Des 4 coins du monde
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Dans divers pays, des gens prennent la parole, se mobilisent ; des choses bougent. Restons à l'écoute.
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Restaurants/traiteurs : l'utilisation de la mention bio est désormais encadrée

Restaurants/traiteurs : l'utilisation de la mention bio est désormais encadrée | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Depuis le 1er octobre, les pratiques et l'utilisation des termes bio et de la marque AB dans la restauration sont encadrées. Les établissements devront au minimum se déclarer, et être certifiés lorsqu'ils servent des menus ou une carte 100% bio.

 

Un nouveau cahier des charges relatif à la restauration hors foyer à caractère commercial en agriculture biologique est entré en vigueur ce 1er octobre. Il concerne la restauration rapide, traditionnelle, les traiteurs et les organisateurs de réception qui communiquent sur l'utilisation de produits bio pour tout ou partie de leurs denrées alimentaires.

Trois niveaux d'engagement des restaurateurs sont définis, selon qu'ils communiquent sur quelques ingrédients bio (pain, tomate…), sur des plats bio ou sur l'ensemble de leur carte. Tous doivent au minimum se déclarer auprès de l'Agence bio. De même, ils doivent disposer de certificats bio valides pour les denrées ou ingrédients bio et d'une référence au mode de production biologique et à son contrôle.

Les règles diffèrent ensuite selon le niveau d'engagement des restaurateurs.

 

Ingrédients, plats ou resto bio ?

Ainsi, le cas 1 s'applique aux professionnels utilisant une ou plusieurs denrées alimentaires bio. Ceux-ci peuvent utiliser la mention bio/biologique sur les cartes, menus ou signalétiques, uniquement pour les denrées ou ingrédients biologiques.

Dans le cas où le restaurateur propose un plat ou un menu bio, le cahier des charges impose qu'un minimum de 95% des ingrédients agricoles (en poids) soient bio (les 5% restant ne doivent pas être disponible en bio), que les arômes soient naturels et restreint le recours à des additifs et auxiliaires technologiques.

Les OGM ou produits obtenus à partir d'OGM sont interdits, tout comme le traitement par rayon ionisant des ingrédients. Les mentions bio/biologiques ne peuvent être utilisés qu'en lien direct avec les plats et menus biologiques. Enfin, l'opérateur a obligation de se faire certifier par un organisme indépendant. Un premier contrôle initial devra être réalisé, suivi par un contrôle tous les trois ans (hors contrôle inopiné).

Enfin, pour le troisième cas, où le professionnel communique sur l'ensemble de son activité avec les mentions bio/biologique, l'ensemble des ingrédients et des denrées alimentaires doivent être bio, y compris les boissons (vins…).

Seuls sont tolérés les boissons spiritueuses et soda non disponibles en bio et les ingrédients non couverts par la réglementation (produits de la pêche et de la chasse…). Mais ces produits non bio devront être clairement indiqués aux consommateurs. L'opérateur doit être certifié et devra faire l'objet d'un contrôle annuel (hors contrôle inopiné).

 

Le contrôle des opérateurs

Dans les cas où les opérateurs doivent être certifiés, ils doivent être en mesure de présenter un certain nombre de documents justifiant du caractère biologique des denrées ou ingrédients et ce, pour 2 ans minimum d'activité. Ainsi, ils doivent pouvoir fournir un registre des entrées et des sorties des denrées, les garanties biologiques des fournisseurs, le document de transport (qui prouve que tout mélange avec des denrées non bio n'a pas pu intervenir pendant le transport), le moyen d'identification des denrées bio, les fiches recettes des plats (ingrédients, denrées mises en œuvre, méthode d'élaboration), les cartes, menus et signalétiques et la communication réalisée auprès du consommateur.

Dans le cas d'une chaîne de restauration, le contrôle peut être effectué au niveau de la structure d'achat et de la cuisine centrale.

Chez les opérateurs exemptés de certification (cas 1), la vérification des informations est assurée par la direction départementale de la protection des populations (DDPP).

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La vente en vrac ne fait plus désordre

La vente en vrac ne fait plus désordre | Des 4 coins du monde | Scoop.it

33,7 millions de tonnes: voilà la quantité de déchets ménagers que les Français produisent chaque année. Pour éviter le gâchis, les consommateurs sont de plus en plus attirés par la vente en vrac, lorsqu'elle est disponible...

 

Quels avantages pour la vente en vrac?

Pour les écolos. Elle implique de rapporter ses propres contenants, ou bien de n’utiliser que des sacs. De ce fait, pas de surproduction de plastique. «Avec le vrac […], il n’y a pas d’emballage coûteux», affirme Xavier Mandé, directeur d’un magasin Biocoop. Et pour la planète, choisir ses quantités c’est un moyen d’éviter le gaspillage alimentaire qui représente 30% de la production mondiale.

 

Pour les éconos. Les emballages impliquent des frais de design, un coût de production… lesquels se répercutent sur le prix de vente final. Peu importe qu’il soit recyclé ou non, l’emballage se paye! Avec la vente en vrac, 15% à 30% de ces coûts sont supprimés. «Acheter dans ces distributeurs est moins cher au kilo», confie Chantale, 60 ans, retraitée. «Le système colle au contexte et à notre politique des prix. Depuis la crise, les clients regardent les étiquettes», conclut Xavier Mandé.

Pour les solos. Aucun poids minimal n’est exigé, à vous de déterminer la quantité dont vous avez besoin. C’est donc une technique idéale pour les célibataires qui ne seront plus obligés de jeter le surplus.

 

Pour les grands distributeurs, le vrac ne fait plus désordre

La vente en vrac répond à une consommation à la fois responsable et économe. C’est pourquoi Biocoop a opté pour cette «démarche éthique et écologique. Notre vrac n’induit pas une baisse la qualité. Ce n’est pas du low cost», affirme dans le journal Le Parisien, Benoit Roger, chef du rayon épicerie.

Au contraire de la concurrence «comme à Auchan ou Carrefour, où le vrac constitue aussi un argument «discount»», explique la journaliste du Parisien Claire Chantry.

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Les monnaies sociales et complémentaires, solution à la crise ?

Les monnaies sociales et complémentaires, solution à la crise ? | Des 4 coins du monde | Scoop.it
INTERVIEW - Pendant la crise, beaucoup (re)découvrent l'entraide entre voisins et la vie de quartier. D'autres vont plus loin en créant des monnaies locales ou des clubs de troc.

Pour soutenir ces initiatives, l'association TAOA (There Are Other Alternatives) a vu le jour il y a deux ans. Le but: aider au développement de ces nouvelles monnaies, mais aussi peser dans le système économique moderne. Pour en savoir plus, nous avons rencontré Matthieu Vachez, cofondateur de l'association...

 

Peut-on vivre sans argent?

Je ne pense pas que la question se pose comme ça. On a besoin de la monnaie: elle permet de fixer une valeur, d’échanger… C’est important. Le problème, c’est ce qu’elle est devenue: un outil avant tout de spéculation. Aujourd’hui, il faut la remettre au service de l’homme et de la nature, et trouver d’autres systèmes de «monnaies» qui permettront de combler les imperfections de l’euro, de mieux répondre aux besoins des gens, et d’amortir les chocs en cas de crise. N’avoir que l’euro, c’est un peu dommage.

 

Quelles sont les autres options?

Nous comptons trois catégories de monnaies sociales et complémentaires: les clubs de trocs, où l’on échange des biens et des services sans avoir recours à l’argent (les échanges sont comptabilisés en temps ou en points au sein d’une même association); les monnaies locales et complémentaires, garanties à la banque, et qui permettent de consommer social et solidaire au sein d’une zone définie (un quartier, une ville, une région…); et enfin le «barter», du troc inter-entreprises.

 

Quels sont les avantages de ces systèmes, selon vous?

