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Dans divers pays, des gens prennent la parole, se mobilisent ; des choses bougent. Restons à l'écoute.
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Découverte d une microalgue à la radiotolérance exceptionnelle

Découverte d une microalgue à la radiotolérance exceptionnelle | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Une nouvelle microalgue très radiotolérante a été isolée d'une piscine de refroidissement de combustibles nucléaires ; Les chercheurs ont analysé les propriétés de cette espèce inédite et entrevoient de nouvelles stratégies de bioremédiation [1].

Son nom : Coccomyxa actinabiotis. 

Cette petite algue unicellulaire, qui vient d’être découverte, peut résister à une irradiation de 20 000 Gy, soit 2000 fois plus que la dose létale pour l’Homme. Il s’agit du premier organisme eucaryote [2] connu supportant d’absorber des rayonnements ionisants aussi puissants.

Jusqu’ici, seules des bactéries telles Deinococcus radiodurans en étaient capables.

 

Deux semaines suffisent à Coccomyxa actinabiotis pour retrouver une croissance normale après une irradiation de 10 000 Gy, ont observé les chercheurs du CEA-iRTSV, à Grenoble.

 

Autre atout de cette microalgue : elle concentre les radionucléides. Elle s’avère en effet 10 000 fois plus radioactive que l’eau de la piscine de refroidissement car elle peut emmagasiner la majeure partie des radionucléides présents dans l’eau, à savoir entre 80 et 100 % de l’argent, du césium, du zinc, du cobalt, de l’uranium et du carbone 14.

Cette efficacité est comparable à celle des procédés physico-chimiques classiquement utilisés pour la décontamination.

Un bioréacteur pilote a été monté par le CEA et l’Institut Laue-Langevin pour fournir une preuve de concept ; il permettra d’optimiser une stratégie de bioremédiation.

En outre, les chercheurs souhaitent décrypter les mécanismes biochimiques et génétiques mis en place par Coccomyxa actinabiotis pour résister aux irradiations et concentrer les radionucléides.

[1] Cultures d’organismes vivant (plantes, bactéries) sur des sites pollués en vue de les nettoyer
[2] Les eucaryotes sont constitués de cellules pourvues d’un noyau entouré par une membrane et dont l’ADN est porté par les chromosomes. Ils s’opposent aux procaryotes (bactéries), unicellulaires et dépourvus de noyau.

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Greenpeace réclame l'interdiction de 7 pesticides pour protéger les abeilles

Greenpeace réclame l'interdiction de 7 pesticides pour protéger les abeilles | Des 4 coins du monde | Scoop.it
L'ONG écologiste cible des pesticides accusés de contribuer au déclin des abeilles, dans un rapport scientifique rendu public mardi.

 

Greenpeace demande l'interdiction de sept pesticides accusés de contribuer au déclin des abeilles, dont trois sont déjà dans le collimateur de la Commission européenne, dans un rapport scientifique rendu public mardi 9 avril.

"Les données scientifiques sont claires et montrent que la nocivité potentielle de ces pesticides est largement supérieure à tous les avantages qu'ils pourraientapporter en termes de lutte contre les parasites et d'augmentation des rendements agricoles", estime l'ONG, à l'initiative de ce rapport conduit par des scientifiques d'Exeter (Grande-Bretagne) et d'Europe centrale.

 

Pour Greenpeace, sept pesticides présentent "les dangers potentiels les plus immédiats pour la santé des pollinisateurs" et doivent être interdits. Y figurent notamment trois néonicotinoïdes (clothianidine, imidaclopride et thiaméthoxame), utilisés pour le maïs, le colza, le tournesol et le coton, que la Commission européenne souhaite suspendre pendant deux ans. Bruxelles se fonde sur un avis très négatif rendu par l'Autorité européenne pour la sécurité des aliments.

 

 

LES FACULTÉS D'ORIENTATION ET D'APPRENTISSAGE PERTURBÉES

La proposition de la Commission a pu être adoptée à la mi-mars, faute de majorité qualifiée, mais Bruxelles a annoncé un nouveau vote au printemps en espérant une entrée en vigueur au 1er juillet. Les quatre autres pesticides dans le collimateur de Greenpeace sont le fipronil, le chlorpyriphos, la cyperméthrine et la deltaméthrine. S'appuyant sur plusieurs études récentes, le rapport souligne que le déclin des abeilles s'explique par des causes multiples, "agissant séparément ou en combinaison".

 

Les maladies et les parasites, comme le Varroa destructor, représentent les principales menaces. Les pesticides, eux, agiraient notamment en affaiblissant les abeilles domestiques ou en perturbant leurs facultés d'apprentissage et d'orientation. Le changement climatique et l'agriculture intensive, à travers les monocultures, semblent aussi jouer un rôle.

 

Le déclin des abeilles a un impact économique, souligne Greenpeace, les insectes pollinisant "environ un tiers des cultures destinées à notre alimentation".

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Les coiffeurs s’engagent dans un label « développement durable »

Les coiffeurs s’engagent dans un label « développement durable » | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Les professionnels de la coiffure réagissent en s'engageant pour le développement durable via le label « mon coiffeur s'engage ».

 

En moyenne, 22 litres d’eau à 40 °C sont consommés pour chaque client d’un salon de coiffure. Avec 60 000 salons en France, on peut dire que le secteur consomme une quantité pharaonique de ressources, que ce soit en eau ou en énergie : 8 millions de m3 d’eau chaque année et 600.000 MWh environ.

De plus, les shampoings, les colorants, décolorants, défrisages, etc. manipulés au quotidien représentent non seulement un risque pour la santé du fait des substances contenues (parabens, phénol, persulfate…) mais aussi pour l’environnement car ils sont rejetés. En tout, les salons produisent 75 000 tonnes de déchets.

Les professionnels de la coiffure réagissent en s’engageant pour le développement durable via le label « mon coiffeur s’engage ».

 

Salon de coiffure, un impact lourd pour l’environnement

Eau, électricité, déchets… Un salon de coiffure a un impact significatif sur l’environnement. Conscient de cela et du fait qu’il est possible d’agir, les professionnels de la coiffure ont créé un label appuyant leur démarche pour encourager des bonnes pratiques environnementales dans leurs salons.

Ainsi, un salon labellisé s’engage sur plusieurs points :

Connaître les impacts de la profession sur l’environnement et la santé et respecter les réglementations en vigueur ;Intégrer au mieux la prise en compte de l’environnement dans son activité, la santé des clients et des salariés de son salon ;Préserver les ressources en énergie et développer des actions d’économie en eau, chauffage, électricité ;Assurer l’assainissement et l’amélioration de la qualité de l’air dans son salon réduire sonempreinte écologique en privilégiant des achats de matériels et de produits écoresponsables ;Adopter les pratiques qui préservent la santé, la sécurité et le confort de travail de son équipe informe sa clientèle, assurer son bien-être.

Pour respecter au mieux ces engagements, l’initiative a mis en place une liste de bons gestes à adopter au quotidien. Ils portent sur la gestion des ressources en eau et en énergie, la qualité de l’air, les nuisances sonores, les équipements, la gestion des déchets etc.

Pour obtenir le label, le salon doit répondre aux exigences établies par une commission. Celle-ci attribue ou non le label pour une durée de 3 ans.

 

Si chaque salon de coiffure en France mettait en place de simples écogestes comme remplacer toutes les ampoules par des ampoules à basse consommation, remplacer la moitié des sèche-cheveux ou casques à 1500 W ou plus, par des 1 000 W, entretenir correctement ballon d’eau chaude et chaudière, installer un climatiseur de classe

A moins énergivore, le secteur réaliserait une économie de 16.000 MWh chaque année, soit l’éclairage annuel d’une ville de 1,5 million d’habitants.

 

 

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Une technologie brésilienne augmente le délai de validité des aliments

Une technologie brésilienne augmente le délai de validité des aliments | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Nanox a obtenu un registre à la FDA (Food and Drug Administration), agence de réglementation des aliments et médicaments aux Etats-Unis, afin de commercialiser des matériaux bactéricides à appliquer sur les emballages plastiques des aliments.

 

Pour la seconde fois, la société a été distinguée par le programme Global Entrepreneurship Lab (G-LAB), de l’Ecole de Management du Massachusetts Institute of Technology (MIT Sloan). Depuis septembre, des étudiants de l’institution aident l’entreprise à établir un business plan afin de préparer son entrée sur le très concurrentiel marché américain. En janvier, une équipe d’étudiants du programme a visité le siège de la société afin de terminer le travail.

Avec son business plan en mains, Nanox prétend ouvrir une filiale aux Etats-Unis et attirer des investisseurs pour l’aider dans le montage de ses opérations.

 

 

Des équipements médicaux à l’alimentaire

Le directeur de Nanox, Luiz Gustavo Pagotto Simões, affirme que le matériel bactéricide qu’ils souhaitent commercialiser aux Etats-Unis est l’application la plus récente d’une ligne d’antimicrobiens inorganiques – baptisée “NanoxClean” – dont le développement a commencé en 2005. A l’époque, la société produisait des particules nano-structurées à base d’argent, aux propriétés bactéricides, antimicrobiennes et auto-stérilisantes.

 

La matériel a été appliqué sur la surface d’instruments médicaux et odontologiques, comme des pinces, des bistouris et des vrilles, mais aussi sur des sèche-cheveux, des purificateurs d’eau, des peintures, des résines et des céramiques.

