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Dans divers pays, des gens prennent la parole, se mobilisent ; des choses bougent. Restons à l'écoute.
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Des semences en accès libre pour se libérer des brevets

Des semences en accès libre pour se libérer des brevets | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Le mouvement des Graines en "open source" place les semences dans le domaine public, pour empêcher qu'elles soient brevetable. 

 

Le plus grand reproche qui est fait à des groupes agro-industriels ou de chimie comme Montsanto, plus encore que les techniques de plantes OGM, est sans doute celui de vouloir s’accaparer la propriété du vivant, et notamment des graines. L’initiative « Graines open source » ou « semences open sources »vise à les en empêcher.

 

Pour éviter que de nombreuses semences de plantes usuellement cultivées, une initiative dénommée Open Source Seed Initiative ou OSSI entreprend depuis 2001 de développer des semences en " open source" , c’est-à-dire libres de droits ou brevets.

 

Il s’agit de préserver pour chaque agriculteur ou chaque jardinier la possibilité de cultiver les espèces de leur choix sans avoir à passer par des graines dont les Du Pont, Syngenta ou Monsanto s’accaparent la propriété. L’initiative Graines open source veut donc restaurer une pratique autrefois très banale de partage de semence entre les producteurs. Il s’agit de conserver certaines semences de légumes dans le domaine public et de les protéger de futurs potentiels brevets.

 

Evidemment, le terrain de bataille est celui de la propriété intellectuelle avec pour débat central les brevets portant sur des organismes vivants, fruits, légumes, fleurs, animaux, etc.

« Ces légumes font partie de notre héritage culturel collectif et notre but est de nous assurer que ces semences vont rester dans le domaine public de manière à ce que chacun puisse s’en servir à l’avenir »  : c’est ainsi qu’Irwin Goldman, horticulteur et professeur résume le credo de l’initative pour des semences open sources

 

Le mouvement Graines en open source est encore petit, mais déjà les semences qu’il conserve dans le domaine public, peuvent librement être cultivées et améliorées par touts les jardiniers ou agriculteurs

 

L’OSSI propose actuellement 29 variétés de 14 végétaux largement cultivés. En utilisant ces graines, on souscrit à la promesse suivante : « Cet engagement Open Source Seed vise à garantir votre liberté d’utiliser de quelque manière que ce soit les graines contenues dans ce sachet, ainsi que la liberté dans ce domaine de tous les utilisateurs ultérieurs. En ouvrant ce sachet, vous vous engagez à ne pas restreindre pour d’autres utilisateurs l’usage de ces graines ni leurs dérivés par des brevets, licences ou tout autre moyen. Vous vous engagez également à joindre ce serment au moment où vous transférerez ces graines ou leurs dérivés. »


En ligne de mire, il y a la préservation et l’accroissement de la biodiversité des semences cultivées et une agriculture plus équitable sur le plan mondial.

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Pelt et Rabhi : "La loi du plus fort n’est pas la loi de la nature"

Pelt et Rabhi : "La loi du plus fort n’est pas la loi de la nature" | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Jean-Marie Pelt et Pierre Rabhi ont écrit un livre à deux voix : Le monde a-t-il un sens ? Oui, répondent-ils, mais seulement si nous acceptons que les mécanismes du vivant soient basés sur la coopération plutôt que sur la compétition. Nous les avons rencontrés lors d’une conférence de presse à Paris. Un moment lumineux et fraternel autour de cette question essentielle.

Ces deux-là ne se ressemblent pas. Et offrent ensemble une diversité biologique réjouissante. Tout est différent : la couleur de peau, de cheveu, le tour de taille, le timbre de la voix. Mais leur interaction symbiotique est immédiate, leur admiration réciproque palpable à chaque instant. Dès que l’un parle, l’autre l’écoute et le couvre d’un regard bienveillant et respectueux. Le botaniste et l’autodidacte. A moins que ça ne soit l’inverse. Deux hommes émerveillés par la puissance du vivant. Deux hommes inquiets aussi par la dureté du monde actuel.

Ce matin-là, au Café des éditeurs dans le quartier de l’Odéon, à Paris, ils se prêtent gracieusement à la traditionnelle conférence de presse. L’ambiance est détendue. Jean-Marie Pelt évoque l’amitié qui le lie à Pierre Rabhi : "Nous nous croisions souvent, notamment aux forums de l’association Terre du ciel qui ont lieu deux fois par an. Nous nous sommes vraiment connus quand Pierre s’est présenté à la présidence de la République, en 2002. Nous avons beaucoup discuté et nous nous sommes rapprochés.

Notre présence ici, à tous les deux, est la suite d’un cheminement qu’on a fait sans se connaître pendant vingt ans et qui aboutit à ce livre. Nos idées ont convergé et nous sommes solidaires pour faire un constat : l’œuvre de Darwin n’a pas été lue de la bonne manière. La lecture officielle de la théorie de l’évolution est que la nature est régie par la loi de la jungle, la loi du plus fort et que pour les hommes, c’est la même chose. Nous pensons tous les deux que ce n’est pas tout à fait comme cela que ça marche. En réalité, la coopération a un rôle important à jouer dans la nature comme dans la société. Le concept de coopération n’a jamais été pris en compte sérieusement ni en biologie ni en sciences sociales."


Dans la nature, de nombreux exemples montrent que la compétition peut évoluer vers la coopération, explique le botaniste.

Pierre Rabhi raconte à son tour : "Quand Jean-Marie m’a proposé d’écrire ce livre ensemble, j’étais dubitatif. C’est en lisant son texte que j’ai pu percevoir ce qui pouvait être ma modeste contribution. Le principe de ’coopération’ mis en exergue m’a beaucoup conforté dans mon intuition."


Dans la première partie du livre, Jean-Marie Pelt développe l’idée que la nature ne repose pas uniquement sur la loi du plus fort mais largement aussi sur l’associabilité. « Cela fait soixante ans que je réfléchis à cette idée et la science m’a donné des preuves qui confirment mon intuition de départ ». Dans la nature, il y a d’innombrables coopérations ; les éléments s’associent pour former des entités nouvelles plus complexes abritant des propriétés nouvelles.

"L’année dernière, explique-t-il, nous avons appris l’existence du Boson de Higgs. A l’origine, ces bosons se sont associés avec des quarks pour leur donner de la masse et engendrer la gravitation universelle de Newton. Tout à fait au début, il y a un phénomène d’associativité et à la fin du processus, il y a dans nos cerveaux un million de milliards de connexions potentielles entre les neurones, qui font ce que nous sommes. Entre ces deux illustrations de l’associabilité, une série de mécanismes d’associativités s’enchaînent. Dans la nature, beaucoup d’exemples montrent que la compétition peut évoluer vers la coopération. Les hommes vont-ils pouvoir faire la même chose ? C’est Pierre qui va vous le dire…"


"Humus, humanité, humilité ont la même étymologie"

"On ne peut pas dire que la façon dont les hommes ont organisé la vie sur cette planète est intelligente", commence Pierre Rabhi. Du Sahara aux Cévennes, il a observé la progression inexorable de la mondialisation et son cortège d’inégalités et de gâchis. “C’est une guerre économique dans laquelle le plus fort subordonne le plus faible. La prédation est le mode d’opération du monde. L’humanité se préoccupe plus de la mort et de la destruction que de la vie. La question essentielle est de savoir si l’humanité peut évoluer pour récréer un vivre ensemble planétaire convivial.

Retrouver le rapport à la terre nourricière est une des solutions pour lui : "Dans un grain de blé il y a des tonnes de blé pour nourrir la planète. C’est un concentré de vie incroyable. Pour moi, c’est magique. Il y a de l’intelligence dans une simple graine. D’où vient cette intelligence ? c’est la grande question. C’est ce qui m’a amené à devenir agriculteur écologique. Par l’agriculture, je réhabilite la coopération. Rien ne se perd, tout se transforme. L’arbre pousse en prenant les substances de la terre et les énergies cosmiques, puis, en automne il perd ses feuilles qui à leur tour restituent de la matière au sol.

Humus, humanité, humilité ont la même étymologie. Il faut que les hommes renouent des liens avec la terre."


Jean-Marie Pelt approuve : "Je me retrouve tout à fait dans son analyse. Je suis comme Pierre quelqu’un qui aime la nature, qu’il appelle joliment, ’la terre nourricière’. Je suis d’une lignée d’horticulteurs, j’ai été élevé dans une ferme pendant la guerre. Je vis aussi à la campagne, au milieu d’un grand jardin, avec un verger. Je ne suis pas un grand consommateur de gadgets : je pratique la sobriété heureuse."


La conversation se poursuit et pourrait durer longtemps. Mais l’éditrice leur rappelle un rendez-vous à la radio. Nous les regardons partir avec regret. Tout le monde les aime ces deux-là. Mais pourquoi sont-ils si sympathiques, si précieux ? Nous aideraient-ils à vivre un peu mieux ?


L B-M's insight:

Le monde a-t-il un sens ?, Jean-Marie Pelt et Pierre Rabhi, éd. Fayard, 220 p., 15 €.

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Un supermarché qui dit "non" aux emballages

Un supermarché qui dit "non" aux emballages | Des 4 coins du monde | Scoop.it

En Allemagne, une jeune entreprise compte ouvrir prochainement le premier supermarché "sans emballage" au pays.

Les 4 entrepreneures derrière "Original Unverpackt" projettent en effet d'ouvrir prochainement à Berlin, le premier supermarché allemand à proposer des produits non emballés. Les produits de consommation seront présentés dans de grands récipients, ou en "vrac", et vendus au poids. Le consommateur devra simplement amener ses contenants "rechargeables" en magasin, ou encore acheter les contenants réutilisables vendus en magasin ou utiliser des sacs de papier recyclé.

Les fondatrices voient dans ce concept une solution non seulement au problème des déchets liés aux emballages, mais aussi une réponse au gaspillage alimentaire, puisque le client peut acheter la quantité qu'il désire. Le concept est né à la suite d'une soirée où les initiatrices ont observé l’amas de déchets d'emballages dans leur cuisine. Quelques semaines plus tard, elles remportaient le premier prix pour leur projet de supermarché écologique, dans un concours destiné à de jeunes entrepreneurs. 

"La nature a déjà emballé ce concombre. À quoi sert cet emballage supplémentaire dans du plastique? C’est complètement idiot", mentionnait l'une des créatrices, Milena Glimbovski, au quotidien allemand Süddeutsche Zeitungexplique. Le magazine rapportait également des chiffres, qui ont motivé les initiatrices et qui font valoir la portée du projet. "Chaque jour, huit millions de déchets - emballages de plastique et autres - atterrissent dans les océans, indique le WWF. Et 1,3 milliard de tonnes de denrées alimentaires se perdent chaque année - ce qui correspond à un tiers de la production mondiale."

Elles cherchent actuellement les futurs locaux de ce supermarché et ont lancé une campagne de financement participatif afin de concrétiser leur projet.

  
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Veggie Pride : fiers d’être humains

Veggie Pride : fiers d’être humains | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Les 10 et 11 mai 2014, Paris sera investie par la Veggie Pride. Des milliers de végétariens, végétaliens ou vegans sont attendus à la 13ème édition de ce défilé, puis au concert et aux conférences qui le suivront. Tous seront présents pour clamer leur fierté de ne pas consommer de cadavres d’animaux. Et cette fierté est plus que légitime : ne pas traiter des créatures sensibles comme des objets n’est-il pas le fondement de la nature humaine ? N’est-ce pas précisément ce type de considérations qui fonde notre prédominance au sein durègne animal ?


A la première marche, en 2001, ils n’étaient que 150 à défiler dans les rues de Paris. L’an dernier, à Genève, ils étaient plusieurs milliers. La plupart d’entre eux végétariens (qui ne mangent pas de chair animale), végétaliens (qui ne mangent aucun produit d’origine animale, ce qui inclue les œufs, le lait, le miel, etc.) ou vegans (végétaliens opposés à l’idée même d’utiliser les animaux : cuir, fourrure, laine, soie mais encore zoo, cirque, etc.).

