiatiques. Paris s’enorgueillit de distribuer 60% de produits bio dans les écoles primaires. Mouans-Sartoux (Alpes Maritime), Saint-Etienne, Val de Drôme, etc… chaque commune convertie communiquent avec fierté sur sa venue au bio.

 

Une bonne nouvelle pour les enfants

 

Signe de modernisme, responsabilité citoyenne, souci pour la santé des enfants… le bio à l’école est un « marqueur » politique (au sens large) et souvent, une bonne nouvelle pour les enfants. Un exemple : dans le petit village de Langouët (Ille-et-Vilaine), l’amélioration de la qualité des repas a fortement accru la fréquentation de la cantine ; le nombre des repas distribués a doublé.

 

Des écoliers qui jardinent

 

L’arrivée du bio s’accompagne parfois d’initiatives très fortes.  A Mouans-Sartoux, la mairie a reconverti une friche de quatre hectares en potager bio et créé une régie communale agricole. Les écoliers participent à la culture de pommes de terre, radis, courgettes, blettes, fenouil… La commune vise une production de 20 tonnes de façon à couvrir les deux-tiers des besoins des trois cantines passées à 100% de bio.

 

Le bio pas si cher

 

Selon l’association Colibris (créée sous l’impulsion de Pierre Rabhi), un repas bio est seulement 10% à 15% plus cher qu’un repas normal, soit entre 0,48 € et 0,60 € par repas. Seul l’achat des matières premières est impacté, et celles-ci ne représentent que 20 à 30% du coût total d’un repas.

 

Résultat national insuffisant

 

Au-delà de l’effet médiatique, la progression du bio est très inférieure aux objectifs affichés par les pouvoirs publics. Lors du Grenelle de l’environnement, la France s’était engagée à introduire 20 % de produits biologiques dans les cantines scolaires dès 2012. Six ans après la tenue du Grenelle, on atteindrait à peine 2 à 3% de produits bio dans les cantines. Le site qui recense communes et cantines bio (Cartes Cantines bio) affiche modestement une soixantaine d’adresses.

 

Une petite révolution

 

Si le passage au bio des cantines se fait lentement, c’est sans doute parce qu’il implique une réorganisation complète des circuits d’approvisionnement. Il faut mettre en place des filières biologiques paysannes locales, sélectionner les fournisseurs fiables, se confronter aux aléas du bio et à la moindre uniformisation des produits, adapter les menus…

 

Le bio peut également demander plus de travail en cuisine (nettoyage de légumes, épluchage, découpe), une formation des cuisiniers à de nouveaux modes de préparation et de cuisson, un projet pédagogique à l’intention des enfants autour de la découverte des produits, du goût, etc.

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AUSTRALIE. Melbourne sera-t-elle la première ville sans tabac ?

AUSTRALIE. Melbourne sera-t-elle la première ville sans tabac ? | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Que ce soit sur le trottoir ou dans les parcs, la deuxième ville d'Australie envisage d'interdire le tabac dans tous les espaces publics d'ici 2016.

 

Terrasses des bars, rues, parcs... Le tabac sera bientôt banni de tous les endroits publics à Melbourne, ont indiqué jeudi 15 mai les autorités locales de la deuxième ville d'Australie. D'ici 2016, les 4 millions d'habitants que compte l'agglomération seront non seulement interdit de fumer une cigarette dans les lieux publics (bar, restaurants, bureaux) comme c'est déjà le cas mais également dans tous les espaces publics.

Cette mesure a déjà fait l'objet d'un test dans l'un des quartiers les plus connus de la ville, The Causeway, où les cigarettes ont été bannies des rues et des trottoirs. Une décision peu surprenante donc dans un pays où la législation est déjà l'une des plus strictes en la matière.

L'une des "premières villes au monde 
sans tabac"

Richard Foster, conseiller municipal, a évoqué jeudi "un soutien massif pour étendre à d'autres zones" cette expérience, "étant donné l'immense succès remporté à The Causeway".

Estimant même pouvoir "attirer des gens à Melbourne en étant l'une des premières villes au monde sans tabac", a-t-il ajouté sur la radio Fairfax.

Selon le projet de la municipalité, les piétons, les clients de restaurants en terrasse et même les ouvriers sur les chantiers de construction ne pourront plus allumer une cigarette en centre-ville.

Seule exception : se rendre dans un des abris construits spécialement pour les fumeurs.

Ces mesures seront mises en place progressivement, jusqu'à la fin 2016, date de l'entrée en vigueur de l'interdiction de fumer dans une large partie de la ville, a précisé le maire Robert Doyle.

Si nous pouvons prouver aux commerçants et aux entreprises, comme nous l'avons fait auprès des patrons des bars et restaurants, que cela n'éloignera pas les clients (...), alors, nous gagnerons cette bataille, étape par étape", a-t-il déclaré au quotidien Herald Sun.

L'Australie est déjà dotée d'une législation antitabac parmi les plus sévères au monde. Il est interdit de fumer dans tous les restaurants, bars et autres lieux publics clos, et les cigarettes sont vendues dans des paquets identiques - seul le nom de la marque diffère - portant de larges messages soulignant les dangers du tabac.

De 50% dans les années 1950, le pourcentage des fumeurs en Australie a diminué aujourd'hui à 15%. Les autorités publiques ont pour objectif de l'abaisser à 10% d'ici à 2018.

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Et voici le distributeur automatique... de fruits et légumes !

Et voici le distributeur automatique... de fruits et légumes ! | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Une drôle d’installation a été mise en place il y a une quinzaine de jours à l’entrée du Faubourg de Leuilly à Laon. Christophe Emery a installé son distributeur de fruits et légumes et il rencontre déjà beaucoup de succès. En moyenne, il vend chaque jour 45 salades et autant de bottes de radis. « Il y a l’attrait de la nouveauté, bien sûr mais sur le long terme, je pense que cela continuera d’attirer du monde », assure-t-il.

