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A Oullins, les paysans ont créé un supermarché bio

A Oullins, les paysans ont créé un supermarché bio | Des 4 coins du monde | Scoop.it

En cherchant la "Super Halle", située à Oullins dans le Rhône, on s’attend à trouver un immense marché couvert, à l’image des grandes halles de producteurs s’étalant sur des milliers de mètres carrés. Mais cette Super Halle est "super" par son concept plutôt que par sa taille.

 

La décoration est épurée, on ne recherche pas l’ambiance cosy d’une épicerie bio mais l’atmosphère est chaleureuse. Dès l’entrée, on a le choix. Soit on s’installe à une des tables en bois dans le coin restauration "La cuisine des producteurs" soit on s’engage dans les rayons de l’épicerie bio. Grandes étagères en bois, un rayon entier de distributeurs d’aliments en vrac… un choix complet et réfléchi pour répondre au maximum à tous les besoins du consommateur.

Il n’y a pas de limite de kilomètres pour l’approvisionnement mais Ronan Calard, chef de projet, assure que chaque produit sera réfléchi, on fait au plus local, même si ce n’est pas tout le temps possible. Finalement, les produits sont les mêmes que dans les magasins bios.

Au fond du bâtiment on trouve la partie "vente directe". Ici, c’est le territoire des seize producteurs associés qui se relaient toute la semaine pour assurer la vente de leurs produits. Pour eux, il est important de proposer le "meilleur" et le meilleur c’est ce qui est du coin et ce qui produit de l’économie, localement. "Ça permet de palper ce qui est produit et de recréer un lien avec la terre".


Un pari ambitieux

Le projet, l’équipe le porte depuis de longs mois. Il devait initialement s’implanter suite à la cessation d’activité de la Halle de la Martinière, premier marché couvert de Lyon depuis 1838 qui a fermé ses portes en 2011, mais un autre projet a remporté l’appel à candidature.

Le concept ne sera pas abandonné pour autant et c’est après une longue période de prospection qu’il trouve enfin son nid. A travers une étude de la Chambre de Commerce et d’Industrie, le Sud Ouest lyonnais semble montrer un vif élan de consommation responsable au sein de la population résidente et le local d’Oullins présente justement plusieurs atouts : le loyer attractif, l’accessibilité grâce à la voie rapide et au métro.

De plus, les locaux eux-mêmes (800 m2 en tout, dont 300 m2 de vente sous sept mètres de plafond,) sont très pratiques pour l’aspect logistique. Enfin, l’offre n’étant pas très développée dans la zone, la concurrence n’est pas un souci.

Mais alors, qui sont ces producteurs qui se sont lancés dans l’aventure ? Quatre maraîchers, quatre producteurs de viande, cinq producteurs laitiers, un arboriculteur, une productrice d’herbes aromatiques et un producteur de fruits. Tous sont installés à moins de 80 km d’Oullins.

Sur les seize, sept sont labellisés bio, mais tous s’engagent dans la démarche"Agriculture Paysanne" et c’est ce qui compte. L’agriculture paysanne est bien une démarche, non un label. Même si elle n’est pas contraignante, elle est plus complète que le simple label AB car elle prend en compte les aspects environnementaux, humains, sociaux et économiques.

Elle favorise par exemple les fermes à taille humaine, le fait de maîtriser les investissements pour limiter son endettement et ainsi faciliter la transmission, etc. La charte sert de repère pour le paysan. C’est l’Adear, Association pour le Développement de l’Emploi Agricole et Rural, qui assure le suivi des fermes dans leur volonté de progression. La démarche est un engagement moral, la qualité et le local prévalent sur le 100 % bio.

 

 

Se mettre d’accord, tous ensemble

Côté producteurs, tout le monde vend les produits de tout le monde. Durant leur permanence, l’éleveur de chèvres s’occupe des légumes tout comme la productrice de canards vend les fromages. Pour le stock, au sein de chaque filière, il y a entente en amont, pour décider de qui produit quoi et en quelle quantité. On ajuste au fur et à mesure, selon les ventes, pour garder un équilibre entre chaque producteur.

Côté épicerie, c’est une organisation indépendante qui est intégrée au Groupement Régional Alimentaire de Proximité (GRAP). Le gérant des Paniers de Martin (système de commandes hebdomadaires de paniers de produits alimentaires locaux, ayant une distribution sur place) est aussi celui de l’épicerie en plus de deux autres co-gérantes.

Même si on y retrouve les marques bios traditionnelles, la Halle ne se présente pas comme un concurrent des magasins tels que La Vie Claire ou Biocoop et veut justement "changer d’échelle". Pour plus de visibilité, deux types d’étiquettes différencient les produits de l’épicerie et des producteurs. Ainsi, si l’on est attentifs, on peut repérer facilement les pots de ratatouille confectionnés par Christine Rousset (étiquette verte) au milieu des diverses marques (étiquettes oranges).

 

Philippe et Sylvie s’occupent du coin restauration, "La cuisine des producteurs".Sylvie, cheffe cuisinière, vêtue d’une blouse aussi colorée que ses plats, propose une carte exhaustive, qui prend en compte les intolérants au gluten et aux laitages, mais aussi les petits budgets puisqu’un plat à base de pâtes est systématiquement proposé. De son côté, Philippe, aussi gérant du Café de la Soie à Croix-Rousse, tient le bar et propose entre autres bières locales et tisanes bios de Marie Wasson, une des productrices de la Halle !

L’aventure n’est pas de tout repos, notamment pour les agriculteurs. Ils sont certes présents à la Halle à tour de rôle mais aux six heures de permanence chaque semaine doivent aussi s’ajouter les heures de préparation. En dépit du manque de sommeil, on ressent tout de même une confiance, un réel engagement et l’envie que ça marche. Avec le sourire.

Réunis en coopérative type SCIC

Cette Halle est aussi "super" innovante car c’est une SCIC (Société Coopérative d’Intérêt Collectif). La Galerie Paysanne est l’étiquette qui chapeaute les trois pôles de l’activité : le coin épicerie, le point restauration et l’espace producteurs, pour "travailler ensemble" et réunir différents métiers, différents points de vue. Sa structure commune en multisociétariat attribue 45% des voix aux producteurs, 35% à l’épicerie /restauration, 10 % aux salariés et 10 % aux acteurs extérieurs.

Les producteurs, moteurs de l’activité, se relaient entre caisse et vente à l’étal. Le magasin leur permet de vendre leurs produits tous les jours en étant chacun présents 6 heures par semaine. En plus des marchés pour certains, la Halle leur garantit un abri, une régularité dans les ventes et permet de conquérir de nouveaux clients. D’autres y voit l’opportunité de diversifier leur production.


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Food Inc, Les alimenteurs

Food, Inc. (Les Alimenteurs au Québec) est un documentaire américain de 2008, réalisé par Robert Kenner. Le film traite de la production de nourriture à grande échelle aux États-Unis et conclut que la viande et les légumes produits par ce type d’industrie sont mauvais pour la santé et pour l’environnement.

Le documentaire  a été fortement critiqué par les grosses entreprises américaines engagées dans la production alimentaire industrielle.

Food, Inc. est nommé en 2010 pour l’Oscar du meilleur film documentaire.

Via Shabba
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Le Freegan poney : la cantine cachée sous le périph parisien

Le Freegan poney : la cantine cachée sous le périph parisien | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Le restaurant-squat Freegan Pony cuisine avec les rebuts du marché de Rungis. Sous le périphérique, un hangar s'est transformé en cantine participative.



Chaque soir, du vendredi au lundi, sous le périphérique porte de la Villette, un hangar se transforme en cantine participative. 

Meubles de récupération, bénévoles en cuisine et légumes frais du marché, l’idée du restaurant végétarien est de créer du lien social tout en sensibilisant au gâchis alimentaire. 


Le prix y est libre et c’est ouvert à tous : allez jeter un œil!

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La Fondation Nicolas Hulot pour des cantines plus durables

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La Fondation Nicolas Hulot présente une méthode pour manger mieux, bio, sans que ça coûte plus cher. Une école parisienne l'a déjà testée.



La cité scolaire Janson-de-Sailly, c'est 3.500 élèves à nourrir chaque jour à Paris. Elle teste depuis trois ans les méthodes que va préconiser la Fondation Hulot. À la cantine, on y mange du bœuf bio limousin acheté directement à un éleveur, du porc bleu-blanc-cœur nourri aux oméga 3, des légumes et des fruits de saisons produits en Île-de-France, de la baguette de tradition, du riz bio de Camargue. Les menus sont de haute qualité. Les produits sont plus beaucoup chers, c'est vrai. Mais le gestionnaire de la cantine, Christophe Chaumon, le compense en réduisant le gaspillage.


 Quand il est arrivé, chaque jour, la cantine produisait 600 kilos de déchets organiques. Aujourd'hui c'est trois fois moins. Le meilleur exemple, c'est le pain. Juste en changeant la corbeille de place, il a réduit le gaspillage de 80%. Avant, elle était au début du self service. Quand les gens arrivent, ils ont faim, tout le monde en prenait. En la mettant à la fin, ils se servent beaucoup moins. Autre astuce, il a réduit la taille des assiettes. Si les enfants ont faim, ils reviennent demander. Ensuite, il cuit la viande la nuit dans des appareils à cuisson lente. Un pot-au-feu a 63 degrés, c'est excellent et ça demande beaucoup moins d'énergie. 


 Il y a trois ans, l'établissement payait 36.000 euros de taxe sur les ordures ménagères, la somme a été divisée par trois. Donc on peut manger mieux, sain et sans que ça coûte plus cher. Tous ces outils parfois simples, la Fondation Hulot va les mettre à disposition sur le site Internet Restau responsable.

