Des 4 coins du monde
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Dans divers pays, des gens prennent la parole, se mobilisent ; des choses bougent. Restons à l'écoute.
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Hubert Reeves écrit à Arnaud Montebourg pour s'opposer à un permis minier en Guyane

Hubert Reeves écrit à Arnaud Montebourg pour s'opposer à un permis minier en Guyane | Des 4 coins du monde | Scoop.it
 Le célèbre astrophysicien appelle le ministre du Redressement productif à préserver le territoire guyanais de l'orpaillage...

Le permis Limonade a mis de l’eau dans le gaz. Accordé par un arrêté du 26 octobre dernier signé par Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, il autorise la société française Rexma à exploiter l’or de la rivière Limonade, proche du village de Saül. Or cette zone est très proche du parc national amazonien et pourrait causer de graves dommages à l’environnement et à la population, selon les opposants au projet.

 Destruction d’espèces

Les gestionnaires du parc national ont estimé que la mine entraînerait «la destruction inévitable de milieux naturels préservés» et de «nombreuses espèces de vertébrés protégés», parmi lesquels 35 espèces d'oiseaux dont l'ibis vert, le duc à aigrettes et la chouette mouchetée. Dans les villages avoisinants, les avis sont partagés: si certains s’inquiètent de la pollution de la rivière et de la déforestation de la zone, d’autres espèrent que les soixante-dix emplois que doit créer la mine profiteront aux populations locales. Les entreprises minières, elles, rappellent qu’il vaut mieux accorder des permis à des opérateurs légaux que de laisser faire les orpailleurs clandestins.

Du côté des ONG écologistes, la réaction est unanime: non au permis Limonade. France Nature Environnement (FNE), la Fondation Nicolas Hulot (FNH) et WWF ont demandé son annulation et ce mercredi, c’est Hubert Reeves, l’astrophysicien président de l’association Humanité et Biodiversité, qui a pris sa plume pour écrire à Arnaud Montebourg.

 

 

Paris, le 16 janvier 2013


Monsieur le ministre,


En ce début d’année, les problèmes auxquels votre gouvernement doit faire face sont nombreux, votre ministère n’est pas épargné. Ainsi votre décision concernant une mine d'or en Guyane est fortement contestée par des scientifiques connaisseurs du dossier.


Mon propos se veut le partage de pensées inspirées par certaines situations que les responsables politiques ont à prendre en compte quand elles concernent

 -  des territoires qui ont un projet économique tout-à-fait pertinent qu’une décision prise sans eux contrarie,

 -  des territoires de peuples autochtones, ces populations dont l’identité culturelle est distincte de la nôtre.

Dans le premier cas, comme à Saül, l’éco-tourisme est le moteur économique choisi par le village qui, à l’unanimité de ses habitants, a refusé avec une logique et une cohérence incontestables, l’installation d’une exploitation minière.

Dans le second, ces peuples se savent appartenir à la biodiversité alors que nous nous comportons comme si nous étions en dehors.

Dans les deux cas, nos décisions de développement sont des obstacles à leur propre conception du présent et de leur avenir.


Les habitants connaissent la biodiversité de leur lieu de vie. Ils veulent la défendre et pour beaucoup la protègent déjà alors que nous prenons seulement conscience qu’elle est notre assurance-vie et commençons à souscrire à l’idée de la préserver. Contrairement à nous, ils interagissent avec les autres espèces vivantes sans les faire disparaître. L’établissement de zones protégées ne peut suffire à assurer la préservation de la diversité biologique. S’il importe à nos yeux qu’elles soient respectées, il importe aux leurs que leur milieu de vie le soit, au-delà des limites administratives d’une aire de protection officielle.


Ce milieu qui est d’abord le leur, ils en connaissent et respectent les dynamiques assurant la pérennité de leur choix de vie.
Ne pourrions-nous préserver de l’orpaillage le territoire pouvant faire vivre, dans un développement durable, les villageois de Saül?


Voilà, Monsieur le ministre, le voeu que je vous présente.


Avec espoir 


Hubert Reeves, Président de « Humanité et biodiversité »


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Pesticides : un risque enfin admis pour les abeilles

Pesticides : un risque enfin admis pour les abeilles | Des 4 coins du monde | Scoop.it
L'Autorité européenne de sécurité des aliments publie un avis sévère sur trois insecticides parmi les plus utilisés.
L'industrie des pesticides va devoir encaisser le coup. L'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) devait publier, mercredi 16 janvier, un avis scientifique sévère sur trois pesticides (clothianidine, imidaclopride et thiaméthoxame), tous présentant, selon l'EFSA, un risque élevé pour les abeilles.

 

Ces trois évaluations de l'agence de Parme (Italie) apportent du crédit à ceux qui attribuent à cette famille récente d'insecticides – néonicotinoïdes – un rôle dominant dans le déclin accéléré des insectes pollinisateurs, constaté partout dans le monde depuis une dizaine à une quinzaine d'années. Mises sur le marché au début des années 1990, ces nouvelles substances sont parmi les plus utilisées au monde en agriculture.

 

L'EFSA était saisie par la Commission européenne de l'évaluation des risques présentés par ces trois molécules, au regard des nouvelles données scientifiques produites depuis leur autorisation. La caractéristique principale de ces produits – commercialisés sous les noms de Gaucho, Cruiser, Poncho, Nuprid, Argento, etc. – est qu'ils s'utilisent en granules ou en enrobage de semences. Les graines sont gainées du principe actif avant d'être semées ; la plante sécrète ensuite le toxique tout au long de sa croissance.


UN SIMPLE CONTACT AVEC CES POUSSIÈRES PEUT ÊTRE FATAL

"Nous avons identifié des risques pour les abeilles en relation avec trois principales voies d'exposition des insectes, explique Domenica Auteri, qui a présidé les travaux de l'agence européenne. Ce sont les poussières produites par les graines ou les granules pendant le semis, la contamination par le pollen et le nectar et, dans le cas du maïs, traité par le thiaméthoxame, l'exposition par "guttation"", c'est-à-dire l'exsudation, par la plante, de gouttelettes d'eau imprégnées du pesticide et auxquelles s'abreuvent parfois les insectes.

Quant aux poussières produites lors des semis, elles peuvent être transportées par le vent et se déposer dans l'environnement. La dose létale de ces produits étant de quelques milliardièmes de gramme par abeille, un simple contact avec ces poussières peut être fatal à l'hyménoptère.
Les trois opinions scientifiques rendues par l'EFSA s'inscrivent dans un travail publié par l'agence en mai 2012, également commandé par la Commission européenne : il s'agissait alors d'évaluer l'efficacité des tests réglementaires ayant conduit à l'autorisation des molécules. Le groupe d'experts mandaté par l'agence européenne avait conclu que ces tests, conçus pour les produits utilisés en pulvérisation, n'étaient pas adaptés.

 

De plus, les chercheurs notaient que les tests en laboratoire étaient lacunaires : pas de prise en compte des effets de synergie avec des pathogènes ou d'autres produits phytosanitaires, pas d'évaluation des effets non létaux (désorientation, perte de mémoire des butineuses, etc.). De même que les tests en plein champ étaient incapables de déceler les effets de ces substances – surfaces traitées trop petites, colonies utilisées de trop petite taille, etc.

 

"LES NÉONICOTINOÏDES AFFECTENT NÉGATIVEMENT LES ABEILLES" 

"Il est très réconfortant que l'EFSA ait réagi aux preuves de plus en plus fortes que l'utilisation des néonicotinoïdes affecte négativement les populations d'abeilles, et qu'elle reconnaisse les risques significatifs associés avec l'utilisation actuelle de ces produits", commente le biologiste David Goulson, professeur à l'université de Stirling (Royaume-Uni) et auteur d'une récente étude publiée dans la revue Science, documentant les effets de l'imidaclopride sur les bourdons :"Beaucoup d'entre nous voudraient désormais voir un moratoire être décidé sur l'utilisation de ces pesticides, jusqu'à ce que nous comprenions réellement à quel point ils dégradent l'environnement."

Dans les trois avis rendus, les experts de l'EFSA reconnaissent que la science est encore loin du compte. En fonction du produit et de son mode d'utilisation, les données ne permettent bien souvent pas de conclure à l'existence ou à l'absence de risques. Par exemple, il est actuellement impossible d'évaluer le risque posé par l'imidaclopride sur les abeilles lorsque le produit est utilisé sur l'endive, la laitue, la scarole, le radis, etc.

En juin, le ministre de l'agriculture, Stéphane Le Foll, a interdit le Cruiser sur le colza dans l'Hexagone. En revanche, son utilisation sur le maïs est toujours autorisée en France, bien qu'elle présente, selon l'EFSA, des risques pour les abeilles par deux voies : la guttation et les poussières des semis.

 

LES OPINIONS RENDUES PAR L'EFSA NE SONT PAS SURPRENANTES

Bien que tranchées, les trois opinions rendues par l'EFSA ne sont pas surprenantes. Laura Maxim, chercheuse à l'Institut des sciences de la communication du CNRS (ISCC) et l'une des meilleures spécialistes des controverses ayant accompagné l'utilisation de ces substances, note ainsi qu'"il y a dix ans, le Comité scientifique et technique [un groupe d'experts mis sur pied en 1999 par Jean Glavany, ministre de l'agriculture] était parvenu aux mêmes conclusions à propos de l'imidaclopride".

 

Le rapport de ce groupe d'experts avait été rendu en 2003, et avait conduit à l'interdiction du Gaucho en France. Deux ans plus tard, ce comité livrait des conclusions semblables pour un autre pesticide controversé, le fipronil (commercialisé sous le nom de Régent), également mis en cause dans le déclin d'abeilles.

L'EFSA finalise une opinion scientifique sur cet autre produit controversé, n'appartenant pas à la famille des néonicotinoïdes. "Elle devrait être publiée d'ici à fin mars", précise Mme Auteri.

 
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Des agriculteurs bio américains intentent un procès « préventif » contre Monsanto

Les plaignants veulent se protéger d’une éventuelle mise en cause pour violation de brevets.

 

Rien n’est simple, décidément, entre Monsanto et les agriculteurs biologiques. Aux États-Unis, un procès original oppose actuellement l’entreprise leader mondiale des semences génétiquement modifiées à des exploitants bio venus de tous les États-Unis. Cette plainte, déposée par les agriculteurs, est une forme d’action « préventive » intentée contre le géant de l’agrochimie.

Aux États-Unis, la grande majorité des cultures de céréales est de source OGM (88 % du maïs et 93 % du soja, selon le ministère de l’agriculture). Ces semences sont brevetées et les agriculteurs doivent souscrire un contrat avec Monsanto pour pouvoir les planter. Contrat qui doit être renouvelé chaque année.

Les plaignants craignent de voir leurs champs, peut-être, un jour, « contaminés » par des OGM Monsanto sans le vouloir… et, par ricochet, d’être mis en cause par l’entreprise pour violation de brevet.

UNE PLAINTE QUALIFIÉE DE « DÉRAISONNABLE »

Monsanto a gagné en première instance au tribunal de New York, le juge qualifiant certains aspects de la plainte de « déraisonnables ». Mais les agriculteurs ont fait appel et une audience s’est tenue jeudi 10 janvier à Washington.

À l’extérieur de la cour d’appel, quelques dizaines d’exploitants s’étaient retrouvées pour mettre en garde l’opinion sur les dangers pesant sur leurs exploitations. Selon leur avocat, Daniel Ravicher, il s’agit « d’obtenir un précédent pour protéger les autres à l’avenir ».

Thomas Helsher, un responsable de Monsanto, a rejeté l’idée que la société puisse intenter un tel procès. « Les agriculteurs qui ne s’intéressent pas aux semences brevetées de Monsanto n’ont rationnellement pas à craindre de procès, toute affirmation contraire étant, pour citer le tribunal de première instance, “sans justification’’», affirme-t-il.

REMISE EN CAUSE DU BREVETAGE DES SEMENCES

Dans le fond, c’est le principe du brevetage des semences génétiquement modifiées (entériné depuis les années 1980) que les partisans du bio remettent en cause. « Il est immoral que des entreprises volent au peuple le droit aux semences, et qu’elles les brevettent », argumente Jim Gerritsen, agriculteur dans le Maine et président de la principale association de plaignants.

