Des 4 coins du monde
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Dans divers pays, des gens prennent la parole, se mobilisent ; des choses bougent. Restons à l'écoute. Sur Twitter : @LBM_T
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L'Afrique de l'Ouest se lance dans l'éclairage écologique

L'Afrique de l'Ouest se lance dans l'éclairage écologique | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Afin d'économiser l'énergie, quinze Etats ont décidé de bannir les ampoules à incandescence.

 

Eviter tout gaspillage en électricité – un bien rare en Afrique – tel est l'objectif de l'accord signé en ce mois de juillet, à Dakar (Sénégal), par les gouvernements de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao). Le texte validé par les quinze pays prévoit l'abandon progressif de l'éclairage à incandescence. Avec l'ambition affichée de l'interdire totalement d'ici à 2020.

 

"Ce nouveau chantier est un pas supplémentaire pour trouver des solutions aux problèmes structurels d'approvisionnement de la région. Il comprend deux volets : l'efficacité énergétique mais aussi le développement des énergies vertes", explique Ibrahim Soumaila, expert au Centre pour les énergies renouvelables et l'efficacité énergétique de la Cédéao.

 

Le projet ouest-africain, qui a été lancé en octobre 2012 à Accra (Ghana), est parrainé comme beaucoup d'autres dans le monde par l'initiative "en.lighten" du Programme...

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L'UE interdit les substances cancérigènes et mutagènes dans les jouets

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Des règles plus strictes sur la composition chimique des jouets vont s'appliquer dans l'Union européenne à partir de samedi.

 

Des règles plus strictes sur la composition chimique des jouets vont s'appliquerdans l'Union européenne à partir de samedi 20 juillet. Les produits chimiques cancérigènes, mutagènes ou affectant la fertilité ne pourront plus entrer dans leur composition, de même que cinquante-cinq substances allergènes.

La présence de onze autres produits allergènes devra être signalée, tout comme celle de métaux lourds comme le plomb ou le barium.

Ces nouvelles exigences sont "parmi les plus strictes au monde" concernant les jouets, souligne la Commission européenne. Elles découlent d'une directive européenne de 2009 qui prévoyait un renforcement des normes de sécurité pour empêcher que les jouets ne provoquent accidents ou maladies.

 

La Commission "continuera de suivre les évolutions scientifiques pour s'assurerque les exigences concernant la composition chimique des jouets s'adapte rapidement aux progrès scientifiques", a assuré le commissaire européen chargé de l'industrie, Antonio Tajani.

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La Belgique interdit le gaspillage alimentaire dans les supermarchés

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Le gaspillage alimentaire s'opère à toute échelle. En Belgique, on oblige les supermarchés à donner les invendus aux associations d'aides alimentaires.

 

Le gaspillage alimentaire est un problème majeur dans les pays ayant adopté des habitudes de sur-consommation. Chaque année 1,3 milliards de tonnes de denrées comestibles par an sont jetées, selon la FAO1. A toute échelle de la chaîne alimentaire s’opère ce gâchis. En Belgique, quelques villes ont décidé d’agir au niveau des industries agro-alimentaires en les forçant à donner aux associations de redistribution alimentaire.

 

La Belgique oblige les supermarchés à donner

C’est dans la ville de Herstal que le bourgmestre – équivalent du maire -, Frédéric Daerden, a lancé une initiative pertinente. Les supermarchés de la ville doivent donner leurs invendus aux associations d’aide alimentaire pour que leurs permis d’environnement soit renouvelé.

Le permis d’environnement est une exclusivité belge, permettant aux magasins de s’installer dans la ville, c’est l’équivalent d’un permis d’exploitation. Comme la permission est livrée par l’administration communale (municipalité), quelques unes d’entre elles ont décidé d’y ajouter une clause obligeant les supermarchés à faire don de leurs invendus. Le but étant de limiter le gaspillage alimentaire et de nourrir des personnes dans le besoin.

En Belgique, ce sont 200.000 personnes qui bénéficient de l’aide alimentaire, alors que d’un autre côté 15 kg de nourriture par personne/an sont jetées. Soit l’équivalent de 3 repas par jour pour 30.000 personnes durant 1 an,  juste pour la région Bruxelloise. Les magasins quant à eux sont responsables d’un gâchis immense et jettent des produits quelques jours avant la fin de la date de péremption. L’AFSCA2 travaille en collaboration avec les structures communales en allégeant les dispositifs de traçabilité alimentaire. Ainsi, si un produit doit être rappelé par une enseigne à cause d’un problème sanitaire, cela se fera rapidement. Namur et d’autres communes ont adopté cet exemple à l’instar d’Herstal.

 

 

Proposition au niveau européen

Frédéric Daerden, également député au parlement européen, a posé une requête à la Commission européenne demandant une loi similaire à plus grande échelle. En Europe, 79 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté et 16 millions ont reçu des aides alimentaires. D’un autre côté, la Fédération Europénne des Banques Alimentaires (FEBA) alerte les acteurs de l’alimentation (UE, partenaires sociaux, ONG, secteur agricole, entreprises du secteur de la distribution et de l’industrie agroalimentaire …) et les invite à prendre des mesures appropriées.

 

Depuis la menace sur les Fonds Européens d’Aide aux plus Démunis (FEAD), les associations alimentaires ont risqué de voir les subventions européennes diminuer. Le système trouvé par les belges pourrait être un recours supplémentaire pour les banques alimentaires, mais peut-être insuffisant.


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Fin de la dernière expérimentation OGM en plein champ en France

Fin de la dernière expérimentation OGM en plein champ en France | Des 4 coins du monde | Scoop.it
L'Inra a mis fin à la dernière culture d'OGM en plein champ faute d'avoir reçu une autorisation du gouvernement à poursuivre ses travaux.

 

"En l'absence d'une nouvelle autorisation à poursuivre ses travaux scientifiques utilisant des peupliers génétiquement modifiés, l'Inra a procédé le samedi 13 juillet 2013 à l'arrêt de son essai conduit en plein champ dans le Loiret", indique l'Institut national de la recherche agronomique sur son site.

"Dévitaliser définitivement les peupliers génétiquement modifiés"

EXTENSION. L'Inra avait demandé l'extension pour cinq ans d'une autorisation donnée en 2007 afin notamment d'étudier les propriétés du bois génétiquement modifié pour la production de biocarburant de 2e génération.

Une consultation du public avait été ouverte le 6 mai et devait se dérouler jusqu'au 27 mai, dans l'attente d'une décision des ministres de l'Environnement et de l'Agriculture.

 

Mais l'Inra a pris la décision de "dévitaliser définitivement les peupliers génétiquement modifiés" en raison des "délais d'instruction de la demande de renouvellement de l'essai", et "aux contraintes climatiques particulières au printemps 2013 et à leur influence sur l'expérimentation".

Depuis 2008, il n'y a plus de culture d'OGM en plein champ à des fins commerciales

Cet essai, qui portait sur plus de 1.000 arbres et avait démarré en 1995, se déroulait à Saint-Cyr-en-Val. Il s'agissait de la dernière expérimentation d'OGM en plein champ depuis la destruction de 70 pieds de vigne à Colmar par des militants en août 2010. Depuis 2008, il n'y a plus de culture d'OGM en plein champ à des fins commerciales.

Le comité scientifique du Haut Conseil des Biotechnologies (HCB), saisi par le ministère de l'Agriculture, avait conclu en avril que cette expérimentation sur les peupliers ne présentait "pas de risques identifiables pour la santé humaine ou animale ou pour l'environnement".

 

 

BIOÉTHANOL. En revanche, la majorité des membres du Comité économique, éthique et social (CEES) avait estimé que la recherche ne devrait pas être reconduite, craignant notamment que la production de bioéthanol à partir de peupliers n'entre en "concurrence avec des surfaces agricoles et des cultures alimentaires".

 

L’Association Française des Biotechnologies végétales (AFBV), pro-OGM, a regretté lundi l'arrêt de cette expérimentation. Elle "confirme une nouvelle fois le déclin de notre pays dans la recherche sur la transgenèse dont on découvre pourtant tous les jours des potentialités nouvelles pour améliorer la génétique des plantes", estime l'AFBV dans un communiqué.

 
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Etude Séralini : la France lance son étude long terme sur les risques des OGM

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Vendredi 12 juillet, le service de la recherche du Commissariat général au développement durable (CGDD) du ministère de l'Ecologie a lancé un appel à la constitution d'un consortium dans le cadre du programme de recherche Risk'OGM, programme national de recherche sur les risques environnementaux et sanitaires liés aux OGM. 

"L'objectif de cet appel à la constitution d'un consortium est d'investiguer les effets sanitaires à long terme de la consommation d'OGM", annonce le ministère qui précise que la subvention accordée au consortium sera "de l'ordre de 2,5 millions d'euros".

L'appel à la constitution du consortium est ouvert du 12 juillet au 20 septembre 2013.

 

"Ce programme de recherche fait suite aux engagements pris par le gouvernement dans le cadre du Grenelle de l'Environnement", explique le ministère, précisant qu'"il vise à produire des connaissances qui viendront éclairer l'action publique".

 

 

L'étude Séralini en initiatrice

L'appel à constitution d'un consortium s'inscrit aussi dans le cadre de la publication de l'étude Séralini, rappelle le descriptif de l'appel à constitution du consortium.

"En novembre 2012, suite à la publication d'une étude sur de potentiels effets sanitaires du maïs NK603 et de l'herbicide Roundup, l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) et le Haut conseil des biotechnologies (HCB) ont été saisis pour avis", rappelle le document, ajoutant que "l'Anses a noté la nécessité d'études scientifiques complémentaires pour mieux documenter les potentiels effets à long terme des OGM".