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Cette assiette innovante absorbe les surplus de graisses de vos plats

Cette assiette innovante absorbe les surplus de graisses de vos plats | Des 4 coins du monde | Scoop.it

La cuisine thaïlandaise est très réputée pour ses parfums et son piquant. Mais son principal inconvénient, c’est la quantité d’huile utilisée pour la préparation et la cuisson. 


Cette graisse en excès est tellement importante que la Thaïlande est au deuxième rang au niveau du taux d’obésité en Asie du Sud-Est. Un réel problème dans le pays que la fondation Thaï Health, très engagé dans le domaine de la santé, a souhaité améliorer. 


En collaboration avec l’agence BBDO Bangkok, elle a eu l’ingénieuse idée de créer l’ « AbsorbPlate », une assiette novatrice qui permet de retirer le surplus d’huile dans les plats grâce à 500 petits trous. 


A l’image d’une éponge qui absorbe l’eau, cette nouvelle assiette peut absorber jusqu’à 7ml de graisse, soit environ 30 calories. Une bonne idée pour réduire notre consommation en graisse sans pour autant changer nos habitudes de cuisine !

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Préparations naturelles : une centaine de plantes médicinales autorisées

Préparations naturelles : une centaine de plantes médicinales autorisées | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Le décret simplifiant la procédure d'autorisation des préparations naturelles peu préoccupantes (PNPP) à usage biostimulant est paru le 30 avril. L'association Aspro-PNPP déplore une liste de substances a minima.


Il se faisait attendre par les militants "anti-pesticides", plus de quinze mois après la promulgation de la loi d'avenir agricole d'octobre 2014… Le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll l'a confirmé la semaine dernière devant les députés. Le décret reconnaissant les préparations naturelles non préoccupantes (PNPP) (purin d'ortie, etc), comme biostimulants et non plus comme produits à usage phytopharmaceutique, a été publié au Journal Officiel le 30 avril. 


 Pour rappel, l'article 50 de la loi d'avenir agricole prévoit un régime simplifié pour l'utilisation et la commercialisation de ces préparations. Il définit qu'une PNPP doit être constituée exclusivement de substances de base ou de substances naturelles à usage biostimulant, comme l'ail par exemple, qui "n'a pas d'effet directement insecticide mais facilite la résistance de certaines plantes à certains insectes". Une PNPP doit également être obtenue à partir d'un procédé accessible à tout utilisateur final. 


 Ce décret stipule que les substances naturelles à usage biostimulant doivent, pour être autorisées, être inscrites sur une liste, également publiée par arrêté du ministre le 30 avril au JO. Les produits "qui contiennent uniquement une ou plusieurs substances autorisées par l'arrêté mélangées avec de l'eau, et donc accessibles à tout utilisateur, peuvent désormais être mis sur le marché sans autre formalité", a expliqué le ministre de l'Agriculture. 


L'autorisation de ces substances est "ainsi simplifiée, plus rapide et chacun peut donc fabriquer et commercialiser ses propres produits pour stimuler la croissance des plantes". Une première liste de substances sur le marché Cet arrêté fixe une première liste de "plus d'une centaine de substances naturelles" à usage biostimulant autorisées, dont le purin d'ortie. Le texte comprend toutes les préparations "simples contenant des plantes médicinales pouvant être librement vendues en dehors des pharmacies, telles que l'ail, la menthe ou l'ortie, sous forme de poudre ou diluées", a précisé M. Le Foll. 


Ces plantes sont autorisées par l'article D4211-11 du code de la santé publique. La sauge, le thym ou le tilleul en font également partie. La liste sera complétée par d'autres substances PNPP, après avoir été évaluées par l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) "garantissant qu'elles ne présentent pas d'effet nocif sur la santé humaine, sur la santé animale et sur l'environnement". Ces substances seront d'origine végétale mais aussi "animale ou minérale, à l'exclusion des micro-organismes" et ne sont pas génétiquement modifiées, précise le décret. Ces substances doivent être "non traitées ou traitées uniquement par des moyens manuels, mécaniques ou gravitationnels, par dissolution dans l'eau, par flottation, par extraction par l'eau, par distillation à la vapeur ou par chauffage uniquement pour éliminer l'eau." La substance PNPP, inscrite sur la liste, peut être retirée ou modifiée, "dès lors que l'une des conditions requises pour cette inscription n'est plus remplie", prévient le décret. Un délai, n'excédant pas douze mois, pourra être fixé pour permettre l'écoulement des stocks à la commercialisation. Toute publicité commerciale pour les PNPP, composées exclusivement de substances naturelles à usage biostimulant, "ne peut comporter d'autres allégations que celles relatives à leur caractère naturel à usage biostimulant", ajoute le décret. 


 800 substances en attente de validation 

 Les professionnels ont présenté au ministère une liste de près de 800 substances au total, évaluées par l'Anses, susceptibles d'être considérées comme des PNPP. Pour Jean-François Lyphout, président de l'association Aspro-PNPP dédiée à la promotion de leur usage : Cet arrêté "reprend basiquement une liste (des plantes ou parties de plantes médicinales, ndlr) du ministère de la Santé mais cela ne correspond pas vraiment à ce qu'il se passe sur le terrain !". 


Le décret, salué par l'association, évoque aussi des substances animales et minérales. Mais elles ne figurent pas sur cette liste, jugée par Aspro-PNPP "a minima". Cet arrêté "est pauvre. Les fougères, les purins de prêle ou de consoude ne sont pas dedans. Ceux qu'on retrouve communément dans les supermarchés ou les jardineries n'y figurent pas", déplore M. Lyphout, en appelant l'Anses à ajouter ces produits de substitution aux pesticides. "Si on arrive à mettre la pression, ce qui n'est pas gagné !", craint-il toutefois. L'association dénonce un "lobbying" des firmes agrochimiques qui souhaiteraient éviter que ces produits naturels ne viennent concurrencer leurs produits chimiques sur le marché. "La guerre de l'ortie" n'est donc pas terminée.

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Côte d'Azur: Face au «brevetage du vivant», ils échangent leurs graines

Côte d'Azur: Face au «brevetage du vivant», ils échangent leurs graines | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Un geste ancestral devenu… militant. Sur la place du village dela Tour-sur-Tinée, samedi, était organisée une
bourse à la graine. Des variétés de pastèque, de coriandre et de persil qui passent de main en main.

Ici pas de spéculation, ni de cours du blé. Mais un troc de semences, « désormais limité par les lois européennes », affirme Roger Roux, porte-parole de la confédération paysanne 06. 


« C’est symbolique, mais cet échange est hors la loi. Les agriculteurs sont limités dans leurs échanges de semences. Alors, on remet ça en place. » « On prône la semence libre » Yves arrive devant la table. Entre ses doigts, des sachets pleins de graines de concombre. « Elles viennent directement de mon jardin », lance-t-il à Marion, organisatrice de la bourse qui contrôle leur provenance. 

« On prône la semence libre. Alors je m’assure qu’il n’y ait aucune graine génétiquement modifiée, stérile ou issue de l’industrie. » Les plants d’Yves repartiront dans les mains d’Aline. 


« Par rapport à celles achetées en magasin, je sais d’où elles viennent », soutient la jardinière du dimanche. Sur la table de la bourse aux semences, reste un vaste choix de graines de coriandre, rhubarbe et cougourde bien loin du « brevetage du vivant » et des variétés stéréotypées.

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Fin des sacs plastiques. Le décret sur l'interdiction publié fin mars

Fin des sacs plastiques. Le décret sur l'interdiction publié fin mars | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Le décret sur l'interdiction des sacs de caisse en plastique à usage unique, qui doit entrer en vigueur le 1er juillet, paraîtra le 31 mars au Journal officiel.


L'annonce est signée Ségolène Royal. « Signature du décret d'interdiction des sacs plastiques à usage unique. Publication le 31 mars », écrit la ministre de l'Environnement dans un tweet.


Cette interdiction devait à l'origine entrer en vigueur le 1er janvier. Ségolène Royal avait annoncé début février qu'elle s'appliquerait finalement à partir du 1er juillet prochain. « J'ai écouté le besoin de transition » qui s'est exprimé, avait-elle expliqué. 


 L'interdiction des sacs de caisse en plastique à usage unique est prévue par la loi sur la transition énergétique. Seront interdits les sacs en plastique d'épaisseur inférieure à 50 micromètres aux caisses des magasins, sans considération de volume, gratuits ou payants. 

 Puis, seront prohibés, au 1er janvier 2017, les sacs ou emballages en plastique qui ne sont pas en caisse et contenant des denrées alimentaires. 


 8 milliards de sac abandonnés chaque année Les consommateurs doivent se voir proposer aux caisses des sacs en plastique réutilisables (plus de 50 micromètres) ou des sacs en papier. 

 En 2010, au niveau européen, on estimait à 8 milliards le nombre de sacs en plastique abandonnés dans la nature chaque année, qui mettent ensuite plusieurs centaines d'années à se dégrader et viennent affecter durablement la faune marine en particulier.

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Cultivez votre potager virtuel et récoltez de (vrais) fruits et légumes locaux

Cultivez votre potager virtuel et récoltez de (vrais) fruits et légumes locaux | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Avec Monpotager.com, les internautes peuvent gérer un potager virtuel à la façon d'un jeu vidéo. Mais ici, les légumes deviennent réalité quand arrive l'heure de la récolte.


À la manière d'un jeu vidéo, Monpotager.com permet aux internautes de gérer leur propre potager en ligne. Sa différence avec FarmVille ou FarmMania : les légumes deviennent réalité quand vient l'heure de la récolte.


