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Dans divers pays, des gens prennent la parole, se mobilisent ; des choses bougent. Restons à l'écoute.
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L'académic​ien des sciences Paul Deheuvels dénonce le communiqué de six académies

L'académic​ien des sciences Paul Deheuvels dénonce le communiqué de six académies | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Je viens d’apprendre qu’un tout petit nombre de représentants des six Académies (Agriculture, Sciences, Médecine, Technologies, Pharmacie, Vétérinaire...) se sont réunis pour publier un communiqué commun concernant l’étude du professeur Séralini (éditée récemment dans la revue "Food and Chemical Toxicology").

 

Les Académies ne sont pas engagées dans leur ensemble

Sans même avoir lu leur déclaration, je me dois d’attirer l’attention du public sur le fait que ledit communiqué ne peut engager l’une ou l’autre de ces académies dans leur ensemble.

En effet, un groupe d’experts a été convoqué en urgence, on ne sait par qui, on ne sait comment, dans une absence totale de transparence concernant le choix de ses membres, et sur la base de 2 représentants par académie.

Ces personnes ont cru bon de rédiger dans un espace de temps très bref un avis très critique sur cette étude. Elles ne peuvent prétendre à elles seules incarner l’avis de l’ensemble du monde scientifique français, et ce serait une forfaiture que de le laisser croire.

 

Étant le seul membre de l’Académie des sciences représentant la discipline des statistiques en tant que telle, il aurait été normal que je sois consulté, et tel n’a pas été véritablement le cas.

Il ressort des conversations que j’ai eues a posteriori sur ce communiqué que les représentants des cinq académies mentionnés plus haut y ont critiqué la partie descriptive de l’étude du professeur Séralini, concernant les tumeurs, en lui reprochant de ne pas être significative sur le plan statistique. Ils auraient, par contre, ignoré la partie toxicologique de l’article, traitée avec sophistication par des méthodes modernes (dites de PLS). Notons que l’article de Gilles-Eric Séralini est, justement, publié dans une revue de toxicologie.

 

Un mauvais procès fait à l’étude de Séralini

Dans tout texte du genre, la partie descriptive se contente de décrire, sans pour autant en tirer de conclusion démontrée. C’est bien ce qui se passe ici, et je ne trouve rien à redire sur le plan professionnel à cette composante, quoi que puisse en dire le petit groupe de signataires de la motion.

À l’inverse, la composante de toxicologie de l’article a l’immense mérite d’étudier la cohorte de données complète des analyses réalisée sur une durée d’environ 16 mois. Cette partie de l’article aboutit, quant à elle, à la mise en évidence de différences significatives sur le plan statistique, sous réserve, bien entendu, que leur traitement ait été correctement réalisé, et je ne vois aucune raison de penser que ce n’est pas été le cas.

On pourra m’objecter que ce sont précisément ces parties descriptives de l’article de Séralini qui ont attiré l’attention des médias, puisqu’elles parlent des tumeurs dont les animaux d’expérience ont été victimes. Ce n’est pas la question.

Je pense qu’on fait à cette étude un mauvais procès, par de mauvais arguments, et avec un acharnement parfaitement suspect compte tenu des immenses intérêts financiers qui sont en jeu.

Il ne s’agit pas de savoir ce qu’en pensent les médias, mais plutôt de juger la qualité technique de ce travail.

 

Je tiens à dire, avec force, que l’article du professeur Séralini se situe à un niveau élevé de qualité parmi les articles de même catégorie. On ne peut lui reprocher sa valeur scientifique qui est indéniable. On ne peut l’attaquer sur sa partie descriptive qui ne cherche pas à établir des preuves, au sens statistique du terme, mais à donner une présentation lisible, purement factuelle, des résultats obtenus.

Il est d’autant plus anormal que le communiqué des six académies ne s’intéresse guère (si mes renseignements sont corrects) à la composante toxicologique de l’analyse, qui, elle, fait usage de niveaux de confiance établis selon les règles habituelles de la statistique.

 

Pour une saine confrontation des idées

Je récuse donc par avance tout texte qui serait présenté au nom de six académies sur ce sujet, partant du fait évident que le comité qui l’a signé ne représente que lui-même, indépendamment de l’éminence de ses membres.

C’est d’ailleurs un procédé à la limite du scandale de vouloir parler au nom de tous lorsqu’on est peu nombreux. Quelle que soit la qualité des signataires, ils expriment un avis qui ne peut prétendre constituer une vérité universelle, tant que le problème n’aura pas été véritablement discuté ouvertement, et sur le fond.

 

L’article du professeur Séralini a l’immense mérite de mettre en évidence qu’il n’y a pas suffisamment d’études portant sur les effets à long terme des alimentations à base d’OGM. Au lieu de critiquer dans cette étude ce qui ne peut pas l’être, tout en omettant de l’apprécier pour sa composante authentiquement innovatrice, les organismes établis comme l’INRA ou l’ANSES, devraient entreprendre des études approfondies sur des échantillons plus nombreux.

Celles-ci permettraient de sortir par le haut d’une querelle aux paramètres évidemment biaisés. Il faut que le débat d’idées ait lieu, dans le calme, et sans avoir à subir les pressions des lobbys qui s’expriment pour ou contre des opinions, sans même prendre le temps de les discuter.

 

J’exprime un avis personnel, basée sur mon expérience professionnelle, et je n’insulte pas ceux qui ont une opinion contraire. L’intérêt de la science se situe, avant tout, dans une saine confrontation des idées et des arguments, qui soit, si possible, sans parti pris.

On est, semble-t-il, très loin d’une telle situation, je le crains.

Paul Deheuvels

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Solide et pas cher, le vélo en carton est prêt à rouler (même sous la pluie) - Terra eco

Solide et pas cher, le vélo en carton est prêt à rouler (même sous la pluie) - Terra eco | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Comment aurait réagi la plupart d'entre nous en voyant un canoë en carton qui ne prend pas l'eau ?

 

On aurait applaudi, on se serait peut-être demandé comment ce miracle peut avoir lieu... et puis on aurait pensé à autre chose. Pas Izhar Gafni. Inspiré par l’objet flottant 100% recyclé, cet ingénieur israélien a ruminé pendant des mois cette idée : créer un vélo, un vrai qui roule et qui fait mal aux fesses, en carton recyclé. Avant de se lancer.

 

Après trois ans à expérimenter les bonnes techniques de pliage, de découpage, de collage du carton, il est parvenu à fabriquer un vélo écolo. Le matériau est enduit d’un durcissant imperméabilisant, les roues sont revêtues de caoutchouc recyclé et n’ont pas besoin d’être gonflées.

Dans sa version prototype, cette bicyclette est équipée d’un système de freins et de pédaliers en métal, mais l’ingénieur planche sur des équipements en matériaux organiques pour les remplacer. Pour les flemmards, il pourra même être équipé d’un moteur électrique.

 

Ce vélo est léger, 9kg pour la version adultes, 3,5 kg pour la version enfants. Il a coûté environ 10 euros à produire (sans compter le nombre incalculable d’heures qu’Izhar Gafni a passées à la fabriquer) et a une durée de vie de deux ans environ.
La production devrait débuter d’ici 6 mois et les modèles disponibles à l’achat d’ici un an.

Il pourrait devenir, si les producteurs – l’entreprise israélienne ERB qui porte le projet - et les revendeurs s’accordent des marges raisonnables, le vélo le moins cher du monde. Et le plus écolo, assurément.

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Taiwan : un couloir en or pour promouvoir le bio… et sauver le TGV

Taiwan : un couloir en or pour promouvoir le bio… et sauver le TGV | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Le gouvernement va investir plus de 100 millions de dollars pour promouvoir l’agriculture bio sur un long couloir encadrant la longue ligne du TGV.

En réduisant l’utilisation de l’eau, les autorités espèrent entre autres éviter l’affaissement du terrain qui menace la voie ferrée.

 

Une oeuvre de sensibilisation au bio permettra de sauver le TGV menacé par l’affaissement du terrain

Avec une largeur de 3 km (1,5 km de part et d’autre de la ligne à grande vitesse), le ‘couloir du bio’ s’étendra sur la portion traversant les comtés de Changhua et de Yunlin.

Selon le ministre de l’Agriculture Chen Bao-ji qui a dévoilé le projet le 9 octobre dernier, « la conservation de l’eau, c’est le futur de l’agriculture ».

Dès 2013, le projet auquel seront affectés 112 millions de dollars (environ 86 millions d’euros), va attirer les talents, procurer des opportunités au secteur agricole de Taiwan et introduire de nouvelles technologies pour améliorer l’efficacité énergétique et surtout donc, la consommation d’eau.

Selon les plans du gouvernement, le projet permettra de faire économiser 24 millions de tonnes d’eau chaque année, de former 1700 agriculteurs aux techniques du bio, et d’attirer 12000 visiteurs intéressés par l’écotourisme.

 

Le souci de l’environnement n’est cependant pas le seul critère qui a décidé l’administration à lancer ce projet.

La ligne de TGV opérationnelle depuis 2007 est menacée par l’affaissement du terrain causé par a sur utilisation des eaux souterraines. L’introduction de techniques de conservation de ’eau à proximité de la ligne TGV a donc du sens.

 

L’agriculture bio peut donc rimer avec avantages économiques. D’autant plus que selon les concepteurs du projet, les nouvelles techniques agricoles ne seront pas introduites aux dépens des rendements.

« Le couloir va contribuer à améliorer la situation économique locale. Nous pensons que la production agricole régionale va doubler pendant la durée de vie du projet ». Une autre bonne nouvelle annoncée par Monsieur Chen.

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Site : le Potager de la Cour verte, Application en ligne gratuite de gestion du potager

Site : le Potager de la Cour verte, Application en ligne gratuite de gestion du potager | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Ce site est en fait un logiciel en ligne (gratuit !) qui permet au jardinier débutant ou confirmé de facilement dessiner le plan de son jardin potager et de le gérer au mieux.