A partir de 2007, le produit a été appliqué sur des plastiques usagés servant à emballer et conserver des aliments, grâce à une certification de l’Agence Nationale de Vigilance Sanitaire (Anvisa) de 2012.

“La technologie que nous avons mise au point, qui consiste à mettre de l’argent sur une matrice en céramique puis à ajouter ce matériau à un polymère, a été brevetée au Brésil et aux Etats-Unis”, explique Simões.

 

 

Hausse de la durée de vie

D’après Simões, les emballages plastiques avec antimicrobiens inorganiques qu’ils ont mis au point augmentent le délai de validité des aliments conditionnés avec ce matériau.

“Un produit qui durait six mois, par exemple, s’il est stocké dans un emballage traité avec le matériau bactéricide, peut alors durer de huit mois à un an”, explique-t-il.

 

Le matériau, d’après Simões, peut être appliqué à n’importe quel type de plastique d’alimentation – des sacs de supermarchés à des plastiques plus rigides, comme des pots de margarine – avec une très faible hausse du coût par rapport au polymère traditionnel.

Pour commencer la commercialisation du produit aux Etats-Unis, Nanox réalise actuellement des tests avec cinq clients potentiels – dont une grande chaine de supermarchés et un fabricant d’emballages.

La société est le seul fabricant du produit au Brésil. Sur le marché international, les Japonais, les premiers à avoir mis au point la technologie, et les Allemands, qui dominent la fabrication de produits à base d’argent, sont les deux principaux concurrents.

 

Cependant, Nanox a mis au point une technologie propre qui utilise de 10 à 15 fois moins d’argent que ses concurrents tout en gardant la transparence du plastique – attribut considéré comme fondamental pour le produit.

 

 

Expansion du marché

Nanox souhaite obtenir la certification du produit aux Etats-Unis pour d’autres applications, comme, par exemple, dans la santé. “Nous prévoyons de commercialiser le produit pour emballages alimentaires sur le marché nord-américain dans trois à cinq ans, puis d’obtenir les certificats pour l’application sur des cathéters et des équipements à ultrason, par exemple”, explique Simões.

 

L’entreprise souhaite passer à la vitesse supérieure en terme de production de particules antimicrobiennes nano-structurées, passant de 10 à 100 kg par jour.

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A 19 ans, Boyan Slat a peut-être trouvé comment nettoyer les océans | Slate

A 19 ans, Boyan Slat a peut-être trouvé comment nettoyer les océans | Slate | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Boyan Slat a 19 ans, habite aux Pays-Bas et a commencé à étudier la possibilité de débarrasser les océans du monde des millions de tonnes de plastique qui les polluent à l’occasion de son projet de dernière année de lycée.

 

Après quelques centaines d’heures de travail supplémentaire, il a présenté à une conférence TEDx à Delft, en octobre 2012, un concept qui pourrait permettre de retirer des océans 7,25 millions de tonnes de plastique en 5 années à peine.

Le projet, sur lequel travaillent à présent 50 ingénieurs, n’en est qu’à un quart de son étude de faisabilité. S’il vient à être réalisé, les bénéfices pour la faune et la flore océanique ainsi que pour nous, qui nous trouvons au bout de la chaîne alimentaire, seront exceptionnels.


Il y a dans les océans de la planète cinq principaux gyres océaniques, gigantesques tourbillons animés par la force de Coriolis. Tous entraînent dans leurs courants des tonnes de déchets, qui y restent bloqués éternellement. On y trouve en très grande majorité des plastiques, auxquels il faut généralement entre 50 et 1.000 ans pour se décomposer.


Le plus tristement célèbre de ces gyres se trouve dans l’Océan Pacifique et a été surnommé vortex de déchets ou «8econtinent» (les Américains comptent l’Amérique du Nord et l’Amérique du Sud comme deux continents séparés; le 7e continent est l’Antarctique). Il a été dit que les déchets y recouvrent une surface deux fois grande comme le Texas, mais il n’existe en fait pas d’estimation fiable de la taille de cette soupe de plastique.

Et pour cause, le 8e continent est transparent pour les satellites. On ne peut voir les tonnes de microdébris (issus de la dégradation de déchets plastiques) qui le composent que depuis le pont d’un bateau. Ils sont pourtant plus nombreux que le plancton.

Ces déchets plastiques, ainsi que d’autres plus gros –tels les bouchons de bouteille ou les filets perdus en mer– sont consommés par les oiseaux, les poissons et les mammifères marins.


On trouve régulièrement baleines à bosse et cachalots, échoués sur les côtes, des dizaines de kilos de matières plastiques obstruant leurs estomacs. On estime à une centaine de millions les oiseaux marins qui meurent dans les mêmes conditions, notamment des albatros qui confondent les bouchons de plastique avec de la nourriture.

Les poissons consomment eux aussi des microdébris, qui transportent des polluants tels que PCB et DDT. Ceux-ci se retrouvent ensuite dans nos assiettes.

 

Par ailleurs, Boyan Slat rapporte que les déchets plastiques sont responsables chaque année de dégats à hauteur d’un milliard de dollars sur les navires américains. Les conséquences économiques sont nombreuses, notamment pour le tourisme lorsque les plages sont touchées.

 

Le capitaine Charles Moore, qui a découvert le vortex de déchets du Nord Pacifique, a estimé qu’il faudrait 79.000 années pour tout nettoyer. Mais c’est avec les moyens conventionnels, c’est-à-dire en utilisant des bateaux équipés de filets qui pêcheraient des déchets plastiques.

Boyan Slat propose une solution radicalement différente. Au lieu d’utiliser de l’énergie pour se battre contre les courants marins, le projet Ocean Cleanup s’appuierait sur des bases fixes et laisserait les courants amener les déchets dans ses barrages flottants. Selon une hypothèse qui nécessite d’être testée, le plancton pourrait nager en dessous des barrages mais même les plus petits morceaux de plastique resteraient bloqués.

 

Le projet pourrait même se révéler rentable, le recyclage des matières plastiques récupérées pouvant rapporter 500 millions de dollars. The Ocean Cleanup Foundation lancera prochainement une campagne de crowdfunding.

Même si ce projet venait à se concrétiser, le travail de prévention et de réduction de la production de plastique devrait continuer en parallèle.


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Circuits courts : climatiquement désavantageux, socialement payant

Circuits courts : climatiquement désavantageux, socialement payant | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Quand on mange local, est-ce qu’on émet moins de CO2 qu’en se ravitaillant avec des produits venus d’on ne sait où? Non, répond le Commissariat général au développement durable (CGEDD). 

Mais le moindre usage d’intrants, l’assujettissement à une réglementation nationale souvent plus contraignante ou une meilleure rémunération des producteurs peuvent toutefois plaider en faveur des circuits courts.

Une note qui s’inscrit dans le plan d'action du ministère de l'agriculture et de l'alimentation pour développer les circuits courts, lancé en 2009, et mis en œuvre dans le cadre du programme national pour l’alimentation.

 

Intitulée «Consommer local, les avantages ne sont pas toujours ceux que l’on croit», cette note du CGED liste les impacts tant environnementaux que sociaux des circuits courts.

Signe particulier: ne passer que par un seul intermédiaire entre le producteur et le consommateur, voire le supprimer dans le cas des ventes directes à la ferme.

Plus répandus dans les exploitations de petite taille (hors secteur viticole) et pour les secteurs du miel et des légumes, les circuits courts et en vente directe concernaient 21% des exploitations agricoles (ruches, fruits, légumes, vignes, produits animaux) en 2010.

 

Ce sont les phases de production des aliments –élevage comme agriculture- qui génèrent 57% des émissions de gaz à effet de serre de la chaîne alimentaire.

Que la production soit menée en conventionnel ou en agriculture biologique, les bilans carbone varient très peu, note le CGEDD, à cause des différentiels de rendement à l’hectare. Les phases de transport comptent pour 17% du bilan carbone de la chaîne alimentaire.

 

Les circuits courts sont alors désavantagés. Car si le maraîcher, sur 2 hectares, qui distribue ses produits dans le village voisin parcourt moins de kilomètres que les fournisseurs des grandes surfaces, les modes de transport utilisés et la logistique le plus souvent mis en œuvre n’assurent pas un bon bilan carbone. «Le mode de transport le plus utilisé en circuits courts et de proximité est le transport routier», rappelle le CGEDD, qui compare les émissions de CO2 d’un véhicule utilitaire léger -en moyenne 1.068 grammes de CO2 par tonne/kilomètre- avec un ensemble articulé de 40 t transportant des marchandises diverses sur une longue distance -84g de CO2/t/km. Sans compter les quantités transportées et les taux de remplissage: «Le retour à vide du point de vente reste une pratique courante en circuit court». 

Et de donner l’exemple des consommations d’énergie liées au transport et à la distribution pour un agneau élevé en Nouvelle-Zélande et commercialisé en Allemagne et pour un agneau élevé en Allemagne et commercialisé localement en vente directe: «Ils sont plutôt comparables [...] malgré de grandes différences dans les distances de transport, car les transports massifiés que sont les poids lourds et les cargos réduisent considérablement les émissions par kg transporté[1]».