Combiner les saveurs d'une alimentation locale et la dimension ludique d'un jeu vidéo, c'est le pari de Monpotager.com. Sur ce site, les internautes peuvent planter virtuellement un potager en sélectionnant leurs fruits et légumes parmi plus de 40 variétés, dont de nombreuses anciennes ou rares. Mais contrairement à des jeux tels FarmVille ou FarmMania, ici les légumes deviennent réalité quand arrive la récolte. Moyennant un abonnement mensuel compris entre 15 et 100 euros selon la surface cultivée, les internautes reçoivent régulièrement des prod


"Je souhaitais répondre à une attente forte des populations urbaines tout en y apportant une touche d’originalité et de sympathie" explique le fondateur, Thierry Desforges à We Demain. Fils de paysan, il a créé cette plateforme en 2013 afin de permettre aux citadins de mieux se nourrir, mais aussi d'apprendre les bases de l'agriculture. "Sur Monpotager.com, les utilisateurs peuvent suivre la croissance des plantes et ils reçoivent des notifications dès qu'il se passe quelque chose. C'est aussi une façon de renouer avec le rythme des saisons."Fruits frais dans l'un des nombreux points relais inscrits au réseau.


Carottes Yellowstone, betteraves Burpees golden et autres framboises Tulameen sont disponibles à un prix à peine supérieur de 10 à 15 % à celui des grandes surfaces. Le tout issu de l'agriculture biologique ou raisonnée avec "un niveau de qualité et de service sans commune mesure" avec les supermarchés assure Thierry Desforges. Les agriculteurs sont également bien rémunérés avec des prix d'achat supérieurs de 15 à 30 %.


Présent en région parisienne et à Lyon, où il fédère déjà 21 000 utilisateurs, le service devrait s'étendre cette année à Lille, Nantes, Bordeaux et Toulouse. À quand à un partenariat avec FarmVille, le jeu leader de l'agriculture virtuelle ? "Nous n’excluons pas un jour, s’ils sont intéressés, de pouvoir travailler main dans la main pour accroître de part et d’autre l’expérience utilisateur". L’appel est donc lancé !

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Comment manger sans huile de palme au supermarché ? 

Comment manger sans huile de palme au supermarché ?  | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Biscuits, pâtes à tartiner, pizzas, biscottes… la liste des produits alimentaires contenant de l’huile de palme est longue. On a, depuis quelques années, tendance à critiquer celle qui se glisse dans quasiment tous les rayons du supermarché. Pourquoi est-elle si mauvaise ? C’est ce que l’on vous propose de découvrir à travers la série « comment consommer sans huile de palme dans le commerce* ? » 

* D’après les produits vendus dans les enseignes AUCHAN, CASINO, CARREFOUR, MONOPRIX, LECLERC, U.


Si on a déclaré la guerre à la monoculture du palmier à huile c’est parce qu’elle est responsable de la déforestation intensive en Malaisie, Indonésie, Afrique et Amérique du Sud. Pour protéger les forêts d’Afrique, immenses puits de carbone et réserves naturelles de biodiversité, Greenpeace a entamé une action contre Vincent Bolloré. L’investisseur français détient en effet 38,75 % du capital de la Socfin, le groupe de la famille belge Fabri, propriétaire de plantation d’hévéas et de palmiers à huile en Afrique et Asie. 


L’ONG souhaite que Bolloré fasse pression et s’engage dans une politique Zéro déforestation. Côté santé, l’huile de palme est loin d’être inoffensive puisqu’elle est particulièrement riche en acides gras saturés, le fameux gras qui se glisse dans nos artères et qui est responsable du « mauvais » cholestérol (LDL). Certes, ce n’est pas en en mangeant une fois ou deux que l’on risque la crise cardiaque, mais plutôt en la consommant tous les jours : l’huile de palme contient 50% d’acides gras saturés, contre 15% pour l’huile d’olive d’après l’Institut des corps gras ITERG. 


 Pire qu’un moustique acharné, l’huile de palme est partout. Elle se faufile l’air de rien dans tous nos produits préférés comme les plats préparés, les céréales ou encore le chocolat, qu’ils soient bio ou non ! Révolution sans huile de palme C’est sûrement un peu radical comme solution mais qu’on se rassure, il existe des alternatives. 


Selon WWF, l’huile de palme est présente dans 50% de nos produits… Il nous reste donc les 50 autres pour cent ! On voit de plus en plus la mention « huile de palme issue de l’agriculture bio », mais on ne va pas se leurrer, de l’huile de palme reste de l’huile de palme élevée dans des conditions plus ou moins similaires. Pire encore, elle possède des centaines de dérivés, aussi vicieux les uns que les autres. Fruit du palmier à huile, Pixabay Fruits du palmier à huile, Pixabay 


Dans l’alimentaire on retrouve des produits issus de la transformation du palmier à huile sous les appellations « huile ou graisse végétale » hydrogénée ou non : c’est de l’huile de palme sauf mention contraire. On a également le « mono-di glycéride d’acides gras, monostéarate de glycérol ou sucroesters d’acides gras » (encore une fois, sauf mention contraire), « l’oléïne de palme ou stéarine de palme », les « acide hexadécanoïque ou acide cétylique, acide saturé caprilyque » ou encore dans les additifs alimentaires comme E 304, E 335, E 472, E 495. Bref, la liste est longue, vous pouvez en trouver une sur le blog Sans Huile de Palme du géochimiste Adrien Gontier. 



 Que choisir ? Que l’on soit d’accord ou non, il faut au moins un BAC +12 spécialisation « déchiffrage d’étiquetage » pour réussir à tout comprendre. Pour tout ceux qui auraient raté leur vocation, voici une sélection – non-exhaustive – de produits présents en grande surface, pour savoir quels chocolats, pizzas ou biscottes prendre. En ce qui concerne la friture, il est possible de remplacer l’huile de palme par de l’huile de colza ou de tournesol, comme pour les chips de pomme de terre et autres légumes par exemple.


 CHOCOLATS & PÂTES A TARTINER 

 L’huile de palme remplace le beurre de cacao, mais elle peut elle-même être substituée par de l’huile de tournesol, de colza ou le beurre de karité. Il existe même du chocolat sans graisse ! Le choix de la pâte à tartiner : prenons en comparaison le NUTELLA, qui pour 100 grammes de produit contient 11g d’Acides Gras Saturés (AGS), 7.4% de cacao et 13% de noisettes. 


 MONOPRIX : à l’huile de tournesol et de coco. AGS 5.7 gr ; 7.4% de cacao ; noisettes 13%. 

NOCCIOLATA RIGONI DI ASIAGO : à l’huile de tournesol. AGS 6 gr ; cacao 6.5% ; noisettes 16%. 

CASINO : à l’huile de tournesol et coco. AGS 6.1 gr ; cacao 7.4% ; noisette 13%. 

JARDIN BIO : à l’huile de tournesol. AGS 6.2 gr ; existe au chocolat noir et au lait 16.5% ; noisettes 10%. 

BANANIA : à l’huile de tournesol et de coco. AGS 6.2 gr ; cacao 19% et poudre de BANANIA ; banane 3% ; peut contenir des noisettes. 

U SAVEURS : à l’huile de colza. AGS 9 gr ; chocolat noir 24% ; noisettes 40%. 

GAVOTTES : à l’huile de colza, karité et coco. AGS 9,1 gr ; cacao ; éclat de crêpe dentelle 10%, noisettes. 


Tablettes de chocolat : les marques à consommer pour un chocolat pâtissier et gourmand. 

 U et U BIO 

NESTLE Dessert, 

MENIER MAGNUM 

MONOPRIX et MONOPRIX BIO, 

GOUMET, 

PTIT PRIX 

AUCHAN et AUCHAN BIO 

VILLAGE LECLERC 

CASINO, DOODINGUES 

 LINDT


 Les tablettes bios 

 ALTER ECO 

GERBLE 

ETHIQUABLE 


PIZZA & PÂTES A PIZZA 

Niveau pizzas, les marques ont fait un effort. Seuls MARIE et BIEN VU utilisent encore de l’huile de palme, les autres l’on remplacée par de l’huile de tournesol ou de colza. On reste septique pour Dr.OETKER qui utilise des « protéines végétales hydrolysées »… de palme ? Pour les pizzas à faire soi-même, « HERTA s’engage » et MONIQUE RANOU BIO persiste à utiliser de « l’huile de palme ».  


Pizza à faire réchauffer 

 U et U BIO : avec la mention « certains ingrédients de ce produit ne proviennent pas de France ». 

JARDIN BIO : des produits fait le jour même ! 

AUCHAN : avec de la farine de blé et du lait, comme on aime. CASINO : sans conservateur mais avec des traces de poisson, crustacés, mollusques, œuf, céleri et moutarde… pour une pizza au fromage, c’est un peu trop.

 AMY’S KITCHEN : Sans gluten avec une pâte à base de riz. SODEBO : avec des nitrites de sodium classés « certainement cancérigène pour l’homme », par l’ARTAC. 

BUITTONI : avec des nitrites et autres produits dont on se passerait bien 


 Pâte à pizza, pour une pizza « maison » 

 CROUSTIPATES : Sans gluten mais avec alcool éthylique. 

U : à l’alcool éthylique. 

BIO VILLAGE : avec des diglycérides et alcool éthylique. MONOPRIX et MONOPRIX BIO : avec des ingrédients issus de l’agriculture biologique, mais avec des émulsifiants mono et diglycérides d’acides gras et antioxydant d’acide ascorbique. CASINO : avec des poudres à lever, des émulsifiants et antioxydant. 

 BLANC de LECLERC : avec des conservateurs tels que E450, E500, E 471. 

AUCHAN : avec des poudres à lever, des émulsifiants et antioxydant. 

FRANCINE : avec des additifs alimentaires comme E500-E575. 


CÉRÉALES & BISCOTTES 

Céréales pour un petit déjeuné gourmand 

 KELLOGS BREND 

QUAKER 

BJORG 


Et des biscottes craquantes 

 PELLETIER 

PASQUIER 

CEREAL BIO 

MONOPRIX 

SCHAR 

BIO VILLAGE 

EPI D OR DE MARQUE REPERE 

AUCHAN 


Bonnes courses et au prochain article pour savoir quels produits d’entretien acheter !