 

D’un à trois euros, chaque casier compte au moins un produit. En ce moment, les navets, radis, salades et oignons blancs ont une belle place. « Le week-end, je mets aussi un peu de rhubarbe. » Dans ses casiers, il proposera au fil de l’année notamment jusqu’à sept variétés de pommes de terre, autant de tomates et neuf types de salades. Il y aura aussi des fruits comme des fraises.

 

Selon Christophe Emery, l’emplacement se prêtait tout à fait à ce type d’installation : « Le soleil ne donne que le soir, cela évite que les légumes ne s’abîment trop vite. Et puis, c’est juste à côté du magasin où je vends mes produits et aussi à côté des terres que je cultive. » Pour le bilan carbone, c’est plutôt un avantage. « J’approvisionne chaque matin mes casiers à la brouette. Pas de pollution. » Une fierté pour celui qui ne fait pas d’agriculture biologique mais plutôt une culture raisonnée : « Mes produits sont sans insecticide, ni fongicide, ni herbicide. »


Ce maraîcher a découvert ce dispositif il y a deux ans, lors d’un salon du maraîchage et de l’horticulture à Angers. De chauffeur routier, Christophe Ermery a décidé de sauter le pas en devenant maraîcher l’an dernier. Il a repris les terres qui appartenaient à son père. Un retour aux sources d’autant que le maraîchage, c’est une histoire de famille depuis sept générations chez lui.

Pour se décider à mettre en place cette machine, Christophe Emery a aussi pris en compte le fait que ses clients lui demandaient d’ouvrir le magasin le mercredi*. « Tout installer pour le mercredi et si le soir, je n’ai pas tout vendu, j’aurai des pertes et en plus pendant ce temps-là, je ne suis pas dans la production. »



Une machine travaillant toute l’année

Travaillant seul, il était impossible financièrement d’embaucher quelqu’un. Cette machine était la solution. « Elle n’est jamais en arrêt maladie, elle travaille 365 jours par an, il n’y a jamais d’erreur de caisse. » Et puis cela amuse beaucoup les enfants : « si leurs parents prennent des légumes au magasin, ils doivent quand même prendre une case comme ils disent. »


À bientôt 40 ans, Christophe Emery espère qu’avec cet appareil, il pourra écouler 100 % de sa marchandise lui-même. Pour l’instant, pour vendre toute sa production, en plus du magasin, il s’adresse aux restaurateurs, cantines et une grande surface.

 

*Le potager de Leuilly est ouvert les vendredis de 15 à 18 heures et les samedis de 9 à 18 heures.

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Toshiba lance son usine à légumes

Toshiba lance son usine à légumes | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Le Japonais Toshiba dont les principales activités concernent les appareils électroniques et le nucléaire se lance dans les légumes produits en usine. 

 

Après l’hôpital Toshiba de Tokyo, le groupe a annoncé son nouveau projet pour continuer de prendre soin de la santé des hommes dans un communiqué de presse paru le jeudi 15 mai. Pour la firme, il s'agit d'“ajouter une nouvelle dimension à son activité sanitaire” en produisant une “nourriture saine” issue de son usine. Pour ce faire, Toshiba a décidé de réhabiliter une usine inutilisée de 2000 m⊃2; à quelques kilomètres au sud de Tokyo. L’idée : produire des légumes “longue conservation” sans pesticides dans une usine aseptisée à l’aide d’un impressionnant arsenal électronique.


Pour faire pousser ses quelques trois millions de salades d’usine par an, la société prévoit un système d’éclairage fluorescent optimisé pour la croissance des végétaux, un air conditionné maintenant toujours la même température et les mêmes taux d’humidité ainsi qu’un dispositif de stérilisation des emballages alimentaires. “Il est possible d’améliorer considérablement la conservation des produits [...] en minimisant l’entrée en contact [avec des] germes” selon le groupe japonais.


En plus des salades, choux de bruxelles, jeunes pousses et épinards “stériles” que Toshiba prévoit de cultiver, si l’on peut ici parler de culture, le groupe ambitionne également de développer des produits plus riches en antioxydants ou en vitamine C. Le communiqué ne donne aucune précision sur l’obtention de ces “végétaux améliorés”.


Mais Toshiba n’est pas le premier à se lancer dans une entreprise du genre. Les sociétés Panasonic et Fujitsu se sont eux aussi lancés dans les usines à légumes, dans la préfecture de Fukushima, où leur production est plébiscitée par ceux qui craignent la radioactivité des sols.

- See more at: http://www.bioalaune.com/fr/actualite-bio/11975/toshiba-lance-son-usine-legumes-hors-sol-bio#sthash.6A1mrDkN.dpuf

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Quand les poissons font pousser des tomates

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ALIMENTATION - Les poissons sont en bas, qui font de l'engrais, les plantations sont en haut, qui font des tomates: bienvenue à la "ferme-container", prototype d'une agriculture urbaine qui allie pisciculture et cultures maraîchères, et cœur de métier d'une start-up berlinoise. Dans la cour pavée d'une ancienne brasserie de la capitale allemande se dresse la mini-ferme de la société ECF: un container qui abrite l'élevage de poissons, coiffé d'une serre où poussent tomates, blettes et poivrons.

 

Le principe est simple: des bactéries transforment l'ammonium des déjections des poissons en nitrates, qui servent d'engrais pour les cultures un étage au-dessus.

 

Les Aztèques utilisaient déjà cette méthode, connue sous le nom d'aquaponie, une contraction d'aquaculture et hydroponie. Ce dernier vocable désigne un procédé agricole où les plantes ne poussent pas dans la terre mais sur un substrat neutre (sable ou roches par exemple) régulièrement irrigué.

Cette technologie permet à l'agriculture de se libérer de la contrainte d'un sol fertile et donc de quitter la campagne... Un atout important dans un contexte d'urbanisation croissante au niveau mondial.

Nicolas Leschke a fondé ECF (pour Efficient City Farming) avec un partenaire en 2012. "Notre vision est de fournir aux citadins l'accès à des denrées agricoles produites de manière durable", explique-t-il. Leur entreprise a reçu un prix de jeune pousse innovante en Californie l'année dernière.

