Des 4 coins du monde
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Dans divers pays, des gens prennent la parole, se mobilisent ; des choses bougent. Restons à l'écoute. Sur Twitter : @LBM_T
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Une gousse d’ail cru par jour !

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Si votre haleine n’apprécie pas forcément l’odeur que dégage l’ail, il va pourtant falloir vous y mettre ! En effet, l’ail recèle milles et une vertu pour votre santé…


Utilisé depuis toujours par les populations du monde entier et reconnu par les scientifiques, l’ail présente de nombreux bienfaits pour notre santé ! Ses composantes, notamment l’allicine qui est présente en grande quantité,  en font un élixir de santé à consommer quotidiennement et cru ! En effet, lors de la cuisson, l’allicine perd de sa puissance. Il faut donc tripler les doses pour retrouver les mêmes bénéfices. Une seule minute de cuisson suffit pour détruire l’enzyme qui permet la formation de l’allicine. Attention cette substance ne se forme que par la rencontre de l’allinase et alliine, mise en contact lorsque l’on émince un ail. C’est cette rencontre qui donne à l’ail son odeur et son goût si particulier. Et c’est surtout elle qui permet à l’ail d’être si bénéfique !


Alors que l’ail est utilisé depuis la nuit des temps, c’est en 1858 qu’un scientifique a prouvé pour la première fois son action antimicrobienne. Et ce n’est autre que Louis Pasteur qui a fait cette découverte !

En testant les propriétés de l’ail sur des cobayes infectés par la Salmonella et l’E.coli (provoquant intoxications alimentaires et fortes diarrhées), Pasteur a découvert que les patients qui avaient mangé de l’ail ne contractaient pas de diarrhées, contrairement aux autres.

Un peu plus tard lors de la seconde guerre mondiale, ce sont les russes qui ont mis en application la théorie pour soigner divers types d’infections et certaines plaies. Depuis, plusieurs études ont, encore une fois, donné raison à Pasteur.

 

Ça ne s’arrête pas là ! L’ail renferme un effet préventif sur le cancer, notamment le cancer de l’estomac et le cancer colorectal. Pour une consommation d’ail élevée, on note tout de même un risque amoindri de 50% en ce qui concerne le cancer de l’estomac et 30% pour le cancer colorectal. Ajoutons à cela que la consommation d’ail participe à faire baisser la tension artérielle d’environ 10% chez les personnes hypertendus.

Les risques d’infarctus du myocarde et d’accident vasculaire sont par conséquent diminués. Les gousses d’ail contiennent en effet de l’adénosine qui possède un effet vasodilatateur.

En d’autres termes, cette substance permet de dilater les vaisseaux sanguins donc de diminuer la pression artérielle et d’améliorer la circulation sanguine. En facilitant la fluidité du sang,  il le « nettoie » et prévient la formation de caillots. Seul bémol, il est nécessaire de manger plus de deux gousses d’ail par jour pour profiter de ces bienfaits… En cas de problèmes d’hypertension, il peut être judicieux d’utiliser l’ail en complément d’un traitement, sans oublier d’en parler à son médecin bien sur.

 

Suivant les estomacs, l’ail aide à digérer. S’il ne passe pas bien chez certains, l’ail maintient un excellent équilibre bactérien dans la flore intestinale de d’autres. Ce sont en réalité les fibres de l’ail, appelées fructosanes, qui aident à la fermentation et du coup à la digestion. Dans le même temps, elles limitent le volume de gaz dégagé. Les sensations de ballonnement sont donc évitées grâce à l’ail !

Enfin, la gousse d’ail présente des propriétés antiseptiques. Contenant beaucoup de souffre, cet aliment permet de lutter efficacement contre les bactéries et microbes. Particulièrement efficace sur les virus respiratoires, on le recommande en cas de rhume, de bronchite ou encore d’angine.

 

Les vertus de l’ail ne sont donc plus à démontrer.

Si certains butent encore sur la mauvaise haleine qui suit sa consommation, sachez que mâcher du persil fera disparaître la mauvaise odeur.

Et sinon, les compléments alimentaires sous forme de gélules ou l’huile essentielle d’ail remplaceront très bien la gousse cru à consommer chaque matin ! 


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L’écart de prix entre le bio et le conventionnel se resserre

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L’écart de prix entre les fruits et légumes conventionnels et biologiques reste important, mais il tend à se réduire.

C’est le constat qu’a dressé la DGCCRF, direction générale de la concurrence et de la répression des fraudes, dans une étude qui passe en revue les prix de quatre fruits et légumes (carotte, pomme golden, concombre et tomate ronde) entre 2008 et 2011, en s’appuyant sur des chiffres de FranceAgriMer et de l’Agence bio.

 

Le prix des carottes, par exemple est environ deux fois plus cher dans les rayons bio des grandes et moyennes surfaces et des magasins spécialisés par rapport au prix de carottes conventionnelles. (2,21 €kg, contre 1,07 €kg). Mais cette différence se résorbe de 20 % entre 2008 et 2001 (passant de 1,26 €kg de différence à 1,02 €/kg en 2011).

 

Même constat pour les pommes golden : elles sont deux fois plus chères en bio qu’en conventionnel en moyenne sur la période, mais l’écart de prix se tasse également de quelque 16 %. La tendance est similaire pour le concombre.

 

Faits marquants de cette analyse, la volatilité des prix semble en revanche plus faible pour les produits biologiques, « du fait de la fidélisation des consommateurs, peu sensibles aux variations de prix et de la structure de coûts propre aux produits biologiques », interprètent les auteurs.

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L’agriculture biologique couvre 12 % de la surface agricole

L’agriculture biologique prospère en Suisse. L’an dernier pour la première fois, plus de 120 000 hectares ont été exploités de cette manière, ce qui correspond à 12 % de la surface agricole utile. Le pays comptait 5 895 fermes biologiques, soit 138 de plus qu’en 2011.

 

L’agriculture conventionnelle est en revanche en recul. Le nombre d’hectares exploités de façon non biologique est passé de presque 936 000 hectares, en 2011, à 929 000 hectares, en 2012, a indiqué mardi l’Office fédéral de la statistique (OFS). Par ailleurs, 50 680 exploitations d’agriculture conventionnelle ont été recensées l’an dernier, soit 180 de moins qu’en 2011. Le nombre total d’exploitations a donc diminué de 1,8 %, précise l’office fédéral.

 

En 2012, les 56 575 exploitations agricoles helvétiques ont employé 162 000 personnes, dont 55 % étaient engagées à temps partiel. Par rapport à 2011, le nombre de personnes occupées a diminué de 1,2 %. La surface agricole utile en revanche est restée stable, à plus de 1,05 million d’hectares.

 

Ces évolutions confirment le processus observé à long terme de concentration des terres agricoles entre des exploitations toujours moins nombreuses, commente l’OFS. La surface moyenne des exploitations agricoles est passée de 18,3 hectares en 2011 à 18,6 hectares en 2012.

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Le bel avenir bio de l'agriculture roumaine

Le bel avenir bio de l'agriculture roumaine | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Avec l’essor de l’agriculture bio, les paysans roumains ont décidé de mettre à profit leur retard technologique.

 

Le manque de traçabilité reste toutefois le principal obstacle à un développement à grande échelle du bio.


Nicoleta et Dan Florea ne voient que du rose depuis un mois. C’est la saison des récoltes et ce couple d’agriculteurs trentenaires du village d’Ucea de Sus, au centre du pays, passe ses journées dans sa petite parcelle de 2 000 m2 à ramasser avec soin les pétales de roses écologiques qu’il y cultive depuis trois ans.

 « Cette année, nous allons faire environ 10 000 pots de confiture mais aussi du sirop et du vinaigre », lâche Nicoleta, petite femme souriante aux cheveux noirs.

 

DES FERMES BIO DE PLUS EN PLUS NOMBREUSES

Au cœur des collines vertes de la Transylvanie, les petites fermes bio comme celle-ci sont de plus en plus nombreuses. L’intérêt pour la culture écologique a connu en effet un véritable boom dans le rang des petits agriculteurs roumains ces dernières années.

 « Les paysans qui pratiquent une agriculture traditionnelle font déjà du bio car ils ne cherchent pas à cultiver de manière intensive », explique le président de l’association Bio România, Marian Cioceanu. Selon lui, plus de 50 % des exploitations agricoles de Roumanie pratiquent déjà de l’agriculture biologique sans être certifiées.

 « Le certificat bio nous oblige à retourner la terre manuellement entre les rangs, ce qui nous demande plus de travail physique, lâche Dan Florea en pleine besogne. Pour le reste, nous n’avons quasiment rien changé car nous n’utilisions pas d’engrais chimique. » 

 

VERS UN « MANAGEMENT EUROPÉEN DES FERMES BIO » ? 

Depuis deux ans, Bio România a lancé un programme pour apprendre aux petits fermiers à mettre sur pied des micro-fermes bio rentables en obtenant des subventions de l’Union européenne. Et les résultats sont surprenants : en 2010 le pays comptait 3 100 agriculteurs bio, en 2012 ils étaient plus de 26 000 selon les chiffres officiels.

Conséquence de la redistribution des terres après la chute du régime communiste en 1989, la Roumanie est le pays de l’Union européenne comptant le plus grand nombre d’exploitations : près de quatre millions, soit 32 % du total des 27 pays membres. Leur surface moyenne ne dépasse toutefois pas les trois hectares et, bien souvent, ces lopins de terre sont utilisés pour une agriculture de subsistance.

 

Dans la campagne roumaine, il n’est pas rare de voir les chevaux tirer des charrues pour retourner la terre alors que le fumier reste très souvent utilisé comme seul fertilisant. Avec une consommation moyenne de 28 kilogrammes par hectare, la Roumanie est d’ailleurs, au côté du Portugal, le pays de l’UE qui utilise le moins d’engrais – la moyenne européenne se situe à 76 kilogrammes par hectare.

 

 « Les petits fermiers roumains font de l’agriculture bio par défaut, résume le directeur de l’antenne roumaine d’Ecocert, l’organisme français de certification bio, Abdelaziz Messai. Mais certaines exigences de qualité manquent, comme la tenue de registres de traçabilité ou le bon étiquetage d’un produit. Tout cela fait que nous ne pouvons pas encore parler d’un management européen des fermes bio. » 

 LE MANQUE DE RIGUEUR ADMINISTRATIVE DES PAYSANS

Le manque de rigueur administrative des petits paysans est en effet le point faible de l’agriculture écologique roumaine. Et les autorités ne montrent pas l’exemple. Jusqu’en 2011, aucune subvention spécifique n’était versée aux fermes bio. Nicoleta et Dan Florea ont dû faire le voyage à Bucarest pour convaincre les fonctionnaires du ministère de l’agriculture que les pétales de roses devaient être considérées comme des produits agricoles – ce qui n’était pas le cas – et bénéficier des subventions européennes correspondantes.

Aujourd’hui, les aides versées durant la période de conversion obligatoire de deux ans ne couvrent même pas le coût de la certification, que le paysan doit obtenir chez un organisme certifié par Bruxelles.

