Des 4 coins du monde
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Dans divers pays, des gens prennent la parole, se mobilisent ; des choses bougent. Restons à l'écoute. Sur Twitter : @LBM_T
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Japon: les préparatifs de relance du surrégénérateur de Monju gelés de facto

Japon: les préparatifs de relance du surrégénérateur de Monju gelés de facto | Des 4 coins du monde | Scoop.it

L'autorité de régulation nucléaire du Japon a décidé mercredi d'ordonner à l'exploitant de n'effectuer aucune manipulation destinée à la remise en service du surrégénérateur atomique expérimental de Monju, tant que la gestion de sa sûreté, jusqu'ici bâclée, ne sera pas améliorée.

 

L'autorité va sous peu officiellement transmettre un ordre en ce sens à l'Agence publique de l'énergie atomique (JAEA), gérante du site.

Cette interdiction d'usage des installations, qui rend caduc le projet de réactiver Monju d'ici à mars 2014, fait suite à des enquêtes qui ont montré des négligences d'entretien.

 

L'exploitant n'a pas procédé dans les délais aux contrôles de sécurité périodiques de près de 10.000 des 39.000 pièces d'équipement du site, selon un récent rapport.

 

L'autorité exige que l'opérateur de ce prototype de surrégénérateur situé à Tsuruga (ouest) modifie en profondeur ses règles d'entretien, estimant que les lois ont été transgressées à maintes reprises.

 

Le gendarme du secteur n'autorisera ainsi pas l'exploitant à effectuer les tâches nécessaires au redémarrage, comme le remplacement du combustible nucléaire ou le déplacement des barres de contrôle.

 

Le surrégénérateur à neutrons rapides de Monju, qui emploie un mélange d'oxydes de plutonium et uranium (MOX), est de nouveau stoppé depuis un incident survenu en août 2010. Il venait alors tout juste d'être remis en fonction à l'essai, après 14 ans et demi d'arrêt dû à un grave accident en 1995 (fuite de sodium et incendie).

 

Mis en chantier en 1985, ce prototype avait été lancé en 1994 et, malgré un grand nombre d'avaries et les arrêts prolongés, l'exploitant pensait qu'il pourrait être pleinement opérationnel d'ici à mars 2014, un objectif désormais absolument irréaliste.

 

La survenue en mars 2011 de l'accident de Fukushima a en outre entraîné une réorganisation de la réglementation des installations nucléaires dont pâtit aussi Monju, d'autant qu'il fait en plus l'objet d'enquêtes géologiques en raison de craintes de présence de faille active.

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Cinq chiffres à connaître sur le commerce équitable

Cinq chiffres à connaître sur le commerce équitable | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Zoom sur ce secteur à l'occasion de la "quinzaine du commerce équitable".

Acheter du café issu de la petite agriculture colombienne, du chocolat produit au Pérou ou de l’huile d’olive du Sud de la France. Si ces habitudes vous sont familières, vous avez donc peut-être déjà acheté des produits labellisés commerce équitable.

Mais qu’est-ce, au juste, que le commerce équitable? Quel est son poids dans l’économie mondiale et combien de personnes sont concernées par ce système d'achats vertueux ?

 

Plus de deux millions de producteurs

L'idée du commerce équitable est d’assurer un revenu juste et de soutenir les petits producteurs des pays du Sud. Mais combien sont-ils? Les statistiques pour l'année 2012 portent à plus de deux millions le nombres de producteurs et de travailleurs qui bénéficient du commerce équitable dans le monde. En comptant leur famille, le commerce équitable fait vivre près de dix millions de personnes sur la planète.

Ces dernières sont principalement situées en Afrique, en Amérique latine, dans les Caraïbes, en Asie et en Océanie. 

 

 

80 millions de familles consomment "équitable"

Du côté de ceux qui consomment, une étude réalisée par Max Havelaar et Fairtrade International, les deux principaux labels mondiaux du commerce équitable, estime que 80 millions de familles consomment des produits issus de ce circuit.

 

Plus de 5 milliards d'euros

La part des produits du commerce équitable dans les échanges mondiaux représente 5 milliards d'euros en 2012. À titre indicatif, la valeur des exportations mondiales de marchandises s’élevait en 2009 à près de 9270 milliards d’euros, selon l'Organisation mondiale du commerce (OMC).

Le chiffre est donc très faible, mais en constante progression. En 2005, la valeur des produits équitables dans le commerce mondial n'atteignait que 1,1 milliard d’euros, et 3,5 milliards en 2009.

 

Le "panier équitable" d'un Français: moins de 7 euros par an

L'Hexagone reste encore à la traîne. Chaque Français a consacré seulement 6,24 euros à ses achats équitables en 2012. C'est très peu: un Britannique y a consacré 34,5 euros par exemple.

Pour promouvoir davantage ces produits, le ministre délégué au Développement, Pascal Canfin, et le ministre chargé de la Consommation, Benoît Hamon, ont annoncé la mise en place d’un plan national de soutien à la filière équitable de 7 millions d’euros, durant les trois prochaines années.

 

400 entreprises, 10.000 salariés 

Certes, les Français achètent globablement encore peu équitable, mais99% d'entre eux connaissent très bien le système (ils étaient 9% en 2000).

Le gouvernement évalue à 400 le nombre d’entreprises françaises qui travaillent dans ce secteur, ce qui correspond à environ 10.000 emplois.

 

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L’idée business : Avec Bioburger, le fast-food devient 100% bio

L’idée business : Avec Bioburger, le fast-food devient 100% bio | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Comment un fast-food peut-il faire rimer burger et bio ? Louis Frack et Anthony Darré, co-fondateur de Bioburger

 

Comment un fast-food peut-il faire rimer burger et bio ? Louis Frack et Anthony Darré, co-fondateur de Bioburger, ont relevé ce pari fou. Décryptage de leur stratégie sur le marché du hamburger, le sandwich qui attise de plus en plus de convoitises.

Profiter des joies du fast-food tout en mangeant sainement ? C’est ce que propose Bioburger. Le concept, né à Paris, a été imaginé par Louis Frack et Anthony Darré. A l’époque étudiants à l’EDC, ils sont partis d’un constat : «Chaque midi, quand on était en cours, le même problème se posait : où allions-nous manger ? explique Louis Frack. Ça se finissait souvent dans un fast-food. Et un jour, après un énième burger, on a évoqué l’idée du bio car on voulait manger plus sainement ».

 

De la love-money et un prêt étudiant pour lancer l’affaire


L’idée lancée après un déjeuner prendra rapidement forme. Pour financer leur projet, les deux amis ont eu recours à un prêt étudiant de 77 000 euros. Pour le reste, Louis Frack et Anthony Darré ont mis 30 000 euros de leur poche et ont fait appel à leurs amis. « On leur a vendu notre concept» explique Anthony Darré. «Ils nous ont prêté de l’argent mais on a fixé des taux d’intérêts basés sur le chiffres d’affaires. Ainsi, l’entreprise n’est pas endettée et on conserve nos parts ». Ce mode de financement leur a permis de récolter près de 65 000 euros et d’ouvrir leur première adresse en juillet 2011. 

 

En créant Bioburger, Anthony Darré, 26 ans, et Louis Frack, 25 ans, se positionnent d’emblée comme de la restauration rapide, avec un objectif défini : rendre le bio plus accessible grâce à une rapidité de service et des prix attractifs : « Notre démarche est de mettre en avant le bio par l’intermédiaire d’un produit plus populaire. Pour cela, on propose des prix bas grâce à un taux de marge réduit » confie Louis Frack avant d’assurer que « par rapport à la moyenne du secteur, Bioburger se situe dix point en dessous. Si on arrive à s’en sortir, c’est grâce à un effet de volume et une offre attrayante ».

En effet, en entrant chez Bioburger, le client ne se perd pas parmi une multitude de formules : les prix vont de 7 euros pour un burger à 12 euros pour un menu. 


Côté rendement, Bioburger se dit aussi efficace que le leader du marché malgré des structures moins importantes : «  On essaye de servir un client toutes les 30 secondes. A l’heure actuelle, on est aussi rapide que chez McDo avec une qualité supérieure » assure Anthony Darré. Mais tout ne s’est pas fait en un jour puisque le jeune homme explique : « On a dû passer beaucoup de temps, à la fois en amont de la création mais aussi sur le terrain, pour optimiser notre rapidité. On a aussi réinvestit près de 25 000 euros dans du matériel pour être plus efficace ».

 

Chez Bioburger : 100 % des produits sont bio


Mais se dire le premier fast-food bio de la capitale engendre quelques contraintes. Depuis le 1er octobre 2012, une certification est obligatoire pour tout restaurant commercialisant des produits issus de l’agriculture biologique. « Quand on a ouvert, il y avait un vide juridique, explique Anthony Darré. N’importe qui pouvait s’autoproclamer restaurant bio sans être inquiété ». Aujourd’hui, la donne a changé. Un restaurateur doit choisir entre trois niveaux  de certification : un premier s’il utilise au moins un produit, un second si un seul des plats est cuisiné avec des aliments provenant de l’agriculture biologique et un dernier si tous les produits en sont issus.

 

Le casse-tête de l'approvisionnement bio


Et chez Bioburger, si le troisième niveau s’est imposé, quelques difficultés en découlent. « Pour être certifié, on paye 600 euros par an auprès de Qualité France et on doit prouver que la totalité des aliments que l’on achète et que l’on vend sont labellisés agriculture biologique. » explique Louis Frack. « Mais les fournisseurs faisant du 100% bio, ça ne court pas les rues ! » Et pour Anthony Darré, leur nombre restreint sur le marché impose un problème de taille : le stockage. « On fait appel à des petits fournisseurs qui nous livrent tous les 15 jours pour le non périssable et tous les trois jours pour le frais. Il faut donc anticiper. Et pour ne pas payer les frais de livraison, on doit commander en grande quantité. Cela implique forcément d’avoir du stockage. Mais c’est un rythme à prendre »

 

 

Une deuxième adresse pour cet été


Fort d’un chiffre d’affaire pour l’année 2012 s’élevant à 330 000 euros, Bioburger est sur le point d’ouvrir sa seconde adresse. Après s’être installés au cœur du passage Choiseul (à Paris, IIe), dans un ancien restaurant chinois de 40 m⊃2;, les deux amis ont décidé de s’agrandir en s’implantant à quelques pas. « Le but est de créer une synergie entre les deux lieux en regroupant toutes les préparations dans cette deuxième adresse. Tout sera livré le matin même par un triporteur» explique Anthony Darré.