Non seulement l'aquaponie permet de réduire considérablement la consommation d'eau et les émissions de dioxyde de carbone - celui émis par les poissons est utilisé pour la culture des plantes -, mais l'implantation de ces fermes en ville permet aussi de réduire les coûts financiers et environnementaux pour la conservation et le transport des aliments, tout en garantissant leur fraîcheur, s'enthousiasme l'entrepreneur, en grignotant une feuille de blette fraîchement cueillie.

 

 

Projet grandeur nature en 2015

La ferme-container est un prototype qui sert de démonstrateur pour cette technologie à petite échelle. La société a vendu deux ou trois de ces fermes miniatures à des particuliers, mais "l'agriculture comme 'hobby lifestyle' n'est pas notre objectif", précise M. Leschke.

ECF veut vendre des fermes de plus grande envergure à des développeurs immobiliers, des entreprises ou même des agriculteurs. "Nous avons des demandes du monde entier", raconte-t-il.

Le premier projet "grandeur nature" va voir le jour l'an prochain: ECF a acheté un terrain au sud de Berlin et va construire une ferme aquaponique sur 1.800 mètres carrés. La société s'est assurée pour cela le soutien financier de la Banque d'investissement de la ville de Berlin (IBB).

 

La ferme sera flanquée d'un magasin qui vendra les fruits et légumes produits, et les Berlinois pourront se faire livrer chaque semaine avec un système d'abonnement. Les poissons seront également vendus à la demande "pour des restaurants par exemple, ou si quelqu'un nous appelle et nous dit 'je fais un gros barbecue ce weekend, mettez-moi dix poissons de côté'".

M. Leschke mise sur un chiffre d'affaires d'environ 550.000 euros par an pour cette ferme - qui contrairement au prototype sera à un seul niveau.

Chez ECF, même si "tout est de facto bio dans ce que nous faisons", la production n'est pas estampillée bio - pour obtenir ce sigle, il faut que les plantes poussent en terre.

 

Cela tombe bien: pour beaucoup d'aliments frais, la régionalité est un critère d'achat plus important que le bio, selon une étude menée l'an dernier en Allemagne, Suisse et Autriche par le cabinet de conseil ATKearney. Fraîcheur, qualité et souci de soutenir l'économie locale sont parmi les motivations principales des consommateurs dans ce choix pour le "nouveau bio".

 

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Grâce aux grainothèques, des semences libres dans toute la France

Grâce aux grainothèques, des semences libres dans toute la France | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Les grainothèques veulent être aux semences ce que les Incroyables comestibles sont aux légumes. Né à La Rochelle, le concept essaime un peu partout.

 

« Prenez, déposez librement les graines qui vous plaisent. »Au milieu des livres de jardinage, la petite boîte en carton étonne. Depuis janvier dernier, la médiathèque de Lagord (Charente-Maritime) accueille l’une des premières grainothèques de France. Celle-ci permet aux visiteurs de partager leurs semences en toute liberté. Vous risquez bien d’en croiser d’autres dans les semaines qui viennent, car cette pionnière inspire... Une quarantaine de bibliothèques, restaurants et lieux associatifs (voir carte ci-dessous) ont construit et installé des boîtes de ce type depuis le lancement de cette initiative, en octobre 2013, par l’association Graines de Troc – qui anime par ailleurs une plateforme de partage de graines via une monnaie complémentaire. Et bien d’autres sont en cours d’installation : « On reçoit quasiment une demande par jour », assure Sébastien Wittevert, président de Graines de Troc.

Des haricots, le yin et le yang

« L’idée est née à la fois d’une envie de partager les semences et aussi d’inspirations diverses comme les Incroyables comestibles ou la coopérative de semences des fraternités ouvrières de Mouscron. On tenait surtout à ce que les gens puissent s’approprier la démarche, et que l’action soit reproductible », explique ce militant de la graine libre. Pour faciliter les échanges, aucun registre n’est tenu, le système repose sur la confiance en la bonne volonté des utilisateurs et sur le partage« du savoir-faire ses graines ». De même, libre à chacun d’adapter le concept à ses besoins : « Au début, nous proposions un modèle de boîte mais quand je vois la diversité et la beauté des boîtes qui ont été créées je suis content de laisser chacun s’exprimer », raconte Sébastien Wittevert.


Un idéal d’autonomie qui a déjà fait le bonheur de Matthieu, jardinier amateur de 35 ans à La Rochelle (Charente-Maritime) : « Pour mes semences, j’ai l’habitude de commander via Kokopelli. Mais je fréquente les grainothèques de La Rochelle régulièrement pour trouver des semences qui ne sont pas commercialisées. Il y a quelques jours, je suis tombé comme ça sur un bout de papier plié en quatre où il était indiqué au crayon de bois “SainFoin récolte 2013”. J’ai aucune idée de qui l’a déposé mais c’est forcément quelqu’un qui veille à la préservation des semences, parce que le SainFoin est une plante super qui fournit de l’azote et qui a tendance à disparaître de nos campagnes. C’est exactement ce qu’on cherchait pour notre jardin partagé. »


Plus tôt, Matthieu avait déposé des graines d’haricots nains Starazagorski : « Les graines sont noires et blanches avec des points, exactement comme le yin et le yang. ». Peut-être que l’heureux bénéficiaire de ces graines y verra un signe : dans la philosophie orientale, le yin et yang est symbole d’interdépendance, les points de couleur montrant que le noir et le blanc sont inconcevables l’un sans l’autre et que chacun recèle un germe de l’autre.

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L'UE limite l'usage de terres arables pour les biocarburants

Luxembourg (awp/afp) - Les gouvernements de l'Union européenne sont parvenus vendredi à un accord pour plafonner à 7% la part des biocarburants destinés aux transports afin de limiter l'utilisation des terres arables pour cette production.

 

Longtemps présentés comme une alternative au pétrole dans les transports, les agrocarburants sont désormais épinglés en raison de leur impact négatif sur les productions alimentaires et sur la déforestation.

"Les négociations pour parvenir à ce compromis ont eu pour conséquence de réduire nos ambitions, mais mieux vaut cela que ne pas prendre de décision du tout", a commenté le commissaire à l'Energie Günther Oettinger.