Alors que les animaux viennent enfin d’être reconnus comme des créatures sensibles par la juridiction française, l’objectif de cette manifestation annuelle, fondée par l’informaticien David Olivier, est d’attirer l’attention sur ce que notre consommation leur fait subir. Plus de 60 000 milliards d’animaux terrestres sont ainsi tués chaque année dans le monde pour leur viande, dont 1 milliard rien qu’en France. Ce à quoi il faut ajouter 1000 milliards de poissons.


En ligne de mire : le positionnement des pouvoirs publics français vis-à-vis du végétarisme. Notamment le Programme National Nutrition Santé (PNNS) (une série de recommandations édictées par les pouvoirs publics à l’intention des professionnels et du grand public) et sa face la plus visible : le site mangerbouger.fr. En réponse au discours favorable à la viande qui y est développé, la Veggie Pride renvoie à une source médicale de référence internationale, l’ « American Dietetic Association ».

 

Dans sa position officielle est en effet dit que «Les alimentations végétariennes (y compris végétaliennes) bien conçues sont bonnes pour la santé, adéquates sur le plan nutritionnel et peuvent être bénéfiques pour la prévention et le traitement de certaines maladies. Les alimentations végétariennes bien conçues sont appropriées à tous les âges de la vie, y compris pendant la grossesse, l’allaitement, la petite enfance, l’enfance et l’adolescence, ainsi que pour les sportifs » (texte en intégralité : www.vegetarisme.fr).


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Le travail des insectes pollinisateurs est plus efficace que l'intensification agricole !

Le travail des insectes pollinisateurs est plus efficace que l'intensification agricole ! | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Une nouvelle étude révèle que l'agriculture à plus à y gagner en rendement en préservant la biodiversité et la pollinisation qu'en intensifiant ses pratiques.

 

Une étude visant à évaluer l'importance des insectes pollinisateurs pour les terres agricoles métropolitaines, menée sur 54 cultures en France de 1989 à 2010 par des chercheurs du CESCO (Muséum national d'Histoire naturelle/CNRS/UPMC), de l'Université d'Orléans et de l'Institut National de la Recherche Agronomique, vient de montrer que l'intensification de l'agriculture est de moins en moins efficace pour améliorer la productivité des cultures à mesure que celles-ci sont de plus en plus dépendantes des pollinisateurs.

 

Ainsi cette intensification qui est censée augmenter les sacro-saints rendements ne permet pas en réalité de les augmenter, voire occasionne plus de variabilité, pour les cultures hautement dépendantes du service de pollinisation et affecte en pratique négativement les pollinisateurs et le service de pollinisation qu'ils fournissent (35% de la production agricole mondiale dépend d'insectes pollinisateurs sauvages).

 

Selon les chercheurs du Cesco, l'enjeu est donc désormais de développer de nouvelles approches agricoles permettant de maximiser les rendements sans intensifier toujours plus, mais en en se reposant intelligemment sur les services écosystémiques fournis gratuitement par la biodiversité. Le bio, le respect de la nature, l'agro-écologie pour laquelle se bat notre Ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll, voilà la bonne solution.

 

L'étude a été publiée dans la revue "Frontiers in Ecology and the Environment".

 

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A Lille, un jardin partagé par et pour les habitants

A Lille, un jardin partagé par et pour les habitants | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Tout en discutant, Elise cueille des fleurs de bourrache. « Au départ, je venais pour jardiner. Je pensais que les gens venaient pour produire sur leur parcelle. Quand Geneviève et Chantal me disaient "ici, c’est surtout du lien social", je ne comprenais pas trop. »

Nous sommes à vingt minutes à pied du centre de Lille, quartier Moulins, dans un jardin. Tout autour de cet hectare de verdure aux airs anarchiques, le regard porte sur des façades en brique. Au cœur de la ville, c’est le « jardin des (Re)trouvailles ».

 

Ce samedi après-midi, ils sont une petite dizaine à s’activer, ou à flâner dans les allées. Comme souvent, c’est « Pépé », le premier arrivé, qui a ouvert le portail du lieu protégé par une grille. Dans le quartier, comme lui, une quinzaine d’habitants-jardiniers, membres de l’association gestionnaire du jardin, connaissent le code du cadenas.

 

Selon la règle des « jardins ouverts et néanmoins clôturés » (Jonc), Pépé a ensuite laissé le portail grand ouvert pour inviter le passant à la curiosité. Depuis dix-sept ans, c’est ainsi que l’on pénètre dans « le plus ancien jardin communautaire créé en France », assure Benjamin Gourdin, directeur adjoint des Amis des jardins ouverts et néanmoins clôturés (Ajonc). Des jardins non seulement conçus par les habitants, mais également entretenus et animés collectivement par eux-mêmes.

« Quand je suis mal, je viens ici », confie Pépé. Installé au calme, à l’abri des regards de la rue, l’ancien sans-abri profite de la paix des lieux, bercé par les roucoulements de « ses » pigeons : avec l’accord et l’aide des autres jardiniers, il a construit et peuplé un pigeonnier. Régulièrement, il vient nettoyer la volière, nourrir et caresser ses protégés.

 

« Bol d’oxygène »

Le jardin des (Re)trouvailles n’a rien d’un grand potager aux parcelles tracées au cordeau. Il ressemble davantage à une « friche organisée » pour favoriser la biodiversité. Depuis le portail, un sentier serpente entre les taillis et les haies à l’ombre des arbres fruitiers. Bientôt, on débouche sur « l’abri convivial », au centre du jardin.

Plus loin, on aperçoit des massifs de plantes aromatiques ornés d’hôtels à insectes, près d’une petite mare. Un espace clôturé signale la présence d’une ruche. Contre le mur, tout au fond, des toilettes sèches et des bacs à compost. Le jardin n’est pas vaste mais, quand on s’y promène, les perspectives changent constamment, de sorte qu’il parait immense.

Au détour d’une haie, le paysage s’ouvre et dévoile de petites parcelles. Pascal est là, qui inspecte quelques mètres carrés méticuleusement paillés. Tout à l’air en ordre, pas besoin de sortir les outils. Il revient s’asseoir aux côtés de sa fiancée Alexandra et de Pépé.

« Nous, on habite en appartement dans un autre quartier. On est venu passer l’après-midi. Ce jardin, c’est notre bol d’oxygène. Et puis on rencontre des gens de tous âges, de toutes cultures. » Entre lui et Pépé, la discussion s’engage sur la taille des haies et des arbustes, qu’il faudra organiser lors d’une prochaine« réunion de concertation ».

Pas un « truc de bobos »

« Il y a un référent par parcelle, surtout pour savoir ce qui a été planté », explique Elise, prélevant quelques fleurs de bourrache entre les « mauvaises »herbes de la parcelle dont elle est référente. « Mais toutes les décisions sont prises lors des réunions de concertation. On y discute de tout, et tous ensemble. » La jeune femme a découvert le lieu à l’occasion d’une « fête des voisins », alors qu’elle était encore étudiante et ne fréquentait que des étudiants.

 

Aujourd’hui salariée d’une association d’éducation populaire sur l’alimentation, elle reconnaît qu’avec un jardin communautaire, « on pourrait vite se retrouver dans un truc de bobos… » Mais pas au jardin des (Re)trouvailles : grâce aux repas de quartier, aux événements artistiques et aux simples barbecues organisés aux beaux jours, les membres actifs de l’asso se démènent pour« ouvrir » le jardin et l’intégrer à la vie du quartier.

Un moyen de montrer à tous les habitants qu’il est facile d’intégrer la dynamique. Ainsi, les membres de l’association reflètent la diversité des habitants de ce quartier populaire. Ils ne sont d’ailleurs pas tous convaincus par les questions environnementales.

Lors des réunions de concertation mensuelles, des questions très pratiques pour la gestion du jardin amènent à des questionnements plus larges. Le groupe a par exemple fait le choix d’acheter les graines chez Kokopelli (Association qui promeut la biodiversité des semences), et non au supermarché. La décision a été prise après discussions, explications et débats autour de la notion de « semence libre », de « consomm’action »…

« Parfois, on aimerait que ça aille plus vite, mais c’est le jeu ! » sourit Elise. L’an dernier, la jeune femme a exprimé son mécontentement quand elle a constaté que « sa » parcelle avait été labourée, contre sa volonté. Les réunions mensuelles sont ainsi un moyen de gérer les conflits au sein du petit groupe.

 

 

S’approprier son quartier

« Le jardinage, c’est un moment où vous vous oubliez complètement. Et puis le lieu est tellement beau ! » Djamila ratisse les allées près de « l’abri convivial ». Elle a découvert le jardin l’été dernier, alors qu’elle avait emménagé depuis peu dans le quartier. On lui a confié « les bassins et la baignoire », qu’elle a nettoyés et dans lesquels elle a planté des bulbes. Mais elle préfère, comme aujourd’hui, s’occuper des parties communes.

Au fond du jardin, Jean-Marc se tient à distance raisonnable de la ruche. Il inspecte les allées et venues des butineuses. « Je coordonne un petit groupe d’apiculteurs amateurs. On s’occupe de ruches disposées dans différents jardins comme ici. »

Des jardins « comme ici », il y en a trente-deux. Depuis la création du jardin des (Re)trouvailles en 1997 par une association de quartier, le concept du jonc, inventé par cette association, a essaimé dans toute la région Nord-Pas-de-Calais. Aujourd’hui « tête de réseau », l’association des Amis des Jonc assure le lien entre les groupes autonomes, organise des formations au jardinage, facilite les projets inter-jonc comme l’apiculture, et peut leur fournir une aide logistique.

Elle contribue également à l’éclosion des nouveaux projets, toujours plus nombreux : « 78 jardins sont actuellement en préparation », précise Benjamin Gourdin. Hier encore association de quartier, l’Ajonc, qui compte aujourd’hui sept permanents, est désormais sollicitée par tous types de structures à l’échelle régionale, de la maison de quartier à la collectivité. L’association intervient même dans le cadre de projets plus larges de « rénovation urbaine ».


Le jardin communautaire devient ainsi, dans certaines agglomérations du Nord-Pas-de-Calais, un outil de politique urbaine au sens large : autour d’un projet environnemental, il permet aux habitants de s’approprier leur quartier, crée du lien social et du bien-vivre.

Mais, projets participatifs par excellence, les jardins communautaires ne se décrètent pas : « L’Ajonc ne part pas de rien pour créer un jardin. A l’origine d’un projet, il y a toujours deux ou trois habitants motivés pour impulser la dynamique », souligne Benjamin Gourdin. Et le directeur adjoint de rappeler que le seul jonc qui a dû être fermé, parmi la trentaine créée en dix-sept ans, procédait d’une commande institutionnelle.

 

 

 

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Pour vous faire manger local, ils installent une ferme dans votre cuisine

Pour vous faire manger local, ils installent une ferme dans votre cuisine | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Deux étudiants américains ont inventé une ferme miniature à installer chez soi.

Avoir un potager entre le four et l'évier sera bientôt possible. Deux étudiants du Massachussets institute of technology (MIT) ont inventé une ferme miniature à installer dans sa cuisine. "Elle deviendra omniprésente, comme l’est le réfrigérateur ou le micro-onde aujourd’hui", promettait Gabe Blanchet, un des étudiants, dans une vidéo de présentation de la ferme Grove OS.

 

Après avoir travaillé dans le secteur des exploitations agricoles hors-sol, Gabe Blanchet et Jamie Bryon, les deux cofondateurs, ont décidé de développer leur ferme miniature pour les cuisines individuelles et les restaurants. "Nous pensons que les opportunités sont plus grandes", fait remarquer Gabe Blanchet.

Proposer une alimentation locale et saine

Le système utilisé par les deux étudiants est celui de la culture hydroponique, une culture hors-sol où prédomine l’eau. La ferme miniature, d’apparence une simple armoire, comptera plusieurs tiroirs où pousseront les légumes. "Toutes les variétés sont compatibles. Les consommateurs pourront donc faire pousser ce qu’ils veulent et à la quantité voulue. Et ils auront confiance, ce sera leur nourriture", souligne Gabe Blanchet ajoutant que de plus en plus de consommateurs souhaitent "contrôler ce qu’ils mangent".