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Season Square : une cuisine 100 % végétale et de saison en plein Paris

Season Square : une cuisine 100 % végétale et de saison en plein Paris | Des 4 coins du monde | Scoop.it

La prochaine bonne adresse vegan à Paris ? Ce pourrait être Season Square, le futur restaurant qui proposera une cuisine maison, de saison et entièrement végétale en plein Paris. Pour que ce projet devienne réalité, une opération crowdfunding est en cours. Il reste quelques jours pour participer !



Tout a commencé par la création d'un blog de cuisine vegane, Season Square. Chic et carrément gourmand, le blog est animé par Morgan et Jean-Matthieu, respectivement fils de restauratrice et vegane et chef cuisinier touche à tout, qui ne jurent que par les produits locaux et de saison. Mêler responsabilité et plaisir des papilles, c'est un pari que les deux amis ont relevé haut la main. 


On pourrait même ajouter qu'ils ont pensé au plaisir des yeux : les recettes sont alléchantes dès le premier regard ! A peine plus d'un an après la création du blog, les deux compères passent à la vitesse supérieure : la création d'un restaurant qui proposera leurs recettes, 100 % végétales, conçues avec des produits frais, locaux et de saison. Une démarche éthique et responsable qui, l'assurent-ils, a vocation à s'adresser au plus grand nombre puisqu'une attention particulière est portée aux prix. Burgers, plats en sauce, bols, sandwichs, tartes, gâteaux, cookies, beignets, boissons chaudes et froides… la carte s'annonce variée, et changera bien entendu au rythme des saisons.


 Un pari motivant pour un chef cuisinier et une variété à la carte bienvenue pour les clients. Pour avoir une idée de ce qui pourra vous régaler, rendez-vous sur le blog Season Square !

L B-M's insight:
Participez à la campagne de crowdfunding sur Ulule !

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Pourquoi faut-il consommer davantage de légumineuses ?

Pourquoi faut-il consommer davantage de légumineuses ? | Des 4 coins du monde | Scoop.it

2016 a été proclamée année internationale des légumineuses par l’Onu. Une invitation à redécouvrir les multiples vertus nutritionnelles des légumes secs.


Haricot tarbais, Mogette de Vendée ou lentille verte du Puy... Le patrimoine culinaire français regorge de ces légumineuses appelées aussi légumes secs. Nourrissantes et faciles à conserver, ces petites graines sont les plus anciens légumes connus, des lentilles ayant été découvertes sur le site préhistorique d’Argos en Grèce daté de 13 000 avant J.-C. Présentes sur l’ensemble du globe, certaines espèces comme les fèves et les pois chiches ornaient déjà les étals romains, tandis que d’autres, comme les haricots secs, furent importés d’Amérique en Europe et en Afrique à la Renaissance. Mais la vie moderne les a peu à peu jugées trop longues à préparer et difficiles à digérer. Pis, leur image "rustique" a été source de désamour et il s’en consomme aujourd’hui dix fois moins qu’au XIXe siècle.


Hier source essentielle de glucides et de protéines, les légumineuses ont depuis été largement supplantées par les sucres complexes comme le riz, les pâtes et les pommes de terre et par les protéines de la viande, dont la consommation annuelle en France est passée de 20 kg par personne en 1850 à près de 100 kg en 2015 même si elle tend désormais à baisser. «Par un fâcheux paradoxe, les protéines végétales [tourteau de soja, lupin, pois protéagineux] produites aujourd’hui, servent en priorité à nourrir les animaux », constatait Jean-Marie Pelt dans son récent ouvrage Légumes d’ailleurs et d’autrefois (1). Le botaniste y rappelait que l’intérêt tant nutritionnel qu’écologique des légumineuses était pourtant connu de toutes les cultures, concluant : « Les choses sont claires : l’avenir de l’alimentation humaine appartient aux légumineuses. »


On distingue 3 sous-familles


La famille des légumineuses (fabacées) rassemble les plantes portant des fruits appelés gousses qui contiennent des graines. Les légumineuses destinées à l’alimentation humaine peuvent être subdivisées en trois sous-familles° : les haricots (soja, haricots rouges et blancs, mungo, fèves), les lentilles (brunes, vertes, blondes, corail…) et les pois (petits pois, pois cassés, pois chiches) (2).


Elles sont de bonnes sources de sucres complexes


Les légumineuses font partie, avec les pâtes et le riz, de nos plus grands fournisseurs de glucides complexes, essentiellement de l’amidon. Contrairement aux glucides simples absorbés directement dans le sang, les glucides complexes sont assimilés progressivement par l’organisme et fournissent de l’énergie au rythme de nos efforts. 100 g de lentilles, de haricots blancs ou de petits pois frais contiennent respectivement 16 g, 14 g et 10 g de glucides complexes pour 100 g.


Elles sont riches en vitamines et minéraux


Bien dotées en vitamines, les légumineuses contiennent aussi du carotène (provitamine A), de l’acide folique (vitamine B9) et peuvent fournir un apport intéressant en vitamine C, à condition de consommer les graines vertes ou de laisser germer les légumes secs avant de les manger. Enfin ce sont d’excellentes sources de minéraux, les lentilles étant par exemple cinq fois plus riches en fer que le riz.


Elles sont indispensables à l’équilibre des régimes végétariens


Les légumineuses sont parmi nos principales sources de protéines végétales : soja (38,2 %), pois cassés (33 %), haricot rouge et lentilles (environ 20 %). Dans les régimes végétariens, les légumes secs sont souvent associés aux céréales, permettant de couvrir les besoins en protéines et pouvant remplacer la viande et le poisson. Des études fiables (3) ont en effet montré que l’association de légumes secs et de céréales fournit l’ensemble des neuf acides aminés essentiels que notre corps n’est pas capable de synthétiser, indispensables pour la formation des os et de la masse musculaire et pour la défense de l’organisme. Ils sont en effet complémentaires : les légumineuses sont riches en un acide aminé (lysine) mais pauvre en un autre (méthionine). À l’inverse des céréales (4).


Elles sont riches en fibres satiétogènes


Les légumineuses sont riches en fibres alimentaires, des glucides non assimilables qui accélèrent le transit digestif. 100 g de pois cassés ou de flageolets en fournissent respectivement 10,6 et 7,8 g. Une alimentation riche en fibres aide à satisfaire l’appétit en apportant plus rapidement une sensation de satiété et pourrait jouer un rôle préventif en diminuant le risque de cancer du côlon (5). Selon les objectifs nutritionnels fixés par le Haut Conseil de la santé publique, un adulte devrait consommer au moins 25 .g de fibres par jour. Or cet objectif est atteint par moins d’un Français sur quatre. La consommation de légumes secs compense cette déficience.


Attention à leur digestion


Elles peuvent être difficiles à digérer et provoquer des ballonnements. Les personnes ayant des intestins fragiles devraient les consommer de préférence sous forme de purée afin d’éliminer l’enveloppe des graines (téguments) qui peut irriter les muqueuses intestinales. Enfin pour éviter les flatulences, il est conseillé de faire tremper les légumineuses une nuit avant la cuisson, puis de les rincer afin d’éliminer les sucs non digestibles. Mieux vaut également éviter d’abuser du sucre raffiné au cours du même repas car celui-ci facilite la fermentation des fibres.


Elles nécessitent moins de traitements chimiques


Les légumineuses sont parmi les plantes qui subissent le moins de traitements chimiques (6) car leur culture ne nécessite pas de fertilisation azotée. Elles abritent en effet dans leurs racines des bactéries qui captent l’azote présent dans l’air et le sol et le stockent sous forme de protéines dans les graines. Après la récolte, les racines des légumineuses restent dans le sol, s’y décomposent et l’enrichissent en azote organique, limitant l’usage de pesticides.


 


(1) Légumes d’ailleurs et d’autrefois, Jean-Marie Pelt, Fayard 2015.


(2) Légumes et légumineuses, Patricia Bargis, Eyrolles, 2015


(3) Dietary protein quality evaluation in human nutrition, FAO, Food and Nutrition Paper, 2011.


(4) La Nutrition dans les pays en développement, rapport pour la FAO, Michael C. Latham, 2001.


(5) « Dietary fiber intake and mortality in the NIH-AARP Diet and Health Study », Park Y. et coll. Arch. Intern. Med. 2011 ; 171 (12) :1061-8.


(6) European Food Safety Authority : Conclusion on the peer review of the pesticide risk assessment of the active substance diquat, EfsaJournal 2015;13.

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Agriculture paysanne & agroécologie - Agronomes et Vétérinaires Sans Frontières

AVSF (Agronomes et Vétérinaires Sans Frontières) est une association de solidarité internationale reconnue d'utilité publique, qui agit depuis 1977 pour soutenir l'agriculture paysanne.

Via Catherine Closson
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Bio : consommation record en 2015 

Bio : consommation record en 2015  | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Neuf français sur dix ont consommé du bio en 2015 : le baromètre 2015 Agence bio-CSA révèle une consommation record. La production suit la demande, avec une augmentation de 17 % des surfaces cultivées en agriculture biologique par rapport à 2014.


89 % des français ont consommé du bio au moins occasionnellement en 2015, dont 65 % au moins une fois par mois. Le baromètre 2015 Agence Bio-CSA, présenté le 25 février 2016, indique une forte attente des consommateurs en la matière. Leur choix est guidé majoritairement par la volonté de préserver leur santé (63 %), l'environnement (58 %), et par la qualité et le goût des produits (56 %). Ce sont les produits frais (fruits et légumes, œufs et produits laitiers) qui sont les plus achetés.

Surfaces agricoles bio en augmentation de 17 %
Face à cette demande croissante, la production se développe : les surface cultivées en bio ont augmenté de 17 % par rapport à 2014 : 4,9 % du territoire agricole (1,3 million d'hectares) est conduit selon le cahier des charges de l'agriculture biologique fin 2015, contre 2 % en 2007.