 

"Ce compromis est raisonnable et équilibré. Il n'est pas parfait, mais il est attendu par beaucoup d'acteurs industriels", a souligné de son côté Alexis Dutertre, représentant de la France, au cours du débat organisé au cours d'une réunion des ministres européens de l'Energie à Luxembourg.

Deux pays --la Belgique et le Portugal-- ont refusé le compromis, approuvé par tous les autres pays.

 

Les négociations vont pouvoir s'engager avec le Parlement européen qui s'est prononcé en septembre 2013 pour plafonner à 6% la part des biocarburants produits à partir de céréales ou de diverses plantes sucrières et oléagineuses. "Ce sera difficile", a estimé le ministre italien Claudio de Vicenti, dont le pays assurera la présidence semestrielle de l'UE à compter du 1er juillet.

 

L'UE s'est fixé l'objectif de 10% d'énergies renouvelables pour les transports en 2020. Les biocarburants ont été vus comme la solution et les investissements encouragés, mais leurs effets pervers sur l'agriculture --déforestation, disparition de cultures vivrières, augmentation des prix des denrées alimentaires-- ont contraints l'UE a réviser sa position.

 

En septembre, le Parlement européen s'était également fixé un objectif de 2,5 % à atteindre pour les "biocarburants avancés", ceux jugés plus vertueux, à base de déchets agricoles et forestiers ou de microalgues.

Les élus souhaitaient aussi que soit pris en compte le changement d'affectation des sols indirect (dit facteur CASI ou ILUC en anglais). C'est le cas lorsque les plantations destinées aux agrocarburants entraÎnent la destruction de forêts ou de prairies en Amazonie ou en Indonésie, et donc une perte d'écosystèmes captant le dioxyde de carbone (CO2). Le Parlement demandait la prise en compte, à partir de 2020, de ce facteur CASI dans la directive sur la qualité des carburants, afin de distinguer les "bons" des "mauvais" agrocarburants en fonction de leurs émissions de gaz à effet de serre.

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Un plan de recherche bio présenté pour la Wallonie

Un plan de recherche bio présenté pour la Wallonie | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Le ministre wallon de l'Agriculture, Carlo Di Antonio, a présenté vendredi9 mai, lors de la visite d'une exploitation de Quevaucamps (Beloeil) sélectionnée par le Centre wallon de recherches agronomiques (CRA-W), le plan de recherche de terrain qui sera déployé dans 60 fermes wallonnes en matière d'agriculture biologique et d'autonomie protéique.


La production biologique est à ce jour considérée comme prioritaire en matière de recherche scientifique en Wallonie. A l'initiative du ministre, et pour la première fois, un budget d'un million d'euros y est désormais consacré annuellement. Estimant que la recherche doit avoir comme but de répondre de manière concrète aux besoins sur le terrain, M. Di Antonio a défendu la participation directe des producteurs aux travaux de recherche sur la production bio. La combinaison des connaissances des agriculteurs et des compétences scientifiques du CRA-W assure une recherche au service de l'agriculture.

L'étude, réalisée par une vingtaine de chercheurs, a mis en évidence des techniques de réduction des coûts de production profitables, tant aux exploitations biologiques que conventionnelles. La colonne vertébrale de ce programme est un réseau de 60 fermes couvrant tous les grands types de production (laitière, viandeuse, grandes cultures, maraîchage, arboriculture, porc et volaille...). Les chercheurs travaillent dans ces fermes, en interaction avec les exploitants, pour identifier les questions qui se posent lors de la production bio et tenter d'y apporter des réponses concrètes. On constate aujourd'hui en Wallonie que la demande en produits agricoles, sous certification biologique, dépasse l'offre, particulièrement dans les secteurs porcin et maraîcher.

Pour M. Di Antonio, cette demande non rencontrée constitue une véritable opportunité de développement économique pour les agriculteurs wallons. En vingt ans, le nombre de producteurs bio wallons est ainsi passé d'une cinquantaine à plus de mille. Le bio est aujourd'hui devenu un moteur du secteur agricole wallon.

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Bio : l'offre répond enfin à la demande

Bio : l'offre répond enfin à la demande | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Jusqu’au 15 juin dans toute la France, se tient le Printemps bio. Producteurs, transformateurs, associations organisent des rencontres dans tout le pays avec les consommateurs. Le bio : un secteur qui se porte plutôt bien

 

La consommation de produits bio par les ménages en France a encore augmenté en 2013  : +9% par rapport à 2012 d’après la dernière édition du baromètre  de l’agence bio. Tous les produits sont concernés, avec des prix en très faible hausse.

Un français sur deux consomme régulièrement bio. . Ce sont les fruits et légumes qui sont le plus recherchés.

Et les producteurs commencent à répondre à la demande : 2.000 ont été nouvellement certifiés en 2013. 130. 000 hectares sont en phase de conversion…Résultat, l’offre commence à répondre à la demande

 

Avec le printemps bio, jusqu’au 15 juin, sont organisées dans tout l’hexagone des rencontres avec les  consommateurs. Au programme des ateliers culinaires, des portes ouvertes, des visites d’exploitations, des pique-niques, des apéros bio, des dégustation de produits locaux…

 

 

Un objectif : faire connaître le bio pour amplifier le mouvement.  http://www.printempsbio.com/

 

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Le bio pour les nuls : guide pratique

Le bio pour les nuls : guide pratique | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Le bio vous connaissez mais vous n'y comprenez rien ? Voici un Guide pratique pour tout comprendre : "Consommer bio pour les nuls".

 

"Le bio, c'est meilleur pour la santé", "le bio, c'est bon mais c'est cher", "l'agriculture bio respecte l'environnement"... Vous connaissez la leçon par coeur, mais au fond, lorsque vous faites vos courses, face à la multitude de produits estampillés "bio" au supermarché, vous vous sentez... désemparé. Vous avez envie de vous lancer, de poser des questions, mais vous êtes un peu perdu et le pas à franchir vous paraît immense ? Voici un guide pour apprendre à consommer bio et malin! Un véritable mode d'emploi qui explique et accompagne tout au long de la démarche le pourquoi du comment. L'auteur, Marie-Paule Dousset, vous prend par la main pour vous aider à comprendre ce qu'est le bio, et comment l'intégrer dans votre quotidien.