Le but étant, pour les deux entrepreneurs, rejoint par d’autres étudiants, de permettre aux personnes, quel que soit le lieu où elles habitent, d’accéder à des produits locaux, sains et respectueux de l’environnement. Comme l’indique Gabe Blanchet, le projetGrove OS surfe sur la vague de "l’alimentation locale et responsable". Tendre vers l'autosuffisance des foyers permet de limiter les déplacements de marchandises au niveau mondial. D'après l'étudiant, "nous devons nous éloigner de la production agricole centralisée et non durable".

Disponible dès novembre 2014

Les jardiniers pourront commander leurs graines via une application smartphone. "Les graines seront ensuite livrées par la poste", précise l'étudiant. Pour accroître la productivité de la culture, l’application permettra aussi de régler la quantité d’eau diffusée dans le système, la température de l’air ou encore l’intensité de la lumière.

Pour développer leur projet, les deux étudiants ont créé une entreprise et n’ont "pas eu de difficultés à trouver des investisseurs". Le prototype est encore en phase de test et les deux inventeurs ne s'avancent pas encore sur le prix. La ferme devrait être commercialisée, aux États-Unis, dès novembre 2014. "Nous aimerions ensuite nous développer à l’international, en Europe plus spécifiquement", fait savoir Gabe Blanchet. À terme, les deux étudiants ambitionnent de toucher une grande partie de la planète.

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Les étonnantes vertus des épices pour la santé

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Bien au-delà de leurs qualités gustatives, les épices présentent de très nombreux bienfaits pour la santé, et font parfois l'objet d'une utilisation ancestrale pour leurs propriétés médicinales. Bio à la Une vous propose de découvrir sept épices aux vertus surprenantes.

 

Le fenugrec

De la famille des légumineuses, on reconnaît au fenugrec une activité hypoglycémique et hypocholestérolémiante. En d’autres termes, il permettrait de réduire le taux de glycémie et de cholestérol dans le sang. On lui prête également des vertus stimulantes sur l’appétit et est notamment utilisé en infusion ou sous forme de compléments alimentaires dans le traitement de l’anorexie. Ses graines font l’objet d’une utilisation ancestrale afin d’apaiser les douleurs menstruelles, lutter contre les troubles hormonaux ou encore pour traiter la constipation en médecine traditionnelle ayurvédique.


Les clous de girofle

Avec un taux de phénols élevé, les clous de girofle sont parmi les épices les plus riches en antioxydants. Ils participent donc à la lutte contre les radicaux libres responsables de l’oxydation et du vieillissement des cellules. Considérés comme “purificateurs”, les clous de girofle ont d’importantes propriétés antifongiques et anti-infectieuses. Germicides, ils ont également une bonne action cicatrisante. En infusion, ils permettraient d’améliorer le fonctionnement du système digestif.


Le piment de Cayenne

Les propriétés analgésiques du piment de Cayenne, dues à sa concentration en capsaïcine, sont utiles notamment pour soulager les douleurs de l’arthrite ou de l’arthrose. Contrairement à ce que pourrait laisser penser son goût très épicé, le piment de Cayenne stimule les enzymes digestives et permet ainsi de lutter contre les ulcères de l’estomac et les dommages gastriques causés par certains médicaments anti-inflammatoires. Riche en vitamines A et C, il favorise le renforcement des parois des vaisseaux sanguins.


Le poivre noir

Les baies de poivre noir seraient elle aussi un allié pour faciliter la digestion. En stimulant les papilles gustatives, elles transmettent un message à l’estomac permettant d’augmenter la sécrétion d’acide chlorhydrique, améliorant ainsi le processus digestif. En médecine ayurvédique, le poivre noir est utilisé pour calmer la toux. La pipérine qu’il contient ayant des vertus antibactériennes permettant de guérir la toux d’origine infectieuse.


La cannelle

Riche en polyphénols, la cannelle est parmi les 50 aliments les plus antioxydants selon une étude de l’American Journal Of Clinical Nutrition parue en 2006. Extrêmement riche en tanins dont l’action permet de resserrer les tissus, la consommation de cannelle améliore la résistance de l’organisme aux parasites. Elle participe au renforcement du système immunitaire notamment par sa richesse en fer et en manganèse et est recommandée en cas de grippes ou de problèmes broncho-pulmonaires. Chez l’homme, on lui prête également des vertus tonifiantes et aphrodisiaques.


La cardamome

Cette épice permettrait de diminuer certains symptômes prémenstruels tels que les crampes ou les sautes d’humeur. Elle s'inscrit dans de nombreuses pharmacopées à travers le monde. Dans la Rome antique, la cardamome était utilisée pour apaiser les troubles digestifs tels que les coliques, les flatulences ou les indigestions. En Égypte elle était mâchée pour blanchir les dents. En Inde, elle intervient dans le traitement des affections allant de l’asthme aux calculs rénaux en passant par l'asthénie ou les bronchites.


Le curcuma

On attribue au curcuma des propriétés anti-cancéreuses du fait de sa concentration curcumine. Celle-ci, responsable de la couleur jaune de l'épice, aurait de puissants bienfaits anti-inflammatoires. Il est recommandé de le consommer en association au poivre, dont la pipérine favorise l’assimilation. Riche en vitamines A et C et en antioxydants, le curcuma aurait une action anti-inflammatoire et hépato-protectrice. En médecine traditionnelle ayurvédique, chinoise ou encore indonésienne, le curcuma est utilisé pour soigner de nombreux maux parmi lesquels, les maladies du foie, le rhume ou les problèmes digestifs.

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Brésil : l’agroécologie pour sortir de la pauvreté

Brésil : l’agroécologie pour sortir de la pauvreté | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Dans l’Est du Brésil, l’association Esplar et le gouvernement misent depuis plus de dix ans sur l’agriculture bio et familiale pour sortir la population de la pauvreté. Une stratégie gagnante symbolisée en 2005 par l’implantation sur place de Veja, une marque française de tennis et accessoires équitables. Reportage dans la petite communauté de Riacho do Meio.


Riacho do Meio ne se trouve qu’à 3 heures de route de Fortaleza, la grande cité maritime de la province du Ceara. Mais sur la terre ocre de cette région semi-désertique, c’est l’idée même de la mer qui semble lointaine. Le village abrite 72 familles d’agriculteurs. Depuis une dizaine d’année, la communauté a vu ses conditions de vie s’améliorer. Symboles de ce changement ? Des citernes financées par le gouvernement ont été installées dans chaque foyer. Elles sont indispensables aux familles en cas de sécheresses, aussi longues que fréquentes dans le Sertão semi-aride.

Francisco Antonio Maciel Dantas, dit Palito, a couvert son champ de bagana, une paille provenant de la carnaúba, l'arbre emblème du Ceara. Elle permet de préserver l’humidité de la terre et de limiter l’érosion. Petit élevage, miel, plantes médicinales, maïs, haricot, sésame, coton, etc. L’heure est à l’agroécologie et à la polyculture. Objectifs : diversifier les sources de revenus et d’alimentation. « Le Sertão est désormais un bon endroit pour vivre », affirme Francisco Edson Gomes Ferreiro, le président de la communauté.

L’agroécologie : le tournant des années 2000

Il n’en a pas toujours été ainsi. A la fin des années 70, « le Ceara était le deuxième Etat producteur de coton du Brésil », raconte l’ingénieur agronome Pedro Jorge Bezerra Ferreira Lima. « Avec 1,3 million d’hectares plantés à la fin des années 1970, le coton faisait la richesse de grands propriétaires ». 50% de la récolte était cédée au « patron », prix à payer pour exploiter la terre. L’autre moitié ne pouvait pas être revendue afin de ne pas concurrencer le propriétaire.

Ce n’est qu’à la fin des années 1970 que Francisco Barbosa Maciel, un agriculteur aujourd’hui âgé de 66 ans, se voit attribuer la parcelle n°6 de la communauté. « J’ai commencé à travailler dans la plantation à l’âge de 8 ans, de 6 heures et demie du matin à 5 heures de l’après-midi », se souvient-il. A l’époque, il marche chaque jour 24 km aller-retour pour s’y rendre de chez lui.

Comme tous ses voisins de la communauté de Riacho do Meio, il se met à l’agroécologie au début des années 2000. Une conversion amorcée par l’organisation non gouvernementale (ONG) Esplar, pionnière dans le Ceara, cofondée en 1974 par Pedro Jorge Bezerra Ferreira Lima. L’ingénieur se rend compte que « le modèle conventionnel profitait à tous les intermédiaires  sauf aux agriculteurs ». Lancées d’abord dans une communauté voisine, les expérimentations font rapidement florès. Avec le soutien du fonds international de développement agricole (Fida) www.ifad.org , dépendant des nations Unies. L’Etat brésilien suit en créant en 2001 une structure d’assistance technique à 15 000 familles de six Etats du Nordeste. Elle mise explicitement sur ce type d'agriculture pour sortir la population de la pauvreté.

De nouveaux débouchés  avec Veja

La marque française de tennis Veja project.veja-store.com/coton/ n’est pas étrangère à ces changements. Les matières premières (coton, caoutchouc) du « chausseur équitable » proviennent essentiellement du Brésil. Dès sa création en 2005, l’entreprise devient cliente de la communauté, assurant les débouchés commerciaux qui manquaient tant aux paysans de la région. Elle paie le coton le double du prix du marché, soit 7,39 réais le kilo en 2013 (2,46 euros), détaille François-Ghislain Morillion. Déçu des promesses « vertes » des grandes entreprises, c’est avec Sébastien Kopp, son associé,  qu’il fonde son entreprise afin de pouvoir lier avec succès leurs préoccupations sociales et environnementales, autour d'un produit symbole de l'exploitation du Sud par le Nord.

Une difficulté reste tout de même à surmonter : la production reste soumise aux caprices du climat. En 2013, deuxième année de sécheresse consécutive, seules cinq familles de la communauté ont été en mesure d’effectuer une récolte. Pour un résultat maigre de 572 kilos de coton seulement. Mais des aides gouvernementales existent, tels les plans canicule, dont le montant peut s’élever jusqu’à 750 réais (250 euros) par famille. « Le coton n’est qu’un revenu supplémentaire qui vient aider les familles », souligne le président de la communauté. « Elles doivent trouver d’autres sources de revenus pour vivre».


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A Oullins, les paysans ont créé un supermarché bio

A Oullins, les paysans ont créé un supermarché bio | Des 4 coins du monde | Scoop.it

En cherchant la "Super Halle", située à Oullins dans le Rhône, on s’attend à trouver un immense marché couvert, à l’image des grandes halles de producteurs s’étalant sur des milliers de mètres carrés. Mais cette Super Halle est "super" par son concept plutôt que par sa taille.

 

La décoration est épurée, on ne recherche pas l’ambiance cosy d’une épicerie bio mais l’atmosphère est chaleureuse. Dès l’entrée, on a le choix. Soit on s’installe à une des tables en bois dans le coin restauration "La cuisine des producteurs" soit on s’engage dans les rayons de l’épicerie bio. Grandes étagères en bois, un rayon entier de distributeurs d’aliments en vrac… un choix complet et réfléchi pour répondre au maximum à tous les besoins du consommateur.

Il n’y a pas de limite de kilomètres pour l’approvisionnement mais Ronan Calard, chef de projet, assure que chaque produit sera réfléchi, on fait au plus local, même si ce n’est pas tout le temps possible. Finalement, les produits sont les mêmes que dans les magasins bios.

Au fond du bâtiment on trouve la partie "vente directe". Ici, c’est le territoire des seize producteurs associés qui se relaient toute la semaine pour assurer la vente de leurs produits. Pour eux, il est important de proposer le "meilleur" et le meilleur c’est ce qui est du coin et ce qui produit de l’économie, localement. "Ça permet de palper ce qui est produit et de recréer un lien avec la terre".


Un pari ambitieux

Le projet, l’équipe le porte depuis de longs mois. Il devait initialement s’implanter suite à la cessation d’activité de la Halle de la Martinière, premier marché couvert de Lyon depuis 1838 qui a fermé ses portes en 2011, mais un autre projet a remporté l’appel à candidature.