Et contrairement au premier Bioburger, cet espace de 50m⊃2;, dont l’inauguration est prévue pour cet été, accueillera adeptes du bio ou novices jusqu’à 22h.  : « Pour le premier restaurant, on est dépendant des horaires d’ouverture du passage et il nous est impossible de rester ouvert le soir ou les dimanches. On fait notre chiffre d’affaire seulement sur les déjeuners, explique Louis Frack.  Alors que pour le deuxième restaurant, on pourra faire deux services, n’importe quel jour. Les horaires d’ouverture dépendent de nous, ce qui est un véritable plus ».

 


Pour la suite, Anthony Darré n’exclue pas la franchise: « C’est la finalité de notre projet. Quand on avait en tête le burger, on pensait à la franchise » confie-t-il. Louis Frack assure même avoir « déjà reçu des demandes d’intéressés souhaitant se franchiser. On vient de recevoir une demande de Lyon et même de Pologne ! »

Mais les deux entrepreneurs se laissent au minimum quatre mois après l’ouverture du second fast-food pour envisager la suite qu’ils pourraient donner à leur aventure et à leurs burgers-bio.

 

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En Centre-Bretagne, le bio se fait une petite place | Ouest France Entreprises

En Centre-Bretagne, le bio se fait une petite place | Ouest France Entreprises | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Pas très porteur le bio en Centre-Bretagne ? Un premier coup d'oeil aux chiffres de l'Observatoire régional de la production bio en Bretagne donne le La.

 

Avec 35 fermes en 2011, toutes filières confondues, on ne peut pas dire que ça se bouscule au portillon.

C'est à peine 2,3 % de toutes les exploitations de ce territoire (lire infographie ci-contre). Un fait connu et reconnu par les professionnels comme les observateurs. « Ce n'est pas un secteur beaucoup développé », admet Manuel Lacocquerie, conseiller en agriculture bio à la chambre d'agriculture des Côtes-d'Armor.

 

Les causes ? Elles sont multiples. Et pour Thierry Poineuf, coordinateur de la maison de la bio 22, il est clair que « c'est une question de zones et de territoires, dont certains sont plus propices à une forme d'agriculture. »

C'est le cas du bassin de Loudéac « où domine la grande culture, polyculture avec la présence d'élevages hors sol...Ce n'est pas évident pour le bio de s'insérer là-dedans. »


La solution du circuit court

Autre argument de poids : les difficultés d'installation. Le moindre lopin de terre est devenu une denrée rare, que l'on soit en bio ou en conventionnel. Pas toujours facile de faire le poids avec un petit projet face à de grandes exploitations qui souhaitent s'agrandir.

« C'est une réelle difficulté de trouver le terrain agricole. Ces projets entrent en concurrence avec les demandes des fermes conventionnelles existantes qui souhaitent s'agrandir. » Et une fois ce premier obstacle franchi, c'est un dossier béton qu'il faut présenter à la banque.

Bien souvent les terres ne sont pas converties. Il faut alors cultiver pendant un à deux ans suivant un cahier des charges strict sans pour autant être certifié bio.

C'est le prix à payer pour obtenir ses trois lettres d'or. Seule solution : les circuits courts. « Ils permettent de compenser ce handicap par la relation directe avec le consommateur qui accepte de reconnaître à ces produits une qualité encore non certifiée », ajoute le coordinateur de la maison de la bio.

 

Merdrignac, l'exception

Une situation contournée avec brio par Valérie Poilane-Tabart paysanne boulangère à Laurenan. « J'ai démarré par des ateliers cuisine qui m'ont permis de développer ma base de clients. Sinon, on partait de pas grand-chose ! »


Elle reconnaît que le pays Centre-Bretagne n'est pas un territoire porteur. « Il faut faire son trou en circuit court. » Pour elle, c'est 40 % de vente à la ferme, 50 % de vente par panier et 10 % qui partent en Biocoop.

Ses voisins aussi, Emmanuelle et Ludovic Billard, producteurs de lait et de volailles du Gaec Les pieds dans l'herbe, ont fait le choix du bio.

Pour le coup, le canton de Merdrignac fait figure d'exception avec 20 fermes installées.

C'est la plus forte densité du Centre Bretagne. « On se rend compte que dans les zones plus fraîches et plus ingrates, les gens sont amenés à se poser des questions et à être plus parcimonieux. Sur ces zones, il y a plus de diversité et de systèmes atypiques, et donc plus de bio », en conclut Thierry Poineuf qui n'imagine pas le bassin de Loudéac faire volte-face.

 

Passer de 16 fermes bio en 2008 à environ 35 en 2010, c'est déjà un grand pas. À relativiser d'après Manuel Lacocquerie. « Nous avons eu un gros rush en 2009 et 2010. Mais le rythme des conversions s'est ralenti depuis 2011. Nous le savons car nous avons beaucoup moins de contacts pour des conversions. »


Et pourtant, « c'est une agriculture qui a besoin de main-d'oeuvre, assure Valérie Poilane-Tabart. Elle ne vise pas les volumes tout en étant pourvoyeuse d'emploi. »

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Les bières bio artisanales certifiées AB ont un succès grandissant

Les bières bio artisanales certifiées AB ont un succès grandissant | Des 4 coins du monde | Scoop.it
La percée des bières bio artisanales certifiées en Belgique et en France grâce à des brasseurs artisanaux

 

Une bière bio, quel intérêt ?Mais, alors que les bières belges sont parmi les meilleures du monde, que peuvent bien apporter des bières bio à ceux qui les boivent ?


Tout d’abord, une bière bio est une bière dont la fabrication est moins gourmande de ressources.

La fabrication de bière dans les malteries de France consomment 3,4 millions de tonnes de produits chimiquespar an, la cuisson de l’orge à une température comprise entre 85 et 105°C se fait durant 4 heures et 4 à 7 litres d’eau sont nécessaires à la fabrication de 1 litre de bière.

Dans le fond, la préparation est la même : les matières premières sont juste biologiques. « Il n’y a pas grand-chose qui change si ce n’est de consommer bio », selon Marc-Antoine De Mees. « Je ne pense pas que ce soit meilleur ou moins bon que la bière traditionnelle », renchérit Gust Simons.

« Notre boisson touche de plus en plus de monde et pas seulement les bohèmes aux longs cheveux et sandales », caricature-t-il en rigolant.

 

Pas de pesticides ni produits chimiques

« Il est vrai que nous n’essayons pas d’attirer les buveurs de bières classiques car, pour eux, une bière est de toute façon naturelle. La nature bio de nos bières n’est pas considérée comme une valeur ajoutée.  Le goût n’est pas non plus différent. Les clients les achètent car ils sont sûrs qu’il n’y a pas de traces de pesticides ou de produits chimiques », justifie Marc-Antoine De Mees.

 

Ces deux brasseries vendent leurs bières principalement à des grossistes. Mais il y a aussi des bars et des magasins ou des bars qui vendent des bières biologiques.  A Louvain-la-Neuve, le café-épicerie citoyen « Altérez-vous » propose une large gamme de bières bio. «Notre carte est très diversifiée», explique Jean-François Aseglio, fondateur du magasin.

« Nous avons une douzaine de bières biologiques qui viennent de 3 brasseries différentes, dont la Brasserie Dupont. Et on peut dire qu’elles ont du succès. Je pense que nos clients recherchent une certaine distance par rapport aux bières connues comme Jupiler. En proposant des bières bio, nous défendons les petites brasseries et nous mettons en avant la diversité au-delà de l’aspect santé ou militant. Si on me proposait de vendre une Hoegaarden bio, je refuserais ».


La brasserie Moulins d’Ascq  est une petite brasserie fondée en septembre 1999, sur le site de la Ferme du Sens à Villeneuve d’Ascq, dans le nord de la France. Elle produit environ 2000 HL par an d’une bière artisanale certifiée AB.

L’orge bio utilisée, bien que Française, est maltée en Belgique (malt pâle) et en Allemagne (malt spécial). Le froment provient de France et le sucre de canne du Brésil. Le Houblon provient de Bavière, région réputée pour la production de houblons les plus fins du monde. (http://web.lerelaisinternet.com/moulinsdascq/)


Une bière économiquement viable ?


Si Marc-Antoine De Mees et Gust Simons soulignent la volonté des clients de consommer bio, Jean-François Aseglio lui, pointe les limites du modèle économique actuel comme raison de ce succès.

«Actuellement, il doit sûrement y avoir une mode du biologique. Mais je pense que c’est minime. La vraie raison, c’est qu’il y a une idéologie qui circule et qui prône un retour au proche, au local. De nombreux jeunes se lancent actuellement sur les marchés par exemple, ou tentent de créer leurs propres productions. Il y a un certain ras-le-bol et une prise de conscience qu’il n’est pas nécessaire de consommer des produits qui viennent de l’autre bout du monde alors qu’on en a de meilleurs chez le producteur local ».


Et la bière artisanale ?


Sébastien, 27 ans, est un fervent amateur de la mousse. Il s’est lancé dans la fabrication de bière artisanale depuis environ 1 an avec son ami Stan. « Nous faisons ça dans la cave de la maison de mes parents. Niveau matériel, nous en avons eu pour plus ou moins 500 €. Les matières premières ne sont pas chères. Ce sont plus les casseroles, les moulins à moudre ou les réchauds qui coûtent », détaille-t-il.