 

Les modes de déplacement des consommateurs ont également un rôle dans le bilan carbone des circuits courts. Car, comme l’écrit le CGEDD, «la fabrication d’1 kg de pain à domicile ou par une boulangerie artisanale consomment respectivement 2 fois plus et 1,5 fois plus d’énergie que celle par une boulangerie industrielle». 

Mais il suffit que le consommateur aille en voiture dans un supermarché situé à plus d’1,5 km de chez lui pour que le pain maison ou artisanal soit climatiquement plus soutenable.

 

Les bienfaits des circuits courts sont surtout visibles pour la collectivité. Souvent moins consommateurs d’engrais et de pesticides, les producteurs qui ont opté pour les circuits courts participent d’un renforcement de la cohésion sociale. «Les circuits courts permettent en effet une meilleure compréhension par les producteurs et les consommateurs de leurs mondes respectifs. Les consommateurs sont rassurés par la connaissance des conditions de production des produits et comprennent mieux les contraintes du métier d'agriculteur.» 

Le prix payé peut être plus élevé que celui consenti par la grande distribution. Et la législation à laquelle le producteur est assujetti plus exigeante. «La commercialisation de produits locaux permet une relocalisation des impacts (…), la production est alors soumise aux exigences réglementaires locales, souvent plus fortes en France eten Europe en matière environnementale.»

 

 

 En guise de conclusion, le CGEDD admet que les circuits courts «peuvent constituer un des éléments de réponse au défi de l’alimentation durable», mais qu’ils ne permettent pas «de répondre à lui seul à l’ensemble des enjeux de durabilité de l’alimentation». 

Il recommande donc aux villes de conserver «une diversité de leurs sources d’approvisionnement alimentaires», à la fois pour limiter les risques de pénurie, pour ne pas investir dans une filière dont les impacts environnementaux ne seraient pas nécessairement moindres et pour des raisons évidentes de manque de terres agricoles pour des agglomérations comme l’Ile-de-France.

[1] Dans cette étude, l’agneau néo-zélandais est transporté par bateau réfrigéré sur 20.000 km (le bateau retourne ensuite en Nouvelle-Zélande à plein), puis par poids lourds avec conteneurs réfrigérés sur 400 km (retour à vide). L’agneau allemand est, lui, transporté en camionnette par le producteur sur 100 km (retour à vide).

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Consommation responsable : merci la crise ?

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Plus de bio, de commerce équitable et de made in France. Ce sont les conclusions de la sixième édition du rapport sur la consommation responsable, publié par Mescoursespourlaplanete.com.


Made in France, auto-partage, consommation collaborative. Et si la crise économique était le coup de pouce dont la consommation responsable avait besoin pour s’imposer dans les esprits ? C’est en tout cas une tendance qui se dessine de plus en plus en France. Malgré une conjoncture économique morose, la consommation responsable continue sa croissance.

Mescoursespourlaplanete.com publie la sixième édition de son rapport sur la consommation responsable.

En introduction au rapport, Elisabeth Laville, cofondatrice de Graines de changement, à l’initiative du site, précise que la crise amène « les consommateurs à réduire leur hyperconsommation » pour préserver leur pouvoir d’achat, à être « plus vigilants sur les questions d’origine des produits et de lieu de fabrication ». Enfin, elle les pousse à inventer« des nouveaux modes de consommation ».

 

Le point en quelques chiffres :

 Le bio : oui pour 64% des Français mais made in France

Le marché des produits biologiques se stabilise. Seulement 2,5% d’augmentation, mais tout de même 4,1 milliards d’euros de chiffre d’affaires dans ses caisses. Les moyennes et grandes surfaces attirent toujours plus de consommateurs dans leurs rayons bios : 80% en 2012 contre 65% en 2011. Même les hard discounters, comme Dia ou Leader Price, se mettent aux produits sans pesticides.

Une tendance déjà pressentie l’année dernière. Ce qui change en 2012, c’est l’engouement des consommateurs pour le made in France. 9 Français sur 10 sont sensibles à la mention du pays d’origine des produits bios sur les étiquettes.

 

 L’équitable : un chiffre d’affaires qui progresse de 4%

Même si la croissance s’est un peu ralentie ces dernières années, les produits du commerce équitable labellisés Fairtrade/Max Havelaar se vendent très bien. Et plus uniquement en région parisienne. Le sud de la France est conquis par ces produits, notamment les villes de moins de 20 000 habitants.

 

 Allergies et intolérances alimentaires : + 30% de produits alternatifs

Ils sont 6% à 8% de Français à développer des allergies ou des intolérances alimentaires aujourd’hui. En 2012, les ventes sur ce marché pesaient 165 millions d’euros.

Le chiffre d’affaires des produits sans gluten a été multiplié par 3 entre 2009 et 2012. Les marques se positionnent sur ce marché florissant : Auchan avec son site Mieuxvivre.fr, mais aussi des restaurants ou pâtisseries sans allergènes (gluten ou lactose).

 

 Consommation collaborative : 60% des Français ont déjà acheté des produits d’occasion

Troc, échange, don, partage, location ou achats d’occasion s’invitent dans le quotidien des Français. De nouvelles pratiques qui touchent surtout les plus jeunes : 21% des 18-30 ont déjà acheté un produit ou plusieurs pour en partager l’usage. Livres, DVD, vélos, matériel de bricolage ou encore ordinateurs sont achetés d’occasion, loués ou empruntés. Sont encore achetés neufs les vêtements et les téléphones portables. Allez, encore un petit effort.

 

 Les transports et l’auto-partage : 909 008 kg de CO2 en moins à Paris

Le principe est simple : louer une voiture pour de courtes durées avec un accès en libre service 24h/24. Et ça marche. Autolib’, lancé dans la capitale en décembre 2011, compte déjà près de 50 000 abonnés.

Selon l’Ademe, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, une voiture partagée, c’est 8 à 15 voitures particulières en moins sur la route. Les Français sont aussi plus nombreux à emprunter les transports en commun. 250 000 personnes voyagent chaque jour sur le réseau TGV, et ce, malgré l’augmentation du prix des billets. La nouvelle formule Ouigolancée ce lundi, devrait vite rencontrer le succès.

 

 L’énergie : 12,8% de l’énergie consommée vient des énergies renouvelables

On est encore loin des 23% d’énergies renouvelables prévus dans la consommation totale d’énergie par le Grenelle d’ici 2020. Mais on progresse. La part de l’électricité produite par les énergies renouvelables a atteint 16% du total produit en 2012, contre 12,5% en 2011. Les particuliers peuvent se brancher sur des réseaux de distribution « verts », comme Enercoop.

Le solaire et l’éolien se portent bien : + 1 079 mégawatts supplémentaires pour le parc photovoltaïque et + 753 MW pour le parc éolien.


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Aquaponie : les poissons font pousser des légumes !

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Le système mis au point par deux jeunes inventeurs chiliens combine élevage et culture hors-sol dans un même bassin, misant sur la complémentarité des activités.

Au cours de leur développement, les deux espèces s’aident à satisfaire leurs besoins respectifs.


Une production d’azote naturelle

Développer un système d’aquaponie en agriculture biologique, tel est l’objectif de Sebastián Lira (25 ans) et Marko Bremer (26 ans), deux jeunes psychologues passionnés d’agronomie.

Baptisé Kopera, leur projet est destiné à offrir aux particuliers ou aux communautés la possibilité de produire eux-mêmes des aliments sains à petite échelle.

 

Système de production mixte associant maraîchage et élevage d’animaux aquatiques, l’aquaponie trouve ses origines en Amérique centrale avec le développement des chinampas par les Aztèques.

« Les poissons sont nourris, puis génèrent de l’ammoniaque à travers leur métabolisme et leurs excréments. Celui-ci se dissout dans l’eau et monte à la surface vers un substrat où se trouvent les plantes à cultiver. Ce substrat contient des bactéries dégradant l’ammoniaque pour former des nitrites et des nitrates, qui constituent le principal engrais pour la croissance des plantes. De leur côté, les plantes purifient l’eau en éliminant les déchets des poissons afin qu’ils puissent vivre », explique Sebastián Lira.

 

 

Le risque de maladies diminue

La partie inférieure du système accueille les poissons et nécessite un entretien réduit mais régulier : une fois par semaine, il est nécessaire de vérifier le pH et la température de l’eau. La culture hydroponique (hors-sol) offre quant à elle de nombreux avantages : l’absence de terre diminue le risque de maladies ou d’insectes nuisibles, les besoins en eau sont réduits et le système gagne en modularité.

Comme le souligne Sebastián Lira, les bassins développés pour le projet Kopera permettent une production de poissons et de végétaux en continu :

« Ce système est conçu pour arriver à maturité au bout de six mois et pour ne plus jamais s’arrêter de produire. »



Une alimentation plus saine pour les particuliers

Les deux psychologues cherchent désormais à diminuer au maximum le coût de l’équipement afin de le rendre accessible au plus grand nombre. Car si l’investissement initial est supérieur à celui d’un jardin traditionnel, les coûts de maintenance sont en revanche peu importants.

 

À travers leur projet, ils espèrent également changer les habitudes alimentaires des Chiliens, qui consomment généralement peu de poisson.

 


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Sur une décharge des Philippines, le méthane transformé en électricité

Sur une décharge des Philippines, le méthane transformé en électricité | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Dans un bidonville de Manille, Teresita Mabignay repasse son linge avec l'électricité gratuite produite grâce à une montagne d'ordures. La décharge de Payatas a été la première aux Philippines à être dotée d'un mécanisme permettant de convertir son méthane en électricité, dans le cadre d'un programme des Nations unies destiné à lutter contre le changement climatique.