Le concept ne sera pas abandonné pour autant et c’est après une longue période de prospection qu’il trouve enfin son nid. A travers une étude de la Chambre de Commerce et d’Industrie, le Sud Ouest lyonnais semble montrer un vif élan de consommation responsable au sein de la population résidente et le local d’Oullins présente justement plusieurs atouts : le loyer attractif, l’accessibilité grâce à la voie rapide et au métro.

De plus, les locaux eux-mêmes (800 m2 en tout, dont 300 m2 de vente sous sept mètres de plafond,) sont très pratiques pour l’aspect logistique. Enfin, l’offre n’étant pas très développée dans la zone, la concurrence n’est pas un souci.

Mais alors, qui sont ces producteurs qui se sont lancés dans l’aventure ? Quatre maraîchers, quatre producteurs de viande, cinq producteurs laitiers, un arboriculteur, une productrice d’herbes aromatiques et un producteur de fruits. Tous sont installés à moins de 80 km d’Oullins.

Sur les seize, sept sont labellisés bio, mais tous s’engagent dans la démarche"Agriculture Paysanne" et c’est ce qui compte. L’agriculture paysanne est bien une démarche, non un label. Même si elle n’est pas contraignante, elle est plus complète que le simple label AB car elle prend en compte les aspects environnementaux, humains, sociaux et économiques.

Elle favorise par exemple les fermes à taille humaine, le fait de maîtriser les investissements pour limiter son endettement et ainsi faciliter la transmission, etc. La charte sert de repère pour le paysan. C’est l’Adear, Association pour le Développement de l’Emploi Agricole et Rural, qui assure le suivi des fermes dans leur volonté de progression. La démarche est un engagement moral, la qualité et le local prévalent sur le 100 % bio.

 

 

Se mettre d’accord, tous ensemble

Côté producteurs, tout le monde vend les produits de tout le monde. Durant leur permanence, l’éleveur de chèvres s’occupe des légumes tout comme la productrice de canards vend les fromages. Pour le stock, au sein de chaque filière, il y a entente en amont, pour décider de qui produit quoi et en quelle quantité. On ajuste au fur et à mesure, selon les ventes, pour garder un équilibre entre chaque producteur.

Côté épicerie, c’est une organisation indépendante qui est intégrée au Groupement Régional Alimentaire de Proximité (GRAP). Le gérant des Paniers de Martin (système de commandes hebdomadaires de paniers de produits alimentaires locaux, ayant une distribution sur place) est aussi celui de l’épicerie en plus de deux autres co-gérantes.

Même si on y retrouve les marques bios traditionnelles, la Halle ne se présente pas comme un concurrent des magasins tels que La Vie Claire ou Biocoop et veut justement "changer d’échelle". Pour plus de visibilité, deux types d’étiquettes différencient les produits de l’épicerie et des producteurs. Ainsi, si l’on est attentifs, on peut repérer facilement les pots de ratatouille confectionnés par Christine Rousset (étiquette verte) au milieu des diverses marques (étiquettes oranges).

 

Philippe et Sylvie s’occupent du coin restauration, "La cuisine des producteurs".Sylvie, cheffe cuisinière, vêtue d’une blouse aussi colorée que ses plats, propose une carte exhaustive, qui prend en compte les intolérants au gluten et aux laitages, mais aussi les petits budgets puisqu’un plat à base de pâtes est systématiquement proposé. De son côté, Philippe, aussi gérant du Café de la Soie à Croix-Rousse, tient le bar et propose entre autres bières locales et tisanes bios de Marie Wasson, une des productrices de la Halle !

L’aventure n’est pas de tout repos, notamment pour les agriculteurs. Ils sont certes présents à la Halle à tour de rôle mais aux six heures de permanence chaque semaine doivent aussi s’ajouter les heures de préparation. En dépit du manque de sommeil, on ressent tout de même une confiance, un réel engagement et l’envie que ça marche. Avec le sourire.

Réunis en coopérative type SCIC

Cette Halle est aussi "super" innovante car c’est une SCIC (Société Coopérative d’Intérêt Collectif). La Galerie Paysanne est l’étiquette qui chapeaute les trois pôles de l’activité : le coin épicerie, le point restauration et l’espace producteurs, pour "travailler ensemble" et réunir différents métiers, différents points de vue. Sa structure commune en multisociétariat attribue 45% des voix aux producteurs, 35% à l’épicerie /restauration, 10 % aux salariés et 10 % aux acteurs extérieurs.

Les producteurs, moteurs de l’activité, se relaient entre caisse et vente à l’étal. Le magasin leur permet de vendre leurs produits tous les jours en étant chacun présents 6 heures par semaine. En plus des marchés pour certains, la Halle leur garantit un abri, une régularité dans les ventes et permet de conquérir de nouveaux clients. D’autres y voit l’opportunité de diversifier leur production.


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Rien ne se perd, tout se partage !

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Sur fond de baisse du pouvoir d'achat, les Français se tournent vers une consommation dite "collaborative", qui amorce une nouvelle ère économique, selon ses théoriciens.

 

MUTUALISATION. Partager sa voiture, prêter son logement, louer une perceuse... cette tendance, que ses adeptes croient durable, désigne un modèle où l'usage de l'objet prime sur la propriété, et les individus décident de mieux consommer en mutualisant leurs ressources.

"Aujourd'hui, le rêve des jeunes n'est plus de posséder une voiture mais, grâce à leur téléphone, de pouvoir en utiliser une quand ils en ont besoin", souligne Anne-Sophie Novel, blogueuse, spécialiste du sujet (auteure notamment de "La vie share, mode d'emploi").

Le cyber-troc

En effet, le covoiturage explose, de même que la revente d'objets sur internet, ou les achats groupés directs au producteur, via des leaders comme blablacar, leboncoin ou laruchequiditoui.

Le "couchsurfing", qui permet de se loger gratuitement dans le monde entier et de rencontrer les habitants des pays visités, regroupe aujourd'hui 5 millions d'adeptes.

Grâce à la multiplication de plateformes collaboratives, des pratiques ancestrales comme le troc ou l'échange sont remises au goût du jour.

Surfant sur la tendance, Julien Lemaître a lancé il y a deux ans echangedefinitif.com, un site internet pour échanger définitivement son logement, avec frais de notaire réduits. "En temps de crise, c'est une bonne alternative à l'achat-revente", estime-t-il, même si le site n'a, pour le moment, pas encore atteint l'audience escomptée.

8 français sur 10 y ont recours

Les initiatives se comptent par centaines sur internet. Toutes ne seront pas pérennes, mais le secteur a de l'avenir, notamment en France.

Selon une récente étude de la TNS Sofres, 8 Français sur 10 pratiquent ou ont l'habitude de pratiquer cette nouvelle façon de consommer.

Pour 63% des sondés, son principal intérêt est de payer moins cher. Mais les Français mentionnent aussi la possibilité de faire durer les objets (38%), ou le fait que ce modèle soit plus bénéfique pour la société (28%).

Le consommateur de demain sera membre d'une communauté

"C'est la fin du consommateur comme on l'entendait. D'ici dix ans il sera mort", assurait en juillet à l'AFP l'Australienne Rachel Botsman, qui a contribué à populariser le mouvement avec son best seller "What's mine is yours" ("Ce qui est à moi est à toi", ndlr), en 2009. Selon elle, le consommateur ne se définira plus comme tel mais comme "membre d'une communauté".

"Le modèle de consommation de masse hérité des Trente glorieuses est en cours de redéfinition", décrypte aussi Philippe Moati, professeur d'économie à l'université Paris-Diderot et cofondateur de l’Observatoire société et consommation (Obsoco).

"La plupart des pratiques émergentes est ancienne, ce qui est nouveau, c'est l'ampleur qu'elles prennent et le fait qu'elles s'appuient de plus en plus sur les nouvelles technologies", ajoute-t-il.

Consommer mieux et moins cher

Il date les "ruptures de consommation" du début des années 2000, quand a émergé un "sentiment d'appauvrissement", qui s'est d'abord incarné dans une appétence pour "le bio" ou les "commerces de proximité".

"On n'a pas assisté à un rejet de consommation en tant que tel", mais est né alors le besoin de consommer mieux et moins cher, explique l'économiste.

En France, le mouvement se fédère autour du collectif Ouishare, qui réunit une communauté internationale dédiée à son développement et organise des événements comme le "Ouishare Fest", début mai à Paris.

"Le collaboratif est à la croisée entre l'innovation technologique et sociale", analyse son cofondateur, Antonin Léonard.

Un impact positif sur l'environnement

"Je pense qu'on est au démarrage d'un mouvement qui va s'imposer à toute l'économie et toute la société", prédit aussi Edouard Dumortier, fondateur du site ilokyou, qu'il présente comme le "réseau social de consommation entre particuliers", permettant la location et l'achat ou la revente d'objets.

"Nous entrons dans un nouveau mode de consommation plus malin, où l'on peut payer moins cher, avec en prime un impact positif sur l'environnement et une recréation du lien social", souligne-t-il.

Ce lien social se recrée bien sûr aussi hors de la Toile.

Les Accorderies, concept solidaire venu du Québec, qui consiste à proposer aux habitants d'un même quartier de se regrouper pour échanger entre eux des services non rémunérés, se développent notamment dans plusieurs villes de France.

Recréer du lien social

Les "repair café", des endroits conviviaux où des bénévoles viennent donner une seconde vie à des objets cassés ou en panne, connaissent aussi un succès grandissant.

Ce samedi après-midi, dans le XIXe arrondissement de Paris, Cédric, ingénieur en électronique, bricole, sur une grande table collective, un magnétoscope défectueux. "On répare un peu de tout, des fers à repasser aux aspirateurs; ce qui me plaît, c'est le contact avec les gens, le fait de pouvoir donner un coup de main", explique-t-il.

Face à lui, Gilberte, 79 ans, nourrit l'espoir de pouvoir enfin faire visionner des cassettes enregistrées pour ses petits-enfants. "Si j'avais donné mon magnétoscope à un grand réparateur, cela m'aurait coûté quasiment le prix du neuf", juge-t-elle, sans regretter d'être venue de banlieue et d'avoir attendu plusieurs heures l'ouverture du lieu.

Une douzaine de "repair café", en France, ouvrent pour le moment leur porte à tous, une fois par mois en moyenne.

Les grandes marques s'y mettent

"L'idée est bien sûr d'éviter de jeter des objets du quotidien, mais aussi d'animer un quartier", explique Benoît Engelbach, qui l'a importée des Pays-Bas, où elle fait fureur.

Les grandes marques ont bien compris qu'elles avaient intérêt à prendre le train en marche. La chaîne de magasins de sports Décathlon a par exemple lancé le site Trocathlon, pour revendre ou racheter du matériel d'occasion. Le géant du bricolage Castorama a aussi créé Les Troc'heures, une plateforme d'échange d'heures de bricolage entre particuliers.

Pour Anne-Sophie Novel, le "collaboratif" ne va plus se limiter aux particuliers mais "de plus en plus toucher les entreprises et l'économie au sens large".

Le groupe de grande distribution Auchan a par exemple annoncé la commercialisation début 2014 des premiers produits conçus par ses clients, auparavant soumis au vote des internautes. Une nouvelle conception du commerce, qui part du principe que les meilleures idées sont "dans la tête des clients".

 
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En Suisse, + 5000 ha de surfaces bio en un an

En Suisse, la surface bio a augmenté de 5'000 ha et le marché bio a dépassé 2 milliards de francs suisses (1,6 milliard d'euros) en 2013, déclare Bio Suisse, fédération regroupant plus de 90 % des producteurs bio suisses et propriétaire de la marque Bourgeon, dans un communiqué.
195 nouveaux producteurs Bourgeon se sont annoncés à Bio Suisse l’année passée. Il y a maintenant 5.884 producteurs et 847 transformateurs qui travaillent selon le Cahier des charges de Bio Suisse. Un total auquel il faut ajouter les 484 paysans qui appliquent l'ordonnance bio de la Confédération. 