Monsanto vend des semences OGM créées pour résister au pesticide Round Up, vendu aussi par l’entreprise. Si les agriculteurs conservaient ces semences d’une année sur l’autre, Monsanto perdrait tout son chiffre d’affaires. « Comme ses produits sont plutôt simples à reproduire, que ce soit les semences ou les produits chimiques, ses fortes marges dépendent de ses brevets », explique Dennis Crouch, spécialiste du droit des brevets et professeur de droit à l’Université du Missouri. Voilà pourquoi Monsanto surveille de si près les exploitations.

 

 

 
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Produits bio : une campagne de sensibilisation dans les cantines scolaires

Produits bio : une campagne de sensibilisation dans les cantines scolaires | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Pour faciliter l'organisation de repas avec des produits bio dans les cantines et sensibiliser davantage les enfants des classes du CE1 au CM2 à l'importance d'une alimentation reliée aux questions d'environnement, de biodiversité, de bien-être animal, l'Agence Bio a lancé le programme intitulé " Manger Bio, c'est dans ma nature ".


Les restaurants scolaires sont de plus en plus nombreux à introduire des produits bio ou à souhaiter le faire. Selon l'Agence Bio, en 2012, 73% d'établissements du secteurs de l'enseignement ont déclaré proposer des produits biologiques à leurs convives (contre 61% en 2011).

De nombreuses actions sont régulièrement mises en place afin d'accompagner la démarche d'introduction des produits bio en restauration collective et de sensibiliser le personnel et les convives sur l'agriculture biologique et ses produits.

Afin de conforter et d'amplifier ce mouvement, l'Agence Bio a lancé une nouvelle initiative auprès du responsable et du personnel de la restauration scolaire d'une part, des élèves des classes du CE1 eu CM2 et de leurs professeurs d'autre part, en associant autant que possible les deux démarches.

 

"Manger bio, c'est dans ma nature" : 2 500 kits d'animation pour sensibiliser les enfants du CE1 au CM2

Pour sensibiliser davantage les classes du CE1 au CM2 à l'importance d'une alimentation reliée aux questions d'environnement, de biodiversité, de bien-être animal, l'Agence Bio a lancé le programme intitulé "Manger bio, c'est dans ma nature". En septembre 2012, 2500 kits ont ainsi été envoyés aux gestionnaires de la restauration collective et à ceux qui les accompagnent. Ces kits sont composés d'affiches, de guirlandes, signalétiques et dépliants pour les enfants. Ludiques, ces dépliants permettent de découvrir les particularités de l'agriculture bio et de ses produits en s'amusant : avec un quizz, des mots mêlés, des mots croisés,etc.

 

Un concours pour les élèves : "Les petits reporters de la bio"

Les élèves de classes du CE1 au CM2 sont également invités à participer à un grand concours, en réalisant un reportage exclusif, sous la forme d'un magazine sur le thème "Manger bio, c'est dans ma nature" (un magazine par classe).

Ils peuvent y traiter des sujets de leur choix, à l'image des thèmes suivants : la bio dans mon restaurant scolaire, les fruits et légumes de saison bio, du blé au pain bio, l'élevage bio, de la vache au yaourt bio, ou encore la bio dans ma région.

 

Le jeu concours se déroule jusqu'au 30 mars 2013 inclus. Le jury se réunira courant avril 2013. Il sera composé d'un représentant du monde de l'enseignement, d'un parent d'élève, de membres de l'Agence Bio, et de deux enfants de classes de CM1/CM2 et CE1/CE2. Il sélectionnera les 15 meilleurs magazines, dont le magazine gagnant.

La classe gagnante participera à un Atelier gourmand bio dans son école, animé par un Chef. Les 14 autres classes sélectionnées par le jury gagneront un goûter bio. Il sera organisé à l'école par l'Agence Bio et ses partenaires régionaux.

 

Pour participer au concours, rendez-vous sur le site www.agencebio.org

 ( le bulletin de participation doit être envoyé au plus tard le 30 mars 2013 à 14h)


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Le recul de la déforestation fait baisser les émissions de 16% en Amazonie

Le recul de la déforestation fait baisser les émissions de 16% en Amazonie | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Les émissions de gaz à effet de serre dues à la déforestation en Amazonie ont diminué de 16% en 2012 par rapport à l’an dernier, d’après l’Institut National de Recherches Spatiales (Inpe). 352 millions de tonnes de CO2 auront été émises.

 

Le plus faible indice depuis 1998

Ces chiffres ont été calculés à partir des résultats du Prodes 2012, qui a estimé la déforestation de l’Amazonie à 4.665 km2, soit le plus faible indice depuis 1998. Le calcul des émissions montre également une réduction de 64% par rapport aux chiffres estimés en 2004, année où l’ Amazonie avait perdu près de 28 000 km2 de son territoire à cause de la déforestation.

La diminution de la déforestation sur la période 2006-2011 fut de 49% par rapport aux projections faites à partir de la moyenne historique de 19 500 km2. En incluant 2012, la baisse moyenne sur la période est de 53%.  Au travers de son  Plan National de Changements Climatiques, le gouvernement s’est engagé à réduire, d’ici 2020,  la déforestation en Amazonie de 80%, par rapport à la moyenne historique de la période 1996-2005.

 

Diminution des émissions de gaz et déforestation ne sont pas proprotionnelles

Cependant, l’analyse indique que les émissions de gaz diminuent moins que la déforestation car la surface découpée s’est déplacée vers des surfaces de biomasse plus importante.

Près de la moitié de la biomasse de la forêt est composée de carbone, qui est libéré sous forme de CO2 lors des incendies, déforestations ou autres modifications de l’utilisation de la terre.

La vitesse de transfert de CO2 dans l’atmosphère est liée aux causes de la déforestation – extraction du bois, création de pâturages pour l’élevage, agriculture mécanisée à grande échelle, agriculture familiale, etc.

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Jean Vignolles, inventeur d'un procédé viticole bio

Jean Vignolles, inventeur d'un procédé viticole bio | Des 4 coins du monde | Scoop.it

En novembre dernier, lors du Salon international de la Foire de Bordeaux 2012 - Vinitech Sifel -, la société Souslikoff, fabricant de matériel agricole en Médoc, a obtenu le premier prix du Trophée de l'innovation 2012 médaille d'or pour le procédé Vign'Alex.

 

Un procédé dont Jean Vignolles, inventeur à Soulignac, avait cédé les brevets. Ce prix a été remis à M. Souslikoff, accompagné de Jean Vignolles, au Hangar 14, lors d'une soirée de gala. Le procédé Vign'Alex apporte une solution à des problèmes de pollution. Le non-broyage des sarments permet de diminuer les problèmes de traitement et de contamination ; l'absorption totale de tous les effluents sans déchets ultimes permet d'obtenir sur site un compost organique et « bio » permettant la fertilisation de la vigne.

 

Jean Vignolles précise que « stocker les sarments broyés sur la base de compostage Vign'Alex permet de les transformer à peu de frais en produit valorisant. Après stockage, l'épandage permet l'apport d'amendement de qualité et un bon équilibre. Ce produit est issu de la propriété, sur place, sans transport, sans TVA… Il permet également des cultures "durables" et d'obtenir le label bio. Ce qui devrait être une dépense devient recette et l'on travaille écologiquement. »

 

« Pour amortir cette installation, continue l'inventeur, il est également possible de composter un support ligneux (pailles, tontes, fourrages, déchets verts finement broyés, etc.). On obtiendra un compost très fertilisant. Des essais en cours indiquent qu'il sera certainement possible d'utiliser ce type de compostage pour transformer, d'une façon très enrichissante, les lisiers d'élevage, de volaille et cochons, algues de concentration de nitrates et ceci d'une manière très positive. »

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ETATS-UNIS. Des amendes pour des bouteilles d'eau en plastique

ETATS-UNIS. Des amendes pour des bouteilles d'eau en plastique | Des 4 coins du monde | Scoop.it
A Concord, la vente de bouteilles de moins d'un litre est désormais interdite et passible d'une amende maximum de 50 dollars.

 

La ville américaine de Concord (Massachusetts) est devenue ce 1er janvier la première à interdire la vente de petites bouteilles d'eau en plastique, par souci pour l'environnement.

Depuis le 1er janvier, la vente de l'eau plate en bouteilles de plastique de moins d'un litre y est interdite et passible d'une amende maximum de 50 dollars, selon un arrêté municipal. 

Jean Hill, 84 ans, initiatrice de la mesure

La mesure avait été votée en avril dernier lors d'une réunion publique par 403 voix pour et 364 contre. Elle a été approuvée en septembre par le procureur du Massachusetts.

L'arrêté stipule cependant qu'elle pourra être suspendue, si sa mise en application s'avère trop coûteuse.

Cette interdiction a été poussée pendant trois ans par une octogénaire de cette petite ville de 16.000 habitants, à quelque 30 km à l'ouest de Boston.

Jean Hill, 84 ans, était soutenue par le mouvement "Ban the bottle" ("interdisez les bouteilles") qui dénonce notamment la pollution créée par les bouteilles en plastique dont beaucoup ne sont pas recyclées. Le mouvement souligne également que l'eau en bouteille coûte plus de 1.000 fois plus cher que l'eau du robinet.

"Je me battrai jusqu'au bout"

"Les marchands d'eau en bouteille assèchent nos aquifères et nous la revendent", avait expliqué Jean Hill en 2010 au New York Times. "Je me battrai jusqu'au bout", avait ajouté cette grand-mère sensibilisée au problème des bouteilles en plastique par son petit-fils de 10 ans, qui lui avait parlé de la plaque de déchets du Pacifique.

Selon "Ban the bottle", les Américains ont consommé plus de 50 milliards de petites bouteilles d'eau en plastique en 2007. "Avec un taux de recyclage de seulement 23%, 38 milliards ont fini dans des décharges".

A la faveur de ce mouvement, l'eau en petites bouteilles a également été interdite dans plusieurs campus, selon "Ban the bottle".

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La justice allemande fait trembler les grands patrons

La justice allemande fait trembler les grands patrons | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Les mises en cause de dirigeants d’entreprise se multiplient outre-Rhin. La justice doit faire face à une hausse de la délinquance économique.

 

La justice allemande remet en cause la probité des dirigeants d’entreprise. Fraude fiscale, abus de confiance, manipulation de cours, information financière trompeuse… Les griefs ne manquent pas ces mois-ci pour les procureurs de Francfort, Munich ou Stuttgart, décidés à partir à la« chasse au gros gibier », comme le quotidien « Handelsblatt » en faisait récemment sa manchette.

 

 « Chasse au gros gibier »

La dernière illustration spectaculaire a été la mise en examen du coprésident de Deutsche Bank, Jürgen Fitschen. Les reproches faits au banquier à la tête de la première banque allemande, comme au directeur financier, Stefan Krause, portent sur un délit supposé de fraude fiscale lié au marché des droits d’émissions de CO2. L’enquête s’est accompagnée d’une perquisition au siège de la banque comme Francfort n’en a jamais connu. Des dizaines de camions de police avec 500 hommes en tenue, dont certains armés, ont littéralement pris d’assaut les tours jumelles comme s’il s’agissait du quartier général d’une organisation criminelle.

Dans le Land voisin du Bade-Wurtemberg, le parquet de Stuttgart vient de demander le renvoi devant un tribunal de l’ex-patron de Porsche, Wendelin Wiedeking, de même que de Holger Härter, l’ancien directeur financier. Le procureur général à l’origine de cette décision, Hans Richter, soixante-quatre ans, se revendique comme un ancien « soixante-huitard » qui veut que le droit passe partout. Outre les dirigeants de Porsche, il inquiète aussi le patron de feu l’empire de la droguerie Schlecker, l’ancien banquier à la tête de la banque régionale LBBW, et une ancienne star de la banque d’investissement, Dirk Notheis, de Morgan Stanley.

 

 Hausse de la délinquance économique

A Munich, le parquet a dans le viseur l’ancien directeur général de BayernLB, Michael Kemmer, comme l’ancien président de Deutsche Bank, Josef Ackermann, soupçonné de faux témoignage lors du procès civil lié à la faillite du groupe Kirch.