 

 « De grosses exploitations agricoles qui auraient été intéressées n’ont pas osé faire le pas car le manque à gagner durant la période de conversion était trop important par rapport aux subventions », rappelle Marian Cioceanu. C’est sur ce tableau que la Roumanie a beaucoup de progrès à faire. Car si elle compte aujourd’hui autant de fermes bio que la France, sa production est encore bien inférieure. Le bio couvre à peine plus de 3 % des 13 millions d’hectares de surface agricole utile du pays.

 

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L’AGRICULTURE BIOLOGIQUE DANS LE MONDE

La surface mondiale cultivée suivant le mode biologique (certifiée et en conversion) est estimée à 1 % de l’ensemble des terres agricoles des 106 principaux pays du monde, selon les données des organismes certificateurs, compilées par l’Ifoam (Fédération internationale des mouvements d’agriculture biologique).

Dans l’Union européenne, en 2011, l’agriculture biologique couvrait 5,5 % des surfaces agricoles (sans compter les exploitations en cours de conversion). Les pays les plus présents dans le bio étaient l’Autriche (19,6 % des terres), la Suède (15,7 %), l’Estonie (14,1 %) et la République tchèque (13,1 %). 

Parmi les grands pays, l’Espagne (7,5 % des surfaces agricoles), l’Allemagne (6,1 %) et le Royaume-Uni (3,7 %) font mieux que la France (3,3 %).

 


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L'impact de la consommation de sushis sur notre santé

L'impact de la consommation de sushis sur notre santé | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Parce qu’on l’associe à l’idée de manger vite mais sainement, assaisonné d’un zeste de « branchitude », ce menu japonais pas vraiment traditionnel connaît un succès croissant. Quel impact a-t-il sur la planète et sur notre santé ?


Le thon rouge pour qui aime le mercure 

Deux fois moins riche en oméga-3 que le saumon, l’espadon ou le flétan, ce poisson quasi impossible à élever est surtout remarquable par… sa teneur en mercure. L’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) suggère aux adultes de limiter le thon frais à un repas par semaine. En Europe, sa consommation est déconseillée aux femmes enceintes et aux enfants.

 

Le saumon, attention surpêche ! 

S’il est d’élevage, le saumon n’est pas vraiment bon pour la planète. Car pour en produire 1 kg, même bio, il faut lui fournir l’équivalent de 1,7 à 5 kg de poisson. Moins menacé que la daurade rose ou le cabillaud, le saumon sauvage, victime de son succès, n’en est pas moins l’objet de surpêche.

Le célèbre label bleu MSC (Marine Stewardship Council), attribué aux pêcheries pratiquant une gestion durable des stocks, ne suffit pas à garantir le maintien du saumon du Pacifique. D’autant que le MSC tolère le chalutage des fonds, qui ravage d’autres espèces. Le saumon d’Atlantique, lui, ne bénéficie pas de pêche durable.

 

Le riz blanc, du sucre déguisé 

Débarrassé par polissage de ses enveloppes naturelles, le riz perd sa couleur, mais surtout l’essentiel de ses qualités nutritionnelles : les fibres, les vitamines (B1, B2 et PP) et les minéraux. Reste de l’amidon, c’est-à-dire du sucre.

Mais le riz gluant calme l’appétit. Au Japon, les enveloppes éliminées lors du polissage servent d’ingrédients dans la préparation des nuhazuee, les légumes salés de la cuisine traditionnelle.

 

Les algues, le must en matière d’antioxydants 

Quelles que soient leur espèce et leur couleur, leur valeur nutritionnelle est exceptionnelle, tant pour leur teneur en minéraux (variable d’une espèce à l’autre mais toujours élevée) que pour l’apport de fibres, d’antioxydants et de phytostérols (anticholestérols).

Des bienfaits dont nous profitons tous, même si les Japonais le font mieux que les autres. Une équipe CNRS/UPMC a en effet découvert chez eux une enzyme intestinale qui permet de digérer spécifiquement le porphyrane, un polymère de sucres des algues rouges (utilisées pour préparer les sushis). Pour limiter la production de CO2, les consommateurs français favoriseront les algues récoltées en Bretagne. 

 

Un thé vert aux 1 000 vertus 

Mieux que le saké, le thé vert regorge de composés excellents pour la santé. Son secret ? Les polyphénols, des composés aux propriétés anti-oxydantes et anti-inflammatoires. Le plus actif d’entre eux, l’épigallocatéchine gallate (EGCG) est l’objet de nombreuses études scientifiques. Il s’opposerait à la prolifération de nombreux virus, y compris ceux des différentes grippes.

Certaines équipes de chercheurs l’utilisent pour limiter l’action du virus du sida (VIH). Il aide aussi à ralentir le vieillissement et à prévenir certains cancers.

Pour en bénéficier au mieux, choisissez le thé vert japonais plutôt que le chinois (moins riche en EGCG à cause d’un procédé de fabrication différent), et laissez infuser huit à dix minutes pour extraire un maximum de polyphénols.

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Freitag une success-story Zürichoise

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Ils sont suisses, zürichois et c’est en regardant par la fenêtre de leur appartement que les deux frères Freitag eurent l’idée de créer des sacs à partir de bâches de camions – Freitag était né. Cette success-story, qui a commencé avec le prototype du premier Messenger Bag, reste inégalée à ce jour. Issu de la rencontre entre recyclage, design et fonctionnalité, le sac Freitag est devenu un incontournable du design suisse.


L’IDÉE DU FREITAG

Depuis sa fenêtre, Markus Freitag pouvait aisément apercevoir la route et le passage incessant de camion tentant de se frayer un chemin dans le traffic. Leur bâche colorée lui tapèrent dans l’oeil! Depuis longtemps déjà, il était à la recherche d’un sac fonctionnel pour pouvoir rouler à vélo. Un besoin donc de robustesse et d’imperméabilité. Pourquoi ne pas découper dans les vieilles bâches de camion pour créer un sac pratique qui réunirait ces qualités ?

 

Son frère Daniel, également graphiste, a adoré l’idée et c’est dans la cuisine de leur colocation que le premier Messenger Bag Freitag, fait de bâche de camion, de chambres à air de vélo et de ceintures de sécurité, a vu le jour en 1993. Le prototype Freitag a passé un premier test à Sans Fransisco, sur le dos d’un coursier à vélo. Les premiers clients ont été les amis des frères Freitag, puis les amis de leurs amis et aujourd’hui, on trouve des fans de Freitag sur les cinq continents.

Le premier modèle de sac Freitag : le F 13 Top Cat

Avec le modèle F 13 Top Cat, les frères Freitag ont révolutionné l’univers des sacs, créant une tendance qui est maintenant :copiée dans beaucoup de pays. Porter un sac Freitag est devenu une référence en matière de recyclage, de singularité, de fonctionnalité et de durabilité.

 

MADE IN SWITZERLAND

Célèbres pour leur design unique, les frères Markus et Daniel Freitag se sont également fait une réputation de fabricants suisses, qui produisent en tenant compte de l’écologie et de la durabilité. Jusqu’à ce jour, les frères créent leurs modèles eux-mêmes. Plus de 130 personnes travaillent pour Freitag sur 7500 m2 dans le domaine de la production, de la logistique et de l’administration. Les lignes de sacs Freitag, Fundamentals et Reference, sont dessinées, coupées, emballées et envoyées dans la nouvelle usine Freitag N?RD à Zürich-Oerlikon. Les bâches sont lavées à l’eau de pluie avant d’être travaillées.

Les travaux de couture ne se font pas dans les locaux Freitag, mais sont délégués à des partenaires de toujours. Ainsi, les pièces découpées sont assemblées en Suisse et à l’étranger (France, Tunisie, Portugal et République tchèque). Chaque année, 390 tonnes de bâche de camion, 36‘000 chambres à air de vélos, 220’000 ceintures de sécurité et 1200 m2 d’airbags recyclés sont transformés en sacs design.

De la coloc’ zurichoise au MoMA de New York jusqu’au Prix du Design Suisse

Freitag est une success-story qui dure: de l’idée à la réalisation en passant par la recherche de tendances, les frères Freitag y travaillent chaque jour avec leur équipe de Zurich-Oerlikon. Il existe aujourd’hui des boutiques Freitag dans toutes les métropoles du monde. Cependant, Freitag n’a pas choisi la prestigieuse Fifth Avenue pour s’installer, mais plutôt des rues qui reflètent les racines et le caractère des sacs Freitag. De plus, c’est dans le monde entier que les revendeurs Freitag distribuent les cabas de qualité suisse.

 

Le modèle d’origine, le F 13 Top Cat, est exposé au Museum of Modern Art à New York ainsi qu’au Museum für Gestaltung de Zurich. Pour en savoir plus sur l’histoire et les origines des fameux sacs, un livre a été publié en 2012, à l’occasion de l’exposition Freitag au Museum für Gestaltung de Zurich: “FREITAG – ein Taschenbuch” est également disponible en anglais sous le titre “FREITAG – Out of the bag”.

 

Freitag est synonyme de design suisse – non seulement pour ses sacs et accessoires, mais également en matière d’emballage et d’exposition des produits. Freitag, qui s’est vu décerner le Prix du Design Suisse en 1997, 2009 et 2011, met aujourd’hui encore l’accent sur la pérennité, la fonctionnalité et le design. L’histoire des frères Freitag est loin d’être terminée, ces esprits créatifs ont encore plus d’un tour dans leur sac !


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Une île entièrement bio

Une île entièrement bio | Des 4 coins du monde | Scoop.it
La petite île de Cicia dans l’archipel fidjien des Lau vient de se déclarer île biologique.

 

L’agriculture biologique, une tradition

« Aujourd’hui nous célébrons Cicia et le vœu des anciens de faire de Cicia une île entièrement biologique », a déclaré le président du conseil de l’île, Eroni Lauvanacala, lors de la cérémonie marquant l’événement. L’importation sur l’île d’engrais et autres produits chimiques a été interdite il y a six ans et les habitants sont encouragés à continuer à utiliser les modes de culture traditionnels.

« La plupart de leurs méthodes de culture, qui sont traditionnelles, sont déjà biologiques », explique Mere Salusalu du ministère fidjien de l’agriculture. « La seule intervention est la certification afin qu’ils puissent avoir accès à des niches commerciales. »

 

 

Une certification participative

Grâce à un système de garantie participative financé par le Fonds international de développement agricole et mis en œuvre par le Secrétariat de la Communauté du Pacifique, Cicia et son comité du développement rural ont accès à des formations et à une certification biologique abordables. Dans un premier temps, l’attention porte sur l’huile de coco, principalement produite par les femmes, et sur le marché intérieur. 

En outre, dans un effort de durabilité, les élèves du collège local participent aux formations offertes sur l’agriculture biologique et les filières de commercialisation.

« La déclaration d’aujourd’hui est importante car elle ouvre la voie à suivre pour une île saine et dynamique, au bénéfice des générations futures », a conclu Mere Salusalu lors de la cérémonie.

 

Un modèle déjà suivi par une autre île fidjienne, Rotuma, qui espère bientôt obtenir sa certification afin d’exporter ses produits vers les hôtels de l’île principale et les îles voisines de Tuvalu.