« La bière que nous brassons n’est pas une bière de soif comme la Jupiler. Par contre, la préparation est la même. La différence réside à l’étape où l’on rajoute du houblon, qui donnera le goût selon l’envie du brasseur», explique-t-il. « Au final, on travaille une journée sur la bière et nous attendons un mois avant de pouvoir la goûter », conclut Sébastien. Quand on aime, on ne compte pas

 
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Ces Robins des bios des temps modernes qui font renaître les fermes

Ces Robins des bios des temps modernes qui font renaître les fermes | Des 4 coins du monde | Scoop.it
A l'heure où les fermes meurent les unes après les autres, l'association Terre de liens résiste. Elle apporte son aide aux jeunes paysans...

 

Ce matin, la grêle tombe dru sur le petit village de Saint-Aignan-de-Cramesnil, dans la plaine de Caen. Le vent balaie les deux hectares du terrain d'Antonin Gourdeau. Les pieds pataugent dans la boue, on s'abrite sous un vaste bâtiment en construction. Bientôt, ici, sur la terre nue, s'élèvera la Ferme de la Petite Bruyère, une ferme « écoconstruite », flambant neuve. Au rez-de-chaussée, l'épicerie paysanne pour vendre les légumes du champ, le garage pour le tracteur et l'entrepôt ; à l'étage, un logement pour Antonin, 25 ans, tout nouveau maraîcher de Saint-Aignan et créateur d'un singulier îlot de diversité – quarante légumes bio, « plus de cent cinquante variétés », fleurs pour attirer les pollinisateurs et, bientôt, plantes aromatiques…

 

Pourquoi devient-on paysan à cet âge, quand on n'est pas fils d'agriculteur soi-même ? Pourquoi décide-t-on de s'installer en bio dans une vaste plaine envahie par les cultures intensives de betterave, de colza et de lin ? Une partie de la réponse se niche dans le regard noir et déterminé d'Antonin. « J'ai toujours eu la tête dure », lâche-t-il. Avant l'agriculture, il y a eu un parcours scolaire chaotique, une période ébéniste, une autre musicale, tuba aux pompiers de Paris… La passion pour les plantes est venue sur le tard : peu à peu, au fil de stages auprès de maraîchers.

 

Mais s'installer, c'était « une autre histoire ». Antonin n'est pas fils de paysan, n'a pas d'argent pour acheter un terrain, ni même d'apport pour emprunter. Et la terre coûte de plus en plus cher, partout en France. En Normandie, le prix de l'hectare a grimpé en flèche : plus 43 % en dix ans. Et les fermes meurent, dans le plus assourdissant des silences. Un chiffre étonnant dit l'ampleur du processus : deux cents fermes disparaissent chaque semaine en France. Bâtiments transformés en résidences secondaires ou en restaurants chics, terres muées en zones d'activité commerciale, en lotissements ou rachetées par de grosses structures agricoles qui s'agrandissent, se concentrent toujours plus et stimulent une agriculture industrielle très polluante.

 

Heureusement, la route d'Antonin a croisé celle de Terre de liens, un organisme inédit doté d'une triple casquette : à la fois association qui milite pour le développement de l'agriculture biologique, société foncière et fonds qui aide les jeunes à accéder à la propriété agricole. Son credo ? La terre n'est pas une marchandise que l'on peut laisser au marché, c'est un « bien commun », comme l'air, comme l'eau, qu'il faut préserver.

 

D'où cette idée, simple et lumineuse, de faire appel à l'épargne collective – moyennant avantages fiscaux – et aux dons, pour acheter des fermes ou des terres, et les louer à de jeunes agriculteurs souhaitant s'ins­taller en bio. Et préserver, coûte que coûte, l'usage agricole des terres. Créée par le Néerlandais Sjoerd Wartena en 2003, l'association a fait tilt très vite : 116 actionnaires et un capital de 700 000 euros, en 2004 ; 7 600 actionnaires, 30 millions de capital et 19 associations régionales, partout sur le territoire, en 2012.

 

Depuis quatre ans, elle a notamment creusé son sillon « environnemental, éducatif et de finance responsable » en Basse-Normandie et « même en Haute-Normandie, l'une des régions les moins bio de France ». Cinq cents actionnaires ont déjà investi dans neuf fermes, avec « l'envie de préserver ce capital précieux que sont nos terres ET de redonner du sens à leur épargne, explique Gaël Louesdon, le directeur de la branche normande. On leur dit : reprenez en main une partie de votre épargne, vous connaissez son utilité sociale et environnementale, près de chez vous. La population est urbaine à 80 % : tout l'enjeu est qu'elle se reconnecte avec sa région et prenne conscience que la terre est un bien commun. »


Bref, Terre de liens permet de lutter concrètement contre la désertification rurale et l'étalement urbain, et de convaincre les élus locaux qu'une autre politique foncière est possible – eux qui sont « parfois démunis quand leurs terres agricoles sont menacées », poursuit Gaël Louesdon. « Quand l'une d'elle est transformée en zone d'activité, le prix de vente est multiplié par trois à cinq en moyenne. Pour une zone de lotissements, on multiplie par dix, vingt voire trente ! Nous proposons une autre manière de réfléchir à la façon de gérer, ensemble, une terre. »


Chaque année, une centaine de projets atterrissent sur les bureaux de Terre de liens : « Vingt à trente d'entre eux tiennent la route. On en sélectionne un à trois par an sur les deux régions, Haute et Basse-Normandie. Ensuite, chaque instal­lation se fait sur douze à dix-huit mois. Il faut réunir 75 % des fonds avant installation et puis, ça prend du temps de persuader les élus, les voisins, les habitants du coin… »Comme à Saint-Aignan, chez Gaël Louesdon, élu de la commune depuis 2008, et où Antonin bataille ferme.

 

La naissance d'une ferme, avec très peu de terres et en participatif ? « C'est un acte de résistance, une cellule souche qui, on l'espère, va se développer », dit Gaël. Une cinquantaine de citoyens ont investi, mais peu d'habitants de la commune. « Ils sont difficiles à convaincre, c'est un village-dortoir pour une majorité de gens qui bossent dans l'automobile, dans le tertiaire… Le discours anti-écolo passe plutôt bien ici. »


Les gens du coin ont d'abord observé Antonin en silence, lui qui a repris des terres qui n'avaient pas été cultivées depuis plus de vingt ans et qui travaille en traction animale, avec deux ânes « pour respecter la terre ». Personne ne lui a dit que le champ avait « servi à enterrer le matériel militaire de la région après la Seconde Guerre mondiale. Tous les trois mètres, je tombe sur des casques, des douilles, ça fait deux ans que je déterre des bouts de métal ! » Et puis, il y a ces deux couloirs de vent « qui font très mal ». « Normalement, on remplace une bâche tous les dix ans pour une serre, j'en ai déjà utilisé trois en deux ans… »


Sou­tenu par Terre de liens et de mieux en mieux inséré dans la commune, Antonin apprivoise le métier, vend ses cageots de légumes en direct et par le biais des paniers Amap (Association pour le maintien d'une agriculture paysanne), vient de créer un jardin communautaire. Et se donne quinze ans pour « développer l'aromate », plus facile à travailler et à forte valeur ajoutée. « Je veux prouver qu'un jeune peut s'installer en bio, qu'on peut inventer de nouveaux modèles. » En France, l'agriculture est essentiellement tournée vers l'élevage et les céréales, qui captent toutes les subventions européennes, alors que la demande de légumes est énorme : « En quatre ans, on est passés de quatre à quarante maraîchers bio dans la région. »

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Les nouveaux défis du commerce équitable

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La quinzaine du commerce équitable se poursuit jusqu'au week-end prochain. A cette occasion, le gouvernement a annoncé une aide de 7 millions d’euros pour le secteur.

S'il est toujours en croissance, le commerce équitable peine malgré tout à sortir du marché de niche. Ses acteurs sont aussi divisés par des débats éthiques internes de plus en plus prégnants autour des voies de commercialisation et des relations avec les petits producteurs. 

 

30 ans après son institutionnalisation en France, le secteur est aujourd’hui à un tournant, face à une consommation de crise et des pays du Sud en développement accéléré.

 


Via Hubert MESSMER @Zehub on Twitter
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Sauvez la planète : faites-vous livrer

Sauvez la planète : faites-vous livrer | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Se faire livrer à domicile émet moins de gaz à effet de serre que d'acheter au supermarché, selon une étude de l’Université de Washington, publiée dans le journal Transportation Research Forum.


Le calcul est simple : si les consommateurs font leurs courses sur Internet et se font livrer par le magasin, l’empreinte carbone liée à l’ensemble des achats de l’ensemble des consommateurs livrés par un seul camion sera moindre que celle liée à ces mêmes achats par ce même groupe s’ils s’étaient tous déplacés individuellement.


Les camions de livraison en suivant la route la plus efficace possible lors de leur tournées quotidiennes réduisent l’empreinte carbone, note Grist.


Selon Anne Goodchild, professeur associé de l’Université de Washington, « de nombreuses personnes pensent qu’oeuvrer pour la planète est complexe, or cet exemple démontre le contraire ! La livraison à domicile peut réduire les émissions de CO2 liés aux achats des consommateurs ».

L B-M's insight:

FRANCE, Pantin : Roland Coutas, PDG du supermarché en ligne Telemarket.fr, pose le 10 avril 2007 à Pantin devant un camion de livraison.

Telemarket, développé surtout en Ile-de-France, livre depuis le 12 avril dans toute la France, grâce à un partenariat avec Chronopost.

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(R)évolutionnons l'agriculture !

Chacun d'entre nous peut participer à construire une agriculture saine, durable et locale ! Rejoignez la (R)évolution des colibris !

Via Raphael Souchier, Hubert MESSMER @Zehub on Twitter
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Raphael Souchier's curator insight, May 4, 2013 1:58 PM

La nouvelle agriculture est là...