Ils sont multiples. Dans un club de troc, par exemple, si 1h de ménage équivaut à 1h de jardinage, c’est un moyen efficace d’écraser les différences et de revaloriser les compétences de chacun. On pousse les gens à se poser des questions : Quelle est la valeur de mon travail? Qu’est ce qui a de la valeur pour moi ? Quelles règles appliquer? Ils deviennent acteurs. Les monnaies locales, elles, leur permettent de se réapproprier des sujets complexes comme la création monétaire. Et également de développer un quartier: puisque «l’argent» ne peut pas sortir de la zone, il ne pourra être dépensé que chez l’agriculteur, l’artisan, le commerçant du coin. L’intérêt non dit, c’est aussi de réorienter des capitaux vers une autre économie, une économie plus sociale et solidaire. Par ma consommation, je décide quelle économie j’ai envie de soutenir. Passer de consommateur, à consommateur.

 

Les monnaies locales sont pourtant très liées à l’euro et au système classique…

Oui, sauf qu’on ne peut pas les épargner ou spéculer dessus. Elles circulent beaucoup plus. Si l’on a changé son argent en Abeille (monnaie de Villeneuve-sur-Lot) ou en Occitan (monnaie de Pézenas), on peut le récupérer en euros à tout moment. Et les commerçants partenaires intègrent les «nouveaux» billets qu’ils reçoivent dans leur trésorerie et les déclarent au même titre que des euros.

 

Ces projets sont-ils toujours associatifs?

En grande majorité, oui, ils sont portés par des associations mais mobilisent de nombreux acteurs: citoyens, commerçants, banques, pouvoirs publics. L’avantage, c’est aussi de réunir des personnes qui ne travaillent pas forcément ensemble autour d’un projet commun, et pour le bien d’un territoire. Beaucoup de mairies ont compris l’intérêt de ces monnaies pour développer l’économie locale, mais pas seulement. A Grenoble, par exemple, dans le quartier de La Villeneuve, la mairie dépensait des sommes importantes pour évacuer les encombrants que les habitants jetaient n’importe où. L’association SOL Alpin, propose depuis septembre 2012, en accord avec les habitants, la mairie, les bailleurs sociaux, les entreprises solidaires de récompenser ceux qui emmènent eux-mêmes leurs déchets. Un passeport éco-citoyen qui gratifie les gestes d’apport volontaire en déchèterie permet de bénéficier de réductions à la bibliothèque, piscine, épicerie solidaire, même d’obtenir une réduction sur son loyer. Pas mal, non?

 

On a vu plusieurs monnaies locales se développer en France ces dernières années. Où en est-on aujourd’hui?

Il y a beaucoup de dynamisme autour de ces monnaies. Il faut dire que le sujet arrive au bon moment: c’est la crise, les gens ont compris que le système financier ne fonctionnait plus et ont envie d’autre chose. Plusieurs monnaies ont vu le jour ou naissent en ce moment même en Ardèche (c’était un moyen de ressouder les populations, de réveiller l’entraide), et dans des villes comme Grenoble, Toulouse, Lyon, Nantes, Rennes… De manière générale, l’Europe est assez moteur dans ce domaine, même si c’est le Canada qui a lancé les premiers Sel (Systèmes d’échange locaux).

 

Quel avenir pour ces monnaies?

Ce qui manque, selon moi, c’est l’aspect technologique : payer via le téléphone, échanger des minutes, ou de la monnaie. Ça permettrait de donner accès aux services financiers pour des gens isolés dans des villages d’Amérique centrale ou d’Afrique. Le téléphone est un outil aujourd’hui universel et des monnaies dématérialisées ont déjà cours dans de nombreux pays africains sous forme de minutes de communication, voire de monnaie réelle. Aujourd’hui, c’est un sujet ‘petit public’, mais je pense que tout cela se développera que ce soit des projets citoyens, à petite échelle comme de projets plus importants, pérennes, financés. Il y a beaucoup à faire autour des entreprises aussi, pour limiter leur recours aux crédits: échanger sans avoir recours à l’argent, en valorisant du temps machine non utilisé ou des stocks dormants. La monnaie sert alors à mettre en relation des ressources non utilisées avec des besoins non exprimés.

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Lourdes condamnations dans l’affaire AZF

Lourdes condamnations dans l’affaire AZF | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Suivant les réquisitions de l’accusation, la cour d’appel de Toulouse a condamné l’ancien patron de l’usine et son exploitant, la société Grande Paroisse.


Total a senti le vent du boulet judiciaire. Lundi après-midi 24 septembre, la cour d’appel de Toulouse rendait son arrêt sur la fameuse affaire AZF. Une décision attendue, 11 ans après l’explosion mystérieuse de l’usine de fertilisants, qui a fait 31 morts et 2.500 blessés le 21 septembre 2001.


Suivant les conclusions des experts judiciaires, la cour a estimé que l'explosion était bien imputable à un accident chimique provoqué par des négligences et a condamné l'exploitant de l'usine, la société Grande Paroisse (groupe Total), et son ex-directeur Biechlin pour homicides involontaires.


Serge Biechlin a été condamné à trois ans de prison dont deux ans avec sursis et 45.000 euros d'amende. Grande Paroisse a été condamnée à 225.000 € d'amende, la peine maximale. En première instance, les deux prévenus avaient été relaxés, faute de preuve.
Cette fois, la cour n'a pas affiché les mêmes scrupules judiciaires. Elle a écarté toutes les autres pistes, criminelles ou accidentelles, et a suivi les experts judiciaires.
Elle est même allée au-delà des réquisitions de l'avocat général dans le cas de Serge Biechlin contre lequel étaient requis 18 mois avec sursis et 15.000 € d'amende.
Les magistrats ont, en revanche, mis hors de cause la maison-mère Total et son ex-PDG Thierry Desmarest.


Selon les motivations lues par le président de la cour d'appel, Bernard Brunet, devant des centaines de parties civiles et d'auditeurs, Serge «Biechlin a contribué à créer la situation qui a provoqué le dommage et n'a pas pris les mesures permettant de l'éviter: ces fautes ont exposé les salariés et la population à un risque d'une particulière gravité qu'il ne pouvait pas ignorer».
Elle a estimé que ces manquements dans la gestion des déchets avaient permis la rencontre de produits incompatibles.
Total a toujours estimé que le scénario de l'accident chimique était «impossible». Sur son site, AZF rappelle qu’«à ce jour, aucune des enquêtes menées n’a permis de déterminer les causes exactes de la catastrophe».


L'association d'ex-salariés «Mémoire et Solidarité», qui récuse avec Total toute négligence à l'origine de l'explosion, souhaitait que la cour décide «un supplément d'information» pour rouvrir l'enquête. La cour a écarté cette demande.
L'affaire AZF a donné lieu à deux procès fleuves. Le procès en appel a duré quatre mois et demi jusqu'au 16 mars 2012, occupant 400 heures d'audience pour déterminer la cause de l'explosion de 300 tonnes de nitrate d'ammonium stockées dans le hangar 221 d'AZF.
Il y a quelques semaines, une étude, commanditée par la revue Préventique, affirmait, sans convaincre, que ce grave accident industriel avait pour origine la détonation de deux bombes datant de la Seconde guerre mondiale [JDLE].
Total assure avoir indemnisé plus de 16.000 personnes au titre d’un préjudice corporel et avoir réglé à l’amiable plus de 71.000 dossiers de dommages matériels. Le tout pour plus de 2 Md€.
Mardi, la cour de cassation doit se prononcer sur la légalité des condamnations prononcées à l’encontre de Total, dans l’affaire de l’Erika. Au début du mois d’avril, l’avocat général avait conclu à la cassation [JDLE].


Selon Didier Boccon-Gibod, le pétrolier affrété par Total était, au moment du naufrage, un navire étranger se trouvant hors des eaux territoriales. Dès lors, estimait le magistrat, ce n’est plus le droit français qui s’applique, mais une convention internationale sur la responsabilité civile pour les dommages dus à la pollution par les hydrocarbures.

En conséquence, le procès aurait dû se tenir dans l’Etat d’immatriculation du navire (Malte), et non en France.
Dans cette affaire, la Major française a versé 171,5 M€ au titre des dommages et intérêts et 200 M€ pour le nettoyage des plages. Des sommes que le pétrolier, a prévenu son avocat, ne chercherait pas à récupérer.

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TOUS COBAYES ? Le nouveau film de Jean-Paul JAUD dénonce les OGM et le nucléaire

TOUS COBAYES ? Le nouveau film de Jean-Paul JAUD dénonce les OGM et le nucléaire | Des 4 coins du monde | Scoop.it

En 2011, 1 milliard d’êtres humains souffrent de la faim, et 1,4 milliard n’ont pas accès à l’électricité.