« C'est un mouvement profond », se réjouit Elisabeth Mercier, directrice de l'agence bio. 82 % des Français font confiance à l'agriculture biologique, et 78 % s'accordent à dire qu'elle est une solution face aux problèmes environnementaux. Elisabeth Mercier rappelle qu'elle est aussi une source d'emplois et qu'elle contribue à maintenir le tissu rural.
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Le label V végétarien arrive en France

Le label V végétarien arrive en France | Des 4 coins du monde | Scoop.it

C’est une nouvelle qui va ravir les végétariens français et ceux désirant réduire leur consommation de viande. Le Label V de l’Union végétarienne européenne arrive en France.

Il existe déjà un label européen végétarien qui garantit les aliments dénués de tout produit d’origine animale. Mis en place par l’Union végétarienne européenne depuis 1996, le label V était déjà très répandu dans plusieurs pays tels que l’Allemagne, la Suisse, l’Autriche, le Portugal, la Belgique ou encore la Russie.


Une certification bienvenue Distribué et contrôlé par l'Association végétarienne de France (AVF), le label V existe en deux déclinaisons: 

- le végétarien garantie l’absence de chair animale (viande ou poisson), d’ingrédients fabriqués à partir de viande ou d’os (arômes, sauces), de graisses animales, d’huile de poisson, de gélatine de porc, d’oeufs de poule élevées en batterie et d’OGM. 


- le végane assure en plus l’absence de produits laitiers (lait, beurre, fromage, yaourt, crème), d’oeufs et ses dérivés, de miel, d’arômes et d’additifs d’origine animale. Même s’ils ne laissent pas de trace, l’utilisation de produits d’origine animale est également interdite pour la fabricationdes aliments.



Un label pour les flexitariens aux véganes A l’heure où les scandales alimentaires révèlent des problèmes de traçabilité, de qualité et de cruauté envers les animaux, le consommateur s’interroge sérieusement sur sa consommation de viande. De ce fait, la demande de produits végétariens et véganes ne fait que croître. D’après un sondage Médiaprim de 2015, 40% des Français sont flexitariens (ils mangent de la viande moins de deux fois par semaine) et 56% ont réduit leur consommation de viande ces dernières années. 



 Un gain de temps dans les rayons 

En un coup d’oeil, le label permet de voir rapidement les produits végétariens et de ne pas décortiquer les étiquettes des produits alimentaires à la recherche d’éventuelles traces de composés d’origine animale. Le label permet une identification simple, rapide et garantit une certification selon un cahier des charges strict. C’est aussi une façon de promouvoir une alimentation plus végétale.

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La Fondation Nicolas Hulot lance les cantines bio et durables

La Fondation Nicolas Hulot lance les cantines bio et durables | Des 4 coins du monde | Scoop.it

La Fondation Nicolas Hulot lance un outil concret qui repense la manière de concevoir les cantines dans les écoles, les maisons de retraite et en milieu hospitalier. Du bio, du local et écologique, c’est la promesse de Mon Restau Durable®.



Cuisiner ses matières premières, valoriser le bio et le local, limiter le gaspillage alimentaire dans les restaurations collectives, c’est ce que propose le projet “Mon Restau Durable®” lancé par la Fondation pour la Nature et l’Homme créée par la fondation Nicolas Hulot et le réseau Restau’Co, un réseau de 10 000 restaurants collectifs. “3 milliards de repas chaque année, 3% des achats en bio”, c’est le triste constat que fait la Fondation. Mais, elle voit en la restauration collective un formidable levier pour valoriser le bio et le local, de la production à la consommation. Le but étant de “Repenser la manière de concevoir ses menus, d’acheter les matières premières, de les préparer, de limiter le gaspillage, de diminuer et de valoriser ses déchets”.



 L'introduction de produits bio et locaux 

Alors que la proposition de loi qui visait à introduire 20% de bio dans les cantines scolaires n’avait pas été approuvée par le Sénat, c’est finalement sur le terrain que les décisions se prennent. Avec 3 milliards de repas servis chaque année, les restaurations collectives sont un formidable vecteur pour l’agriculture biologique et la production locale. Mais pas question de brusquer les établissements, l’outil est basé sur une démarche encadrée et progressive. Pour changer leurs habitudes, l’outil permet au personnel de restauration d’évaluer ses propres pratiques: qualité et la préparation des aliments, aspect éducatif des repas, limitation des déchets et utilisation de produits d’entretien écologiques.



Nos enfants sont les acteurs de demain 

En plus de repenser la filière d’approvisionnement et la façon de cuisiner, le but de cet outil est de déployer une démarche de pédagogie nutritionnelle et environnementale auprès des enfants. Plusieurs écoles se sont déjà engagées dont celle de Janson-de-Sailly, une école parisienne de 3 500 élèves. Depuis trois ans, elle teste la méthode préconisée par la Fondation Hulot. Les produits sont plus chers mais en limitant le gaspillage alimentaire, l’école fait des économies et réinjecte le budget dans l’achat de produits de qualité et notamment en bio !

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L'Agriculture Biologique (AB) connaît un essor sans précédent 

L'Agriculture Biologique (AB) connaît un essor sans précédent  | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Les producteurs bio sont de plus en plus nombreux : plus de 200 fermes supplémentaires chaque mois de l'année 2015. Ainsi, fin 2015, la France comptait 28 884 fermes bio, une hausse de 9 % par rapport à 2014. Ces fermes cultivent un total de 1,375 million d'hectares en bio, un chiffre en augmentation de 23 % par rapport à 2014. La part de la SAU (surface agricole utile) française consacrée à la Bio fin 2015 passe ainsi pour la première fois la barre des 5 %. Une excellente nouvelle alors que la plupart des grandes surfaces françaises (Carrefour, Intermarché, Leclerc...) proposent toujours quasi exclusivement des légumes bio importés d'Espagne, un non sens total quand on connaît les conditions environnementales et sociales de production en Espagne, mais aussi le transport nécessaire et surtout l'offre française qui peine toujours à trouver des débouchés sur son propre territoire. En aval de la production, le nombre d'opérateurs a augmenté de 5 %, pour atteindre 13 528 entreprises de transformation, de distribution et d'import / export. Au total, la France compte 42 412 opérateurs exerçant des activités certifiées bio, soit +8 % par rapport à 2014.


 Les produits bio français gagnent du terrain 

 En cohérence avec les valeurs portées par la Bio, notamment la préservation de l'environnement, 76 % des produits bio consommés en France sont « Made in France ». A l'avenir, cette proportion devrait progresser, notamment pour des produits comme le pain. Les surfaces de grandes cultures enregistrent la plus forte progression de 2015 avec +33 % de surfaces supplémentaires depuis 2014. D'ici 2017, les meuneries françaises devraient pouvoir disposer de blé bio 100 % français. Les produits bio d'origine France gagnent également du terrain à l'international. En 2015, les exportations ont progressé de 27 % vs 2014. Les vins bio sont particulièrement concernés par cet essor : ils ont enregistré une croissance à l'exportation de +26 %. 


 Vente directe et magasins spécialisés plébiscités 

 En 2015, les ventes de produits bio aux consommateurs ont progressé dans tous les circuits de distribution. Particulièrement dynamiques, les circuits courts et magasins spécialisés mettent l'accent sur la confiance et le contact humain. La vente directe a en effet progressé de 20 % par rapport à 2014, les magasins spécialisés bio de 17 % et les artisans-commerçants de 15 %, devant les grandes surfaces alimentaires (+ 11 %). 


 La restauration collective s'y met petit à petit 

 Début 2016, près de 6 restaurants collectifs sur 10 servaient quelques produits bio dans leurs menus, contre 46 % en 2011 et seulement 4 % avant 2006. La Bio est particulièrement présente dans la restauration scolaire, avec 75 % des établissements qui en proposent. Hors pain, les achats des restaurants collectifs sont estimés à 225 millions d'euros, en hausse de 18 % vs 2014. Désormais, la Bio représente 3,2 % des achats alimentaires de la restauration à caractère social en France. Néanmoins, la part de bio dans le montant total des achats des établissements qui en proposent est en moyenne de 14 % en 2015, en constante progression depuis 2008 quand cette part s'élevait à 5 %. Sur ce marché en forte croissance, les achats bio de la restauration collective ont progressé de 18 % en un an. Et pourtant, en décalage complet avec le mouvement bio, les sénateurs viennent de rejeter l'objectif de 20% d'aliments issus de l'agriculture biologique introduits en restauration collective publique d'ici à 2020. "Après l'abandon de toute interdiction totale en 2020 des insecticides néonicotinoïdes, la validation de la poubelle nucléaire de Bure et la suppression de l'objectif de 20% de bio en restauration collective, le Sénat redevient ce qu'il n'a jamais cessé d'être : le haut lieu du « destructivisme »" s'indigne l'association Agir pour l'Environnement. Selon un sondage IFOP commandé par Agir pour l'Environnement, 76% des personnes interrogées se déclarent favorables à l'introduction d'aliments biologiques en restauration collective. 


 Printemps BIO 2016 

 Pour mettre en avant cette dynamique sans précédent, l'ensemble des acteurs de la Bio se mobilise dans le cadre de l'édition 2016 de Printemps BIO. Du 1er au 15 juin, partout en France, des centaines d'animations seront proposées pour faire découvrir les principes et les valeurs de l'agriculture biologique et la grande diversité de ses produits. La 17e édition de Printemps BIO sera le reflet de la dynamique de la Bio en France. Tous les acteurs de la Bio invitent consommateurs et professionnels à profiter de la première quinzaine de juin pour (re)découvrir le mode de production biologique et ses produits partout en France. Portes ouvertes, dégustations, conférences... De nombreuses animations sont à découvrir sur le site web dédié. 