Laurent Lebot's curator insight, May 4, 2013 5:23 PM

Manger bio et local, de saison !

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La Bio dans les Etoiles : Vandana Shiva, Pierre Rabhi, Sandrine Bélier et Blanche Magarinos Rey

La conférence de Vandana Shiva, Pierre Rabhi, Sandrine Bélier et Blanche Magarinos Rey au Théâtre d'Annonay lors de La Bio dans les Etoiles 2013!

Via Hubert MESSMER @Zehub on Twitter
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M-Christine Lanne's comment, May 4, 2013 7:46 AM
Un festival passionnant organisé grâce a l'énergie d'un chef d'entreprise engagé depuis plus de 20 ans pour la Biodiversité : Didier Perréol qui fait partie du mouvement Entrepreneur d'avenir et a reçu le label Agir pour notre avenir de Generali pour la qualité de sa gestion des risques et son engagement sociétal.
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L'UE vote pour interdire trois pesticides tueurs d'abeilles

BRUXELLES - Un vote crucial pour les colonies d'abeilles va se dérouler lundi à Bruxelles où les représentants des Etats membres de l'UE sont appelés à interdire pendant certaines périodes de l'année l'utilisation de plusieurs pesticides mortels pour les abeilles.

Le scénario le plus probable est que, comme lors du premier vote, en mars, aucune majorité qualifiée ne se dégage, et dans ce cas, la Commission décidera de mettre en oeuvre l'interdiction, a confié à l'AFP une source proche du dossier.

Cette issue préoccupe les grands producteurs agricoles et les multinationales de la chimie et de l'agroalimentaire. Le Copa-Cogeca qui rassemble les grands syndicats agricoles européens, a demandé le report de la mesure à 2014 et insiste sur les lourdes pertes financières et sociales d'une interdiction. L'organisation parle de 2,8 milliards d'euros de pertes et la mise en péril de 50.000 emplois.

Les deux principaux fabricants des pesticides contestés, l'Allemand Bayer et le Suisse Syngenta, ont pour leur part multiplié les pressions pour bloquer ou au moins limiter les conséquences de cette interdiction, dénonce l'association Avaaz, qui a mobilisé ses militants pour soutenir l'interdiction.

La réunion a débuté à 10H00 (08H00 GMT) dans un discret bâtiment du quartier européen. La discussion devrait prendre du temps, car plusieurs délégations ont adressé des demandes de modifications. La Hongrie, opposée à l'interdiction, a notamment présenté des amendements visant à atténuer la portée de l'interdiction. Le vote est attendu en début d'après midi.

La Commission est prête à prendre en compte les demandes des Etats, mais elle ne bougera pas sur les grandes lignes de sa proposition. Elle propose de suspendre pendant deux ans l'utilisation de trois néonicotinoïdes présents dans des pesticides pour quatre types de cultures: le maïs, le colza, le tournesol et le coton. L'interdiction sera proportionnée, car elle ne concernera que certaines cultures et certaines périodes de l'année pendant lesquelles les abeilles sont actives.

La Commission s'est fondée sur un avis très négatif rendu par l'Autorité européenne pour la sécurité des aliments (EFSA).

Les trois néonicotinoïdes incriminés - clothianidine, imidaclopride et thiaméthoxame - sont présents dans des pesticides produits par les groupes allemand Bayer et suisse Syngenta, notamment le Cruiser OSR.

Le résultat du vote lundi sera décisif et il ne sera plus possible de le renverser. 

Lors du premier vote, le 15 mars, aucune majorité qualifiée (soit 255 voix) en faveur ou contre l'interdiction n'avait pu être constituée. Treize Etats avaient voté pour l'interdiction: France, Italie, Espagne, Slovénie, Suède, Belgique, Danemark, Chypre, Luxembourg Malte, Pays-Bas, Pologne et Lettonie.

Neuf avaient voté contre --République tchèque, Slovaquie, Roumanie, Irlande, Grèce, Lituanie, Autriche, Portugal et Hongrie-- et cinq s'étaient abstenus: Allemagne, Royaume-Uni, Finlande, Bulgarie et Estonie.

La Commission européenne a donc décidé de porter sa proposition en comité d'appel et elle espère des basculements. La Bulgarie pourrait ainsi rejoindre le camp des pays favorables à sa proposition. Présidente en exercice de l'UE, l'Irlande, qui avait voté contre, a pour sa part fait savoir qu'elle réexaminait sa position. L'Allemagne a également fait savoir qu'elle pourrait revoir sa position.

Un vote contre de l'Allemagne et du Royaume Uni ne changera toutefois pas la donne, car leurs suffrages ne permettront pas de réunir les 255 voix nécessaires pour une majorité qualifiée, souligne-t-on de source communautaire.

Le scénario catastrophe d'une majorité qualifiée contre l'interdiction des néonicotinoïdes incriminés est quasiment impossible, estime-t-on à Bruxelles.

Si aucune majorité qualifiée ne se dégage pour ou contre la proposition, alors la Commission européenne est autorisée à l'adopter, a-t-on rappelé. 

Le commissaire chargée de la Santé, Tonio Borg est déterminé à interdire les néonicotinoïdes incriminés. Il espère pouvoir s'appuyer sur une majorité de pays, même si numériquement ils ne réunissent pas les suffrages pour constituer une majorité qualifiée, a fait savoir son entourage.

Si le vote lui donne ce soutien, il pourrait prendre sa décision dans les prochaines semaines afin que l'interdiction puisse entrer en vigueur à compter du 1er juillet, a précisé à l'AFP une source proche du dossier.

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Des auberges de jeunesse 100% écologiques

Des auberges de jeunesse 100% écologiques | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Bonne nouvelle, on peut se permettre d’être jeune, fauché, écolo et de bénéficier d’un minimum de confort ! Plusieurs sites de réservation d’auberges de jeunesse en ligne mettent en avant ces auberges « modèles » respectueuses de l’environnement.

Des infrastructures d’accueil construites dans un souci d’harmonie avec la nature et dont l’impact sur l’environnement est minime.

 

Ces structures, qui cherchent à protéger les espaces environnants fragiles, impliquent également les communautés locales tout en générant des bénéfices. Elles offrent aux touristes l’opportunité d’une expérience interprétative et interactive propice à une communion spirituelle entre nature et culture.

 

Voici une sélection de quelques-unes d’entre elles :

CEL Gérone (Gérone – Espagne) : Envie de camper en pleine nature, à moins de 2h de Barcelone ? C’est possible ! Placé sous le signe du développement durable, CEL Gérone entend « proposer quelque chose de différent aux voyageurs responsables ». Pour cela, il met notamment à votre disposition des magasins proposant uniquement des produits biologiques et un restaurant qui utilise exclusivement ce type de produits. Il participe aussi à des projets expérimentaux visant par exemple à créer un système d’irrigation et à pratiquer une agriculture écologique. Une piscine naturelle est également à votre disposition.

 

City Backpackers Hostel (Stockholm – Suède) : Cette auberge de jeunesse a une approche écologique et cherche actuellement à obtenir le label de l’Union Européenne « hébergement écologique ». Pour cela, cet établissement a mis en place un système pour assurer le recyclage de ses déchets, utilise une électricité issue d’énergies renouvelables et des ampoules à économie d’énergie. D’une manière générale, City Backpackers Hostel adopte une position écologique, en proposant par exemple un prêt de vélos gratuit en été ou encore en proposant des produits issus de l’agriculture biologique et du commerce équitable dans son café.

 

La Fontasse (Cassis – France) : L’auberge de jeunesse « La Fontasse » à Cassis, près de Marseille, est probablement l’une des plus originales de France. Elle est située au cœur du massif des calanques. Ses hôtes bénéficient d’un environnement exceptionnel qui invite à partir en randonnée ou à pratiquer l’escalade dans les rochers calcaires. Auberge isolée, le site n’est pas relié aux infrastructures municipales (énergie, eau). L’auberge est donc contrainte de fonctionner de manière écologique : panneaux solaires, éoliennes, citerne d’eau de pluie, tri sélectif et valorisation des déchets. « La Fontasse » est l’établissement idéal pour faire des rencontres : plus de 2000 randonneurs, aventuriers et grimpeurs s’y rendent chaque année.

 

Rivertime Resort and Eco Lodge (Vientiane – Laos) : Entièrement construit dans des matériaux locaux et selon des méthodes traditionnelles, ce centre de vacances écologique est l’un des meilleurs d’Asie. Niché dans la forêt, Rivertime Resort and Eco Lodge met à votre disposition un hébergement dans des pavillons, conçus sur le modèle de l’architecture rurale du Laos, avec vue sur la rivière et des installations écologiques. Les pavillons ont été construits par des artisans de trois villages voisins, tout comme les meubles qui les équipent, selon des méthodes traditionnelles.

Vous y trouverez aussi un jardin et potager biologiques, qui sont utilisés par le restaurant flottant qui se trouve sur la rivière qui traverse le centre. Ici, tout est conçu pour minimiser la consommation d’eau et d’énergie (utilisation d’alternatives « vertes » à l’air conditionné, lavage à la main et séchage naturel du linge, électricité hydraulique…), les déchets organiques sont utilisés pour fertiliser le jardin et l’eau de la piscine provient de la rivière et ne nécessite pas de traitement chimique.

 

 

En France, près d’une dizaine de sites sur 160 se distinguent, comme l’auberge de Cassis, qui fonctionne partiellement à l’énergie solaire, ou celle de Grenoble, qui respecte les principes de la Haute qualité environnementale (HQE). Une charte environnementale a même été édictée en 1994 par laFédération unie des auberges de jeunesse (Fuaj) incitant ses membres à consommer des produits « verts », à réduire et à recycler leurs déchets, à promouvoir les déplacements en transport en commun.

 

En matière sociale, une majorité d’auberges ont des contrats avec des missions locales pour favoriser l’insertion des jeunes. Certaines, par exemple, réservent des lits pour l’hébergement des saisonniers d’entreprises touristiques qui rencontrent des difficultés de logement.