 

De même, la direction générale Santé et Consommateurs de la Commission européenne a décidé de financer une étude de toxicité à long terme sur le seul maïs NK603 et sur une durée de deux ans.

Dans ce contexte, "le ministère de l'Écologie a décidé pour sa part de financer, dès 2013, un projet de recherche complémentaire du projet de la Commission européenne, mis en œuvre par un consortium unique, sur les effets sanitaires à long terme liés à la consommation d'OGM".

 

 

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Vers une protection accrue des eaux de l'Antarctique

Vers une protection accrue des eaux de l'Antarctique | Des 4 coins du monde | Scoop.it

La protection de l'Antarctique pourrait être renforcée bien au-delà du continent avec la création d'immenses aires marines protégées, un projet au menu d'une réunion exceptionnelle du 14 au 16 juillet à Bremerhaven (Allemagne).

 

Huit mois après l'échec d'un rendez-vous sur le sujet en Australie, cette décision doit encore être validée par les membres (24 Etats et l'Union européenne) de la Convention sur la conservation de la faune et de la flore marines de l'Antarctique (CCAMLR), un organisme chargé de gérer les ressources marines de la zone depuis 1982.

 

Le continent Antarctique est lui protégé par des traités internationaux prohibant les activités militaires et commerciales.

Pour Andrea Kavanagh, responsable des projets antarctiques de l'ONG américaine Pew Environnement, "les membres de la CCAMLR ont l'opportunité d'adopter une approche visionnaire et d'établir des sanctuaires pour deux des zones les plus intactes de la planète".

Deux projets sont sur la table: l'un concerne la création d'une aire marine protégée (AMP) dans la mer de Ross au sud-ouest de l'Antarctique et l'autre prévoit un réseau de sept AMP sur la façade Est de l'Antarctique.

Le projet dans la mer de Ross est porté par les Etats-Unis et la Nouvelle-Zélande et s'étend sur 2,3 millions de km2. Le deuxième projet est défendu par l'Australie, l'Union européenne et la France et couvre un total de 1,6 million de km2.

 

"Nous espérons que la décision de créer les plus grandes aires marines protégées de la planète sera prise, cela a pris plusieurs années et le principe a déjà été acté par la CCAMLR", a indiqué Steve Campbell, responsable de l'Alliance pour l'océan antarctique (AOA), une coalition d'une trentaine d'ONG impliquées dans la protection de la région.

"Nous soutenons les deux propositions, même si nous pensons qu'elles devront être renforcées dans le futur", a ajouté Steve Campbell, lors d'une conférence de presse téléphonique.

 

Les eaux de l'Océan austral autour de l'Antractique abritent des écosystèmes exceptionnels en bonne partie préservés des activités humaines mais désormais menacés par le développement de la pêche.

Cette zone abrite notamment des milliers d'espèces d'animaux, dont d'importantes populations d'oiseaux, de phoques, de baleines et de pingouins qui trouvent leur alimentation dans les eaux australes.

 

En plus de cette précieuse biodiversité, cet univers étant très peu impacté par l'homme, il présente un intérêt majeur pour les scientifiques.

Le directeur de l'Institut océanographique de Monaco, Robert Calcagno, espère que les deux projets verront le jour. "L'Océan austral a une importance considérable de par la richesse de sa biodiversité, avec notamment des espèces de poissons pouvant vivre dans des eaux inférieures à 0 degré, mais aussi parce qu'il est connecté à l'ensemble des courants marins et qu'il abrite une réserve massive de krill, cette minuscule crevette qui assure un apport protéinique aux baleines, phoques et otaries notamment", explique-t-il.

 

Alors que de nombreux stocks de poisson sont en déclin dans le monde, la pêche de krill s'est fortement développée ces dernières années, sous le contrôle de la CCAMLR qui délivre des autorisations en privilégiant l'équilibre des écosystèmes.

 

Pour valider les deux projets, ou l'un des deux, les membres de la CCAMLR seront réunis à huis clos et tenteront de parvenir à un consensus, le mode de décision retenu par l'organisation.

En octobre dernier, lors de la réunion annuelle de la CCAMLR à Hobart (Australie), la Russie, la Chine et l'Ukraine s'étaient opposés aux projets d'aires marines par crainte de voir les possibilités de pêche trop fortement réduites.

 

Une réunion exceptionnelle consacrée à ce sujet avait alors été décidée et programmée en Allemagne.

 
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BIEN-ETRE ANIMAL - 9 Français sur 10 pour un étiquetage spécifique

BIEN-ETRE ANIMAL - 9 Français sur 10 pour un étiquetage spécifique | Des 4 coins du monde | Scoop.it

9 Français sur 10 souhaiteraient pouvoir identifier le mode d’élevage des produits carnés et laitiers, selon un sondage effectuée en ligne par QAResearch sur plus de 3 000 internautes, dans le cadre d’une campagne baptisée “Question d’étiquette” menée par plusieurs associations européennes pour la protection animale.


Selon ce sondage web, 80 % des consommateurs français considèreraient le bien-être de l’animal comme une information « importante » dans leur choix alimentaire. A l’image de l’étiquetage spécifique des œufs depuis 2004, la campagne de CIWF (Compassion In World Farming), RSPCA et WSPA vise à étendre cette obligation d’information aux produits carnés et laitiers.

 

Depuis cette réglementation d’étiquetage en fonction de leur mode de production, les ventes des œufs issus de poules en plein air ont fortement augmenté souligne Léopoldine Charbonneaux, directrice de CIWF France.

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Recyclage du plastique : vers des bouteilles consignées ?

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Paris souhaite le retour des bouteilles consignées, pour favoriser le recyclage du plastique et du verre. 

 

Recyclage du plastique et du verre : le retour de la consigne ?

L’idée a été lancée au Conseil de Paris en juillet 2013, voeu adopté par les conseillers. Ainsi, « sur proposition de Ian Brossat, du groupe communiste et élus du Parti de gauche, le Conseil de Paris émet le voeu de généraliser au 1er juillet 2014 la consignation des bouteilles verre et plastique et d’entreprendre auprès du ministère de l’Ecologie (…) toutes les démarches contribuant à l’instauration de la mesure sur le territoire parisien« .

 

Les bouteilles consignées, un système déjà testé en France

Bien entendu, le système de consigne existe déjà, mais que dans des cas particuliers, celui des bouteilles en verre, dans certains hôtels et cafés-restaurants. La consigne sur les bouteilles était néanmoins pratiquée couramment jusque dans les années 1970. Elle concernait l’industrie du verre, partant du principe que le verre est résistant et peut être réutilisé de nombreuses fois. Le recyclage du plastique, lui, n’avait pas encore été généralisé.


Le système a été arrêté essentiellement pour des raisons économiques : pour être efficace et rentable il fallait regrouper les bouteilles et les ramasser. Les espaces de stockage ont vite diminué et les marques, elles, ont produit de plus en plus des bouteilles aux formes spécifiques. Il n’était donc pas toujours rentable de ramasser les bouteilles plutôt que d’en fabriquer de nouvelles. Certaines localités, notamment en Alsace, pratiquent toujours ce système de recyclage du verre, notamment pour reprendre la consigne de bouteilles belges ou allemandes.

Consigne : un système qui a pourtant fait ses preuves

Bien encadré, le système peut pourtant très bien fonctionner. Les pays frontaliers en sont un bon exemple. La Belgique pratique couramment la consigne mais elle concerne les bouteilles de bière, 
ce qu’on appelle dans le pays la « vidange ». Le recyclage est facilité car les bouteilles se distinguent essentiellement par leurs étiquettes. Les bouteilles, elles, sont souvent standardisées, ce qui permet leur réutilisation quelle que soit la brasserie qui les récupère.

L’Allemagne et la Suisse vont plus loin. La consigne y est vraiment répandue et la population a l’habitude de rapporter ses bouteilles consignées dans les supermarchés. Il ne s’agit là pas seulement des bouteilles de verre mais également des bouteilles en plastique.

Consigner l’ensemble des bouteilles

C’est ce type de système que le Conseil de Paris souhaite généraliser. Il s’agirait d’aider lerecyclage du plastique et du verre, qui jusque là n’est pas d’une efficacité redoutable. Selon des informations de l’Insee, relayées par les conseillers de Paris, 30% du verre collecté n’est pas recyclé : « une partie des récipients en verre et en plastique en vente à Paris n’est pas ou ne peut être collectée« .

 
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Les Européens prêts à payer pour des produits verts

Les Européens prêts à payer pour des produits verts | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Plus des trois quart des Européens seraient prêts à payer plus cher pour des produits respectueux de l'environnement, mais près de la moitié se méfient des étiquettes vertes, selon un sondage Eurobaromètre publié vendredi.


A peine 52% des personnes interrogées pour cette enquête affirment faire confiance à la validité des allégations des fabricants sur la valeur écologique de leurs produits, selon cette étude menée auprès de 25.000 personnes dans les 28 Etats membres.

 

C'est notamment en Allemagne, Roumanie et Pays-bas que la défiance est la plus forte, plus de la moitié des citoyens ne croyant pas à l'innocuité environnementale des produits présentés comme écologiques.

A contrario, Portugais, Maltais, Français et Belges battent les records de confiance, à plus de 80% de convaincus de la validité des étiquettes vertes.

 

Pourtant, 77% des sondés seraient prêts à payer un prix plus élevé s'ils avaient la certitude que les produits leurs étant présentés comme écologiques le sont réellement. Trois-quart des Européens considèrent aussi que les produits verts comme aussi efficaces que leurs équivalents ordinaires.

 

«Nous souhaitons tous voir davantage de produits verts dans les rayons mais cette enquête montre que nous sommes désorientés» a commenté le commissaire européen chargé de l'environnement, Janez Potocnik dans un communiqué.