 
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Dans la Drôme, une fabrique géante d'insectes utiles

Dans la Drôme, une fabrique géante d'insectes utiles | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Dans l'usine de Biotop, pas de chaîne de production mais des bacs en plastiques sur des chariots en fer: la PME drômoise élève 100 milliards d'insectes par an, destinés à rendre de sacrés services.

 

L'ex-startup, qui a désormais pignon sur la Vallée du Rhône, s'est contentée de "prendre dans la nature ce qui existe et ce qui est utile", explique Marc Vignau, directeur général.

Et la nature fait bien les choses: la coccinelle raffole des pucerons, jusqu'à 100 par jours, la punaise macrolophus mange tout ce qui passe, dont les pucerons ou acariens, et le trichogramme parasite les œufs de la pyrale, qui ravage les cultures de maïs.

 

Biotop propose donc d'utiliser des insectes plutôt que des insecticides. Une "lutte biologique" qui séduit de plus en plus à une époque où les préoccupations environnementales s'accompagnent d'incitations à utiliser moins de produits chimiques. Des agriculteurs, des collectivités comme Caen ou Grenoble, pour leurs espaces verts, et même des particuliers s'approvisionnent chez Biotop.

Cyril Vignon est l'un d'entre eux. Il produit en bio des fruits et légumes anciens dans la Drôme, fournissant de grands noms de l'hôtellerie-restauration comme Anne-Sophie Pic, la célèbre chef étoilée du cru.

Depuis cinq ans, il s'est mis aux insectes. "En bio, on n'a pas le choix". Dans sa serre de tomates, il a lâché une punaise par pied. Elles portent une belle robe d'un vert fluorescent et sont plus petites que celles redoutées du grand public.

 

Le coût de cette protection naturelle ? Cent euros par an pour une serre de 600 pieds. "Un poil plus cher que les insecticides classiques", souligne l'agriculteur.

Mais avec ça, "c'est propre", s'enthousiasment les techniciens-commerciaux de Biotop qui font un petit tour du propriétaire, armés d'une mini-loupe pour repérer leurs petites fées travailleuses.

 

 

Secrets de fabrication

Chez Biotop, tous semblent très fiers de leur travail. Il faut dire que l'entreprise a réussi une prouesse technologique en produisant de façon industrielle des insectes. Un savoir-faire mis au point à Sophia-Antipolis (Alpes-Maritimes) dans les années 80 avec les chercheurs de l'Inra (Institut de la recherche agronomique).

 

A l'entrée de l'usine, le directeur industriel, Éric Thouvenin, en blouse blanche réglementaire, conduit la visite mais ne montre pas tout. Système anti-invasion, vidéosurveillance, enfilade de portes et de badges, Biotop veut protéger ses secrets de production, notamment de ses deux concurrents belge et néerlandais.

 

En France, elle se présente comme le "leader". Il existe bien un autre élevage, appartenant au spécialiste de la tomate Savéol, mais celui-ci utilise les insectes pour sa propre production uniquement.

L'élevage industriel est extrêmement délicat. Dans des salles semblables à des frigos industriels, les insectes grandissent dans des bacs en plastique blanc. Température, lumière, hydrométrie, il faut être très précis au risque d'en perdre des millions en quelques minutes.

 

 

Des entomologues, biologistes, spécialistes des biotechnologies veillent au grain.

Et s'il y a une porte que les employés de Biotop n'ouvriront pas, c'est celle de l'élevage des papillons ephestia, apparemment très difficile à mettre au point.

 

 

Des papillons bien gardés

Ces papillons sont pourtant indispensables à la production d'insectes. Leurs oeufs nourrissent les coccinelles ou les punaises, mais ils servent surtout de nid au trichogramme, un parasite qui a besoin de coloniser les œufs d'autrui pour pondre.

 

La seule chose qu'accepteront de dire Éric Thouvenin et Sébastien Rousselle, le directeur commercial, c'est que chaque salle renferme 60 millions de papillons et que dans un gramme, on peut compter jusqu'à 36.000 œufs. Des données qui expliquent le chiffre incroyable de 100 milliards d'insectes produits par an.

 

Aujourd'hui Biotop emploie 40 personnes et réalise un chiffre d'affaires de 5 millions d'euros, en croissance de 10% par an. Et pour se développer, le petit poucet s'appuie sur la force de recherche et développement de son actionnaire majoritaire, InVivo, premier groupe coopératif agricole de France.

 

Car la PME nourrit de grands projets. Cultiver des champignons, capables de tuer des ravageurs, d'autres champignons et même de détruire des mauvaises herbes. Et il n'exclut pas de se lancer dans les insectes à manger!

 
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Elisabeth Bonneau's curator insight, August 5, 2013 4:58 AM

une alternative aux produits chimiques: la fabrique d'insectes

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Vers des plants 100 % bio ?

Vers des plants 100 % bio ? | Des 4 coins du monde | Scoop.it

« Fervent défenseur de la biodynamie », Christophe Hebinger espère qu’un jour, il pourra offrir à ses clients européens de jeunes plants certifiés 100 % « Agriculture biologique ».

Pour l’heure, « le bio [leur] est interdit », la profession se voyant imposer l’usage d’un insecticide contre la cicadelle, vectrice du phytoplasme de la flavescence dorée. Voilà pourquoi Christophe Hebinger parle prudemment « d’approche bio ».

 

En revanche, l’Alsace étant en « zone protégée » comme la Champagne, une partie de la production de porte-greffes des pépinières Hebinger est actuellement en cours de conversion bio.

« Trois plantations sur table », précisément, « une première en France », annonce le pépiniériste. L’ambition est de « tirer l’ensemble des cultures vers le bio ».

 

Pour l’heure, 15 % de la production est en approche bio, un écho logique à l’orientation agronomique (et œnologique depuis 2012) prise aujourd’hui par plus de 200 vignerons alsaciens.

 
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A Paris, monde et médias sont au cœur d’un café, place de la République

A Paris, monde et médias sont au cœur d’un café, place de la République | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Si vous êtes à Paris cet été, profitez donc du réaménagement de la place de la République: la mairie de Paris y a fait installer un miroir d'eau inspiré de celui de Bordeaux et un café monde et médias vient d'y ouvrir ses portes. De quoi buller utile les pieds dans l'eau avec un soda bio.

 

Géré par le groupe SOS (une entreprise sociale créée en 1984, fort de 10 000 salariés, 300 établissements, un million de bénéficiaires par an et 560 millions d'euros de chiffre d'affaires) qui a remporté l'appel à projet de la Mairie de Paris en début d'année 2013, le café monde et média est un lieu résolument ouvert sur le monde.

 

Dans son architecturedéjà, un médaillon entièrement vitré réalisé par l’agence d’architecture et d’urbanisme TVK (Trévélo & Viger-Kohler). L'intérieur de 170 mètres carrés peut accueillir 80 personnes assises et 12 personnes au comptoir. La terrasse, elle, compte pas moins de 150 places dont l'auvent (40 places) se prolonge sur le miroir d'eau - de quoi profiter sans mal des brumisateurs et de la bonne humeur des enfants qui trouvent ici un lieu de jeu bien agréable avec la chaleur.

 

 

Dans son accessibilité, ensuite. Ouvert tous les jours de l'année de 7h à 2h, le Café Monde et Média, de plain pied, est accessible aux personnes en fauteuil, qui peuvent même profiter du décroché de bar pour prendre un café au comptoir. Une boucle magnétique dans le plafond permet aux personnes appareillées de recevoir une information sonore absente de tout bruit ambiant (utile pour la radio ou lors de conférence, pour avoir le son du micro directement dans l'oreille). 

 

 

Dans les services proposés, également : pour favoriser l’accès à l’information et à la culture, un espace média propose 40 titres de presse français et étrangers consultables sur place gratuitement. Deux tablettes tactiles seront bientôt installées avec un accès aux journaux en ligne, et le wifi y est gratuit et illimité.

 

 

Une centaine d'événements sont prévus durant l’année, avec des "Up cafés": "l’idée est de créer un lieu citoyen, en organisant des rencontres et des débats autour de la citoyenneté, de la culture, de l'économie, l'économie sociale et solidaire, des ONG, l'éducation, etc." explique Mathieu Taugourdeau, responsable du projet au sein du groupe SOS. Expositions, rencontre avec des auteurs, éditeurs, mise en place d’une radio, retransmission des match de foot sont aussi au programme d’un lieu conçu pour être vivant et ouvert sur le quartier.

 

 

Parmi les autres services proposés, une cabine téléphonique pour sourds et malentendants proposée par Aditus, ouverte deux fois par semaine pendant trois heures à des personnes sourdes et malentendantes désireuses d’appeler un proche ou un employeur en bénéficiant d’un interprète en langue des signes.

 

 

Les prix aussi, sont accessibles. Au comptoir le café est à un euro (1,8 euro en salle) et vous pouvez y goûter une cuisine responsable, avec des produits bio, locaux, de saison ou issus du commerce équitable.

De quoi goûter les jus de fruits de la marque Ethiquable ou les thés Lov Organic avant, pour le déjeuner, de se laisser tenter par le menu brasserie à l'ardoise (4 entrées, plats et desserts différents).

Au choix pour commencer ? Une crème de petits pois et menthe, des rillettes de poissons, une maraîchère de tomates (avec 4 tomates différentes) ou un oeuf mimosa (à 4,5 euros).

En plat principal? De la truite et ses légumes, un bagel avec son coleslaw, un risotto gambas/jambon serano ou le plat du jour à 10 euros.

Côté dessert : un coeur fondant, une salade de fruits, une religieuse pas catholique ou un café gourmand… sans parler du lassi mangue.

 

 

Le soir vous seront proposées des planches de charcuterie, fromages - et bientôt une offre plus complète avec des accras, des assiettes melons/jambon, toujours en mode restauration froide. Vous pourrez aussi y savourer du vin bio (12 références sur 13 châteaux sélectionnés), deux types de champagne et d’autres alcools traditionnels.

 

 

Au total, une équipe de 18 personnes assure le service et le café reçoit 700 à 800 personnes par jour depuis son ouverture, en plein été. Le groupe SOS, qui a remporté la concession pour neuf ans, trouve ici une belle vitrine de son engagement !

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Une camionnette antigaspi à Tours

Une camionnette antigaspi à Tours | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Depuis le mois de juin, une camionnette réfrigérée sillonne Tours et son agglomération pour y collecter les produits alimentaires, normalement jetés mais encore consommables, auprès des supérettes.

 

Jusqu’ici, les Banques alimentaires ne s’approvisionnaient qu’auprès des hypermarchés. Les supérettes n’ayant souvent pas les moyens logistiques nécessaires pour mettre en place un système de redistribution des produits alimentaires qui ne sont plus commercialisables mais encore consommables.



Cette initiative est d’autant plus louable car elle met en place un système de redistribution de produits frais, produits dont les associations d’aide alimentaire manquent souvent. Pour ce premier mois d’expérimentation, la camionnette a ramassé 4 tonnes de produits laitiers, de viande, et de fruits et légumes. 
Ce projet a aussi permis d’embaucher deux personnes en situation de réinsertion professionnelle.