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Pesticides : les Français sont massivement opposés à la ré-homologation du Glyphosate

Pesticides : les Français sont massivement opposés à la ré-homologation du Glyphosate | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Alors que la Commission européenne veut réautoriser le glyphosate pour 10 ans, l'association Générations Futures a décidé de porter plainte pour mise en danger de la vie d'autrui. Elle est soutenue par 69% des Français qui sont opposés à la ré-homologation de ce redoutable pesticide pour la santé et l'environnement.


La mauvaise nouvelle a été révélée fin avril par le journal "Le Monde" : la Commission européenne devrait proposer une réautorisation du glyphosate pour 10 ans ! C'est en tout cas le sens d'un projet de règlement d'exécution dont "Le Monde" a obtenu copie* et qui sera soumis au vote des Etats-membres les 18 et 19 mai prochains. 


Le glyphosate est un redoutable pesticide pour la santé et l'environnement. Il entre notamment dans la composition du Roundup de Monsanto et est considéré par le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) rattaché à l'OMS, comme cancérigène. Il est cependant très largement utilisé en France, par les professionnels, mais aussi par les jardiniers amateurs. L'homologation du glyphosate arrive à son terme le 30 juin. 


Sa réautorisation est au centre d'une vive polémique. Plus de 130 000 citoyens ont déjà signé la pétition lancée par les ONG Foodwatch, Générations Futures et La Ligue contre le cancer pour faire interdire ce produit extrêmement toxique pour l'environnement et la santé. L'ONG Générations Futures a vivement réagi dans un communique : "Alors que nous regrettions déjà, mi-avril, le vote des parlementaires européens en faveur d'une ré homologation du glyphosate (certes pour 7 ans et avec des restrictions d'usage), nous sommes scandalisés de lire cette proposition". "Il faut en effet rappeler que le glyphosate a été clairement classé comme un pesticide probablement cancérogène pour l'homme par le Centre international de recherche sur le Cancer de l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé)" explique François Veillerette, porte-parole de Générations Futures. 

" Le texte voté par le Parlement européen reconnaissait le manque de données du dossier accepté par la Commission européenne, notamment en ce qui concerne les effets de perturbation endocrinienne ou les résidus alimentaires de glyphosate. La Commission semble vouloir balayer d'un revers de main ces données sanitaires. Nous demandons fermement au Gouvernement français de continuer à afficher son volontarisme sur ce dossier en s'engageant clairement à ne pas voter pour la ré-homologation du glyphosate en Europe les 18 et 19 mai prochains. Il ne doit pas céder aux sirènes des lobbies, surtout lorsque la santé de ses concitoyens est en jeu. " ajoute t'il. Générations Futures a décidé de porter plainte devant la justice française avec l'aide de son avocat Maître Lafforgue pour mise en danger de la vie d'autrui et tromperie aggravée. "L'agence sanitaire de l'Etat membre rapporteur, l'EFSA et la Glyphosate Task Force (commanditée par Monsanto) ont mis en oeuvre de nombreux moyens pour nier le caractère cancérogène du glyphosate" explique François Veillerette.


 "Cette situation est totalement inacceptable car elle pourrait conduire à une ré-autorisation du glyphosate en Europe pour de nombreuses années, alors que cette substance est reconnue par le CIRC probablement cancérogène pour l'Homme et ne devrait donc pas être autorisée. Considérant que les moyens mis en oeuvre par l'Etat Membre, l'EFSA et le GTF peuvent conduire à prolonger l'exposition des populations à cette substance cancérogène pour de nombreuses années, nous décidons de porter plainte avant que ne tombe la décision de ré-homologation ou non du glyphosate des 18 et 19 mai prochains". En France, la position reste peu claire. Entre la ministre de l'Environnement Ségolène Royal affirmant haut et fort - notamment lors de la conférence environnementales des 25 et 26 avril - le refus de la France de soutenir cette ré-autorisation et la position, lors de ce même événement, bien plus ambiguë du 1er Ministre Manuel Valls déclarant que " dans les conditions actuelles, la France ne soutiendrait pas la ré-autorisation " sans exclure fermement l'hypothèse de la ré-homologation, rien ne semble clairement tranché... 


Ce qui est sûr, c'est que, comme le révèle le sondage exclusif de l'IFOP commandé par Générations Futures et dévoilé le 2 mai, 69% des Français sont opposées au renouvellement de cette autorisation ! Cette majorité écrasante en défaveur de cette homologation doit être entendue par le Gouvernement français qui doit peser de tout son poids à Bruxelles pour que le Glyphosate ne soit pas ré-autorisé.

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Viande de boeuf vs spiruline : quel choix pour la santé et la planète ?

Viande de boeuf vs spiruline : quel choix pour la santé et la planète ? | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Des comparaisons entre les "nouveaux" aliments, comme la spiruline, et les plus traditionnels peuvent nous ouvrir les yeux sur ses qualités nutritionnelles.


Une grande partie des émissions de gaz à effet de serre le sont par l’agriculture et l’élevage. En effet la viande est l’aliment dont la production émet le plus de méthane, un gaz encore plus nocif pour l’atmosphère que le CO2. De plus, le cycle de production de la viande nécessite l’utilisation d’énormes quantités d’eau et de carburants, auxquels s’ajoutent les pesticides et engrais chimiques nécessaires aux cultures fourragères. L’environnement, la viande et les microalgues Ainsi, l’un des moyens de réduire notre participation aux changements climatiques et plus généralement, notre empreinte environnementale serait de manger moins de viande. Sachant qu’en France, nous consommons en moyenne 86 kg de viande par an, contre 10 kg dans les pays les plus pauvres… 


Or, l’idée que la viande est un aliment irremplaçable pour apporter à l’organisme le fer et d’autres nutriments dont il a besoin, est encore largement répandue. Il existe néanmoins des alternatives comme par exemple, les micro-algues telles que la chlorelle ou la spiruline, qui sont considérées comme des « super aliments » par leur haute teneur en nutriments. Ainsi, il est conseillé de toujours se tenir bien s’informer des qualités nutritionnelles de ce que l’on mange auprès de sources fiables comme l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses). 


Ceci permet de s’alimenter de façon plus consciente et de ne plus subir les croyances populaires souvent erronées, comme celle qui prétend que pour garder un bon équilibre en fer et protéines, il faut manger de la viande. Boeuf vs Spiruline, le match santé ! D’un côté, l’une des viandes les moins grasses et des plus recommandées dans les régimes : le boeuf ; et de l’autre, une microalgue encore assez peu connue : la spiruline. À vous de vérifier qui est mieux pour la santé ! 


Le grand vainqueur de cette rencontre est donc la spiruline. Elle s’avère être un aliment beaucoup plus complet que le boeuf, source de plus de vitamines, d’oligo-éléments, d’acides aminés et de minéraux, le tout sans aucun apport de cholestérol. 


Elle est particulièrement indiquée pour les sportifs du fait de sa haute teneur en protéines, ainsi que pour les personnes souffrant d’anémies : en effet, une seule cuillère de spiruline contient la quantité de fer journalière recommandée pour un adulte : 9 mg/j pour les hommes et 16 mg/j pour les femmes, selon l’Anses. De plus, la vitamine C contenue aussi dans la spiruline favorise grandement l’absorption du fer par notre organisme. 


Alors que de nos jours, l’alimentation se fait de plus en plus variée, c’est à chacun qu’incombe le choix de consommer des aliments à la fois bons pour la santé et respectueux de l’environnement. 

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Le compte Instagram qui sensibilise au sucre que vous consommez au quotidien

Le compte Instagram qui sensibilise au sucre que vous consommez au quotidien | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Le compte Instagram Dealer de Sucre vous sensibilise à la quantité de sucre que vous consommez dans les aliments du quotidien.



Parfois, on ne se rend pas vraiment compte de la quantité de sucre qu’on ingurgite avec certains aliments. Sur Instagram, le compte Dealer de Sucre vous propose de visualiser de façon très explicite la quantité de sucre présente dans les aliments et les boissons du quotidien. 


 Sur l’Instagram en question, vous pouvez donc voir des images plutôt esthétiques qui créent le contraste entre les aliments et la teneur en sucre. Bien sûr, le concept n’est pas nouveau, mais le rendu est plutôt agréable à voir sur Instagram. 


Une façon pertinente, à l’heure où le food porn fait rage sur les réseaux sociaux, de se rendre compte de la quantité de sucre que nous ingérons, parfois à notre insu, au quotidien. Pour découvrir tous les visuels, rendez-vous sur le compte Instagram de Dealer de Sucre.


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Santé : les cosmétiques bio permettent de réduire la présence de produits chimiques dans le corps

Santé : les cosmétiques bio permettent de réduire la présence de produits chimiques dans le corps | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Une étude scientifique vient de montrer que l'utilisation des cosmétiques bio permet de réduire en quelques jours la quantité de produits chimiques toxiques, notamment les perturbateurs endocriniens, présents dans l'organisme.



Les adolescentes sont particulièrement sensibles aux perturbateurs endocriniens qui peuvent déclencher de graves perturbations hormonales pendant cette période fondamentale de leur développement. Or elles utilisent beaucoup de produits cosmétiques de beauté et d'hygiène corporelle. 


Des chercheurs de l'université de Berkeley et de la Clinica de Salud del Valle de Salinas en Californie ont donc lancé une étude chez une centaine d'adolescentes, pour déterminer si l'utilisation de cosmétiques bio permettait de réduire la quantité de produits chimiques de synthèse contenant des perturbateurs endocriniens retrouvés dans leur organisme. 


Ils ont procédé à des prélèvements d'urine chez les adolescentes, puis leur ont demandé de remplacer pendant trois jours leurs cosmétiques habituels par des cosmétiques naturels ne contenant pas de perturbateurs endocriniens, notamment les phtalates, les parabens, le triclosan et l'oxybenzone, des composés chimiques de synthèse présents dans les produits de maquillage, les produits capillaires, les savons, les crèmes de protection solaire et les parfums. 