Les ordures en décomposition dégagent du méthane, un gaz à effet de serre accusé de contribuer au réchauffement, selon les scientifiques. Le transformer en électricité évite qu'il se propage dans l'atmosphère, mais permet aussi de réduire la consommation d'énergies fossiles. Des tuyaux enfouis sous la montagne de déchets récupèrent le gaz et le conduisent jusqu'à une centrale électrique à proximité. 

Teresita Mabignay, 50 ans, et ses voisines du bidonville, situé au pied de la décharge, ont accès à une électricité gratuite, dispensée dans un hall de la centrale. "Ca nous aide bien à réduire la facture d'électricité", déclare cette femme dont le mari, gardien, gagne 200 dollars par mois. 

Des milliers de projets d'énergie verte ont vu le jour
En vertu du Mécanisme de développement propre (MDP) lancé par l'ONU en 2005, les pays industrialisés payent pour des projets qui réduisent ou évitent des émissions dans des nations moins riches, comme les Philippines. En retour, ils sont récompensés de crédits pouvant être utilisés pour atteindre leurs propres objectifs d'émissions, prévus par le protocole de Kyoto. Concrètement, les entreprises dans les pays en voie de développement peuvent gagner des crédits de réduction d'émission, chacun équivalent à une tonne de dioxide de carbone, et les revendre à des entreprises, gouvernements ou institutions dans les pays riches, qui compensent ainsi leurs émissions.

Des milliers de projets d'énergie verte ont vu le jour dans les pays en voie de développement depuis le début du MDP: fermes éoliennes, stations solaires, barrages hydroélectriques... Le projet de la décharge Payatas a été lancé en 2008, pour bénéficier de ce programme de l'ONU, explique Jennifer Fernan Campos, présidente de Pangea Green Energy Philippines, qui exploite la centrale. L'usine rapporte des centaines de milliers de dollars chaque année. 

La crise économique a toutefois fait chanceler la rentabilité du projet: le prix de la tonne de CO2 a chuté depuis 2010 et oscille autour de 3 euros actuellement, en raison notamment d'une baisse de la demande due au ralentissement de l'activité économique. La centrale de la décharge est viable sans l'argent récupéré via l'ONU, assure cependant Jennifer Fernan Campos. Ses capacités ont été augmentées en mars, passant de 200 kilowatts à un megawatts, et l'électricité est désormais vendue directement aux réseaux philippins. 

Equivalent à ce que dégagent 18.000 voitures.
Selon la dirigeante du projet, le volume du gaz à effet de serre recyclé sur Payatas est équivalent à ce que dégagent 18.000 voitures. Et le méthane récupéré ne risque plus de polluer les nappes phréatiques de la zone. Le système a des effets pervers, pour Greenpeace et d'autres associations de défense de l'environnement, qui s'opposent à ces projets de création d'électricité à partir des gaz de décharge. 

Ils estiment que leurs effets bénéfiques sont souvent exagérés et qu'ils offrent surtout une incitation financière à augmenter le volume des déchets. "Avoir de tels projets encourage à générer des ordures, plutôt que les éliminer, parce qu'on en a besoin pour faire marcher l'usine", déclare Beau Baconguis, de Greenpeace Philippines. "La seule façon de gérer la question du méthane dégagé par les ordures est d'arrêter d'amasser les ordures sur la décharge". 

Il déplore le manque d'ambition du gouvernement philippin pour réduire les ordures. A Manille seulement, les 12 millions d'habitants produisent entre 6 et 8.000 tonnes de déchets chaque jour. Mais Jennifer Fernan Campos souligne que son projet s'est accompagné de mesures de réduction des ordures, décidées par les autorités locales. Le volume des déchets apporté à la décharge de Payatas est passé de 1.800 tonnes par jour il y a quelques années, à 1.200 aujourd'hui.

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Richard Bohringer : "Je voudrais que toutes les dettes de ces pays soient annulées !"

Richard Bohringer : "Je voudrais que toutes les dettes de ces pays soient annulées !" | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Richard Bohringer décrit avec brio la situation politique française : la banque tient les politiques qui ne sont que des "prestataires de services" (au service des banksters).

 

Il appelle à une solution simple et efficace : supprimons la dette (à l’instar de l’Islande qui est d’ailleurs le seul pays européen en croissance depuis).

 

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Selon une étude, jusqu'à 820.000 emplois créés en France d'ici à 2030 grâce à la transition énergétique

Selon une étude, jusqu'à 820.000 emplois créés en France d'ici à 2030 grâce à la transition énergétique | Des 4 coins du monde | Scoop.it
ENERGIE - Une étude réalisée par Négawatt démontre que la sortie du nucléaire et le développement des renouvelables seraient créateurs d'emplois en France...

 

Pour eux, l’emploi est aussi une priorité, mais le cap est plutôt la transition énergétique. L’association Négawatt, dont les scénarios de changement du mix énergétique français pour faire une plus grande place aux énergies renouvelables font référence en France, s’est penchée sur le côté social de la transition énergétique. Une condition sine qua non pour la faire accepter des Français, alors que le chômage a dépassé les 10% de la population active.

 

Emplois créés, détruits et effets induits

Résultat des calculs, «les créations d’emplois nettes vont de 220.000 à 330.000 en 2020 et de 570.000 à 820.000 en 2030 par rapport au scénario tendanciel», conclut l’étude. Abandonner l’atome en 2033, réduire drastiquement notre dépendance au pétrole et faire la part belle à l’éolien, au solaire, à la méthanisation et à l’hydraulique seraient donc plus pourvoyeurs d’emplois dans le futur que le statu quo. 

 

Pour arriver à ces résultats, Philippe Quirion, chercheur au Centre international de recherches sur l’environnement et le développement (Cired) et auteur de l’étude, a dû monter une vraie usine à gaz. Si l’Ademe réalise régulièrement des études sur l’emploi dans la filière des énergies renouvelables, peu de travaux existent sur l’effet net de la transition énergétique : combien d’emplois créés pour combien d’emplois détruits dans les filières nucléaire, extractive…

Sans compter les «effets induits», très difficiles à mesurer: «Si on remplace des filières d’énergie bon marché par des filières plus coûteuses, cela va impacter la consommation et l’épargne des ménages et avoir des effets sur d’autres secteurs de l’économie», explique Philippe Quirion.

L’automobile en crise, le bâtiment en croissance

Ceux qui ont du souci à se faire sont les salariés de l’automobile et ceux qui travaillent dans le fret routier et aérien, poursuit l’expert, qui mise sur une réorganisation globale des transports dans le pays.

Les filières des énergies non renouvelables devront également trouver une reconversion dans les réseaux d’électricité, qui demanderont plus de travail avec la nécessité de raccorder éolien et solaire. En revanche, la rénovation thermique des bâtiments devrait être un gros gisement d’emplois, estime Philippe Quirion, à l’instar des transports en commun et du fret ferroviaire.

 

Si Greenpeace salue ce travail, estimant que «la transition énergétique est un vrai un tournant vers une économie durable» et «est une opportunité unique de créer des emplois et de la croissance», pas sûr que les salariés de Fessenheimsoient convaincus. C’est désormais le conseil national du débat sur la transition énergétique qui devra étudier le dossier.

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Conférence de Pierre Rabhi: L'agro-écologie, une éthique de vie

 

Pierre Rabhi est un pionnier et un expert de l'agro-écologie. Né en Algérie, il passe une partie de son enfance dans une famille de pieds-noirs avant de migrer en France où il travaillera d'abord en usine. Marqué par cette expérience ouvrière, il décide de retourner aux sources d'une vie en harmonie avec la nature et s'installe dans les Cévennes pour y exploiter une ferme selon des principes écologiques. Il y fait notamment le choix de ne produire que ce dont il a besoin pour vivre


Paysan, écrivain, penseur et philosophe, il questionne radicalement, dans ses ouvrages, la modernité qu'il définit comme une imposture : un système dépendant d'une croissance effrénée et dans lequel la nature et l'homme vont vers l'épuisement.

Face aux dogmes d'une économie mondialisée imposant le court terme et le « toujours plus », Pierre Rahbi défend le choix de la modération de nos besoins et désirs, le choix d'une sobriété libératrice.


Conférence organisée par : Entraide et Fraternité, Vivre Ensemble, Alter'actifs, la Plateforme du Développement Durable, Assemblée Générale des Etudiants de Louvain (AGL) et la Maison du Développement Durable de LLN (MDD)


Via Catherine Closson
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espacesolidarite974.fr's curator insight, March 27, 2013 1:32 AM

 Paysan, écrivain, penseur et philosophe, Pierre Rabhi questionne radicalement, dans ses ouvrages, la modernité qu'il définit comme une imposture : un système dépendant d'une croissance effrénée et dans lequel la nature et l'homme vont vers l'épuisement. Face aux dogmes d'une économie mondialisée imposant le court terme et le « toujours plus », Pierre Rahbi défend le choix de la modération de nos besoins et désirs, le choix d'une sobriété libératrice. 