 

La version actuelle de l'application du Potager de la Cour Verte permet de :
- dessiner le plan de son jardin et de son potager tout en respectant les associations
- planifier ses semis, ses plantations et ses récoltes
- imprimer ses étiquettes pour les semis, les plantations ou les conserves
- tenir à jour le décompte de ses récoltes
- estimer les économies réalisées grâce à votre potager sur la base des prix des légumes et des fruits bio
- inscrire des notes dans le carnet du potager
- trouver des recettes pour transformer ses légumes
- découvrir les plans des potagers des autres utilisateurs du site


Via Shabba
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5 bonnes raisons d’acheter local

5 bonnes raisons d’acheter local | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Les AMAP se multiplient, les petits commerces existent toujours autour de vous… En bref, vous pouvez manger local. Si certaines personnes choisissent de manger local, et des produits de saisons, ce n’est pas par hasard. Alors, quels sont les avantages ?

 

Manger local : quel « local » ?

Le terme n’est effectivement pas très précis. Pour certains, cela signifiera manger des produits français (ou québécois, ou autre encore). Pour d’autres, cela signifiera manger des produits produits régionalement. Scientifiquement, on parle généralement de « kilomètres alimentaires » (« food miles », pour nos amis anglophones). Au-delà de 500 kilomètres alimentaires, les produits ne pourraient pas être considérés comme « locaux ».

 

De façon plus pragmatique, vous pouvez considérer comme locaux les produits les plus proches de vous. Si vous vivez à New York, ce sera la région new-yorkaise, si vous vivez à Paris la région parisienne. Ce qui compte en fait est le trajet effectué par les marchandises, leur acheminement de l’espace de production jusqu’au point de vente.

 

Notre ami Vincent, qui publie sur consommer durable, a mené une expérience : manger 100% des produits locaux pendant une semaine entière: découvrez son enquête en 6 parties.

Voici en tout cas 5 bonnes raisons de consommer des produits locaux…

 

1. La nourriture locale a bon goût

Outre ses autres fonctions, le goût de la nourriture a un rôle important. La raison est simple : si la nourriture locale a bon goût, c’est qu’elle est consommée fraîche et en saison. Pas de production industrielle en ferme, donc plus de choix dans les variétés. Savez-vous par exemple qu’il existe des milliers de variétés de pommes ? Combien pourtant en trouvez-vous facilement en supermarché ?

 

Certaines variétés de produits supportent mal le transport et ne pourraient donc pas être exportées facilement. Les producteurs locaux n’ont pas ce souci et vont plus facilement tester de nouvelles plantations.

Une bonne idée sur un plan écologique et également sur un plan gustatif : manger local signifie aussi découvrir de nouvelles saveurs.

 

2. La nourriture locale est durable

En réalité, toute la nourriture produite localement n’est pas durable. On avance néanmoins le chiffre de 11 à 12% des émissions de gaz à effet de serre pour la nourriture locale sur la totalité de la nourriture produite. Outre ce chiffre, ce qui compte est la qualité de la terre et de l’eau utilisée. Le mieux est encore de demander directement aux fermiers comment ils travaillent et de jeter un œil à leurs terres.

 

3. La nourriture locale encourage la vie communautaire

Connaître vos fermiers et autres producteurs locaux est une bonne chose pour vous. Échanger avec eux en direct est irremplaçable. Ce mode d’échange aide notamment à développer une compréhension mutuelle. Le consommateur apprend à comprendre d’où vient la nourriture : plus on comprend et plus on a envie de soutenir son producteur local (ou alors il est temps d’en changer). Cela encourage aussi le producteur à produire la meilleure nourriture possible.

 

4. La nourriture locale aide l’économie locale

Ne serait-ce que parce que le fermier sera plus à même d’utiliser l’argent gagné dans l’économie locale également. D’après une étude menée par la News Economics Foundation de Londres, un euro (ou dollar, ou livre, ou tout ce que vous voulez) dépensé localement générera le double dans l’économie locale globale.

 

5. La nourriture locale serait plus intéressante pour la santé

Les études prouvent que les nutriments se dégradent moins si la nourriture n’est pas transportée sur une longue distance ou stockée durant un long moment. Il est intéressant de noter que les cultures plus anciennes seraient plus riches en micronutriments que les cultures plus récentes.

Il est globalement plus intéressant de consommer local, mais tout dépend évidemment des pratiques mises en œuvre, ne serait-ce que pour le transport : paradoxalement, transporter une grande quantité de nourriture par navire sera moins polluant qu’une petite quantité par voiture. Il semble donc de bon ton de promouvoir des initiatives locales comme les AMAP, et de bien vous renseigner sur les pratiques locales.

Une belle occasion de découvrir votre région ?

 

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Pékin et Tokyo font un pas vers l'apaisement

En froid depuis début septembre, les deux gouvernements viennent de renouer le dialogue. Pékin aurait compris que son apparente intransigeance pourrait desservir son image

 

C'est un secret que le gouvernement japonais a été ravi d'ébruiter. Vendredi, le ministre des Affaires étrangères nippon, Koichiro Gemba, a révélé qu'un haut diplomate chinois avait effectué, la veille, en toute discrétion, une visite à Tokyo afin de relancer le dialogue entre les deux nations qui ne se parlaient plus depuis début septembre que par de sentencieux communiqués.

Luo Zhaohui, le directeur du département Asie du ministère des Affaires étrangères chinois, serait venu renouer le dialogue avec son homologue nippon sur la gestion du différend territorial qui a jeté un coup de froid entre les deux capitales et entraîné une violente chute des ventes des grandes marques japonaises en Chine.


Les autorités de Pékin reprochent au Japon d'avoir nationalisé, le mois dernier, des îlots inhabités de mer de Chine orientale dont elles revendiquent aussi la souveraineté. Tokyo, qui exerce le contrôle effectif de ces îles depuis des décennies, avait tenté, en vain, d'expliquer qu'il n'avait eu d'autre choix que de racheter ces terres pour éviter qu'elles ne tombent sous le contrôle de mouvements nationalistes, mais s'était heurté au courroux de la Chine.

 

Mettant en scène son irritation, notamment dans le but de flatter son opinion publique toujours très antijaponaise, le gouvernement chinois avait annulé, ces derniers jours, plusieurs visites de ses cadres à Tokyo. Mais, après un mois de fâcheries, la Chine aurait commencé à percevoir que son intransigeance risquait de se retourner contre elle et de nuire à l'image de « puissance apaisée » qu'elle tente de construire.


Reprise progressive du dialogue
Tout au long de la semaine, des élites économiques du monde entier, réunis à Tokyo à l'occasion des réunions du FMI et de la Banque mondiale, s'étaient étonnées de l'absence, aux rencontres, de plusieurs personnalités clefs du pouvoir communiste et avaient appelé Pékin à se montrer plus raisonnable.

« Nous avons beaucoup de dossiers importants à évoquer, de grands débats. Je crois qu'ils perdent de ne pas assister à ces réunions », avait noté Christine Lagarde, la directrice générale du FMI.


D'autres officiels avaient moqué en coulisses les bouderies d'une Chine qui affirme vouloir compter sur la scène financière internationale.

Si la plupart des analystes parient sur une reprise progressive du dialogue, la plupart notent que le froid diplomatique devrait être entretenu par Pékin jusqu'à la mi-novembre et la tenue du grand congrès du Parti communiste chinois, au cours duquel sera adoubé le prochain exécutif du pays.

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Une coopérative pour céréales bio inaugurée en Île-de-France

C'est une étape-charnière pour le développement du bio en Île-de-France : la filière se dote d'une coopérative, la première du genre, pouvant fonctionner à grande échelle et pouvant stocker une grande quantité de graines, avec un potentiel de développement important.

 

Si "Union Bio Semences" a été inaugurée à Maisse (Essone) le 9 octobre, plusieurs types de céréales moissonnées par des agriculteurs biologiques d'Ile-de-France y ont déjà été triés en 2011,

notamment du blé, du maïs du soja, ou du lin.

 

Des agriculteurs biologiques de Bourgogne, de Normandie et de Picardie ont également confié leurs productions à l'usine de Maisse. A terme, la production devrait atteindre une capacité de 26000 t, soit un peu moins de 10 fois plus que les quantités traitées en 2011.

 

L'usine de Maisse en chiffres :
- 2800 t de céréales triées en 2011.
- plus de 5000 m⊃2;.
- une cinquantaine de cellules de stockage.
- 3 chaînes de triage.

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L'homme qui n'a rien à gâcher

L'homme qui n'a rien à gâcher | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Lorsqu'il ne fouille pas les poubelles, Tristram Stuart sollicite agriculteurs et supermarchés. Avec leurs denrées invendues, il organise des festins gratuits pouvant nourrir jusqu'à 5 000 personnes.

 

D'UNE MAIN, IL TIENT LE GUIDON DE SON VÉLO. De l'autre, il ramasse un chou à terre. Un chou laissé pour compte, on ne sait pas trop pourquoi, auquel personne ne fait attention et dont personne ne veut, à part lui. Quelques mètres plus loin, il se penche pour attraper une grappe de bananes esseulée au fond d'un carton. Au passage, il discute avec quelques commerçants, occupés à remballer leurs stands ou pressés de vendre au rabais ce qu'il reste de leurs étals. Il est 17 h 30, l'heure de la fermeture approche, le bon moment pour faire ses emplettes à l'œil. En fin de journée, Tristram Stuart se rend régulièrement au marché de Ridley Road, à quelques pas de son bureau, dans le quartier boboïsant de Dalston, au nord-est de Londres. Il n'achète rien, il scrute le bitume et fouille les poubelles à mains nues, à l'affût de fruits et légumes invendus ou jugés invendables, et bazardés sans réfléchir. Les mauvais réflexes ont la peau dure.