 

Il a rappelé que la Commission oeuvrait «à la définition des informations crédibles recherchées par les consommateurs» dans le cadre de la mise en place d'un marché unique vert pour doper l'économie respectueuse de l'environnement.

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Naturalia marque le coup pour ses 40 ans !

Naturalia marque le coup pour ses 40 ans ! | Des 4 coins du monde | Scoop.it
L'enseigne de magasins bio Naturalia fête ses 40 ans. A cette occasion, elle lance un "shopping bag bio équitable" en édition limitée au profit d'une association solidaire.

 

Naturalia, ou l'hisoire d'un précurseur du Bio urbain

Première enseigne bio francilienne, Naturalia ouvre son premier magasin en 1973 près de la gare du Nord grâce à un couple passionné : Madame et Monsieur Trocmé, soucieux de commercialiser des produits naturels, sans pesticides, respectueux de la terre et des hommes.

En 1997, l'enseigne prend son essor grâce au rachat par Emmanuel de la Baume et Eric Vochel, deux spécialistes issus de l'univers agro-alimentaire.

 

Rachetée par Monoprix en 2008, Naturalia garde cependant son autonomie, à la fois sur la sélection des produits et sur son fonctionnement propre. L'enseigne continue de défendre ses valeurs : exigence sur la qualité des produits; respect des cahiers des charges des labels AB, Demeter, Nature et Progrès, Cosmébio, entre autres; priorité aux petits producteurs régionaux 100% bio et aux démarches de partenariat équitable à long terme; développement de magasins de proximité.

En 2011, Naturalia s'étend aux quatres coins de la France : Antibes, Lyon, Marseille, et en Alsace (Strasbourg, colmar, Mulhouse).

 

En 2012, l'enseigne inaugure un nouveau concept store qui "redéfinit les valeurs de l'épicerie bio de proximité" en plein coeur de Paris, rue Beaubourg. Entièrement éco-conçu, le magasin a pour objectif d'être un "véritable lieu de vie qui invite à la convivialité et à l'échange".

D'ici fin 2013, l'enseigne franchira le seuil des 80 magasins.

 

 

Un sac anniversaire en faveur des foyers les plus modestes

Pour fêter ses 40 ans, l'enseigne Naturalia a fait appel à une artiste styliste Sakina M'Sa pour concevoir un "shopping bag bio équitable" en édition limitée au profit d'une association, le réseau Cocagne, soutenant des femmes et des hommes rencontrant des difficultés professionnelles et personnelles. Ainsi, pour tout achat de ce sac en magasin (prix de vente 6,50€), Naturalia s'engage à reverser 1,50€ au Réseau des Jardins de Cocagne en soutien au programme "30 000 paniers solidaires" : 3 sacs vendus permettent le financement d'un panier de légumes frais biologiques à une famille en difficulté.

 

Contribuer à rendre le monde plus humain et plus responsable, et à rendre le bio accessible à tous : voici les valeurs que Naturalia à donc choisi de continuer à défendre et valoriser en soufflant ses 40 bougies. Toute l'équipe de Bioaddict.fr leur souhaite un très bon anniversaire.

 
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Turbine City, vers une ville éolienne offshore ?

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La Norvège est considérée comme ayant les meilleures conditions au monde pour l'utilisation de l'énergie éolienne offshore.

 

Le littoral de Stavanger, qui est le plus long et le plus venteux d’Europe, est encore largement sous exploité à ce jour sur le plan de la politique industrielle. Les ressources en pétrole ayant donné au pays une expertise hors paire dans l’industrie offshore, il se pourrait bien que la Norvège en fasse massivement usage pour développer d’importants parcs d’éoliennes, grâce à des fondations et à des fonds d’investissement privés.

Rappelons au passage que la Commission européenne s’est engagée à tirer 20% de sa consommation totale d’énergie de sources renouvelables d’ici 2020. Or la Norvège a la capacité de dépasser largement cet objectif déjà très ambitieux et de devenir l’un des principaux exportateurs d’énergie renouvelable en Europe. C’est dans ce cadre que le projet « Turbine City » a vu le jour.

 

Il s’agit d’un nouveau concept de ville construite autour de gigantesques turbines éoliennes reliées entre elles par un réseau. La ville devrait non seulement générer de l’énergie, mais devrait aussi avoir pour vocation à devenir un pôle touristique.

Chaque turbine pourrait recevoir une puissance de 1 à 8 mégawatts seulement, ce qui serait suffisant pour alimenter toute l’installation.

 

Le projet est pharaonique mais pourrait transformer Stavanger, actuelle capitale pétrolière du pays, en un temple du tourisme à la sauce écologique. Mais on peut se demander si un tel projet n’est pas un peu utopique.

Mais ne boudons pas notre plaisir devant les utopies ! D’ailleurs la frontière entre utopie et avant-garde n’est jamais très définie.

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Apple, un nouveau centre de données alimenté par le soleil

Apple, un nouveau centre de données alimenté par le soleil | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Apple prévoit d'ouvrir un centre de données dans le Nevada. Celui-ci sera intégralement alimenté par une centrale solaire photovoltaïque.

 

Apple devrait construire un nouveau centre de données situé à Reno dans le nord du Nevada. Celui-ci, qui a été prévu pour la modique somme d’un milliard de dollars, devrait héberger des services de cloud de la marque. Outre ce projet de construction (récemment annoncé) et le fait qu’Apple n’ait pas choisi de s’installer à cet endroit précis par hasard – il semblerait que le constructeur bénéficie de quelques réductions de taxes – on peut souligner la volonté de la pomme de faire tourner ce centre à l’énergie renouvelable.

 

En partenariat avec NV Energy, Apple prévoit la construction d’une centrale solaire photovoltaïque qui ferait environ 68 hectares. Celle-ci pourrait produire entre 18 et 20 mégawatts selon le constructeur. Une fois le projet achevé, il devrait permettre la production de 43.5 millions de kilowatts sur une année, une source d’énergie renouvelable qui suffirait largement à alimenter le centre de données. Le projet devrait du coup servir à alimenter le réseau électrique local grâce au partenariat avec NV Energy.

 

Apple n’est pas étrangère avec la notion d’énergie propre et ce n’est pas la première fois qu’un de ses centres de données est alimenté à 100% de cette manière. Les sites d’Austin (Texas), Maiden, (Caroline du Nord), Elk Grove (Californie) et Cork (Irlande) tournent eux aussi à 100% à partir de l’énergie renouvelable. « Tous les centres de données d’Apple utilisent 100% d’énergie renouvelable, et nous sommes en bonne voie pour atteindre cet objectif pour notre nouveau centre de données situé à Reno qui utilise les dernières technologies hautement efficaces de concentration de panneaux solaires« .

 

Cet intérêt d’Apple pour les énergies renouvelables ne peut être vu que comme un point positif. On peut noter que le constructeur ne s’est pas encore réellement penché sur des appareils qui utiliseraient l’énergie solaire (si ce n’est une base de chargement qui utilise le soleil) mais qui sait, peut-être que les téléphones de demain présenteront cette fonction.

 

Quand certaines actions des grandes entreprises comme Apple sont belles, elles méritent d’être soulignées.

 
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Fin de l’éclairage nocturne : noir, c’est (vraiment) noir ?

Fin de l’éclairage nocturne : noir, c’est (vraiment) noir ? | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Ce 1er juillet est entré en vigueur l'arrêté relatif à l'éclairage nocturne des bâtiments non-résidentiels : de 1 à 7 heures, il fera désormais nuit. Au menu : économies d'énergie et réduction des nuisances.

 

Et l’obscurité fut. Dans la nuit de dimanche à lundi, vitrines de magasins, bureaux et façades de bâtiments se sont retrouvés toutes loupiotes éteintes. Panne générale d’électricité ? Lancement d’un nouveau concept : après la nuit blanche, lancement de la nuit noire ? Presque.

Ce 1er juillet est entré en vigueur un arrêté du 25 janvier dernier relatif à l’éclairage nocturne des bâtiments non-résidentiels. Objectifs ? Réaliser des économies et réduire les nuisances. En rendant obligatoire une extinction déjà pratiquée dans de nombreux centres-villes, le ministère de l’Ecologie met en œuvre des recommandations issues duGrenelle de l’environnement. Il espère ainsi épargner l’équivalent de la consommation annuelle de 750 000 ménages (2TWH), 250 000 tonnes de CO2 et 200 000 euros.

« Appuyer sur un bouton »

« Appuyer sur un bouton en quittant son bureau n’est quand même pas une chose incroyable à réaliser », indique Benoît Hartmann, porte-parole de France Nature Environnement (FNE). Selon lui, il s’agit de « mesures de bon sens qui ont déjà commencé à être mises en place en 2010 avec les restrictions sur les enseignes lumineuses » (voir article 36 de la loi de 2010 portant engagement sur l’environnement).

Un pas supplémentaire est donc franchi vers la rationalisation de la consommation d’électricité. Pourtant, l’arrêté prévoit quelques dérogations à la règle : les veilles de jours chômés, la période de Noël, les événements locaux… 41 communes – dont Paris, Marseille, Lyon – auront même, n’importe quand, la possibilité de faire feu de tout bois pour illuminer les mirettes des visiteurs. En effet, certains quartiers de ces villes « dans les zones touristiques d’affluence exceptionnelle ou d’animation culturelle permanente » pourront rester éveillés. Une exception que Benoît Hartmann ne voit pas d’un mauvais œil : « L’idée n’est pas de plonger dans le noir l’ensemble des villes. C’est d’ailleurs encadré pour les lieux de vie nocturne qui peuvent éteindre une heure après la fermeture de leurs locaux. » 

L’Association pour la protection du ciel et de l’environnement nocturnes (ANPCEN) a obtenu de la ministre de l’Ecologie Delphine Batho de faire le point dans six mois. Et ce, afin de contrôler la mise en place ou non de l’arrêté. « Nous sommes tout de même favorables à une certaine progressivité », tempère Anne-Marie Ducroux, présidente de l’ANPCEN.