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Paris : Des moutons vont remplacer certaines tondeuses

Paris : Des moutons vont remplacer certaines tondeuses | Des 4 coins du monde | Scoop.it
ECOPATURAGE - L'expérimentation commencera fin avril et vise à évaluer la pérennité du dispositif...

 

Confier l'entretien des espaces verts de Paris à des moutons d'Ouessant? La capitale va expérimenter l'éco-pâturage à partir d'avril, sur un seul site pour le moment, pour évaluer la faisabilité en milieu urbain dense de cette techniquepermettant de limiter l'usage d'engins et de désherbants.

 

L'expérimentation insolite débutera le 3 avril sur «un terrain de 2.000 m2 en friche» appartenant au service des Archives de Paris dans le XIXe arrondissement, indique la mairie de Paris.

L'éco-paturage consiste à utiliser des animaux pour entretenir un espace vert, ce qui permet de limiter le recours aux engins mécaniques, sources de bruit et consommateur de carburant, et aux produits phytosanitaires.

 

Les animaux hébergés au Bois de Vincennes

L'objectif de la mairie de Paris est d'évaluer si ce type de gestion écologique des espaces verts est applicable dans un milieu urbain dense comme Paris intra muros. Pour cette expérimentation, prévue en «plusieurs périodes» d'avril à octobre, ont été choisis des moutons d'Ouessant, une race à la fois résistante mais aussi de petite taille, permettant «une manipulation plus aisée», souligne la municipalité.

Entre chaque période de pâturage, les animaux seront hébergés par la Ferme de Paris, équipement situé dans le Bois de Vincennes qui sera chargé de leur suivi sanitaire.

En cas de résultats probants, d'autres expérimentations pourraient suivre, par exemple dans les bois de Vincennes et de Boulogne, indique la mairie.

 
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TVA réduite pour les produits frais non transformés ?

TVA réduite pour les produits frais non transformés ? | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Un groupe de députés a déposé début avril un projet de loi visant à faire baisser la TVA sur les produits frais n’ayant pas subi de transformation industrielle.

 

Les Français consomment moins de fruits et légumes

Si la consommation de produits bio augmente souvent, la consommation globale de fruits et légumes en France ne suit pas ce schéma. Ainsi, on consomme en 2013 12% moins de fruits et 14% moins de légumes qu’en 1997 1.

Un ménage consacre 1,5% du budget total en fruits et légume, pour 4,5% en 1959. En cause, un manque de temps mais surtout une baisse de pouvoir d’achat, la tentation des plats industriels préparés peu chers et de piètre qualité.

Si des initiatives locales limitent la casse, avec des paniers, des AMAP, ou d'autres systèmes équivalents, le prix reste un frein important à la consommation de produits frais.

Vers une TVA réduite pour les aliments non transformés ?

Un groupe de 37 députés a donc déposé début avril un projet de loi afin de faire passer la TVA des produits non transformés de 5,5% à 2,1%.

Sont concernés les fruits et légumes fraisbien entendu, mais également les oeufs et le poisson, les viandes, les produits laitiers non sucrés.

Il souhaitent ainsi rendre ces produits plus concurrentiels et favoriser des produits locaux de bonne qualité. 

 

 

 

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Lancement de la première peinture qui dépollue l'air intérieur

Lancement de la première peinture qui dépollue l'air intérieur | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Révolution dans la peinture : le fabricant français ONIP lance la première peinture qui dépollue l'air intérieur !

 

ONIP est le premier fabricant français de peinture dont 90% des produits intérieurs sont certifiés Ecolabel Européen ou NF Environnement.

Mais aujourd'hui, il va beaucoup plus loin en lançant la première gamme de peintures capable d'assainir l'air intérieur en captant et en détruisant le formaldéhyde présent dans l'air intérieur, ceci grâce à sa technologie révolutionnaire Clean'R.

 

 

Qu'est-ce que le formaldéhyde ?

Mieux connu sous le nom de formol lorsqu'il est dissout dans l'eau, il est un composé organique très volatil (COV). Cette substance a la propriété de devenir gazeuse à température ambiante. Elle est actuellement fréquement retrouvée dans les environnements intérieurs.

 

 

Quelles sont les sources de production du formaldéhyde ?

Il est présent dans les revêtements muraux, les sols, le mobilier et les textiles d'ameublement. Il provient aussi de la fumée de tabac, des bougies, des cheminées à foyer ouvert, des détergents pour la vaisselle, des lingettes, des désinfectants, des colles, des produits d'hygiène corporelle, des cosmétiques (vernis à ongles)...

 

 

Quel est son impact sur la santé ?

Le formaldéhyde est un irritant des yeux, du nez et de la gorge. Suite à une étude américaine, il a même été classé en 2005 par l'OMS comme étant un cancérogène certain pour l'Homme du nasopharynx et des fosses nasales. En France, 12 millions de personnes seraient atteintes d'allergies respiratoires dues à la pollution de l'air intérieur.

 

 

2013, l'année de la qualité de l'air

Une prise en compte de la qualité de l'air se traduit par diverses initiatives internationales prises en 2013. Un décret impose aux fabricants, importateurs et distributeurs de produits de construction et de décoration, l'obligation d'indiquer sur une étiquette placée sur le produit ou sur son emballage, les caractéristiques d'émission en substances volatiles polluantes après mise en oeuvre.

Les produits sont classés selon quatre niveaux de A+ (très faible émission) à C (niveau élevé d'émission). Règlementée, cette surveillance de la qualité de l'air atteste de la prise de conscience des pouvoirs publics sur cette thématique sanitaire, à la fois sociétale, environnementale et économique.

 

 

Label Onip Clean'R... la révolution peinture pour une vie plus saine

C'est dans cet objectif de confort et de qualité de vie qu'ONIP vient de concevoir la première penture capable de détruire le formaldéhyde tout en préservant le bien-être des occupants et l'environnement.

 

 

Label ONIP Clean'R, comment ça marche ?

Le principe actif Clean'R intégré aux peintures Label Onip, capte et élimine en quelques heures (entre 4 et 6 heures) les molécules de formaldéhyde pour les transformer en vapeur d'eau (de quantité infinitésimale) et ceci durablement, avec une efficacité prouvée* allant de 7 à 20 ans, selon les finitions choisies.

 

 

Découverte de la gamme Label Onip Clean'R

Première gamme de peintures assainissantes, certifiée Ecolabel Européen et labelisée A+, ONIP Clean'R se décline en quatre versions : Impression, Mat, Velours et Satin.

Ces peintures s'appliquent sur tous types de supports : plaques de plâtre, plâtre et boiseries, en deux couches, à l'aide d'une brosse acrylique, au rouleau à poil ras ou au rouleau à poils courts ou encore au pistolet.

 

Une grande facilité d'application est assurée grâce à l'absence de projection ou de reprise.

Inodores, elles contribuent au confort, dans un parfait respect de la santé de l'homme au travail et dans son cadre de vie... une très belle innovation française !

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Gilles-Eric Seralini: «Il y a trop de secrets qui font qu'on a besoin de lanceurs d'alerte»

Gilles-Eric Seralini: «Il y a trop de secrets qui font qu'on a besoin de lanceurs d'alerte» | Des 4 coins du monde | Scoop.it
INTERVIEW - L'auteur de l'étude sur la toxicité des OGM estime que la loi votée par le Parlement pour protéger les lanceurs d'alerte n'est pas suffisante...

 

Protéger les lanceurs d’alerte est une bonne chose, mais protéger la santé publique en serait une meilleure. Les scientifiques qui, les premiers, alertent sur les dangers d’un médicament, d’un aliment, d’un produit, sont souvent seuls face à des institutions ou des lobbys.

Pour Gilles-Eric Séralini, auteur d’une étude très controversée sur les OGM publiée en septembre dernier, la loi adoptée par le Parlement ce mercredi devrait être complétée par des mesures pour une plus grande transparence des entreprises.

De quoi les lanceurs d’alerte ont-ils besoin d’être protégés?

Dans mon cas, après la sortie de mon étude sur les OGM, j’ai été confronté à la diffamation par les gens qui vendaient ces produits. On m’a même accusé d’appartenir à une secte. Cela a conduit l’université de Caen, où je suis chercheur, à être précautionneuse, à créer des problèmes… Cette marginalisation a des conséquences diffuses: il peut être difficile de se maintenir à son poste, de garder des étudiants en thèse, il peut y avoir des pressions sur l’université, les collègues…

 

La loi adoptée cette semaine vous parait-elle suffisante?

C’est une bonne chose mais cela souligne qu’aujourd’hui les problèmes sont graves pour la santé publique. Les «lanceurs de toxiques», eux, sont toujours dans l’illégalité: les grandes firmes chimiques, les producteurs d’OGM et de pesticides, et qui détiennent les brevets ne donnent pas les études qui ont permis la mise sur le marché de leurs produits. Il faut lever cette pseudo-confidentialité sur la manière dont ils font les tests et permettre une expertise contradictoire ouverte. Dans les cas du bisphénol A, du Médiator ou du sang contaminé, si on avait eu cette transparence, on aurait évité de devoir lancer des alertes.

 

La loi ne résout donc pas l’origine du problème?

Il y a trop de secrets qui font qu’on a besoin de lanceurs d’alerte. Les protéger ne créé pas une situation de transparence qui évite qu’on ait à crier. Il faut aussi régler le problème des collusions d’intérêt entre les agences officielles et les entreprises.