Tristram Stuart ne cherche pas à se nourrir à moindres frais, il fait la démonstration du scandale qui l'horrifie et habite sa vie : le gaspillage alimentaire. "Récupérer la nourriture parfaitement comestible sur les marchés et dans les poubelles des supermarchés n'est pas la solution, précise-t-il. C'est un moyen de me faire entendre." De dire qu'elle n'aurait jamais dû être là, au rebut. Un milliard d'êtres humains souffrent de malnutrition et pourtant, un tiers de la production mondiale de nourriture est jeté, rappelle-t-il sans relâche. Un Français gaspille entre 90 et 155 kilos en moyenne chaque année. Un supermarché ou hypermarché, environ 197 tonnes.

De la Grande-Bretagne aux Etats-Unis en passant par la Norvège, l'Equateur ou encore la France, ce Britannique de 35 ans aux allures de gentleman-farmer mène une lutte acharnée contre le gâchis.
Tristram Stuart avait 10 ans lorsqu'il s'est dit pour la première fois qu'il pouvait faire la différence. L'âge où, déjà très préoccupé de questions environnementales, il a pris sa plume pour écrire au gérant du McDonald's local afin de l'informer qu'il n'y mettrait plus les pieds tant que la chaîne de fast-foods ne renoncerait pas à utiliser des chlorofluorocarbures (une sous-classe de gaz fluorés responsables de la destruction de la couche d'ozone) pour fabriquer ses boîtes à hamburgers. "Deux semaines plus tard, je recevais une lettre, de la main du manager, m'indiquant que tous les McDo du monde avaient cessé d'en utiliser. J'ai cru que c'était grâce à moi !", dit-il en souriant.

 

Diplômé en littérature anglaise à l'université de Cambridge et féru de biologie, il a désormais un potager dans son jardin de Londres et trois ruches, se fait livrer du lait frais trois fois par semaine et rapporte de la viande de sa ferme du Sussex tous les mois. Il met rarement les pieds dans un supermarché – "pas besoin, j'ai tout ce qu'il me faut" – et ne quitte jamais un restaurant sans doggy bag, quitte à forcer la main des restaurateurs. Il vit presque en autosuffisance mais ne réclame pas des autres qu'ils en fassent autant.

Tristram Stuart n'a pas le profil du militant écolo culpabilisant qui fustige celui qui redoute de consommer son yaourt après la date de péremption et rechigne à avaler un fruit à moitié gâté. Son créneau à lui, c'est "l'éveil des consciences". Il tire la sonnette d'alarme et juge qu'il est urgent de revoir nos habitudes alimentaires et d'exiger de la grande distribution une meilleure gestion de ses rayons. Question de bon sens. "A ce rythme, nous allons mettre à sac la planète, insiste-t-il. Comment justifier que la plupart des pays européens et nord-américains gaspillent la moitié de leurs ressources alimentaires entre le moment où elles sont produites et celui où elles sont consommées ?"

 

CE SAMEDI MATIN-LÀ, IL A DONNÉ RENDEZ-VOUS À UNE VINGTAINE DE VOLONTAIRES à la gare de St. Pancras. Direction le Kent, au sud de Londres. Dès que son emploi du temps le permet, il organise des "journées glanage". L'objectif ? "Récupérer auprès des exploitations agricoles les fruits et légumes rejetés par les supermarchés faute de répondre à leurs critères esthétiques arbitraires", explique-t-il. Les exigences des grandes surfaces vont bien au-delà de ce qu'imposent les législations nationales et européennes, mais ce sont elles qui dictent leurs lois. "Regardez, dit cet agriculteur du Kent en pointant du doigt ses poiriers. Ces poires sont trop petites ou leur forme est imparfaite, nos clients n'en veulent pas. Vu le cours de la poire, cela nous coûterait trop cher de les cueillir et de les transporter."

Résultat, si personne n'était venu les ramasser, "on les aurait laissées pourrir sur place", reconnaît-il. Dans les bureaux de son exploitation, il a des classeurs remplis de carnets de commandes détaillant les desiderata des supermarchés : taille, circonférence, couleur, taux de sucre, aspect ciré... Ses pommes et ses poires doivent êtres "parfaites" et identiques sous peine d'être refusées. En quelques heures, la petite armée de soldats anti-gâchis récoltera plusieurs centaines de kilos de fruits destinés à un abri pour sans-logis.

 

Cela fait des années que Tristram Stuart sollicite les agriculteurs et fait le siège des supermarchés pour tenter de donner une seconde vie aux denrées alimentaires sacrifiées sur l'autel de la surconsommation. En 2009, il a lancé une opération baptisée Feeding the 5 000, un banquet gratuit pour 5 000 personnes organisé à Trafalgar Square, à Londres, préparé exclusivement avec de la nourriture destinée à la poubelle. Ont suivi les villes de Bristol, Manchester et Turin, en Italie.

Le chef cuisinier de ces festins géants s'appelle Para, Peter O'Grady de son vrai nom. Originaire de Dublin, ce quinquagénaire vêtu d'un dhotî blanc (pagne indien) et coiffé d'un choti (touffe de cheveux à l'arrière du crâne) habite la ville de Watford, située à une trentaine de kilomètres au nord de Londres, dans un manoir offert en 1973 par le guitariste des Beatles George Harrison à la communauté Hare Krishna.

Six jours par semaine, à l'aube, Para prépare assez de nourriture pour ravitailler 900 sans-abri et étudiants fauchés. Uniquement grâce aux "déchets" d'un supermarché, le seul qui ait accepté qu'il "fasse ses poubelles", où il récupère dix tonnes de vivres chaque semaine. Ce matin-là, sa camionnette est remplie de barquettes de fraises, de concombres, de poivrons, d'asperges vertes, de figues, de citrons, de tomates, de beurre, de lait, de croissants et de baguettes. Difficile de comprendre au premier coup d'oeil pourquoi ces denrées ont été interdites d'étal : une tomate un peu écrasée, un emballage à peine déchiré, une date de péremption imminente... Des détails. Et pourtant suffisants pour qu'elles soient jugées impropres à la vente.

 

"Cela m'a pris deux ans pour convaincre ce supermarché d'accepter, les autres ne veulent pas en entendre parler, regrette Para. C'est plus facile pour eux de jeter." Soucieuses d'étouffer toute forme de concurrence ou effrayées à l'idée d'être poursuivies en justice pour intoxication alimentaire, certaines grandes surfaces vont même jusqu'à asperger d'ammoniaque l'intérieur des bennes afin de s'assurer que personne n'y touche. "C'est absurde, s'emporte Tristram Stuart. Il suffit de signer un contrat avec la ou les associations autorisées à glaner dans leurs poubelles pour être déchargé de toute responsabilité." Il suffirait surtout de moins produire et de mieux gérer les stocks.

Certaines enseignes commencent à prendre conscience de l'ampleur des dégâts et mettent en place des opérations destinées à enrayer le gâchis : rayons à prix cassés la veille de la date de péremption, bacs discount pour fruits et légumes "imparfaits", accords avec des associations... Marks & Spencer a ainsi réduit son gaspillage de 40 % en quatre ans. D'autres en revanche refusent de s'y mettre. "Je vais aller les voir", promet Tristram à Para.

Surprenante association que ces deux-là. Si Para est un végétarien militant – "J'aimerais que les gens se soucient plus des animaux au lieu de les manger" –, Tristram Stuart, lui, est un carnivore qui fait l'apologie des abats. Il parle de cervelle frite et de tartes aux viscères. Sa devise : tout est bon dans le cochon. "Dans ce domaine, la France fait figure d'exception, les commerçants et les restaurants continuent de proposer des pieds de cochon ou des tripes, souligne-t-il. Mais ailleurs, une quantité industrielle d'abats est gaspillée." Tristram Stuart n'oubliera jamais Gudrun. Il lui a même dédicacé son second livre : Waste : Uncovering the Global Food Scandal (Gaspillage : révélations sur le scandale alimentaire mondial, éditions Penguin, bientôt traduit).

C'est elle qui a inspiré son combat. Il avait 15 ans et vivait dans une ferme du Sussex. Gudrun était son premier... cochon. A l'époque, pour arrondir son argent de poche, il se lance dans un petit commerce de boucherie maison. Il fait le tour des restaurants et des boulangeries du coin, se rend à la cantine de son lycée et demande les restes pour nourrir ses animaux. Au bout de quelques semaines, il finit par partager leur repas. Une révélation : "J'ai compris que tout ce que je récupérais était tout à fait propre à la consommation des êtres humains et n'aurait jamais dû être jeté."

 

LAURÉAT 2011 DU PRESTIGIEUX PRIX INTERNATIONAL SOPHIE pour l'environnement et le développement durable, il a reçu un chèque de 100 000 dollars, ce qui lui permet de partager un bureau avec des entreprises sociales dans un ancien entrepôt reconverti, avec panneaux solaires et jardin potager sur le toit. Consultant indépendant, il est de plus en plus sollicité par les gouvernements, les municipalités et les chaînes de la grande distribution pour les aider à mettre en place des solutions. Il a également été mandaté par la Commission européenne pour organiser des banquets aux quatre coins de l'Europe, dans le cadre d'un programme appelé Fusions visant à évaluer précisément le gaspillage et à le réduire de 50 % d'ici à 2025.

La France s'empare elle aussi du sujet et s'apprête à lancer un plan anti-gâchis. "Notre objectif est de mobiliser tous les acteurs de la chaîne alimentaire, du producteur aux supermarchés, en passant par le consommateur, les associations de solidarité et les collectivités locales, explique le ministre délégué chargé de l'agroalimentaire, Guillaume Garot. Nous avons déjà rencontré les grands noms de la distribution afin de mieux organiser les stocks, optimiser les circuits de don et lutter efficacement contre les dérives de la surconsommation."