Voyageurs responsables de tous les pays, vous aussi essayez quelque chose de différent !

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En Allemagne, le soja est l'avenir de la saucisse

En Allemagne, le soja est l'avenir de la saucisse

 

 Les jours de la saucisse et des escalopes panées sont-ils comptés en Allemagne? C'est du moins ce dont rêvent les adeptes du véganisme, de plus en plus nombreux dans le pays et friands de substituts de viande à base de végétaux.

Veganz, une jeune chaîne allemande de supermarchés végans, ne connaît pas la crise: après un an et demi d'existence à peine, son troisième magasin a ouvert fin mars dans un quartier branché de Berlin et la marque veut se doter de 20 filiales en Europe d'ici trois ans.

Entre janvier 2012 et janvier 2013, le chiffre d'affaires a grimpé de 20 à 30%, et cette année ce sera beaucoup plus avec l'ouverture de nouvelles filiales, se réjouit son fondateur Jan Bredack, 41 ans, qui dit recevoir trois offres d'investisseurs par jour en moyenne.

L'engouement en Allemagne pour les produits n'intégrant aucune matière issue d'êtres vivants (ni viande, ni lait, ni oeuf, ni miel, ni cuir, ni laine...) est palpable dans son supermarché berlinois flambant neuf où se pressaient des centaines de personnes le jour de l'ouverture, notamment dans son rayon viandes, saucisses et poissons, entièrement à base de produits végétaux.

Schnitzel au blé 

On y trouve par exemple des saucisses au soja et au tofu, ou des schnitzels (classiquement, de l'escalope de porc panée) à base de protéine de blé, qui ressemblent à s'y méprendre à de la viande.

Ces succédanés de viande sont une part importante de notre chiffre d'affaires car en réalité la plupart de nos clients ne sont pas véganes à 100% et ne veulent pas bouleverser leur mode d'alimentation, ils veulent des produits qui ressemblent à ce qu'ils connaissent déjà, explique M. Bredack.

Par ailleurs, environ deux tiers des végans le sont devenus pour des raisons éthiques, seule une minorité d'entre eux sont réellement dégoûtés de la viande déclare Sebastian Zösch, le président de la fédération des végétariens d'Allemagne (Vebu), dans un entretien avec l'AFP.

Les adeptes du véganisme essaient de vivre sans exploiter les animaux, que ce soit pour se nourrir, s'habiller, ou pour tout autre but.

L'Allemagne compte près de 700.000 végans, dont le nombre croît de 20 à 30% par an, sur un total de près de sept millions de végétariens, selon Vebu. Les scandales à répétition autour de la viande, comme celui tout récemment sur le cheval, ne font que grossir leurs rangs.

Il n'est pas étonnant de constater que le marché allemand des succédanés de viande a bondi ces dernières années parallèlement à la hausse de la population végane: ce segment a presque triplé entre 2009 et 2012 pour représenter aujourd'hui plus de 60 millions d'euros, selon M. Zösch.

C'est encore bien maigre par rapport aux quelque 32 milliards d'euros du marché de la consommation de viande et charcuterie dans le pays. Mais les grands acteurs du secteur ne veulent pas laisser cette niche prometteuse leur échapper.

Ainsi dans le sillage de petits producteurs pionniers se positionnent des géants de la viande comme Vion Food, qui a lancé depuis quelques années Vegetaria, une gamme de substituts de viande.

Gare toutefois aux excès d'additifs dans la viande végétale, un phénomène en contradiction avec le message de santé et de développement durable que leurs producteurs et distributeurs veulent promouvoir.

Par le passé, certains substituts de viande que nous avions fait tester en laboratoire avaient révélé des traces de soja génétiquement modifié, des arômes ou des traces d'acides gras toxiques, note Birgit Hinsch, rédactrice à la rubrique alimentation du magazine pour consommateurs Ökotest.

Quant au goût, certains produits se rapprochent effectivement de la viande, mais souvent leur consistance est plus molle, plus élastique, constate Mme Hinsch.

Le salut pour les gourmets végans viendra peut-être de la viande in vitro, fabriquée à partir de cellules d'animaux, sur laquelle travaillent des scientifiques dans le monde entier, notamment aux Pays-Bas. Mais vu l'état actuel des recherches, ce n'est pas encore pour demain.

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Une Auberge de Jeunesse 100% éco-durable vient d'ouvrir à Paris

Une Auberge de Jeunesse 100% éco-durable vient d'ouvrir à Paris | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Une nouvelle génération d'Auberges de Jeunesse écolos arrive... L'Auberge de Jeunesse Paris-Pajol ouvre ses portes au coeur d'un éco-quartier parisien. A découvrir absolument !

 

L'Auberge de Jeunesse Paris-Pajol, qui compte 4 400m2, peut accueillir jusqu'à 330 personnes ! 

Elle est située au coeur d'un éco-quartier, qui regroupe également une bibliothèque et un jardin couvert, dans le 18e arrondissement à 5 minutes à pied de la Gare du Nord, tout près de la Gare de l'Est. Elle abrite 103 chambres (de 1 à 4 lits), un bar musical, des espaces lounge, une salle de spectacle, 7 salles de réunion, un restaurant avec une vue sur le jardin, une cuisine pour les voyageurs individuels, une laverie et même une bagagerie !


Cette Auberge rejoint le réseau de la FUAJ, la Fédération Unie des Auberges de Jeunesse, qui compte 120 établissements, tous situés en France, et celui d'Hostelling International (HI), avec 4 000 Auberges de Jeunesse dans le monde et dont la FUAJ est le maillon français. 


L'Auberge de Jeunesse Paris-Pajol est la première Auberge de Jeunesse éco-durable HI située au coeur d'une capitale.

La réabilitation écologique d'un ancienne halle SNCF


Volume très épuré, construit en bois (murs et façades), ce bâtiment labellisé Bâtiment Basse Consommation (BBC) a été imaginé par l'architecte spécialiste de " l'architecture environnementale " Françoise-Hélène Jourda. Le parti pris architectural a conduit à la réhabilitation de la charpente de la halle SNCF Pajol du 18ème arrondissement parisien datant de 1926. Elle servait alors au déchargement des trains de marchandises et de colis postaux. Débarrassée de ses surcharges, elle conserve sa caractéristique en recouvrant désormais l'Auberge de Jeunesse.

 

La halle, composée de sheds orientés plein sud, est couverte de 3 400 m2 de panneaux photovoltaïques, formant la plus grande centrale solaire urbaine de France, pour une production de 380 MW/h.an. 

 

En plus des panneaux photovoltaïques, 150 m⊃2; de panneaux solaires thermiques, couplés à une pompe à chaleur et à un système de récupération de la chaleur des eaux usées, couvrent ses besoins en eau chaude sanitaire. Une ventilation mécanique double flux permet de limiter les échanges avec l'air extérieur, minimisant ainsi les apports de chaleur nécessaires au maintien d'une température confortable. Un puits canadien permet également d'assurer le rafraîchissement des salles de spectacle et de réunion.

Ainsi, ce bâtiment THPE (Très Haute Performance Energétique) permet de supprimer la quasi-totalité des besoins de chauffage lorsque le bâtiment est occupé. Enfin, les eaux de pluie sont récupérées pour l'arrosage du jardin couvert et les espaces verts sur une surface de 9 000 m2.

 

" Avec l'ouverture de l'Auberge de Jeunesse Paris-Pajol, la FUAJ s'engage dans la construction d'une nouvelle génération d'Auberges de Jeunesse. La FUAJ poursuit sa mission : oeuvrer pour un monde plus respectueux des hommes, des territoires et de l'environnement, ouvert sur la diversité culturelle ", explique Edith Arnoult-Brill, Secrétaire Générale de la FUAJ qui précise également que "tous les voyageurs qui transiteront dans cette Auberge de Jeunesse seront informés et sensibilisés sur le label BBC et le développement durable".

 

L'Auberge est située au 20 rue Pujol, est ouverte toute l'année, 24h/24h. Comptez 29,50 euros par personne pour une nuitée, petit déjeuner inclus.

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Aux Etats-Unis, des lois contre les documentaires sur les élevages industriels

Aux Etats-Unis, des lois contre les documentaires sur les élevages industriels | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Quand l’industrie agro-alimentaire américaine fait taire les « activistes »

 

En réponse aux activistes qui filment les dessous des exploitations agroalimentaires, quatorze États américains se sont dotés de lois imposant le secret sur les conditions de production de la filière.

 

Des vidéos choquantes diffusées sur les réseaux sociaux ou relayées par leNew York Times ont généré une vive émotion dans la communauté de l’industrie agroalimentaire américaine (AAA - Animal agriculture alliance).

 

Réalisées par des activistes de la cause animale infiltrés depuis deux ans dans des exploitations, ces images dénonçaient des actes de « torture ordinaire » sur les animaux d’élevage (âmes sensibles s’abstenir).

 

Autre exemple en Utah où Amy Meyer, postée derrière les barbelés d’un abattoir, filmait le calvaire d’une vache vivante, sans doute malade ou blessée. Évacuée à l’aide par un tracteur sans aucun ménagement. Le propriétaire en colère a porté plainte en vertu des lois dites « ag-gag » (ag pour agriculture, gag pour bâillonner).

 

Avec les « ag-gag », l’industrie agroalimentaire américaine pensait détenir l’arme absolue. Adoptées ou proposées dans 14 États américains depuis mars 2012, elles renforcent l’« Animal enterprise terrorism act », votée en 2006 par le Congrès, assimilant déjà l’activisme écologique à une forme de terrorisme.

 

« Les activistes dehors »

Ces lois interdisent de filmer, photographier, dévoiler à autrui ou diffuser toute information sur le fonctionnement des exploitations et les conditions de vie des animaux. La peine encourue en Utah, une amende de 1 500 dollars et jusqu’à un an de prison ferme.