 

Tous les chemins sont bons pour s'orienter vers le bio, encore faut-il savoir se repérer dans un monde où certifications, appellations et labels fourmillent... Qu'est-ce que l'agriculture biologique? Quels sont les gages de qualité des produits bio ? comment reconnaître les labels bio pour les produits alimentaires, les cosmétiques ou encore les produits ménagers ?

sont-ils vraiment meilleurs et efficaces ? Autant de questions qui trouveront des réponses claires et concrètes au fil des pages. Vous y trouverez même des tableaux pour comparer les prix et faire le meilleur choix !

 

"Consommer Bio Pour Les Nuls", de Marie-Paule Dousset, aux éditions First, comporte 308 pages, et est vendu au prix indicatif de 12,50 €.

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Guide "Restos veggie" France, Belgique, Suisse

Guide "Restos veggie" France, Belgique, Suisse | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Sans gluten, bio, vegan... Enfin un guide assez complet des restaurants pour "manger autrement" en France, Belgique et Suisse. "Restos Veggie", éditions La Plage est pratique pour trouver un bon resto près de chez soi ou en vacances.

 

Le guide 2014-2015 "Restos Veggie" des Editions La Plage propose plus de 500 restaurants et magasins bio et végétariens dans toute la France (même si certaines régions, comme l'Ile-de-France, le Rhône-Alpes et la région PACA sont plus gâtées que d'autres). Le livre recense également de bonnes adresses en Belgique et en Suisse.

Des hot-dogs veggie au restaurant gastronomique bio en passant par la crêperie sans gluten et la brasserie 100 % crue, on peut "manger autrement" presque partout ! 

 

On aime :

la variété des restaurants proposés : bio, végétarien, sans gluten... Il y en a pour tous les goûts et les spécificités alimentaires. le recensement plutôt complet des lieux où déguster de bons petits plats avec les horaires et jours d'ouverture et fermeture. 

On aime moins :

la présentation en noir et blanc, assez austère. l'absence d'avis sur les restaurants. On aurait aimé de petites étoiles sur la qualité, l'ambiance, pour nous aider à choisir. 

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Le marché des meubles en carton est... très solide

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Le marché des meubles en carton est en train de se développer et de trouver sa place dans le monde de la décoration ! Zoom sur des meubles solides et originaux !

 

Les meubles et autres objets en carton étaient, il n’y a pas si longtemps, cantonnés à l’excentricité des réalisations artistiques. Et pourtant, depuis quelques temps, apparaissent des meubles en carton, prêts à remplacer nos traditionnels meubles en bois. Alors, que valent les meubles en carton ?

Sont-ils vraiment solides ? Zoom sur un marché en expansion.


Le marché des meubles en carton : un marché qui se solidifie


Il n’existe pas véritablement d’études de marché sur le sujet du meuble en carton.

Plusieurs indicateurs sont néanmoins là pour prouver que ce marché se développe et sort de sa discrétion.

La prise de conscience et la demande croissante des consommateurs de produits plus respectueux de l’environnement ne sont certainement pas étrangères à ce phénomène.

Le marché du bricolage a le vent en poupe

Depuis ces dix dernières années, le marché du bricolage en France et dans le monde est en développement croissant.

Aujourd’hui, 82% des Français pratiquent le bricolage contre 66% en 2002.

Et la féminisation du marché du bricolage n’est certainement pas étrangère à ce phénomène.

En effet, les femmes montrent un intérêt particulier pour la rénovation et l’amélioration de l’habitat ainsi qu’au « Do-It-Yourself » (« Faites-le vous-même ») anglo-saxon.


Ainsi, le marché français a progressé en moyenne ces dernières années de 4% en valeur, pour s’établir à plus de 19 milliards d’euros. Il est dominé par des enseignes spécialisées en bricolage qui représentent 69,8% du marché. Les rayons bricolage des super et hypermarchés représentent quant à eux 6,1% du marché.

Le marché du carton en pleine évolution grâce notamment… aux loisirs créatifs !

Les travaux manuels ont à nouveau le vent en poupe. En effet, le marché français du loisir créatif en 2003 représentait presque 800 millions d’euros.

Avec un taux de croissance de 10% par an, les loisirs créatifs ne sont plus une tendance mais un véritable phénomène sociétal.

 

En France, 51,8% de pratiquants, soit presque 1 français sur 2. Parmi les pratiques qui se dégagent, 20,6% s’attaqueraient à la déco. C’est dans ce contexte que le marché du kit prend de l’ampleur.

Le marché des meubles en kit : ça fait un carton !

La croissance du marché du meuble en carton conduit les professionnels à chercher des
voies de différenciation. Cela passe également par une démocratisation de l’utilisation du meuble en carton. A travers de l’industrialisation par exemple, mais aussi par la commercialisation à grande échelle du meuble en carton en kit.

Des meubles faciles à monter

Les distributeurs rivalisent d’idées pour faciliter la vie des consommateurs. Et aussi pour leur permettre de donner libre cours à leurs envies créatives. Les produits en kit envahissent donc les étalages.

Double avantage pour le consommateur : le plaisir de monter eux-mêmes leurs objets et profiter de prix bas !

De plus, le kit répond parfaitement à l’attente essentielle des créateurs débutants, à savoir : avoir des produits faciles à utiliser mais qui soient également suffisamment rassurants en termes de sécurité et/ou de résistance pour en garantir le résultat !


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La petite coopérative qui veut en finir avec la grande distribution

La petite coopérative qui veut en finir avec la grande distribution | Des 4 coins du monde | Scoop.it

La coopérative alimentaire de la Goutte d’Or a ouvert boutique fin janvier dans le nord de Paris. Avec un objectif clair : « Agir plutôt que subir, et créer une vraie alternative à la grande distribution ! »

Au cœur d’un des derniers quartiers populaires de Paris, dans le XVIIIème arrondissement, un simple local de 30 mètres carrés abrite une grande ambition : « tuer la grande distribution » ! Ce sont les termes de Christophe Pradal, mi rigolard mais très déterminé, l’un des animateurs de la coopérative alimentaire de la Goutte d’Or, 38 rue Myrha, ouverte depuis le 28 janvier.