Paris sera d'ailleurs la prochaine étape de Tristram Stuart : il organise un grand festin ce samedi 13 octobre, à 13 heures, sur le parvis de l'Hôtel de Ville. Au menu, un gigantesque curry végétarien (la spécialité de Para), des stands de cuisine proposant des recettes anti-gâchis et, Tristram l'espère, quelques cochons pour manger les épluchures sur place. "Depuis l'épidémie de fièvre aphteuse en 2001, de nombreux pays interdisent de nourrir les animaux avec nos déchets. C'est ridicule. La loi devrait obliger les éleveurs à cuire la nourriture au lieu de les gaver de soja cultivé en Amérique du Sud, ce qui cause des dommages environnementaux inutiles et contribue chaque jour à la déforestation de la planète."

 

Il a d'ailleurs un nouveau projet sur le feu : installer des cochons en plein coeur de Londres, à Hyde Park, afin de les nourrir aux yeux de tous avec des déchets... pour ensuite les faire rôtir ! La mission chevillée au corps, Tristram Stuart n'est pas du genre sentimental. S'il n'a pas mangé Gudrun, il a dévoré tous ses petits.

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Un supermarché 100% végétalien à Phoenix

Un supermarché 100% végétalien à Phoenix | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Dès le début de l’année 2013, un supermarché nouveau genre, Vegco, naitra au cœur de la ville de Phoenix. Sa particularité ? Il sera 100% végétalien.

 

Aucun produit d’origine animale

Selon le magazine New Times, le site proposera des produits d’épicerie, de boulangerie, une cuisine, une salle de classe et un jardin intérieur.

Leur site web explique :

« Vegco est un environnement sans AUCUN produit animal. Nous ne stockons ni viande, fruit de mer, produit laitier, œuf ou miel. Tous les produits en rayon ne contiennent aucun de ces ingrédients. »

 

Alors qu’est-ce qu’ils offrent?

« Nous vendons une vaste gamme de produits alimentaires d’origine végétale, y compris une section de produits frais, céréales entières et produits dérivés (farines, pains, pâtes, céréales, etc), légumineuses, noix, graines, huiles, édulcorants, épices, trempettes, sauces, grignotines et aliments surgelés. Nous offrons également des équipements culinaires et une boulangerie sur place. »

 

Faire le ménage pour payer sa cotisation

Une adhésion mensuelle de 50$ sera demandée aux nouveaux clients afin de pouvoir profiter des services de ce supermarché. Cependant ceux qui le souhaitent pourront troquer ce 50$ contre quelques heures bénévolats au magasin. La fondatrice, Heather François, explique :

« Cela est très avantageux pour les familles à faibles revenus ou ceux qui souhaitent simplement mieux comprendre d’où vient leur nourriture. »

 

Vegco fera également attention à son impact au niveau des déchets. Par exemple, les emballages individuels sur la plupart des aliments seront interdits, les clients seront invités à apporter leurs propres sacs plastiques et tous les déchets alimentaires seront compostés.

 

Cette impressionnante initiative prendra-t-elle son envol et se développera-t-elle dans d’autres villes à travers le pays ? Si les habitants de la ville de Phoenix ont bien réussi, pourquoi pas les autres ?

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"La consommation responsable est compatible avec la baisse du pouvoir d'achat"

"La consommation responsable est compatible avec la baisse du pouvoir d'achat" | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Spécialiste de la consommation engagée, la sociologue Sophie Dubuisson-Quellier nous explique comment un citoyen lambda devient un consommateur responsable.

 

Youphil: Ecolabels, consommation collaborative, commerce équitable... On parle de plus en plus de “consommation responsable”, de quoi s'agit-il?

Sophie Dubuisson-Quellier: Il n’existe pas de définition scientifique. Mais ce phénomène date pourtant du XVIIIe siècle! Le mouvement abolitionniste de 1830 aux Etats-Unis a poussé les consommateurs à acheter des “produits libres”, qui ne sont pas fabriqués par des esclaves. En France, vers la fin du XIXe siècle, la Ligue sociale d'acheteurs s'est créée pour inciter les ménagères à se fournir auprès d’entreprises qui ne font pas travailler les employés le dimanche par exemple.

Des systèmes de label se sont même mis en place pour leur permettre de repérer ces produits conformes aux valeurs citoyennes. Vous voyez, le fait d'acheter tout en respectant une certaine éthique n'est pas si récent. Les mouvements sociaux, voulant responsabiliser les consommateurs, sont donc apparus en même temps que le développement de la société de consommation.

 

Youphil: Mais alors qui sont aujourd'hui ces consommateurs?

Il n’y pas d’outil de mesure. La notion reste assez relative. Certains considèrent qu’ils consomment responsable car ils achètent du café du commerce équitable toutes les semaines, d’autres vont plus loin et deviennent eux-même militants. Les enquêtes montrent qu’il existe des profils très variés. Certains vont même jusqu’à ne pas acheter de voiture, de télévision et ne voyagent pas en avion.

L'importance de cette dernière tranche, plus investie, peut être évaluée car elle est visible dans les manifestations, les foires et les divers lieux de la consommation engagée. Contre toute attente, il s’agit avant tout d’un public issu de la classe moyenne avec un capital scolaire un peu plus élevé, autour de bac+3. Cette population appartient plutôt à la tranche d’âge des 35-50 ans.

 

Youphil: Pourquoi cette catégorie se sent-elle plus concernée?

Avoir un bagage scolaire joue un rôle important dans la compréhension des problèmes techniques révélés par les mouvements militants. Les classes populaires ont pour principal préoccupation de boucler leurs fins de mois et les classes supérieures montrent une certaine résistance à la consommation responsable.

Ils préfèrent conserver leur "souveraineté de consommateur" et ne pas se laisser dicter leurs choix par la morale. C’est la grande contrainte de la consommation engagée qui veut toucher le plus grand nombre et finalement n’atteint que des individus prêts à être sensibilisés. Ce ne sont pas forcément tous des militants: certains achètent pour leur bien-être personnel, d’autres par esprit de solidarité. C’est d’ailleurs pour cela que le bio marche mieux que l’équitable, il touche plus de monde.

 

Youphil: On parle de "consommation responsable", vous préférez l'expression la "consommation engagée". Est-ce la même chose?

Plusieurs termes existent pour parler de consommation responsable. On peut parler de consommation engagée comme de consommation durable ou de consommation citoyenne.

Sous ces appellations, on pense le plus souvent aux mouvements de commerce équitable et de protection de l’environnement. Mais il en existe plein d’autres! Certains prônent d’abord la déconsommation, d’autres la simplicité avec l’application de la règle des 4 R (recycler, réutiliser, réparer, réduire), ou encore le freegan [ndlr: ou comment manger gratuitement]. Il ne faut d'ailleurs pas confondre ce dernier courant avec celui du glanage.

Certes, tous les deux consistent à récolter les produits encore comestibles jetés aux ordures par les magasins car la date de péremption est dépassée. Mais les adeptes du freegan veulent adresser un message politique à la société en montrant le gâchis réalisé par les supermarchés. Les glaneurs, eux, n'ont pas le choix. Ils y ont recours par nécessité car leurs ressources sont trop faibles.

 

Youphil: Les consommateurs engagés s'opposent-ils donc à la société marchande?

Non, puisqu'ils ont souvent recours au marché. Celui-ci constitue une bonne caisse de résonance pour sensibiliser les citoyens à des problèmes publiques. Les mouvements de protection de l’environnement et d’aide au développement, entre autres, alertent sur les produits mais aussi les modes de production.

À travers le marché, les mouvements sociaux appellent les consommateurs à être vigilants quand ils achètent des marchandises ayant un impact négatif sur la biodiversité. Les militants les redirigent alors vers des biens plus respectueux de l’environnement.

C’est paradoxal, mais le phénomène de consommation responsable ne vient pas des consommateurs. Il s'est créé par l'émergence de mouvements. L’acheteur ne se réveille pas tout d’un coup avec l’envie de soutenir le commerce équitable. Ce sont les organismes militants qui stimulent la prise de conscience des consommateurs et qui la guident.

 

Youphil: Les réponses à ces enjeux de société doivent-ils venir des citoyens? Ne serait-ce pas le rôle de l'Etat de les résoudre?

Beaucoup de militants ne croient plus en une régulation de l’Etat. Les marchés ayant le vent en poupe, ils deviennent le lieu où les luttes sociales peuvent avoir un impact.

Les mouvements sociaux poussant à la consommation responsable ont davantage lieu dans les sociétés libérales. Toutefois, lorsque l’Etat élargit à nouveau son champ d’intervention, comme dans les années 30 ou après guerre, les mouvements disparaissent. Ils sont cycliques.

Pour mobiliser l’opinion, ils peuvent avoir recours aux entreprises privées en les incitant à se rendre plus responsable. Certaines sont intéressées pour gagner un marché de niche. D’autres veulent réellement appliquer une politique responsable.

 

Youphil: La crise n’agit-elle pas comme un frein?

Au contraire, la crise agit comme un amplificateur. Certains s’étonnent que les gens dépensent un peu plus pour acheter équitable ou bio alors que leurs ressources s'affaiblissent. Pourtant, consommer responsable dans ces moments peut paraître logique. Puisqu’il y a la crise, je consomme moins mais alors je veux consommer mieux et réfléchir à mes choix.

Bien souvent d'ailleurs la consommation responsable est compatible avec la baisse du pouvoir d'achat puisqu'elle incite, entre autres, à la réduction des dépenses alimentaires et à l'économie d'énergie.

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Siemens teste la plus grande éolienne du monde au Danemark

Siemens teste la plus grande éolienne du monde au Danemark | Des 4 coins du monde | Scoop.it
L’allemand Siemens vient de lancer les essais de sa turbine SWT-6.0-154. Cette éolienne offshore se trouve être la plus grande éolienne du monde, avec un diamètre de 154 mètres.