Aujourd’hui, je pense sincèrement qu’il n’est plus possible d’avoir une véritable expertise indépendante car l’Etat ne paye pas ses experts alors que les entreprises les payent à foison. En publiant les dossiers d’évaluation des produits et en organisant une expertise contradictoire, un monde avec des produits bien évalués pourrait commencer à poindre.

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Le Parlement adopte la loi sur les "lanceurs d'alerte" sanitaires ou environnementaux

Le Parlement adopte la loi sur les "lanceurs d'alerte" sanitaires ou environnementaux | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Le texte écologiste vise à protéger les "lanceurs d'alerte" sur des risques sanitaires ou environnementaux et à renforcer l'indépendance des expertises scientifiques.

 

Les lanceurs d'alerte, ces scientifiques ou simples citoyens qui attirent l'attention sur des risques sanitaires et environnementaux, seront désormais protégés. Le Parlement a adopté, mercredi 3 avril, la proposition de loi qui vise à préserver ces"lanceurs d'alerte" et à renforcer l'indépendance des expertises scientifiques.Un sujet brûlant, que ramènent régulièrement au-devant de l'actualité des dossiers comme la prescription de médicaments à risque, l'exposition aux pollutionschimiques ou aux ondes électromagnétiques.

Les sénateurs ont voté sans modification, en deuxième lecture, la proposition de loi présentée par le groupe écologiste du Sénat, rendant son vote définitif. C'est la première fois de son histoire que le Parlement adopte un texte écologiste.

Le Parti socialiste, les communistes et une grande partie du groupe RDSE (à majorité PRG) ont soutenu le texte de leurs collègues écologistes, ainsi que quatre centristes, l'UMP s'y opposant. Les autres centristes se sont abstenus. Le rapporteur du texte, Ronan Dantec, a exprimé "son émotion" devant cette première.

 

Déposé en octobre 2012 par les sénateurs d'Europe Ecologie - Les Verts (EELV), le texte veut éviter que les lanceurs d'alerte soient victimes de discrimination professionnelle "pour avoir relaté ou témoigné, de bonne foi", à leur employeur ou aux autorités, "des faits relatifs à un danger pour la santé publique ou l'environnement" dont ils auraient eu connaissance par leurs fonctions.

 

De la dénonciation du Mediator par la pneumologue Irène Frachon au renvoi du toxicologue André Cicolella de l'Institut national de recherche et de sécurité après qu'il a sonné l'alerte sur les dangers des éthers de glycol, les exemples ne manquent pas de combats solitaires de chercheurs ou de citoyens contre l'institution.

 

 

"UNE CULTURE DE L'ALERTE EN ENTREPRISE"

Lors du passage devant l'Assemblée nationale, les députés ont ajouté au texte sénatorial une définition de l'alerte : "Toute personne physique ou morale a le droit de rendre publique ou de diffuser de bonne foi une information concernant un fait, une donnée ou une action, dès lors que la méconnaissance de ce fait, de cette donnée ou de cette action lui paraît dangereuse pour la santé ou pour l'environnement."


Dans les entreprises, un droit d'alerte est accordé au représentant du personnel au Comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT), et celui-ci doit être informé spécifiquement des alertes lancées et des suites données. Les députés ont ajouté qu'en cas de litige sur le bien-fondé ou la suite donnée à l'alerte par l'employeur, le représentant du personnel au CHSCT pourra saisir le préfet."Une culture de l'alerte est bien créée dans l'entreprise, mais l'alerte n'est pas gérée en son sein", s'est félicité M. Dantec.

 

Le texte crée aussi une Commission nationale de la déontologie et des alertes en matière de santé et d'environnement, chargée d'établir des règles de déontologie qui s'appliqueront à toutes les agences d'expertise. La commission aura aussi pour mission de recevoir les alertes et des les transmettre aux agences concernées. Elle ne pourra toutefois être saisie que par des associations ou des corps constitués, et non par les lanceurs d'alerte eux-mêmes.

 

 

LE GOUVERNEMENT A IMPOSÉ UN COMPROMIS

Les sénateurs écologistes ambitionnaient initialement la création d'une Haute autorité de l'expertise scientifique et de l'alerte en matière de santé et d'environnement, dotée de la personnalité morale et de pouvoirs étendus. Les parlementaires socialistes et le gouvernement ont imposé un compromis : la création d'une commission aux compétences et aux moyens plus restreints.

 

Pour Delphine Batho, ministre de l'écologie, cette commission nouvelle "constitue un maillon manquant pour rétablir la confiance de nos citoyens dans nos instituts de contrôle". "Il n'y aura pas création d'une institution nouvelle", s'est-elle en outre félicitée. La Commission nationale de la déontologie et des alertes en matière de santé et d'environnement sera créée par une refonte de l'actuelle Commission de prévention et de sécurité.

 
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Un marais filtrant pour les produits polluants du tarmac d'Orly

Un marais filtrant pour les produits polluants du tarmac d'Orly | Des 4 coins du monde | Scoop.it
ENVIRONNEMENT - Des roseaux vont purifier naturellement les eaux contenant des produits de dégivrage des avions...

 

Difficile d’être écolo quand on fait décoller des millions d’avions chaque année. Mais à Orly, on se soucie quand même de son impact sur l’environnement: ce jeudi ont commencé les travaux qui donneront naissance à un marais filtrant de 6.500m⊃2; destiné à traiter les produits de dégivrage des avions et de déverglaçage des pistes.

Un jour de traitement suffira

Ces produits, nocifs pour l’environnement et non retraités dans les stations d’épuration, se mélangent aux eaux pluviales et finissent par s’infiltrer dans la terre.

Le sable du marais dépolluera naturellement ces eaux, après un premier passage dans un bassin tampon où les bactéries commenceront le travail de dégradation. «L'épuration sera réalisée par le sable, les plantes servant à oxygéner ce filtre minéral.

L'eau ne stagnera pas dans le marais. Elle sera immédiatement absorbée par le sable. Un jour de traitement dans le marais devrait être suffisant», explique Aéroports de Paris. La qualité de l’eau sera mesurée en sortie du marais: si elle est satisfaisante, elle pourra rejoindre le milieu naturel.

 

La mise en fonctionnement du marais est prévue pour l’hiver prochain. Coût total de l’opération: quatre millions d’euros, dont 20% ont été financés par l’Agence de l’eau Seine-Normandie.

Les roseaux plieront sous des millions de litres de mono-propylène glycol et de formiates de potassium et de sodium, mais ne rompront pas.

 

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OGM: Rome demande une interdiction de culture du MON 810 dans l'UE

OGM: Rome demande une interdiction de culture du MON 810 dans l'UE

 

BRUXELLES - Le gouvernement italien a demandé à la Commission européenne de ne pas renouveler l'autorisation de culture demandée par le groupe Monsanto pour son maïs OGM MON 810, dans un courrier dont l'AFP a obtenu une copie jeudi.

Deux OGM seulement ont été autorisés à la culture dans l'UE: la pomme de terre Amflora, développée par le groupe allemand BASF, qui s'est avérée un échec commercial, et le maïs OGM MON 810 de la multinationale Monsanto.

La culture du MON 810 a été autorisée en 1998 pour 10 ans. Monsanto a demandé le renouvellement de ce permis en 2007, mais le processus d'autorisation est gelé en raison de l'hostilité de plusieurs Etats. 

Huit pays --France, Allemagne, Luxembourg, Autriche, Hongrie, Grèce, Bulgarie et Pologne-- ont même adopté des clauses de sauvegarde pour interdire sur leurs territoires la culture des OGM autorisés.

La demande du gouvernement italien vient donc renforcer le bloc des pays hostiles à la culture du MON 810.

Le courrier adressé à la Commission européenne par le ministre italien de la Santé, Renato Balduzzi, demande de suspendre l'autorisation de mise en culture des semences de maïs MON 810 dans tous les pays de l'UE en raison des risques pour l'environnement. La requête est appuyée par un dossier.

L'autorisation de culture a été accordée sur la base d'un avis de l'Autorité européenne pour la sécurité des aliments (EFSA) fondé sur une étude de risques pour la santé humaine et animale. Mais les risques pour l'environnement n'ont pas été étudiés.

Le MON 810 était cultivé fin 2011 sur 115.000 hectares dans six pays: Espagne, Portugal, République tchèque, Pologne, Slovaquie et Roumanie. La Pologne a depuis mis fin à ces cultures.

Le processus d'évaluation pour les demandes d'autorisation de culture et de commercialisation d'OGM se déroule en quatre temps: consultation de l'EFSA sur les risques pour la santé, demande d'autorisation aux Etats sur la base d'un avis favorable de l'EFSA, procédure d'appel si aucune majorité qualifiée ne se dégage entre les Etats. Enfin, si cette situation perdure, la décision finale revient à la Commission européenne.

A ce jour, l'EFSA n'a jamais rendu un avis négatif et aucune majorité qualifiée n'a jamais été trouvée entre les Etats pour interdire ou autoriser un OGM.

Selon les règles en vigueur, le MON 810 pourra continuer à être cultivé dans les Etats qui le souhaitent jusqu'à ce que l'UE prenne une décision.

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Combien de paysans faut-il près de chez moi si je veux manger local et bio ?

Combien de paysans faut-il près de chez moi si je veux manger local et bio ? | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Terre de Liens Normandie lance un outil web qui calcule le nombre de paysan(ne)s que nous devrions avoir près de chez nous si nous relocalisions notre consommation alimentaire.