 

Pour remédier aux désagréments de telles publicités, l’Animal agriculture alliance tenait mercredi 1er mai une conférence « privée » en Virginie. Le programme du jour : « expertises-conseils » sur la loi « ag-gag », ou encore, la façon de faire face « aux entreprises de manipulation des opposants ».Pudique, elle en interdisait l’accès à la presse et imposait un mot d’ordre à l’entrée : « les activistes dehors ».

La veille, le bureau du procureur rejetait l’accusation contre Amy Meyer.

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Thalasso Bio à Carnac

Thalasso Bio à Carnac | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Ce mois-ci le Tour de France du bio fait escale en Bretagne et Pays de la Loire. Rencontre avec Martial Denêtre, Directeur Général du Carnac thalassothérapie & spa resort. Découvrez ce centre de remise en forme unique et garanti 100% bio.

 

Racontez-nous votre parcours

J’ ai commencé mon parcours par une école hôtelière à Nice et je me destinais à travailler dans la restauration et l’hôtellerie, plutôt d’affaires. Après cinq années de présence dans un grand hôtel Marseillais de 200 chambres où j’étais rentré comme réceptionniste d’hôtel, je suis devenu Directeur Adjoint. Cette expérience m’aura permis de toucher à tous les secteurs d’activités et de me donner de solides bases.

 

A 26 ans, j’ai quitté Marseille pour prendre ma première Direction d’hôtel, un 4 étoiles à Montpellier. J’ai été un des plus jeunes Directeurs de France en poste dans cette catégorie d’hôtel pour l’époque. J’en suis parti un an plus tard pour prendre la direction de l’hôtel de la thalassothérapie de Pornic. Trois ans après, à moins de 30 ans, j’en ai pris la Direction Générale : hôtellerie, restauration, et thalassothérapie. Les équipes de Pornic et moi même en avons fait la quatrième destination française dans son domaine d’activité.

 

En 2008 j’ai rejoint Carnac thalassothérapie & spa resort comme Directeur Général et j’ai la joie de piloter le plus gros site français d’hôtellerie et de thalassothérapie avec 264 chambres en hébergement et une capacité jour de 320 curistes.

 

 

Enfin un centre de thalasso labélisé 100% bio ! Comment a-t-il été accueilli dans la région ?

Très bien. Nous sommes les seuls à ce jour en France, en Europe et j’ose dire vraisemblablement au monde à avoir un centre de thalassothérapie à avoir fait le choix du 100 % bio avec une labellisation Ecocert.

Notre spa marin a obtenu, en première mondiale, la certification BEINGexcellence. Sur le plan régional notre ancrage est d’autant plus fort dans la mesure où nous avons eu la volonté de travailler avec un laboratoire breton et avec le plus grand nombre de matières premières issues de notre région et en particulier les algues.

 

 

Comment se traduit l’engagement de la Thalasso de Carnac en faveur du développement durable ?

Notre engagement se traduit par la mise en place du label Being mais aussi par une norme 14001 Afnor sur le développement durable que nous suivons au quotidien. Nous pratiquons, également, une veille constante de ce qui pourrait nous faire évoluer de façon durable dans cette direction.

 

 

Parlez-nous de la marque de cosmétiques Bio Carnac® Bio

Carnac est le point de départ de notre aventure. En effet en 2008, nous avions la volonté de dépoussiérer la gamme aux actifs marins que nous commercialisions sous notre marque. Nous avons eu la chance de rencontrer les bonnes personnes, notamment Madame Fabienne Bresdin, Présidente des laboratoires Océalys qui a su nous accompagner dans notre démarche.

 

C’est ainsi qu’est né Bio Carnac, une gamme de 26 références 100 % bio aux actifs marins avec 26 % d’eau de mer de Carnac ainsi que 100 % d’algues bretonnes dans nos formulations. Nous sommes propriétaires de la marque et de ces formulations, une pratique peu répandue mais volontaire afin de protéger le travail fait par nos équipes qui ont participé de façon importante à sa réalisation, notamment au niveau des textures, des odeurs et des codes couleurs.

 

 

Quelle place occupe le bio / l'écologie dans votre vie ?

J’y suis attentif, notamment par mes actes de consommation courante et j’attends avec impatience que les véhicules électriques puissent avoir une autonomie plus importante pour pouvoir y aller.
Je mange tous les jours des produits bio et ce, grâce à mon épouse toute aussi attentive. Et n’oublions pas le vin bio qui a fait des progrès spectaculaires en qualité et est vraiment intéressant à découvrir.

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Les espoirs de l’agroécologie selon Marie-Monique Robin

Les espoirs de l’agroécologie selon Marie-Monique Robin | Des 4 coins du monde | Scoop.it

La journaliste Marie-Monique Robin est une fidèle de la Foire éco bio de Colmar. Et fait salle comble pour chacun de ses documentaires

 

Elle avait démonté les mécanismes de l’agrochimie avec « Le monde selon Monsanto ». Désespérant. Elle montre aujourd’hui les possibilités de l’agroécologie dans « Les moissons du futur ». Espoirs.

La journaliste Marie-Monique Robin est une fidèle de la Foire éco bio de Colmar. Et fait salle comble pour chacun de ses documentaires, enquêtes au long cours sur toute la planète.

 

Avec son dernier, Les moissons du futur, elle illustre brillamment le thème des « métamorphoses pour sortir des crises » choisi cette année par la foire. Elle est partie sur tous les continents pour savoir « si l’agroécologie peut nourrir le monde ». La réponse est convaincante. En Amérique latine, en Afrique, au Japon, en Inde, en Europe, et tout près de chez nous, à Ottenheim (Bade Wurtemberg), des paysans cultivent sans pesticide, sans OGM, sans engrais de synthèse. Ils font de belles récoltes, arrivent à vivre de leurs productions et à préserver la nature.

 

Un autre savoir-faire

« L’agroécologie est plus complexe que l’agriculture bio. Elle associe des plantes complémentaires, préserve les écosystèmes et la qualité des sols, vise l’autosuffisance des moyens de production. C’est à la fois une affaire de savoir-faire paysan, parfois oublié, et de recherche scientifique, d’échanges entre les paysans et les chercheurs. »

 

Mieux, mieux, mieux

En sept mois, le film Les moissons du futur a été projeté dans 200 salles, après sa diffusion sur Arte. Marie-Monique Robin l’a présenté 80 fois et a dialogué avec son public, surtout en milieu rural.

Elle l’a aussi présenté à un colloque au Sénat. « Le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, a déclaré vouloir faire de la France le leader européen de l’agroécologie. Banco. Mais il faudra aider les agriculteurs à décontaminer leurs sols, les accompagner pendant les trois-quatre ans de conversion, leur apprendre de nouvelles manières de cultiver. »

 

Pour Marie-Monique Robin, fille de paysans de Poitou-Charente, il ne s’agit pas de « faire plus plus plus, mais mieux mieux mieux.

Avec la hausse des prix du pétrole, la raréfaction des ressources naturelles et le réchauffement climatique, ne s’en sortiront que ceux qui savent planter des graines, qui sont sortis de la dépendance à l’énergie et à l’industrie. »

 

Son prochain film, Les excès de croissance , sortira en octobre 2014, préfinancé en partie par le public. Pour assurer son indépendance.

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Les Pyrénées-Orientales se classent à la 2e place des producteurs français bio

Les Pyrénées-Orientales se classent à la 2e place des producteurs français bio | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Bon nombre de paysans des Pyrénées-Orientales (515), comme ceux du mas Guiter à Fuilla optent pour ce type de reconversion par conviction. Il s'agit également de préserver leur quotidien.

Si, au plan national, et, dans une moindre mesure, au niveau régional, le bio affiche un certain ralentissement, le département des P.-O. progresse significativement dans ce secteur, puisque la surface consacrée aux cultures bio a augmenté de 11 % en un an avec 3 % de producteurs supplémentaires.

Des producteurs qui produisent des fruits, des légumes, du vin, de la viande, du miel ou encore des fromages, comme c'est le cas depuis septembre 2009 au mas Guiter à Fuilla. Sur cette exploitation familiale, historiquement implantée depuis plusieurs générations dans la vallée de la Rotja, Florence et Charles Guiter, leur fils Benjamin et leur belle-fille Chloé, ont fait le choix du bio et de la vente directe avec 13 vaches laitières de race montbéliarde et 27 hectares de prairie.

Le lait à la ferme comme avant

 

515 producteurs bio dans les P.-O.

Le département compte 515 producteurs engagés en bio sur près de 13 000 hectares. Ce qui correspond à 14 % de la surface agricole. Les P.-O. se classent ainsi à la 2e place des producteurs français bio avec 280 producteurs de fruits et légumes, 160 vignerons, 40 éleveurs, 20 oléiculteurs et 15 en diversification comprenant l'apiculture et, entre autres, les plantes aromatiques.

 

Une petite exploitation qui a misé sur la valeur ajoutée via la transformation de ses produits. Les 55 000 litres de lait servent en effet à fabriquer, in situ, des fromages frais ou déclinés en pâte molle, en tome et en yoghourt. Des produits appréciés sur les marchés de la région, comme dans les boutiques de producteurs, mais aussi auprès de certains commerçants et restaurateurs. Lesquels sont de plus en plus attentifs aux exigences de leurs clients en terme de traçabilité alimentaire.

Limités par le foncier, les Guiter ont opté pour ce type de production avec des prairies irriguées, qui leur permettent d'effectuer trois coupes de foin par an et une démarche qui privilégie la rencontre avec le consommateur. Des consommateurs qui peuvent se rendre à la ferme, un peu comme autrefois pour acheter leur litre de lait cru ou échanger avec les éleveurs sur le quotidien de leur profession.

 

Le bonheur est dans le bio

Une profession qui compte donc de plus en plus de conversions en agriculture biologique avec, comme l'explique Patrick Marcotte, directeur du Civam Bio, des motivations qui ne sont pas toujours économiques : "Le bio c'est un art de vivre. Un choix qui guide l'itinéraire professionnel, car le paysan a pris conscience du danger que représentaient les pesticides pour la société, mais aussi pour lui-même qui en est le premier utilisateur.