Ce projet est le fruit d’un partenariat entre l’Agglomération de Tours et la Direction régionale de l’alimentation (DRAAF) du Centre. La Camionnette de l’aide alimentaire fait partie des opérations pilotes lancées par Guillaume Garot à l’occasion de la mise en place du Comité de pilotage anti-gaspillage.

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Les circuits courts, remède de cheval contre les scandales alimentaires

Les circuits courts, remède de cheval contre les scandales alimentaires | Des 4 coins du monde | Scoop.it
La suppression des intermédiaires dans la chaine de distribution des produits alimentaires peut-elle rétablir la confiance des consommateurs mis à l'épreuve par les dérapages sanitaires qui éclaboussent régulièrement le contenu de nos assiettes ?

 

La suppression des intermédiaires dans la chaine de distribution des produits alimentaires peut-elle rétablir la confiance des consommateurs mis à l'épreuve par les dérapages sanitaires qui éclaboussent régulièrement le contenu de nos assiettes ? 

« Ce qui n'était hier qu'une piste doit être considéré aujourd'hui comme une option crédible, est persuadé Dacian Ciolos, commissaire européen chargé de l'Agriculture. Il faut encourager le développement des circuits courts car il y a besoin d'une meilleure connexion, la plus forte possible, entre les deux maillons primordiaux de la chaîne alimentaire que sont les producteurs et les consommateurs. » Pour répondre aux nouvelles exigences de transparence, « il faudra trouver une solution qui ne pourra pas se traduire seulement par une réglementation des autorités publiques », estime-t-il.

 

 

Les artisans bouchers profitent de la crise de la viande de cheval

Des agriculteurs plus acteurs que spectateurs, soutenus par le marché ? Depuis le début de la crise de la viande de cheval, l'idée des circuits courts se fraie un chemin jusqu'au réfrigérateur : les ventes des artisans bouchers ont progressé de 15 % et les 100.000 paysans (1 sur 5 en France) qui commercialisent déjà en direct une partie de leur production à la ferme, sur les marchés, sur Internet ou au pied de l'immeuble, ont le sourire, en particulier en Rhône-Alpes, en Provence et en Corse. 

Des labels et des guides font leur apparition pour éclairer les consommateurs locavores recrutés désormais dans toutes les couches sociales et non plus seulement chez les militants verts.

 

 

A Paris, une cinquantaine de restaurants viennent de s'engager à cuisiner majoritairement avec des produits puisés dans les 5.000 exploitations agricoles d'Ile-de-France. Dans le Gers, 6.500 repas quotidiens sont désormais servis aux collégiens en favorisant les circuits courts pour l'achat des matières premières. « Quand nous avons démarré l'expérience il y a trois ans, 95 % de la viande servie dans ces établissements provenait de l'étranger alors que notre agriculture abrite quelques fleurons de l'élevage national comme la charolaise, la blonde d'Aquitaine ou la mirandaise. C'était plus que choquant »,témoigne Philippe Martin, président du conseil général.

 

Au final, le département a réalisé des économies, réduit le gaspillage et limité d'absurdes production de gaz à effet de serre le long des milliers de kilomètres parcourus au triple galop par la viande congelée, qui garnit la plupart des plats cuisinés des circuits longs.

 

 

L'origine des produits est le deuxième critère de choix des consommateurs après le prix

 

En Rhône-Alpes, la région consacre près de 1,5 million d'euros chaque année pour soutenir la commercialisation de produits agricoles en circuit court, tels que les Amap (Associations pour le maintien d'une agriculture paysanne) ou les points de vente collectifs. Le pionnier Uniferme, installé depuis 1978 au pied des monts du Lyonnais, regroupe ainsi 35 exploitations agricoles qui tirent un chiffre d'affaires de près de 4 millions d'euros de la vente de produits frais ou transformés dans un magasin commun. Un financement régional de 113.000 euros va lui permettre d'ouvrir bientôt un atelier de découpe et de transformation de viande. « Notre succès repose sur la confiance. Nos clients savent que la vente directe garantit la qualité de nos produits », explique l'un des producteurs du groupement. Bonne pioche : après le prix, l'origine des produits est le deuxième critère de choix des consommateurs, selon un sondage d'Agri Confiance, un label d'origine créé par des coopératives agricoles.

 

 

Les chiffres

1,5 Million d'euros

La somme distribuée par la région, en RhôneAlpes, chaque année pour soutenir la commercialisation des produits agricoles.

15 % hausse des ventes

Les artisans-bouchers ont profité de la crise de la viande de cheval.

 

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Gentiane Gastaldi's curator insight, July 31, 2013 3:45 AM

Les avantages des circuits-courts sont divers et variés  :

 

- assurer au consommateur l'origine des produits qu'il achète

- avoir des produits souvent de meilleure qualité gustative

- restaurer un lien social entre les producteurs et les consommateurs

- réaliser des économies sur toute la chaine de production (réduction des transports et des intermédiaires)

- préserver l'environnement en limitant les trajets effectués par les produits, en limitant les pesticides (possibilité de vendre des produits moins calibrés qu'en grande distribution), en réduisant les emballages etc.

- maintenir et favoriser une économie locale

 

Et vous, où allez-vous acheter vos produits ? Pour commencer, pourquoi ne pas faire le marché au lieu d'acheter ses fruits et légumes en grande distribution ? Et poursuivre par l'inscription dans une AMAP pour rencontrer les producteurs de votre région et redécouvrir certaines variétés "oubliées" de fruits & légumes ?

 

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Prix Pinocchio : les cancres du développement durable

Prix Pinocchio : les cancres du développement durable | Des 4 coins du monde | Scoop.it

C'est une anti-récompense dont les entreprises se passeraient bien. Chaque année, les Amis de la Terre décernent les Prix Pinocchio, bonnets d'âne du développement durable, aux groupes qui communiquent en faveur de l'écologie sans se soucier des conséquences environnementales et sociétales néfastes de leurs activités. Mardi 13 novembre, trois d'entre eux ont été désignés par un vote de 17 000 internautes, pour la 5e édition de l'événement : Lesieur, Bolera Minera et Areva.

 

 

Dans la catégorie "Plus vert que vert", qui concerne ce que l'on appelle le greenwashing*, c'est Lesieur qui remporte la mise. En cause : la campagne publicitaire "Aidons la Corne de l'Afrique : une bouteille d'huile Lesieur achetée, une bouteille envoyée", censée illustrer l'engagement de l'entreprise en matière d'aide aux populations africaines souffrant de famine. Selon le site du groupe, 20 tonnes d'huile ont été envoyées à Djibouti le 1er septembre 2011, dans le cadre du Programme alimentaire mondial.

Seul bémol : Lesieur est la filiale du groupe Sofiprotéol, l'un des principaux producteurs et promoteurs d'agrocarburants. Une industrie accusée de participer à l'insécurité alimentaire dans les pays en développement en concurrençant les cultures vivrières, de contribuer à la hausse mondiale des prix alimentaires constatée depuis 2007, et d'aggraver la déforestation tropicale. "On est face à un cas d'école d'une campagne de communication positive qui cache une action bien moins verte et vertueuse", livre Romain Porcheron, chargé de la campagne sur la responsabilité sociale et environnementale des entreprises aux Amis de la Terre.

 

La catégorie "Une pour tous, tous pour moi !" qui à trait à la surexploitation des ressources naturelles, dénonce, elle, Bolera Minera, une joint-venture formée par les entreprises Bolloré et Eramet. Le groupe a obtenu en 2010 un permis d'exploration pour la recherche de lithium en Argentine, dans une région où vivent 33 communautés indigènes. Ces populations, qui affirment ne pas avoir été consultées, se sont mobilisées : une plainte a été déposée devant la Cour Suprême d'Argentine à l'encontre des gouvernements locaux ainsi qu'auprès du Rapporteur spécial des Nations unies sur les droits des peuples autochtones, qui a remis, en juillet 2012, un rapport pointant les impacts socio-environnementaux de l'exploitation du lithium dans la région de Salinas Grandes - énorme salar situé au centre du pays."Régulièrement, les multinationales profitent de la faiblesse du droit dans les pays en développement pour développer leur activité au détriment des populations locales", regrette Romain Porcheron.

 

Enfin, Areva remporte le prix "Mains sales, poches pleines". Motif ? Avoir nié sa responsabilité dans la dégradation des conditions de vie des populations vivant à proximité de ses mines d'uranium en Afrique. Le géant du nucléaire avait notamment refusé de reconnaître son implication dans le décès de l'un de ses ex-salariés, Serge Venel, mort d'un cancer du poumon en 2009 à l'âge de 59 ans, après avoir travaillé de 1978 à 1985 pour une filiale d'Areva, la Cominak, qui exploite des mines d'uranium au nord-ouest du Niger.

En mai, le tribunal des affaires de Sécurité sociale de Melun a condamné le groupe, jugeant qu'il avait commis "une faute inexcusable", en tant que "co-employeur". La Caisse primaire d'assurance maladie"n'a pas imputé la maladie professionnelle ni à Cominak, dans laquelle Areva est actionnaire minoritaire à hauteur de 34 %, ni à Areva", rétorque le groupe, qui estime que "le lien de causalité entre la maladie et le passage dans la société Cominak n'est pas démontrée". 


Un prix Pinocchio d'honneur a en outre été remis à Vinci, de manière collégiale avec les autorités françaises et russes. Le géant français du BTP est pointé pour deux projets dont il est le concessionnaire : l'aéroport Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), dont la construction, qui doit en principe débuter au printemps 2014,entraînerait le bétonnage de 1 650 hectares de terres agricoles et une perte de biodiversité ; et la future autoroute qui doit relier, l'an prochain, Moscou à Saint-Pétersbourg, à travers la forêt de Khimki, réservoir de biodiversité. "Vinci refuse d'entendre l'opposition des populations locales. Mais surtout, ces deux projets n'existeraient pas sans volonté politique", précise Romain Porcheron.

"Une fois de plus, les prix Pinocchio mettent l'accent sur les décalages entre les discours et la réalité, explique le chargé de mission. Les engagements volontaires des entreprises en matière de développement durable ont fait la preuve de leur inefficacité : ils leur permettent d'améliorer leur image auprès des consommateurs et des décideur,s au prix de lourds impacts sur l'environnement et les populations locales. Il faut donc un cadre juridique plus strict pour réguler l'activité des multinationales, et notamment de leurs filiales, dans les pays du Sud."


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Fruits et légumes : je suis maraîcher bio, les prix en grande surface me font halluciner

Fruits et légumes : je suis maraîcher bio, les prix en grande surface me font halluciner | Des 4 coins du monde | Scoop.it
LE PLUS. En un an, le prix moyen du kilo de légumes a augmenté de 17% et s'élève à 2,21 euros. C'est ce que révèle une étude de Familles rurales parue dans "La Croix".

 

Cet emballement des prix des fruits et légumes est lié à "la météorologie exécrable du printemps". Comment les maraîchers s'en sortent-ils face à la météo et à la concurrence étrangère ?Réponse d'Adrien Busson, maraîcher bio en Gironde.

 

C’est dur pour le moral quand vous perdez une partie de vos récoltes. En ce début d’été, j’ai réellement eu peur pour mon exploitation. Les conditions climatiques ont été très difficiles cette année.