La délinquance économique a gagné du terrain en Allemagne ces dernières années. Le nombre d’affaires détectées est passé de quelque 85.000 à plus de 103.000 entre 2008 et 2010, selon la direction fédérale de la police judiciaire. En face, « les parquets sont mieux armés. Des unités spécialisées se sont mises en place avec des enquêteurs ayant une très bonne compréhension des délits économiques », analyse un avocat d’un grand cabinet francfortois, qui préfère garder l’anonymat.

 

S’ajoute dans bien des cas la recherche d’une responsabilité en haut de la pyramide. « Quel que soit l’échelon où est commise une irrégularité, celle-ci sera attribuée à la direction de l’entreprise », poursuit la même source. Or une plainte d’un dirigeant au pénal peut emporter des conséquences sur des procès civils en cours. Après la mise en cause de Wendelin Wiedeking, les investisseurs floués trouvent un appui supplémentaire à leurs demandes de dommages et intérêts contre Porsche et Volkswagen.

 

 

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Carlo Petrini, créateur du mouvement SlowFood, "La crise comme opportunité"

Carlo Petrini, créateur du mouvement SlowFood, "La crise comme opportunité" | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Dans une série exclusive pour Relaxnews, Carlo Petrini, créateur du mouvement Slow Food, dévoilera chaque mois son point de vue sur la façon dont nous nous alimentons. Il démarre cette première collaboration par un bilan de l'année 2012.

 

Comme à chaque fin d'année, on regarde dans le rétroviseur pour chercher l'événement le plus frappant, le mot-clé qui puisse donner une signification au passé, pour mieux envisager le futur.

 

Pas de doute cette fois : 2012 est l'année de la crise, qui est arrivée au coeur de l'Europe. Crise économique et financière bien sûr, mais aussi crise énergétique, alimentaire, environnementale. Une chose est sûre et certaine : nous n'allons pas nous en sortir sans changer en profondeur...

 

Au demeurant, pas besoin de gestes éclatants, de bouleversements révolutionnaires. Le changement, pour être pérenne, doit partir de la vie quotidienne, de nos habitudes, de nos besoins. J'aime dire que nous devons changer de paradigme : pas de croissance du PIB, mais une nouvelle définition de nos besoins et de la façon de les satisfaire.

 

En ces mois dramatiques de 2012, j'ai eu des nouvelles qui m'ont conforté dans mes opinions. Etant italien, j'ai suivi avec autant d'attention que de consternation l'évolution de la crise en Grèce, ce pays qui d'une manière très symbolique, représente l'origine de la culture et de la civilisation Occidentale.

 

Et c'est justement de là-bas que sont arrivés les premiers signes de ce changement de paradigme.

Un jeune entrepreneur a créé un site internet qui a eu un grand succès, à travers lequel les citoyens "louent" un morceau de terre, et reçoivent directement à la maison les légumes cultivés par l'agriculteur. Les citoyens arrivent à dépenser jusqu'à 70% en moins par rapport aux tarifs pratiqués en supermarché. De leur côté, les agriculteurs ont des revenus sûrs et sont assurés de tout vendre, sans gaspillage. Et le jeune webmaster y gagne aussi son pain.

L'ancien aéroport d'Athènes est devenu un jardin potager, et ce n'est pas le seul exemple de ce retour à la terre hellénique. Les Athéniens ont déjà créé d'autres espaces verts, destinés à nourrir les communautés. Qui non seulement donnent à manger, mais renforcent aussi une dimension sociale que la ville a rendu difficile, et enfin offrent quelques oasis de beauté dans un désert de ciment.

Plusieurs jeunes grecs considèrent ce retour à la terre, abandonnée par leurs parents, comme une solution enthousiasmante. Pavlos Georgiadis, ethnobiologiste et partie intégrante du réseau des jeunes du mouvement Slow Food, cultive maintenant ses oliviers millénaires à Alexandroúpolis, non pas dans l'isolement et la fatigue de ses ancêtres, mais en conjuguant technologie et tradition pour obtenir un produit de qualité.

Ces personnes sont à l'avant-garde d'un changement global.

Gageons qu'elles ne lutteront pas longtemps seules.

 

Quand Carlo Petrini s'est dressé contre McDonald's dans les années 80 afin de stopper l'implantation d'un fast-food à Rome, peu ont pensé que cette prise de position allait devenir immensément populaire au point de trouver de fervents adeptes dans plus 150 pays dans le monde. Cette protestation a initié l'un des principaux mouvements contestataires contre la malbouffe, le Slow Food, qui privilégie la nourriture traditionnelle, régionale et à visée environnementale.

 

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Conso alternative : « Les classes moyennes ont changé de valeurs »

Conso alternative : « Les classes moyennes ont changé de valeurs » | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Rencontre avec l’auteure d’un livre porteur d’espoir : partout dans le monde, des citoyens s’organisent pour subvenir à leurs besoins et inventer une autre société.

 

A l’heure où la phrase de Margaret Thatcher « There is no alternative » (au libéralisme, à la rigueur budgétaire) n’a jamais été autant dans la bouche des dirigeants, il est bon de rappeler la réponse de Susan George : « There are thousands of alternatives ».

 

La journaliste Bénédicte Manier est partie de la deuxième assertion et, pendant deux ans, est allée voir ce qui fait bouger la société civile, les graines de changement semées partout et qui inventent un « autre monde possible ». Elle en a ramené un livre passionnant, « Un million de révolutions tranquilles »(Editions Les liens qui libèrent), qui fourmille d’utopies réalisées.

Des assemblées villageoises qui gèrent l’eau en Inde aux banques citoyennes en Espagne, elle décrit le fonctionnement de quelques-unes des solutions susceptibles de contourner la grande machine capitaliste.

 

Rue89 : Qu’est-ce qu’une « révolution tranquille » exactement ?

Bénédicte Manier : Ce sont des changements locaux, qui se mettent en place silencieusement pour résoudre les problèmes auxquels la population est confrontée – chômage, pauvreté, malnutrition, dégâts sur l’environnement... –, défis que les pouvoirs publics semblent impuissants à résoudre. Alors les citoyens décident d’agir eux-mêmes. Et aujourd’hui, on assiste à un foisonnement d’initiatives sur tous les continents, de solutions locales facilement transférables d’un pays à l’autre.

 

En agriculture, on voit émerger de nouvelles zones d’autosuffisance alimentaire, avec des réformes agraires menées par les habitants eux-mêmes ou la régénération d’écosystèmes grâce à l’agroforesterie et au bio. En Afrique, en Asie, en Amérique latine, des coopératives créent de l’emploi et sortent de la pauvreté des milliers d’oubliés de la croissance.

Une autre façon d’habiter les villes a aussi émergé, avec partout l’essor de coopératives de logement et de l’agriculture urbaine (New York, par exemple, compte 800 jardins partagés). Contre la spéculation, des filières d’épargne citoyennes se sont développées.

Pour les exclus du système de santé, des citoyens américains ont ouvert 1 200 cliniques gratuites. Contre la « malbouffe », les consommateurs japonais ont adhéré par millions aux « Teikei » (les Amap locales) et aux coopératives d’achat direct aux fermiers. Ils ont aussi créé leurs propres services (crèches, emplois familiaux...). Dans des domaines très variés, la société civile reprend ainsi en main les enjeux qui la concernent et devient un vrai moteur du changement social.

 

De quand datent ces initiatives ?

Certaines d’il y a vingt ans, mais depuis une dizaine d’années, les changements sont devenus très visibles dans le domaine de la consommation. Les classes moyennes des pays industrialisés ont largement adopté la« consommation collaborative », qui consiste à acheter moins, mais mieux, et entre soi : on achète d’occasion, on partage, on loue, on troque, on répare au sein d’ateliers participatifs, on échange des services sans argent...

En bref, on développe les « 4 R » (réduire, réutiliser, réparer, recycler). On se tourne aussi vers le local et le bio, pour savoir ce qu’on mange et soutenir l’économie de proximité. Et en imposant ces nouveaux comportements, la société civile a en partie réorganisé la distribution et amorcé une transition vers des modes de vie plus économes et plus écologiques.

C’est ce qu’on appelle le « penser global, agir local », que Coline Serreau avait décrit dans son dernier film ?

Exactement. C’est une évolution profonde : les gens se rendent compte que le modèle de développement actuel a trouvé ses limites et souhaitent d’autres logiques que le tout-marchand. En soutenant une coopérative locale ou uneAmap, en échangeant dans un système d’échange local (SEL) ou en plaçant son épargne dans l’économie solidaire, le citoyen contribue à une activité économique qui répond mieux à ses valeurs.

 

Est-ce aussi ce qu’on appelle l’économie de la débrouille ?

Oui, mais pas seulement. L’« économie de la débrouille » donne l’impression que c’est uniquement déclenché par la crise. En réalité, cela fait plusieurs années que les classes moyennes ont silencieusement changé de valeurs. Par exemple, quand une petite partie d’entre elles se détache des banques commerciales pour aller vers des circuits financiers solidaires, c’est parce qu’elles cherchent du sens et veulent voir leur argent servir à autre chose que la spéculation. Ce changement d’aspiration date d’avant la crise et celle-ci n’a fait que l’accentuer.

 

Quels sont les profils concernés ?

On a affaire à des générations très connectées, très informées, conscientes des grands enjeux et qui ne se retrouvent plus dans l’hyperconsommation, mais davantage dans des comportements conviviaux et coopératifs.

Les consommateurs sont ainsi devenus des acteurs des filières ; en partageant leurs outils de bricolage, leurs maisons (Couchsurfing) ou en organisant leurs propres circuits de livraison de colis par covoiturage, ils mettent en place une économie collaborative, ce qu’explique Anne-Sophie Novel dans son livre « Vive la co-révolution ».

Les logiciels libres notamment sont issus de cette coopération transversale. C’est une forme de déclaration d’indépendance vis-à-vis de l’économie classique, qui se fait sans vraiment d’idéologie, mais plutôt avec pragmatisme. C’est finalement une génération post-mondialisation, qui en a adopté les outils (Internet, smartphone), mais qui les met au service d’actions citoyennes participatives et décentralisées.

 

Décroissants, créatifs culturels, sous quelle bannière les regrouper ?

Certains sont dans l’une ou l’autre tendance, mais beaucoup n’entrent dans aucune. Les créatifs culturels sont ceux qui dans les années 1990 ont créé une autre manière d’être au monde, en étant davantage dans l’être que dans l’avoir. Mais aujourd’hui, le changement s’est élargi à d’autres groupes sociaux. Je ne me hasarderais pas à quantifier, mais visiblement le changement concerne une bonne partie des classes moyennes.

Deux livres parus en 2010 aux Etats-Unis ( « Consumed : Rethinking Business in the Era of Mindful Spending » et « Spend Shift : How the Post-Crisis Values Revolution Is Changing the Way We Buy, Sell, and Live ») ont montré que 72% des habitants des pays industrialisés ont adopté des modes d’achat plus écologiques et plus sociaux, et que 55% des ménages américains ont mis en place une consommation « démondialisée », en adhérant à des valeurs d’autosuffisance, de « do it yourself » ou d’achat sur les marchés fermiers locaux.

 

Quelle peut être la traduction politique de tout cela ?

Ces changements silencieux se font en dehors des groupes constitués, c’est typique des sociétés en réseaux où l’on se regroupe entre voisins ou en groupes informels aidés par les réseaux sociaux. Il n’y a pas de relais politique : les citoyens ont plus ou moins intégré l’idée qu’on ne change pas le monde avec un parti politique, ce qui exprime une sorte de fatigue de la démocratie, comme l’explique Pierre Rosanvallon.

Et ils ne descendent plus dans la rue. La contestation des Indignés et du mouvement Occupy Wall Street a d’ailleurs trouvé ses limites et ces groupes se réinvestissent maintenant dans les initiatives concrètes. Les Indignésespagnols créent par exemple des coopératives de logement et des systèmes d’échange gratuit de services. On n’est plus dans la protestation, mais dans le passage à l’acte.

 

Est-ce que le nouveau réseau social Newmanity est susceptible de leur donner plus d’occasions de se rencontrer et plus d’écho ?