Les OGM et l’énergie nucléaire, issus d’un même monde, le monde de l’après Seconde Guerre Mondiale, apparaissent comme des solutions inéluctables. Devons-nous pour autant succomber, sans tests environnementaux et sanitaires approfondis, aux OGM et au nucléaire ?

 

Comment se fait-il que les OGM agricoles soient dans les champs et dans les assiettes alors qu’ils n’ont été testés que pendant trois mois sur des rats ? Comment se fait-il que l’énergie nucléaire soit toujours l’énergie du futur alors que les hommes ont vécu Tchernobyl et Fukushima ? Les conclusions seraient-elles accablantes ?

 

Après « Nos enfants nous accuseront » et après « Severn », le troisième long métrage de Jean-Paul Jaud s’attaque une nouvelle fois aux défis environnementaux, en donnant la parole aux agriculteurs japonais de Fukushima, sénégalais ou français, aux scientifiques, aux politiques ou aux militants. Autant de personnes qui s’expriment librement sur ces deux problématiques majeures, les OGM et le NUCLÉAIRE.

Narré par Philippe Torreton, ce film apporte une vision transversale entre ces deux technologies, génétique et nucléaire. Il apporte des alternatives positives, mais surtout des réponses sans appel sur l’irréversibilité et la contamination inévitable du vivant.

 

Le réalisateur Jean-Paul Jaud signe surtout avec Tous cobayes ? un plaidoyer anti-OGM s’appuyant sur l’étude française alarmiste qui vient de relancer le débat sur l’innocuité d’un maïs transgénique. Il a en effet suivi mois après mois l’équipe du Pr Gilles-Eric Séralini.

Le film, en salle le 26 septembre, montre de nombreuses scènes de laboratoire où des scientifiques emmaillotés comme des chirurgiens examinent les rats. Certains rongeurs vont développer d’énormes tumeurs, allant jusqu’à 20 % de leur poids.

Notamment après le 3ème mois, la durée des études classiques de toxicologie, selon les chercheurs. Jean-Paul Jaud a travaillé tout en gardant le secret sur l’étude engagée par le Pr Séralini, celui-ci expliquant avoir récupéré clandestinement des semences de ce maïs NK 603 via un lycée canadien ayant requis l’anonymat.

Le NK 603 n’est pas cultivé en Europe mais est importé pour l’alimentation animale. "Les semenciers refusent de donner des semences aux chercheurs", affirme le scientifique. Corinne Lepage, députée européenne qui se bat depuis des années à Bruxelles contre les OGM, est très présente dans le documentaire. "Les premiers qui ne veulent pas de la recherche, ce sont eux, les semenciers", accuse-t-elle. "Il n’y a pas de problème, car il n’y a pas d’étude" de long terme, ajoute la députée qui vient de publier la vérité sur les OGM, c’est notre affaire !.

 

Dans un entretien, Jean-Paul Jaud raconte comment avec « Tous Cobayes », il dresse les mêmes constats sur deux sujets :
- "les OGM d’abord qui sont aujourd’hui de plus en plus exploités alors qu’on ne maîtrise pas les effets. La nature réagit, certaines maladies apparaissent mais encore une fois, face à la pression de grandes multinationales, on ne nous dit pas la vérité.
- Le nucléaire ensuite, car c’est exactement la même logique : nous sommes dans l’opacité et le mensonge. Des prédateurs cupides nous l’imposent. Je suis allé tourner à Fukushima et j’ai vu que le nucléaire entraine la destruction.

 

Je ne veux pas dresser un portrait anxiogène mais mon devoir est d’informer les gens, de dresser un constat, de dénoncer les méthodes et aussi de proposer des solutions. Pour moi, les médias dépendent la plupart du temps des mêmes multinationales qui n’ont plus aucun respect pour notre écosystème et seulement du respect pour leur compte en banque.

En laissant faire cela, nous risquons de le payer très cher et surtout de le faire payer aux générations futures. Je ne suis pas un idéaliste, je sais qu’il existe des solutions de substitution. En ce qui concerne le Japon, il y avait avant Fukushima 54 réacteurs nucléaires en fonctionnement. Aujourd’hui ils sont tous à l’arrêt et cela n’empêche pas l’économie Japonaise de s’en sortir"

 

(NDLR : le Japon a annoncé l’arrêt total de sa production nucléaire d’ici 30 ans).

Alors, sommes-nous tous des cobayes ? A vous de juger avec ce long métrage qui sortira le 26 septembre prochain...

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SONDAGE. 79% des Français inquiets vis-à-vis des OGM

SONDAGE. 79% des Français inquiets vis-à-vis des OGM | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Après la publication d'une étude qui révèle l'effet toxique du maïs transgénique sur le rat, le niveau de préoccupation des Français s'est élevé.

 

Après la dernière étude sur les OGM, qui révèle que le maïs transgénique est lourdement toxique et souvent mortel pour les rats, 79% des personnes interrogées s'inquiètent de la présence éventuelle d'OGM dans l'alimentation, selon un sondage Ifop réalisé pour "Dimanche Ouest France".

 

Ce taux de 79% (dont 38% de "très inquiets") est nettement plus élevé que le plus haut précédemment observé, 73% (28% de "très inquiets") en juillet 2000.

 

Femmes et hommes partagent une inquiétude proche (80% pour les premières et 79% pour les seconds). De même, ce taux reste élevé, quelle que soit la proximité politique de la personne interrogée : 84% parmi les sympathisants PS, respectivement 83% et 88% parmi ceux d'EELV et du Modem et 73% chez ceux de l'UMP et du FN.

 

En revanche, relève l'Ifop, "l'âge des personnes interrogées apparaît davantage comme un vecteur de différenciation". Les jeunes âgés de moins de 35 ans, bien que majoritairement inquiets (71%, mais seulement 57% pour les 18-24), le sont moins que les 35 ans et plus (83%).

 

La question posée était la suivante : "A propos de la présence éventuelle d'OGM dans les produits alimentaires, diriez-vous que vous êtes personnellement très inquiet, plutôt inquiet, indifférent, plutôt pas inquiet ou pas inquiet du tout ?"

 

Sondage réalisé les 20 et 21 septembre par téléphone auprès d'un "échantillon de 953 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus", selon la méthode des quotas.

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« Les moissons du futur » : un nouveau documentaire de Marie-Monique Robin à la gloire de l’agroécologie

« Ce sont les pesticides et le modèle économique qu'ils incarnent qui affament le monde », assure Marie-Monique Robin, journaliste et réalisatrice pourfendeuse des lobbies agrochimiques.

 

Après s'être attaquée à l'industrie des semences et des OGM dans le film « Le monde selon Monsanto » et avoir dénoncé les dangers des produits chimiques sur la chaîne alimentaire dans « Notre poison quotidien », elle consacre le dernier opus de sa trilogie – « Les moissons du futur » – aux bienfaits de l'agroécologie pour nourrir la planète.

Ce documentaire dresse tout d'abord un état des lieux alarmant des conséquences de la « révolution verte » de l'après-guerre, avec « l'usage généralisé des engrais chimiques et des pesticides, la réduction de la diversité végétale au profit de variétés à hauts rendements, le recours à l'irrigation... »

Mais contrairement aux deux précédents, ce film se veut moins polémique et « résolument optimiste », en proposant l'agroécologie comme voie de salut. C'est-à-dire une agriculture biologique « qui ne se résume pas à un cahier des charges » mais qui doit « incarner un projet de société », en alliant respect des ressources naturelles, préoccupations sociales, qualité et hauts rendements.

 

Marie-Monique Robin l'affirme : « Il est tout à fait possible de nourrir le monde sans pesticides ». Son enquête part du rapport publié en 2011 par Olivier de Schutter, rapporteur spécial des Nations unies, consacré au « potentiel de l'agroécologie pour faire reculer la faim et la pauvreté. »

 

Elle se poursuit aux quatre coins du monde, où des producteurs, des agronomes et des économistes viennent confirmer cette thèse en témoignant d'expériences agronomiques et économiques ayant fait leur preuve. Par exemple, l'association des cultures de maïs, d'haricots et de courges au Mexique (Milpa), la semence de soja au milieu de trèfle rouge et de seigle fraîchement coupé en Allemagne, la plantation « d'arbres fertilisants » au Malawi, ou encore l'alliance entre paysans et consommateurs au Japon (Teikei).