 

Nous assistons, à ce titre, à l'agrandissement des surfaces cultivées en bio, tout comme nous enregistrons de nombreuses reconversions principalement au sein d'entreprises familiales". Un choix qui fait, de toute évidence, le bonheur de la famille Guiter avec des producteurs qui ont réussi, dans un cadre bucolique, le pari de la rentabilité, loin des poncifs du productivisme si souvent décrié.

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Jeudi Veggie : promouvoir l'alimentation végétarienne

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L'association végétarienne de France et le L214 lancent en France le projet Jeudi Veggie. Une initiative qui encourage une alimentation végétarienne une fois par semaine, le jeudi.

 

Les associations AVF et L214 proposent au grand public de découvrir une fois par semaine, le jeudi, l'alimentation végétarienne à travers la grande opération du "jeudi veggie".

 

À terme, cette alternative, devrait être étendue aux restaurants, cantines privées et d'entreprises afin d'avoir de bonnes alternatives végé dans les restaurants, à côté des plats "classiques" contenant de la viande ou du poisson. L'important c'est que tout le monde ait le choix. Le but de cette initiative est de partager des valeurs telles que l'éthique, l'écologie, le partage des ressources, le plaisir gustatif et la santé. 



Manger végétarien un jour par semaine c'est facileSur le site internet dédié vous pourrez ainsi bénéficier de courriers d'information, d'idées recettes et de conseils cuisine afin d'être aidé dans cette démarche active et positive.L'idée n'est pas née d'hier puisque l'opération existe déjà hors de nos frontières. A Los Angeles par exemple, le Lundi végétarien à été instauré dans toutes les écoles depuis le mois de mars 2013. Une opération de même type existe aussi à Taïwan, en Belgique et en Grande-Bretagne et en Allemagne.   S'engager dans le Jeudi Veggie en un clicPour participer il vous suffit de cliquer sur "Je m'engage" sur la page internet de la campagne. Ainsi, vous vous engagez à manger végétarien un jour pas semaine. Que vous soyez novice en la matière ou pas, vous pouvez aussi vous inscrire à la "lettre d'info" afin de recevoir chaque semaine un courrier qui vous aidera dans votre démarche avec des astuces, des conseils et même des idées recettes.Vous pouvez aussi soutenir le projet et le faire connaître dans votre région en organisant vous même des opérations visants à promouvoir l'alimentation végétarienne.   Les rendez-vous Jeudi Veggie à venir en FranceParis : le 2ème arrondissement n’est pas le seul à servir des menus végétariens réguliers dans les écoles. Le 10ème arrondissement en propose un par mois. Le 29 septembre 2011, le Conseil de la ville de Paris a opté pour un choix végétarien chaque jour dans ses restaurants du personnel.

Dijon : un repas végétarien par mois dit "alternatif" est proposé depuis février 2010.

Strasbourg : un choix végétarien tous les jours ainsi qu’un repas végétarien pour tous une fois par trimestre.

Saint Etienne : un repas végétarien est proposé régulièrement dans les cantines scolaires.

Marseille : la municipalité va mettre en place des menus végétariens pour permettre à tous les enfants de manger de façon équilibrée.

Metz : dans les cantines scolaires il y a un menu végétarien toutes les trois semaines.

Lyon : tous les jours dans les écoles, un menu dit « sans viande », mais qui contient parfois du poisson.

Hoenheim : chaque jour, un menu alternatif est proposé dans les restaurants scolaires, tantôt végétarien, tantôt avec du poisson.

 Toutes les infos et les prochains rendez-vous sont sur le site de l'Association Végétarienne de France  Pour vous aider dans cette démarche et trouver des recettes 100% Veggie, vous pouvez télécharger gartuitement l'E-book "My healthy comfort food" de Melle PIGUT et ses 31 auteurs culinaires hors pair !  Avec toutes ces infos c'est parti pour le "Jeudi Veggie " !
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Une mode respectueuse de l’environnement

Une mode respectueuse de l’environnement | Des 4 coins du monde | Scoop.it
L'industrie internationale de la mode est en pleine effervescence alors que la sixième édition de la semaine Eco-mode se tient à Vancouver ce mois-ci.

Comme le nom du défilé le suggère, la mode entretient un véritable lien avec l’environnement, et ce dernier est susceptible d’attirer l’attention des concepteurs et des industriels du textiles du  monde entier, en particulier lorsque l’accent est mis sur l’innovation.


L’éco-fashion se développe

Mais, alors que des milliards de bénéfices sont amassés par cette industrie, il faut aussi reconnaitre qu’elle est la troisième industrie la plus dommageable pour l’environnement dans le monde en raison de sa surutilisation des ressources naturelles. Par conséquent, pour sauvegarder l’environnement des  préjudices  causés par l’industrie de la mode, le concept d’éco-fashion a pris naissance. En Inde aussi les concepteurs ont commencé à l’expérimenter.

 

« La mode écologique est un concept qui couvre de nombreuses étapes – de la conception, et de la production de détail aux achats. Elle soulève un large éventail de questions, comme les conditions de travail, l’exploitation, le commerce équitable, la production durable, l’environnement et le bien-être des animaux. Il s’agit de faire des vêtements à partir de matières premières organiques comme le coton, la soie et le jute. Les produits chimiques et décolorants nocifs sont largement répandus dans la production de tissus de couleur, mais pas quand l’éco-mode entre en jeu », explique la designer  Deepika Govind dont la philosophie est«Fashion for Earth » (une mode pour la Terre).

 

 

Innovation des designers

Actuellement propriétaire de deux magasins à Delhi et à Bangalore, Deepika explique: « Je n’utilise que des tissus purs – aucun synthétiques. Le polyester,c’est terminé. Avec des légumes et des colorants biologiques, j’ai utilisé du coton bio. Les collections Khadi (fils filés à la main et tissus tissés à la main) et les lignes de soie biologique sont maintenant un évènement annuel.»

« Par ailleurs, j’ai travaillé sur plusieurs lignes écologique, recréé un tissu traditionnel en traitant le fil ou en le mélangeant  avec un autre tissu pur, pour le rendre plus souple. Comme avec l’Eri ou la soie de la Paix par exemple, j’ai assoupli le fil Eri, naturellement grossier, pour créer une collection d’étoles et de châles, et ensuite tisser une gamme de saris en soie. J’ai mélangé le fil khadi avec du tencel et du modal (matière cellulosique artificielle en fibres écologiques, fabriquée à partir de l’écorce des arbres) pour créer un khadi au drapé enviable et solide », rajoute-t-elle.

 

Elle conclut: « Le consommateur indien est prêt pour les vêtements écolo – il y a un marché croissant et une prise de conscience, ainsi qu’un engagement individuel à la préservation de l’environnement.»

 



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Qui sont les créatifs culturels ?

Qui sont les créatifs culturels ? | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Les créatifs culturels revendiquent des valeurs : écologie, développement personnel et spirituel, ouverture multiculturelle et implication solidaire.

 

Etes-vous un créatif culturel ?

Les créatifs culturels (traduction du terme « cultural creative ») rassemblent ceux qui revendiquent des valeurs liées à l’écologie, à la vision féminine des relations, au développement personnel et spirituel, à l’ouverture multiculturelle et à l’implication solidaire dans la société.

L’émergence des créatifs culturels

Les contextes social, économique, politique et culturel amènent les occidentaux à voir le monde autrement. La crise et même les crises chamboulent la perception que l’on a de notre société. Entre les difficultés économiques, les souffrances des uns et des autres, les injustices, la violence, les scandales alimentaires, les peurs, etc., on oscille entre un ras le bol et l’envie de changer la façon dont le monde avance. Et ce changement global passe par un bouleversement intérieur individuel.

 

En 2000, Paul Ray et Sherry Anderson tentent de savoir où se situent les Américains, entre les 2 grands modèles qui constituent la société américaine à l’époque : les « Traditionnalistes »(pro-Bush) et les « Modernistes » (pro-Clinton).

Après 12 années de recherche auprès d’un échantillon représentatif de 100 000 Américains, ils s’aperçoivent qu’un autre sociotype émerge : plus d’un quart des adultes (soit 50 millions de personnes) auraient choisi une troisième voie. Ceux-ci ont en effet profondément changé leur vision du monde, leur mode de vie et même leurs valeurs ces dernières années. Les 2 chercheurs ont décidé de nommer cette catégorie de personnes les Cultural Creatives, autrement dit descréatifs culturels ou créateurs de culture.

« Nous décidons de les appeler les Créatifs culturels car, d’innovation en innovation, ils sont en train de créer une nouvelle culture pour le 21e siècle ».

 

Leur nombre est en constante évolution. 

Au début des années 60, ce groupe socioculturel mu par des valeurs totalement opposées à la culture de l’époque ne représentaient que 5% de la population. Héritiers des mouvements écolo, antiraciste et new age, les créatifs culturels ou créateurs de culture, représenteraient aujourd’hui entre 33 et 37% des populationsd’Amérique du Nord, d’Europe de l’ouest et du Japon.

 

Selon l’étude coordonnée par Yves Michel en 2006, les Créatifs Culturels représentent 17 % de la population française, bien plus que les militants de n’importe quel parti politique en France ! Ils sont majoritairement des femmes (deux tiers).

 

Les créatifs culturels veulent profondément changer la société. Ils la désirent plus responsable, plus solidaire, plus durable. Et surtout, ils veulent qu’elle ait du sens. Loin du militantisme politique – les créatifs culturels ne sont ni de droite, ni de gauche – ils sont persuadés qu’une autre voie est possible.

Les valeurs piliers des créatifs culturels

Le philosophe Patrick Viveret voit les créatifs culturels comme un groupe de personnes ayant changé de posture dans leur rapport à l’écologie, entre les hommes et les femmes, qui ont une ouverture multiculturelle, une forte implication sociale et un intérêt pour les questions spirituelles au sens large du terme.