Il est intéressant de voir se développer des réseaux sociaux davantage liés à ce changement d’aspirations. Cette nouvelle génération de réseaux va au-delà de la simple mise en relation, pour proposer du sens : elle propose de partager les mêmes valeurs éthiques. Et si Newmanity diffuse ces initiatives de changement, il va sans doute accélérer leur progression, notamment par une logique de « translocal », une reproduction d’un territoire à un autre.

 

Parmi les acteurs importants, il y a le Québec. Qu’a-t-on à apprendre de lui ?

Les coopératives d’habitants se sont beaucoup développées là-bas, car la société civile a créé des structures de professionnels qui aident les gens à transformer des bâtiments désaffectés en habitats coopératifs, ou à concevoir des immeubles écologiques et conviviaux où on habite ensemble en mutualisant les charges. Les logements sont à l’abri de la spéculation et sont loués nettement en dessous du marché. Au Québec, on en compte 1 200, qui logent 50 000 personnes.

Elles se sont aussi développées en Allemagne, en Angleterre, en Suède, aux Etats-Unis... mais peu en France, pays très réglementé et plus colbertiste. Les« Babayagas » ont ainsi eu beaucoup de mal à créer une forme d’habitat coopératif : parce qu’il n’entre dans aucune case administrative, elles ont dû passer par un office HLM. De même, il est difficile ici de créer des coopératives d’énergies renouvelables, notamment parce qu’il faut revendre son électricité à EDF, qui a baissé ses tarifs de rachat. L’individualisme joue aussi sans doute un rôle.

Les initiateurs de l’expérience des éoliennes citoyennes en Pays de Vilaine ont ainsi ramé pendant dix ans ! Mais ailleurs, ça se développe : au Danemark, 86% des parcs éoliens appartiennent à des coopératives de citoyens. Et en Allemagne, une quarantaine de villages sont déjà autonomes en électricité et se la revendent entre eux, préfigurant ce que Jeremy Rifkin appelle la Troisième révolution industrielle.

 

Quels sont les projets les plus avancés en France ?

Chez nous, ce qui marche bien, ce sont les circuits courts, les monnaies locales, la consommation collaborative ou, dans une certaine mesure, l’épargne solidaire, avec par exemple Terre de liens pour sauver les fermes de terroir. Mais une coopérative financière comme la NEF reste bien moins importante que les grandes coopératives d’épargne américaines (les « credit unions »), ou que la Coop57– coopérative catalane grâce à laquelle les particuliers financent directement l’économie solidaire locale –, ou encore que les banques sociales et écologiques comme la Triodos Bank des Pays-bas ou la Merkur Bank du Danemark.

« Un million de révolutions tranquilles » peuvent-elles faire une grande révolution ?

Je décris une évolution des mentalités lente mais réelle, qui va certainement se développer car elle est portée par les classes moyennes, ces « trendsetters » qui fixent les normes de demain. Est-ce qu’un jour tout cela atteindra une masse critique ? Je n’en sais rien, mais on est certainement dans une transition. Les citoyens vont plus vite que les politiques, et ils inventent de nouveaux comportements parce qu’ils ont envie de vivre mieux. Ce mouvement « bottom up » est certainement amené à se développer.

 

Comme dirait Pierre Rabhi, changer le monde nécessite de changer soi-même, non ?

Les gens ont déjà cette intuition que les théoriciens de la décroissance comme Rabhi, Latouche, Viveret, les penseurs de la transition, Rob Hopkins, formulent. Ce sont des initiatives encore minoritaires, mais qui se multiplient maintenant d’un bout à l’autre de la planète, montrant que quelque chose est en train de bouger à la base de la société. Quand des habitants commencent à transformer l’habitat, l’agriculture ou d’autres les aspects de la vie quotidienne, on est peut-être en train de passer à une autre époque.

 

L B-M's insight:

« Un million de révolutions tranquilles » (Editions Les liens qui libèrent)

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Comment nourrir tout le monde ?


Via Shabba
L B-M's insight:

Un film de Denis van Waerebeke écrit avec Sabrina Massen 
graphisme : Montag

animation : Juliette Hamon-Damourette

création sonore : Ruelgo

Voix : Michel Elias (français) - Mark Jane (anglais) - Andrea de Luca (italien) 
Equipe muséographique CSI : Dorothée Vatinel, Maud Gouy, Manon Courtay, Alisson Boiffard 

Production audiovisuelle CSI : Sabrina Massen

 

Un film produit par Montag pour la Cité des sciences et de l'industrie à l'occasion de l'exposition « Bon appétit »

Finaliste aux Vimeo awards 2010 (motion graphics)

Best infotainment at Webcuts.10
Prix du film éducatif, scientifique ou d'entreprise at Annecy 2011

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Interdiction du bisphénol A : publication de la loi n°2012-1442 du 24 décembre 2012

Interdiction du bisphénol A : publication de la loi n°2012-1442 du 24 décembre 2012 | Des 4 coins du monde | Scoop.it

La loi n°2012-1442 du 24 décembre 2012 visant à la suspension de la fabrication, de l’importation, de l’exportation et de la mise sur le marché de tout conditionnement à vocation alimentaire contenant du bisphénol A vient d’être publiée au Journal officiel du 26 décembre 2012 (ci-après « Loi du 24 décembre 2012 »). Par Sarah Nataf, avocat au cabinet Gossement Avocats.

 

Cette loi vient compléter et étendre des dispositifs d’interdiction sectorielle d’utilisation de certaines substances chimiques, lesquels ont été mis en place par la France, soit par transposition de dispositions du droit de l’Union européennes, soit de manière plus stricte par application du principe constitutionnel de précaution. 

La loi du 24 décembre 2012 prévoit une suspension, à compter du 1er janvier 2013, de l’importation, l’exportation et la mise sur le marché à titre gratuit ou onéreux de tout conditionnement, contenant ou ustensile comportant du bisphénol A et destiné à entrer en contact direct avec des denrées alimentaires pour les nourrissons et enfants en bas âge. Le Gouvernement peut néanmoins autoriser la reprise de ces opérations après avis de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail.

Le dispositif prévoit également une suspension dans les mêmes conditions, au 1er janvier 2015 pour tout autre conditionnement, contenant ou ustensile comportant du bisphénol A et destiné à entrer en contact direct avec des denrées alimentaires.

Le Gouvernement a l’obligation, de remettre au Parlement, avant le 1er juillet 2014, un rapport évaluant les substituts possibles au bisphénol A pour ses applications industrielles au regard de leur éventuelle toxicité.

En outre, le dispositif prévoit l’obligation de mentionner un avertissement sanitaire, sur tout conditionnement comportant du bisphénol A et destiné à entrer en contact direct avec les denrées alimentaires.

Au surplus, la loi du 24 décembre 2012 prévoit également l’interdiction d’utilisation de certaines substances chimiques dans certains dispositifs médicaux.

Il convient de souligner que la loi du 24 décembre 2012 modifie la loi n° 2010-729 du 30 juin 2010 tendant à suspendre la commercialisation de biberons produits à base de bisphénol A (ci-après « Loi du 30 juin 2010 »), en étendant l’interdiction d’utilisation du Bisphénol A, à tout conditionnement comportant du bisphénol A et destiné à recevoir des produits alimentaires.

Rappelons que la Loi du 30 juin 2010 avait suspendu la fabrication, l’importation, l’exportation et la mise sur le marché de biberons produits à base de bisphénol A jusqu’à ce que l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments rende un avis motivé autorisant à nouveau ces opérations. Par sa publication, la France amorçait une dynamique au niveau européen, l’Union européenne interdisant par la suite, l’utilisation du bisphénol A dans les biberons pour les nourrissons, dans la directive 2011/8/CE de la Commission du 28 janvier 2011 modifiant la directive 2002/72/CE.

Or, il ressort des débats parlementaires et rapports relatifs à la loi du 24 décembre 2012, que les parlementaires français souhaitent demander à l’Union européenne de généraliser cette interdiction.

Trois pays européens ont d’ores et déjà décidé d’interdire la commercialisation des contenants de produits alimentaires comportant du bisphénol A et destinés aux nourrissons et enfants de moins de 3 ans: le Danemark en 2010, la Belgique et la Suède en 2012.

Reste à savoir si cette dynamique se poursuivra, à l’échelle européenne, et si la France souhaitera, de nouveau, donner cette impulsion.

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De l’origan pour remplacer les antibiotiques dans les élevages

De l’origan pour remplacer les antibiotiques dans les élevages | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Des élevages de volailles renoncent à donner des antibiotiques à leurs animaux et préfèrent recourir à l’huile d’origan afin d’assurer la santé de leurs bêtes.

Certains éleveurs américains insistent sur le rôle de l’huile d’origan associée à une excellente hygiène dans les installations pour ne plus utiliser des antibiotiques.

« Il ne suffit pas de se contenter de remplacer les antibiotiques avec de l’huile d’origan et attendre que cela marche », affirme Scott Sechler, responsable de la ferme Bill & Evans un éleveur de volailles et pionnier de cette techniques aux Etats-Unis.


Près de 80 % des antibiotiques vendus aux Etats-Unis sont destinés aux élevages. Le New York Times rapporte qu’aux Etats-Unis, où le recours aux antibiotiques dans l’élevage est très courant, de plus en plus d’éleveurs se tournent vers des alternatives.

En effet, depuis 2011, le rôle des antibiotiques dans les élevages aux Etats-Unis a été remis en question en raison de l’augmentation de la résistance des animaux traités aux bactéries. En parallèle, le marché du bio se développe. 60 % des consommateurs seraient prêts à dépenser plus pour acquérir de la viande sans antibiotiques.

De plus, en novembre, le centre américain pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) a publié une note appelant à n'utiliser les antibiotiques qu’en cas de nécessité.

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Des maisons de semences paysannes pour se libérer de l'agrobusiness

Des maisons de semences paysannes pour se libérer de l'agrobusiness | Des 4 coins du monde | Scoop.it

C’est un mouvement mondial : du Brésil à la Grèce, en passant par le Périgord, des maisons et des banques coopératives de semences se multiplient. L’objectif : libérer les agriculteurs des droits de propriété imposés par l’industrie semencière, ne dépendre ni des OGM ni des pesticides, et cultiver la biodiversité. Plus de 300 paysans de quinze pays sont venus témoigner en France de leurs expériences collectives en faveur de la souveraineté alimentaire.


« Il faut nous organiser pour récupérer toutes les semences qui sont dans les banques de gènes et remettre ce trésor entre des mains sures, celles des paysans ». Au milieu d’une centaine de variétés de maïs, en plein cœur de la Dordogne, Bertrand Lassaigne raconte l’histoire de la première maison de semences paysannes en France. Installé depuis 20 ans près de Périgueux, Bertrand cultive principalement des céréales et des protéagineux – maïs, céréales à paille, soja, lentilles... Peu à peu, il développe son autonomie en semences et parvient en moins de dix ans à autoproduire la quasi-totalité de ses cultures, sauf en maïs où il continue chaque année d’acheter de la semence non reproductible qualifiée d’hybrides.

En 1999, une rumeur circule parmi les producteurs de maïs : des semences polluées par des OGM auraient été vendues. Bertrand Lassaigne, un des rares agriculteurs à produire du maïs bio, pressent la nécessité de trouver une alternative aux semences industrielles proposées par les semenciers. C’est le début d’un long chemin pour se réapproprier des savoirs-faire perdus. Pour éviter les OGM, il part chercher des semences au Guatemala. Et ramène onze variétés de maïs qu’il sème à son retour. Mais le résultat est décevant : les variétés collectées ne sont pas du tout adaptées au climat.

 

S’affranchir de l’industrie semencière

Le début du projet est laborieux. La difficulté de trouver de nouvelles variétés s’ajoute à un contexte réglementaire menaçant, qui ne permet ni la vente ni les échanges de semences [1]. Le travail de Bertrand se déroule dans une quasi-clandestinité ! Ce qui limite de facto la communication autour du projet. Mais le bouche-à-oreille fonctionne : plusieurs agriculteurs mettent à disposition « la variété de leurs aïeux ». Bertrand réalise lui-même les premiers croisements, donnant naissance à de nouvelles variétés. Au sein d’AgroBio Périgord, l’association de développement de l’agriculture biologique, Bertrand s’associe à d’autres agriculteurs et jardiniers pour créer la Maison des Semences Paysannes.