 

Au-delà de ces témoignages, on pourra regretter que la parole ne soit pas donnée aux tenants de l'agriculture conventionnelle, ou à ceux qui doutent que l'on puisse nourrir le monde avec le tout-bio. A moins de penser, comme l'auteure, que de telles positions relèvent uniquement de « la propagande des industries chimiques » ou du « lobbying de la FNSEA ».

Preuve de la difficulté d'avoir un débat serein en la matière, à l'heure où le gouvernement prône une « troisième voie entre agriculture conventionnelle et biologique ».

 

« Les moissons du futur - Comment l'agroécologie peut nourrir le monde », de Marie-Monique Robin.
- Diffusion le 16 octobre 2012 sur Arte, suivie d'un débat en direct de trente minutes qui se poursuivra par un vidéo-chat sur arte.tv/lesmoissonsdufutur.
- Sortie du DVD le 24 octobre 2012.
- Environ 150 projections prévues en France, jusqu'au 10 décembre 2012.
- Livre disponible dès le 11 octobre 2012.

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OGM : Gilles-Eric Séralini, un scientifique engagé et critiqué

Le chercheur est à l'origine de l'étude publiée mercredi sur la toxicité soupçonnée d'un maïs OGM.

 

Si un mot doit résumer Gilles-Eric Séralini, c'est celui de ténacité. Depuis que ce chercheur a voué son activité scientifique à l'étude des effets des aliments transgéniques et du pesticide Roundup sur les êtres vivants, il n'a pas dévié d'un pouce, malgré le faible soutien de son institution de recherche et plusieurs polémiques.


Né en 1960, il étudie la biochimie et la biologie moléculaire et devient professeur de biologie moléculaire à l'université de Caen en 1991. Il aurait pu mener une vie tranquille, attaché à l'étude du système hormonal. Mais il "rencontre" les OGM en 1997 et signe l'appel lancé par le botaniste Jean-Marie Pelt, qui demande, au nom du principe de précaution, un moratoire sur les cultures transgéniques, le temps d'en évaluer les risques.

 

M. Séralini va alors s'investir dans l'étude des OGM, maintenant un équilibre fragile entre une activité scientifique reconnue, notamment par de nombreuses publications scientifiques, et un engagement public contre les cultures transgéniques.

Il fonde en 1999 avec Corine Lepage le Comité de recherche et d'information indépendantes sur le génie génétique (Criigen), que rejoignent quelques chercheurs reconnus, tel Pierre-Henri Gouyon, professeur au Muséum national d'histoire naturelle.

 

Tout en menant dans son laboratoire des études sur le pesticide Roundup et sur divers OGM, il est membre, de 1998 à 2007, de la Commission du génie biomoléculaire chargée d'autoriser les OGM. Isolé, il s'oppose souvent à la majorité des autres membres, des biologistes plutôt favorables aux cultures transgéniques. Parfait connaisseur des procédures européennes d'évaluation des OGM, il contribue à en faire connaître les faiblesses.

 

Ces critiques, documentées par plusieurs organisations écologistes, sont relayées au Parlement européen, qui adopte en juillet 2011 un rapport recommandant une revue des méthodes d'évaluation par l'Autorité européenne de sûreté alimentaire.

Gilles-Eric Séralini est vivement critiqué par d'autres scientifiques : Marc Fellous, président en 2010 de la Commission du génie biomoléculaire (CGB), l'accuse d'être "militant" et "marchand de peur". M. Séralini porte plainte pour diffamation, suivi par le tribunal, qui condamne M. Fellous en janvier 2011.

 

L'étude publiée le 19 septembre marque un tournant dans la carrière de M. Séralini. Si sa qualité est validée, il prendra une nouvelle stature. Sinon...

 

 

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OGM: Paris demandera une interdiction si leur danger est vérifié

DIJON - Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a annoncé jeudi à Dijon que si le danger de certains OGM était vérifié la France défendrait au niveau européen leur interdiction, après une étude alarmante sur le sujet.

 

La publication d'une étude par des chercheurs français mettant gravement en cause l'innocuité à long terme du maïs transgénique NK 603 a provoqué la saisine immédiate de l'agence de sécurité sanitaire et de l'autorité européenne de sécurité des aliments, a rappelé le chef du gouvernement lors de son discours de clôture des Journées parlementaires du PS à Dijon.

 

J'ai demandé une procédure rapide, de l'ordre de quelques semaines, qui permette de vérifier la validité scientifique de cette étude, a-t-il ajouté.

 

Si les résultats sont concluants, Stéphane Le Foll défendra au niveau européen l'interdiction de ces OGM, a-t-il assuré.

 

Paris et Bruxelles ont saisi mercredi leurs autorités sanitaires respectives après la publication de cette étude choc, montrant des tumeurs grosses comme des balles de ping-pong sur des rats nourris avec un maïs OGM de Monsanto importé en Europe.

 

La Commission européenne a annoncé le même jour le gel de l'examen de la demande de renouvellement de l'autorisation de culture accordée à Monsanto pour un autre OGM, le MON 810, en attendant l'avis de l'Agence européenne de sécurité des aliments (EFSA) sur l'étude rendue publique.

 

Le MON 810 est l'un des deux seuls OGM dont la culture est autorisée en Europe. L'autre est une pomme de terre.

La France bataille depuis des mois auprès de l'Union européenne contre la culture d'OGM en Europe

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OGM: le professeur Séralini bientôt auditionné à l'Assemblée nationale

PARIS - Le professeur Séralini, auteur d'une étude sur les OGM aux résultats très inquiétants, sera bientôt auditionné conjointement par les commissions du Développement durable, des Affaires économiques et des Affaires sociales de l'Assemblée nationale, selon un communiqué publié jeudi.

 

Aucune date n'a été communiquée pour l'instant, mais cette audition se fera au plus vite, selon une source parlementaire.

 

Qualifiant de très inquiétants les résultats de l'étude sur des rats nourris au maïs génétiquement modifié, le président de la commission du Développement durable Jean-Paul Chanteguet (PS) juge, dans ce communiqué, que cela confirme le bien fondé du moratoire des cultures OGM en France.

 

Quelques jours après la tenue de la conférence environnementale qui s'est notamment donnée pour objectif de prévenir les risques sanitaires liés à l'environnement, la publication de cette étude confirme la commission du Développement durable dans sa détermination à poursuivre sa mission d'information pour mieux légiférer, souligne-t-il.

 

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a annoncé jeudi à Dijon que si le danger des OGM visés par l'étude était vérifié, la France défendrait au niveau européen leur interdiction.

 

Paris et Bruxelles ont saisi mercredi leurs autorités sanitaires respectives après la publication de cette étude choc, montrant une surmortalité rapide et des tumeurs grosses comme des balles de ping-pong sur des rats nourris avec un maïs OGM de Monsanto importé en Europe.

 

La Commission européenne a annoncé mercredi le gel de l'examen de la demande de renouvellement de l'autorisation de culture accordée à Monsanto pour un autre OGM, le MON 810, en attendant l'avis de l'Agence européenne de sécurité des aliments (EFSA) sur l'étude.

 

Le MON 810 est l'un des deux seuls OGM dont la culture est autorisée en Europe. L'autre est une pomme de terre.

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Guide des produits avec ou sans OGM

Le guide des produits avec ou sans OGM fait par Greenpeace.

(cliquer sur le titre de cet article)

Pour :

- les poissons

- les viandes rouges et blanches

- la charcuterie

- les oeufs

- le lait

- le beurre et la crème

- les yaourts

- les flans

- les glaces

- les fromages

- les biscuits apéritifs

- les condiments et sauces

- les conserves et bocaux

- les pâtes

- les purées

- les soupes

- les produits diétiques

- la préparation pour les gâteaux 

- le pain et les viennoiseries

- les céréales pour le déjeuner 

- les biscuits

- les barres céréalières

- le chocolat

- les confiseries

- les plats cuisinés

- les plats surgelés

- les aliments pour bébés

- les aliments pour animaux de compagnie

 

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OGM et santé : l'étude qui confirme les craintes

OGM et santé : l'étude qui confirme les craintes | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Des chercheurs français ont étudié pendant deux ans l'impact sur 200 rats d'une consommation de maïs transgénique.