Si tous les habitants du 12ème arrondissement de Paris se mettaient à manger bio et local, sans rien changer à leur consommation de viande, environ 50 500 hectares de terre agricole seraient protégés et plus de 2 600 paysan(ne)s installé(e)s, d’après le convertisseur lancé par Terre de liens Normandie.


Parmi ces paysans nouvellement installés, 522 paysans boulangers, 21 céréaliers, 338 maraîchers. Impressionnante, toute cette main-d’œuvre juste pour un arrondissement.

Et si les 65 millions de Français décidaient de relocaliser leur alimentation, ce seraient 23 millions d’hectares de terres de préservées, pour plus d’un million de paysans bio installés, selon ce convertisseur.

Un chiffre à comparer avec les 23 000 exploitants actuels en bio, répartis sur 975 000 hectares, que compte le pays.

Que ce soit à l’échelle du quartier, de la commune, d’un hôpital, d’une maison de retraite ou encore d’un restaurant scolaire, le convertisseur estime le nombre d’hectares et de paysans dont on a besoin pour se nourrir localement et bio.

Grâce à cet outil, Terre de liens nous fait comprendre que pour manger bio et local, il n’y a pas trente-six mille solutions : il faut que des paysans puissent s’installer en bio. C’est là que les citoyens peuvent jouer un rôle.

Comment ?

En faisant pousser une ferme près de chez vous! Prosaïquement, il s'agit d'acquérir collectivement des terres agricoles, via la foncière et le fonds Terre de Liens, qui existent depuis dix ans

Ces terres peuvent être louées à des agriculteurs qui souhaitent s’installer ou se maintenir en bio. Déjà, grâce à ce dispositif, «140 fermiers ont été accompagnés au travers de 87 fermes acquises (ou en voie de l’être) représentant 2744 ha de terres, […], grâce à l’utilisation de 20,1 millions d’euros d’investissements solidaires», lit-on sur le site du convertisseur Terre de Liens Normandie.

L B-M's insight:

Lien : http://convertisseur.terredeliensnormandie.org

 

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Les vêtements de demain seront peut-être en morve de poisson | Slate

Les vêtements de demain seront peut-être en morve de poisson | Slate | Des 4 coins du monde | Scoop.it
A priori, personne n’aurait envie de frotter contre sa peau la morve produite par le « poisson vieille sorcière » (si l’on traduit littéralement hagfish, son petit nom en anglais. Le français vernaculaire préfère myxine).

 

Pourtant, l’exceptionnelle substance visqueuse produite par cette créature des fonds marins pourrait bien révolutionner l’industrie textile et la tourner vers des solutions plus vertes.

 

Le marché du textile et de l’habillement, au deuxième rang des activités économiques mondiales (353 milliards de dollars d’échanges en 2001), est en effet extrêmement polluant. Plus de 60% des textiles échangés dans le monde sont synthétiques. Pour la plupart, il s’agit de polyesters (nylon...) et d’acrylique, dérivés du pétrole et difficilement recyclables.

 

Anna Rothschild rapporte pour le blog du programme radio PRI The World et pour BBC News le travail réalisé par des scientifiques de l’université de Guelph, au Canada. Ces derniers sont parvenus à fabriquer du fil à partir de la substance visqueuse que la myxine excrète pour se protéger.

Ces poissons, qui n’en sont pas vraiment, puisqu’ils ne possèdent pas de colonne vertébrale, existaient déjà avant l’époque des dinosaures. Le plus vieux fossile retrouvé date d’il y a 330 millions d’années. Dépourvus de mâchoires, ils ont développé un système unique de sécrétion d’un mucus par 150 pores tout le long de leur corps anguilliforme.

 

La substance, constituée de fibres très fines –100 fois moins épaisses qu’un cheveux humain–, a la capacité unique de se déployer instantanément une fois excrétée dans l’eau, et occuper plusieurs centaines de fois son volume initial. Le système est très efficace. Les prédateurs qui tentent de croquer ce charognard a priori sans défense –la myxine n’a même pas de véritables yeux– risquent de s’étouffer avec le mucus, qui remplit leurs bouches et recouvre leurs branchies.

D’autres scientifiques, de Nouvelle-Zélande, ont filmé la myxine gagnant contre 14 prédateurs, dont plusieurs requins.

 

Une fois séchées, les fibres ont la consistance de la soie. Anna Rothschild rapporte qu’il pourrait être plus facile, dans l’état actuel des biotechnologies, de produire ces fibres que celles des araignées, notamment parce que les protéines qui les composent sont plus petites.

Nous ne sommes pourtant pas près de porter des T-shirts en bave de poisson-sorcière, puisqu’il est encore impossible de les faire se reproduire en captivité. Les chercheurs de Guelph tentent de faire produire la protéine fibreuse à des bactéries.

Et pensent déjà à faire du rebranding pour rendre le poisson et son mucus plus attrayants pour le marché de la mode, toujours friand de nouvelles matières.

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Perturbateurs endocriniens : l'UFC-Que choisir alerte sur la composition des produits cosmétiques et d'hygiène

L'UFC-Que Choisir a mené l'enquête sur la présence de perturbateurs endocriniens (PE) dans les produits cosmétiques et d'hygiène. Au total, 66 produits de grande consommation ont été passés au crible.

 

 Et selon l'association des consommateurs, les résultats sont alarmants : "Alors même que ces molécules peuvent avoir un effet hormonal à des concentrations infimes, certains fabricants continuent à les incorporer dans les produits cosmétiques. Sur le dentifrice Colgate Total nos mesures ont révélé une teneur en triclosansusceptible d'effet sur la thyroïde. Quant au gel douche Nivea « Water lily & oil », nous y avons trouvé dupropylparaben à une dose supérieure à la recommandation du Comité scientifique pour la sécurité des consommateurs (CSSC)".

Les PE sont présents dans les produits de cosmétique et d'hygiène en tant que conservateurs, antibactériens, filtres solaires mais aussi émollients. L'UFC-Que choisir dénonce leur omniprésence dans les produits, sachant que les multi-expositions à une même molécule ou à deux molécules présentant les mêmes effets augmente les risques.

Pour le triclosan, "nous avons trouvé des teneurs acceptables sur les dentifrices et les déodorants pris isolément, mais qui atteignent un niveau de risque significatif pour une utilisation combinant les deux produits. Le problème est encore plus marqué dans le cas du propylparaben, retrouvé dans pas moins de 9 familles de produits cosmétiques et d'hygiène (1 déodorant, 1 shampoing, 1 dentifrice, 1 bain de bouche, 2 gels douche, 6 laits corporels, 3 crèmes solaires, 3 rouges à lèvres, 4 fonds de teint, 4 crèmes visage…)".

L'association demande donc à la commission européenne, qui planche sur une révision de sa stratégie sur les perturbateurs endocriniens, "de diligenter des recherches indépendantes sur l'impact de ces molécules sur le long terme, et en application du principe de précaution, de renforcer sans plus attendre le cadre réglementaire en prenant en compte l'effet cocktail de ces molécules dans l'évaluation de la toxicité des produits" et de rendre obligatoire l'étiquetage "sur la composition réelle de leurs produits, et de retirer de leurs formulations les molécules ayant des effets de perturbateurs endocriniens avérés ou suspectés, afin de réduire les quantités totales auxquelles sont exposés les consommateurs".

 

 

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S’installer dans un écovillage, une idée folle ?

S’installer dans un écovillage, une idée folle ? | Des 4 coins du monde | Scoop.it
On les appelle écovillages, écolieux, écohameaux. Parfois, on les orthographie éco-villages, éco-lieux et éco-hameaux.

Quels que soient le terme utilisé et l’orthographe, on désigne la même chose : une agglomération rurale ou urbaine qui vise l’autosuffisance. Dans ce lieu, c’est l’humain que l’on place au centre et que l’on souhaite en harmonie avec son environnement. Le principe de base est de ne pas prendre à la terre ce qu’on ne peut lui rendre. Au-delà de la théorie, vivre dans un écovillage est-il réalisable ? S’agit-il d’une utopie ?

Qu’est-ce qu’un écovillage ?

Un écovillage se caractérise par un mode de vie prenant en compte lesdimensions environnementale, socio-économique et culturelle.

Robert Gilman, spécialiste du sujet définit l’écovillage de la manière suivante : « Un écovillage est un établissement humain intentionnel, urbain ou rural réalisé à échelle humaine disposant de toutes les fonctions nécessaires à la vie, dans lequel les activités s’intègrent sans dommage à l’environnement naturel tout en soutenant le développement harmonieux des habitants. C’est un lieu où les initiatives se prennent de façon décentralisée – selon les principes de la démocratie participative – et de manière à pouvoir se prolonger avec succès dans un futur indéfini. »

Ce mode de vie écologique, solidaire et responsable se traduit de différentes manières :

Un mode de production et de consommation biologique ;des habitats qui privilégient les écomatériaux et les énergies renouvelables, visant l’autonomie énergétique ;une gestion des ressources et des déchets optimale ;la mise en place de systèmes d’échanges et d’entraide ;des décisions prises de manière collégiale ;une vie en communauté, avec la création d’activités économiques, sociales et culturelles communes, en accord avec une vision éthique ;un mode de vie basé sur la sobriété volontaire ;etc.