Onze ans plus tard, les résultats sont là. Leur maison de semences [2] compte plus d’une centaine de variétés de maïs adaptées aux conditions de l’agriculture biologique. Souvent plus riches en protéines, les variétés sélectionnées sont moins exigeantes en eau et plus résistantes aux maladies que les semences industrielles. Surtout, elles peuvent être replantées d’année en année, contrairement aux semences industrielles dont les droits de propriétés contraignent l’agriculteur à racheter ses semences l’année suivante.

 

Une idée importée du Brésil

Pour Bertrand Lassaigne, cette plateforme d’expérimentation de variétés de maïs n’aurait pas connu un tel développement sans un voyage d’échange au Brésil en 2004. Il en ramène des techniques, mais aussi un concept, celui des « maisons de semences ». Au Brésil, le terme « maison » est à prendre au sens propre : les semences sont gardées chez l’un des membres du groupe. Pour Bertrand, la maison de semences est davantage un concept. Les variétés sont cultivées, sélectionnées et multipliées dans les champs des agriculteurs.

Comment tout cela marche ? L’agriculteur emprunte un lot de semences à la période des semis et s’engage à retourner à la maison de semences d’Agrobio Périgord un volume supérieur de semences après récolte, ainsi que des notations de suivi de culture. Un lieu de stockage de semences existe à proximité de la plateforme d’expérimentation. Mais pour Bertrand, ce qui fait la richesse de cette « maison », c’est le réseau d’agriculteurs qui la fait vivre : 300 agriculteurs du grand Ouest de la France.

 

Un kit de semences pour la biodiversité

« Le fondement de la biodiversité, c’est l’échange », confirme Ivan José Canci, un agriculteur brésilien venu tout spécialement en Dordogne pour les Rencontres internationales des maisons de semences, qui se sont déroulées en septembre dernier [3]. Ivan José est impliqué dans un travail sur les variétés locales – un « Kit diversité » – dans l’État de Santa Catarina, au sud du Brésil. L’enjeu est de rendre autonomes les communautés rurales en production de semences. Le kit comprend dix variétés de riz, quatre de maïs, deux de pop corn, deux de pommes de terres, une de pastèque. Chaque famille est en charge de la production d’une variété « créole » [4] pour le reste de la communauté. Plus de 650 familles sont aujourd’hui impliquées. « Développer nos variétés créoles est une façon de lutter contre le modèle agrochimique », assure Ivan José.

A ses côtés, Maria Giselda, venue de l’État de Paraíba, à l’Est du Brésil. Aux yeux de cette agricultrice, les OGM constituent une réelle menace pour l’autonomie. C’est la raison pour laquelle elle est investie dans une des 230 banques communautaires de semences que compte l’État de Paraíba.« Chaque agriculteur est le gardien de sa propre banque et doit faire en sorte qu’elle ne soit pas contaminée par les OGM », explique-t-elle. Chacune de ces banques est autogérée par 10 à 20 familles. Les agriculteurs déposent un premier « capital » de semences, pour pouvoir lancer l’activité de la banque. Les familles qui en ont besoin en empruntent puis alimentent à leur tour la banque après la récolte. « C’est en créant ces banques communautaires de semences que le gouvernement Lula a fini par nous soutenir », confie Maria. Elle est convaincue que sans la pression de la société civile, les politiques publiques de soutien à l’agriculture paysanne n’auraient pas vu le jour au Brésil.

 

Gardiennes de semences en Inde

« Tant que la nourriture n’est pas produite au niveau communautaire, un pays ne peut pas être en situation de sécurité alimentaire ». C’est le constat dressé par Laxmi, une paysanne du village d’Humnapur sur le plateau du Deccan, au Sud de l’Inde. Propriétaire d’un hectare, elle a toujours conservé ses semences pour les cultures de l’année suivante. « J’ai constaté que les semences hybrides données par le gouvernement détruisaient la santé des sols et de l’environnement. Il y a dix ans, nous nous sommes réunies avec les femmes du village et nous avons décidé d’abandonner les hybrides sur nos parcelles et de récupérer les semences développées au fil des générations. » Ensemble, elles deviennent les gardiennes de semences qu’elles récoltent dans les champs et qu’elles conservent, prêtent, empruntent et échangent.

Aujourd’hui, plus de 5 000 femmes, issues de 75 villages de la région, gèrent 55 banques de semences communautaires avec le soutien de l’ONG Deccan Development Society. 85 variétés sont cultivées sur un millier d’hectares, sans recours aux pesticides chimiques. « Nous ne sommes plus victimes des créanciers, ni des grands agriculteurs auprès desquels il fallait quémander nos semences, se réjouit Laxmi. Désormais, ce sont nos connaissances qui nous nourrissent ». Ces gardiennes de « semences d’espoir » voient l’avenir avec confiance. Bien que le Deccan soit une région semi-aride exposée à de graves sécheresses, elles ont développé des semences adaptées à une grande variété de conditions climatiques. « Nous sommes heureuses de partager nos semences, mais si des entreprises de l’agrobusiness viennent revendiquer un droit de propriété, nous nous battrons contre elles », promet Laxmi.

 

Faire de l’Afrique une terre nourricière

C’est justement pour faire face à l’invasion des OGM et à des réglementations menaçant les semences paysannes que plusieurs associations et syndicats ont décidé de mettre en place le Comité ouest-africain des semences paysannes (COASP), en novembre 2011. Pour son coordinateur au Togo, Jacques Nametougli, il n’y a aucun doute, « les paysans sont en train de s’organiser pour assurer la souveraineté alimentaire en Afrique de l’Ouest comme ailleurs ». Jacques est originaire de Cinkassé, une ville frontière avec le Burkina Faso et le Sahel. Là-bas, la monoculture de coton et la rudesse du climat ont poussé les jeunes à l’exode rural. En 1999, Jacques décide de quitter son poste de responsable de formation dans un Centre de développement rural pour s’installer sur des terres en location. « C’était un terrain où rien ne poussait, mais je voulais montrer que nous pouvions en faire une terre nourricière », témoigne-t-il.

Les premiers résultats sont décourageants. Mais Jacques développe aujourd’hui du maraîchage et accueille des jeunes pour leur montrer qu’une agriculture vivrière peut permettre une vie décente en milieu rural. En une décennie, plus de 600 personnes se forment et s’installent dans le village de Cinkassé. Jacques ne veut pas en rester là. Il veut aussi agir contre les produits chimiques qui ruinent économiquement les agriculteurs. Il se rend dans plus de 50 villages pour les sensibiliser sur l’autonomie et impulse la création en 2010 de l’Union des groupements agro-écologistes pour le maintien du patrimoine local (UGAMPL). Ses membres recherchent, collectent, conservent et valorisent les variétés locales de céréales. Peu à peu, la dynamique s’oriente aussi vers la production de semences maraîchères, comme le gombo ou l’oignon violet de Galmi. Après avoirs recensé plus de 150 variétés dans la région, Jacques projette la création d’une maison de semences dans laquelle les intrants chimiques seront bannis.

 

Un mouvement mondial

Ce fort mouvement de retour aux semences paysannes, Antonis Breskas le constate aussi en Grèce. Membre de l’association Peliti, il participe avec 220 autres « conservateurs de variétés » à la distribution gratuite de semences dans tout le pays. Malgré le manque de moyens financiers, Antonis s’emploie à répondre aux demandes qui se multiplient avec la crise économique. La solidarité, la réciprocité et les dons sont au cœur de la démarche de cette association, qui n’attend en retour aucune rétribution financière. Avec une collection riche de plus de 2 000 variétés, Antonis a entamé l’an dernier avec les autres paysans la construction d’une maison de semences, qui abritera également les bureaux de l’association.

Cette dynamique collective d’échange et de production de semences ou de plants s’étend à d’autres pays, comme l’Iran (lire notre entretien), l’Autriche, la Hongrie ou la Roumanie. Des délégations de quinze pays sont venues témoigner de leurs expériences à Périgueux en septembre, pour ne pas laisser la souveraineté alimentaire entre les mains des sociétés commerciales. « L’idée, c’est d’occuper le territoire, résume Bertrand Lassaigne, le paysan de Dordogne. Plus il y aura d’agriculteurs qui sèmeront leurs propres semences, plus il y aura de surfaces semées nécessitant peu d’eau et de produits phytosanitaires, plus les semences paysannes pourront sortir de la clandestinité ».

Reste la question de la diffusion des savoirs-faire, balayés par la « révolution verte ». 99 % des agriculteurs français ne sauraient plus produire leurs semences, selon l’association Agrobio Périgord. Sur sa plateforme d’expérimentation, Bertrand Lassaigne et son équipe assurent être prêts à aider les agriculteurs à cette réappropriation des savoirs et à la création de nouvelles maisons de semences paysannes. Bretagne, Pays de Loire, Rhône-Alpes, Aquitaine... dans toutes les régions de France, les maisons de semences paysannes, gérées localement par les paysans et les communautés, se multiplient.

Sophie Chapelle

 

 

Notes

[1] Lire à ce sujet : Les semences et les plantes, propriété exclusive de l’agro-industrie ?

[2] Le programme « L’Aquitaine cultive la biodiversité ».

[3] Les Rencontres Internationales Maisons des Semences Paysannes se sont déroulées du 27 au 29 septembre 2012 à Boulazac (Dordogne) à l’initiative du Réseau Semences Paysannes, de Bio d’Aquitaine et de l’association BEDE.

[4] Après de longues années de luttes et de mobilisation pour la reconnaissance des semences paysannes, la loi n°10.711 parue en 2003 au Brésil reconnaît l’existence des « variétés créoles », comme étant « des variétés développées, adaptées ou produites par des agriculteurs familiaux », et « qui ne sont pas substantiellement identiques aux variétés commerciales ».


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La justice reconnaît un lien entre cancer et tabagisme passif

La justice reconnaît un lien entre cancer et tabagisme passif | Des 4 coins du monde | Scoop.it
BORDEAUX (Reuters) - La cour d'appel administrative de Bordeaux a reconnu pour la première fois un lien entre cancer et tabagisme passif sur le lieu de travail, condamnant l'Ecole nationale d'architecture de Toulouse.

 

Dans un arrêt en date du 18 décembre et rendu public mardi par l'association Droits des non-fumeurs (DNF), elle a ainsi confirmé une décision du tribunal administratif de Toulouse qui avait en 2009 déjà condamné l'établissement pour n'avoir pas respecté la législation anti-tabac à partir de 1992.

 

Dans son arrêt, la cour souligne que la victime, une enseignante au moment des faits, a subi le tabagisme passif durant plusieurs années sur son lieu de travail mais n'y était pas exposée dans sa vie privée.

Les magistrats ont estimé que l'établissement avait une responsabilité "déterminante" dans la maladie de la plaignante, un cancer d'origine bronchique.

En conséquence, l'Ecole nationale supérieure d'architecture de Toulouse a été condamnée à lui verser une indemnité de 22.320 euros, soit plus que celle de 3.524 euros prononcée en première instance.

 

DNF a salué une décision qui aura "valeur de jurisprudence" et l'aidera à soutenir de nouvelles actions judiciaires pour que les droits des salariés soient respectés eu égard à la loi Evin.

 

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Auchan ouvre une boutique en ligne avec des produits bio, naturels et sans allergènes

Auchan ouvre une boutique en ligne avec des produits bio, naturels et sans allergènes | Des 4 coins du monde | Scoop.it
- Le groupe nordiste lance officiellement, jeudi 10 janvier, sa nouvelle plateforme, Mieux Vivre, dédiée à la bonne alimentation.


Il s'agit de guider les internautes, soucieux de préserver leur santé, et/ou présentant des intolérances alimentaires, vers de bons conseils. Une boutique en ligne leur permet de faire leurs courses sans passer trop de temps à décrypter les étiquettes. Le site est accessible à l'adresse Mieux-vivre.auchan.fr.