La surface cultivée en bio a augmenté de 5.000 ha en 2013, dont la majorité se trouve en plaine. L'agriculture biologique représente ainsi au total 11,8 % du total des entreprises agricoles suisses, a dit le directeur de Bio Suisse Daniel Bärtschi à Oberglatt ZH lors de la conférence de presse annuelle de Bio Suisse. «Presque un huitième de la surface agricole utile [12,5%] est maintenant de qualité bio. Nous continuons de chercher de nouveaux producteurs, en particulier en Romandie, et nous allons d’ailleurs y renforcer notre présence. » 

Les statistiques du marché évoluent aussi très positivement. Le chiffre d’affaires des produits bio a dépassé pour la première fois les 2 milliards de francs (2,053 milliards). La croissance annuelle s’est montée à 223 millions de francs, soit 12.1 %. Le marché bio a établi en 2013 un nouveau record en réalisant une part de marché de 6.9 %, contre 6,3 % en 2012. Tous les produits ont pu augmenter aussi bien leur chiffre d’affaires que leur part de marché. Le segment des produits frais a réalisé pour la première fois un chiffre d’affaires de plus d’un milliard de francs et une part de marché de 9.1 %. Mais les biens de consommation préemballés – aussi communément connus sous le nom de produits de convenience – ont aussi progressé, et même légèrement plus que la moyenne avec une croissance de 12.4 %. 

Cette évolution positive réjouit aussi le président de Bio Suisse Urs Brändli: «La demande pour les produits bio reste remarquablement bonne et sa couverture par la production suisse continue de progresser sans entraves.» Le Bourgeon satisfait déjà aujourd’hui aux plus hautes exigences, mais les défis sont clairs: «En tant que fédération nous sommes sans cesse au défi de tenir compte de nouvelles connaissances, d’identifier  les lacunes et de continuer ensemble – du producteur bio au commerce en passant par la transformation –  notre développement.»
 
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Les bienfaits insoupçonnés du gingembre

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Plébiscité comme "aphrodisiaque", le gingembre possède de nombreuses vertus souvent méconnues, et très intéressantes pour la santé. Vous serez sûrement étonnés d'en découvrir certaines !

 

L’une des vertus les plus méconnues du gingembre est certainement celle qui concernel’amélioration de la digestion.


En effet, selon certaines études, la racine posséderait des propriétés qui aident à accélérer le fonctionnement du métabolisme.

Qui plus est, la plante provoque une sensation de satisfaction chez la personne qui en consomme régulièrement. Il a aussi des propriétés brûle-graisses, recommandées pour certaines hygiènes alimentaires.


A noter que les résultats sont meilleurs si la personne consomme une boisson au gingembre avant chaque déjeuner et dîner.

Des études scientifiques ont même démontré que le gingembre aide à maintenir la flore intestinaleen bon état, à digérer les graisses et à calmer ou soulager le tractus digestif.

Astuce – Recette minceur du thé au gingembre

Mettre un verre d’eau à bouillir et ajouter une cuillerée de gingembre frais râpé. Laisser reposer pendant 5 minutes, puis filtrer et ajouter du miel. Vous pouvez sinon utiliser une 2èmerecette : ajouter du gingembre à un verre de limonade afin d’avoir une boisson rafraîchissante.

Le gingembre, un allié de taille contre les nausées et vomissements

En 1999, l’Organisation Mondiale de la Santé a reconnu l’utilité durhizome de gingembre pour lutter contre les nausées et les vomissements de la grossesse.

En effet, les gingérols et les shogaols contenus dans la plante jouent un rôle important dans l’effet antiémétique, notamment en agissent sur la réduction des mouvements de l’estomac.


La racine pourrait donc se substituer efficacement à lavitamine B6 généralement prescrite aux femmes enceintes.

Avec un avantage supplémentaire : celui de ne provoquer aucun effet secondaire !

 

Le gingembre, un anti-inflammatoire naturel


Le gingembre possède également despropriétés anti-inflammatoires très utiles.

Notamment pour ceux qui désirent perdre du poids, sans régime draconien et sans effets secondaires.


Il est particulièrement recommandé pour réduire le ventre, qui se voit souvent affecté par des inflammations ou par une mauvaise digestion.

Il permet aussi de faire baisser la fièvre, de combattre les douleurs et a des propriétés antibactériennes et antivirales.


Il est aussi et surtout un excellent tonifiant et fortifiant de l’organisme. D’ailleurs, ses vertus aphrodisiaques lui viennent de sa capacité à tonifier l’ensemble de l’organisme.

 
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Mode : C&A veut rendre le coton bio "accessible à tous et tous les jours"

Mode : C&A veut rendre le coton bio "accessible à tous et tous les jours" | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Moins d'1 % de la production mondiale de coton est aujourdhui cultivée de manière biologique. Le Groupe C&A lance un appel aux fabricants, aux entreprises textile leaders et aux consommateurs pour aider la filière du coton bio à se développer et favoriser une mode plus éthique, plus bio et plus durable.

 

Coton bio : la demande est plus forte que l'offre

Alors que les consommateurs sont de plus en plus en demande de produits bio et que les entreprises textiles cherchent à développer leurs gammes écologiques et bio, moins d'1 % de la production mondiale de coton est aujourd'hui cultivée de manière biologique. Résultat : nous nous trouvons désormais dans une situation où la demande est plus forte que l'offre.

"La production mondiale de coton bio continue de diminuer malgré une demande en hausse sur les marchés internationaux. La méconnaissance des méthodes de cultures biologiques et le manque de collaboration entre les différents acteurs en sont les principales causes" explique le groupe C&A qui s'investit depuis 10 ans déjà dans le développement de la culture du coton bio et pour qui il est particulièrement important d'agir sur cette baisse de la production.

Thorsten Rolfes, directeur de la communication de C&A en Europe explique : "Nous nous trouvons dans une situation critique où la demande en coton bio est plus forte que l'approvisionnement. La disponibilité étant incertaine, les investissements sur le long terme dans le coton bio s'en trouvent menacés."

Il faut dire que pour passer à la culture biologique, des connaissances spécialisées sont nécessaires, et leurs mises en place peuvent prendre jusqu'à trois ans. Pour que l'offre de coton bio augmente, il faudrait notamment simplifier l'accès aux semences bio pour les cultivateurs, former ces cultivateurs aux méthodes de culture bio et rendre ces méthodes de cultures économiquement plus attractives.

 

Les entreprises textiles doivent s'investir pour une mode plus bio

Pour attirer l'attention sur cette problématique, C&A a lancé un appel aux fabricants, aux entreprises leaders et aux consommateurs, en publiant notamment une brochure intitulée "Rendons Bio Cotton accessible à tout le monde, tous les jours" ("Bio Cotton" est le nom de leur gamme de vêtements en coton bio). Cette brochure fournit des informations complètes sur les bénéfices et les défis actuels de la culture du coton bio. Elle dépeint par ailleurs les opportunités se présentant aux acteurs de la production mondiale.

Pour C&A, les entreprises textiles ont en effet une grande part de responsabilités. "Les entreprises leaders jouent un rôle clé dans le développement du coton bio en tant que ressource durable. Bien que quelques sociétés soient déjà actives, la crise de l'approvisionnement montre qu'il faut faire bien plus. "Coopération" est le mot clé; la coopération avec les spécialistes, les acteurs et les gouvernements locaux est importante pour développer tout le potentiel du coton bio" explique ainsi Thorsten Rolfes. "En sensibilisant leur clientèle au thème du coton bio, les entreprises peuvent exercer une influence non seulement sur les pays producteurs, mais également sur les distributeurs. Notre expérience montre qu'il est parfaitement possible de créer une prise de conscience tout en répondant à la demande et en faisant des bénéfices".

En 2013, C&A a vendu 110 millions d'articles et a réalisé 38 % de son chiffre d'affaires total avec des articles en coton bio. "C'est une nouvelle hausse par rapport à l'année précédente", précise C&A.

 

C&A s'engage pour une mode et un monde plus bio et plus durables

Le groupe C&A est actuellement le plus grand acheteur de coton bio (avec le Groupe H&M). "Le pourcentage de coton bio utilisé dans l'ensemble de la collection coton est de 38%. Le coton bio transformé, cultivé sans pesticides ni engrais artificiels, provient à 75% de projets agricoles soutenus par la Fondation C&A. Près de 60 000 cultivateurs en profitent en Inde. Les acteurs locaux des régions productrices se trouvent au coeur de projets sociaux et écologiques destinés à améliorer les conditions de vie des cultivateurs de coton. Ainsi, des projets d'irrigation et de préparation de semences bio sont réalisés, et des formations sont proposées aussi bien aux cultivateurs qu'aux autres partenaires de la chaîne de production du coton bio".

C'est dans ce cadre que s'inscrit "CottonConnect", une entreprise indépendante fondée par C&A en partenariat avec "Textile Exchange" et la "Shell Foundation". L'objectif de "CottonConnect" est de rendre l'ensemble des acteurs de la production et de l'approvisionnement mondiale de coton plus "écologiquement responsables", en collaborant avec 22 détaillants textile et marques de mode. Et tous les bénéfices réalisés sont réinvestis sans exception.

L'objectif de C&A sur le long terme est de produire toute sa collection coton à partir de cultures durables  d'ici 2020."Bien que les réserves de coton biologique diminuent dans le monde, nous pensons pouvoir convertir au moins 80 % de nos gammes en coton au bio d'ici 2020. Les 20 % restants seront issus de sources responsables"précise C&A.

Dans le même temps, la C&A Foundation soutient une série d'initiatives visant à promouvoir la culture bio et à améliorer les conditions de travail des cultivateurs. Ainsi, en collaboration avec CottonConnect, la fondation a organisé récemment la première "Table ronde du coton bio" en Inde au titre d'un "appel à l'action", pour que les représentants des intérêts individuels puissent se mettre autour d'une table et réagir à la baisse de la production.

Le coton bio, avenir de la mode ? Il semblerait bien que C&A l'ai bien compris. La fabrication de de leurs articles "Bio Cotton" est certes un peu plus chère, mais la production est plus écologique et plus durable. 


Choisir une mode plus bio, c'est aussi choisir de protéger l'environnement, et donc notre planète. Il faut en effet savoir que la culture du coton bio cause cinq fois moins de pollution des eaux par écoulement des pesticides que la culture traditionnelle du coton (selon une étude de Water Footprint Network).

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Livraison éco responsable à Paris

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La société "Vert chez vous"propose de livrer les colis par véhicules propres, roulant au gaz naturel, par bateau et par vélo dans Paris pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Notre contributrice Léa Durupt nous explique son fonctionnement.

 

Livrer vos petits colis dans Paris sans contribuer au réchauffement climatique, c’est possible grâce à la société de livraison urbaine éco-responsable Vert chez vous. Si Dr Hauschka Cosmétiques, Stade Français, Muji, FedEx, Rajaet bien d’autres comptent parmi les premiers à lui avoir accordé leur confiance, son activité est en pleine expansion.


Une livraison éco-responsable dans Paris 

Être éco-responsable pour la société est adopter un mode de transport et de livraison permettant de limiter à tous les niveaux son empreinte carbone et son impact sur l’environnement. En utilisant uniquement des véhicules propres et silencieux sans aucune émission polluante, Vert chez vous s’engage à réduire ses émissions de gaz à effet de serre, à désengorger les rues parisiennes, à réduire la production de déchets et la nuisance sonore, et last but not least, à réduire le stress urbain.

 

Réduire les émissions de gaz à effet de serre

Les statistiques ont montré que le simple transport de marchandises est responsable de 10 % des émissions de gaz à effet de serre en région Ile de France. Depuis des années, la municipalité parisienne multiplie les initiatives pour endiguer les pollutions dues au transport en milieu urbain et périurbain : développement de Zones d’Actions Prioritaires pour l’Air (ZAPA), mise en place annoncée d’éco redevances pour les véhicules professionnels les plus polluants, développement de Zones de rencontre (où la vitesse est limitée à 20 km/h et le piéton prioritaire).

Le modèle logistique choisi par la société Vert chez vous tient compte de ces contraintes urbaines. Mieux, il les anticipe. Un jour, peut-être, les gros véhicules diesel seront interdits à Paris. Ce jour là, l’offre de Vert chez vous sera entièrement compatible avec les nouvelles règlementations.