Zones invisibles

La progressivité ? Ce n’est « pas suffisant », selon Lionel Brunet, du syndicat de l’éclairage. Et même si l’arrêté va dans le sens d’une « sobriété intelligente » qu’il appelle de ses vœux, « la mesure ne tient pas compte des zones qui ne sont pas visibles de la rue comme les sanitaires, les parkings ». Du coup, le syndicat a refait les calculs en faisant cas de ces oublis. Selon eux, ce ne sont ainsi pas 2 mais 0,5 TWH qui seraient simplement économisés.

« Le problème, c’est que l’arrêté ne s’intéresse qu’à 10% de la consommation d’énergie alors que 90% de la consommation globale d’électricité se fait de jour ou en dehors du cadre de l’arrêté », ajoute Lionel Brunet qui préconise plutôt le remplacement progressif du « système vétuste »d’électricité français. LED, détecteurs de présence, capteurs d’évolution de luminosité extérieure...« Occupons-nous d’abord de ce qui est simple, ne coûte rien à instaurer et rapporte directement », oppose Anne-Marie Ducroux.

« Qui peut être contre ce type de mesures ? »

Selon Benoît Hartmann, rien d’étonnant à l’insatisfaction du syndicat de l’éclairage : « Mais qui peut être contre ce type de mesures ? Les lobbies : l’union des commerçants et les fabricants d’ampoules ! », ironise-t-il. Et le porte parole de FNE d’apporter un contre-point à l’argument sécuritaire de certains commerçants, comme la présidente de l’ANPCEN Anne-Marie Ducroux :« 80% des vols se font le jour et dans les communes qui pratiquent déjà l’extinction des feux la nuit, la délinquance n’a pas augmenté », appuie Anne-Marie Ducroux . Laisser allumer, c’est « un moyen de faire de la publicité masquée », ironise Benoît Hartmann.

Enfin, si l’objectif premier de cette nouvelle obligation vise à faire des économies d’énergie mais aussi de réduire les factures, il s’agit également de réduire les nuisances. Un aspect essentiel selon Anne-Marie Ducroux : « C’est de la quantité de lumière dont il est question. » Car selon la présidente, l’augmentation de présence lumineuse dans les villes contribue à dérégler l’alternance jour/nuit, essentielle au bon développement du vivant. « La biodiversité est perturbée, le sommeil aussi, la pollution de l’air s’intensifie puisque les arbres dégagent des molécules polluantes à cause de la luminosité », abonde Benoît Hartmann. En clair, pour ses partisans, cet arrêté va permettre de rendre à la nuit son sommeil.

 
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La bibliothèque des semences

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Avec son projet « Prenez-en de la graine », Pro Specie Rara distribue ses variétés rares dans toute la Suisse.

Alors que se développent des banques de gènes pour conserver la diversité par congélation, Pro Specie Rara estime que « la diversité est le plus en sécurité lorsqu’elle est utilisée : ce qui est en circulation ne tombe pas dans l’oubli. »

 

À Bâle, la fondation a aussi son congélateur pour y garder « les 1 200 variétés que nous voulons conserver absolument » , explique son directeur, Béla Bartha. Elle a surtout une séminothèque, ou bibliothèque de semences, pour stocker ses 1 500 variétés destinées à la multiplication : « Avec une température de 15° et un taux d’humidité de 15 %, les parasites ne peuvent pas se développer. »

 

En grande distribution

Toutes ces graines proviennent des jardins de la fondation et de ses partenaires. 450 jardiniers et paysans bénévoles de toute la Suisse participent à ce travail de conservation. Des professionnels se chargent des variétés à multiplication ou reproduction compliquées. L’entreprise de semences biologiques Sativa améliore et sélectionne des variétés commercialisées avec le label Pro Specie Rara. Celui-ci se retrouve sur 150 variétés grand public vendues, en semences et plants, dans les magasins Coop et Migros. Par ailleurs, l’an dernier, Coop a mis sur ses étals 26 fruits et légumes rares.

 

Ce marché de variétés locales anciennes reste cependant un marché de niche, reconnu comme tel par la loi suisse alors qu’en France la vente des variétés non inscrites au catalogue officiel est interdite.

 

Les 1 500 variétés du catalogue suisse Pro Specie Rara sont accessibles contre un don à la fondation de 50 CHF par an. Un catalogue allemand est en préparation avec Pro Specie Rara Deutschland récemment créé.

Béla Bartha souhaite développer cette mission de conservation à l’échelle des trois régions frontalières, en partenariat avec l’association alsacienne Kerna ùn Sohma, membre du réseau semences paysannes de France.

 
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Les paysans cultiveront le Larzac jusqu'en 2083

Les paysans cultiveront le Larzac jusqu'en 2083 | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Le ministre de l'agriculture, Stéphane Le Foll, a renouvelé le bail des paysans du Larzac.

 

L'histoire collective des paysans du Larzac devait durer jusqu'en 2045. Le 18 juillet, Stéphane Le Foll, ministre de l'agriculture, a décidé qu'elle se prolongerait jusqu'en 2083. "Cette décision politique vient entériner une très belle histoire", se félicite Laurent Reversat, porte-parole de la Confédération paysanne.

Cette histoire commence il y a quarante ans, en 1971. A l'époque, Michel Debré, ministre de la défense sous la présidence de Georges Pompidou, décide l'extension du camp militaire du Larzac, dans l'Aveyron. Le projet prévoit degrignoter plus de 14 000 hectares de terres arables et réservées au pâturage. Un espace que se partagent 103 familles, dont de nombreux agriculteurs, qui lutteront pendant des années contre les expropriations et deviendront des symboles pour une grande partie de la gauche.

"C'est une bonne nouvelle, Stéphane Le Foll a sanctuarisé le Larzac", affirme José Bové, député européen Europe Ecologie-Les Verts (EELV). "Il s'agit d'une reconnaissance de la gestion des terres en collectivité, qui va aussi permettre aux nouveaux exploitants d'obtenir des baux sur toute leurs carrières", s'est réjouit le militant écologiste, installé sur le plateau depuis 1976.

 

Sur ces 6 300 hectares, ramassés sur douze communes de l'Aveyron, tous les résidents et paysans font partie de la Société civile des terres du Larzac (SCTL), dont la gestion est assurée par onze persones, dont José Bové. Lui voit dans ce succès de mise en collectivité des terres un modèle pour d'autres combats. Et fait rapidement le parallèle avec Notre-Dame-des-Landes, où le projet de construction d'un nouvel aéroport suscite une fronde locale et nationale. Jusqu'à être considéré comme un nouveau Larzac. Entre ces deux épidodes, les liens se resserrent, et les expériences militantes se partagent. Ce que confirme José Bové :"Plusieurs représentants de Notre-Dame-des-Landes étaient présents lors de la prolongation du bail."

 

 

CATHOLIQUE DEVENU HIPPIE

Lorsque les paysans du Larzac apprennent leurs expropriations par la presse, ces derniers lancent immédiatement la mobilisation. En face, l'exécutif néglige la fronde naissante et les imagine à tort incapables de susciter une mobilisation de grande ampleur.

Loin de plier, le gouvernement se fend dès le début du projet de déclarations virulentes. A propos des cultivateurs du Larzac, André Fanton, secrétaire d'Etat auprès du ministre de la défense nationale de 1969 à 1972, déclarait : "Il y a quand même quelques paysans, pas beaucoup, qui élevaient vaguement quelques moutons, en vivant plus ou moins moyenâgeusement, et qu'il est nécessaire d'exproprier."

 

Contre le gouvernement, la mobilisation s'organise rapidement. Aux paysans s'ajoutent des notables locaux, syndicats et associations. Ensemble, ils mènent des actions contre l'extension du camp militaire. Le combat pour le Larzac prend forme et rassemble des militants antimilitaristes venus de tout le pays.

 

 

"J'étais un agriculteur de droite, catholique, pas du tout syndicaliste, se rappelle Léon Maillé, retraité né au Larzac en 1964. Tout a basculé en 1972, quand j'ai vuarriver des militants hippies, avec une grande barbe et de longs cheveux. Au final, ça a pris du temps, mais ma barbe a poussé aussi", s'amuse-t-il, en fouillant dans ses souvenirs.

 

Il a vu ce mouvement local prendre une dimension nationale dans les années 70, lorsque le Parti socialiste unifié (PSU) apporte son soutien au mouvement. "En 1974, François Mitterrand est venu au Larzac, c'était un signal politique fort", témoigne Léon Mailly. La mobilisation pour le Larzac trouve alors un écho politique et devient un sujet de tension entre le RPR et la gauche. Combat qui prend fin en 1981, lorsque François Mitterrand remporte l'élection présidentielle.

 

Conséquence immédiate de l'alternance politique : le projet d'extension de base militaire est annulé. Trois ans plus tard, les paysans et habitants du plateau créaient la Société civile des terres du Larzac, gérant 6 300 hectares. Un projet adoubé par l'Etat, qui accorde à la société un bail emphytéotique. Le principe est simple : il permet à un propriétaire, ici l'Etat, de louer son bien, souvent de grands espaces ruraux, à un tiers, qui s'engage de son côté à le valoriser. 

 

Signé le 29 avril 1985, le bail courait jusqu'en 2045. Lors de la signature, l'Etat  – sous la pression de l'armée, affirme-t-on du côté des militants – avait refusé de s'engager pour la durée maximale de quatre-vingt-dix-neuf ans. C'est désormais chose faite.