 

Une pale de la turbine SWT-6.0-154 fait la même longueur que celle d’un Airbus 380, le plus gros avion de ligne du monde.

La plus grande éolienne est testée sur la plateforme d’Osterild, au Danemark. Les premiers essais en haute mer auront lieu début 2013, à Gunfleet Sands, au Royaume-Uni.

La production de cette éolienne est estimée à 25 millions de kWh. Chaque turbine devrait produire assez d’électricité pour alimenter 6.000 foyers.

Elle équipera les prochains champs éoliens offshores du Royaume-Uni. Les champs français seront quant à eux équipés de l’Haliade 150, dont le diamètre sera « seulement » de 150 mètres, mais qui aura la même puissance unitaire que le modèle de Siemens, à savoir 6 MW.

Un véritable progrès dans le domaine de l’éolien offshore, sachant la précédente génération d’éolienne en mer Siemens avait une puissance unitaire de seulement 3,6 MW.

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Calculer l'empreinte écologique de votre alimentation, c'est désormais possible !

Calculer l'empreinte écologique de votre alimentation, c'est désormais possible ! | Des 4 coins du monde | Scoop.it
A l’occasion de la journée mondiale de l’alimentation, qui se déroulera le 16 octobre prochain, le WWF France lance son tout nouveau calculateur d’empreinte alimentaire.

Cet outil interactif permettra à chacun d’évaluer les impacts de ce qu’il mange sur la planète.

 

L’empreinte écologique est une mesure de la pression que nous exerçons sur la nature. Cet indicateur évalue la surface productive nécessaire à une population pour répondre à sa consommation de ressources et pour absorber ses déchets. Autrement dit, il permet de modéliser les impacts environnementaux de tout ce que nous consommons pour subvenir à nos besoins (habitat, énergie, services, transports), vitaux comme superflus !

 

En 2004, le WWF France lançait son calculateur d’empreinte écologique, un outil permettant à chacun d’estimer la superficie nécessaire pour répondre à l’ensemble de ses besoins.

Aujourd’hui, dans le cadre de la campagne Goutons un monde meilleur, le WWF France, en collaboration avec le Comité Français pour la Solidarité Internationale (CFSI), Max Havelaar France, le Réseau Environnement Santé (RES) et Slow Food, lance son calculateur d’empreinte alimentaire, construit sur le même modèle que le calculateur d’empreinte écologique mais dédié, cette fois-ci, au calcul des impacts de notre alimentation sur la planète.

Et pour cause ! On sait désormais que l’empreinte écologique de l’alimentation des Français représente 37% de leur empreinte écologique globale.

 

Ce calculateur est accessible sur le site : www.goutonsunmondemeilleur.fr

 

Nous consommons l’équivalent d’une planète Terre pour nous nourrir !

Des aliments qui nécessitent toujours plus d’énergie et de surface pour être fabriqués, produits et transformés, une surconsommation de protéines animales, des produits jetés encore emballés… tous ces facteurs conduisent à accroître notre empreinte alimentaire alors même qu’ils pourraient être évités.

L’empreinte écologique idéale d’un être humain pour satisfaire l’ensemble de ses besoins est de 1,8 hectares.

Or l’empreinte écologique alimentaire des Français est déjà, a elle seule, de 1,79 hectares ! Autrement dit, si tout le monde mangeait comme un Français moyen, il faudrait une planète Terre entière pour la seule satisfaction de notre besoin alimentaire.

Idéalement, pour permettre à tous les habitants de la planète de se nourrir convenablement, l’empreinte alimentaire de chaque individu devrait être de 0,9 hectare.

 

Un équilibre délicat à trouver entre ce que nous consommons et rejetons et les quantités respectives que la Terre, notre unique planète, est capable de produire et d’absorber…

Quelques chiffres :

37 % : c’est la part qu’occupe l’empreinte écologique de l’alimentation des Français de leur empreinte écologique globale.
« Alors que près d’un milliard d’êtres humains, dont 75% sont des paysans, ne mangent pas à leur faim, 30% de la nourriture produite sur notre planète est gaspillée ou perdue. » (rapport FAO)
L’empreinte écologique idéale d’un être humain pour satisfaire l’ensemble de ses besoins est de 1,8 hectares. Or les Français consomment déjà 1,79 hectares pour se nourrir !

 

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Bhoutan : du 100 % bio en 10 ans ?

En citant le ministre bhoutanais de l'agriculture, Pema Gyamtsho, le quotidien "Le Monde" présente un panorama et les objectifs de l'agriculture bhoutanaise.

 

Selon Le Monde, "Le pays, qui cultive en majorité des oranges, des pommes, du riz et des pommes de terre, s'est donné dix ans pour convertir son agriculture au 100 % biologique".

En occupant le créneau de l'agriculture biologique, particulièrement adapté aux petites exploitations du pays et dont le marché est en pleine expansion dans le monde, le Bhoutan espère offrir des débouchés à ses agriculteurs qui souffrent de la concurrence avec l'Inde dans le secteur de l'agriculture intensive.

 

De nombreux villages enclavés dans les montagnes n'ont pas accès aux engrais chimiques et l'agriculture biologique leur permettra de conserver leurs techniques de culture traditionnelle. Dans un rapport de 2008, l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) insiste sur les investissements qui doivent être entrepris pour mener à bien cette conversion. 

Le Bhoutan va devoir former ses agriculteurs au contrôle qualité, et surtout les convaincre d'adopter ce nouveau mode de production et de créer des coopératives malgré leur isolement géographique. Un partenariat a déjà été noué avec l'organisation indienne Navdanya, dirigée par Vandana Shiva, qui a formé plus de 500000 paysans à l'agriculture biologique en Inde.

 

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Le photovoltaïque progresse à Paris

Le photovoltaïque progresse à Paris | Des 4 coins du monde | Scoop.it

L’installation est l’un des fers de lance du futur éco-quartier Clichy-Batignolles (XVIIe arrondissement).

 

L’énergie durable continue de faire son trou dans la capitale. On connaissait déjà les deux mini-éoliennes qui surplombent le toit de la Maison de l’Air, dans le quartier de Belleville (XXe arrondissement), et ont été mises en service en avril 2010.

C’est une installation d’un autre calibre qui a été inaugurée hier dans le quartier des Batignolles (nord-ouest de Paris) : une structure photovoltaïque trônant sur le toit de l’immeuble Quintessence et qui est devenue la plus importante de la mal nommée Ville Lumière, au sein de laquelle les contraintes ne manquent pas pour empêcher l’essor de l’énergie solaire.

À un ensoleillement limité s’ajoutent en effet la densité (environ vingt-mille habitants au kilomètre carré), une lumière parfois masquée et des statuts juridiques qui compliquent nettement la donne.

 

Ces obstacles n’ont pas empêché la société Sunvie de mener son joli projet à bien. D’une capacité de production de quatre-vingt-seize kilowatts crête (KWc), la centrale qu’elle a conçue sera cependant bientôt détrônée par une structure actuellement en cours de construction dans le XVIIIe arrondissement voisin.

Celle-ci sera installée au cours du premier semestre 2013 sur le toit de la halle Pajol, relatent nos confrères de l’AFP, et pourra se prévaloir d’une capacité de production de quatre cent soixante-cinq KWc. « Il s’agit d’un projet mené par la ville, dans le quartier de la Chapelle, également au coeur d’un vaste programme d’aménagement urbain », précise l’Agence.

 

La Mairie de Paris aspire à déployer quelque deux mille mètres carrés de panneaux solaires, mais n’a pas daté cet objectif, sans doute parce que la Ville Lumière n’est pas prédestinée à un tel « saupoudrage ».

Espérons tout de même qu’il soit atteint. Dans des délais aussi brefs que possible.

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J'ai créé le premier réseau d'énergie verte

Et si vos panneaux solaires vous rapportaient de l'argent ? Et si tous ensemble nous concurrencions les géants de l'énergie ?

 Notre pionnière Ursula Sladek a créé le premier réseau de distribution d'énergie verte au monde qui regroupe désormais plus de 140 000 personnes en Allemagne.


Vous voulez rejoindre notre communauté de pionniers et tout savoir de leurs aventures ?

C'est sur http://shamengo.com

ou sur http://facebook.com/shamengo

 


Via Shamengo
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A votre avis, combien d’esclaves travaillent pour vous ?

A votre avis, combien d’esclaves travaillent pour vous ? | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Sur le modèle de l'empreinte écologique, Slavery Footprint est un indicateur qui d'après notre mode de vie calcule le nombre d'esclaves travaillant potentiellement pour nous...

 

Selon vous, combien d’hommes, femmes et enfants sont contraints à travailler pour que vous puissiez vous offrir le jean, le lecteur MP3 ou la jolie bague que vous appréciez tant ?

 

La question peut paraître abrupte mais est le reflet d’une bien triste réalité. Sans le vouloir bien entendu, nous avons tous une empreinte-esclave. Qu’est-ce que c’est ? Et bien, au même titre que nous pouvons calculer notre impact sur l’environnement avec l’empreinte carbone ou encore notre consommation d’eau avec l’empreinte en eau de Waterfootprint, la « Slavery Footprint » est un indicateur qui d’après notre mode de vie calcule le nombre d’esclaves travaillant potentiellement pour nous.

 

Slavery Footprint : un site pour prendre conscience de l’esclavage moderne

L’UNODOC, la branche de l’ONU luttant contre la drogue et le crime, estime que dans le monde, ce sont 27 millions de personnes qui travaillent sous la contrainte, sans être rémunérées ou très peu et sous l’autorité d’un « maître ».
Elle estime que l’esclavage est un phénomène sous-estimé parce qu’il est moins visible que d’autres phénomènes tels que l’exploitation sexuelle, mais qui prend de l’ampleur.