Au départ, Christophe anime une Amap dans le quartier, mais bien vite lui vient l’envie de construire des partenariats pour d’autres types de produits que les légumes. De faire les choses en plus grand. De « sortir de la micro-économie ». L’ancien concept des coopératives de consommations ouvrières du XIXème siècle est retravaillé par un groupe motivé d’une vingtaine de personnes.

Durant trois ans, l’idée chemine, évolue, des divergences apparaissent entre ses promoteurs dont certains partent construire selon d’autres méthodes des systèmes coopératifs plus ou moins proches (1).

Le projet initial finit par aboutir, fidèle à son principe de départ, associant dans un premier temps des consommateurs, réfléchissant à l’implication des producteurs-fournisseurs et à l’évolution en société coopérative d’intérêt collectif (scic) permettant d’associer les divers acteurs avec des tiers telles des collectivités territoriales.

Le statut est pour l’instant celui d’une association loi 1901. Le petit local loué sous bail précaire appartient à la mairie d’arrondissement qui a promis un lieu deux fois plus vaste pour l’automne prochain, ce qui permettra d’entreposer quelques caisses dans une réserve, à ce jour inexistante mais dont le besoin se fait déjà sentir.

 

Car dès le départ, le succès au rendez-vous : plus de 200 adhérents début mars, s’acquittant de 20 euros de cotisation annuelle. « Des gens de tous âges et conditions, habitant un quartier dépourvu sur plusieurs rues de commerces de proximité, hors enseignes de la grande distribution », précise Christophe Pradal.

Adhérer, ce n’est pas seulement pouvoir acheter, c’est aussi s’engager à tenir une permanence à la boutique durant une demi-journée par semestre. Le temps d’ouverture hebdomadaire augmentera en fonction du nombre des coopérateurs : pour l’instant, le rideau est levé entre deux heures et quart et trois heures, trois jours par semaine.

Sur les étagères, on ne trouve pas encore de tout, mais la gamme au démarrage permet de faire une bonne partie de ses courses. Une trentaine de producteurs fournissent aujourd’hui plus de deux cents références, bio à 80 %. Le réseau se construit là aussi petit à petit, à base de connaissances, partant des amaps, des parents, des amis... On mutualise certains besoins, notamment le transport : tel paysan de telle région viendra livrer ses produits, mais aussi celui de ses amis du voisinage ou sur la route de Paris.

Le premier inventaire pourrait être signé par Prévert : des légumes secs et des soupes de Poitou-Charentes, des œufs, de la crème de marron, de la farine, des fromages, des pâtés, du miel, du cidre, de la bière, de l’huile d’olive de Grèce livrée par la compagne du producteur dont la famille vit à Bagnolet, quelques viandes...

Le principe est celui de l’achat-revente, avec une petite commission de 15 % en moyenne pour faire tourner la boutique qui, à l’instar des autres commerces alimentaires, a été inscrit auprès des services vétérinaires pour pouvoir développer la vente de produits frais et périssables.

Le but est de vendre moins cher que les magasins bio, un système solidaire est à l’étude afin de mutualiser l’accès aux produits de qualité entre revenus disparates. Une charte précise la démarche globale.

L’affaire est désormais lancée, l’avenir ouvert. Christophe Pradal espère pouvoir atteindre les 800 à 900 coopérateurs. Et que d’autres coopératives de ce type se lancent et prospèrent à leur tour à Paris et ailleurs. Car il faudra sans doute un peu de temps et être bien plus nombreux pour en finir avec les grandes enseignes de la distribution...

 

 

Note

1- Deux projets existent dans le même arrondissement de Paris. L’un est abouti : celui de la coopérative « alimentaire, sociale et solidaire »,l’Indépendante ; l’autre est encore en préparation : le « supermarché collaboratif », porté par la coopérative la Louve, devrait ouvrir en 2015.

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Au Danemark, un restaurant lutte contre le gaspillage alimentaire

Au Danemark, un restaurant lutte contre le gaspillage alimentaire | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Les initiatives contre le gaspillage alimentaire dans le monde se multiplient. Nous l’avions remarqué il y a quelques semaines avec nos voisins et amis Belges qui interdisent le gaspillage alimentaire dans les supermarchés, ou encore avec cette chef exceptionnelle, Regina Tchelly qui cuisine au Brésil avec des épluchures de fruits et de légumes. Au Danemark, le restaurant Rub & Stub élabore ses plats à partir de produits qui auraient dû terminer à la poubelle !

Rub&Stub, halte au gaspillage !

Selon une analyse menée en 2011 par la FAO, on estime que la quantité de gaspillage alimentaire dans le monde s’élève à 1,3 milliard de tonnes par an. Cela équivaut à environ un tiers de la production totale de denrées alimentaires destinée à la consommation humaine. Une aberration lorsque l’on sait que sans gaspillage alimentaire le monde mangerait à sa faim…

 

Au niveau européen, le gaspillage alimentaire se répartit de la manière suivante :

42 % par les ménages39% par l’industrie agroalimentaire5% par les détaillants14% par le secteur de la restauration

Le secteur de la restauration a ainsi une bonne marge de progression. Espérons donc que de nombreux restaurants prennent modèle sur Rub&Stub ! Le chef de ce restaurant situé à Copenhague cuisine à partir des surplus des industriels, ou les produits proches de la date de péremption.

Ces surplus correspondent aux produits jugés invendables par les distributeurs, comme les fruits et légumes qui ne répondent pas aux critères esthétiques… Eh oui, même les légumes souffrent du délit de faciès ! C’est incroyable mais des tonnes de fruits et légumes tout à fait propres à la consommation finissent à la benne à cause d’une bosse, d’une coupe un peu étrange ou de quelques taches…

 

Alors, chaque jour, c’est un peu la surprise du chef : le menu change au gré des arrivages. De plus, le restaurant met un point d’honneur à proposer systématiquement un repas végétarien.