 

Des cultures endommagées, des mauvaises herbes qui ont poussé

 

On a tout d’abord eu un printemps froid et humide. L’avant-dernière semaine de juin, il y a eu beaucoup de pluie et pas mal de cultures ont été endommagées. On a perdu une série de carottes prêtes à ramasser, ainsi qu’un tiers des courges, qui venaient juste d'être plantées et n'ont pas supporté l'excès d'eau.

 

Cette période humide a été suivie d’un mois de juillet très chaud. En conséquence, beaucoup de mauvaises herbes se sont mises à pousser d’un coup. En tant que maraîcher bio, je n’utilise pas de désherbant : il a fallu enlever la majeure partie à la main car les plants étaient déjà trop développés pour pouvoir passer avec un tracteur. Dans ces conditions, la charge de travail explose.

 

Quand on voit le travail investi – le salaire de notre employée, le coût des semences, la préparation du sol… –, c’est vraiment dur pour le moral de perdre tout ça. C’est fatigant, mais ça fait partie du métier.

 

Je préfère jeter que vendre en dessous du prix de revient

 

La période la plus difficile à traverser est en avril-mai : on attend les premiers légumes de l’année et on vit sur ceux de la récolte précédente. C’est un moment pas évident si les conditions climatiques sont mauvaises. On met alors plus de temps à implanter sur les nouvelles parcelles et ça retarde tout le processus.

 

Un collègue qui fait du bio a subi de grosses intempéries au printemps. Ses salades avaient perdu des feuilles et ne rentraient plus dans les standards du demi-gros. Il a été obligé d’en balancer plein.

 

Dans mon exploitation, les courgettes ont démarré tard. Résultat, on en avait trop au printemps. Les magasins bio voulaient bien nous les acheter, mais, quand d’autres maraîchers peuvent produire à 10 centimes moins cher, on ne fait plus le poids. Je préfère les jeter plutôt que les vendre en-dessous de leur prix de revient.

 

Courgettes à 2,20 euros, ramassées du jour ou de la veille

 

Les prix pratiqués par les moyennes et grandes surfaces me font halluciner. En ce moment, la courgette en conventionnel est à 1,99 euros (3,90 au rayon bio, origine Espagne, bonjour la fraîcheur), alors qu’elle est à 2,20 chez nous, ramassée du jour ou de la veille. On ne peut pas se permettre de faire moins cher ni de fluctuer. Quand les courgettes d’Espagne sont arrivées, on a maintenu nos tarifs.

 

Si je peux me le permettre, c’est parce qu’en tant que maraîcher bio en Amap (association pour le maintien de l'agriculture paysanne) je ne vends ni en gros, ni en semi-gros, et n’ai donc pas à craindre la concurrence. Nous sommes peu à proposer cette offre en Gironde.

 

Nous utilisons deux modes de commercialisation en circuits courts :

 

- Les Amap : les gens s’engagent alors à acheter un panier de légumes de saison par semaine. C’est un engagement annuel.

 

- La vente directe à la ferme. C’est cette dernière qui nous permet d’atteindre un revenu décent. Il est donc important d’avoir toujours suffisamment de marchandise, ce qui n’a pas forcément été le cas ces derniers mois.

 

Pas de fraise : à la place, on propose des asperges

 

Au printemps, les paniers que nous proposions (à 11 ou 18 euros) étaient forcément plus légers, nos clients n’en avaient pas toujours pour leur argent. Mais, en contrepartie, les paniers sont deux fois plus gros aujourd’hui, avec les excédents de récolte. Ça fait partie du jeu des Amap. Si on a des salades plus petites, on en met trois au lieu d’une et les gens sont ravis.

 

On réussit toujours à s’arranger pour que le panier soit correct et présentable. On a plusieurs légumes de garde – les carottes, les pommes de terre, les oignons, les poireaux, les panais – qui sont récoltés et stockés avant l'hiver, ou restent au champ tout l’hiver, et que l’on vend jusqu’à début avril. On ne fait pas de fraises, mais à la place on propose des asperges, plus originales.

 

Cela fait maintenant trois ans que l’on fonctionne comme ça et on ne regrette pas du tout ce choix. En Gironde, la vente bio en semi-gros commence à se développer, mais ça ne nous intéresse pas. On n’a pas envie de s’embêter avec des calibrages et des normes de conditionnement.

 

Jouer la carte de la qualité et de la fraîcheur

 

Notre mode de fonctionnement représente un avantage énorme puisque, grâce à la commande annuelle des paniers, notre trésorerie est faite à l’avance. De plus, nous avons le retour direct des clients sur notre production. Ça fait toujours plaisir d'entendre que vos produits sont bons et ont un goût qui n'a rien à voir avec ce qui se trouve en grande surface.

 

Quand on voit la dynamique actuelle de l’agriculture, de moins en moins de maraîchers s’installent en gros ou en semi-gros. Je préfère me différencier en valorisant mieux ma production sur une plus petite surface. On est la nouvelle génération !

 

Le fait que l’on soit en bio représente également une valeur ajoutée. On subit bien sûr les mêmes aléas climatiques et, comme tout producteur, notre moral est en berne quand il y a du retard dans les récoltes, mais on s’en sort mieux car on joue la carte de la qualité, de l’originalité et de la fraîcheur. Quand vous avez des produits variés et que vous ne vous moquez pas des clients, les gens acceptent de payer un peu plus cher.

 

 
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Le géant de l'agroalimentaire Tyson Foods cesse d'acheter du bœuf nourri avec un additif alimentaire

Le géant de l'agroalimentaire Tyson Foods cesse d'acheter du bœuf nourri avec un additif alimentaire | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Le groupe a constaté récemment plusieurs cas de bêtes arrivant dans ses abattoirs "ayant des difficultés à se déplacer ou incapables de se mouvoir".

 

Au nom du bien-être des animaux, le géant américain de l'agroalimentaire Tyson Foods va cesser d'acheter du bœuf nourri avec le complément alimentaire Zilmax, du laboratoire Merck, selon un document consulté par l'Agence France-presse, jeudi 8 août.

Le groupe a constaté récemment plusieurs cas de bêtes arrivant dans ses abattoirs "ayant des difficultés à se déplacer ou étant incapables de se mouvoir", explique une lettre envoyée par Tyson Foods à ses fournisseurs. "Nous ne connaissons pas les causes précises de ces problèmes, mais certains spécialistes en santé animale ont suggéré que l'utilisation du complément alimentaire Zilmax, aussi connu sous le nom de zilpaterol, est une cause possible", continue le texte. En attendant d'en savoir plus, Tyson Foods "prévoit de suspendre temporairement [ses] achats de bœuf nourri avec du Zilmax" à partir du 6 septembre.

 

 

11 À 15 KG DE PLUS PAR CARCASSE

Zilmax est conçu par la division de santé animale du laboratoire pharmaceutique Merck. Sur son site Internet, Zilmax y est décrit comme un "complément alimentaire" utilisé "depuis près de deux décennies" pour améliorer le processus de métabolisation des animaux. Zilmax permet, selon Merck, de faire gagner en moyenne à chaque carcasse 11 à 15 kilogrammes. Tyson Foods précise dans sa lettre que sa décision ne relève pas d'un problème de sécurité alimentaire mais"du bien-être de l'animal et de son traitement".

"Nous nous demandons si ce n'est pas un geste destiné à rassurer la Russie et laChine, qui sont particulièrement réticents à ces produits", ont réagi des analystes d'Allendale, maison de courtage spécialisée dans les produits agricoles, puisque,"étonnamment, ils ne bannissent pas un autre complément alimentaire concurrent, Optaflexx", du groupe Elanco.

 


MERCK SE DIT ÉTONNÉ

"Au cours des dernières années, nous avons observé une augmentation très forte de l'utilisation de ces deux produits" et "nous estimons que 60 % à 80 % des bovins destinés à l'abattage en reçoivent", ont relevé les spécialistes. Selon le siteInternet de Tyson Foods, 132 000 bœufs et génisses arrivent chaque semaine dans ses abattoirs, soit 26 % du marché américain.

Dans un communiqué, la division vétérinaire de Merck s'est dite "étonnée" par la lettre de Tyson. "Nous sommes convaincus que, d'après toutes les données disponibles sur Zilmax, les faits observés par Tyson ne lui sont pas attribuables"."Tyson lui-même fait valoir qu'il y a d'autres causes possibles et il ne sait pas quelles sont les causes précises du problème", et "nous allons continuer à travailler" avec lui pour les "identifier" , ajoute-t-il.

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Pesticides : des communes en cure de désintox

Pesticides : des communes en cure de désintox | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Depuis quatre ans, Lardy, dans l'Essonne, a banni les pesticides. Les jardiniers respirent, les papillons reviennent mais le changement demande des bras et l'adaptation des habitants.

 

Comme toutes ses voisines, Lardy était accro. Cette année, la commune fête avec fierté ses quatre ans d’abstinence et pas question de rechuter. Pendant des décennies, cette bourgade de 5 700 habitants située dans l’Essonne s’envoyait au bas mot 32 litres d’herbicides par an. Aujourd’hui, la municipalité ne veut plus en entendre parler.

Aujourd’hui, les stocks de produits ont été détruits et les roses trémières qui grimpent le long des rues tentent de faire oublier que quelques pissenlits poussent à leurs pieds.

 

Pourtant, avant même de prendre sa bonne résolution, Lardy était déjà moins portée sur le bidon que ses semblables. « Prenons une commune de 15 à 20 000 habitants, elle peut consommer jusqu’à 1 000 litres de pesticides par an », estime Romain Cassard, ingénieur agronome spécialisé en gestion de l’eau et de l’environnement pour le bureau d’études Envilys, installé dans le Languedoc-Roussillon. En France, tous pesticides confondus, 1 150 tonnes source UPJ (Union des entreprises pour la protection des jardins et espaces publics)de produits phytosanitaires sont utilisées chaque année pour l’entretien des espaces verts, des cimetières, des parcs et stades municipaux.

 

« Moins on met d’herbicides, plus il faut de bras »

Comme Lardy, ville pilote des projets « zéro-phyto » une cinquantaine de communes d’Ile-de-France se disent aujourd’hui sevrées. A l’échelle nationale, le ministère de l’Ecologie n’a pas de chiffres précis, mais elles seraient plusieurs milliers. Même les grandes villes sont concernées. Dans le cadre du plan Ecophyto 2018, 60% des villes de plus de 50 000 habitants se sont donné« un objectif zéro-phyto ». Mais les conversions se font encore à petit pas.

« Il n’y a pas de secret, moins on met d’herbicides, plus il faut de bras », souligne Patrick Maheu, responsable des espaces verts à Lardy. « Avant, on vaporisait deux fois par an et on n’en parlait plus », se souvient-il, en effectuant son inspection bimensuelle du cimetière. Entre les graviers, de jeunes pousses ne tarderont pas à être carbonisées. Mais le brûleur thermique ne suffit pas. Depuis le printemps, son équipe de quatre personnes désherbe tous les quinze jours. Pour les soulager, trois ou quatre salariés en insertion les rejoignent pendant les semaines critiques.« Mais c’est un cinquième poste qu’il faudrait » estime le jardinier.