 

Le site américain SlaveryFootprint.org vise à rendre davantage visible cette infamie. L’objectif n’est pas de culpabiliser ou de faire se morfondre les personnes souhaitant s’informer sur le sujet en calculant leur empreinte-esclave. Le but est de faire connaître ce phénomène si bien caché et surtout de réclamer aux marques, à toutes les marques, la transparence nécessaire.

Le site initié par la Fair Trade Fund, une organisation catholique américaine propose deux clés d’entrée.

 

Premièrement, un état des lieux

« What, slaves work for me? » Comment ça, des esclaves travaillent pour moi ? Il s’agit là en effet de montrer la réalité de ces hommes, ces femmes et ces enfants travaillant sous la contrainte.

Nous ne sommes pas forcément conscients du fait que l’esclavage, bien qu’aboli en France depuis 1848, existe toujours bel et bien.

De plus, les marques faisant appel à cette odieuse pratique n’en sont, elles non plus, pas forcément toutes conscientes, les pratiques d’esclavage étant insidieusement cachées quelque part dans la chaîne.

 

Deuxièmement, le questionnaire

SlaveryFootPRint.org vous soumet une enquête comportant 11 questions sur votre style de vie : après les questions traditionnelles sur l’âge, le sexe, le nombre d’enfants arrivent celles sur la manière dont vous vivez et surtout, sur les biens que vous possédez, vos habitudes alimentaires, l’état de votre armoire à pharmacie ou si votre profil correspond au parfait technophile avec toute la panoplie.

Chaque question est ponctuée d’une information supplémentaire comme le fait que les travailleurs de l’industrie de la crevette en Asie sont à pied d’oeuvre tôt chaque matin et restent à leur poste 20 heures d’affilée, ou encore que des dizaines de milliers d’enfants s’engouffrent dans des mines de mica afin que nous, femmes, puissions trouver de jolies paillettes dans notre fard à paupières…

A la fin du questionnaire, vous obtenez le nombre d’esclaves travaillant pour vous : 10, 30, 50 ?

 

Calculez votre score pour prendre conscience de ce qui peut se passer à l’autre bout du monde et pouvoir réaliser vos achats en toute connaissance de cause.

 

Les applications Slaveryfootprint sont disponibles sur Androïd et Iphone.

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Agriculture : Vandana Shiva appelle les Français à désobéir

Agriculture : Vandana Shiva appelle les Français à désobéir | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Les Français, au même titre que tous les habitants de la planète, sont appelés à désobéir par Vandana Shiva, docteur en philosophie, illustre figure des écologistes de terrain et des altermondialistes au niveau mondial, reconnue notamment pour la défense de l’agriculture paysanne et biologique face à la politique d’expansion des multinationales agro-alimentaires et aux effets pervers du génie génétique.

 

Un appel de l’Alliance pour la Liberté des Semences

 Alors qu’elle organise une « grande quinzaine d’actions du 2 au 16 octobre 2012 », l’Alliance pour la Liberté des Semences a choisi l’activiste indienne Vandana Shiva, qui lutte contre le brevetage du vivant et la biopiraterie, autrement dit, contre « l’appropriation par les firmes agro-chimiques transnationales des ressources universelles, notamment les semences », pour alerter sur l’impact des semences industrielles.

Ces prises de position interviennent dans le même temps que la onzième conférence de l’ONU de la Convention sur la Diversité Biologique (COP11), organisée à Hyderabad, en Inde, jusqu’au 19 octobre.

 

Qu’en est-il en France ?

Vandana Shiva a été reçue en France le 10 octobre par la Fondation France Libertés. La détentrice du Prix Nobel alternatif de 1993 a présenté le Rapport Mondial Citoyen sur la Liberté des Semences : Seed Freedom », élaboré par plus d’une centaine d’ONG internationales.

Vandana Shiva appelle la France à « entrer en désobéissance civile contre l’industrie semencière, sur les pas de Gandhi ». Un parallèle est établi avec la marche du sel, de 1930, qui a permis aux paysans indiens menés par le Mahatma de s’opposer à la taxation que voulaient leur imposer les Anglais « pour un produit, le sel, qui comme les semences est donné par la nature ! ».

L’activiste affirme : « Dans ce pays de révolution, il est temps de résister à la stupidité, à l’irresponsabilité et aux crimes contre la Nature ». La désobéissance est si simple ! Il suffit de semer « des semences libres, en apprenant à les reproduire, en les échangeant, et en s’unissant ».

Au niveau politique, car cette révolution doit être soutenue, Guy Kastler, du Réseau Semences Paysannes rappelle que le gouvernement socialiste s’est engagé et qu’il est attendu au tournant : « Voici un an, en France, une loi a été imposée par l’ancienne majorité pour interdire aux paysans de ressemer une partie de leurs récoltes » (…) « La nouvelle majorité s’est engagée à abroger cette loi. Nous attendons. » Il a aussi invité les députés européens à se mobiliser d’urgence « contre l’interdiction programmée d’échanger ou de diffuser toutes les semences qui concernent l’agriculture vivrière sans passer par le système légal ».

 

Les semences industrielles menacent la biodiversité

L’Alliance pour la Liberté des Semences dénonce l’atteinte à la biodiversité que représentent les semences industrielles. Elle estime que leur monopole entrave la diversité génétique, indispensable au maintien de la biodiversité.

Vandana Shiva déplore que les semenciers font passer le critère D.H.S (Distincte, Homogène, Stable, pour une variété de semence inscrite dans un catalogue officiel) pour un critère scientifique, alors que selon elle, « il ne l’est pas ».

 

Les semences industrielles menacent les droits des agriculteurs

Vandana Shiva dénonce aussi que les industriels interdisent aux agriculteurs de semer librement ce qu’ils récoltent ou échangent, ce qu’elle considère comme un droit, pour pouvoir mieux continuer à leur vendre des semences pourtant naturellement fournies par la nature.

Pour argumenter sur l’atteinte à ce droit de semer naturellement, elle affirme qu’aujourd’hui « au moins 90% des semences cultivées dans le monde sont des semences industrielles ».

Pas étonnant qu’elle contre-attaque les « faux arguments » donnés par l’industrie semencière pour justifier les OGM : « les recherches dans le domaine n’ont pas pour but de résoudre le problème de la faim dans le monde ! » mais de « légitimer, au nom des lois imposées par l’OMC, le droit de déposer des brevets » et ainsi, toujours et encore, d’« obliger les agriculteurs à acheter des semences chaque année ».

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Sharp présente ses fenêtres productrices d’énergie

Sharp présente ses fenêtres productrices d’énergie | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Qui a dit que photovoltaïque ne rimait pas avec style et design ? Certainement pas Sharp. Le mastodonte des technologies a présenté un nouveau type de panneaux solaires mi-transparents qui peuvent remplacer les fenêtres. Avec un design très séduisant.

 

Avec cette technologie, les gratte-ciels pourraient se transformer en gigantesques centrales électriques.

Le panneau – fenêtre présenté fin septembre par la société japonaise utilise les mêmes matières premières que les panneaux traditionnels, avec malheureusement un rendement légèrement inférieur.

Une fenêtre standard de 1,37 mètres sur 0,97 mètres et d’une épaisseur de moins d’un centimètre a une puissance maximum de seulement 95 watts.

Cependant, à l’inverse des panneaux photovoltaïques classiques qui nécessitent une surface importante pour leur installation, les nouveaux panneaux de Sharp peuvent remplacer les fenêtres de n’importe quel bâtiment.

Avec leur design attractif et l’isolation thermique parfaite qu’ils proposent, la solution peut être attirante pour les tours de bureaux qui doivent concilier basse consommation, attractivité pour les occupants et intégration esthétique dans l’espace urbain.

 

La société n’a pas encore annoncé le prix de vente de son nouveau produit ni le planning pour leur commercialisation en dehors de l’archipel nippon.

Cependant, cette annonce prouve encore une fois que l’époque des immeubles à énergie positive approche.

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Toulouse accueille sa 7ème grande Foire bio

Toulouse accueille sa 7ème grande Foire bio | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Erables 31, le groupement des agriculteurs bio de Haute-Garonne, organise la 7ème édition de la Foire Bio du Grand Toulouse le dimanche 21 octobre à la base de loisirs de La Ramée à Tournefeuille.

 

L'entrée est gratuite pour tous les visiteurs, de 9h30 à 18h. Tout au long de la journée, de nombreuses animations seront proposées et montreront le fort dynamisme du réseau des agriculteurs bio sur la Haute-Garonne.
Cet événement accueillera plus de 140 exposants et 8 000 visiteurs pour favoriser les échanges entre consommateurs, producteurs et transformateurs locaux, artisans et associations.

 

Au programme :
-Marché bio et local, dégustations de produits biologiques, buvette
- Conférences - débats
- Expositions
- Ateliers pédagogiques et participatifs : cuire du pain au four à bois, bar à eau, manège enfantin, lombriculture, jeux sur le tri sélectif...
- Village associatif
- Déambulation musicale


"Ce programme, tourné cette année vers l'agriculture "Bi'EAU'logique" - Environnement, Agriculture, Utilité - permettra aux plus grands un échange autour d'expériences locales de gestion de l'eau dans l'agriculture, et aux plus petits de participer à nombreux ateliers (fabrication de jus de pommes, jeux)" précisent les organisateurs.


Pour plus d'infos, contactez ERABLES 31 au 06 45 35 11 23 ou par mail, foirebiograndtoulouse@gmail.com-

www.erables31.org

 

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Appels aux créateurs : Kibô-promesse a besoin de vous !

Appels aux créateurs : Kibô-promesse a besoin de vous ! | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Vous êtes créateur, artiste et vous aimez le Japon ?

Vous souhaitez aider concrètement la population sinistrée de la préfecture de Fukushima ?

 

L’association Kibô-promesse a besoin de vous !


Via Loïc Le Gall
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Manger 100% bio avec 10€ par jour, c'est possible

Manger 100% bio avec 10€ par jour, c'est possible | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Manger 100% bio avec 10€ par jour, c'est possible...