C'est l'une des tendances phares des innovations alimentaires actuelles : les produits sans allergènes. A l'occasion du dernier Salon international de l'alimentation (Sial), une étude révélait que 13% de consommateurs ont au moins une personne dans leur foyer présentant une allergie. 


Auchan a décidé de s'adresser à ce public avec une plateforme spécifique d'accompagnement, qui fournit informations et conseils. Le site Mieux-vivre.auchan.fr compile ainsi des recettes sans allergènes, végétariennes ou sans sucre. Un magazine réunit également différentes informations sur le bio, les allergies et les intolérances alimentaires.

 
Une boutique en ligne a également été façonnéepour rendre la vie des personnes allergiques plus facile. Plus de 2.000 références de produits sont répertoriées. Tous sont bio, naturels ou compatibles avec des problèmes d'allergies et d'intolérances alimentaires. Les cyberacheteurs peuvent créer leur profil nutritionnel, afin de trier rapidement les articles, selon leurs critères. Les acheteurs sont livrés en trois jours, à domicile ou en points relais, aux quatre coins de la France.

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Oser devenir agriculteur bio en France

Oser devenir agriculteur bio en France | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Devenir agriculteur, quand ses propres parents ne le sont pas, naît d'une envie profonde, d'une conviction sans faille. Toute improvisation érode le mental rapidement. Car c'est comme ça, en France (comme ailleurs), l'agriculture n'est en aucun cas génétique mais elle est avant tout financièrement héréditaire. Elle se transmet de père en fils, et transgresser cet adage promet au prétendant une course d'obstacles certes pas impossible mais fort éprouvante.

 

C'est pourquoi, l'envie de franchir le cap doit être substantielle. Et tout peut faire office de tremplin: ras-le-bol de vivre enfermé, changer de vie, vivre au sein des éléments au quotidien, ressentir le chaud, le froid, le vent, la pluie et échapper aux 20 degrés à hygrométrie constante d'un secteur tertiaire, trop lénifiant pour certains. D'où la nécessité de rechercher une atmosphère moins policée mais plus en phase avec les cycles naturels, juste plus vivante. 
C'est de ce terreau mental que mon projet d'installation en agriculture a pris forme. Prendre part aux vendanges dans le Beaujolais a permis de faire sauter les derniers verrous de la raison, du raisonnable: devenir agriculteur, métier auquel rien ne me prédisposait a priori, pourquoi pas ?

 

Au grand air, entre les rangs de vigne, quelque soit le climat, avec pour toile de fond les Alpes, ça donne des ailes, et des envies. Le dos courbaturé, les entailles de la serpette dans des mains trop tendres, rien n'y fit, la décision était prise: je vais vivre dehors, au contact de la nature.

 

Comment intégrer le cercle du monde agricole?

Ce monde est assez hermétique mais il admet néanmoins quelques porosités. Le maraîchage offre les possibilités d'incursion les plus nombreuses, alors va pour les légumes. Le cadre constituant un plus non négligeable pour ne pas dire essentiel, va pour l'Aveyron d'où émane une offre d'embauche peu contraignante: "débutant motivé accepté". Deux années passeront comme un enchantement à planter, biner, récolter et vendre sur les marchés de Rodez.

 

Rentrer chez soi fourbu la plupart du temps le soir, et par là même sentir son corps (devenu utile), découvrir les cycles de la vie au champs la semaine et découvrir l'insondable richesse des paysages de notre pays le week-end, j'ai la nette impression d'être au cœur du vivant, au cœur de la vie, de ma vie. Je me sens comblé. J'ai l'impression qu'elle a un sens.

Seul hic : l'exploitation utilise la chimie et je garde un souvenir bizarre de la journée où le traitement des concombres m'incomba. Le visage enfoui sous un masque à double filtre que je croyais dévolu aux livres d'histoire traitant de la première guerre mondiale (qui vit naître l'agriculture chimique ), je balançais ma bouillie estampillée toxique et labellisée "tête de mort", dégoulinant de sueur, suffocant un brin tellement le masque imposait des inspirations fortes. J'étais interloqué, et les questions abondaient, les réponses se faisant encore plus désirer. Pourquoi utiliser toute cette chimie?

Quand on prétend devenir agriculteur de but en blanc, que l'on découvre une terre inconnue, on peut se laisser aller à croire que c'est un mal nécessaire, qu'être professionnel passe par cette contrainte. Seul indice qui titillait ma curiosité, le ton parfois moqueur de mes collègues quant à l'agrobiologie - l'agriculture biologique, comme un flou pas très franc.

Toutefois, je continue mon chemin de découverte et de formation. L'installation en agriculture requiert dans notre beau pays l'obtention d'un brevet professionnel si vous n'êtes pas titulaire d'un diplôme agricole suffisant. Je repars donc dans ma Normandie natale pour accomplir ce devoir. L'Aveyron étant "agriculturellement" orienté ovin-lait (roquefort) ou bovin-viande (veau élevé sous la mère), je caressais l'espoir que la Normandie offre une spécialisation moins éloignée du maraîchage. Et bien non, ce sera... bovin-lait!

 

Avec une journée par semaine en horticulture, histoire de faire moins bancal. Bien des choses ont changé depuis mon cursus agricole. Des formations maraîchages ont fleuri un peu partout avec même des options maraîchage biologique dans la plupart des lycées agricoles. Mais en 2003, c'était plutôt le désert.

De retour en Aveyron, le diplôme sous le bras, les relations avec mes collègues d'alors évoluent vite, nous prenons nos distances. Je ne trouve pas les mots et d'ailleurs comment un novice peut-il expliquer à des professionnels aguerris que leur mode de conduite me pose problème? Nous nous séparons.

 

Depuis mon arrivé au sein de ces Aveyronnais à l'humanité franchement chaleureuse, mon tropisme est clairement à l'est. Rapidement et crescendo, la Lozère m'a attiré puis absorbé tout entier. Je n'ai pas fait le tour de sa rude et magique Margeride, je ne me lassais pas de ses causses vertigineux et de leurs gorges aussi impressionnantes que sauvages, des Cévennes aux pluies torrentielles, de l'Aubrac aux milles fleurs. Le paysage est le prolongement naturel de l'agriculture, intimement liés ou complémentaires, les deux composantes forment un tout qui fait, là encore, sens à mes yeux.

Il me restait à m'approcher un peu plus près de mon environnement, à aiguiser mon regard, à travailler l'instinct, traquer la vie sous toutes ses formes pour mieux la respecter et donc... ne plus jamais ouvrir un bidon à "tête de mort", à l'odeur mi-désagréable, mi-attirante, comme un leurre qui ne dit pas son nom.

 

Plein-Est donc. Lozère, Ardèche, Drôme puis Hautes Alpes. Il y a des fois où le destin tient à une annonce publiée par hasard sur la revue Réussir Fruits et Légumes. Atterrissage dans un village alternatif: Eourres. Rencontre fondamentale avec un homme-agriculteur-naturaliste: Gérard Schmitt. Mon puzzle mental achève de s'organiser: la bio peut-être rentable, une exploitation agricole peut vivre en phase avec son environnement, il est possible de vivre de l'agriculture biologique dans un cadre de rêve : la Haute-Provence, les Gorges de la Méouge et ses eaux turquoises, où la vie foisonne de partout. Vivre au milieu des guêpiers, des circaètes, des couleuvres vertes et jaunes, c'est comme un aboutissement. L'agriculture devient par là même un art de vivre, épanouissement garanti, là où la vie urbaine échoue sans doute bien souvent.

L'écheveau se démêle rapidement, la vie est l'objet du métier: un sol vivant au travers d'un savoir agronomique qui reprend sa place, une faune riche et diversifiée pour contrer les excès (à l'opposé des monocultures sans l'ombre d'un signe de vie), veiller à un développement optimal des plantes car le parapluie chimique n'est plus valide ici et rationaliser le travail au possible pour être efficace, obsession permanente. S'affranchir du confort de la chimie admet une contrepartie nécessaire.

 

Monter seul une exploitation normande en bio

L'exploitation étant trop grande pour espérer la reprendre seul (douze hectares), c'est avec un regret mal assumé que je délaisse la Haute Provence et sa vie sauvage omniprésente pour rejoindre la Normandie.

Nouvelle décision : je vais monter mon exploitation, seul, sur les deux hectares certifiés bio que je trouve difficilement dans le Perche. C'est le nœud de l'installation: trouver des terres, accéder au foncier. Mais ce bien est rare et spéculatif au possible, et il est difficile de se faire une place.

Évidemment, bien souvent, ce sont les terres de piètre qualité agronomiques qui vous échoient. 
La suite est classique: le maraîchage, l'agriculture marginale ne rentre pas dans les cases des logiciels de l'Etat: ça dépend, ça dépasse ! Alors, le maire de la commune concernée fait son possible pour évacuer l'intrus (moi comme d'autres collègues s'installant hors cadre familial). Dès lors, nous faisons en sorte de trouver notre place sur les marchés, en déjouant autant que possible les conflits d'intérêts inhérents à tout enjeu économique, en cernant le terroir que l'on a plus ou moins choisi et en améliorant son savoir. C'est un parcours sans fin...

 

Le bio est à la pointe de l'agronomie

L'agriculture bio représente aujourd'hui entre 3,5 et 4% de la surface agricole française, un ratio bien plus faible que la plupart de nos voisins européens. Étant essentiellement portée par les installations dites hors cadre (en nombre d'agriculteurs, sans doute pas en surface, je n'ai pas trouvé les chiffres exacts), les contraintes sont toujours les mêmes: trouver des terres, se former, échafauder son réseau... Pourvoyeuse de travail et de vie en milieu rural, elle peine à s'imposer malgré tous ses atouts (préservation des nappes phréatiques, vente directe locale le plus souvent, ce qui limite considérablement les émissions en tout genre, lien social rural etc.). 
Ceci étant dit, c'est un métier qui ouvre grand les portes de l'épanouissement personnel, le jeu en vaut la chandelle ou l'ampoule car l'agrobiologie n'est pas une agriculture passéiste, bien souvent à la pointe de l'agronomie, pour qui veut bien s'en donner la peine.

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futurisgood.org's curator insight, June 30, 2014 12:13 PM

Reconversion en agriculture, tant qu'à faire autant tenter le bio, avec les difficultés et les succès prévisibles...

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Detox : la marque japonaise Uniqlo s'engage elle aussi !

Detox : la marque japonaise Uniqlo s'engage elle aussi ! | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Une autre marque de prêt-à-porter s’engage dans une mode sans toxiques!
La marque japonaise Uniqlo commence la nouvelle année en rendant public son engagement d’éliminer de sa chaîne d’approvisionnement tout rejet de substances chimiques dangereuses d’ici 2020. 
Uniqlo s’engage sur des échéances à plus court terme pour l’élimination de substances toxiques prioritaires telles que les NPE et le PFC (entre 2013 et 2015 selon les substances).

 

Cette annonce, faite seulement un mois après que Zara, Mango, Esprit et Levi’s aient pris un engagement similaire, est le résultat de pressions de la part de militants et de consommateurs du monde entier.

D’autres marques, comme GAP, G-Star Raw et Calvin Klein, restent à la traîne, alors que 12 de leurs concurrents mondiaux se sont engagés à rendre publiques les données concernant les rejets des usines de leurs sous-traitants.
Ces marques ne savent-elles pas que les pratiques de production transparentes et exemptes de produits toxiques sont la tendance 2013, ou ne veulent-elles tout simplement pas s’en soucier?

Émergence à l’Est

La société mère d’Uniqlo, le Fast Retailing Group, plus grande entreprise de mode en Asie, a accepté de divulguer dès 2013 les données sur les rejets d’au moins 80% de ses fournisseurs (y compris de l’ensemble de leurs propres installations).

Cette initiative permettra aux personnes vivant près des installations de fabrication, aux journalistes ainsi qu’aux militants de savoir ce qui est rejeté dans l’environnement, encourageant ainsi d’autres marques à divulguer plus d’informations.

L’engagement porte sur l’ensemble des marques du groupe Fast Retailing, qui comprend Uniqlo, Comptoir des Cotonniers, Princesse Tam Tam, g.u. et Theory. Des marques qui, ensemble, détiennent plus de 2.000 magasins dans le monde.