 

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Sidi Amor : une oasis écologique au cœur de la Tunisie

Sidi Amor : une oasis écologique au cœur de la Tunisie | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Située à une quinzaine de kilomètres de Tunis, Sidi Amor est une propriété collective de quatre hectares sur laquelle de nombreux savoirs-faire sont expérimentés. Construction écologique en terre, recyclage, distillation d’huiles essentielles, plantes médicinales, agroforesterie, agriculture biologique...

Autant d’axes de développement pour créer des emplois locaux. Avec en toile de fond, le souci de déployer des techniques accessibles aux populations rurales du pays. Petite visite dans un écovillage en construction.

 

Il fait beau, ce week-end de printemps, à Tunis. Nessrine, la trentaine, est en route pour Sidi Amor, un site exceptionnel, où l’on expérimente l’éco-construction, le maraîchage biologique, la distillation d’huiles essentielles ou encore, la vannerie. « C’est à une vingtaine de minutes de Tunis seulement », sourit-elle en empruntant un chemin à peine carrossable, les deux mains solidement attachées au volant. « J’ai passé plusieurs années en France, pour me former aux pratiques de l’agriculture biologique, détaille Nessrine. A l’époque, je voulais monter une ferme pédagogique. » La jeune femme a finalement décidé de revenir en Tunisie, et de se lancer dans une thèse de biologie. Mais dès qu’elle a un peu de temps, elle rejoint l’équipe de Sidi Amor, qui lui a confié la réalisation d’un herbier. « Je recense toutes les espèces végétales, précise Nessrine. Et il y en a beaucoup. Cet endroit est un vrai trésor de biodiversité. »

 

Perché sur les hauteurs, à l’ouest de Tunis, Sidi Amor s’étend sur quatre hectares vallonnés. Entouré d’oliveraies, le site est d’un calme inattendu. A l’entrée trône un bâtiment tout en dômes et en voutes, où se tiennent les réunions du groupement de développement agricole (GDA) qui gère le site. « Le GDA est une structure foncière de droit tunisien qui a fait son apparition dans les années 70 », explique Taieb Ben Miled, pneumologue à Tunis et à l’origine du projet. « On en compte environ 350 dans le pays. Mais la plupart des GDA ont été constitués par des groupements de paysans pour partager la ressource en eau, dans les palmeraies du sud notamment. » Les terres de Sidi Amor appartiennent à une petite dizaine de personnes, qui habitent Tunis pour la plupart et qui ont été séduits par l’endroit, et les divers projets qui y ont germé.

 

 

Une friche transformée en jardins

Difficile, quand on arpente la roseraie qui abrite plus de 375 variétés du monde entier, ou encore le jardin médicinal d’où émanent de délicieuses odeurs, d’imaginer qu’il y a dix ans, l’endroit n’était qu’une friche abandonnée, truffée de déchets. « Mon père possédait un hectare ici, détaille Taieb Ben Miled. Et un jour, nous sommes venus voir avec mon épouse. L’endroit était ravagé mais nous avons eu un vrai coup de cœur. La proximité de la ville en faisait un lieu avec un potentiel extraordinaire. La promenade dans l’espace forestier attenant nous a en plus révélé de grandes richesses paysagères et botaniques. Nous nous sommes tout de suite dit qu’il fallait protéger le site. »

 

Nous sommes en 2004. Le Dr Ben Miled écrit à l’administration pour expliquer son projet, et proposer la création d’une association. Mais il se voit opposer un refus catégorique, à moins de le faire dans le cadre du parti au pouvoir, l’omnipotent rassemblement constitutionnel démocratique (RCD) qui servait alors Ben Ali. « Ils craignaient une sorte de contestation verte », sourit le Dr Ben Miled. Qui décide donc dans un premier temps de se contenter de son hectare.« Nous nous sommes dits, en attendant que l’administration se décide, faisons notre rêve. »

 

 

Bâtir en terre

Les premiers mois sont ardus. Il faut commencer par nettoyer le site, jonché de détritus et de gravats. « A l’époque, il n’y avait pas un arbre pour faire de l’ombre », se rappellent les plus anciens. Les voisins n’ont pas tous la fibre écologique. Certains d’entre eux regardent les travaux en cours d’un air circonspect. Un jour, Taieb Ben Miled trouve même tous les arbres plantés la veille arrachés ! Mais, accompagnés par un petit groupe d’amis motivés, son épouse et lui continuent à replanter et embellir le site. Certains d’entre eux achètent des lopins attenants. Sidi amor grandit, le GDA prend corps. De jeunes bénévoles viennent grossir les rangs pour construire les bâtiments, empierrer les chemins, prendre soin des jardins : roseraie, carré médicinal, arboretum, parc floral des cinq continents. Une dizaine d’entre eux vivent sur place en permanence.

 

Protéger l’environnement tout en favorisant le développement économique et social local, tels sont les objectifs du GDA de Sidi Amor. Étudiants ou jeunes diplômés chômeurs, les forces vives de Sidi Amor sont essentiellement tunisiennes. Mais des étrangers se sont laissés séduire par le projet. Spécialisés en horticulture ou en éco-construction, ils apportent savoir-faire, énergies et, parfois, ressources financières à l’équipe locale. Les membres de la Voute nubienne, une association française qui promeut les constructions en terre en zone sahélienne, ont ainsi prêté main forte au chantier collectif de construction d’une maison en briques de terre crue qui s’est tenu à l’été 2012. « Quand nous avons dit que nous voulions faire des constructions en terre, au départ, on nous a regardés comme des hurluberlus », se souvient Taieb Ben Miled.

Le matériau, peu cher, est pourtant tout à fait adapté à la pénurie de logements dont souffre le pays. Et aux moyens très modestes d’une grande partie de la population. « Nous avons monté des bâtiments avec des étudiants de l’école d’architecture. C’était très formateur pour eux. C’est important pour nous de toucher ces jeunes », explique Ahmed, qui assure bénévolement une partie de la coordination du GDA. Pour crédibiliser la démarche, et valider le modèle constructif en terre sur la base des critères locaux, le GDA travaille avec des thermiciens tunisiens. « L’idéal serait de pouvoir construire des bâtiments publics avec ces matériaux. Le ministère de l’Habitat suit cela de très près », souligne Ahmed.

 

Cette attention affichée sera-t-elle suivie d’effets ? Rien n’est moins sûr. Ces dernières années, plusieurs ministres sont passés à Sidi amor, ne tarissant pas d’éloges. Mais pour le moment, le GDA n’a jamais bénéficié d’aides publiques. « L’État ne nous aide pas, et ce n’est pas par manque de moyens, juge Taieb Ben Miled. Il n’y a pas les compétences nécessaires dans nos administrations pour saisir ce que nous pouvons réaliser. La terre n’intéresse les gens que pour construire et spéculer. Même les projets agricoles sont regardés de loin. Le respect de la nature est une vitrine. Alors que pour nous, l’écologie n’est pas une tendance mais un besoin, qui ne doit pas être réservé à une élite. »

 

 

Développer un réseau d’agriculture biologique

« Mais nous sommes optimistes », dit Nessrine enthousiaste. « Nous sommes dans un processus positif. Pour peu que l’on arrive à enrayer la corruption, on pourrait faire de grandes choses en Tunisie... et à Sidi Amor aussi. » La jeune femme se réjouit notamment des connaissances développées en agro-écologie. Introduite par Ben Ali, l’agriculture biologique tunisienne a surtout servi pour le moment à alimenter les Européens. « Ben Ali avait une volonté exportatrice très forte, il voulait des apports de devises », dit Mickaël Fabien, coopérant belge ami du GDA, qui travaille actuellement sur la constitution d’un réseau d’agriculture biologique dans le pays. « Il y a donc eu des productions de masse de dattes, huile d’olive, figues, oranges et abricots. On a eu des succès privés, qui n’ont rien à voir avec le développement d’une filière bio tunisienne. »

 

Pourtant, il y a un vrai potentiel de développement d’une agriculture biologique vivrière dans le pays. Le climat est plutôt clément, et la pauvreté des paysans fait qu’ils ont très peu traité leurs terres. « Le niveau de diplômes est bon, il y a le personnel nécessaire à la mise en place des technique culturales propres à l’agro-écologie », ajoute Mickaël Fabien. « Importer des intrants, cela coûte cher, pointe Nessrine. L’agriculture biologique nous apporterait une certaine autonomie. Nous sommes le troisième ou quatrième producteur mondial d’huile d’olive. Là, il y a un potentiel de croissance important. » A Sidi Amor, on fait par ailleurs des essais en permaculture et en biodynamie.

 

 

A la recherche d’un modèle économique

« Nous souhaitons être un incubateur de projets », résume Taieb Ben Miled.« Mais nous devons aussi valoriser les parcours personnels des jeunes, nombreux, qui nous rejoignent. Or, pour le moment, Sidi Amor ne nourrit pas son homme. L’ambiance est chaleureuse, mais le projet n’est pas autonome d’un point de vue économique. Et jusqu’à présent, le temps passé à présenter le projet, pour essayer de le vendre à des soutiens nationaux ou internationaux s’est souvent fait à perte pour nous. » Ce sont les deniers personnels des propriétaires, et des dons ponctuels, qui permettent pour le moment au projet de continuer.

 

Plusieurs filières pour l’exportation, notamment de roses, de lavande et d’huiles essentielles, sont en cours de mise en place. Des techniques traditionnelles de ferronnerie, taille de pierre ou céramique pourraient aussi être diffusées dans le cadre d’un village des métiers de l’artisanat. Le but est de pouvoir créer des métiers, afin de donner du travail aux jeunes qui sont pour le moment impliqués bénévolement, en échange du gite et du couvert. Espace d’accueil, Sidi Amor deviendra peut-être à terme un écovillage, en vue de promouvoir un véritable tourisme écologique.