Et ont constaté des tumeurs et des pathologies plus fréquentes et plus précoces.

 

Une « hécatombe ». C’est le spectacle que découvre le professeur Gilles-Eric Séralini, professeur de biologie moléculaire, dans son laboratoire.

Deux ans que lui et son équipe étudient l’impact d’un maïs génétiquement modifié sur une population de 200 rats. Le résultat est sans appel : « Tous les groupes de rats, qu’ils soient nourris avec le maïs OGM traité ou non au Roundup, l’herbicide de Monsanto, ou encore alimentés avec une eau contenant de faibles doses herbicide présent dans les champs OGM, sont frappés par une multitude de pathologies lourdes au 13e mois de l’expérience », écrit Guillaume Malaurie, journaliste au Nouvel Observateur qui publie une longue interview du chercheur et les bonnes feuilles de son ouvrage à paraître la semaine prochaine [1]. 

 

Tumeurs mammaires chez les femelles, anomalies du foie et des reins chez les mâles, deux à cinq fois plus fréquentes que chez les animaux tests. Et aussi plus précoces. Jean-Paul Jaud, le réalisateur de « Nos enfants nous accuseront » a tiré un film de cette expérience. Sur les écrans le 26 septembre.


Après avoir « pris connaissance » de l’étude, le gouvernement a saisi l’Agence nationale de sécurité sanitaire pour une contre-expertise. Ces conclusions feront aussi « l’objet d’une analyse par le Haut conseil des biotechnologies » et seront « transmises en urgence à l’Autorité européenne de sécurité des aliments » à qui le cas échéant il sera demander de « prendre toutes les mesures nécessaires en termes de protection de la santé humaine et animale, mesures qui pourront aller jusqu’à suspendre en urgence l’autorisation d’importation dans l’Union européenne du mais NK 603 », a déclaré le gouvernement dans un communiqué.

 

Interrogé sur la question, l’intéressée a répondu par mail : « L’EFSA a pris connaissance de rapports récents dans les média concernant un nouvel article de Séralini dans la revue « Food and Chemical Toxicology ». L’article en question n’a pas encore été publié. Conformément aux pratiques habituelles de travail de l’EFSA, nous prenons en considération tous les documents scientifiques pertinents en rapport avec nos travaux dans le domaine des OGM. »


[1] « Tous cobayes ! », par Gilles-Eric Seralini, Editions Flammarion, en librairie le 26 septembre

 

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34 millions d’arbres plantés pour réduire les émissions de gaz à effet de serre à Rio de Janeiro

34 millions d’arbres plantés pour réduire les émissions de gaz à effet de serre à Rio de Janeiro | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Le Secrétariat de l’Environnement de l’Etat de Rio de Janeiro, par la voix de son secrétaire et ancien ministre de l’Environnement, Carlos Minc, vient d’annoncer cette vaste campagne de plantation d’espèces de la Forêt Atlantique d’ici 2015.

 

Ce reboisement s’inscrit dans le plan d’actions signé par le gouvernement de l’Etat en vue de la réalisation des Jeux Olympiques de 2016. Une des obligations établies dans le contrat concerne la réduction des émissions de gaz à effet de serre pendant l’événement.

Les zones qui recevront les boutures ont été définies. Les entreprises qui procèderont à des déboisements dans des zones préservées, quelqu’en soit le motif, seront responsables de la replantation. Le mois prochain, les autorités mettront en ligne un site internet où les citoyens pourront suivre le processus.

Carlos Minc annonce que le nombre de boutures qui seront plantées représente plus du double du besoin réel de l’Etat, qui est d’environ 15 millions d’arbres. Il affirme que, pour augmenter la précision des informations, une société a été engagée pour effectuer, d’ici décembre, une analyse impartiale des zones dégradées.

 

Cette campagne permettra de créer 5000 emplois directs. Pour répondre à la demande de boutures, 15 pépinières seront construites dans le nord-ouest de l’Etat. Elles seront accompagnées d’un projet de plantation d’hévéas et d’extraction de latex.

“Au-delà de la préservation, nous allons créer des emplois. Il ne s’agit pas seulement de planter, il faut également s’occuper du traitement de ces arbres. C’est un bienfait qui va au-delà de la réduction des gaz à effet de serre pendant les JO”, explique Carlos Minc.

 

D’après le secrétariat de l’Environnement, près de 200 000 euros seront investis dans cette campagne d’ici fin 2015. Les ressources proviennent du gouvernement fédéral et de celui de l’Etat de Rio, ainsi que d’entreprises privées.

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Les Yes men refont le monde

Les Yes Men, guérilleros de la com', sont partis à l'assaut du néolibéralisme.

Le 3 décembre 2004, vingt ans après la catastrophe industrielle de Bhopal, en Inde, qui a causé plus de 18 000 morts, un porte-parole de la société Dow Chemicals annonce en direct sur BBC World que la firme va indemniser ses victimes indiennes à hauteur de 12 milliards de dollars.

 

Les actions de Dow dégringolent immédiatement, jusqu'au démenti embarrassé de l'entreprise, quelques heures plus tard, contrainte de clamer à la face du monde son indifférence totale pour les 100 000 malades et le site contaminé.

Cette action spectaculaire des Yes Men est retracée dans ce document, qui brosse également le portrait de ces pourfendeurs de la mondialisation.


Via Shabba
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Concerts gratuits contre sèche-cheveux ou ordinateurs usagés

L'organisme en charge de la collecte et du traitement des déchets électriques et électroniques (ERP, European recycling platform) organise samedi à Paris une soirée de concerts à la Cigale dont les entrées sont offertes en échange d'un appareil usagé.

 

Contre un vieux baladeur, caméscope, appareil-photo, robot-ménager, sèche-cheveux, aspirateur, etc, il est possible d'aller écouter gracieusement Camélia Jordana, Jill is Lucky, les Fills Monkey ou l'humoriste Thomas VDB à partir de 18h30 dans la célèbre salle parisienne.

Les places peuvent être obtenues sur le site BilletReduc.com pour une réservation à faire valoir samedi soir à l'entrée de la Cigale, avec en main un appareil usagé. Un dispositif de collecte dans des Monoprix a aussi été mis en place entre les 13 et 15 septembre.

 

C'est la quatrième «Recycling party» organisée par ERP pour sensibiliser les jeunes à la collecte et au tri des équipements électriques et électroniques, en vue d'un recyclage des composants (métaux, verre, plastiques notamment).

En 2011, la collecte de DEEE (déchets équipements électriques et électroniques) s'est élevée en France à 6,9 kg par habitant contre 6,5 kg en 2010. L'objectif est de parvenir à 8 kg en 2012 et 10 kg en 2014, via quelque 17.000 points de collecte.

ERP rappelle que les consommateurs ont trois options pour restituer leurs équipements électriques ou électroniques usagés : dépôt en magasin lors d'un achat de matériel neuf, dépôt en déchetterie, ou don à une association (type Emmaüs ou Envie).

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34 millions d'arbres plantés au Brésil

34 millions d'arbres plantés au Brésil | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Le gouvernement de l'État de Rio de Janeiro semble résolu à lutter contre la déforestation...

 

Le Brésil se lance dans une vaste campagne de reboisement de la forêt atlantique.

A défaut d’amener la présidente Dilma Rousseff à renoncer au projet de barrage de Belo Monte, la conférence Rio+20 en juin dernier, la Coupe du Monde de football (en 2014) et les prochains Jeux Olympiques d’été (qui auront lieu à Rio de Janeiro en 2016) « obligent » tout de même le Brésil à renforcer sa politique environnementale.

A l’échelle fédérale, un plan d’action signé par le gouvernement de l’État de Rio de Janeiro devrait par ailleurs contribuer à endiguer la déforestation de la forêt atlantique – laquelle s’étendait originellement sur toute la longueur du littoral – et à diminuer les émissions de gaz à effet de serre durant la grand-messe du sport.