Après ces trois jours de test, un nouveau prélèvement urinaire a été effectué et les chercheurs ont constaté que les quantités de métabolites de produits chimiques présents dans l'organisme des adolescentes avait diminué de façon significative : baisse de 27% des métabolites de phtalates très utilisés dans les parfums; baisse de 45% des parabens utilisés comme conservateurs ; baisse de 36% du triclosan présent dans les dentifrices, et les savons antibactériens ; baisse de 36% des benzophénones-3 présents dans les crèmes solaires. 


Selon les chercheurs, cette étude montre que non seulement les cosmétiques bio permettent d'éviter les perturbateurs endocriniens, et autre produits chimiques potentiellement toxiques pour la santé (entraînant maladies métaboliques, obésité, troubles neurologiques, troubles du comportement, troubles du développement, malformation génitales, cancers...), mais aussi de détoxifier rapidement les organismes chargés de ces molécules de synthèse. 


Pour protéger leur santé, il suffit ainsi que les femmes, dès le plus jeune âge, changent leurs habitudes et choisissent des produits contenant moins de produits chimiques. Il existe de plus en plus de marques de cosmétiques naturels et bio, disponibles en parapharmacie, en grandes et moyennes surfaces et en magasins bio comme Weleda, Cattier, SO'BiO étic, Coslys, Lavera, Douce Nature, Dr. Hauschka, Fleurance Nature ou encore Melvita.

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Biocoop fête ses 30 ans avec une croissance à deux chiffres et en renouvelant ses engagements militants

Biocoop fête ses 30 ans avec une croissance à deux chiffres et en renouvelant ses engagements militants | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Le groupement coopératif Biocoop fête ses 30 ans en annonçant une nouvelle progression à deux chiffres de ses résultats et en renouvelant ses engagements «politiques» en faveur de l'agriculture biologique et de la consommation responsable. 


«Biocoop n'est ni une ONG, ni une entreprise strictement commerciale, mais un mélange des deux», a expliqué jeudi Patrick 

Marguerie, directeur de la communication du groupement. 


Fondée en 1986 en tant qu'association, Biocoop a pris le statut de société anonyme coopérative en 2002, et rassemble aujourd'hui à la fois une société à vocation commerciale (le réseau de 383 magasins sociétaires) et douze groupements d'agriculteurs, soit 2.000 exploitations et 6.000 producteurs locaux . «Ce qui est atypique, c'est qu'on a mis pour diriger l'entreprise des acteurs a priori divergents: des commerçants et des producteurs» mais qui ont pour point commun des engagements clairs autour de la promotion de l'agriculture biologique et de la consommation responsable, a commenté Claude Gruffat, président de Biocoop SA. 

Et selon lui, ce mélange hybride fait partie intégrante du succès de l'enseigne. 


En 2015, le réseau de magasin a ainsi réalisé un chiffre d'affaires de 768 millions d'euros, en hausse de 16,9% (+10% à magasins constants). Biocoop se revendique comme «le premier acteur bio en France», avec une part de marché de 16% et de 50% sur le secteur des chaines spécialisées. En 2014, Biocoop avait déjà vu son activité croître de 13,4% (+9% à magasins constant). Le groupement profite notamment du succès grandissant auprès des consommateurs du bio, qui a enregistré l'an dernier une croissance de 10% et représente désormais un chiffre d'affaires global de 5,5 milliards d'euros dans l'Hexagone. - «ne pas passer au commerce-roi» - 


En parallèle, le nombre de surfaces agricoles bio a connu «une envolée» en 2015, avec plus de 200.000 hectares supplémentaires, dans un contexte de crise agricole «où le modèle agricole productiviste arrive peut-être en fin de cycle», a expliqué M. Gruffat. Alors que la France a longtemps été un «peu à la traîne, on constate que le bio fait aujourd'hui figure de valeur refuge, aussi bien pour les consommateurs qui veulent manger plus sainement après les crises alimentaires des dernières années, que pour les producteurs», se félicite le dirigeant. 


Biocoop a également profité de la hausse de la fréquentation de ses magasins, et de son expansion. Le groupement a ouvert 33 nouveaux points de vente l'an dernier, et prévoit d'en inaugurer au moins 40 autres cette année. «Renforcer notre maillage territorial traduit notre volonté d'être un acteur de proximité, et n'est pas là pour faire davantage de profit», explique Gilles Piquet-Pellorce, directeur général de Biocoop. «La finalité n'est pas +toujours plus de magasins+, c'est le projet politique», a-t-il ajouté, précisant que «le premier métier de Biocoop c'est d'être constructeur de filières». 



Pour cela, la société coopérative s'appuie sur les recettes de ses groupements et magasins mais également sur une autonomie financière. En 2015, ses fonds propres ont ainsi progressé de 22%, à 32 millions d'euros, et son bénéfice net a augmenté de 33%, à 4,4 millions d'euros. «On a longtemps été considéré comme des gens bizarres, voire sectaires, mais on est aussi une entreprise solide financièrement», fait valoir M. Gruffat. «Grâce à cela, on a la possibilité de ne jamais trahir nos valeurs fondatrices et de ne pas passer au commerce roi», explique le dirigeant. «D'ailleurs dans ma lettre de mission en tant que dirigeant, j'ai l'obligation de ne pas faire trop de bénéfice» comptable, car «créer de la valeur pour créer de la valeur n'a pas de sens, les bénéfices sont donc redistribués et investit» dans nos métiers, explique-t-il. Pour 2016, le groupement affiche sa confiance, après avoir déjà enregistré une progression de son activité de 25% sur les premiers mois. Il compte également poursuivre ses engagements militants avec le renforcement de «Defibio», son initiative destinée à soutenir financièrement les producteurs et les conversions en bio. 



Le 21 mai, il lancera la deuxième édition de la «Journée des biotonomes», destinée à «sensibiliser les consommateurs à de nouvelles façons de consommer», et qui cette année aura pour thème «le commerce équitable, local et de proximité».

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Agriculture bio : le succès fait exploser l'enveloppe

Agriculture bio : le succès fait exploser l'enveloppe | Des 4 coins du monde | Scoop.it

L’enveloppe régionale prévue jusqu’en 2020 a déjà été consommée ! En cause, une explosion des conversions en 2015, que l’assèchement des aides fragilise.



Si j'ai choisi de convertir le domaine en bio, c'est pour une raison éthique, pas économique. Mais ces aides, ce n'est franchement pas du luxe. S'il faut faire sans, ça va être encore plus dur… Valérie Forgues n'est pas du genre à se plaindre. Mais cette vigneronne dynamique de la vallée du Cher vient de réaliser que les aides 2015 auxquelles elle a droit pour accompagner sa conversion pourraient ne jamais arriver. Son cas est loin d'être unique. Car la région Centre - Val de Loire est une des deux régions de France à avoir déjà consommé l'intégralité de l'enveloppe européenne, destinée au soutien de l'agriculture biologique. Une enveloppe de 20 M€ (*), complétée par une participation de l'État de 5,5 M€, qui aurait dû permettre d'intervenir jusqu'en 2020 ! 3.000 hectares en 2014 13.500 en 2015 ! 


 Ce budget, géré pour la première fois par la Région, aurait-il été sous-estimé ? « C'est vrai en partie, répond Jean-François Vincent, président de l'association régionale Bio Centre, nous avions alerté la Région dès février 2014 sur la répartition de l'aide européenne, trop faible à nos yeux. Mais il est également vrai que les conversions bio déclarées en 2015 ont littéralement explosé. »


 Deux chiffres suffisent à confirmer cette explosion : en 2014, 3.000 hectares agricoles sont entrés en conversion bio en Centre - Val de Loire, en 2015 (estimation au 10 décembre), 13.500 ha ! « Or l'enveloppe devait permettre d'assumer, entre 2014 et 2020, la mise en conversion de 17.000 ha, précise Jean-François Vincent. On y est déjà ! » D'autant que cette enveloppe doit aussi financer l'aide des précédents convertis (pendant 5 ans), et donner un coup de pouce au maintien (après les 5 ans). « Même si nous sommes moins dépendants des prix des marchés, il n'est pas simple partout de monter des filières qui soient rémunératrices. » 


 Le 10 décembre dernier, le conseil régional agroenvironnemental et climatique (Craec), instance officielle regroupant la Région, l'État et les professionnels, a décidé de réduire un peu les plafonds d'aides, pour pouvoir au moins assurer les demandes 2015, mais en consommant l'intégralité de l'enveloppe. « Nous avons une prochaine réunion du Craec le 17 mars, qui devrait valider cela, avance Jean-François Vincent. 


Mais il va falloir trouver des solutions pour 2016 et la suite. Il ne faudrait pas que le mouvement de fond vers le bio soit mis en péril. » Au milieu de ses vignes en conversion depuis 2013, Valérie Forgues n'en pense pas moins. 



 (*) Million d'euro


s en chiffres 

 > Conversions 2015 en Centre - Val de Loire. Nombre de fermes par département où de nouvelles surfaces en conversion bio ont été déclarées pour la PAC 2015, selon les estimations fournies à la Craec le 10 décembre dernier : Cher : 60 fermes et 5.000 ha. Indre : 53 fermes et 3.100 ha. Indre-et-Loire : 81 fermes et 2.700 ha. Loir-et-Cher : 32 fermes et 1.277 ha. Loiret : 27 fermes et 650 ha. Eure-et-Loir : 21 fermes et 630 ha. Soit pour la région Centre - Val de Loire, un total de 275 fermes et 13.500 ha ayant entamé une conversion bio.  


> Montant des aides à la conversion et au maintien. Elles vont de 900 € (600 € pour le maintien) par hectare et par an pour le maraîchage à 350 € (150 €) pour les vignobles, ou encore 300 € (160 €) pour les cultures céréalières. 