 

L’aménagement de sentiers dans la forêt attenante, et la gestion de cet espace naturel par le GDA (actuellement en négociations avec les autorités) permettrait d’asseoir cette activité d’éco-tourisme. Selon Taieb Ben Miled, « la prochaine étape, pour le GDA, c’est donc de devenir rentable, sans quoi il ne sera pas durable ».

 

 

 

 

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Food4Good, la marque qui va vous donner la chaire de moule... bio

Food4Good, la marque qui va vous donner la chaire de moule... bio | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Food4Good, première marque française de produits de la mer 100% éco-certifiés Pêche durable MSC ou bio, vient de lancer un nouveau produit au rayon surgelé : la chair de Moules bio d'Irlande élevées dans la baie de Kenmare.

 

Savez-vous que la moule est un aliment riche en Sélénium, Iode et Vitamine B12, source de Vitamine E, Fer et Zinc, des vitamines et minéraux précieux pour la santé ? Pour en déguster tout au long de l'année sans abîmer la planète, la marque Food for Good vient de lancer un nouveau produit : un pack de 500 grammes de chair de moules bio d'Irlande surgelée. La chair est sans coquille, déjà cuite et de haute qualité et issu d'un élevage artisanal certifié bio.

La moule bio proposée par Food4Good (mytilus edulis) est élevée sur cordes en Irlande. Au printemps les cordes sont mises à l'eau et les naissains s'y accrochent.

"Notre partenaire est le premier producteur de moules certifié bio au monde" précise la marque.

 

Ce que garantit la certification bio :

pour les poissons d'aquaculture issus d'élevages bio :alimentation contrôlée, respect des écosystèmes marins, faible densité d'élevage, respect du bien être animal.Une méthode de travail écologique : utilisation de matériel recyclé et réutilisation des cordes ; cordes et filets en coton biodégradable (et non en plastique) ; flotteurs en matière plastique résistante au lieu de polystyrène couramment utilisé ; bateaux propulsés au gaz (et non au diesel),Un élevage dans une zone protégée : la baie de Kenmare est une zone spéciale de conservation (ZSC) protégée par la directive européenne Habitats 92/43/CEE ; c'est un écosystème aquatique propre aux eaux de catégorie A et d'une beauté naturelle exceptionnelle, exempt de polluants ; la pureté des eaux est contrôlée systématiquement.Ce que garantit le label MSC Pêche Durable :pour les poissons sauvages issus de pêcheries durables éco-certifiées MSC : espèce non menacée, stock en bonne santé, respect des écosystèmes marins, pêcherie bien gérée


Food4Good sélectionne, importe et distribue 7 autres espèces de produits de la mer de haute qualité et porteuses du label MSC ou bio : du Saumon sauvage argenté du Pacifique, du Saumon bio élevé en mer d'Irlande, du Cabillaud de Norvège, du Colin lieu de Mer du Nord, du Merlu blanc du Cap, et du Bar bio et de la Daurade bio des îles de Lerins.

 

A savoir : Pour chaque boite achetée, Food4Good reverse 0.10€ à des associations de protection de la nature (LPO, WWF ou encore Surfrider) qui oeuvrent pour la protection de l'albatros, son emblème, et des ressources & écosystèmes marins.

 

 

La petit histoire de Food4Good : la marque a été fondée par un père de famille, Thomas Canetti, 37 ans. C'est suite à son voyage de noces à Vava'u au Royaume de Tonga, et après avoir nagé avec les baleines à bosse et les baleineaux, qu'il devient fasciné par la faune aquatique. De ce face-à-face unique, comme de ses rencontres avec d'autres espèces rares et en danger comme l'albatros aux îles Galapagos et l'orang-outan à Bornéo, il retiendra un immense sentiment d'humilité face à ces merveilles de la nature. En 2009, il imagine ainsi puis lance Food4Good, avec la volonté de créer une activité qui contribuerait à la protection de la nature et serait le reflet de ses  convictions personnelles.

Une belle histoire, des bons produits... so good !

 

Food4Good est distribuée exclusivement dans réseaux bio : Naturalia, Biocoop, Naturéo, L'Eau Vive, La Vie Saine, etc. Liste des points de vente sur www.food4good.fr

 
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A Strasbourg, la première tour de logements à énergie positive

A Strasbourg, la première tour de logements à énergie positive | Des 4 coins du monde | Scoop.it

En 2015, le quartier des Deux Rives à Strasbourg (Bas-Rhin) accueillera la première tour de logements à énergie positive au monde. La tour, ses 66 logements et la mécanique de l’immeuble – ascenseurs, chauffage, éclairage –, produiront plus d’énergie qu’ils n’en consomment.


La prouesse est rendue possible par l’installation de 800 à 1 000 mètres carrés de panneaux photovoltaïques. Haute de 50 mètres, la tour produira ainsi 100 kwh/m2/an pour une consommation de 97 kwh/m2/an. L’agence d’architecture X-Tu vient d’être désignée pour la maîtrise d’œuvre de cette tour prévue pour 2015.


Si c’est une première pour un immeuble de logements, ce type de bâtiment vert existe déjà pour les bureaux, à Dijon (Côté-d’Or) par exemple où l’agence Elithis, conceptrice du projet, a son siège.

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Alimentation : on se met enfin à regarder les étiquettes des produits

Alimentation : on se met enfin à regarder les étiquettes des produits | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Les Français sont plus de 80% à réclamer davantage de produits naturels, surtout depuis l'émergence de récents scandales alimentaires, mais restent malgré tout sceptiques face aux labels ou aux discours "green" des marques, indique une étude Mediaprism/60 millions de consommateurs.

 

Selon cette étude réalisée entre le 19 avril et le 2 mai auprès de 1.210 personnes représentatives, 83% des Français déclarent faire attention au caractère naturel des produits qu'ils consomment, 34% déclarant même que c'est devenu un critère impératif pour eux.

Cette sensibilité s'est accrue pour 78% d'entre eux "au fil de l'accumulation ces dernières années de scandales alimentaires" (vache folle ou plus récemment scandale de la viande de cheval).

 

 

Recherche de naturel

Cette volonté de consommer des produits plus naturels passe même devant le critère du prix pour 25% des Français (37% des Européens), indique une autre étude réalisée par Nielsen auprès de 29.000 internautes dans le monde.

 

Cette recherche de naturel concerne au premier chef l'alimentation (92%), avec notamment les viandes et poissons (82%) ou fruits et légumes (80%), mais également les produits d'hygiène-beauté (82%) et les médicaments (75%).

 

Dans leur quête de produits naturels, les Français privilégient l'absence de produits chimiques (63%) ou le fait qu'ils n'aient pas été transformés, voir de connaître le producteur (48%).

"Le modèle productiviste semble questionné de façon directe", relève l'étude.

 

C'est ainsi que 73% des Français déclarent désormais privilégier les produits d'origine française, 69% accordant même une attention particulière à acheter des produits de leur région.

De la même manière, le bio est désormais acheté par deux tiers des Français au moins "de temps en temps", tandis que 20% en achètent "souvent", jugeant que c'est "meilleur pour la santé" (55%) et l'environnement (45%).

 

Les OGM en revanche sont rejetés par deux tiers des répondants, 65% d'entre eux jugeant même qu'ils représentent un risque pour la santé.

 

 

Méfiance envers les grandes marques

De façon plus générale, les Français sont devenus majoritairement méfiants concernant leur alimentation.

Il épluchent donc avec attention les emballages (69%), scrutant la liste des ingrédients (78%), le lieu de fabrication (57%) ou la mention du moindre additif chimique (51%).

 

Les labels, autrefois gages de qualité, ne rassurent que 21% des répondants.

 

Quant aux discours "vert" des grandes marques, 62% des Français se déclarent "peu ou pas du tout influencés" par eux, estimant à 89% qu'ils sont surtout là pour un effet d'image destiné à améliorer la réputation, et qu'ils ne sont en aucun cas gages de qualité des produits ou de respect de l'environnement.

 

Les industriels sont même jugés comme étant la principale cause de la malbouffe en France par 79% des personnes interrogées, juste devant les consommateurs eux-mêmes (71%) qui à force de rechercher des "produits tout faits et pas chers" se retrouvent à manger de mauvais produits.

Signe de cette prise de conscience : plus d'un Français sur cinq (21%) déclare avoir changé ses habitudes alimentaires depuis le dernier scandale de la viande de cheval en février, 62% déclarant manger moins de plats cuisinés.

 
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Décorer votre maison avec une peinture écologique

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La peinture écologique pour décorer toute la maison

Engager un chantier avec  des peintures écologiques est accessible à tous et les avantages sont nombreux : Leur facilité d’emploi sans odeur agressive et tenace, la grande diversité des gammes et des nuances presque inépuisables pour vous permettre de posséder un intérieur déco, le développement de peintures naturelles à la fois inoffensive pour la santé et sans impact négatif sur l’environnement, tout cela soutenu par une réglementation exigeante en matière de qualité de l’air et de recyclage des déchets de peinture et enfin les conseils avisés des professionnels décrits sur les sites spécialisés et les moyens d’achats facilités par la vente et le paiement en ligne.

L’innovation technique des produits à base de matière d’origine naturelle sur des supports de toute nature : panneau de plâtre, panneau en fibre de bois, murs maçonnés, murs enduits de chaux, murs en terre naturelle, ont permis de développer des réponses techniques répondant à tous les besoins en terme de protection des surfaces tant en extérieur qu’en intérieur.

 

 

Peinture écologique ou peinture naturelle ?