Dévoilé par le Secrétaire de l’Environnement de l’État de Rio de Janeiro Carlos Minc, ce programme se veut intraitable.

Les zones qui recevront les boutures ont en effet d’ores et déjà été définies et toute entreprise qui sera révélée coupable de déboisement devra replanter.

Afin d’accompagner la démarche, un site Internet sera par ailleurs mis en ligne le mois prochain pour que chacun puisse suivre le processus.

 

Cette initiative sert également la société dans son ensemble puisque les 15 pépinières qui seront créées dans le nord-ouest de l’État et le programme de plantation d’hévéas et d’extraction de latex qui les accompagnera généreront près de 5 000 emplois. « Il faut également s’occuper du traitement de ces arbres. C’est un bienfait qui va au-delà de la réduction des gaz à effet de serre pendant les JO », résume Carlos Minc, cité par nos confrères du site Internet Greenetvert.fr.

 

Les 200 000 euros investis dans cette campagne d’ici fin 2015 devraient enfin faciliter la sauvegarde de la biodiversité en recréant un écosystème viable. Il ne reste plus qu’à connaître la réaction des entreprises concernées…

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Ces villes qui passent leurs cantines scolaires au bio

Ces villes qui passent leurs cantines scolaires au bio | Des 4 coins du monde | Scoop.it
La mal-bouffe dans les cantines scolaires n’est pas inéluctable.

 

De plus en plus de communes, souvent dans des régions actives en productions biologiques, font découvrir aux enfants une autre façon de manger. Zoom sur Saint-Etienne.

 

Certes, beaucoup de grandes villes ne sont pas de bons élèves en ce qui concerne l’amélioration de la qualité des cantines scolaires et l’introduction de produits issus de l’agriculture biologique dans les menus de midi pour les bambins.
Mais le tableau n’est pas tout noir. De grandes villes, et de plus modestes, tracent la voie : Toulouse, Saint-Etienne, Valence, Aubenas et d’autres [1] font découvrir d’autres saveurs aux enfants. Et les initient aussi, ainsi, à l’équilibre alimentaire.
La proximité de producteurs locaux, spécialisés dans l’agriculture biologique, mais aussi le nombre croissant de familles ayant recours aux fruits et légumes distribués par les associations pour le maintien d’une agriculture paysanne (Amap) [2], aide à l’évolution des choses.

 

C’est le cas en Rhône-Alpes.
Saint-Etienne y fait figure de locomotive, même si la plupart des villes de la région – hormis Grenoble – s’y sont mises. Avec, en cette rentrée scolaire, 70 % de produits biologiques dans leurs assiettes (80 % en janvier prochain et, normalement, 100 % début 2015), la cité ligérienne s’inscrit en effet en meilleure élève du pays. Et exporte son expérience à l’étranger.
Cet engagement, inscrit au programme de la municipalité de gauche au moment de son élection en 2008, a pris corps progressivement. Un nouvel appel d’offres a été lancé pour les cantines scolaires. C’est Avenance (groupe Elior), spécialisé dans ce type de restauration, qui a remporté le marché. Le cahier des charges, pour remporter le contrat, était précis : partir de 50 % de bio, en introduisant chaque année 10 % de plus. Pour arriver à du 100 % bio en janvier 2015.


Avenance s’est également engagé à acheter ses produits localement, en se fournissant auprès de producteurs du département ou des départements limitrophes. L’association régionale de développement de l’agriculture biologique (Ardab), créée par des producteurs du Rhône et de la Loire [3], a créé un réseau pour fournir les établissements scolaires ou communes.

Ainsi, les yaourts mangés à Saint-Etienne viennent de Néronde, dans le nord du département. « Nous avons voulu que la qualité des repas soit la meilleure possible pour les enfants. Pains, épices et condiments sont 100 % bio depuis le début, par exemple, précise Myriam Ulmer, adjointe à l’éducation et la petite enfance. Mais le cahier des charges précise aussi plus de fruits, de légumes, moins de matières grasses et pas d’OGM ».


Ce n’est pas tout. Une démarche durable, globale, pour les repas des cantines, a été engagée. Elle comprend serviettes de table en papier recyclé, produits détergents éco-labellisés et barquettes recyclables. Le tri sélectif -notamment de matières organiques- fait son apparition à la cuisine centrale pour alimenter en engrais les espaces verts de la commune.
Le prix du repas n’a pas augmenté pour autant. Il a au contraire baissé. De 10 %, en moyenne, pour les familles aux quotients familiaux les plus élevés, et de près de 30 % pour les plus modestes. Pourtant, l’introduction de produits bio, plus chers de 10 à 20 %, aurait pu avoir un surcoût.
Une baisse des prix que la municipalité a pu concrétiser à la fois par la négociation des tarifs avec le prestataire et l’amortissement de la cuisine centrale, « dont nous sommes propriétaires et que nous avons finie d’amortir », explique l’élue. La fréquentation des cantines a du coup augmenté d’environ 15 %. Près de trois mille repas sont servis chaque jour dans les écoles stéphanoises.

 

[1] La liste des villes qui se sont mises au bio sur le blog :
http://macantinebio.wordpress.com
[2] Site du réseau des Amap :
http://www.reseau-amap.org
[3] Site Ardab :
http://www.corabio.org/ardab

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Gaz de schiste : Plusieurs manifestations à travers la France

Gaz de schiste : Plusieurs manifestations à travers la France | Des 4 coins du monde | Scoop.it
PLANETE - A l'occasion de la journée internationale contre la fracturation hydraulique...

 

Plusieurs manifestations contre le gaz de schiste ont été organisées ce samedi à Paris, en Ile-de-France, dans le Gard et le Tarn-et-Garonne à l'occasion de la journée internationale contre la fracturation hydraulique, ont constaté des journalistes de l'AFP.

«Malgré les déclarations du chef de l'Etat, les permis d'exploration et d'exploitation pour les gaz et pétrole de schiste déjà accordés sont nombreux. Les travaux commencent à l'automne prochain, en Seine-et-Marne», expliquent dans un communiqué les collectifs citoyens qui ont organisé ces manifestations.

 

3.500 personnes attendues dans le Gard

Ces collectifs souhaitent que François Hollande rejette les demandes de permis et retire ceux déjà accordés concernant la recherche d'hydrocarbures. Ils estiment qu'une grande partie de ces permis ou demandes visent des gaz et pétrole de schiste, des hydrocarbures exploitables seulement par la technique de la fracturation hydraulique considérée à risques pour l'environnement et la santé.

Les principales manifestations ont eu lieu à Saint-Christol-lès-Alès (Gard), Beaumont-de-Lomagne (Tarn-et-Garonne) et à Tournan-en-Brie (Seine-et-Marne) lors de cette «journée mondiale contre les gaz et pétrole de schiste».

A Saint-Christol-lès-Alès, 3.500 personnes étaient attendues tout au long de la journée pour des ateliers de sensibilisation, selon Jacqueline Balvet, en charge de l'organisation de cette manifestation.

 

Corinne Lepage à la rencontre d'élus locaux

Des rencontres par visioconférence sur internet ont été organisées avec des militants espagnols et polonais. Des témoignages de la situation au Québec, en Pennsylvanie (Etats-Unis) et aux Pays-Bas ont également été projetés. Une trentaine de stands de différentes associations ont été montés dans le centre du village gardois.

La députée européenne Corinne Lepage, fondatrice de Cap21, est venue dans la matinée à la rencontre des élus locaux. «On n'est pas sorti du problème», a-t-elle dit à l'AFP, précisant que «102 permis avaient déjà été déposés et seulement sept avaient fait l'objet d'un rejet».

En Seine-et-Marne, entre 400 et 500 personnes se sont rassemblées pour protester contre l'exploration du gaz de schiste, selon un journaliste de l'AFP, «600», selon les organisateurs de l'opération. Dans ce département, sept communes sont concernées par des forages prévus en novembre dans le cadre de plusieurs permis d'exploration d'hydrocarbures.

 

Des clowns au Trocadéro

A Paris, place du Trocadéro, une trentaine de personnes grimées en clowns ont mimé le forage symbolique d'un puit lors d'une manifestation éclair, selon un photographe de l'AFP.