 

« La règle en zéro-phyto : être vigilant et réactif », affirme Patrick Maheu.

« Pas forcément », rétorque-t-on à la mairie. Selon Claude Jaillet, directeur général des services« réorganiser les pratiques permet déjà de libérer du temps. » Ainsi, dans le parc municipal, le ballet des tondeuses est devenu moins fréquent. Sans que les Larziacois n’y voient d’inconvénients. « On constate une barrière psychologique lorsque l’herbe atteint 25 centimètres, au-delà seulement les gens trouvent les terrains sales » explique Romain Cassard. Envylis, la société pour laquelle il travaille, coache les communes qui veulent un plan « zéro-phyto » à moindre frais.

 

Le cimetière, bête noire des plans « zéro-phyto »

Depuis quatre ans, la petite équipe de Patrick Maheu peaufine donc ses tactiques. Sa principale stratégie : occuper les sols avant les mauvaises herbes. Sous les massif de fleurs, quelques centimètres de mulch – un paillis provenant en partie du broyage des arbres de la commune – empêche les adventices de s’installer. Et le sedum, une plante rasante aux nuances rouges, règne désormais en maître dans le cimetière.


Le sedum, une plante rasante, végétalise le cimetière.

Le cimetière, bête noire des plans « zéro-phyto ». « C’est là que la plupart des municipalités se cassent les dents », constate Romain Cassard. Principal consommateur de pesticides d’une commune, ce lieu cristallise les critiques. « Evidemment c’est sensible, confirme Michel Lavollay, le premier adjoint de Lardy, chargé de l’urbanisme et du développement durable, quelqu’un qui vient régulièrement entretenir la tombe d’un proche supporte mal les mauvaises herbes autour. »


« Sans désherbant, ce n’est jamais parfait »

Après le passage au désherbage écologique, l’élu a donc reçu quelques courriers d’administrés mécontents : « On revient cinquante ans en arrière », « cette ville n’est plus tenue ». Michel Lavollay et Patrick Maheu l’admettent : « Sans désherbant ce n’est jamais parfait, les gens doivent être un peu plus tolérants. » Et se laisser convaincre par les deux entomologistes larziacois qui ont constaté le retour de certains papillons.

Sauf qu’en 2009, la transition a été brutale. « On a préféré tout supprimer d’un coup pour éviter que les jardiniers ne soient tentés », reconnaît Claude Jaillet. « La plupart des villes passées en “zéro-phyto” progressivement n’ont pas tenu dans le temps. » Or, pour les élus larziacois, l’enjeu est de taille : « On a mis en place une station de pompage d’eau potable dans la Juine – cette rivière qui traverse le village – nous n’avons pas intérêt à ce qu’elle soit polluée ». C’est sans compter la grande plaine agricole qui surplombe le village. « Nous n’avons aucun contrôle sur ce qu’ils pulvérisent là-haut, mais ce n’est pas une raison pour baisser les bras », abrège Michel Lavollay.

 

Alors à grand renfort de pancartes et de bulletins municipaux, les partisans du « zéro-phyto » ont fait taire les protestations des villageois. A la boulangerie, les mauvaises herbes ne font plus parler d’elles. « Au contraire, il y a un effet d’entraînement chez les particuliers affirme Michel Lavollay,aujourd’hui à Lardy, utiliser des pesticides dans sa cour ou son jardin est plutôt mal vu. » Un questionnaire distribué l’année de la transition lui donne raison. A l’époque, 70% des administrés se targuaient déjà d’avoir abandonné les désherbants ou de vouloir le faire.

Désormais, les seules personnes à qui les plantes indésirées donnent encore du fil à retordre ce sont les jardiniers. John Mary, chef d’équipe à la Société francilienne des espaces verts (Sfev), un sous-traitant employé aussi bien par Lardy que par des communes utilisant toujours des pesticides, le reconnaît : « Le désherbage c’est chiant. » Pour ses équipes, venir travailler dans la commune « zéro-phyto » passe parfois pour une corvée.


« Pourtant au fond je suis d’accord avec ce qui se fait ici », lâche le salarié. Travaillant dans les espaces verts depuis douze ans, ce trentenaire s’inquiète pour sa santé. « Aujourd’hui on suit des stages sur l’utilisation des pesticides, on obtient un certificat pour les manipuler, on adapte le débit de produits pulvérisés à notre pas, on porte des combinaison et des masques » énumère-t-il mais il y une dizaine d’années, je me suis pris du produit à la figure car il n’y avait rien de tout ça. »


Patrick Maheu, lui, soupçonne trente ans de proximité avec les pesticides d’être responsables du polype cancéreux qu’on lui a retiré. Pour chasser ses angoisses, son jeune collègue a pris les devants. John Mary vient de demander à la MSA (Mutualité sociale agricole) de lui faire passer une série d’examens destinés aux personnes exposées.

 

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Avez-vous déjà testé le maquillage bio?

Avez-vous déjà testé le maquillage bio? | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Fond de teint, blush, mascara, les femmes ont de plus en plus recours au maquillage bio. Et vous, qu'en pensez-vous? Avez-vous déjà sauté le pas?

 

Des instituts de beauté aux boutiques spécialisées en passant par les grandes surfaces, les pharmacies ou encore les parapharmacies, le maquillage bio s'est installé un peu partout. Depuis le lancement sur le marché des produits cosmétiques bio en 2002, l'intérêt des femmes n'a cessé de s'accroître avec notamment, en 2005, un taux de croissance atteignant 25%. 


Aujourd'hui, même si la croissance a ralenti (légèrement inférieur à10%), les femmes sont de plus en plus à se convertir à ce type de maquillage. "Les consommatrices ont eu une véritable prise de conscience vis-à-vis d'éventuels dangers liés à une chimie lourde", expliqueBetty Santonnat, directrice du développement del'association Cosmébio, chargée de délivrer le précieux label "bio" aux produits. 

Actuellement, sur l'ensemble des produits cosmétiques bio (crèmes, parfums, huile, gel douche...), le maquillage bio représente 3%. En 2012, le chiffre d'affaires de ce dernier s'est élevé à environ dix millions d'euros. 

 

Le bio: un gage de sérieux

Couleurs attrayantes, décor original qui sort de l'ordinaire, les boutiques de cosmétiques bio attirent facilement les consommatrices. Autre élément déterminant: le positionnement bio. "C'est une donnée importante, une relation de confiance se créer. Cet engagement fort prouve une certaine exigence au niveau des ingrédients utilisés et renvoie à une notion d'éthique", poursuit Betty Santonnat. 


Rouge à lèvres, fond de teint, mascara, pour s'approvisionner, les dirigeants ont chacun leur processus. Elodie Barrat, créatrice de la boutique de maquillage bio Houppette et Compagnie, basée à Paris, a sa propre méthode: "J'achète mes produits chez les marques directement comme Alima Pure, Nvey Eco, Phyt's, Studio 78 ou encore Litic". 

 

Des tarifs pas plus élevés

Qui a dit que le maquillage bio était plus cher que le maquillage standard? "Une véritable idée reçue" selon Betty Santonnat qui ajoute: "Le secteur s'est fortement développé, les prix sont doncéquivalents à ceux du maquillage traditionnel. Mais biensur, tout dépend des réseaux de distributions et des marques". 

Du côté d'Elodie Barrat, le prix n'a jamais été un problème, "les ventes n'ont fait qu'augmenter", depuis l'ouverture de sa boutique en 2010. 

 


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Une forêt entièrement comestible à Seattle

Une forêt entièrement comestible à Seattle | Des 4 coins du monde | Scoop.it
L'initiative est inédite. Une forêt 100 % comestible de sept hectares est en développement à Seattle.

 

Les habitants pourront se servir gratuitement de fruits et légumes. 

Cueillir des cerises et ramasser des pommes gratuitement dans la forêt. Cela sera bientôt possible aux environs de Seattle. Une forêt comestible de sept hectares y pousse depuis septembre 2012. C'est l’une des plus vastes au monde implantées sur un espace public.

 

Inspirée du principe de la permaculture (qui définit des systèmes agricoles et des modes d'aménagement du territoire inspirés de l'écologie naturelle), la forêt comestible recrée un agrosystème forestier complexe en imitant la composition et la diversité d’une forêt naturelle.

 

Le projet est d'abord né de l'imagination de quatre étudiants. 120.000 dollars (un peu moins de 90.000 euros) de subventions municipales et la mobilisation d'une centaine de bénévoles ont permis qu'il se concrétise. La première récolte est attendue pour 2014.

 

Les habitants pourront se servir gratuitement de fruits et légumes. L'occasion de les sensibiliser à l'agriculture urbaine et à l'alimentation saine. Mais le projet ne s'arrête pas là. Il vise aussi à créer du lien social à travers des ateliers de sensibilisation à l'environnement, des potagers collectifs ou des lieux de pique-nique.

 

« Nous voulons servir d’exemple pour inspirer d’autres personnes aux Etats-Unis et dans le monde », explique Jacqueline Cramer, co-fondatrice du projet. Si les forêts comestibles ne sont pas encore nombreuses dans le monde, les jardins communautaires ou les potagers collectifs récoltent de plus en plus de succès dans les villes.

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Allemagne: les Verts veulent un jour de cantine sans viande

Allemagne: les Verts veulent un jour de cantine sans viande | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Berlin - A moins de sept semaines des législatives allemandes, les Verts ont réveillé une campagne électorale assoupie en proposant, en pleine saison du barbecue, une journée végétarienne hebdomadaire dans les cantines.


«Les 'éducateurs verts du peuple' ont une vision de la société, dans laquelle une minorité décide pour la majorité de la façon dont il faut vivre», assénait mardi le vice-président du groupe parlementaire des conservateurs de la chancelièreAngela Merkel, Michael Fuchs.

 

«Qu'est ce qui va venir après : la journée de la toile de jute, de la bicyclette, du tee-shirt vert ?», s'était insurgé dans le quotidien populaire Bild lundi Rainer Brüderle, candidat à la chancellerie des Libéraux (FDP), les partenaires du parti d'Angela Merkel dans la coalition gouvernementale.

Le très influent président des entreprises familiales, Lutz Goebel, criait à la dictature («Nos salariés doivent décider eux-mêmes de ce qu'ils doivent manger !»), tout comme le président de la Fédération de l'industrie alimentaire allemande (BVE), Wolfgang Ingold («Derrière cette proposition se cache un modèle bizarre de mise au pas.»).

 

C'est la présidente du groupe parlementaire des écologistes, Renate Künast, qui a provoqué cette levée de boucliers en assurant à Bild : «Un 'Veggie Day' (une journée végétarienne) est un jour merveilleux pour essayer de voir comment se nourrir sans viande et sans charcuterie».

 

 

En fait, l'idée figure dans le programme électoral des Verts pour les élections législatives du 22 septembre. Les écologistes, qui veulent s'associer aux sociaux-démocrates (SPD) pour chasser Mme Merkel de la chancellerie, expliquent que «les cantines publiques doivent montrer l'exemple en proposant chaque jour des plats végétariens et végétaliens, et en instaurant une journée hebdomadaire sans viande».