 

Ce qui rend cet engagement encore plus important est le fait qu’Uniqlo a également pris la décision de se pencher sur l’élaboration d’alternatives aux produits chimiques dangereux actuellement utilisés et rejetés par l’industrie de la mode. Il s’agit d’une victoire pour les communautés locales touchées quotidiennement par les effets de la pollution de l’eau.

 

Nous savons que les grandes marques telles que Victoria Secret, GAP et Calvin Klein scrutent avec beaucoup d’attention ce qui est dit à leur sujet sur les médias en ligne. Elles s’intéressent aux activités de leurs concurrents et à l’opinion de leurs consommateurs.

 

L’annonce d’Uniqlo envoie donc un signal fort à l’ensemble du secteur du prêt-à-porter : les produits chimiques toxiques sont passés de mode.

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L'interdiction des sacs en plastique se mondialise

L'interdiction des sacs en plastique se mondialise | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Bouc émissaire ou calamité environnementale ? Trois décennies auront suffi àfaire du sac plastique, merveille technologique capable de supporter une charge deux mille fois supérieure à son poids, le symbole des inconséquences et de l'empreinte écologique de nos modes de consommation. Pour tenter d'enrayer ce fléau qui pollue les paysages et les océans, la Mauritanie et le Mali, après d'autres, ont interdit, le 1er janvier, les sacs en plastique.

En octobre 2012, Haïti avait déjà instauré une interdiction des sacs en plastique et des emballages en polystyrène sur tout son territoire, afin, selon le premier ministre, Laurent Lamothe, de protéger son littoral et ses mangroves, menacés d'asphyxie par les détritus.

Au Nord, la ville canadienne de Toronto comptait en faire autant, mais elle a fait marche arrière, fin novembre, par crainte de poursuites de la part de l'industrie du plastique et d'associations de commerçants. A Concord (Massachusetts), c'est la vente de petites bouteilles d'eau en plastique qui est prohibée depuis le 1er janvier.

 

DANS L'ESTOMAC DES MAMMIFÈRES MARINS

Les mesures d'interdiction ou de taxation des sacs de caisse – ou sacs à usage unique – se multiplient à travers le monde. Le Danemark a fait figure de pionnier en instaurant une taxe dès 1994. En 2002, le Bangladesh a décrété une interdiction totale des sacs en plastique, soupçonnés d'avoir provoqué de graves inondations à Dacca en empêchant l'évacuation des eaux. La même année, l'Irlande a imposé une taxe de 15 centimes par sac de caisse qui en aurait fait chuter de 90 % la consommation.

La production de sacs en plastique dans le monde a atteint entre 500 et 1 000 milliards d'unités au début des années 2000. Leur légèreté explique qu'ils pèsent relativement peu dans la production mondiale de plastique mais aussi qu'ils s'échappent facilement des circuits de collecte des déchets. Dans la nature, ils peuvent mettre jusqu'à quatre siècles avant de commencer à se dégrader. Les océans en regorgent, jusque dans l'estomac des mammifères marins.

"Les sacs en plastique à usage unique doivent être interdits ou supprimés rapidement partout", affirmait, en 2009, Achim Steiner, le directeur du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE). Les opposants aux mesures d'interdiction affirment que celles-ci ne répondent pas réellement à des considérations économiques ou environnementales. "L'interdiction des sacs est malheureusement devenue un symbole politique puissant", affirmait Todd Myers, directeur environnemental du think tank d'obédience libérale Washington PolicyCenter, en octobre, dans le Wall Street Journal.

 

UNE AUTRE VOIE QUE L'INTERDICTION, CELLE DU RECYCLAGE

Les interminables forêts de poches en plastique accrochées aux arbres, aux buissons et aux clôtures, qui cernent aujourd'hui la plupart des agglomérations des pays du Sud, sont pourtant bien une réalité. Mais au Togo, où ces sacs sont interdits depuis début 2011, "rien n'a changé", selon plusieurs observateurs.

"Ces mesures d'interdiction ne sont souvent que de la poudre aux yeux, car elles ne sont jamais appliquées, estime Michel Loubry, représentant de PlasticsEurope, le syndicat européen des producteurs de plastique. On ferait mieux decommencer par aider ces pays à se doter d'un système de collecte et de traitement des déchets."

L'association française Gevalor explore une autre voie que l'interdiction, celle du recyclage : son projet de production semi-industrielle de pavés fabriqués à base de sacs en plastique recyclés et de sable, à Madagascar, arrive au stade de la commercialisation. Au Kenya, le PNUE aide la ville de Nairobi à développer des infrastructures de collecte et de recyclage des sacs parallèlement à la mise en place d'une taxe. Mais les filières de recyclage des pays du Sud sont trop artisanales pour répondre au défi environnemental.

 

LES DISTRIBUTEURS VENDENT DÉSORMAIS DES SACS RÉUTILISABLES

Alors que l'Union européenne hésite encore à imposer une interdiction ou une taxation des sacs en plastique, l'Italie a pris une mesure d'interdiction en 2011. La France a décidé de taxer les sacs de caisse à usage unique non biodégradables àpartir du 1er janvier 2014. La taxe devrait être d'environ 6 centimes. La consommation de sacs de caisse y a pourtant déjà été ramenée de 15 milliards d'unités en 2003 à environ 800 millions en 2010.

La suppression de la gratuité des sacs par les grandes enseignes de distribution y est pour beaucoup. Les distributeurs ont bien compris leur intérêt : ils vendent désormais des sacs réutilisables. Et la disparition progressive du sac de caisse, souvent réutilisé par les particuliers pour jeter leurs ordures, a eu pour effet defaire augmenter les ventes de sacs poubelle... beaucoup plus gourmands en matière plastique que les sacs de caisse.

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OGM: la Pologne interdit deux cultures transgéniques

Le gouvernement polonais a interdit mercredi des cultures de maïs et de pomme de terre transgéniques, selon un communiqué officiel publié à l'issue d'une réunion du Conseil des ministres.

Le cabinet du Premier ministre Donald Tusk a adopté deux arrêtés interdisant la culture de la pomme de terre Amflora du groupe BASF et du maïs MON 810 du groupe Monsanto, deux organismes génétiquement modifiés (OGM) autorisés dans l'Union européenne. 

Les deux arrêtés entreront en vigueur le 28 janvier.

L'organisation écologiste Greenpeace a immédiatement salué la décision du gouvernement. 

Le gouvernement a tenu ses promesses, s'est félicité Greenpeace dans un communiqué.

Le chef du gouvernement avait promis d'exclure les cultures OGM juste après le vote au Sénat (chambre haute) d'une loi autorisant l'enregistrement et le commerce des OGM sur le territoire polonais, jusqu'alors interdits.

Selon M. Tusk, l'adoption de cette loi, entrée en vigueur le 1er janvier 2013, a été imposée par des règlements européens.

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« On peut nourrir 10 milliards d’humains en bio sans défricher un hectare »

« On peut nourrir 10 milliards d’humains en bio sans défricher un hectare » | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Résoudre la question alimentaire à l’échelle planétaire, en se passant de l’agriculture conventionnelle ? Ça ressemble à une utopie, mais c’est la réalité de demain, selon certains. Parmi eux, l’agronome Jacques Caplat. Entretien.

 

Jacques Caplat est agronome et géographe.

 

L’idée que les rendements en bio sont plus faibles qu’en conventionnel est récurrente…

Si l’on considère que l’agriculture bio, c’est faire la même chose qu’en conventionnel moins la chimie, alors oui, c’est certain. Mais ça n’est pas ça du tout !

Que faut-il comparer, alors ?

Le système conventionnel s’est construit sur l’idée qu’on peut augmenter les rendements en sélectionnant les semences. On les isole et on regarde comment on peut les faire produire au maximum dans un contexte artificiel. On obtient alors de très hauts rendements, mais ils n’ont plus aucune relation avec la réalité biologique. Et dans le réel, ces variétés doivent être soutenues en permanence par des pesticides et engrais chimiques. Elles deviennent très fragiles. Les parasites se précipitent dessus. Il faut multiplier les intrants. C’est un cercle vicieux.

L’agriculture bio est un autre concept. C’est la mise en relation des trois grandes composantes de l’agriculture : un écosystème (le sol, les points d’eau, des haies), un agrosystème (plusieurs espèces végétales, des animaux) et des humains autonomes, en situation de prendre des décisions et non de se les voir imposer par des semenciers ou des politiques.

Ce concept fonctionne de façon optimale avec un mélange de cultures sur une même parcelle. Des légumineuses, parce qu’elles sont capables de capter l’azote de l’air. Des arbres, parce qu’ils vont chercher le potassium en profondeur et le restituent en surface. Il n’y a plus de concurrence entre les plantes, mais une complémentarité. Cela permet de bien meilleurs rendements. En Europe, un hectare de blé conventionnel produit 10 tonnes par an. Sur une même surface consacrée au maraîchage diversifié, avec 20 à 30 espèces différentes, on atteint entre 20 et 70 tonnes. Les légumes contenant plus d’eau que le blé, on peut ramener ces chiffres entre 15 et 25 tonnes de matière sèche. Le rendement est deux fois plus grand !

Vous soutenez que l’agriculture bio est le seul système viable dans les pays tropicaux…

Le système conventionnel ne marche qu’en milieu tempéré. Il lui faut une stabilité climatique. Dans les pays tropicaux, les excès de pluie ou de sécheresse peuvent anéantir une année de production en monoculture. L’agriculture associée est plus adaptée. On peut semer des espèces résistantes à la sécheresse, d’autres à des conditions plus humides. Le rendement de chacune n’est pas garanti, mais le rendement global l’est. Et s’il y a des arbres, ils stabilisent les sols et limitent l’érosion. Or, ces conditions aléatoires atteignent les milieux tempérés. Avec le réchauffement, les incidents climatiques sont plus fréquents. Et notre système est d’autant plus fragile que les sols se sont appauvris.

 

 

Que disent les études scientifiques sur cette question ?

L’université anglaise de l’Essex a réalisé en 2006 une synthèse sur 57 pays et 37 millions d’hectares. Elle conclut que les rendements sont 79 % plus élevés en agriculture bio dans les zones tropicales. Le Programme des Nations unies pour l’environnement évaluait en 2008 que le passage en bio en Afrique permettrait de doubler les rendements. Olivier de Schutter, rapporteur des Nations unies pour le droit à l’alimentation, écrivait en 2010 : « Pour nourrir le monde, l’agroécologie surpasse l’agriculture industrielle à grande échelle. » 

Un bémol cependant : en 2006, l’université américaine du Michigan montrait que la conversion intégrale en bio de l’Amérique du Nord et de l’Europe ferait chuter leurs rendements de 5 % à 10 %. Car il s’agirait, dans ce cas, de faire du conventionnel sans chimie, de la monoculture. Mais à long terme, si l’on répand les techniques de cultures associées, on peut penser qu’il y aura une amélioration. Et puis, comme dans les pays tropicaux les rendements augmenteront énormément, à l’échelle planétaire, tout ira bien ! On peut nourrir 10 milliards d’humains sans défricher un hectare de plus. D’un point de vue agronomique, c’est indéniable.

 

 

Cette transition est-elle possible ?

Dans les années 1960, on s’est donné un objectif, celui d’une révolution agricole industrielle, et on y est parvenu. Pourquoi pas aujourd’hui ?

Qu’attendre de la réforme de la PAC, la politique agricole commune, en 2013 ?

Elle ne va pas changer la donne. Mais sur la plan national, on peut expliquer aux paysans que l’agriculture bio, c’est l’avenir. Pour 90 % d’entre eux, c’est ringard. Alors que techniquement, c’est très moderne. Beaucoup de progrès récents en sont issus. On peut ensuite faire de l’accompagnement. Et une réforme fiscale. L’agriculture bio réclame plus de main-d’œuvre. Or, aujourd’hui, il est plus avantageux d’acheter une machine que d’embaucher.

Que pensez-vous de la politique du gouvernement actuel ?

Je suis sceptique et déçu. L’objectif du Grenelle d’atteindre 20 % de bio en 2020 n’était pas mauvais. Signé par tous les partis, il permettait de faire basculer les choses.