Réunies à Beaumont-de-Lomagne, environ 400 personnes ont formé une chaîne humaine en début d'après-midi autour de la halle où ils ont organisé des débats et animations pendant toute la journée.

Ils ont dansé une farandole dans une ambiance bon enfant en criant «non aux gaz de schiste». Ils demandent «le vote d'une loi interdisant totalement l'expérimentation, l'exploration et l'exploitation des gaz et huiles de schiste, quelle que soit la technique utilisée le plus rapidement possible».

 

Beaumont est concernée par l'une des sept demandes de permis d'exploration dont le chef de l'Etat a annoncé le rejet.

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OGM: FNE demande un affichage sur les produits avec OGM dans les cantines

France Nature Environnement (FNE) a demandé vendredi que les cantines scolaires soient contraintes de signaler les produits servis qui contiendraient plus de 0,9% d'OGM, comme c'est le cas dans la grande distribution.

 

La fédération, opposée aux organismes génétiquement modifiés, formule cette exigence dans la foulée de la publication d'une étude ayant relancé le débat sur l'innocuité d'un maïs transgénique et qui va être examinée par les agences sanitaires européenne et française.

 

"L'étude conduite par l'équipe du professeur Gilles-Eric Séralini à propos de la toxicité d'un OGM constitue une très sérieuse remise en cause de la fiabilité des protocoles d'évaluation mis en place par l'industrie agroalimentaire", estime FNE dans un communiqué.

 

"Si l'étiquetage des produits contenant un taux d'OGM supérieur à 0,9% et vendus dans les grandes chaînes de supermarché est obligatoire, il n'en est rien pour ce qui est des produits utilisés par les restaurants et la restauration collective, à commencer par les écoles", poursuit l'ONG.

 

"On ne veut pas d'OGM dans les cantines, donc on veut les obliger à signaler les produits à base d'OGM, comme des crèmes dessert ou des sauces préparées, qui en contiennent plus de 0,9%", a expliqué à l'AFP Benoît Hartmann, porte-parole de FNE.

 

Selon la réglementation européenne, si des produits contiennent plus de 0,9% d'OGM, un affichage doit le signaler.

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Convertir la chaleur en électricité : un nouveau matériau encore plus efficace

Convertir la chaleur en électricité : un nouveau matériau encore plus efficace | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Une équipe de chercheurs a développé un nouveau matériau thermoélectrique. Celui-ci serait le plus efficace au monde pour convertir la chaleur gaspillée en électricité. Une avancée qui ouvre de nouvelles perspectives dans le domaine de l'énergie renouvelable.

 

Le principe de la thermoélectricité consiste à recycler la chaleur perdue en électricité. Celle qui provient des tuyaux d'échappement des voitures, par exemple. L’idée était intéressante mais, concrètement, le procédé se heurtait jusqu'à présent à un manque d'efficacité des matériaux thermoélectriques. Un problème qui est en passe d’être résolu grâce au nouveau matériau développé par des chercheurs de l'Université de Northwestern (aux Etats-Unis).

 

Présenté hier dans la revue britannique Nature, ce matériau devrait permettre de convertir de 15 à 20% de la chaleur résiduelle en électricité utile. Les domaines d'application possibles seraient ainsi notamment l'industrie automobile ou les industries lourdes (raffineries, centrales au charbon et au gaz).

Utilisant des nanostructures, une armada de chimistes, physiciens, ingénieurs en mécanique et spécialistes des matériaux a collaboré à l'élaboration de ce nouveau matériau. Celui-ci est basé sur le tellurure de plomb (PbTe), un semi-conducteur utilisé pour la première fois pour fournir une source d'énergie thermoélectrique (et donc renouvelable) aux missions lunaires Apollo.

 

les chercheurs, le nouveau matériau présente un "facteur de mérite" (ou "ZT") de 2,2, soit le plus élevé jamais rapporté à ce jour (le facteur de mérite de la majorité des matériaux utilisés aujourd'hui étant de l'ordre de 1, à l’image de celui du générateur du rover martien Curiosity). "Notre système est le système thermoélectrique le plus performant à n'importe quelle température", a déclaré Mercouri Kanatzidis, l'auteur principal de l'étude cité par l'AFP.

 

"A ce niveau, il y a des perspectives réalistes pour récupérer la chaleur perdue à haute température et la transformer en énergie utile", a-t-il ajouté. Tom Nilges, chimiste à l'Université technique de Munich (Allemagne) a ainsi qualifié ces travaux de "bond de géant pour la thermoélectricité".

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CRIIGEN - Etude unique, la plus longue et la plus détaillée sur la toxicité d'un OGM et du principal pesticide

CRIIGEN - Etude unique, la plus longue et la plus détaillée sur la toxicité d'un OGM et du principal pesticide | Des 4 coins du monde | Scoop.it
CRIIGEN, Comité de Recherche et d'Information Indépendantes sur le génie GENétique...

 

Etude unique, la plus longue et la plus détaillée sur la toxicité d'un OGM et du principal pesticide

 


Etude unique : la plus longue et la plus détaillée sur la toxicité d'un OGM et du principal pesticide du monde.
Conséquences sur l'évaluation de tous les produits industriels. 

 

Unique study : the longest and the most detailed on the toxicity of a GMO and of the main pesticide in the world.
Consequences on the assessment of all industrial products. 

 

Estudio único: el más duradero y detallado sobre la toxicidad de un OGM y del principal pesticida del mundo. Consecuencias en la evaluación de todos los productos industriales.

 

Cliquer sur le titre pour accéder au site et aux informations concernant l'étude.

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Greenpeace et FNE appellent à revoir les protocoles d'évaluation des OGM

PARIS - Greenpeace et France Nature Environnement (FNE) ont plaidé mercredi pour une réforme des protocoles d'évaluation des organismes génétiquement modifiés (OGM) après la publication d'une étude concluant à la toxicité d'un maïs OGM testé pendant deux ans sur des rats.

 

Cette étude renforce considérablement les inquiétudes portant sur les impacts négatifs des OGM sur la santé humaine et animale, a estimé dans un communiqué Anaïs Fourest, chargée de campagne OGM à Greenpeace.

 

L'Union européenne doit décréter un moratoire sur tous les OGM résistants aux herbicides en Europe, selon l'ONG.

 

Greenpeace plaide surtout pour une réforme de l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), chargée d'évaluer les OGM, afin de protéger les citoyens européens et de cesser de servir les intérêts commerciaux exclusifs des entreprises de biotechnologie.

 

Pour France Nature Environnement (FNE), l'étude menée par Gilles-Eric Séralini, professeur à l'université de Caen, constitue une très sérieuse remise en cause de la fiabilité des protocoles d'évaluation mis en place par l'industrie agroalimentaire.

 

Générations futures, une association luttant contre les pesticides et les OGM, demande pour sa part que de telles études sur rats pendant deux ans soient immédiatement rendues obligatoires au niveau européen (...) et non pas seulement sur un durée de quelques mois, comme cela est pratiqué actuellement.

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OGM : le professeur Séralini dénie toute autorité à l'EFSA sur son étude

BRUXELLES - Le chercheur français Gilles-Eric Séralini, auteur d'une étude alarmante tendant à démontrer la toxicité des OGM, a dénié jeudi toute autorité à l'EFSA, l'agence européenne chargée de la sécurité des aliments, pour mener une contre-expertise sur ses recherches.

 

Il n'est pas question que ceux qui ont autorisé le (maïs transgénique de Monsanto) NK 603 réalisent la contre-expertise de nos données, car il y aurait un conflit d'interêt avec leur autorité et leur carrière, a-t-il déclaré au cours d'une conférence de presse au Parlement européen à Bruxelles avec l'eurodéputé française Corinne Lepage. 

L'EFSA est l'agence compétente au niveau européen en matière de sécurité des aliments et ses avis conditionnent les autorisations de commercialisation et de mise en culture des organismes génétiquement modifiés.

 

Elle a été saisie mercredi par la Commission européenne et si des faits scientifiques nouveaux sont démontrés, nous en tirerons les conséquences, a assuré Frédéric Vincent, porte-parole du commissaire européen à la Santé, John Dalli, chargé du dossier des autorisations de mise en culture et de commercialisation des OGM.