L’idée de génie est d’associer le vélo au fluvial, en utilisant la Seine comme maillage principal de la ville, et les vélos pour finaliser les livraisons au cœur de la capitale.

 

Les colis sont acheminés de Pantin grâce à des camions propres, roulant au gaz naturel. Les petits paquets non volumineux à destination du cœur de Paris sont entreposés dans une péniche voguant sur les quais de Seine, auprès de laquelle une armée de vélos électriques  viennent s’approvisionner tout au long de la journée. Et les livrent aux particuliers et aux professionnels, à la simple force électrique – et de leurs mollets !

Pour les colis les plus lourds ou à destination plus éloignée de Paris, ces mêmes camions à quasi zéro émission de gaz à effet de serre continuent leur course.

 

Zéro émission zéro bruit

L’intégralité des véhicules roulent à l’électricité ou au Gaz Naturel Véhicule(GNV), deux énergies qui ont le plus faible taux d’émission de gaz à effet de serre et qui émettent le moins de nuisances sonores. En effet, un véhicule GNV réduit de 50% la pollution sonore, un véhicule électrique de 100%

 

Un modèle qui s'exporte

Le modèle de Vert chez vous séduit déjà. La société a été récompensée par le Trophée de la Mobilité de la région Ile de France, dans la catégorie marchandises. Elle a également été primée pour sa démarche écologique exemplaire, conforme aux enjeux définis dans le Plan de développement urbain(PDU) porté par le Syndicat des transports en Ile de France (STIF).

Forte de son succès, la société est en passe d’essaimer sur le territoire. Prochaine ville visée...Toulouse !

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Avec l'agroécologie, un village togolais sort de la fatalité et de la pauvreté

Avec l'agroécologie, un village togolais sort de la fatalité et de la pauvreté | Des 4 coins du monde | Scoop.it

A l’initiative d’un couple Togolais, le Centre international de l’agro-pastoralisme forme la population à l’agroécologie, à la cuisine et à la transformation des produits. Où comment sortir de la fatalité et de la pauvreté grâce à de nouvelles méthodes agricoles. Reportage dans le village de Baaga, au nord du pays, où les récoltes s’améliorent.

 

Des éclats de voix et des rires de femmes affairées résonnent à l’ombre du bâtiment agricole. Devant elles, des tas de grains de maïs jonchent les chapes de béton. Minutieuses, les huit femmes trient les céréales patiemment. Toutes sont en phase d’apprentissage. Ici, au Centre international de l’agro-pastoralisme (Cidap), dans le nord du Togo, l’objectif est de former la population rurale à l’agro-écologie, une forme d’agriculture qui associe le développement agricole à la protection et à la régénération de l’environnement naturel.

 

Les apprenties vont dans les champs du Cidap une fois par semaine, dès le lever du jour, pour cultiver les céréales, l’igname, le manioc ou encore le piment. Elles apprennent aussi à transformer les produits et à les cuisiner. Le reste du temps, elles appliquent ce qu’elles ont appris sur leur propre terre. Le centre a été créé en 1984, avec la volonté de « transformer la pauvreté en milieu rural et sortir de la fatalité »comme l’explique son fondateur, Charles Bawiena. Les femmes sont la cible principale, « car ce sont les premières à vivre dans la pauvreté notamment parce que les hommes partent pour chercher du travail », soutient Justin, l’un des responsables togolais de la structure.

 

Mais le centre est ouvert à tous. Au total, environ 300 personnes fréquentent les sessions qui durent 3 ans. « On cultive mieux et on peut se nourrir correctement. Avant, on ne mangeait pas bien et on avait beaucoup de maladies, et aucun argent pour aller à l’hôpital. Avec la formation au centre, on résout les problèmes » s’exclame l’une des femmes, qui fait partie de l’équipe des 22 salariés du Cidap et reçoit donc un petit salaire.

Certains apprentis ont le désir de créer leur propre entreprise. Le Cidap les encourage concrètement en leur donnant leurs premières semences et leur premier animal. Toutefois, l’objectif principal est l’autonomie des familles. « Il ne faut pas que les gens attendent leur pain de l’extérieur mais qu’ils le produisent d’eux-mêmes. Si je suis paysan, je ne dois pas acheter mon piment mais savoir le cultiver », souligne l’un des responsables. Le centre cible aussi les jeunes de 20-30 ans en proposant une formation diplômante en agronomie, avec insertion professionnelle. Sa renommée est telle qu’il attire également des étudiants des pays voisins : Burkina Faso, Bénin...

Pas d’agriculture sur brûlis

« En changeant de modèle, on peut faire reculer la pauvreté », martèlent les responsables du site. Ce modèle passe par un repositionnement sur « les méthodes agricoles de nos parents, qui ont disparu avec le modernisme » avance Tiyeda Bawiena, la femme de l’initiateur du projet. Les rendements prouvent l’efficacité de celles-ci. De 500 kg de maïs par hectare, 600 tonnes sont désormais ramassées, tandis que la récolte de riz atteint 4,5 tonnes par hectare. « C’est fini d’avoir du riz seulement pour le jour de l’an ! » assure Justin.

 

 

« Nous enseignons les techniques de préparation des sols » explique Patrick Bagamna, chargé de l’unité production végétale. Ici, pas d’agriculture sur brûlis, pratique répandue à travers le pays. En plus d’appauvrir les sols, elle les durcit au point de ne plus pouvoir semer. L’alternative est d’enfouir les résidus pour fertiliser les sols. Cela évite aussi la désertification qui menace les pays au climat sec. Pierre, responsable de l’unité élevage, soulève une poignée d’humus : « Lorsque nous nous sommes installés sur ce site, les terres étaient tellement dures que nous avons dû utiliser les barres à mine et burin pour labourer », se souvient-il.

Aujourd’hui, des arbres ont poussé. Patrick continue d’énumérer : « Nous apprenons aussi les techniques de semis, l’entretien avec des traitements naturels et la gestion de l’eau. » L’accent est également mis sur la diversification en alliant maraîchage et élevage. « C’est important d’avoir les deux sur le plan économique, et ça permet aussi de recycler les sous-produits de chaque secteur pour arriver à zéro déchet. Aucune perte ! » se réjouit-t-il.

 

Catalogues « opposants »

Les techniques se sont mises en place progressivement et de manière autodidacte, mais pas sans mal. Charles Bawiena et sa femme, Tiyeda, se sont heurtés à quelques obstacles. Lui, avec un doctorat en droit international, et elle, institutrice, ont été mal vus de retourner à l’agriculture – un choix considéré comme humiliant dans la pensée dominante. Dénigrés, ils ont perdu leurs amis tandis que le gouvernement togolais les regardait d’un mauvais œil : revenir à la terre, «  c’était comme disparaître puisqu’on n’a pas cherché d’emploi parmi les cols blancs. On nous avait catalogués ’’opposants’’ », se rappelle Charles. « Mais c’était un choix de vie, je ne l’ai pas fait pour l’argent mais pour mon peuple. »

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Des Graines en open source contre le brevetage du vivant

Des Graines en open source contre le brevetage du vivant | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Le plus grand reproche qui est fait à des groupes agro-industriels ou de chimie comme Montsanto, plus encore que les techniques de plantes OGM, est sans doute celui de vouloir s’accaparer la propriété du vivant, et notamment des graines. L’initiative « Graines open source » ou « semences open sources » vise à les en empêcher.

Des semences en open source !

Pour éviter que de nombreuses semences de plantes usuellement cultivées, une initiative dénommée « Open Source Seed Initiative » ou OSSI entreprend depuis 2001 de développer des semences en « open source« , c’est-à-dire libres de droits ou brevets (1).


Il s’agit de préserver pour chaque agriculteur ou chaque jardinier la possibilité de cultiver les espèces de leur choix sans avoir à passer par des graines dont les Du Pont, Syngenta ou Monsanto s’accaparent la propriété. L’initiative Graines open source veut donc restaurer une pratique autrefois très banale de partage de semence entre les producteurs. Il s’agit de conserver certaines semences de légumes dans le domaine public et de les protéger de futurs potentiels brevets.


 

Le débat sur les brevets sur le vivant

 

Evidemment, le terrain de bataille est celui de la propriété intellectuelle avec pour débat central les brevets portant sur des organismes vivants, fruits, légumes, fleurs, animaux, etc.

 

 » Ces légumes font partie de notre héritage culturel collectif et notre but est de nous assurer que ces semences vont rester dans le domaine public de manière à ce que chacun puisse s’en servir à l’avenir » : c’est ainsi qu’  Irwin Goldman, horticulteur et professeur résume le crédo de l’initative pour des semences open sources

 


Le mouvement Graines en open source est encore petit mais déjà les semences qu’il conserve dans le domaine public, peuvent librement être cultivées et améliorées par touts les jardiniers ou agriculteurs

 

 

 

L’OSSI propose actuellement 29 variétés de 14 végétaux largement cultivés. En utilisant ces graines, on souscrit à la promesse suivante :

 

« Cet engagement Open Source Seed vise à garantir votre liberté d’utiliser de quelque manière que ce soit les graines contenues dans ce sachet, ainsi que la liberté dans ce domaine de tous les utilisateurs ultérieurs. En ouvrant ce sachet, vous vous engagez à ne pas restreindre pour d’autres utilisateurs l’usage de ces graines ni leurs dérivés par des brevets, licences ou tout autre moyen. Vous vous engagez également à joindre ce serment au moment où vous transférerez ces graines ou leurs dérivés. »

 

En ligne de mire, il y a la préservation et l’accroissement de la biodiversité des semences cultivées et une agriculture plus équitable sur le plan mondial.

 

Rappelons qu’en France, en 2011, le Parlement avait voté en France un texte de loi sur les obtentions végétales, qui instaurait une forme de droit à la copie privée payante pour certaines semences de ferme protégées par un certificat d’obtention végétale (COV).

 

Pour être autorisés à vendre des graines ou s’en échanger entre agriculteurs, les producteurs ont l’obligation que ces semences soient au préalable  inscrites dans un « catalogue commun des espèces et variétés », dont le registre est mis à jour par l’Union Européenne. Il rassemble les catalogues nationaux des différents états membres.


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Les camping-cars ont leur site de location entre particuliers avec Airvy

Les camping-cars ont leur site de location entre particuliers avec Airvy | Des 4 coins du monde | Scoop.it

L’offre de modes de transport partagés s’élargit : après le covoiturage – aujourd’hui devenu monnaie courante, la location de voitures entre particuliers avec Drivy® ou encore la location à 1 € avec Luckyloc, voici maintenant un nouveau venu du nom de Airvy.

 

Le site propose un service de locations de camping-cars entre particuliers – une nouveauté dans le petit monde de la mobilité partagée. Airvy met en relation propriétaires et locataires de « véhicules de loisirs » (camping-cars, fourgons aménagés, combis) – comme la majorité des sites de mobilité partagée. A ceci près que le mode de fonctionnement de ce dernier né est pour le moins innovant.

 

Airvy bouleverse les règles : au lieu de prélever une commission sur chaque transaction, les locations fonctionnent grâce à un système d’abonnement – vite rentabilisé dès les premières locations.

 

Quand le camping-car rencontre l’univers collaboratif, cela donne de belles idées ! Alors, camping-cariste de la première heure ou en devenir … à vos souris !

 
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Camion au biogaz : une solution pour la livraison en ville ?

Camion au biogaz : une solution pour la livraison en ville ? | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Empreinte carbone quasi nulle, émission faible de particules fines, moteur moins bruyant, les camions roulant au biométhane pourraient remédier aux problèmes de livraison en ville. Biocoop a fait l'acquisition d'un véhicule récemment. Reportage.

 

Le leader de la distribution bio, Biocoop, s'est doté d'un camion au biogaz Scania adapté à la norme euro 6, premier véhicule de ce type en France. Il est destiné à la livraison du bassin parisien et roulera essentiellement de nuit. Equipé d'un moteur plus silencieux que le diesel et d'un hayon adapté à la normePiek, il devrait causer beaucoup moins de nuisances sonores.

La particularité d'un véhicule roulant au biogaz ? Emissions faibles de particules fines, 15 à 20% de CO2 de moins que le diesel et une réduction d'environ 80% d'oxydes d'azote (Nox).