Mais à la Conférence environnementale de septembre dernier, l’objectif a été fixé à 7 % en 2017. Il n’y a aucune ambition politique. Il faudrait dès aujourd’hui consacrer 20 % de la recherche et des moyens d’accompagnement à l’agriculture bio. Or, à l’Inra, seuls 2 % à 3 % des chercheurs sont dessus. Et il s’agit de volontés individuelles !

 

 

Et au niveau international ?

C’est très complexe. Prenez la région d’Atakora, au Bénin. Des associations se sont montrées capables de nourrir l’ensemble du pays avec des méthodes d’agroécologie. Mais les paysans ne peuvent pas vendre leur mil à Cotonou, la capitale, car le blé, français ou américain, y est vendu moins cher. Un mécanisme de compensation, prenant en compte les coûts environnementaux (pollution des nappes, conséquences sur la santé) rendrait la concurrence plus juste. —

 

L B-M's insight:

L’Agriculture biologique pour nourrir l’humanité, de Jacques Caplat (Actes Sud, 2012)

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La France oblige les industriels à déclarer les nanoparticules dans leurs produits

La France oblige les industriels à déclarer les nanoparticules dans leurs produits | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Au 1er janvier, la déclaration des nanomatériaux sera obligatoire. Une plus grande transparence qui ne signifie pas un plus grand contrôle.

 

C'est une première en Europe. Une amorce de régulation qui laisse encore à désirer, mais qui vient, tardivement, combler un vide alarmant. A compter du 1erjanvier, les fabricants et distributeurs de produits contenant des nanoparticules devront les déclarer à l'Agence nationale de sécurité sanitaire afin d'assurer un minimum de traçabilité, d'informations au public et un recensement des produits mis sur le marché.

Alors que les nanotechnologies se répandent depuis des années dans des champs aussi variés que la médecine, l'électronique, l'énergie ou l'alimentation, cette initiative de la France ne manque pas d'inspirer d'autres pays européens,comme le Danemark – qui pourrait adopter une déclaration obligatoire dès 2014 –, la Belgique, les Pays-Bas, ou encore l'Italie, qui réfléchit à une déclaration basée sur le volontariat.

Si les Etats européens se mettent à agir chacun de leur côté, c'est que l'UE n'a pas élaboré, jusqu'ici, de régulation spécifique pour encadrer ces nanomatériaux aux propriétés nouvelles – et ce, malgré un grand flou autour des risques potentiels qu'ils font courir sur la santé et l'environnement.

En 2009 déjà, le Parlement européen demandait à la Commission de "réviser toute la législation en la matière d'ici à deux ans afin de garantir la sécurité de toutes les applications de nanomatériaux". Il estimait notamment que "la notion d'approche'sûre, responsable et intégrée' prônée par l'Union européenne est compromise par l'absence d'informations sur les nanomatériaux qui sont déjà sur le marché".

 

SECRET INDUSTRIEL ET MANQUE DE SENSIBILISATION

S'il devenait urgent, ce premier pas de la France en laisse déjà certains sur leur faim. Comme Rose Frayssinet, du réseau écologiste Les Amis de la Terre, qui doute que, même s'il en aura désormais la possibilité, "le consommateur, bien peu sensibilisé aux nanoparticules, prenne l'initiative de rechercher s'il y en a dans sa barre chocolatée". Le gouvernement a toutefois promis "un étiquetage systématique des ingrédients nanoparticulaires" dès 2014. Une plus grande transparence donc, mais qui ne signifie pas forcément un plus grand contrôle des produits "nano" avant qu'ils ne soient mis sur le marché.

Autre point qui focalise les critiques : les seuils retenus pour qu'un produit soit soumis à la déclaration obligatoire. Il doit contenir au moins 50 % de nanoparticules – quand le Comité scientifique européen des risques sanitaires émergents recommandait une concentration de 0,15 %. Et ces nanoparticules doivent mesurer entre 1 et 100 nanomètres (nm). Aux Etats-Unis, la limite retenue par la Food and Drug Administration est de 1 000 nm, selon VeilleNanos.

Enfin, relève Rose Frayssinet, "les industriels peuvent se cacher derrière la clause de confidentialité. Donc c'est pipeau." Le secret industriel et commercial peut en effet être brandi et dispenser un producteur de déclarer la composition de son produit, ce qui rend l'obligation toute relative. Surtout si l'on considère par ailleurs le montant de la sanction en cas de non respect de la loi : 3 000 euros, avec une astreinte journalière de 300 euros. Et si l'on considère, enfin, la difficulté à contrôler les déclarations des industriels – face à une avalanche de produits divers et variés, et à des nanoparticules difficiles à détecter.

 

LA "PARALYSIE" FACE À UNE NANO-RÉGLEMENTATION

Dans l'industrie alimentaire, les nanomatériaux sont principalement soumis, au niveau européen, au règlement "Novel Food" : les nouveaux aliments doiventrecevoir une autorisation avant d'être mis sur le marché. Toutefois, comme le relève le ministère, jusqu'ici, "aucune demande d'autorisation (...) n'a été recensée au niveau européen". 

Ils sont aussi soumis, sans disposition spécifique, au règlement européen sur les substances chimiques,"Reach", en vigueur depuis 2007. Mais, selon VeilleNanos,"en réalité, les nanomatériaux sont mis sur le marché (...) sans enregistrement préalable ni suivi, en contradiction avec le principe directeur de Reach : 'Pas de données, pas de mise sur le marché'". D'une part, parce qu'il ne s'applique pas en dessous d'une production d'une tonne par an, rarement atteinte chez les "nanos". D'autre part, parce qu'il n'oblige pas à différencier le nanomatériau de son cousin existant à l'échelle macroscopique, depuis bien plus longtemps en général (par exemple, le nanoargent de l'argent). Et ce, quand bien même leurs propriétés sont différentes.

En octobre, la Commission européenne a pourtant répété que Reach était "le meilleur cadre possible pour la gestion des risques liés aux nanomatériaux", tout en concédant le besoin "d'exigences plus spécifiques", auquel elle entend répondre en modifiant des annexes "après 2013". Le Conseil européen de l'industrie chimique a applaudi cette approche. Plusieurs associations, les Verts européens et la société civile un peu moins. Le Bureau européen des unions de consommateurs, par exemple, a déploré qu'"une nouvelle fois, consommateurs et environnement aient perdu face aux objectifs d'innovation et de croissance économique".

 

En décembre, ce sont plusieurs Etats membres, dont la France, qui ont exprimé à la Commission qu'ils ne se satisfaisaient pas d'une modification annexe de Reach pour encadrer les nanomatériaux. Les voix n'en finissent plus de se joindre pourpousser l'Europe à davantage de régulation des nanotechnologies.

En juillet, ce sont des scientifiques qui, dans un article de Nature intitulé "Enough is enough" (c'en est assez), dénonçaient le flot de commandes d'études scientifiques qui, au lieu de déboucher sur l'action de l'UE, ne faisait que l'enfoncer dans la "paralysie".

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Produits bio : le Canada et la Suisse adoptent la même réglementation

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Le Canada vient de confirmer officiellement à l'Office fédéral suisse de l'agriculture qu'il reconnaissait comme équivalentes les réglementations suisses en matière de produits bio.

 

Les réglementations de ces deux pays concernant la culture, la transformation et l'étiquetage de produits bio, mais aussi les systèmes de contrôle, sont ainsi reconnues réciproquement comme équivalentes.

 

En pratique le Canada reconnaît dès à présent tous les produits bio suisses contenant des ingrédients bio en provenance de la Suisse, d'Etats membres de l'UE ou du Canada comme équivalents. En contrepartie, la Suisse va adapter l'ordonnance du Département fédéral de l'économie sur l'agriculture biologique et ajouter dans les meilleurs délais le Canada à la liste des pays reconnus.

 

Pour la Suisse et le Canada la reconnaissance mutuelle de cette équivalence va faciliter et dynamiser la commercialisation des produits bio entre les deux pays.

L B-M's insight:

L'association "Biosuisse" regroupe plus de 30 organisations professionnelles paysannes ainsi que l'Institut de recherche de l'agriculture biologique.

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Mon Bio Pays, une nouvelle marque régionale est née

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L'association des Transformateurs Bio des Pays de la Loire vient de lancer une nouvelle marque. "Mon Bio Pays", un label qui pourrait faire son entrée dans les magasins Bio de la région. Une nouvelle marque est née !

 

Elle se prénomme "Mon Bio Pays".

Elle est le fruit du travail et de la volonté de l’association des transformateurs Bio des Pays de la Loire qui regroupe aujourd'hui 42 entreprises agro-alimentaires Bio de la région. En lançant cette nouvelle marque valorisant les produits bio, ils ont tous à cœur de participer à leur développement dans un esprit de coopération, de synergie et de mutualisation. 

Regroupés pour échanger et réfléchir sur la valorisation des savoir-faire auprès des consommateurs de la région, les transformateurs Bio ont souhaité partager leur engagement dans l’agriculture biologique, la promotion des valeurs sociales, environnementales et d’économie locale. "Cette nouvelle marque est aussi une façon de valoriser le tissu économique local et sensibiliser les consommateurs à l’achat responsable, l’achat de soutien à une économie locale", expliquent-ils. Avant d'ajouter : "En choisissant les produits Mon Bio Pays, le consommateur de la région cultive nos valeurs." 

Ce nouveau "label" est aussi le reflet d'un engagement des consommateurs. "Ils soutiennent la production et la transformation biologiques. Ils participent à l’économie locale, car toutes les entreprises ont leur outil de production dans la région et fonctionnent grâce aux hommes et femmes des territoires de la région, poursuit l'association. Et ils valorisent notre savoir-faire en achetant des produits élaborés par des entreprises engagées sur les volets environnemental, social, et ancrés dans leur territoire". 

La région Pays de la Loire est aujourd'hui la deuxième de France au rang de la production agricole biologique. Plusieurs entreprises sont pionnières de la transformation avec une expérience de plus de 30 ans dans ce domaine. 

Soutenue par la Région au travers d’une contribution financière à la création des outils de communication pour les magasins biologiques, une première expérience (réussie) a été menée en octobre dernier dans les magasins nantais Chlorophylle. "Nous avons trouvé excellent le principe de faire ressortir des rayons des produits locaux. Nos clients sont aujourd’hui très sensibles au local, à la qualité, le bio, le prix, l’accueil, le conseil, et à la proximité du point de vente, confie Cédric Cadoret, son directeur, totalement partant pour renouveler l'opération. Même s'il est encore trop tôt pour connaître les retombées précises de cette action collective. Mais il est nécessaire de l’inscrire dans le temps pour le consommateur". 

D'autres opérations commerciales sont d'ores et déjà prévues en 2013. Les produits "Mon Bio Pays" pourrait bien faire leur entrée sur les étals dans les magasins biologiques de la région, dans le cadre du printemps Bio début juin.

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L’invention d’un chercheur japonais va révolutionner le rendement, facteur 3, des éoliennes !

L’invention d’un chercheur japonais va révolutionner le rendement, facteur 3, des éoliennes ! | Des 4 coins du monde | Scoop.it
L’invention d’un chercheur japonais, Yuji Ohyav, travaillant à l’Université de Kyushu, a permis de faire un grand pas en avant car elle permet de multiplier le rendement des éoliennes d’une nouvelle génération capable de produire de 2 à 3 fois plus d’énergie.


L’invention d’un chercheur japonais, Yuji Ohyav, travaillant à l’Université de Kyushu, a permis de faire un grand pas en avant car elle permet de multiplier le rendement des éoliennes d’une nouvelle génération capable de produire de 2 à 3 fois plus d’énergie. 

L’invention est aussi simpliste que génial. Il suffit d’ajouter une paroi, une sorte de court cylindre de forme conique appelle « lentille » positionné autour des palles.


L’ajout de cette « lentille » ( "Wind Lens" ou « Wind Lens Turbine » en anglais) permet de créer une zone de dépression qui aspire le vent, concentrant et accélérant le flux à travers les hélices. 


À l’instar d’une lentille optique qui a pour caractéristique de faire converger les rayons lumineux, la lentille à éolienne agrège les flux de vent.


 


Source : http://www.youtube.com/watch?v=vQex...
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