 

Nous avons demandé à l'EFSA de rendre son avis aussi rapidement que possible et nous espérons l'avoir pour la fin de l'année, a-t-il indiqué.

 

Mais pour que l'EFSA puisse rendre un avis rapidement, elle doit obtenir de M. Séralini la communication des données brutes de son étude, a-t-on souligné de source européenne.

Corinne Lepage a modéré la prise de position du chercheur français. Nous ne voulons pas sortir de l'EFSA, mais nous ne voulons pas que ceux qui ont autorisé les OGM réalisent cette contre-expertise, a-t-elle déclaré. Mme Lepage fait référence aux scientifiques membres du panel OGM au sein de l'EFSA.

 

L'eurodéputée et le chercheur, tous deux membres du CRII-GEN, le comité d'information indépendante sur le génie génétique, ont dénoncé les conflits d'interêts au sein de l'agence. Plusieurs membres du conseil d'administration de l'EFSA et plusieurs scientifiques ont en effet des liens étroits avec l'industrie agroalimentaire.

 

L'EFSA peut faire appel à des experts toxicologues qui ne sont pas membres du panel OGM pour crédibiliser cette contre-expertise.

 

L'étude réalisée par l'équipe de Gilles-Eric Séralini, professeur de biologie moléculaire à l'Université de Caen (France), a été menée sur 2 ans et démontre que des rats nourris avec du maïs génétiquement modifié ont été frappés au bout de 13 mois par des pathologies lourdes, notamment des tumeurs.

 

Le professeur Séralini et Corine Lepage ont réclamé l'interdiction immédiate du NK 603 à l'importation et le réexamen de toutes les autorisations d'OGM et de pesticides.

 

Ils ont également demandé la généralisation des études sur deux ans pour les demandes d'autorisations et jugé que la durée de 90 jours proposée par la Commission ne sert à rien.

 

Une première réponse de l'UE dans l'attente des résultats de la contre-expertise pourrait être la suspension de l'autorisation de mise sur le marché accordée au NK-6O3 en 2004. Mais aucun Etat n'a demandé cette mesure, a indiqué la Commission.

 

Le Premier ministre français Jean-Marc Ayrault a annoncé jeudi que si le danger des OGM était vérifié, la France défendrait au niveau européen leur interdiction.

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Bio contre OGM : les paysans contre l'industrie

Bio contre OGM : les paysans contre l'industrie | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Après les révélations de l’étude sur les OGM dirigée par Gilles-Eric Seralini, la filière bio considère que l’argent public doit maintenant être réorienté vers les filières agroécologiques alternatives, l’agriculture biologique en tête. Le bio et les OGM sont-ils compatibles ? 

 

La FNAB (fédération de l'agriculture bilogique), le SYNABIO (le syndicat national des entreprises du bio) et BioConsom’acteurs rappelent que les fabricants d’OGM sont des vendeurs de pesticides (les plantes sont génétiquement modifiées pour résiter aux pesticides, ou pour produire leur propre pesticide, ndlr). Ils considèrent qu'il faut mettre un coup d’arrêt à la malhonnêteté des procédures de mises sur le marché, liée à des études d’évaluation des risques non contradictoires, réalisées sur de très (trop) courtes durées : "en acceptant les seules allégations des firmes, les autorités publiques n’assurent pas leur fonction de contre expertise. Cette sous évaluation systémique relève de la seule responsabilité des pouvoirs publics, il faut immédiatement réévaluer toutes les procédures d’autorisations des biotechnologies et des pesticides, comme le réclame le CRIIGEN".

 

Les représentants de la filière bio rappellent encore que des dizaines de millions d’euros d’argent public sont consacrés à la recherche sur les biotechnologies en France et au déploiement d’une filière agro-industrielle (grand emprunt par exemple) : "Cette année encore, le gouvernement va inscrire dans le projet de loi de finances 2013 des centaines de millions d’euros de subventions à la filière agrocarburant, production intensive en pesticides, dont il faut rappeler que leur présence dans l’eau génère un coût de dépollution exorbitant de 54 milliards d’euros par an (citant une source du Ministère de l’Ecologie, ndlr)".

 

Le débat en cours, qui n'est pas nouveau, oppose les défenseurs d'une agriculture de paysans, de cultivateurs, de fermiers qui respectent la nature, l'environnement, et le consommateur, à une agriculture industrielle dont les acteurs sont des chefs d'entreprises agricoles et des ouvriers (le moins possible) qui mettent en oeuvre des semences (le moins possible), des produits chimiques (le plus possible), des procédures, des matériels conçus à l'échelle mondiale par quelques multinationales.

 

Les premiers s'attachent depuis des millénaires à adapter leurs productions aux terroirs par l'utilisation et la protection d'un patrimoine vivant créé par des centaines de millions d'années de sélection ; les deuxièmes visent à remplacer la nature par des produits standards génériques dont ils auraient la propriété exclusive. Et peu importe les conséquences sur l'environnement et la santé puisque ces conséquences ouvrent de nouveaux marchés (stations d'épurations, médicaments, eaux minérales, recyclage des déchets par exemple) aux mêmes industriels. "Les 8 premiers fabricants de biotechnologies, sont aussi les 8 premiers fabricants de pesticides et les 8 premiers fabricants de médicaments" dit Gilles-Eric Séralini qui dénoncent des méthodes d'évaluation laxiste et "des experts minables".

 

Entre les tenants d'un monde de paysans et ceux de l'industrie, le dialogue n'est probablement pas possible. Gilles-Eric Séralini dénonce la malhonnêteté avec laquelle les pesticides et les OGM ont été mis sur le marché (il pèse ses mots dans la vidéo ci-dessous datée de 2011). Les paysans (aujourd'hui les petits fermiers et les agriculteurs bio) sont détestés aujoud'hui de la même manière par les capitalistes qu'ils l'étaient par les communistes (voir ici l'article de George Monbiot sur la capacité des petits fermiers à sauver le monde).

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Bové : "Je demande l'interdiction des 2 OGM autorisés dans l'UE"

Bové : "Je demande l'interdiction des 2 OGM autorisés dans l'UE" | Des 4 coins du monde | Scoop.it
A la suite de la publication par le "Nouvel Observateur" daté du 20 septembre des résultats d'une étude choc sur la toxicité des OGM, José Bové monte au créneau.

 

A la suite de la publication par le "Nouvel Observateur" daté du 20 septembre des résultats d'une étude choc sur la toxicité des OGM, José Bové, militant anti-OGM de la première heure et leader de la Confédération paysanne, réagit.

 

Votre première réaction ?

- Ce qui est sûr, c’est que cette étude est une première. Qu’elle est à ma connaissance de qualité scientifique manifestement irréprochable. Et que ce que l’on pressentait, c’est à dire la toxicité des plantes transgéniques, se vérifie quand on prend la peine d’aller voir. Bien sûr les industriels agro-semenciers vont dire que ce n’est qu’une étude et qu’il en faut d’autres. Eh bien qu’on en fasse d’autres ! Et même beaucoup !

 

Pour l’heure, vous demandez des mesures immédiates ?

- Oui, j’ai appelé ce matin le Commissaire européen John Dalli chargé de la Santé et de la Politique des consommateurs. Je lui ai demandé que soient interdits les deux OGM autorisés dans l’Union Européenne [le maïs Monsanto 810 et la pomme de terre Amiflora, NDLR]. Je lui ai demandé également la suspension des importations de soja et de maïs OGM des Etats-Unis du Brésil ou d’Argentine.

 

Et s’agissant des agences sanitaires ?

- Je vois régulièrement la directrice de l’Agence européenne de sécurité des aliments (Efsa), Catherine Geslain-Lanéelle. Et je lui dis depuis longtemps que les évaluations disponibles jusque là sont lacunaires. Pas au niveau. Je crois qu’il faut désormais récuser le "principe d’équivalence en substance" qui prévaut au Canada, aux Etats-Unis et dans les instances du commerce international.

Non, un maïs OGM et un maïs naturel, ce n’est pas la même chose. Il ne suffit pas d’observer que les propriétés nutritives sont identiques. Ce principe a la même valeur scientifique que celui qui prétendait que la terre était plate au Moyen-âge.

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