Mais ce véhicule présente une autonomie restreinte. Avec 200 bars de biométhane (l'équivalent d'environ 130 litres de diesel), il peut rouler jusqu'à 350 km. Il est donc confiné à de petites tournées car les infrastructures de recharge sont peu développées dans l'Hexagone. Selon GNVert, distributeur de ce carburant, le réseau ne pourra se déployer tant que la flotte de véhicules roulant au biogaz sera si restreinte en France.

Encore faut-il aussi que les entreprises acceptent de s'équiper de tels camions. Ils sont plus chers que leur équivalent diesel et le prix du gaz reste lui trop aléatoire.

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Un supermarché avec «zéro emballage», c'est possible

Un supermarché avec «zéro emballage», c'est possible | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Imaginez un supermarché où les pots de yaourts n'existeraient pas, où le shampooing s'achèterait au centilitre, où les légumes ne seraient pas vendus sous plastique... Un supermarché dont on sortirait sans devoir ramener chez soi pléthore d'emballages à trier et à jeter à la poubelle.

 

C'est le rêve de deux jeunes Berlinoises qui ont monté la start-up Original Unverpackt, jeu de mots qu'on pourrait à la fois traduire par «sans emballage d'origine» et «non emballé à l'origine». Elles projettent d'ouvrir prochainement à Berlin le premier supermarché allemand à proposer des produits non emballés, rapporte le quotidien Süddeutsche Zeitung. Dans leur magasin, dont elles cherchent encore les futurs locaux, les produits de consommation courante seront stockés dans de grands récipients et vendus au poids.

 

Les clients auront le choix entre apporter leurs propres récipients, se procurer sur place des récipients réutilisables ou bien utiliser des sacs en papier recyclé. Les fondatrices du futur magasin expliquent sur leur site préférer faire du «precycling» que du «recycling», en renonçant tout bonnement à gaspiller les ressources. Comme l'explique l'une d'elles, Milena Glimbovski, en montrant un concombre sur l'étalage d'un supermarché lambda:

«La nature a déjà emballé ce concombre. A quoi sert cet emballage supplémentaire dans du plastique? C'est complètement idiot.»

En permettant aux clients d'acheter non seulement les produits sans emballages inutiles mais aussi la quantité qu'ils souhaitent, la start-up entend aussi lutter contre le gaspillage alimentaire. Comme l'écrit le Süddeutsche Zeitung:

«L'attrait de cette idée s'explique à l'aide de deux chiffres, qui explicitent le concept de société de gaspillage. Chiffre un: chaque jour, huit millions de déchets – bidons, bouteilles en plastique, brosses à dents – atterrissent dans les mers de la planète, estime l'organisation de protection de l'environnement WWF. Chiffe deux: 1,3 milliard de tonnes de denrées alimentaires se perdent chaque année— ce qui correspondant à un tiers de la production mondiale.»

 

Si ce concept d'épicerie comme l'on en trouvait autrefois partout en Europe occidentale est aujourd'hui «nouveau» en Allemagne, quelques expériences de boutiques zéro emballages ont déjà été lancées ailleurs ces dernières années.

 

Pionnier en Europe, le magasin Unpackaged a ouvert ses portes à Londres en 2007, comme le rapportait The Independant, mais a tiré le rideau en 2013, faute d'être rentable.

 

A Vienne, une autre épicerie à l'ancienne, Luzners, a ouvert au début de l'année. Elle attire à la fois une clientèle écolo et économe, comme le note l'hebdomadaire Die Zeit dans un reportage consacré à la boutique:

« La clientèle […] se compose d'après Luzners de jeunes gens et de familles qui ont une conscience écologique tout comme de « vieilles dames qui sont heureuses de pouvoir à nouveau acheter un unique morceau d'ail»».

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Il relance la grenade en France, et elle est bio

Il relance la grenade en France, et elle est bio | Des 4 coins du monde | Scoop.it

l n’y a pas de grenade dans le sirop de grenadine ! Car la culture de ce beau fruit est abandonnée en France depuis le XXème siècle, et les producteurs de sirop ont gardé le nom sans la réalité. Mais un agriculteur du Gard a lancé le projet fou d’en relancer la culture. Ca fonctionne, et en bio en plus !

 

Avec sa chemise bien repassée, son pull en col V et sa petite écharpe blanche, Jean-Claude Peretto a plus l’air d’un cadre supérieur que d’un agriculteur. Mais il s’occupe soigneusement des dix hectares de grenadiers qu’il a plantés il y a maintenant sept ans. Les quatre mille arbustes s’alignent dans la plaine agricole, entourés d’oliviers et de vignes. A l’horizon, on distingue le Mont Ventoux. A leur pied, coquelicots et herbes folles poussent à coeur joie.

"On appelle cela une grenadière", explique-t-il. La sienne est la plus ancienne et la plus grande de France. "La première du pays", résume-t-il en laissant échapper un sourire.

"Quand j’ai planté, les gens m’ont pris pour un fou. Je cultive des grenadiers et en plus je laisse pousser l’herbe... Mais maintenant, je reçois des coups de fil de partout, on me demande comment faire !" Son idée a déjà essaimé : désormais, on compte plus de cinquante hectares de grenadiers en France, un chiffre qui augmente régulièrement.

 

A 64 ans, le jeune retraité passe ses matinées à tailler ses arbres, débroussailler et soigner ses grenadiers, cultivés en bio bien sûr. Il regarde les vignes quelques parcelles plus loin : "Tout est traité au désherbant alors que l’on est sur la zone de captage des eaux de Nîmes, je ne comprends pas."

Il s’est lancé dans l’agriculture sur le tard. Jean-Claude Peretto a débuté dans la grande distribution, avant de devenir directeur commercial chez Ferrero, puis de monter à la capitale pour vendre du matériel de restauration spécialisé pour les hopitaux.

"Ces dernières années n’ont pas été très valorisantes, je ne voulais pas rester sur un échec", confie-t-il. A 55 ans, il est licencié et sait que retrouver un emploi à son âge ne sera pas facile. Il pense alors se lancer dans l’immobilier : "Ma femme me l’a déconseillé". Il n’a pas les capitaux nécessaires.

Une culture oubliée en France

Alors, il se rappelle sa passion pour le jardin, sa mère maraîchère et retourne dans le sud pour se lancer dans l’agriculture. "Mais je ne voulais pas faire quelque chose qui existait déjà en France, parce qu’il y a déjà suffisamment d’agriculteurs qui font de bons produits", précise-t-il.

En bon commercial, il réalise une étude de marché et découvre que sur les trois mille cinq cents tonnes de grenades consommées chaque année dans l’hexagone, la totalité est importée : "C’était un petit marché, mais suffisant pour se lancer." De surcroît, le jus de grenade fait "fureur" aux Etats-Unis. "Je me suis dit que cela viendrait en France, et qu’il fallait être le premier sur ce marché", poursuit-il.

Il commence par se former, d’abord en passant son brevet de responsable d’exploitation agricole, puis en se documentant sur la grenade. "Il existe mille deux cents cultivars, c’est-à-dire de variétés de grenades dans le monde", s’exclame-t-il. Avec sa femme il voyage en Espagne, en Italie et jusqu’en Israël pour voir comment on cultive la grenade.

Car en France, ce fruit n’est plus cultivé depuis le début du XXe siècle. "On s’est intéressé à des cultures plus productives, explique Marie-Josée Peretto. A l’olivier et surtout à la vigne, qui a fait la fortune de l’agriculture du sud." La grenade était pourtant présente sur la côte méditerranéenne dès l’antiquité, il existe même une variété adaptée au climat local, tout simplement appelée"Provence".

"Elle fait un jus extraordinaire, s’enthousiasme l’arboriculteur. Les gens croient que la grenade vient de loin, on la comptabilise dans le panier des fruits exotiques, ils ont oublié qu’elle pousse aussi ici."


Un accueil réservé dans le monde agricole

Une fois son projet bien ficelé, il a commencé à chercher des terres. Pas facile de se faire accepter dans le monde agricole. Avec son look BCBG, sa voiture encore immatriculée 91 (Essonne), on le prenait pour "un lotisseur en puissance", admet-il. Il finit par trouver, signe la promesse de vente en plein été. Les agriculteurs étaient-ils en vacances ? Toujours est-il qu’ils n’ont pas vu passer la publication dans le journal local : "Si un jeune agriculteur avait voulu ces parcelles, elles me passaient sous le nez".

Puis il plante des arbrisseaux d’à peine cinquante centimètres car il n’a pas l’argent pour en acheter de plus grands. Il demande des aides. Mais celles destinées aux jeunes agriculteurs requièrent d’avoir moins de 40 ans. Pour laMutualité sociale agricole, sa culture est "hors cadre" et il est trop vieux : "J’ai payé plein pot dès la première année."

Il s’adresse à la chambre d’agriculture du Gard, encline à soutenir les productions bios : "Ils sont tous venus, puis je n’ai jamais eu de nouvelles." Il n’obtient quasiment que les subventions pour la conversion en bio, tout le reste lui passe sous le nez. "Si j’avais eu plus d’aides, j’aurais pu embaucher du personnel et j’en serais autrement que là", regrette-t-il.

Cela ne l’empêche pas d’avoir déjà des idées pour la suite. Pour la première fois cette année, son exploitation a été à l’équilibre. Il a pu fabriquer un peu de jus de grenade et a vendu la totalité de ses grenades "de bouche", c’est-à-dire à manger, aux magasins bio du coin.

 

Il n’y a pas de grenade dans le sirop de grenadine !

Il compte vendre le jus comme un "alicament", un aliment qui soigne. "Mes copains en boivent contre le cancer de la prostate", plaisante-t-il, avant de sortir une collection de livres sur les bienfaits de la grenade. Pleine d’antioxydants, elle préviendrait le vieillissement des cellules, les maladies cardiovasculaires ou encore la maladie d’Ahzeimer.

Il espère aussi, un jour, commercialiser du vrai sirop de grenadine. Il montre une bouteille de limonade intitulée "Grenade artisanale", puis détaille la composition. "Elle ne contient pas de grenade !", s’indigne-t-il. Les sirotiers ont depuis longtemps obtenu une modification de la recette du sirop, désormais réalisé à partir de fruits rouges : "Si j’inscris ’grenadine’ sur un sirop qui contient de la grenade, je risque de me faire verbaliser."

Pour se "diversifier", il a également planté des grenadiers décoratifs, dont les jeunes branches sont vendues aux fleuristes pour décorer leurs bouquets. Dans son verger, il a planté d’autres arbres oubliés comme des néfliers et des diospyros kaki. Avec des figuiers et quelques oliviers, ils permettent d’assurer une biodiversité et quelques revenus annexes. Il teste même des variétés de citronniers et autres agrumes : "Avec le réchauffement climatique, ils pourraient s’adapter au climat local."



Des projets à transmettre

Mais sa grande idée, c’est de structurer la filière grenade en France. Déjà quelques jeunes agriculteurs ont aussi planté de la grenade en bio. Il aimerait les rassembler dans une association, pour créer "une équipe" : "Chacun des producteurs devrait consacrer une petite partie de son temps à la filière, pour faire de la veille concurrentielle, technologique, ou de la commercialisation."

Il espère aussi bientôt gagner suffisamment pour embaucher un ouvrier agricole, et ne s’occuper plus que de la marque, des produits et de la vente. Des compétences qui manquent souvent aux agriculteurs, et qu’il commence à mettre au service de ses voisins, notamment un producteur de vins bios sans sulfites :

"Il s’occupe de la partie technique de la fabrication de mon jus de grenade, et en échange, je vends son vin." Il imagine ainsi créer un pôle d’excellence bio, pour regrouper les meilleurs produits du coin : grenades, vin, huile d’olive...

 

N’a-t-il pas trop de projets ? "Quelque part cela m’empêche de vieillir, répond-t-il. Quand on est retraité, on devient égoïste, on ne pense qu’à faire des voyages. Moi mon but c’est de me réaliser encore."