 

Par jeu, nous avons tenté l’expérience pendant une semaine, histoire de voir si l’on trouve à Strasbourg tout ce qu’il faut pour se nourrir exclusivement avec des produits issus de l’agriculture biologique labellisés AB, Demeter ou UE . Et pour corser le tout, avec le budget alimentation moyen du tiers des ménages français les plus modestes : soit environ 10€ par jour.

 

10 euros par jour pour manger à deux un petit déjeuner et deux repas, ça ne fait pas lourd même en se nourrissant de produits dits conventionnels. Alors en bio… Autant dire tout suite que ça exclut le resto et les plats cuisinés. Il faut retrouver les joies de l’épluche-légumes et de la cuiller en bois. Mais c’est possible, si l’on ne fait pas de folie. Précisons quand même que nos habitudes alimentaires facilitent les choses. On mange de la viande mais en petite quantité et on aime les plats simples : brandade, spaghettis à la bolognaise, galettes de pommes de terre, choucroute, couscous, minestrone… Et puis, nous ne sommes pas des travailleurs de force et n’avons pas besoin de rations considérables.

 

Des courses un peu plus longues
Avec un budget aussi ric-rac il fallait faire du shopping malin et tenter de trouver les produits les moins chers. A Strasbourg mais aussi à Kehl réputé mieux achalandé en bio.

On s’est approvisionnés dans 14 points de ventes différents.

2 magasins spécialisés : Le Serpent Vert, la Maison Vitale
3 marchés : Neudorf, Montagne Verte et Kehl.
6 enseignes de la grande distribution : Monoprix, Simply, Leclerc, Edeka, DM, Coop
2 hard discounters : Pennymarkt, Lidl.
1 boulangerie : Dolder

Autant dire qu’on s’est beaucoup baladé (à vélo). Une bonne heure par jour en moyenne. Le double environ des 32 minutes quotidiennes que les Français consacrent à leurs courses (selon l’Insee). Mais il est vrai que nous débutions et qu’on a passé pas mal de temps à noter et comparer les prix.

 

Quelques exemples de prix relevés
Nous avons relevé une série de prix de manière empirique, entre le 10 et le 30 septembre 2012 (voir ce tableau). Cependant, ils ne nous permettent pas d’établir un « panier de la ménagère bio » à Strasbourg et environs et encore moins un classement des surfaces de vente tant l’offre varie de l’une à l’autre. Comment comparer un hard discounter qui propose deux ou trois produits à des prix souvent imbattables avec une épicerie spécialisée parfois un peu plus chère mais qui offre en un lieu unique tout ce dont on a besoin ?

En gros on a joué partout sur les premiers prix. Et surprise, contrairement à une idée bien ancrée, les produits bio allemands ne sont pas toujours les moins chers, même sur les marchés.

 

Moins de viande, plus de légumineuses
La viande et la charcuterie font sans conteste partie des aliments bio les plus chers et peu de magasins en vendent. On en trouve un peu à la découpe, fraîche, chez Edeka à Kehl et de temps en temps sur le stand de la ferme Durr au marché de Neudorf.

Mais en général les produits carnés bio sont proposés sous plastique ou surgelés. On a essayé le tofu (fûmé) comme source de protéines alternative mais on n’a pas trouvé ça bon. Alors on s’est un peu rattrapé sur les légumineuses : lentilles, haricots, pois chiches…

 

Le pain (bonne) surprise
Gros mangeurs de pain, nous avions un peu peur de ne pas en trouver ou qu’il ne soit pas à notre goût. Nous avons commencé par faire la tournée des boulangeries du quartier, sans succès. On a essayé celles d’Allemagne mais leur pain bio est assez cher, sombre et baroque (avec toutes sortes de graines) et dans les grandes surfaces il est souvent sec et peu appétissant.

Finalement nous avons découvert pas très loin de chez nous, au coin de l’avenue de Colmar et de la rue de Mulhouse, la boulangerie Dolder qui fait une délicieuse boule de pain blanc bio de 500g pour 1€50 .

 

Fruits et légumes , la carte fraîcheur
Nous avons privilégié bien sûr les produits locaux et de saison. Avec la chance de pouvoir profiter des derniers (délicieux) légumes de l’été : tomates, courgettes, aubergines. Nous les avons achetés de préférence sur les marchés quitte à les payer un tout petit peu plus cher que dans les hard discount.

Mais ils étaient plus frais et plus beaux. Un stand nous a paru particulièrement intéressant : celui de la ferme Peter de Muttersholtz. Ils sont le jeudi matin au marché de la Montagne Verte, place d’Ostwald. Ils vendent uniquement leur propre production : fruits, légumes et laitages à très bon prix.

 

9€65 par jour
Sur nos 10 euros de budget quotidien nous en avons prélevé 2 pour l’épicerie de base : huile, beurre, pain, confiture, café, thé, épices et condiments. Il en restait donc 8 € pour acheter les aliments proprement dits. Voici la liste de nos menus avec leur coût détaillé.

 

Une semaine de menus à télécharger en cliquant sur le titre.

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Berlin veut accroître son objectif de part d'énergies vertes d'ici à 2020

Berlin veut accroître son objectif de part d'énergies vertes d'ici à 2020 | Des 4 coins du monde | Scoop.it
L'Allemagne, qui a décidé de renoncer au nucléaire en dix ans, a pour ambition d'être un pionnier au niveau mondial en matière énergétique.

 

Le gouvernement allemand, qui a décidé d'abandonner l'énergie nucléaire l'année dernière, veut relever son objectif de part des énergies renouvelables dans la production électrique du pays à près de 40 % en 2020, contre 35 % prévus jusqu'à présent.
"Il est prévisible que l'objectif minimum de 35 % d'énergies renouvelables en 2020 ne sera pas seulement atteint, il sera largement dépassé", portant cette part à 40 %, a estimé, jeudi 11 octobre, le ministre de l'environnement, Peter Altmaier, dans un document de travail transmis aux acteurs publics et privés du secteur.

Dans le même temps, M. Altmaier a publié plusieurs propositions en vue d'une réforme de la loi qui régit en Allemagne le soutien aux énergies vertes, par de généreux prix garantis aux opérateurs d'éoliennes, de panneaux solaires, etc. La différence entre ce prix garanti et celui du marché est reportée sur les factures des consommateurs par une surtaxe de plusieurs dizaines de milliards d'euros chaque année.

 

Une réforme de la loi sur les énergies renouvelables est "absolument inévitable et nécessaire", a estimé le ministre de l'environnement, afin de faire face à l'explosion du nombre d'installations de panneaux solaires et de parcs éoliens en haute mer.

 

M. Altmaier a proposé notamment de fixer de nouveaux "objectifs quantitatifs et un nouveau calendrier" pour garantir aux énergies vertes une progression plus régulière et ainsi "éviter la surchauffe". Le ministre a également proposé une meilleure coordination entre Etats régionaux, Etat fédéral et secteur privé. "Un rythme de développement plus rapide entraînerait (...) une hausse des coûts et des problèmes d'intégration du réseau", a prévenu M. Altmaier.

 

L'Allemagne, qui a décidé de renoncer au nucléaire d'ici à 2022, a pour ambition d'être un pionnier au niveau mondial en matière énergétique. Mais elle se heurte à des problèmes techniques, des impasses de financement et des réticences au niveau local, face notamment à l'installation de nouvelles lignes électriques.

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Ces marques qui ont déjà banni le bisphénol A

Ces marques qui ont déjà banni le bisphénol A | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Le bisphénol A devrait disparaître des contenants alimentaires en 2015, un an plus tard que prévu.

La faute aux industriels qui relèvent la difficulté de trouver des substituts. Pourtant, certains l'ont déjà fait. La preuve.

 

Si tout se poursuit comme prévu, le bisphénol A devrait disparaître de tous les contenants alimentaires au 1er juillet 2015. C’est le sens de la proposition de loi adoptée mardi 9 octobre en premier lecture au Sénat. Une victoire nuancée pour les associations. Le texte initial fixait comme échéance le 1er janvier 2014. La raison du report ? La difficulté à trouver des substituts avancée par les industriels. « Il est toujours difficile de trouver des substances de substitution, mais ça l’est encore plus pour le bisphénol A, compte tenu de la variété de ses applications », explique Patrick Lévy, médecin conseil de l’union des industries chimiques (UIC). Pourtant, certains industriels qui ne fabriquent pas de biberons (le BPA y est banni depuis 2010) ont déjà pris de l’avance.
Le bisphénol A, il y en a partout : dans les boîtes de conserve, les canalisations d’eau, les tickets de caisses, les canettes… Mais des solutions de remplacement existent. En juin 2012, l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) a publié une liste de 73 alternatives recueillis auprès d’industriels, d’agences nationales, d’associations, d’universités…

http://fr.scribd.com/doc/109710900/CHIM2009sa0331-2

 

1) Le polycarbonate : fastoche ?
Dans la liste de l’Anses, 21 substituts concernent le polycarbonate (PC), un polymère fabriqué à partir de bisphénol A très résistant aux chocs et aux hautes températures. Les substituts au BPA dans les plastiques polycarbonate sont « les plus faciles à mettre en œuvre », écrivait le Réseau environnement santé (RES) dans un document publié en avril 2011.
Première possibilité : troquer le PC pour le verre. « Le top du top », selon Yann Vicaire, chargé de mission au RES. « C’est un matériau inerte et qui élimine le problème des déchets. » Il y a encore l’inox ou la céramique. Il y a enfin d’autres matières plastiques comme le polyéthylène et le polypropylène, deux matériaux « plus vieux que le polycarbonate ». De ceux-là, « on ne peut pas dire qu’on n’a pas de preuves (de leur innocuité, ndlr) ou alors il faut rouvrir tout le chapitre des plastiques », souligne Yann Vicaire.