 

Interrogé sur cette proposition, un porte-parole du ministre de l'Alimentation a déclaré qu'il n'était «pas favorable, en général, à une mise sous tutelle. Dans le doute, chacun doit décider quand et comment il mange», a-t-il précisé.

Et de souligner qu'en Allemagne, «la tendance est de manger de moins en moins de viande. Mais d'un autre côté, on a naturellement besoin d'une nourriture équilibrée, et la viande en fait partie», a-t-il dit, sans se soucier de vérité scientifique.

 

Au pays de la saucisse et de la charcuterie, une personne mange en moyenne près de 60 kilos de viande par an.

Néanmoins, environ sept millions de personnes sont végétariennes en Allemagne, soit entre 8 et 9% de la population, et environ 800.000 sont végétaliennes, selon des chiffres disponibles sur le site internet de la Fédération des Végétariens en Allemagne (VEBU).

 

Pour répondre à la demande, presque tous les restaurants en Allemagne servent au moins un plat végétarien.

La proposition des écologistes récoltait aussi des avis positifs dans un pays où l'on sert d'ailleurs régulièrement le midi dans les écoles disposant d'une cantine l'un des plats traditionnels et favoris des enfants : la galette de pommes de terre à la compote de pommes.

«Nous devons proposer dans les cantines une nourriture plus saine et réduire la consommation de viande», a déclaré l'expert Santé des sociaux-démocrates, Karl Lauterbach.

 

Le quotidien de centre gauche Süddeutsche Zeitung estimait de même dans un éditorial que l'appel des Verts était bien «inoffensif» au regard de ce qui se passait chaque jour dans les abattoirs.

Pour preuve, le journal évoquait les porcelets castrés sans anesthésie, ou les veaux à qui l'on brûle dans la douleur le début de cornes.

 
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Pour apprécier la Stevia, évitez le café...

Pour apprécier la Stevia, évitez le café... | Des 4 coins du monde | Scoop.it

La stévia a fait une percée remarquée sur le marché du sucre. Avec un pouvoir sucrant 200 à 300 fois supérieur à celui du sucre et sans les inconvénients des édulcorants comme l’aspartame, la stévia ne manque pas d’atout pour remplacer le sucre. Mais, il y a un petit mais, certaines personnes regrettent un petit arrière-goût… Voici les conseils pour profiter de la stévia et l’apprécier pleinement.

Le petit goût discret de la stévia

Certaines personnes qui on mis de la stevia dans leur café, n’ont pas aimé le petit arrière-goût de réglisse. C’est ainsi qu’ils n’ont pas adopté la stévia après l’avoir essayée. Dommage !

 

Tout comme le miel, le sirop d’agave, le sirop d’érable, et même le sucre, la Stevia a un goût qui lui est propre. Remarquons que ce petit goût réglissé, un tout petit peu amer, est plus ou moins sensible selon la marque que vous achetez.

Nous sommes tellement habitués au sucre qui se trouve partout (et c’est bien le problème) que ne le remarquons plus.


Quand on n’a jamais goûté la stévia et qu’on est habitué au sucre, il est naturel d’être surpris et comme pour toute nouveauté gustative, il faut laisser au palais un peu de temps pour apprécier la nouvelle saveur.

Mais il faut savoir que le goût de la Stevia sera perçu différemment selon l’aliment avec lequel on la goûte. En effet, la Stevia est un exhausteur de goût.

C’est pourquoi, elle n’est pas forcément le plus adaptée avec certains aliments qui ont eux aussi un caractère prononcé comme, justement, le café

En revanche la stévia convient parfaitement avec les infusions (thé, maté, tisanes, roiboos),ou avec des produits laitiers (yaourt, fromage blanc) ou contenant du lait (capuccino, chocolat au lait). Avec des fruits (en jus comme en salade) la stévia est parfaite. Mais dans tous les cas, son caractère nécessite un dosage assez précis.

 Oublier le sucre pour passer à la stévia

Passer à la Stévia en se passant du sucre se fait donc en 2 étapes :

se déshabituer du goût du sucres’habituer au goût de la Stevia.

Les personnes qui comme moi ont pris l’habitude de « sucrer » avec de la stevia, parfois poussés par des raisons de santé, en sont en général satisfaites. Alors si vous voulez vous aussi essayer cette plante sucrante, essayez avec autre chose que du café.

 
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Rush sur les ruches

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Pour aider à la préservation des abeilles, un mouvement citoyen d’apiculteurs amateurs se développe en France. Un engouement qui touche même les villes.

 

L’abeille peut-elle disparaître de la planète et donc nous priver de son miel ? La question, prise au sérieux, a trouvé depuis une dizaine d’années un écho dans la mobilisation de nombreux citoyens.

En témoigne cette enquête d’Olivier Nouaillas, de nombreuses vocations d’apiculteurs amateurs ou professionnels sont nées, contribuant à la sauvegarde de ce patrimoine mondial de l’humanité dangereusement menacé. La petite bête a donc piqué juste – au moins en France –, et éveillé les consciences ! C’est que, depuis la préhistoire, elle occupe sa place et nourrit les croyances.


Les plus vieilles ruches, découvertes au sud de Beth Shéan en Israël, en août 2007, attestent de l’existence de l’apiculture depuis 3 000 ans. Travailleuse, ordonnée, l’abeille fait corps avec les siens (siennes) à la ruche ou en essaims. Napoléon l’avait prise, avec l’aigle, pour emblème de l’Empire. De royale, elle devient impériale.

Symbole de fertilité, d’immortalité et de résurrection dans l’Antiquité, on dit qu’elle est spirituelle. Les écrivains, d’ailleurs, s’en inspirent. On doit notamment à Henryk Sienkiewicz la phrase : « L’âme humaine est comme l’abeille qui puise son miel même de l’amertume des fleurs » (Sans dogme, 1891). Volant entre ciel et terre, son chant était sacré au Moyen Âge. Je vous souhaite de goûter cet été à leur symphonie !

 

 

C’est une maison jaune adossée à la colline du chemin de ­Pechbusque. Avec un grand panneau sur son fronton : Syndicat d’apiculture méridionale. Dans ce petit vallon verdoyant et encaissé, on ne distingue aucune autre construction, même si nous ne sommes qu’à 3 km à vol d’oiseau du centre de Toulouse. 
Au contraire, l’air sent bon le tilleul et la fleur de troène. Une dizaine de ruches peintes en vert sont posées dans un bout de jardin aux herbes folles. À l’extérieur, des centaines d’abeilles se pressent de rentrer avec leur pollen accroché aux pattes. Mais à l’intérieur de la maison, qui sert à la fois de musée de l’Abeille et de rucher-école, de futurs apiculteurs révisent leur cours…


Fin juin, une quarantaine d’adultes, de tous âges et de tous milieux sociaux, sont venus une dernière fois poser leurs questions : Faut-il récupérer un essaim sauvage ou en acheter un pour commencer son rucher ? Comment stimuler la ponte de la reine ? Comment nourrir les ouvrières ? Claude Puech, président du syndicat, répond avec précision. 
Électronicien retraité d’une des principales universités de Toulouse, il est lui-même tombé dans la marmite de l’­apiculture quand il était petit : « J’ai eu envie d’avoir une ruche comme mon grand-père qui avait une maison à Vieille-­Toulouse. » À 66 ans, il a maintenant 70 ruches disséminées entre les rivages méditerranéens de l’Aude et les forêts de châtaigniers de l’Ariège. « À la fois pour un complément de revenu mais surtout par passion : Elles nous apprennent beaucoup de choses sur le monde et la vie en société. »



La passion des abeilles, c’est aussi ce qui anime ses 40 élèves, même si peu d’entre eux envisagent de devenir ­apiculteurs professionnels comme lui. La majorité se répartit en deux grandes familles. D’une part, des urbains, plutôt écolos, qui veulent, à travers l’abeille, agir en faveur de l’environnement. Comme Nathalie, agent de voyages à Toulouse, qui a commencé par parrainer des ruches avec des associations comme les Amap ou des Biocoop et qui en possède désormais trois dans le Gers : « Parce que je veux défendre la pollinisation et les produits sains contre toute cette chimie envahissante ».

Et, d’autre part, des futurs retraités qui, partageant les mêmes motivations, cherchent un petit complément de revenu. Emmanuel, un autre Toulousain, quadragénaire et ingénieur dans l’aéronautique, se situe, lui, à la frontière de ces deux mondes : « Voyant toutes les difficultés du monde du travail dans l’industrie, je songe à une reconversion dans l’apiculture. J’ai déjà dix ruches en Ariège. »

Pourquoi un tel engouement pour les abeilles ? « Parce qu’elles rassemblent, au-delà des clivages politiques et des croyances. Leur survie pose, en effet, trois questions essentielles à tout homme : Quelle ­agriculture, quelle alimentation et quel environnement, voulons-nous pour demain ? », analyse Henri Clément, président de l’Unaf, le principal syndicat agricole professionnel (22 000 adhérents, soit 500 000 ruches).

Ce dernier, apiculteur à Fraissinet-de-Fourques, un minuscule village des Cévennes (35 habitants), qui exploite 300 ruches dans quatre départements du Sud, a eu, en 2006, une idée de génie avec le lancement du label « l’Abeille, sentinelle de l’environnement ».
« Nous sortions d’une décennie de combat (1995-2005) contre les pesticides qui nous avait épuisés. Et nous avions besoin de sensibiliser l’opinion publique à la cause de la biodiversité pour établir un nouveau rapport de forces avec les fabricants de pesticides », se souvient Henri Clément. D’où ce concept, aussi simple que révolutionnaire : chaque collectivité locale et chaque entreprise peut obtenir ce label en installant un rucher et en signant une charte avec l’Unaf. 
Au-delà des 65 partenariats signés et de la centaine de ruches installées, une passion apicole semble s’être emparée de la France. Et c’est sans doute en partie grâce à cette sensibilisation du public que les apiculteurs ont obtenu, en avril 2013, un moratoire européen de deux ans, pour trois néonicotinoïdes, des pesticides particulièrement nocifs pour les abeilles.



Des institutions prestigieuses, des grandes entreprises, mais aussi des PME, des paroisses et de simples citoyens se sont mis alors à poser des ruches un peu partout : dans les jardins partagés, sur les toits des HLM de Seine-Saint-Denis (avec son délicieux « miel de béton »), sur ceux de l’Assemblée nationale, de l’Opéra, de Notre-Dame. Natureparif estime de 1 500 à 2 000 le nombre d’apiculteurs « amateurs » qui ont moins de 10 ruches dans toute l’Île-de-France. Comme Jean-Marc Pimpaneau, curé de la paroisse de Ménilmontant, qui a posé six ruches dans une petite friche jouxtant son église : « C’est un beau symbole qui nous rapproche à la fois du quartier et de la ­Création. Nos abeilles sont un peu les ambassadrices de la paroisse », note-t-il en faisant déguster son miel de Ménil’ruche. 