L’important pour lui est d’avoir quelque chose à transmettre. "Je ne sais pas jusqu’où je pourrais aller, mais je m’entoure de jeunes. J’ai promis à ma femme que je ne planterai plus, poursuit-il. Elle m’a dit d’être raisonnable à mon âge... Mais si ce n’est pas moi, ce seront mes enfants."


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Pourquoi le monde produit de moins en moins de cacao

Pourquoi le monde produit de moins en moins de cacao | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Les pays émergents tirent la consommation mondiale de cacao. La production s'essouffle et l'on devrait assister à un nouveau déficit de l'offre cette année encore. Le consommateur ne devrait pour autant pas subir la hausse des cours sur les marchés internationaux pour ces achats de chocolat de Pâques.

 

Depuis deux ans, le marché international du cacao est reparti à la hausse. «Les cours ont atteint des niveaux historiquement élevés», constate Philippe Chalmin, professeur d'histoire économique à l'Université Paris-Dauphine. A Londres, le cacao dépasse désormais la barre des 1800 livres sterling la tonne. Et cela ne devrait pas s'arrêter à ce niveau. Les spécialistes tablent sur un nouveau déficit entre l'offre et la demande cette année.

Deux raisons expliquent cette situation. Tout d'abord, les pays émergents tirent la consommation mondiale. «Si les ventes de chocolats ont tendance à se stabiliser dans les pays industrialisés, - comme par exemple en France autour de 4 kilos par habitant et par an -, elles décollent dans les pays émergents notamment en Asie», souligne Philippe Chalmin.

 

38 grammes de chocolat par an en Chine

En Inde, où ce produit se consomme au lait et beaucoup plus sucré qu'en Europe, la consommation croît de 20 % par an. En Chine, où plus de la moitié des habitants n'ont jamais mangé de chocolat, elle augmente même de 30 % annuellement. Il faut dire que la consommation moyenne par habitant n'y est que de 38 grammes par an.

Le deuxième facteur de tension s'explique par une offre mondiale qui s'essouffle alors que la demande ne cesse de croître. Cette dernière s'est emballée de 6 % rien que sur le dernier trimestre 2013. La guère civile en Côte d'Ivoire, - premier producteur mondial de cacao avec 40 % des volumes -, a fragilisé les plantations. «Il n'y a pas eu assez d'investissements pendant cette période, explique Philippe Chalmin. Les arbres sont vieillissants et il faut quatre ans pour qu'un cacaoyer produise ses nouvelles cabosses», rappelle-t-il.

Par ailleurs, les changements climatiques avec des précipitations moindres en Afrique de l'Ouest l'an dernier et la recrudescence des épidémies ont affecté les rendements. «On a vu émerger le «swollen-shoot», un virus qui touche officiellement 6% à 8% des cacaoyers ivoiriens et qui a même décimé la moitié de la production brésilienne (5% de la production mondiale de cacao)», ajoute-t-il. Résultat: l'an dernier, on a constaté un déficit de près de 160.000 tonnes de fèves de cacao, soit près de 4 % de la consommation mondiale.

 

Risques de pénurie à long terme

Mais il n'y a pas lieu de penser que l'on court vers un risque de pénurie à court terme. «Il s'agit d'un scénario un apocalyptique. Les Chinois ne vont pas tous se mettre à consommer du cacao», ironise Philippe Chalmin. «Nous avons encore un peu de temps devant nous avant d'atteindre la pénurie mais il faut être vigilant et agir sur la filière», constate pour sa part Philippe Jambon, président Ffondateur de Jeff de Bruges.

En revanche à plus long terme, les industriels sont plus inquiets. «D'ici à 2020, la production de cacao ne sera plus suffisante pour couvrir une demande mondiale dopée par les pays émergents», rappelle le géant du chocolat Barry Callebaut. Pour éviter que cela ne se produise, le gouvernement ivoirien a mis en place un vaste plan d'investissements pour structurer et moderniser la filière du cacao. La marge de progression est grande. Les rendements atteignent dans ce pays 300 à 400 kilos par hectare sur les petites exploitations familiales largement dominantes contre 2000 kilos dans les plantations mécanisées.

Pour le consommateur français, les tensions sur les cours ne devraient pas se traduire par une hausse vertigineuse des prix des œufs de Pâques. «Comme pour la baguette de pain, la part de la matière première dans le produit fini est très faible, indique Philippe Chalmin. Si le cacao représente 10 % du prix d'une poule c'est déjà un grand maximum».

Les statistiques le confirment. Alors que sur le long terme, les cours du cacao ont augmenté de 93 %, les prix des plaquettes de chocolat ont eux progressé de 9 % dans les rayons. Reste que le cacao constitue une pépite qui peut rapporter gros. Une étude du cabinet Markets and Markets montre en effet que le marché mondial du chocolat atteindrait 71,4 milliards d'euros en 2016 soit 20 % de plus qu'en 2010.

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Resto solidaire anti-gaspillage au Danemark

Resto solidaire anti-gaspillage au Danemark | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Au Danemark, un restaurant solidaire lutte contre le gaspillage alimentaire en proposant des menus élaborés à partir de surplus encore consommables de l’industrie agroalimentaire. Par notre contributrice Léa Durupt.

 

Au Danemark, un restaurant solidaire lutte contre le gaspillage alimentaire en proposant des menus élaborés à partir de surplus encore consommables de l’industrie agroalimentaire. Par notre contributrice Léa Durupt.

Les chiffres font froid dans le dos. 1,3 milliards de tonnes de denrées alimentaires comestibles seraient jetées chaque année dans le monde, soit un tiers de la production. Au Danemark, ce sont environ 500 000 tonnes de nourriture qui seraient jetées chaque année.


Le restaurant danois Rub&Stub a décidé de lutter contre le gaspillage alimentaire à sa façon, en récupérant les surplus de produits alimentaires dont se débarrassent les distributeurs. Ces surplus sont ensuite proposés aux clients, selon une carte qui change constamment en fonction des arrivages.

Pas de panique, ces excédents sont parfaitement propres à la consommation. Ils n’ont simplement pas une esthétique plaisante, voilà tout. Un concombre qui n’a pas la taille standard, des pommes qui ont la tronche un peu fripée, des carottes pas tout à fait droites…Ces mal-aimés, ces parias qui sortent des normes et des standards, sont ainsi récupérés par le restaurant…qui se charge de les magnifier en des mets délicieux à des prix modiques.

 

 

Anti-gaspi et solidaire 

Car non content de lutter contre le gaspillage alimentaire, le restaurant, tenu par une armée de près de 100 bénévoles, se veut aussi solidaire. Petits prix à la carte donc. Et réduction des déchets jusqu’au bout : les petits mangeurs peuvent repartir avec leur doggy-bag, alors que les gros plus gourmands peuvent se resservir sans frais supplémentaire.

 

Cerise sur le gâteau, les bénéfices retirés servent à financer trois projets de développement en Afrique. Ethique jusqu’au bout, on vous disait…

Cette initiative fait sens quand on pense aux quelques 860 millions de personnes victimes de malnutrition et aux milliers de personnes en sous-nutrition. Certes, le restaurant Rub&Stub fait office de colibri dans la jungle des déchets alimentaires. Mais lui, au moins, il fait sa part…

 

Alors, à quand un changement de législation en France pour que le colibri danois y fasse des petits ?

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L'Université d'Ottawa devient un campus équitable

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L’Université d’Ottawa, qui compte plus de 40 000 étudiants, vient de recevoir le titre de "Campus Équitable", octroyé par Fairtrade Canada.

Rappelons que le titre est accordé aux institutions démontrant un engagement "remarquable" envers le commerce équitable via l'offre de produits certifiés et leurs efforts de sensibilisation.

 

Septième campus équitable au pays, l’université s’engage à vendre des produits certifiés Fairtrade, dont 100% de son café, dans tous ses points de vente alimentaires, à l'exception des franchises indépendantes. L'université indique que pour atteindre cette désignation, des bénévoles de la communauté universitaire ont travaillé avec l’administration du campus.

 

L’Université de la Colombie-Britannique a été le premier Campus Équitable au Canada en 2011. Et l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT) devrait également recevoir son attestation d'ici quelques jours.

"Nous sommes tous conscients que chaque tasse fait une différence quelque part dans le monde. Pas nécessairement chez nous, mais certainement chez l’autre. En devenant un Campus Équitable nous faisons effectivement une différence dans la vie des autres, en améliorant leur qualité de vie et en protégeant l’environnement", souligne Patrick Genest, directeur des services alimentaires de l'Université d'Ottawa.

 

"Le fait de choisir des produits équitables est souvent présenté comme étant un choix individuel, mais le programme de Campus Équitable fait appel aux efforts des institutions et à l’impact important et à long-terme que leurs décisions peuvent avoir, explique Sean McHugh, directeur général du Réseau Canadien du Commerce Équitable. Les pratiques d’approvisionnement des universités canadiennes représentent un énorme potentiel pour les producteurs des pays en voie de développement."

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Un menu végétalien bientôt dans les cantines et hôpitaux en Suisse

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Dans le cadre du projet Sentience politics et de la stratégie d’alimentation durable 2020, les villes de Berne et de Bâle-Ville en Suisse sont en passe d’effectuer une grande avancée pour le régime végétalien, régime sans cruauté et durable .

 

Un texte de loi, déjà prêt dans les deux villes, obligera les restaurants d’établissements publics (restaurants scolaires et universitaires, cantines d’entreprises de l’administration publique, prisons, armée etc.) à fournir au minimum un plat végétalien si plus d’un menu est servi en temps normal. Les élus souhaitent également que les villes s’engagent à former les professionnels et des écoliers à la cuisine végétalienne.

 Un conseiller national végétalien

Les personnes qui ont initié ce projet  sont soutenus par des politiciens de gauche, tels que l’ancien conseiller fédéral Moritz Leuenberger (PS/BE) et les élus Beat Jans (PS/BS), Aline Trede (Verts/BE) et Bastien Girod (Verts/ZH) et le conseiller national Bastien Girod (Verts/ZH), lui-même végétalien convaincu. Le but de ce projet est de susciter l’envie de mieux consommer et de changer son mode d’alimentation, que ce soit pour sa santé ou pour l’environnement.

Les lobbies mécontents

L’Office fédéral de la santé publique suisse est réticent quant à ce projet de plats végétaliens et met en garde contre les risques de carences liées à ce type d’alimentation, ce qui est tout simplement scandaleux. Les autorités de santé publique devraient se mettre à jour au lieu de défendre les intérêts économiques de l’industrie de l’élevage (lait et viande). Faut-il le rappeler qu’aux Etats-Unis, la plus grande Association de Diététique Américaine,  l’ADA, et ses 72000 médecins membres ont approuvé les régimes végétarien et végétalien que vous soyez un enfant, une femme enceinte, un sportif ou une personne âgée. 

Le régime végétarien fait même mieux que les médicaments dans les cas d’hypertension. Une autre étude réalisée sur 92000 personnes a même prouvé que les végétariens vivaient entre 9 ans de plus pour les hommes et 6 ans de plus pour les femmes.

 

Au cours des dernières décennies, la société a adopté un mode d’alimentation accélérant le réchauffement climatique, aggravant la faim dans le monde et la pénurie d’eau, dénonceSentience politics. L’objectif est d’inverser la tendance d’ici 2020, en augmentant de manière significative la consommation de denrées végétales à la place des aliments d’origine animale.

 

L’élevage, premier responsable de l’effet de serreOutre les divers dégâts environnementaux de l’élevage (en France la Bretagne nous sert de triste exemple avec la prolifération d’algues vertes  à cause de l’élevage porcin), l’élevage est le premier responsable des gaz  à effet de serre. En effet, selon viande.info « En 2006, un rapport de la FAO indiquait que l’élevage était responsable de 18% des émissions annuelles des gaz à effet de serre (GES) dans le monde » La Suisse, pays du VegustoPour ceux qui ne connaissent pas Vegusto, c’est une entreprise suisse qui développe et produit des fromages végétaliens (sans lait ni présure). Quand on connait l’ampleur des problèmes liés au cholestérol dans notre société, il est étonnant que ces produits ne soient pas disponibles dans toutes les grandes surfaces. Alors on souhaite à tous nos amis suisses de se régaler à la cantine et de consommer tout plein de Vegusto !
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