Une peinture écologique désigne une peinture dont l’impact sur l’environnement est maitrisé et qui prend en compte l’ensemble des paramètres. Une peinture naturelle dite « bio » est par nature une peinture écologique, mais dont les composants sont constitués à plus de 95 % de produits d’origine naturelle. Une peinture bio désigne aussi une peinture naturelle.

 

 

La préparation des supports

Les peintures écologiques de sous-couche permettent d’imprégner les supports pour donner ensuite un aspect homogène à la couche teintée pour une finition parfaite pour votre déco d’intérieur. Les peintures laquées permettent de garantir une dureté du film et une forte résistance au lessivage. La gamme de peinture écologique professionnelle est adaptée de par sa  résistance à des usages en collectivité pour les professionnels de la peinture.

 

 

Les peintures écologiques de finition

La peinture de finition écologique est la dernière couche qui reste visible sur le mur, c’est une peinture opacifiante qui doit laisser une surface lisse et régulière. Le plus souvent cette couche est mélangée avec des pigments colorés naturels. La peinture est fluide pour se mélanger avec les colorants et pour une application sans traces. Son aspect, selon les gouts de chacun, peut être mat, semi-mat ou satiné, parfois brillant.

 

 

Les peintures écologiques techniques

Certaines peintures fines, dures et lisses sont adaptées à des supports particuliers : métal, zinc, fer, aluminium, d’autres s’utilisent sur les panneaux en fibre de bois lisse poncée tels que les panneaux en médium ou des panneaux bois non poncés tels que l’OSB ( Oriented Strand Board) constitué de lamelles minces, longues et orientées. Chaque support est traité et préparé en fonction du résultat souhaité.

 

 

La protection transparente des supports en bois

On regroupe aussi au chapitre des peintures écologiques, les huiles naturelles, lasures et saturateurs qui sont composés de substances relativement identiques, mais à des concentrations différentes et sont sans effet opacifiant pour laisser visibles les veines du bois.

Ces produits ont avant toute chose pour fonction de protéger le bois, mais aussi de décorer les surfaces. Pour valoriser le bois, on utilise des imprégnations qui permettent aux huiles de nourrir, de boucher les pores du bois et de le protéger. Les huiles extérieures ou saturateurs sont chacune adaptés aux différentes essences de bois : les bois exotiques, les feuillus (châtaignier, aulne, orme, robinier, noyer,chêne, frêne, hêtre), les résineux (épicéa, sapin blanc du nord, douglas ). Les saturateurs, lasures et huiles durs ont un effet vitrificateur naturel et permettent l’intégration de pigments naturels contre les U.V.

 

 

Outillage et accessoires pour peintures écologiques

Les peintures écologiques s’appliquent au rouleau et au pinceau. Les sites de vente en ligne proposent pour chaque peinture et chaque application des outils et des accessoires en rapport direct avec la peinture sélectionnée sous forme de produits associés.

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Label "fait maison" : les restaurateurs restent sur leur faim, les clients savourent

Label "fait maison" : les restaurateurs restent sur leur faim, les clients savourent | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Si le nouveau label a reçu un accueil mitigé chez les chefs, les consommateurs saluent une hausse de la transparence.

 

Dans la cuisine exiguë du restaurant Itinéraires, dans le 5e arrondissement de Paris, il est 15 heures et la brigade s'active toujours. Dans des effluves de sucre chaud, une jeune pâtissière dispose une boule de glace à la vanille maison sur un entremet de chocolat, réglisse, fruits rouges. Au menu aujourd'hui, des "anchois marinés, gelée de citron, fleur de poireau de M. Yamashika" (un maraîcher japonais des Yvelines), ou de la "pintade rôtie, petits pois au jus de viande, lard de M. Duler" (un éleveur de cochons sauvages du Lot). 

Sur la carte, ni l'étoile Michelin ni le label francilien de produits locaux ("Produits d'ici, cuisinés ici") ne sont mentionnés, mais plutôt l'identité des producteurs – qui sont au centre de la démarche du chef, Sylvain Sendra, et dictent, au gré des saisons et des légumes du jour, les plats créés chaque matin. Autant dire que le nouveau label "fait maison", voté mercredi 3 juillet en première lecture à l'Assemblée dans le cadre d'une vaste loi sur la consommation, ne bouleversera pas les habitudes de la maison. Ce logo devra obligatoirement accompagner les plats entièrement cuisinés sur place à base de produits bruts, les distinguant ainsi des plats ou ingrédients tout faits, simplement réchauffés ou assemblés.

 

ACCUEIL MITIGÉ CHEZ LES RESTAURATEURS

Si le syndicat de la restauration Synhorcat a salué "une avancée", pour Sylvain Sendra, ce nouveau logo – un de plus dans un "maquis de labels" –, ne viendra pas chambouler une pratique généralisée dans le secteur. Selon le Synhorcat, près d'un tiers des restaurateurs déclarent utiliser des produits industriels, un chiffre probablement sous-estimé. "Sur les 150 000 restaurants français, les trois quarts ne font que de l'industriel", assure quant à lui le chef Alain Ducasse. Comme le relève un lecteur, Alain Grimiaux, qui a répondu à notre appel à témoignages, "il suffit d'avoir fréquenté un spécialiste comme Metro pour voirl'infinité de produits industriels mis à disposition de ceux qui veulent restaurer sans trop se fatiguer".

Si tant de restaurateurs se contentent aujourd'hui de faire du réchauffé, c'est bien sûr pour des questions de coût – questions d'autant plus pressantes à l'heure où la restauration est touchée de plein fouet par la crise. "Pour baisser ses prix, il est plus judicieux d'acheter un paquet de carottes râpées plutôt que d'embaucherquelqu'un pour laver, éplucher et râper des carottes", résume M. Bézénet, duSNARR, le syndicat de la restauration rapide. Sylvain Sendra, qui emploie huit personnes en cuisine, pointe aussi du doigt les charges salariales : "Peugeot délocalise sa main d'œuvre à l'étranger. Dans la restauration, on délocalise sur les produits de l'industrie agroalimentaire", explique-t-il. 

 

Non loin des Itinéraires – où les menus gastronomiques coûtent entre 29 et 35 euros le midi –, ce que le chef appelle "sa cantine", le 58 Quality Street, propose des plats à moins de 10 euros et des sandwiches à moins de 5 euros, prouvant toutefois qu'il est possible de cuisiner maison à des prix abordables. Si l'"on accepte de réduire ses marges", précise Sylvain Sendra.

Le jeune homme défend aussi le principe de payer le juste prix – celui qui rémunère le producteur, la qualité, et auquel ne s'ajoute pas l'invisible mais bien réel coût écologique des produits industriels. Accepter de revoir un petit peu le coût de sa nourriture, en somme, alors que selon l'INSEE, la part du budget des Français dévolue à l'alimentation est passée de 38 % à 25 % entre 1960 et 2007 (dans la même période, leur consommation a pourtant triplé).

 

 

LE DROIT DE S'APPELER "RESTAURANT"

Pour Sylvain Sendra, plutôt qu'un label, la profession aurait bien besoin d'être sécurisée en imposant à quiconque prétend ouvrir un restaurant d'obtenir un diplôme reconnu. "La démarche d'apprentissage du métier mènerait naturellement à plus de respect des produits", pense-t-il. Mieux encadrer le métier de restaurateur, c'est aussi l'objectif d'une récente initiative de quinze grands chefs, qui défendent le titre d'"artisan restaurateur", en fonction de la qualité, de la fraîcheur des produits, et de l'hospitalité. 

A l'image de l'enseigne "boulangerie", réservée depuis 1995 à ceux qui fabriquent leur pain sur place, le Synhorcat revendique aussi que seuls ceux qui cuisinent des produits bruts aient le droit de s'appeler "restaurant". Alors que la mesure créerait 27 000 emplois, selon une estimation du syndicat, elle pourraitcontraindre 10 % des établissements à abandonner ce titre. D'où les réticences massives des autres syndicats de la restauration.  

 

 

MANGER RAPIDE ET PRATIQUE

En outre, la création de ce label "fait maison" intervient dans un contexte où les habitudes alimentaires des consommateurs tendent vers le "plus rapide" et le "plus pratique", au détriment de la qualité. Le nouveau label pourrait-il inverser cette tendance ? Sylvain Sendra en doute : "Les clients savent déjà très bien où ils mettent les pieds. Quand on achète un sandwich à la gare, on sait que ce sera cher et mauvais, mais on le fait quand même. En période de crise, c'est surtout une question de moyens qui prime, et aussi de culture alimentaire", estime-t-il. D'évolution des modes de vie également : en Ile-de-France par exemple, la pause déjeuner est passée d'environ 1 h 30 en 1980 à 30 minutes aujourd'hui.

 

Dans ces conditions, les ventes de la restauration rapide ont récemment dépassé – fait symbolique – celles de la restauration traditionnelle. Même si elles ne sont plus autant épargnées par la crise depuis l'année dernière, les ventes des fast-foods ont ainsi grimpé de 75 % depuis 2004. Mac Donald's par exemple, dont notre "pays de la gastronomie" représente le second marché mondial, a vu ses ventes augmenter de 4 % en 2012. En Ile-de-France, le nombre de fast-foods a augmenté de 75 % entre 2000 et 2010. Au même moment, le nombre de restaurants n'a augmenté que de 20 %, tandis que le nombre de cafés chutait de 34 %. La restauration traditionnelle a perdu, depuis trois ans, 72 millions de visites.

 

 

"IL ÉTAIT TEMPS"

Ces évolutions du secteur cohabitent pourtant avec une autre tendance à plus d'exigence, liée aux crises alimentaires récurrentes – de la vache folle à la viande de cheval –, à la lutte contre le surpoids et l'obésité, ou encore à la recherche de produits locaux, de circuits courts, de qualité gustative...