Les écovillages ne se limitent donc pas à l’écohabitat. Ils deviennent des solutions concrètes à unmode de vie plus durable et moins individualiste. Ils encouragent également une diminution des écarts sociaux.

Les écovillages peuvent être très différents. On trouve des écovillages isolés en campagne mais ils peuvent être aussi des parties de villages déjà existants, voire des quartiers de grandes agglomérations. Quels qu’ils soient, ils ont les mêmes objectifs et les mêmes valeurs :

autonomieconvivialitéouverturerespectsolidaritéliberté de croyance individuelle

Les écovillages n’imposent aucune orientation religieuse, culturelle ou politique.

 

L’histoire des écovillages

Le terme écovillage, fusion des mots « écologie » et « village » a été inventé au début des années 1990 par Ross et Hildur Jackson, fondateurs de Gaia Trust au Danemark, une association qui soutient des projets de développement durable dans le monde.

Il se voulait la réponse logique aux problèmes environnementaux tels que le réchauffement climatique, la raréfaction des ressources naturelles et notamment l’eau, le déclin de la biodiversité et la pauvreté dans le monde. Le mouvement des écovillages représente aujourd’hui un potentiel très important pouvant apporter des solutions face à ces nombreux problèmes de société.

Les écovillages, les villes en transition et autres communautés partageant cette même vision globale et durable se sont multipliés partout dans le monde. En 1995, le réseau Global Ecovillage Network a été mis en place pour encourager tout type d’initiatives allant dans ce sens.

Le réseau est étendu partout dans le monde ; il recense près de 250 membres. Certains membres sont eux-mêmes des associations regroupant plusieurs villages comme le RFEV. LeRéseau Français des EcoVillages qui porte plus d’une trentaine de projets.

L’intérêt du réseau est de créer une synergie entre toutes ces entités et encourager ainsi les échanges d’idées, de technologies et les retours d’expériences des uns et des autres.

 

Il est difficile de connaître le nombre exact d’éco-villages dans le monde. Certaines structures adoptent la philosophie mais ne se qualifient pas d’éco-villages. A l’inverse, certains lieux s’autoproclament éco-villages alors qu’ils n’y ressemblent que de très loin. En effet, le fait de disposer de bâtiments écologiques et de trier ses déchets n’est pas suffisant.

 

Les écovillages en France

Le Réseau Français des EcoVillages en recense une trentaine sur le territoire. Certains offrent la possibilité de venir y passer un séjour. C’est sans doute le meilleur moyen de tester avant de se lancer dans une telle aventure !

ECOlonie dans les Vosges

Cet écovillage crée en 1989 se présente comme un centre écologique. 11 adultes et 3 enfants y vivent en permanence.

La communauté (néerlandaise) gère son jardin, un troupeau de chèvres d’une centaine de têtes et un camping pour accueillir les visiteurs. Les permanents fabriquent du fromage et toute une panoplie de produits bio : huiles essentielles, produits pour la douche et le bain etc. Ils bénéficient du label AB.

Pour les vacances, ECOlonie propose de nombreuses activités comme le yoga, la relaxation, le Qi Gong, le shiatsu (découvrez ces activités : je me mets aux sports zen à la rentrée !), des goûters bio pour les petits et les grands, la visite des jardins et de la ferme, etc.

Pour plus de renseignements : ecolonie.orgL’écovillage Fondale, en Corse

L’association Fondale regroupe 4 projets :

L’écolieu Fondale, qui comprend 5 écogîtes et une aire de camping ;L’écovolontariat ;L’Ermitage Santa Lucia, propice à la retraite ;La SCI Fondale dont l’objectif est de créer un écolieu en Haute-Corse.

Renseignements sur : www.association-fondale.com

De nombreux projets sont en attente de volontaires partageant les mêmes valeurs et souhaitant s’investir.

 

Si ce mode de vie vous intéresse, renseignez-vous sur le site de l’association Passerelle Eco : www.passerelleco.info



 

 

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Autolib' débarque à Lyon à la rentrée

Autolib' débarque à Lyon à la rentrée | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Comme à Paris, le système de voitures électriques en libre-service est mis en oeuvre par Vincent Bolloré, qui investira 15 millions d'euros.

 

Après Paris, la ville de Lyon devrait mettre en service une flotte de 130 voitures électriques Autolib' en septembre prochain, selon un article des "Echos". La ville de Lyon a confirmé jeudi 29 mars la mise en service à la rentrée prochaine du fameux système de voiture électrique en libre-service de Bolloré.

 

Selon "Les Echos", cinquante premières stations entreront en service avec 130 véhicules, entre septembre et décembre 2013 uniquement à Lyon, puis 120 autres voitures électriques rouleront courant 2014 dans Lyon et Villeurbanne, où seront aménagées 20 stations.

 

Le groupe Bolloré devrait quant à lui investir 15 millions d'euros, selon le quotidien économique. Son PDG, Vincent Bolloré, avait déjà indiqué fin février qu'il souhaitait lancer avant la fin de l'année à Lyon ce projet d'autopartage similaire au service Autolib', lancé fin 2011 en région parisienne en lien avec la ville de Paris et de nombreuses collectivités franciliennes.

 

Bientôt à Bordeaux aussi ?

"La stratégie de notre groupe, c'est d'aller répéter Autolib' dans d'autres villes et couvrir déjà la France et, si possible, une partie du monde, avec nos bornes et avec notre système d'autopartage", avait déclaré Vincent Bolloré lors d'une conférence de presse.

Ce système d'autopartage devrait aussi voir le jour fin 2013 à Bordeaux. Le système, dont le nom reste à définir, a été présenté le 26 février par Vincent Bolloré à la ville de Bordeaux.

  
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La résistance tranquille de Pierre Rabhi contre la «frénésie» du monde

La résistance tranquille de Pierre Rabhi contre la «frénésie» du monde | Des 4 coins du monde | Scoop.it

 Pionnier de l'agriculture biologique et chantre de la «sobriété heureuse», l'agriculteur et écrivain Pierre Rabhi décrit sa résistance tranquille contre une «société de la frénésie qui a donné à l'argent les pleins pouvoirs» dans un film qui sort mercredi au cinéma.


«Le modèle de société aujourd'hui incite tout le monde à être insatiable, c'est-à-dire à n'être jamais satisfait», juge-t-il dans un entretien à l'AFP en plaidant pour «l'auto-limitation, la sobriété, la puissance de la modération... Ca c'est réaliste.»

 

Des sandales aux pieds, même dans les rues de Paris, l'agriculteur de 75 ans s'apprête à parcourir la France pour accompagner le film «Pierre Rabhi, au nom de la Terre», de Marie-Dominique Dhelsing. Le documentaire, programmé dans 300 salles, relate «l'itinéraire et les valeurs» de ce natif du Sahara algérien, Ardéchois d'adoption, qui promeut depuis les années 60 l'agroécologie, sans engrais chimiques et dans le respect des rythmes naturels.

 

«Je ne connaissais pas l'agriculture, j'ai voulu apprendre, je me suis retrouvé dans des fermes qui pratiquaient l'agriculture moderne avec beaucoup de chimie, beaucoup de poisons. Cela m'a réveillé. Je me suis alors intéressé à d'autres méthodes beaucoup plus conformes à la biologie», raconte-t-il, voix douce et barbiche poivre et sel.

 

«L'agroécologie est reconnue maintenant, même par les Nations unies, comme étant la bonne solution pour résoudre les problèmes de l'alimentation dans le monde. Certains la réduisent à l'agriculture de papa, mais non! C'est une agriculture qui a beaucoup bénéficié des avancées scientifiques en matière de compréhension des sols et de la vie biologique», assure celui qui se décrit comme «un petit avocat de la terre».

 

«Produire et consommer localement»

C'est ainsi, dans ses livres, ses interventions en France et à l'étranger mais surtout dans son jardin, que Pierre Rabhi «résiste» sans éclats de voix contre un «modèle défaillant», celui du productivisme agricole et des affaires Spanghero ou autre.

«La problématique alimentaire est la plus absurde qui soit. Les villes sont aujourd'hui nourries par des denrées alimentaires qui font des milliers de kilomètres. Pour nous, produire et consommer localement est fondamental.»

«L'homme moderne est de plus en plus loin de la nature. Il y fait simplement quelques intrusions pour faire quelques glissades sur la neige ou aller s'exposer au soleil sur les plages, mais tout le reste du temps il est confiné dans un espace très restreint... ce n'est pas étonnant que cela ait généré un mode de pensée limité», estime le paysan globe-trotteur, dont le film raconte qu'il aurait pu être ministre au Burkina Faso.

 

«Il y a des lois intangibles. Vouloir transgresser les lois de la nature, c'est se condamner à mort...», tranche Rabhi, dont les préceptes ont inspiré Nicolas Hulot et sont mis en oeuvre depuis des années par les militants de mouvements comme Terre & Humanisme ou Colibris.

 

«C'est vrai que je suis écouté. Mais je n'ai aucune envie de cette notoriété ou d'être un gourou, c'est embarrassant d'avoir une renommée... Heureusement pour moi, je ne suis pas simplement à remplir des bibliothèque de principes, je suis aussi dans des actions concrètes... C'est là que je trouve ma cohérence», conclut celui qui compte aussi parmi ses soutiens la chanteuse Camille.


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