> Plafonds régionaux des aides. Pour tenter de répondre aux demandes 2015, le Craec a décidé le 10 décembre de plafonner les aides à la conversion à 25.000 € par ferme, et 10.000 € pour le maintien.

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La Nature Parle : Sophie Marceau lui prête sa voix

Superbe vidéo ; Sophie Marceau prête sa voix à Mère Nature

Via Shabba
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L'agriculture biologique : un atout pour lutter contre le réchauffement climatique

L'agriculture biologique : un atout pour lutter contre le réchauffement climatique | Des 4 coins du monde | Scoop.it

L'agriculture biologique n'est pas seulement favorable à notre santé et à l'environnement. Elle respecte le climat, bien plus que l'agriculture conventionnelle. L'Agence bio, officiellement chargée de communiquer sur l'agriculture et l'alimentation bio, a listé les atouts climatiques de la bio, au stade de la culture et de la transformation.


Que devrait faire l'agriculture pour mieux respecter le climat ? C'était la question posée par le ministère de l'Agriculture et feu celui de l'écologie à l'Institut national de le recherche agronomique (INRA). L'institut a fait ses recommandations dans lesquelles " la bio s'inscrit pleinement ", souligne l'Agence bio.


Voici les cinq points forts de l'agriculture biologique en matière de climat.


1/ Les engrais chimiques sont interdits en agriculture biologique. C'est un très bon point pour le climat. Car ces engrais sont source d'émissions importantes de gaz à effet de serre. Leur fabrication, à base de pétrole et de gaz, émet beaucoup de CO2. Une fois épandus dans les champs, ces engrais relarguent du protoxyde d'azote dans l'atmosphère, un gaz à effet de serre environ 300 fois plus réchauffant que le CO2.

A savoir : Le prix Nobel de chimie Paul Crutzen estime que les émissions de protoxyde d'azote agricoles ont été sous-estimées. Le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC) a évalué le "taux de conversion" de l'azote des engrais en protoxyde d'azote à environ 1 %. Selon Paul Crutzen, ce taux est plus vraisemblablement situé entre 3 % et 5 % (étude publiée dans la revue Atmospheric chemistry and physics discussions en 2007).


Que fait l'agriculture biologique ? Elle recycle la matière organique (les déchets végétaux, les effluents d'élevage...) en fertilisants. L'azote nécessaire à la croissance des plantes, elle la fait produire par des légumineuses à la place des engrais. Ces plantes puisent l'azote de l'air et la fixent dans le sol. Ainsi, après une culture de légumineuses, le sol est assez riche pour cultiver des céréales. De plus, elles sont consommables par les animaux et les hommes (pois, fèves, lupins...).



2/ En matière d'élevage, l'agriculture biologique est également plus performante. Elle privilégie l'élevage en plein air sur des prairies qui stockent du CO2 dans les sols, entre 500 et 1200 kg de carbone par hectare, 1000 kg en moyenne. Les prairies bio permanentes (celles qui ne sont pas labourées) font mieux encore. D'autre part, une bonne partie des aliments pour les animaux provient de l'exploitation ou de ses environs proches. En élevage bovin par exemple, 60% des aliments proviennent de la ferme. Ce qui évite de les importer d'autres continents et économise du carburant. Enfin, l'élevage biologique est extensif et nécessite pas ou peu de chauffage.



3/ Autre pratique exemplaire : les sols sont moins labourés, de ce fait ils retiennent plus de CO2. Les sols bio ne restent jamais nus. Entre les cultures, des végétaux de couverture captent du CO2. Ces " inter-cultures " deviennent ensuite un engrais naturel ou sont consommées, souvent par les animaux. Du fait des soins prodigués aux sols cultivés en bio, ces derniers contiennent en moyenne 0,2% de carbone en plus. Plus riches en matière organique du fait des apports en compost et autres fertilisants naturels, ils retiennent davantage l'eau de pluie et limitent le ruissellement.



4/ Les agriculteurs biologiques entretiennent et protège les talus, les haies et les arbres qui consomment du CO2 et qui servent également d'habitat aux insectes utiles et aux oiseaux. Ils développent l'agroforesterie, c'est-à-dire qu'ils plantent et entretiennent des arbres sur les terres cultivées. L'agriculture conventionnelle au contraire ne cesse de les faire disparaître depuis la révolution verte de l'après-guerre, d'abord pour remembrer les terres agricoles puis pour manoeuvrer des engins toujours plus gros, équipés de pulvérisateurs à rampes toujours plus larges. Il suffit de regarder la campagne pour s'en apercevoir.



5/ " La question de la responsabilité environnementale et de l'atténuation du changement climatique est également au coeur des préoccupations des transformateurs bio ", observe l'Agence bio. Au delà de leur cahier des charges, beaucoup d'entre eux multiplient les efforts pour réduire leur empreinte écologique à travers l'éco-conception des produits, des emballages et des machines. Ils cherchent à optimiser leur consommation d'énergie et recourent aux énergies renouvelables. Ils pratiquent les " bilans carbone " et mettent en place des mesures pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre tout au long de la chaine de production.

Alors que l'Organisation météorologique mondiale (OMM) vient d'annoncer que l'année 2015 a été la plus chaude jamais enregistrée (les températures ont dépassé d'environ 1 °C celles de la période préindustrielle), le développement de agriculture biologique doit ainsi plus que jamais être favorisé.


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La taxe sur l’huile de palme débarque en France

La taxe sur l’huile de palme débarque en France | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Une taxe additionnelle sur l’huile de palme devrait être définitivement adoptée la semaine prochaine à l’Assemblée, au grand dam des principaux pays producteurs, la Malaisie et l’Indonésie.


L’huile de palme, accusée depuis des années d’être une des principales responsables de la déforestation dans certains pays tropicaux, devrait voir sa fiscalité s’alourdir en France.


L’expansion des plantations de palmier à huile dans les pays tropicaux a largement contribué à dégrader les ressources forestières ainsi que la biodiversité. Pourtant, l’Europe demeure un des principaux importateurs de cette matière première.



En France, la question d’une taxation additionnelle de l’huile de palme a été plusieurs fois mise sur le tapis. Une première tentative avait échoué en 2013 lors de l’examen du projet de loi de financement de la sécurité sociale, puis en 2015 au cours de l’examen du projet de loi sur la modernisation du système de santé.


Mais le projet de loi sur la biodiversité, dont le vote en deuxième lecture se tiendra du 15 au 18 mars à l’Assemblée nationale, pourrait bien signer la concrétisation de cette surtaxe.



Limitation


Lors de l’examen du texte en commission du développement durable, les députés ont conservé le principe de la taxation additionnelle, déjà introduite par les sénateurs en première lecture. Un vote qui devrait garantir un large soutien lors du vote final de la mesure.


Les députés ont cependant introduit certaines limitations à la taxe additionnelle proposée par les sénateurs.



La surtaxe a ainsi été ramenée à un prix de 90 euros supplémentaires par tonne, contre les 300 prévus en 2017 par les sénateurs. Un niveau trop élevé pour ne pas être jugé discriminatoire par l’Organisation mondiale du commerce (OMC), ont estimé les députés.


Selon la députée socialiste Geneviève Gaillard, auteur de l’amendement et rapporteur sur le texte, ce prix plus modeste permettrait de « conserver le principe de la création d’une taxe ciblée sur l’huile de palme […] » en permettant « à la fiscalité sur l’huile de palme de « rattraper » la fiscalité pesant sur l’huile d’olive ».



Filières durables épargnées


Autre changement, la production alimentaire d’huile de palme issue des filières durables serait exemptée de la surtaxe. Un changement visant à encourager les démarches de traçabilité entamée par les producteurs d’huile de palme pour garantir une production sans déforestation.


>>Lire : Le label huile de palme « durable » menace les forêts indonésiennes


Le projet de taxe ne vise cependant que les importations huile de palme à destination alimentaire, ce qui laisse de côté un large pan de la production destinée aux biocarburants.



Accueil glacial de l’Indonésie


L’initiative française a reçu un accueil glacial de la part des grands pays producteurs. L’Indonésie, principal exportateur, a violemment réagi par le biais de sa ministre des Ressources naturelles et maritimes, Rizal Ramli, qui a dénoncé une mesure « arrogante » et « excessive », ajoutant que l’Indonésie appelait le gouvernement français et le Parlement à retirer cet amendement, rapporte l’AFP.


« L’attitude inamicale de la France montre une intention claire et délibérée de tuer l’industrie indonésienne de l’huile de palme », qui emploie 16 millions de personnes, a estimé la ministre, observant que des considérations écologiques et environnementales ne pouvaient pas justifier une « politique protectionniste qui est discriminatoire et injuste ».



Argument économique


La Malaisie, second producteur d’huile de palme au niveau mondial, serait également touchée de front par cette augmentation de la fiscalité. Le Conseil Malaisien de l’Huile de Palme (MPOC) a pour l’occasion commandité un rapport visant à démonter l’argument économique de l’alignement de la taxation de l’huile de palme sur celle de l’huile d’olive, défendue par les députés.


Selon l’étude, l’alignement de la taxe résulterait en une taxation très élevée de l’huile de palme par rapport aux autres huiles alimentaires, puisque son prix de vente est très inférieur à celui de l’huile d’olive par exemple.


« Cet acte nuit clairement aux objectifs nationaux de développement des pays en développement. La taxe différentielle est en opposition avec le droit européen ainsi qu’avec les principes de l’OMC. […] Jean-Marc Ayrault, le ministre français des Affaires étrangères […] a déjà promis au peuple malaisien qu’aucune taxe sur l’huile de palme ne verrait le jour. Cette promesse doit être tenue. » a rappelé le président du MPOC, Dr Yusof Baseront.

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HumdeBut's comment, March 12, 12:06 PM
pourrait ... espérons !
HumdeBut's curator insight, March 12, 12:07 PM
POURRAIT .....  à suivre donc !