Même fierté chez Jean-François ­Maréchal, apiculteur et responsable du système d’informations internationales chez… Orange. L’opérateur a ainsi installé 60 ruchers répartis sur 20 sites en France, avec un autre syndicat apicole, le SNA. « Cela créé du lien social à l’intérieur et à l’extérieur de l’entreprise », commente-t-il sobrement. Ainsi, les 90 kg récoltés l’année dernière dans les trois ruches installées sur une terrasse qui domine tout Paris, ont été offerts aux Restaurants du cœur.

La ville de Lille a même innové, en 2008, en créant le premier délégué à… l’­Apiculture. Cyrille Pradal, jeune élu Vert, résume la volonté de faire de la métropole du Nord une triple terre d’accueil : « D’abord des abeilles, en bannissant tout produit phytosanitaire dans les jardins de la ville ; ensuite des apiculteurs, en favorisant l’­apiculture urbaine dans des endroits aussi inattendus que les cimetières, les universités comme la Catho, ou encore les friches urbaines ; enfin du grand public, en organisant des événements festifs, comme le Festival de l’abeille et les Apidays. » Résultat de ce volontarisme : le rucher-école municipal de Lille accueille 40 élèves (pas seulement du Nord) avec une liste d’attente de deux ans ! 
« Le paradoxe, c’est qu’une ruche produit en ville davantage de miel que dans certaines zones de cultures intensives : 30 à 40 kg à Paris avec seulement 5 % de pertes contre 10 à 15 kg dans la Beauce, avec au moins 50 % de pertes », révèle Henri ­Clément, de l’Unaf. Des chiffres ­scientifiquement établis, qui montrent que l’abeille souffre de multiples facteurs : les pesticides bien sûr, mais aussi la monoculture intensive, les parasites comme la varroa ou encore le frelon asiatique. « Pour autant, précise-t-il, l’avenir de l’apiculture n’est pas en ville. On a besoin d’elle sur tout le territoire. Un combat vital. » 


À Toulouse, Martine, enseignante à la retraite et élève du rucher-école de ­Pechbusque, en est convaincue : « En six mois de cours, j’ai constaté que les ­apiculteurs étaient des gens biens, ouverts et généreux. Ils subissent des pertes terribles dans leurs ruches et pourtant ils ont toujours la foi dans leur métier. En fait, avec leurs abeilles, ils se battent pour nous »


L’abeille en danger

Ruches et production de miel : 
En 1995 : 1 350 000 ruches, pour une production de 32 000 tonnes de miel. En 2011 : 1 250 000 ruches pour une production de moins de 16 000 tonnes (- 50 %) .
Taux de mortalité des abeilles : 5 % dans les années 1990, 30 % aujourd’hui…
Nombre d’apiculteurs : 85 000 en 1995, moins de 70 000 en 2005, plus de 70 000 depuis 2012, dont 2 000 professionnels qui assurent 50 % de la production, 3 500 pluriactifs et plus de 50 000 petits producteurs qui ont moins de 10 ruches…
Pesticides : la France est le 1er utilisateur européen (le 3e mondial) avec de 70 000 à 120 000 tonnes déversées chaque année !

Pour devenir apiculteur

Deux livres  
Le Traité Rustica de l’apiculture (Rustica, 46 €). La bible en la matière, de plus superbement illustrée.
L’ABC du rucher bio (Terre vivante, 20 €). Une approche encore plus écologique, notamment dans son jardin.
Des stages
 Contacter le syndicat d’apiculteurs Unaf (26 rue des Tournelles, Paris IVe, tél. : 01 48 87 47 17). Il vous mettra en contact avec des ruchers-écoles dans toute la France.
Un site 
Pour installer une ruche dans sa commune, son entreprise, sa paroisse… :www.abeillesentinelle.net 

Vous n’oublierez pas, bien sûr, de semer des plantes mellifères dans votre jardin, sur votre balcon ou votre terrasse. Et de construire des hôtels à insectes pour les abeilles sauvages.

 

 

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Un déménagement écologique avec Happymove

Un déménagement écologique avec Happymove | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Le déménagement engendre souvent beaucoup de déchets,  c’est pourquoi Happymove propose en Ile-de-France un service de bacs 100% recyclable et réutilisables. Et bonne nouvelle : l’entreprise se lance dans la livraison éco-citoyenne.


Une solution pour déménagement écologique et pratiqueL’entreprise existe depuis environ un an et offre une solution d’emballage, de stockage, de transport pour fournitures, documents, objets. Ils proposent ainsi la location de bacs en plastique recyclables et des plateaux roulants adaptés.

Ce système est valable à la fois pour les particuliers que pour les entreprises. Les partculiers limitent la perte de productivité avec un emballage rapide et déménagent en version « zéro déchet ». Les entreprises apprécieront le stockage facilité des documents, à l’abri des chocs mais aussi des différences de température. Le déménagement de la bureautique a été pensé en amont.

Happymove livre les bacs de déménagement, tous 100% recyclables et réutilisables, et les récupère ensuite après le déménagement.

 

Vers la livraison éco-citoyenne

Happymove a franchi un nouveau pas écologique en s’assurant le partenariat de Vert chez Vous, qui s’occupe de distribution urbaine éco-responsable. Cela permet à Happymove de devenir plus performant et plus écologique lors de la livraison et la récupération des bacs de déménagement.

 

Happymove bénéficie donc maintenant de véhicules 100% propres pour assurer une partie de ses livraisons : des GNV, des véhicules électriques et même des vélos pour certains trajets.

Selon Régis Pietraszewski, Directeur Général d’Happymove, « Le développement d’une logistique éco-citoyenne performante est indispensable à notre développement. En phase avec nos valeurs en matière de développement durable, cet accord nous permet d’être encore plus transparents avec nos clients. Nous réduisons ainsi au  minimum l’empreinte écologique de notre service. »


Cette solution n’est pour l’instant proposée qu’à Paris et petite couronne. Plus d’infos sur Happymove : www.happymove.fr / en savoir plus sur Vert chez Vous : www.vertchezvous.com

 

Bien entendu, pour déménager, il reste toujours l’éternelle solution de récupérer des grands cartons autour de vous. Pensez-bien à recycler les cartons correctement après emploi.


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Le secteur du vin recrute grâce au développement du bio

Le secteur du vin recrute grâce au développement du bio | Des 4 coins du monde | Scoop.it
La viticulture biologique exige une main d'œuvre importante et diversifiée.

 

Le chômage bat des records en France, mais certaines branches recrutent. C'est le cas du secteur viticole, qui se développe grâce à l'engouement pour l'œnotourisme, et pour le vin bio. 

"L'un des premiers impacts, finalement, pour mener à bien ce projet, c'est le recrutement. Cette viticulture biologique ou biodynamique demande plus d'observation, plus de présence, plus de travail, parce qu'on est vraiment dans une approche préventive", explique Caroline Frey, œnologue, propriétaire du domaine Paul Jaboulet Ainé, dans la vallée du Rhône.

 

"Il y a du travail dans la vigne, c'est très diversifié, remarque Alexandra Le Dily, élève dans une école d'ingénieurs agronomes. On peut être dans un labo, on peut être à la vigne, on peut être directeur technique et faire toute la production du début à la fin", détaille-t-elle.

 

Cliquez sur le titre pour voir la vidéo.

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ENVIRONNEMENT  : Inquiétudes autour des « OGM cachés »

Dix organisations - associations écologistes, fédérations d'agriculture biologique et syndicats d'agriculteurs - s'inquiètent, dans une lettre ouverte au ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, du développement en France de « colzas et tournesols tolérants aux herbicides » qu'ils considèrent comme des « OGM cachés, car [ils]ont été arbitrairement exclus du champ d'application de la réglementation sur les OGM ».

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Des abeilles équipées d’antennes pour mesurer la nocivité des pesticides

Des abeilles équipées d’antennes pour mesurer la nocivité des pesticides | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Afin de démontrer la nocivité des pesticides sur les abeilles, des chercheurs ont équipé les insectes pollinisateurs de petites antennes radar permettant de suivre de manière très précise leur déplacement.

A l’heure où la santé des abeilles est une problématique au cœur des préoccupations, les études se multiplient pour comprendre comment certains facteurs, pesticides ou maladies, compromettent la survie des insectes pollinisateurs.


Dans cet intérêt, une équipe de biologistes du laboratoire Rothamsted Research, au Royaume-Uni, et des scientifiques allemands ont entrepris d’équiper les spécimens de petites antennes radar.

Les dispositifs légers, de quelques centimètres de long, ont été collés sur le dos des intéressés afin de suivre individuellement et avec précision chaque trajectoire entreprise. L’objectif d’une telle opération, est de récolter des preuves scientifiques démontrant l’influence des pesticides appartenant à la famille très controversée des néonicotinoïdes sur le système de navigation des abeilles.



Des effets nocifs confirmés

Quelques mois plus tôt, l'Union européenne a voté pour interdire l'utilisation de ces substances par crainte qu'elles nuisent aux abeilles. Toutefois, le gouvernement britannique ne soutient pas l'interdiction et exige davantage d’efforts de recherche pour confirmer ou non les inquiétudes des autres états membres.

Pour ce faire, les chercheurs ont étudié les déplacements de 400 insectes après leur avoir fait consommé pour la moitié du nectar contaminé par les pesticides et pour l’autre moitié du nectar sain en guise de test. Les résultats, à paraitre cette semaine dans un épisode spécial de l’émission télévisée Horizon sur BBC One, semblent aller dans le sens des accusations clamées depuis quelques années par les organisations environnementales.

En effet, les tests montrent clairement que les abeilles ayant consommé un sirop contaminé sont incapables d’utiliser leur mémoire de navigation pour retrouver leur chemin vers la ruche et volent de manière aléatoire plutôt qu’en lignes droites.

 

 

La mémoire des abeilles entravée sous l’effet des pesticides

Pour Randolf Menzel, neurobiologiste allemand et directeur des travaux, les abeilles font appel à deux types de mémoire pour retrouver leur chemin. La première est une sorte de navigateur automatique qui permet aux insectes de retrouver la ruche en suivant la direction d’un vecteur donné.

Au contraire, l’autre se base sur toutes les caractéristiques sensorielles du paysage et se développe au cours des vols précédents. "Les abeilles traitées, en fonction des doses de la substance, sont généralement plus confuses" indique Randolf Menzel au Telegraph. Il développe : "Elles volent assez bien quand il s’agit de suivre la direction d’un vecteur, mais quand elles ont besoin d'utiliser leur mémoire du paysage, alors elles se perdent".

 

Les conclusions de l’étude indiquent que les abeilles exposées aux pesticides s’affaiblissent à cause de leur incapacité à s’orienter. Elles deviennent ainsi plus vulnérables aux menaces comme les maladies ou le mauvais temps. En  25 ans, les populations d’abeilles se sont complètement effondrées. Ces insectes pollinisateurs sont pourtant essentiels à la survie des écosystèmes.

 

Actuellement, de nombreuses critiques vont à l’encontre des directives sur les néonicotinoïdes mises en place par l’Union Européenne. Les plus sceptiques s’en prennent également aux chercheurs car les doses de pesticides utilisés dans les tests sont plus élevées que celles auxquelles les insectes sont confrontées dans leur milieu naturel.

 

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