Les créatifs culturels, contrairement aux 2 sociotypes déjà identifiés sont cohérents dans leurs valeurs. Et ils font preuve de cohérence entre leurs pratiques et leurs valeurs. 

Ce groupe socioculturel très porteur a su franchir les barrières érigées par l’establishment : les créatifs culturels peuvent aussi bien prôner des valeurs que l’on prête aux Traditionnalistes comme la spiritualité par exemple, que des valeurs très ancrées chez les Modernistes comme le féminisme.

Plus étonnant encore, ce groupe n’a même pas conscience de former un groupe important : chacun se croit marginal ou minoritaire. Or, ils sont des millions à constituer cette force sociale qui peut devenir un puissant levier de changement.

 

Gwenhaël Blorville, doctorant en sociologie à l’université de Tours, met en relief 4 valeurs fondamentales qui fédèrent les créatifs culturels.

l’ouverture aux valeurs féminines : la place des femmes dans la sphère publique, la préoccupation au sujet des violences faites aux femmesl’intégration de valeurs écologiques et de l’enjeu du développement durablel’implication sociétale c’est à dire l’implication individuelle et solidaire dans la sociétéle développement personnel, pouvant inclure une dimension spirituelle
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Adrien's curator insight, September 25, 2015 6:33 AM

Mouvement qui est apparu au même moment qu'une arrivée massive de livres de développement personnel au sein des librairies aux alentours des années 2003-2005. Mouvement, semble t'il, anticipé Jean Louis Servan Schreiber qui avait racheté Philosophies Magazine en 1997 alors que, le magazine allait au plus mal pour épouser ce type de sujets et qui, depuis, est devenu un des magazines les plus vendus en France

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Environnement: recycler les meubles usagés

Environnement: recycler les meubles usagés | Des 4 coins du monde | Scoop.it

La montagne de déchets d'ameublement produits chaque année - plus de 2 millions de tonnes - généralement enfouis ou incinérés, vont pouvoir avoir une seconde vie grâce à la création de filières de recyclage, financées à partir du 1er mai par une éco-contribution.

 

Comme dans d'autres filières de tri, la collecte et le traitement de ces meubles usagés ont été confiés à un éco-organisme, créé par les industriels du secteur à qui la loi impose de gérer leurs déchets.

 

Cette nouvelle filière meubles était inscrite dans la loi Grenelle 2 de 2010.

Particularité: il a été décidé d'avoir deux éco-organismes, l'un pour la filière "particuliers" (Eco-Mobilier) et l'autre, Valdelia, pour les meubles des entreprises, collectivités (hôpitaux, écoles, etc.), magasins et cafés-hôtels-restaurants.

 

Certifiés depuis fin 2012, Eco-Mobilier et Valdelia oeuvrent depuis pour mobiliser tous les vendeurs de meubles, qui devront faire payer l'éco-contribution aux acheteurs avant de la reverser à l'éco-organisme ad hoc.

 

Les vendeurs ont tout intérêt à rejoindre au plus vite le système, le paiement de l'éco-contribution étant rétroactif au 1er mai quelle que soit la date d'adhésion. "60% du marché (des meubles professionnels) est dans la boucle aujourd'hui, nous visons près de 80% à la fin de l'année", précise Arnaud Humbert-Droz, directeur général de Valdelia.

Les éco-contributions iront de dizaines de centimes pour une chaise basique à une poignée d'euros pour les objets les plus lourds et les matelas.

 

"La collecte, qui se fait directement chez le détenteur à partir de 2,4 tonnes et 20m3 ou dans des points d'apport volontaire que nous mettons en place, a débuté en mars", explique Arnaud Humbert-Droz. Le but est d'avoir en 2017 un point d'apport volontaire tous les 40 km, contre environ 400 km aujourd'hui.

 

A ce jour, 22 centres de tri ont été sélectionnés. Exemple: le site de Vert-le-Grand (Essonne) qui gère les déchets du sud de l'Ile-de-France. "Nous traitons environ 70.000 tonnes de déchets secs (Ndlr: cartons, ferraille, plastiques, etc.) pour une capacité de 200.000 tonnes, nous avons donc de la marge", explique Marc Rajade, son directeur général.

 

L'économie sociale (Emmaüs etc) "aura accès au gisement de meubles en bon état en vue d'une réutilisation", assure le patron de Valdelia.

Mais la grande partie sera recyclée: bois, plastique, métal seront au maximum transformés en +matières premières secondaires+, c'est-à-dire vendus à des industriels et réintroduits dans un cycle de production.

 

Un objectif ambitieux a été fixé : atteindre d'ici fin 2017 un taux de recyclage de 75% des déchets d'ameublement des professionnels (600.000 tonnes). Le budget de Valdelia s'élève pour 2013 à 30 millions d'euros et devrait grimper à 100 millions en 2017. En 2013, une collecte de 87.000 tonnes est visée.

 

Pour les particuliers, la filière n'est pas encore opérationnelle mais les milliers de vendeurs de meubles - grandes enseignes ou indépendants - adhèrent peu à peu à Eco-Mobilier. En magasin, l'éco-contribution devra clairement être indiquée avec le prix de l'objet à partir théoriquement du 1er mai.

 

"La montée en charge va être progressive", affirme Dominique Mignon, directrice général d'Eco-Mobilier, qui table sur un budget "en rythme de croisière" de 300 millions d'euros.

Les discussions sont engagées avec les collectivités qui gèrent les 4.500 déchetteries. Il y aura désormais une benne "meubles" prenant tous les matériaux, y compris les matelas.

 

Pour le tri, "les choix des prestataires auront lieu en juillet et l'exploitation démarrera véritablement en septembre", prévoit Dominique Mignon.

L'objectif pour les particuliers est en 2017 un taux de recyclage/réutilisation de 45% sur un gisement d'1,7 million de tonnes (contre 25% aujourd'hui dont 3% dans l'économie sociale).

En plus des 45% recyclés, 35% devront servir à produire de l'énergie (essentiellement le bois).

 

Pour Nicolas Garnier d'Amorce (collectivités), le "défi", c'est la collecte: "il faudra aller vers un système de récupération en magasin ou lors d'une livraison".

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L’état devra indemniser un céréalier français atteint d’un cancer du sang

L’état devra indemniser un céréalier français atteint d’un cancer du sang | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Atteint depuis près d’une décennie d’un cancer du sang, Dominique Marchal, céréalier français de Meurthe-et-Moselle, sera indemnisé par l’état pour le préjudice subit par le mauvais étiquetage des produits phytosanitaires dont il se servait.

 

Dominique Marchal a manipulé pendant plus de deux décennies des produits phytosanitaires contenant du benzène ou du toluène, dont le lien avec certain cancers du sang est bien documenté, sans que leur étiquetage ne le mentionne, note le journal Le Monde.

 

La cour d’appel de Nancy a confirmé la décision du tribunal de grande instance d’Epinal, obligeant l’Etat à réparer le préjudice subi par l’agriculteur. Les magistrats de la cour d’appel de Nancy ont fait remarquer que « les étiquetage litigieux n’indiquent pas la composition du produit, ainsi que la présence d’une substance hautement dangereuse pour l’homme, comme le benzène, ni les précautions d’utilisation ».

 

Selon François Lafforgue, avocat du plaignant, « c’est la première fois qu’un agriculteur est indemnisé pour une intoxication chronique aux pesticides ». Si l’Etat a le droit de se retourner contre les fabricants, aucune poursuite n’a pour le moment été engagée.

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L’emballage qui change de couleur quand l’aliment est périmé

L’emballage qui change de couleur quand l’aliment est périmé | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Des recherches menée à l’Ecole Polytechnique (Poli) de l’USP (Université de São Paulo) a permis de créer un nouveau type d’emballage biodégradable pour aliments, capable de changer de couleur quand le produit commence à se détériorer, indiquant ainsi qu’il est devenu impropre à la consommation. D’après les chercheurs, l’idée est de créer une nouvelle fonctionnalité dans les emballages, au-delà de la protection du produit.


Question de pH

Le procédé est rendu possible grâce à un pigment appelé anthocyane présent dans l’emballage, et fait à partir de fécule de manioc. Cette substance altère sa couleur quand il y a un changement de pH du produit (passant de acide à basique), ce qui se produit durant le processus de détérioration.

 

Le projet a été développé par l’ingénieure agro-industrielle Ana Maria Zetty Arenas, au Laboratoire d’Ingénierie des Aliments de la Poli, et peut être utilisé dans des emballages de poisson cru, par exemple.

 

La professeur Carmemn Tadini, du Département d’Ingénierie Chimique de la Poli, qui a coordonné l’étude, explique que quand le poisson commence à se détériorer, le pH augmente à cause de la décomposition des aminoacides et de l’urée, et d’une altération de la créatine, libérant des amines volatiles responsables de la mauvaise odeur du poisson pourri. « Le pH de la viande augmente jusqu’à devenir basique, processus qui dure environ trois jours », affirme la chercheuse.

« L’emballage avec l’anthocyane, de couleur rouge très vif, au contact avec les molécules volatiles, devient gris foncé« , explique-t-elle.

 

 

L’info produit par des couleurs

L’idée est de faire de l’emballage une sorte de vitrine, avec notamment une palette de couleurs pour informer les consommateurs. « La durée de validité d’un produit en rayon peut être inférieure à celle indiquée sur l’emballage, à cause, notamment de microfissures qui peuvent apparaître sur l’emballage. Ainsi, le changement de couleur pourrait permettre aux consommateurs et aux commerçants de savoir que le produit est devenu impropre à la consommation”, ajoute Tadini.

 

L’efficacité de ce nouvel emballage a déjà été confirmée par des tests en laboratoires, mais d’après la professeur, son utilisation à une échelle industrielle passe par des tests de fabrication dans une usine pilote.« C’est nécessaire vu que la production d’emballages se fait en grands volumes », conclut-elle.


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