Pour le moment, Rub&Stub n’en est qu’à ses débuts puisqu’il a ouvert ses portes l’été dernier. Il a donc encore besoin d’acheter quelques ingrédients afin d’assurer des menus complets mais cherche à étendre son réseau afin de ne cuisiner que des produits récupérés.

 

Rub&Stub est un restaurant qui ne cherche pas le profit. Non seulement il évite le gaspillage de tonnes de nourriture mais en plus, il a une vraie valeur ajoutée au niveau social. Ce sont unecentaine de bénévoles qui font tourner la machine depuis l’ouverture du restaurant l’été dernier. Cette structure permet ainsi de proposer des menus à des prix très abordables.


Bien entendu, il est hors de question de gaspiller au sein même de Rub&Stub ! Ainsi, pour ceux qui auront eu les yeux plus gros que le ventre ou qui ont un appétit d’oiseau, il y a possibilité de demander un doggy bag pour emporter les restes à la maison.

 

Le restaurant fait également partie de l’association Retro qui conduit des projets solidaires en Afrique.


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Des molécules végétales pour remplacer le bisphénol A

Des molécules végétales pour remplacer le bisphénol A | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Considéré comme perturbateur endocrinien, le bisphénol A (BPA) sera retiré du marché français le 1er janvier 2015. Pour le remplacer, des chercheurs ont élaboré une gamme de molécules non dangereuses à partir de matières premières d’origine végétale.

 

Le bisphénol A est une molécule organique qui entre dans la composition de plastiques et de résines. Il est notamment utilisé dans la fabrication de récipients alimentaires tels que les bouteilles. On le retrouve également dans les films de protection à l’intérieur des canettes et sur les tickets de caisse, où il est utilisé comme révélateur.

 

Des études ont montré que de faibles quantités de BPA pouvaient passer d’un récipient en plastiqueporté à haute température dans les aliments qu’il contient. C’est pourquoi la fabrication et la commercialisation des biberons produits à base de BPA sont interdites depuis janvier 2011 en Europe. Et au 1er janvier 2015, il devrait être complètement retiré du marché français, comme l’a décidé le Sénat en octobre 2012.

 

Des chercheurs français de l’Inra et d’AgroParisTech travaillent depuis quelques années sur dessubstituts au BPA. Au cours d'une étude publiée dans Macromolecular Chemistry and Physics, ils ont mis au point une méthode à partir de matières premières d’origine végétale : des polysaccharidespariétaux (des composés issus des parois cellulaires), de l’acide férulique et du glycérol. « Les nouvelles molécules bisphénoliques obtenues présentent une excellente stabilité thermique jusqu’à la température de 250 °C », expliquent les scientifiques.

 

Elles peuvent être utilisées comme plastifiant, notamment pour la fabrication d’emballages alimentaires. Bien entendu, contrairement au BPA, elles ne présentent pas d’activité de nature à perturber le fonctionnement endocrinien.

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Les microjardins, nouvelle tendance de l’agriculture urbaine

Les microjardins, nouvelle tendance de l’agriculture urbaine | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Alors que la tendance de l’agriculture urbaine continue de gagner en puissance, les designers imaginent des façons intelligentes d’adapter ce concept à la vie en ville.

 

«Infarm» est le dernier concept design en date et il amène le «microjardin» à l’intérieur, ce qui permet aux citadins de faire pousser des produits frais depuis leur salon.

Ce concept s’appuie sur les principes de l’origami et propose des mini-serres pliables conçues par le studio de design suédois Tomorrow Machine.

 

Actuellement en campagne sur le site internet de financement communautaire Indiegogo, le microjardin «Infarm» utilise le gel d’agar-agar fait d’algues transparentes comme support de culture, ce qui signifie que les légumes n’ont pas besoin d’être arrosés puisque les racines absorbent l’humidité du gel.

«Le microjardin constitue la nouvelle génération de l’agriculture à la maison et le résultat final est un mélange entre un saladier et une serre», explique Tomorrow Machine.

 

La serre divise le gel en six tranches, ce qui veut dire que les utilisateurs peuvent choisir de ne se servir que d’une section des légumes ou de placer le «jardin» tout entier sur la table pour qu’il serve en tant que saladier.

«Nous avons été inspirés par les amuse-bouches et nous voulions que les microlégumes dégagent la même atmosphère que les petits fours», déclarent les designers.

 

Le kit se présente sous la forme d’un paquet plat composé de trois éléments: une serre pliable, des graines bio et de la poudre d’agar-agar. Les microlégumes sont généralement prêts à être mangés après une période entre cinq et quatorze jours.

Il est prévu que les kits commencent à être envoyés à ceux ayant contribué à leur financement en octobre.

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Un livre "buvable" pour sauver des millions de vies

Un livre "buvable" pour sauver des millions de vies | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Un seul exemplaire permet de filtrer de l'eau pour une consommation personnelle pendant quatre ans. Sa production ne coûterait que quelques centimes.

 

Qui aurait pu croire qu'un livre pouvait sauver des millions de vies ? Pas grand monde, sans doute. Mais c'était sans compter sur l'idée révolutionnaire de Theresa Dankovich, une ingénieur travaillant pour l'université de Virginie, dans le sud des États-Unis.

 

Après de longues années de recherche, elle vient de mettre au point un livre dont les pages sont capables de filtrer les impuretés contenues dans l'eau. Le "drinkable book", comprendre littéralement "le livre buvable", est un véritable concentré de technologies. Chaque page est conçue dans un papier contenant des nanoparticules d'argent. Une fois filtrée, l'eau est débarrassée de 99,99 % de ses bactéries, dont notamment celles provoquant le choléra.

 

Comme la science ne permet pas tout, le "livre buvable" dispense des conseils de prévention. "Nous avons réalisé que les maladies liées à la consommation d'eau non potable sont mortelles, car les gens ne sont pas assez éduqués quant à ses dangers", explique Brian Gartside, le designer de l'objet. 