 

Le PET (polytéréphtalate d’éthylène) est lui aussi mentionné comme alternative possible dans le document de l’Anses, mais là « il n’est pas exempt de souci. Se pose notamment la question de l’antimoine utilisé comme stabilisateur dans le PET. Une polémique avait été lancée par une organisation de consommateurs allemande (en 2005, ndlr) », poursuite le chargé de mission au RES. V

iennent ensuite d’autres substituts dont on sait moins de choses : le copolyester Tritan – développé par Eastman Chemical Company, une société américaine – dont les ventes ont quadruplé entre 2009 et 2010. En 2011, un professeur de neurobiologie à l’université d’Austin (Texas) avait décelé dans ce matériau des molécules imitant l’action des oestrogènes. Ou le mystérieux Ecozen du Coréen SK Chemicals.


L’exemple de Tupperware :
En février, la gamme Tupperware a décidé de bannir le polycarbonate de ses produits. Sur son site internet, dans la rubrique « Matières », on trouve désormais la mention suivante : « Nous avons choisi de supprimer de notre catalogue tous les produits à base de polycarbonate, pour avoir ainsi une gamme à 0% de bisphénol A. Le polycarbonate est remplacé par le polyester thermoplastique qui présente des propriétés similaires mais ne contient aucune trace de bisphénol A. » Késako ?

« On a remplacé [cette matière] par un polyester thermoplastique. Il est aussi transparent, aussi solide, un peu moins rigide », a expliqué Denis Gruet, pédégé France de l’entreprise, en mai dans les colonnes du Parisien. Coût de l’opération ? 4 millions d’euros selon le quotidien pour trois années de recherche. Reste à savoir si le nouveau polyester de Tupperware est la panacée pour la santé. Pour des raisons de confidentialité, l’industriel livre peu d’éléments sur sa nouvelle trouvaille.


2) Le casse-tête des boîtes de conserve
Dans la boîte de conserve, c’est la couche d’époxyde qui est en cause. Composée de bisphénol A, celle-ci sert à créer une barrière étanche entre la boîte et les aliments. Comment la remplacer ? On peut éliminer la boîte de conserve et passer là encore au verre. Après tout, les haricots en bocaux – à défaut d’être frais – sont souvent meilleurs qu’entassés sous aluminium. Reste le couvercle du bocal là aussi souvent recouvert d’epoxyde.

Mais si l’on veut garder la boîte de conserve, les choses se compliquent. « Les aliments contenus sont très différents, ils ont des PH variés et leur agressivité sur la résine diffère. On n’a pas de solutions de rechange assez polyvalente. Pour une canette de coca, on peut avoir un substitut possible et un autre pour une boîte de tomate », explique Patrick Lévy de l’Union des industries chimiques (UIC). De quoi transformer la fabrication de canettes en casse-tête. Pourtant, certains ont franchi le pas.


L’exemple d’Heinz Australia
La marque a annoncé en juillet 2010 l’élimination du BPA dans ses boîtes de conserves pour bébés en l’espace de douze mois, puis dans les couvercles métalliques des bocaux de verre. Mais où en est-elle ? Contactée, elle n’a pas répondu dans le temps imparti.


L’exemple d’Eden Foods
Vous coulez des précurseurs ? Eden Foods, une entreprise américaine spécialisée dans les aliments bios, propose depuis 1999 des boîtes de conserve sans BPA. Sa solution ?

L’oléorésine, un « mélange d’huile et de résine extraites de plantes comme le pin et de sapin baumier. « Sauf que c’est plus fragile, souligne Yann Vicaire du RSE. Les produits acides notamment les dérivés de tomates attaquent plus facilement ce genre de résine. »

 

Plutôt que sur les paillasses des industriels, la solution se trouve peut-être dans les labos. Deux laboratoires universitaires travaillent sur les substituts aux résines époxy. Si à Toulouse on bûche sur la lignine de paille de blé, à Montpellier, on étudie des substances issues de la viticulture.

« Si en France on pouvait être des précurseurs et prendre des parts de ce marché des substituts en ces temps de bataille économique, ça pourrait être une bonne chose, souligne Yann Vicaire. C’est une nouvelle opportunité. »

 

 

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Agriculture : les insectes sont précieux... même les plus nuisibles

Agriculture : les insectes sont précieux... même les plus nuisibles | Des 4 coins du monde | Scoop.it
L’évolution peut être rapide, bien plus qu’on pourrait le croire ! En quelques générations, des plantes cultivées à l’abri des insectes, agresseurs potentiels, auraient perdu toute capacité de défense, au profit d’une productivité accrue.

Problème : elles peuvent aussi abandonner les caractères qui nous intéressent, comme le goût de certains fruits ou la production de substances médicinales.

 

Aborder le sujet de l’évolution nous plonge souvent dans le passé, parfois jusqu’à plusieurs millions d’années en arrière, à l’époque des dinosaures ou de la première sortie de l’eau des vertébrés. Nul besoin pourtant d’aller si loin pour comprendre tous les rouages de cette magnifique mécanique. L’évolution des espèces peut être observée de nos jours et quasiment en temps réel. Une nouvelle étude publiée dans la revue Science par Anurag Agrawal de la Cornell University vient de nous le rappeler.

L’équipe menée par ce chercheur étudie les interactions entre une plante, l’onagre bisannuelle, et les insectes. Oenothera biennis fleurit la nuit afin d’éviter les attaques de chenilles « mineuses » appartenant à la famille des momphidés, des papillons de nuit. Elle produit également une substance huileuse, au niveau de ses fruits, destinée à repousser d’éventuels agresseurs.

Pendant près de 5 ans, des onagres ont été produites en absence de papillons ou de tout autre organisme ravageur. Les évolutions de leurs génotypes et de leurs phénotypes ont été suivies en temps réel. Plusieurs résultats intéressants ont été obtenus, mais ils démontrent tous un fait important : les plantes ont besoin d’insectes, y compris des parasites ! Leur élimination pourrait être fortement dommageable pour l’environnement.

 

Une meilleure compétitivité… mais moins de goût

Durant les expériences, près de 12.000 végétaux ont été plantés sur deux types de parcelles : avec ou sans insectes. En l’absence de chenille, une variété s’est nettement démarquée des autres, en 3 ou 4 générations, grâce à sa meilleure compétitivité. Elle s’est peu à peu imposée dans le milieu, au grand dam de ses concurrents. Comment expliquer ce succès ?

Ces onagres n’ont plus eu besoin de dépenser de l’énergie pour lutter contre leurs agresseurs. Elles ont donc pu réutiliser les ressources épargnées au profit de leur croissance. Mais il y a un problème. D’un point de vue génétique, elles possèdent naturellement peu de défenses contre les insectes. Cette variété ne s’était donc pas imposée auparavant car elle perdait trop d’énergie dans d’âpres combats. En conclusion, l’absence d'arthropodes a favorisé une perte génétique de la résistance des plantes en seulement quelques années et par sélection naturelle.

 

Fini donc la floraison tardive et la production d’éllagitannins, l’huile protectrice produite par les fruits et… utilisée depuis des siècles contre divers maux. Il ne faut pas l’oublier, de nombreux mécanismes de protection confèrent aux végétaux d’importantes caractéristiques recherchées par l’Homme.

Certains fruits pourraient par exemple perdre leur goût amer destiné à faire fuir d’éventuels attaquants. Vu l’importance des interactions plantes-insectes dans le monde, de nombreuses espèces végétales pourraient réagir, sous des conditions similaires et selon Anurag Agrawal, comme l’onagre, ce qui serait dramatique.

 

Une question peut dès lors se poser : a-t-on raison d’utiliser des insecticides à outrance ? Quelle que soit la réponse, ce travail illustre bien la rapidité avec laquelle les processus évolutifs peuvent modifier les interactions écologiques.

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Brevetage des plantes - L'altermondialiste Vandana Shiva en campagne pour des « semences libres »

Le brevetage des plantes est un « nouveau système d'esclavage » pour les agriculteurs des pays en développement, a estimé mercredi la scientifique et altermondialiste indienne Vandana Shiva, de passage à Paris dans le cadre d'une campagne internationale pour « la liberté des semences ».

 

Cette campagne, s'appuyant sur un rapport établi par plus d'une centaine d'organisations, est « un processus politique participatif pour libérer les semences, libérer les fermiers et libérer les êtres humains de ce que je considère clairement comme un nouveau système d'esclavage », a-t-elle souligné lors d'une conférence de presse à la mairie du IIe arrondissement.

 

La militante indienne, en tournée en Europe alors que se tient dans son pays, à Hyderabad, la conférence de l'Onu sur la biodiversité, est en première ligne depuis des années contre le brevetage des plantes et les Ogm. « Les brevets n'ont qu'un objectif : obliger les fermiers à acheter des semences tous les ans », a-t-elle souligné au cours d'une conférence organisée par l'association France Libertés.

 

Une campagne internationale
Le rapport, publié début octobre, tend notamment à mettre en avant « l'érosion de la diversité des semences », « la concentration des multinationales dans le marché des semences » ou « le coût croissant de l'approvisionnement en semences en raison des royalties ». Dans le cadre de sa campagne internationale (2-16 octobre), Vandana Shiva préconise l'organisation d'échanges de semences et de manifestations devant les entreprises semencières multinationales.

 

Elle incite les particuliers ou élus à déclarer leurs maisons ou leur ville « zones de liberté pour les semences ».

« Le colonialisme n'est pas mort, la ruée vers l'or s'est transformée en ruée vers l'or vert », a commenté pour sa part l'eurodéputée Verts Catherine Grèze, présente à cette conférence comme la sénatrice Eelv Marie-Christine Blandin.

« Cherchez l'erreur : comment cela se fait-il que 90 % des ressources génétiques soient dans les pays en développement et 97 % des brevets dans le Nord ? On parle bien de biopiraterie », a ajouté l'élue européenne.

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