 

Dans cette atmosphère de méfiance face à l'industrie agroalimentaire, un label "fait maison" semble répondre à une forte attente de transparence de la part des clients. En témoigne l'écrasante majorité des réponses à notre appel à témoignages, qui soulignent une "victoire pour les amoureux de la gastronomie", face à "un gros mensonge par omission" de certains restaurateurs.

Un sondage OpinionWay en avril montrait déjà que 96 % des Français sont en faveur d'un statut garantissant des plats cuisinés sur place – sans préciser, toutefois, s'ils accepteraient d'en payer le prix.

 
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OGM : la fin du rêve Monsanto en Inde ?

OGM : la fin du rêve Monsanto en Inde ? | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Dans l’ouest de l’Inde, l’État du Maharashtra a interdit à Mahyco, la filiale indienne du géant Monsanto, de vendre les graines de son coton OGM.Cette décision est un revers pour la multinationale américaine et pourrait avoir des conséquences importantes en Inde. Ici, plus de 90% des cotonniers recourent aux semences OGM.Plus grave, le ministre de l’Agriculture a dressé un lien entre les suicides de fermiers ruinés et l’usage de semences génétiquement modifiées.

 

Nous sommes partis dans le cœur agricole de l’Inde. L’état du Maharashtra est depuis dix ans le laboratoire de Monsanto en Inde. Au moment de la récolte du coton, les champs brillent de fleurs blanches, les usines croulent sous une neige de coton. Mais derrière cette abondance, nous avons été frappés par le désespoir des paysans. Surendettés par l’achat d'engrais et de pesticides, certains ne voient d’autre issue que le suicide. Ces dernières années, plus de 10 000 paysans ont mis fin à leur vie, en général en avalant les pesticides qui devaient les sortir de la misère.

 

Si les graines de Monsanto-Mahyco ont permis les premières années d’augmenter les rendements, les parasites ont fini par développer des résistances. Surtout, les petits cotonniers indiens n’étaient pas préparés à la transition OGM : 80% des champs du Maharashtra sont touchés par la sécheresse alors que le coton OGM requiert des systèmes d’irrigation complexes.

 

Notre reportage raconte l’histoire d’un échec, d’une deuxième "révolution verte" qui n’est jamais arrivée. C’est aussi l’histoire d’un pays, deuxième producteur mondial de coton après la Chine, d’abord acquis à la cause OGM, mais qui commence aujourd’hui à contester le rêve Monsanto.

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Gravats radioactifs du Bugey : 10 000 euros et des contraventions requis

Gravats radioactifs du Bugey : 10 000 euros et des contraventions requis | Des 4 coins du monde | Scoop.it
EDF et le directeur de la centrale nucléaire du Bugey, située à 35 kilomètres de Lyon comparaissaient mercredi devant le tribunal correctionnel de Bourg-en-Bresse dans l'Ain.

 

Le Réseau "Sortir du nucléaire" avait déposé une plainte en juin 2012 par suite à une erreur imputable selon eux, à l'entreprise énergétique et au directeur de la centrale du Bugey. Le 9 août 2011, un camion transportant des gravats radioactifs provenant du démantèlement du réacteur numéro 1 avait déchargé accidentellement dans une carrière faisant office de décharge de déchets conventionnels.

10 000 d'euros d'amendes ont été requis à l'encontre d'EDF et des contraventions avec sursis pour le directeur de la centrale nucléaire du Bugey. Le jugement sera rendu le 11 septembre prochain.

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IKEA lance une offre complète d Eco-mobilité

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Enerzine.com : le magazine de toutes les énergies. Tenez vous informés de l'actualité énergétique.

 

IKEA a décidé d'instaurer un dispositif complet d'éco-mobilité afin de permettre à ses clients de se rendre en magasin simplement et de façon plus écologique.

Ainsi, cette gamme de services comprend la mise à disposition de bornes Autolib' dans les magasins franciliens, des bornes de recharge rapide Nissan pour les véhicules électriques et un partenariat avec Hertz pour la location de véhicules.

IKEA installe actuellement sur tous ses parkings franciliens des bornes de recharge Autolib', un service qui permet d'offrir une meilleure accessibilité aux magasins IKEA aux 70% de parisiens qui ne possèdent pas de voiture.

Les bornes de recharge rapides (80% de la recharge en moins de 30 minutes) compatibles avec la majorité des véhicules électriques ont été installées dans la plupart des magasins IKEA franciliens (hors Evry et Thiais) et dans 6 magasins de province situés près des autoroutes des vacances : Tours, Bordeaux, Reims, Montpellier, Rouen, Avignon. 

Ces installations permettront aux possesseurs de véhicules électriques de parcourir de plus grandes distances et ce gratuitement, le service de recharge étant offert.

 

Par ailleurs, il a été mis en place depuis le 1er mars dans les 6 magasins Ikea d'Ile de France un service de location de véhicules en libre-service 24h/24 et 7j/7, en partenariat avec Hertz. Les clients de la région parisienne peuvent réserver une camionnette pour une demi-heure, une heure ou plus en magasin IKEA, l'inscription s'effectuant en magasin ou en ligne.

Enfin, une voiture électrique sera également disponible dès le mois de septembre.

Depuis 2012, le groupe suédois s'est engagé dans une stratégie de développement durable avec comme slogan "People & Planet Positive". Récemment, l'enseigne a mis en place dans 28 de ses magasins français un service destiné à la reprise et à la revente des meubles IKEA d'occasion : « La seconde vie des meubles ». 

Concernant les énergies renouvelables, un parc de 29 éoliennes, situé sur 3 sites en France couvre 86% de la demande d'électricité de IKEA ; 26.000 m⊃2; de panneaux photovoltaïques seront également installés sur le toit du dépôt à Saint-Quentin Fallavier fin 2013. IKEA a pour objectif d'obtenir son indépendance énergétique d'ici 2020.

 
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Se chauffer grâce à l'énergie des serveurs informatiques

Se chauffer grâce à l'énergie des serveurs informatiques | Des 4 coins du monde | Scoop.it
L'idée de récupérer et réutiliser la chaleur émise par les data centers se développe pour chauffer des logements, des bureaux, des usines ou des piscines.

 

Chauffer des bâtiments grâce aux ordinateurs. L'idée émerge face au développement rapide des data centers, ces usines du numérique dont les puissants serveurs informatiques émettent tellement de chaleur que leurs opérateurs peinent à s'en débarrasser. A l'échelle européenne, la Commission estimait en 2008 que les centres de données consommaient 56 milliards de kilowatts, dont la moitié pour refroidir les bâtiments.

Jusqu'ici, cette énergie était tout simplement évacuée dans l'air au moyen de différents systèmes de climatisation. Mais depuis quelques années, des initiatives de récupération et réutilisation de ces calories sont mises en place pour chaufferdes logements, des bureaux, des usines, des piscines ou même des serres végétales.

C'est le cas, à petite échelle, à Amsterdam, aux Pays-Bas, où l'université a accès à de l'eau chaude gratuite provenant du data center de l'opérateur Equinix, qui partage son campus. En France, à Roubaix (Nord), les cinq centres de données d'OVH, le leader français de l'hébergement, chauffent aussi gratuitement les bureaux de l'entreprise, ainsi que quelques firmes voisines. Le data center de l'opérateur britannique Global Switch alimente également une serre tropicale dédiée à la production des fleurs de la ville de Clichy (Hauts-de-Seine). Autre exemple : à Uitikon, en Suisse, une piscine publique est chauffée avec un centrede données d'IBM.

 

 

RÉSEAU DE CHAUFFAGE URBAIN

Mais l'expérience la plus large, en Europe, se déroule dans le parc d'activités de Val d'Europe, à Marne-La-Vallée (Seine-et-Marne), tout près du parc Eurodisney, une zone en développement d'une surface prévue de 180 hectares (dont 40 ha aujourd'hui bâtis).

Depuis septembre, la chaleur émise par le data center voisin de la banque Natixis est récupérée pour alimenter un réseau de chauffage urbain. Comment ? L'eau chaude des condenseurs des systèmes de climatisation est récupérée par des échangeurs thermiques, puis distribuée sur le réseau via une centrale de production d'énergie. Au final, ce système fait circuler une eau à 55 °C dans un réseau de 4 km de canalisations, auquel doivent être raccordés différents bâtiments.

 

Pour l'instant, un centre aquatique et une pépinière d'une quinzaine d'entreprisess'y sont connectés. "On est aussi en train de raccorder deux hôtels près du parc Eurodisney. D'ici à deux ou trois ans, une centaine de logements locatifs devraientfaire de même", indique Jean-Philippe Buisson, directeur Ile-de-France de Dalkia, filiale de Veolia Environnement et EDF, à l'origine de l'expérimentation.

 

 

5 400 TONNES DE CO2 ÉCONOMISÉES

A terme, le data center fournira 26 millions de kilowattheures par an, à même d'alimenter en chauffage et en eau chaude sanitaire 600 000 m2 de bâtiments."Cela permettra d'économiser annuellement le rejet de 5 400 tonnes de CO2, soit les émissions entraînées par 5 000 voitures chaque année", se félicite Jean-Philippe Buisson.

 

Contrairement aux autres expériences menées à plus petite échelle ailleurs en Europe, ce chauffage n'est pas gratuit. "Nous avons investi 4 millions d'euros dans le projet, justifie M. Buisson. Ce chauffage revient aux clients 8 centimes le kWh, soit un prix inférieur au chauffage électrique, mais un peu supérieur à une installation au gaz ou au fioul. C'est toutefois une énergie décarbonnée, dont le prix n'augmentera pas plus que l'inflation, contrairement au gaz."

 

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