 

Ainsi, les utilisateurs du livre sont invités à ne pas jeter leurs déchets et à ne pas faire leurs besoins dans les eaux consommées. Autre avantage, et pas des moindres, le livre ne coûte que quelques centimes à fabriquer. Et, chacune des pages ayant trente jours de durée de vie, un seul livre est capable de filtrer la consommation personnelle d'un être humain pendant quatre ans. Chaque année, 3 400 000 personnes meurent dans le monde de maladies liées à l'eau.

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Les citadins brésiliens s’en retournent à la nature

Les citadins brésiliens s’en retournent à la nature | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Face au développement accéléré des grandes villes au Brésil, des fermes écologiques se multiplient, proposant un rythme de vie plus lent, où alimentation et hébergement se rapprochent de la nature. Une « slow attitude » brésilienne qui attire de plus en plus ceux qui cherchent à fuir la vie citadine pour un temps.


A première vue, la culture du « tudo bem » ( « tout va bien ») au Brésil donne à penser que le rythme de vie y est plus lent et détendu qu’ailleurs, y compris dans les métropoles. « Il n’en est rien », tranche Luisa Chaves de Melo, professeure de culture brésilienne à l'Université catholique pontificale de Rio de Janeiro. «Le "tudo bem" n’est qu’une façade. La croissance rapide que connaît notre pays a entraîné un stress bien plus prononcé dans les grandes villes brésiliennes que dans les métropoles occidentales. » Face à ce phénomène, des communautés proposent des modes de vie alternatifs en périphérie des villes, dans des exploitations agricoles écologiques, prônant un mode de vie simple, au plus près de la nature.

L’architecte Magno Scavone, la petite trentaine, vit à Rio , « une ville frénétique et chaotique plus qu'une cité merveilleuse», selon lui. « Les mégalopoles brésiliennes souffrent d'un véritable manque d'organisation. En attestent les embouteillages à toute heure du jour ou de la nuit.» La pression urbaine a donné envie au jeune homme de s'échapper de la ville. C’est ce qu’il a fait à Tibá, une ancienne exploitation caféière à 200 km au sud-est de Rio, qui propose aux citadins en mal de nature des séjours d’une semaine. Diverses leçons de bioarchitecture ou d’assainissement écologique y sont proposées.  « Un vrai havre de paix! », s'exclame Magno Scavone.

La ferme accueille également une centaine de volontaires par an. Ceux-ci y séjournent cinq semaines, moyennant 1 000 réais ( 323 euros ). Six jours sur sept, ils cultivent alors le potager ou participent à la construction de maisons écologiquement durables, avec des matériaux de proximité: terre, bambou, argile. 

Se déconnecter du quotidien

Parce que l’accès à l'électricité, aux réseaux de téléphonie mobile et à Internet est limité, les résidents de Tibá se déconnectent de leur quotidien citadin. « Ils viennent construire quelque chose ensemble, de leurs mains, avec les éléments qui les entourent », explique le propriétaire des lieux, l'architecte hollandais Johan van Lengen, 86 ans, arrivé au Brésil en 1953.  « Tibá », signifie « lieu de rencontres » en langue indigène. « Rencontre des autres, mais surtout rencontre avec soi-même »,  ajoute le vieil homme. Les volontaires qui défilent à Tibá ont tous des parcours et des histoires différentes. Photographe, André, 35 ans, voulait« apprendre à vivre au jour le jour » . João, 27 ans, a étudié l'économie, et se réjouit de « prendre le temps de se sentir vivant ».

En cuisine, on suit les préceptes « biochip » d'Ana Branco, qui a séduit les amateurs de bio au Brésil avec ses recettes de fruits ou légumes crus et frais, consommés à l'issue d'un long processus d'hydratation et de fermentation. Un effort particulier est apporté à la présentation: « les plats doivent être artistiques:  créatifs et pleins de couleurs, pour refléter l'énergie vitale contenue dans les aliments » , explique Ana Branco.

 

Des fermes organiques qui accueillent des volontaires

Le réseau international World-Wide Opportunities on Organic Farms (WWOOF), qui promeut le développement du volontariat écologique dans le monde, recense ainsi plus d'une centaine de fermes écologiques au Brésil, pour la plupart d’anciennes exploitations agricoles, qui encouragent l'autosubsistance et accueillent des visiteurs. La moitié d'entre elles ont été créées ces trois dernières années, et se concentrent essentiellement dans la région du Nordeste et dans quelques Etats du Sud, en particulier São Paulo, Rio Grande do Sul et Parana.

L'établissement Nossa Paz (« Notre Paix »), situé à deux heures de route de São Paulo, est parmi les plus récents. Avec son mari Simon, Ana Lucia Bernt, 34 ans, a repris l'exploitation de son père. Le couple reçoit régulièrement des volontaires  « venus du monde entier pour partager notre mode de vie : cultiver le jardin, le verger et le rucher». Jeune cuisinier français de 25 ans, Paul Renard a été séduit par le concept de cette ferme écologique qu’il a découvert sur Internet. « Je vis une expérience hors du temps », déclare le jeune homme, qui y séjourne depuis deux mois. Avide de voyages, Paul voulait découvrir « le vrai Brésil ». Il apporte ses compétences culinaires aux habitants de la ferme, en utilisant les produits récoltés dans la propriété. En échange, il est nourri et logé gratuitement.

 

 

Essor d'un tourisme écologique

Les fermes référencées par le WWOOF n'exigent pas de participation financière, mais demandent une implication dans les tâches quotidiennes. Ce donnant-donnant n'est pas de mise dans les « fazendas-hôtels » à tendance écolo, qui se multiplient également depuis quelques années. Selon la revue Idas Brasil, dans le seul Etat du Minas Gérais, près de 230 fermes touristiques proposent des activités comme la pêche ou la randonnée. La fazenda Boa Esperança, par exemple, offre une nuit dans une chambre au mobilier rustique, dans le style des anciennes fermes du Minas Gérais, ainsi qu'un tour en charette, le tout pour 200 euros. Ses clients sont des touristes étrangers, mais aussi et surtout des Brésiliens de la classe moyenne émergente aux préoccupations bios grandissantes, prêts à consacrer une coquette somme pour mettre la main à la terre.

 
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